Rav Yariv Shimon Aloni, un Hassid Habad de Kfar Yonah, est décédé jeudi du coronavirus au centre médical Hillel Yaffe à Hadera à l’âge de 45 ans.
Après que Rav Aloni, qui n’a pas été vacciné pour des raisons inconnues, a contracté le COVID, son état s’est rapidement détérioré et il a été hospitalisé. Il a été ventilé Erev Roch Hachanah et les médecins l’ont réanimé trois fois pendant Yom Tov.
Jeudi, il a succombé au virus. Il y a plus de 20 ans, Rav Aloni est devenu ba’al techouva alors qu’il vivait à Miami, en Floride, consacrant sa vie à la Torah et à la Chli’hout. Il s’est finalement installé dans la ville israélienne centrale de Kfar Yonah, où il a servi comme Chalia’h et de la ville et a établi une synagogue. Malheureusement, il laisse derrière lui sa femme et ses huit enfants, dont l’aînée n’a que 12 ans.
À la veille de Roch Hachana, un envoyé spécial du président russe Vladimir Poutine a apport une lettre de vœux au grand rabbin et Chalia’h de Russie, le Rav Berel Lazar, en l’honneur du nouvel an juif.
Cette pratique est déjà devenue une tradition dans tout le pays où des milliers d’âmes juives sont retournées au judaïsme et fréquentent les nombreuses synagogues dispersées dans toutes les villes russes gérées par des centaines d’émissaires Habad.
Dans cette lettre envoyée au bureau du grand rabbin Berel Lazar, le président Poutine écrit :
« Aux Juifs de Russie, je vous félicite pour l’une des fêtes les plus anciennes et les plus vénérées du calendrier juif – Roch Hachana. Votre développement réussi dans l’État de Russie, en consacrant une attention inlassable à un travail social fructueux, en participant activement à la mise en œuvre de programmes éducatifs , des projets patriotiques, éclairés et caritatifs, ans la pérennité des valeurs humaines universelles telles que le bon voisinage, la confiance et la compréhension mutuelle. Je vous souhaite santé, prospérité et de joyeuses fêtes ! »
Dans la ville de Kfar Yona, qui se trouve à 25 mn de Netanya, il y a depuis longtemps une communauté croissante de Juifs francophones qui fréquentaient Régulièrement un Beth Habad leur pays d’origine. Au fil du temps, le besoin d’un Chalia’h Habad francophone dédié pour eux s’est fait de plus en plus sentir.
Grâce aux efforts de l’aile francophone de la jeunesse de l’Association Chabad et grâce à la Fondation Meromim, le Rav Binyamin Bellaiche, nouveau Chaliah a été envoyé pour les francophones de Kfar Yona.
L’événement festif, qui est rapidement devenu un vibrant rassemblement hassidique, a également été suivi par le président de du Mouvement Habad en Israël, le Rav Yossef Yitzhak Aharonov, le directeur de la branche, le Rav Naftali Lipsker, le Chalia’h de Kfar Yona, le Rav Néhémya Schmerling, le Rav Levi Its’hak Salomon, et le nouveau Chalia’h pour les francophones, le Rav Binyamin Bellaiche.
De plus, le directeur du 770 de Kfar Habad, le Rav Menachem Latter, qui est venu avec un ami qui a contribué pour une part importante à la rénovation de la synagogue, ont également participé à l’événement.
Les émissaires de Kfar Yona ont exprimé une grande satisfaction de l’élan d’activité et le Rav Schmerling a noté que la participation de la direction de la jeunesse Habad au rassemblement renforce l’activité pour les francophones et donne une impulsion à toute la mission à Kfar Yona.
Lors du rassemblement, l’émissaire en Terre Sainte et chef du kollel du 770, le Rav Shalom Ber Labkowski, a encouragé les francophones à prendre de bonnes décisions pour renforcer et établir le judaïsme et le hassidisme dans la communauté en développement.
Année de la Chemita – Propriété divine de la terre Source : Mi’htav Klali (lettre du Rabbi adressée au peuple juif), datée du 6 Tichri 5733 (1972)
Introduction : La Chemita : l’année sabbatique que D.ieu impose à la terre
Behar 25, 3 : Quand vous serez entrés dans la terre que Je vous donne, la terre sera soumise à un Chabbat pour D.ieu. Six années tu ensemenceras ton champ, six années tu travailleras ta vigne, et tu en recueilleras le produit ; et la septième année, un chômage absolu sera accordé à la terre, un Chabbat en l’honneur de D.ieu.
Tu n’ensemenceras ton champ ni ne tailleras ta vigne. Le produit spontané de ta moisson, tu ne le couperas point, et les raisins de ta vigne, tu ne les vendangeras point : ce sera une année sabbatique pour le sol. Ce sol en repos vous appartiendra à tous pour la consommation : à toi, à ton esclave, à ta servante, au mercenaire et à l’étranger qui habitent avec toi ; ton bétail et les bêtes sauvages de ton pays, pourront se nourrir de tous ces produits.
Rachi : Le Chabbat de la terre etc. Ce que Je t’ai interdit, ce n’est pas d’en consommer ou d’en jouir, mais de te comporter en propriétaire. Tous y bénéficieront donc des mêmes droits : toi, ton employé et ton habitant.
Développement : Le sens profond de la mise en jachère forcée de la terre
Sforno : Un Chabbat pour D.ieu. Même les agriculteurs [étant en contact constant avec la terre], en se reposant cette année-là, ils s’éveilleront afin de rechercher [une meilleure proximité avec] D.ieu, d’une certaine façon.
Sefer Ha’hinou’h, Mitsva n° 84 : L’un des objectifs de cette Mitsva est de fixer en notre cœur et d’établir fortement dans notre esprit le concept du renouveau de l’univers, le fait que D.ieu créa le monde en six jours et le septième jour Il s’imposa le repos.
C’est pourquoi Il ordonna d’abandonner tout ce que la terre produit durant cette année, en plus du chômage imposé, afin que l’homme garde à l’esprit que la terre qui lui produit des fruits d’année en année ne le fait pas par sa propre énergie, mais il y un Maître sur cette terre et sur son propriétaire. Et lorsque ce Maître décide, Il ordonne au propriétaire d’abandonner ce champ et ses fruits.
Sefer Ha’hinou’h, Mitsva n° 328 : On ne cueillera pas les fruits spontanés de cette année, comme nous l’aurions fait les autres années, à moins de les consommer de façon « fortuite », sans préparation.
L’objectif recherché par la Torah est que, durant toute cette année, l’homme puisse montrer par son comportement qu’il est semblable à celui qui ne possède rien dans son domaine, car tout appartient au Maître de toute chose.
Analyse : La différence entre le Chabbat hebdomadaire et l’année sabbatique
Yitro 20, 9 : Le septième jour sera le Chabbat pour l’Éternel ton D.ieu : tu n’y feras aucun travail … car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment et Il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du Chabbat et Il l’a sanctifié.
Mi’htav Klali : Le Chabbat souligne principalement le fait que D.ieu est le Créateur du monde. La Chemita, par contre, souligne le fait que D.ieu est, maintenant et toujours, le Maître du monde.
Les actions de l’homme doivent, en effet, faire la preuve que : « il ne possède plus rien, car tout appartient au Maître de toute chose ».
Développement : D.ieu n’a-t-Il pas donné la terre aux êtres humains ?
Psaumes 24, 1 : A l’Eternel, appartiennent la terre et ce qu’elle contient, le monde et ceux qui y résident.
Mi’htav Klali : Pour souligner et renforcer la conscience que D.ieu est le véritable Propriétaire en tout temps, et afin que cela régisse l’existence quotidienne de l’homme, D.ieu fit de la septième année un « Chabbat », au cours duquel on cesse tous les travaux du champ et de la vigne. Le maître n’en est alors plus le propriétaire et il devient l’équivalent de son serviteur et de son domestique sur l’utilisation de son champ et de sa vigne.
Midrach Tan’houma, Vayikra : « Bénissez l’Eternel, vous, ses anges, héros puissants, qui exécutez ses ordres, attentifs au son de sa parole » (Psaumes 103, 20) : il s’agit de ceux qui respectent la Chemita. Et pourquoi les appelle-t-on « héros puissants » ? Car chacun d’eux voit son champ abandonné, ses arbres abandonnés, les clôtures sont brisées et il peut voir comment l’on mange ses fruits – et il retient et conquiert son mauvais penchant et ne dit rien ! Or nos Sages enseignent : « Qui est fort ? Celui qui conquiert son propre penchant ! ».
Ce concept est exprimé chaque jour de notre vie, par les « bénédictions »
Choul’han Arou’h Admour Hazakène, Ora’h ‘Haïm 46, 3 : Un homme a l’obligation de réciter chaque jour cent bénédictions, au moins, [afin de remercier D.ieu sur chaque détail de notre vie].
Mi’htav Klali : L’idée selon laquelle D.ieu est le Maître du monde et de tout ce qui s’y trouve est exprimée par un Juif, chaque jour, tout au long de l’année, par le fait qu’avant chaque profit ou chaque consommation il récite une bénédiction, proclamant ainsi que D.ieu est le « Roi du monde », qu’Il a tout créé. Pour autant, pendant l’année de la Chemita, cette même notion apparaît d’une manière encore plus pertinente.
Enseignement (a) : Garder à l’esprit que D.ieu est le Maître du monde !
Mi’htav Klali : Il ne suffit pas de se rappeler que D.ieu est le Créateur du monde, il faut se souvenir également de ce qui en découle, que D.ieu est, toujours et en permanence, le Maître du monde, et cela doit s’exprimer dans le comportement quotidien, tout au long de l’année.
Certes, les lois de la Chemita ne s’appliquent pas en diaspora (en dehors de la Terre d’Israël), mais le contenu moral et l’enseignement qu’il convient d’en tirer sont valables en tout endroit.
Cette prise de conscience s’exprime clairement dans le sujet de la Tsedaka
Choul’han Arou’h Yoré Déa 248, 1 : Chaque homme a l’obligation de donner la Tsedaka ; même un pauvre qui se nourrit de la Tsedaka est obligé de donner de ce qu’on lui aura donné.
Mi’htav Klali : La Tsédaka est une Mitsva de portée générale qui s’impose à chaque Juif : il doit prélever une partie de son argent, du fruit de son effort, à un pauvre qui lui-même n’a fourni aucun effort pour l’obtenir ou bien à une institution de Torah ou de bienfaisance qui s’occupe des personnes dans le besoin etc.
L’année de la Chemita enseigne donc une approche particulière sur la Tsedaka :
(a) L’homme ne donne pas de ce qui lui appartient, mais plutôt de ce que D.ieu lui a confié, en lui donnant la mission de le transmettre au pauvre.
(b) En partageant avec les autres, il justifie le fait d’en conserver une partie pour lui-même.
Approfondissement : La Tsedaka ne se limite pas au domaine financier…
Or’hot Tsadikim, portique de la générosité : Il existe trois types de générosités : financière, physique et intellectuelle ; et ces trois catégories étaient toutes présentes chez Avraham notre Patriarche.
Mi’htav Klali : La Tsedaka spirituelle consiste à venir en aide à son prochain, qui est « pauvre » dans le domaine de la Torah et des Mitsvot.
Aussi précieux que puissent être, pour un homme, son énergie et son temps, qu’il aurait pu consacrer à sa propre étude de la Torah, à sa pratique des Mitsvot, on lui dit qu’il n’a pas le droit de se comporter comme s’il en était le seul maître. Il doit partager son temps et son effort, afin de répandre la Torah et les Mitsvot auprès de ceux qui sont « pauvres » en la matière.
Enseignement (b) : Notre devoir majeur d’aider toutes sortes de « pauvres »
Isaïe 58, 6 (Haftara de Yom Kippour) : Voici le jeûne que J’aime : …partage ton pain avec l’affamé, recueille dans ta maison les malheureux sans asile ; quand tu vois un homme nu, couvre-le, et n’ignore pas [ceux qui sont comme] ta propre chair !
Tana Devé Eliyahou Rabba, 25 : « Quand tu vois un homme nu, couvre-le » : de quoi s’agit-il ? Si tu vois quelqu’un qui n’a pas de Torah en lui, fais-le rentrer chez toi en enseigne-lui la lecture de Chema et la prière, enseigne-lui un verset ou une Hala’ha, encourage-le à la pratique des Mitsvot ! Car il n’y a pas [plus] dénudé que celui qui n’a pas en lui des paroles de Torah, et ressemble à quelqu’un qui se tient tout nu.
La promesse divine : Le Ma’asser et la Tsedaka enrichissent, littéralement !
Réé 14, 22 : Prélever, tu prélèveras la dîme de la récolte de ta semence, qui vient annuellement sur ton champ.
Guemara Ta’anit 9a : Rabbi Yo’hanane rencontra le fils de Reich Lakiche et lui dit : dis-moi ce que tu as appris ! Il lui dit : « Prélever, tu prélèveras ». Il lui demanda : Qu’est-ce que cela signifie ? Il répondit : « Prélève (asser) afin que tu t’enrichisses (chétiteacher) ». Il lui demanda : D’où le sais-tu ? Il lui répondit : Va essayer…
Il lui demanda : A-t-on le droit d’éprouver D.ieu ?! Il est pourtant écrit (Vaet’hanane 6, 16) : « N’éprouvez pas D.ieu ! ». Il lui répondit : Ainsi a dit Rabbi Hocha’ya : [cette interdiction] ne s’applique pas pour cela, ainsi qu’il est écrit (Mala’hie 3, 10) : « Apportez toutes les dîmes dans le lieu du dépôt, pour qu’il y ait des provisions dans Ma maison, et testez-Moi sur cela : …[vous verrez] si je n’ouvre pas en votre faveur les cataractes du ciel, si je ne répands pas sur vous la bénédiction jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus assez ». Que signifie « jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus assez » ? Jusqu’à ce que vos lèvres s’assèchent à force de dire « on en a reçu assez… ».
Mi’htav Klali : En donnant la Tsedaka et le Ma’asser, non seulement cela n’enlève rien à ce celui qui donne, mais, au contraire, il en aura beaucoup plus, au point de devenir riche, littéralement.
Certes, on ne pratique pas les Mitsvot, y compris la Tsedaka, pour en recevoir la récompense, mais parce que D.ieu, Créateur et Maître du monde, l’a ordonné. Néanmoins, D.ieu a promis que cela apportera la richesse, matérielle et aussi spirituelle !
Avec ma bénédiction afin d’être définitivement scellé pour une bonne année. (Signature du Rabbi)