Modé Ani Il est bon de s’habituer à dire le Modé Ani, « je Te rends grâce, Roi », dès son réveil, en posant une main sur l’autre et en inclinant la tête. (Séfer Ha Minhaguim, page 1)
Lavage des mains Il est interdit de mentionner le Nom de D.ieu, d’étudier la Torah, de toucher ses vêtements ou même de parcourir quatre coudées avant de s’être défait de l’esprit néfaste que l’on conserve encore sur les mains, au réveil, tant qu’on ne les a pas lavées. On le fera donc avec de l’eau qui aurait permis de se laver les mains avant le repas. On la versera sur toute la surface des mains, jusqu’au poignet, avec un récipient qui est destiné à cet effet et par la force d’un homme. (Séfer Ha Minhaguim, page 1)
Lavage de la bouche Le Rabbi Rachab, dont l’âme est en Eden, enseigne ceci : « Avant de se laver la bouche, au lever, on ne peut pas réciter les
bénédictions du matin, à l’exception des jours de jeûne ». (Séfer Ha Minhaguim, page 1)
La bénédiction du lavage des mains On récite la bénédiction du lavage des mains, le matin, lorsque celles-ci sont sèches, après les avoir levées à hauteur des oreilles et déployées. (Séfer Ha Minhaguim, page 2)
2. Les bénédictions du matin
Obligation On récite les bénédictions du matin également quand on n’en a pas formellement l’obligation, par exemple lorsque l’on a veillé toute la nuit, sans ôter ses vêtements et sans se changer. Cependant, en pareil cas, on attendra le lever du jour pour les dire. A l’inverse, si l’on a dormi pendant la nuit et que l’obligation de ces bénédictions s’impose, on peut les dire dès son réveil, à partir du début de la seconde moitié de la nuit. (Séfer Ha Minhaguim, page 2)
Après une nuit de veille Doit-on dire la bénédiction du lavage des mains et la bénédiction Elohaï Nechama, « Mon D.ieu, l’âme que Tu m’as donnée », quand on a veillé toute la nuit ? La position officielle, qui doit être communiquée à tous, est celle qui figure dans le Siddour de l’Admour Hazaken, selon laquelle on ne les dit pas. La position confidentielle est que l’on doit effectivement les dire. C’est ce que m’a indiqué mon beau-père et maître, le Rabbi. (Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 3, page 4)
Lecture par l’officiant Vous évoquez la lecture des bénédictions du matin, lors de la prière publique. Comme on le sait, notre coutume est de les réciter à la maison, notamment à notre époque, puisque la pratique courante veut qu’un certain temps s’écoule entre le lever et l’arrivée guide des usages ‘hassidiques à la synagogue. Il est impossible de ne pas prononcer des paroles de la Torah dans l’intervalle. (Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 19, page 390)
L’ordre des bénédictions Mon beau-père et maître, le Rabbi a décrit le comportement de son père, le Rabbi Rachab, dont l’âme est en Eden, quand il récitait les bénédictions du matin.
Le Rabbi a précisé qu’il n’a jamais entendu son père dire le Modé Ani, « je Te rends grâce, Roi ». En revanche, il l’entendait régulièrement dire les bénédictions du matin. Il rapporta qu’en le faisant :
a) le Rabbi Rachab, dont l’âme est en Eden, ne portait pas le Gartel, la ceinture de prière,
b) il avait l’usage de regarder par la fenêtre. (Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech)
Il convient de préciser la responsabilité mutuelle des Juifs, que l’on compare au fait qu’un homme possède une tête et un pied et de la même façon, tous les Juifs sont une seule personne, un seul corps. L’unité des membres du corps peut être envisagée de différentes façons et il en est de même également pour l’unité d’Israël.
Traduit par le Rav Haim Mellul
A) Le corps est entier quand il a tous ses membres, car, s’il en manque un seul, y compris le plus accessoire et inférieur, le corps n’est plus entier.
B) A un stade plus haut, tous les membres se complètent et ils ont besoin l’un de l’autre. C’est pour cela qu’une saignée du pied peut guérir la tête, pour cela également que le pied fait tenir la tête debout et qu’il la conduit. C’est alors le pied qui devient tête et la tête qui devient pied, car, en ce cas, la tête reçoit du pied.
Il en résulte que chaque membre est une « tête » par la qualité spécifique qu’il possède, par laquelle il influence tous les autres membres, au point que : « il n’y a plus de tête et plus de pied ».
Mais, selon ces deux définitions, une différence existe encore entre les membres. C’est bien évident selon la première, puisque l’intégrité du corps suppose la présence de tous ses deux-cent-quarante-huit membres à la fois, lesquels, en outre, doivent être séparés, ce qui veut dire que tous possèdent les deux cent quarante-huit qualités de chaque membre. Tous les membres participent à la constitution de ce grand corps.
C’est vrai aussi selon la seconde définition, dans laquelle la qualité de chaque membre, par rapport aux autres, n’apparaît pas clairement, car tous sont des « têtes ». Malgré cela, la qualité de chaque membre est bien dans son domaine propre, dans ce qui le distingue de tous les autres.
En fait, l’unité véritable, au sein du corps, est réalisée quand chaque membre ressent que son existence essentielle ne réside pas dans ses qualités spécifiques, mais dans le fait qu’il est une partie de l’homme, dans son ensemble. Cet aspect est identique dans tous les membres, qui sont tous une partie du corps, de la même façon et c’est pour cela que l’unité entre eux est totale.
Il en est de même également pour l’unité d’Israël. Tous partagent une responsabilité mutuelle, parce qu’ils forment un corps unique, en lequel on distingue les trois caractères suivants :
A) La perfection du peuple d’Israël suppose la présence de tous ses groupes constitutifs, depuis : « vos chefs de tribu » jusqu’à : « ton puiseur d’eau ».
B) A un stade plus haut, chaque groupe constitutif du peuple d’Israël apporte sa qualité propre à tous les autres, car tous les Juifs ont besoin l’un de l’autre et ils se complètent, au point qu’il n’y ait plus de tête et de pied.
C) L’unité la plus haute est celle en laquelle chaque Juif est partie intégrante du peuple d’Israël. Il en est ainsi de par la pointe de Judaïsme que chacun possède et qui est strictement la même pour tous. C’est la véritable signification de cette responsabilité mutuelle et de cette interdépendance. Il n’y a pas là une répartition entre la tête et le pied. Tous sont comme un point unique).
Période de crise
Vous m’excuserez de vous écrire ce qui suit, mais je pense que cela ne vous surprendra pas. Je dois vous dire que je ne suis pas de votre avis et ma position est inspirée par la grande nécessité de maintenir l’unité de notre peuple. Bien entendu, vous m’accorderez qu’il doit effectivement en être ainsi.
Si, de tous temps, il a été fondamental de préserver l’unité de notre nation, combien plus doit-il en être ainsi en la présente époque, qui est, selon tous les avis, une période de crise et donc de confusion des esprits, des pertes des valeurs. Dans un tel contexte, le danger des compromis et de tout ce qui y ressemble est largement décuplé. C’est aussi ce que démontrent les nombreux avis, les multiples conceptions, qui sont apparus du jour au lendemain.
Comme c’est systématiquement le cas, quand on veut comprendre une certaine conception, on doit en examiner les manifestations les plus extrêmes, y compris quand cet extrémisme a été adopté uniquement par une minorité, qui semble être sans importance. En effet, l’expression extrême met en évidence la direction qui est suivie, la finalité de cette conception, ou, tout au moins, les conséquences possibles qu’elle peut avoir, si l’on ne réagit pas pendant qu’il en est encore temps.
Il découle de tout ce qui vient d’être dit que quiconque accorde de la valeur à l’unité des enfants d’Israël, y compris dans les milieux qui ne sont pas liés à la religion, doit consacrer toute son énergie à la défendre, sans faire de place à l’affaiblissement et au compromis, en la matière.
Bien plus, quiconque analyse la situation objectivement doit admettre que le compromis, par rapport à une certaine conception, n’est pas le moyen d’instaurer la proximité, la paix et l’unité. Bien au contraire, on instaure ainsi un état de frictions permanentes, incessantes, qui se multiplient de plus en plus. (Likouteï Si’hot, tome 24, page 383)
Sans concession
Si, de tout temps, il a été un besoin fondamental de préserver l’unité de notre peuple, combien plus en est-il ainsi à l’époque actuelle, qui est, selon tous les avis, une période de crise et donc de confusion des esprits, de perte des valeurs. Dans une telle situation, le danger des compromis et de tout ce qui leur ressemble est d’autant plus grand. C’est aussi ce que l’on peut dire en observant les multiples opinions, les différentes conceptions qui se sont développées, du jour au lendemain.
Il découle de tout ce qui vient d’être dit que quiconque accorde de la valeur à l’Unité d’Israël, y compris dans les milieux qui sont éloignés de la pratique, doit, en tout état de cause, la défendre, avec toute sa détermination, sans accorder la moindre place à l’affaiblissement et à la concession.
Bien plus, quiconque médite à la situation telle qu’elle est réellement, devra admettre que toute concession, par rapport aux principes, n’est pas un moyen d’instaurer la proximité, la paix et l’unité. Bien au contraire, il en résulte des dissensions permanentes, qui ne cessent pas et qui vont en se développant. (Lettre du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 14, page 383)
Dans les années suivant le triste événement du 3 Tamouz 1994, j’avais pris l’habitude d’envoyer de nombreuses lettres par fax au secrétariat du Rabbi. Bien que nous ne pouvions plus le voir physiquement, nous n’avons jamais cessé de lui envoyer nos requêtes pour recevoir bénédictions et conseils. Le Rabbi continuait d’être impliqué dans nos vies et nous pouvions ressentir son support pour renforcer notre engagement et nous donner le courage d’avancer dans notre judaïsme.
Un soir, en 1998, mon amie Tamar me téléphona et me demanda d’écrire pour elle une lettre au Rabbi, en urgence. Elle savait que je parlais le russe comme elle et que je pourrais exprimer ce qu’elle ressentait. Avec toute sa famille, elle progressait dans sa pratique du judaïsme mais sa fille Talya avançait plus vite que les autres. Elle rêvait de monter en Israël et de se marier avec un homme pratiquant et sioniste : mais elle ignorait comment le trouver.
Elle commença avec une erreur : elle accepta de rencontrer deux garçons en même temps – ce qui n’est vraiment pas conseillé, même d’un simple point de vue moral. L’un travaillait dans la high-tech, l’autre s’était converti et étudiait la Torah toute la journée. Elle ne parvenait pas à se décider, essayait d’imaginer comment elle expliquerait à l’un ou à l’autre pourquoi elle ne l’avait pas choisi et rien que cette pensée lui semblait une épreuve insurmontable. Elle ne voulait heurter les sentiments ni de l’un ni de l’autre et sombra dans la dépression. Elle passait la majeure partie de son temps au lit, perdit l’appétit, devint pâle et amaigrie. Les deux jeunes gens attendaient patiemment qu’elle guérisse. Et donc Tamar me demandait d’écrire au Rabbi pour qu’il aide Talya à se relever et à se reprendre.- – Au fait, si déjà tu écris au Rabbi pour moi, mentionne que je dois passer un examen d’embauche demain et que je voudrais bien décrocher le job ! – Bien sûr ! Avec plaisir !
J’écrivis la lettre, glissai quelques pièces à la Tsedaka (charité) puis l’envoyai par email au secrétariat du Rabbi.
Le lendemain après-midi, Tamar me téléphona, très excitée : – La nuit dernière, à 22h30, juste après que tu aies envoyé la lettre au Rabbi, j’ai reçu un coup de téléphone de quelqu’un que je ne connais pas. L’homme me demanda si j’étais la mère de Talya et si elle était encore libre pour un Chidou’h (rencontre en vue du mariage). Je ne sais pas pourquoi mais j’ai répondu oui. Il continua : « Je veux la rencontrer le plus vite possible. Venez dans une demi-heure à telle et telle adresse, j’y serai, c’est la maison de mon Rav, je vous attends ! ».
Le miracle n’est pas tant que quelqu’un m’ait téléphoné soudainement (juste après que tu aies écrit au Rabbi pour moi) pour un Chidou’h mais que, sans prendre le temps de vérifier de qui il s’agissait, j’ai sauté dans un taxi, au milieu de la nuit, pour me rendre à Bné Brak, une ville que je ne connais pas du tout, pour rencontrer quelqu’un dont je n’avais jamais entendu parler auparavant ! Ce n’est pas du tout ma façon d’agir habituelle !
Quand j’arrivai, je fus accueillie chaleureusement et on me présenta Binyamine, un jeune homme orthodoxe. Il me parla en russe et m’expliqua : « J’ai rencontré votre fille il y a trois ans quand nous sommes tous les deux montés en Israël pour y poursuivre nos études. J’espère que Talya se souvient de moi. A l’époque, nous avions de grandes discussions quant au chemin que nous allions choisir dans notre retour au judaïsme : je voulais devenir orthodoxe tandis qu’elle penchait plutôt pour le sionisme religieux. Comment va-t-elle ? Je vous en prie, demandez-lui si elle se souvient de moi et, si elle accepte de me rencontrer, elle fera de moi le plus heureux des hommes !
J’étais stupéfaite : Oye, oye ! pensai-je. Talya avait déjà deux prétendants et en voilà un troisième ! Si je lui parle de Binyamine, elle sera encore plus dérangée !
Mais ce jeune homme m’avait laissé une bonne impression et son Rav m’avait assuré qu’il était vraiment un érudit. Donc, à mon retour à la maison, j’ai pris une profonde inspiration pour parler à Talya : – Te souviens-tu d’un certain Binyamine ? lui demandai-je. – Oh oui ! répondit-elle, les yeux soudain brillants. – Euh… Voudrais-tu le revoir ? – Oh oui ! s’exclama-t-elle. – Attend, je t’explique : il est maintenant orthodoxe, il s’habille en noir et blanc ! Si tu l’épouses, tu devras porter la perruque et non le foulard et te soumettre à son mode de vie évidemment. – Oh oui, pour Binyamine, je suis prête à tout !
Tout se mettait en place et devenait si évident !
A propos de mon entretien d’embauche : il y avait trois candidates. L’une avait 21 ans, sans expérience. L’autre avait 25 ans et trois ans d’expérience. Moi, j’ai déjà 47 ans mais pas du tout d’expérience. Et pourtant, c’est à moi qu’on a donné le job ! Je n’arrive pas à le croire ! ».
Talya et Binyamine se sont rencontrés, se sont fiancés et Talya en informa délicatement ses deux autres prétendants qui acceptèrent sa décision.
Puis arriva le moment pour les parents de Talya d’inviter Binyamine pour le repas de Chabbat. Imaginez la scène : la maison toute simple de nouveaux immigrants de Russie, le père en tee-shirt avec une Kippa toute neuve dont on voyait encore les plis, regardant nerveusement son futur gendre, vêtu de son costume noir et coiffé d’un chapeau noir, chantant le Kiddouch…
Plus d’une fois, je leur ai rappelé : « Talya, tu es sioniste, ton mari Binyamine est un Juif orthodoxe d’obédience lituanienne. Mais n’oubliez pas : il n’a fallu qu’une heure au Rabbi de Loubavitch pour vous arranger ce merveilleux Chidou’h ! ».
Louba Ahouva Perlov-N’shei Chabad Newsletter N° 8004 Traduit par Feiga Lubecki pour la Sidra de la semaine
De ce que serait un véritable amour ? De la manière dont votre future famille fonctionnera et s’épanouira ? De votre réussite professionnelle ?
En supposant que cela fait longtemps et que vous êtes déjà entré dans la vie réelle, posez-vous la question suivante :
Rêvez-vous encore ?
Nous devons accepter la (parfois) dure et froide réalité de la vie, mais nous ne devons jamais arrêter de rêver.
La Torah reconnaît que le monde est marqué par les difficultés et la douleur. Elle décrit aussi une ère de perfection de l’existence, le monde de Machia’h. Ce monde de paix, d’harmonie et de bien est notre vision, notre but, notre rêve.
Et cela n’a pas été facile de conserver ce rêve.
Voici une histoire que l’on raconte :
La pauvre Yankel était le minable du village. Il ne parvenait pas à gagner sa vie et toute sa famille en souffrait.
Finalement, ses amis se sont concertés pour lui créer un emploi : il serait payé deux roubles par semaine pour rester assis dans une guérite à l’entrée du village à attendre la venue du Machia’h. Le cas échéant, il devrait alerter toute la population que la Rédemption est arrivée.
Yankel savait bien que deux roubles par semaine était un salaire misérable.
« La paye est mauvaise, » protesta-t-il.
« C’est vrai, lui dirent ses amis. Mais tu as la sécurité de l’emploi. »
Cette histoire reflète deux réalités présentes dans le monde juif :
a) Le Judaïsme inclut une croyance en la venue du Machia’h. Nous sommes même prêts à payer quelqu’un pour le guetter !
b) Notre long et douloureux cheminement a parfois vidé ce rêve de sa substance et de sa vitalité. Nous « savons » que Yankel va attendre longtemps…
Je pense que cette posture est largement répandue, bien qu’inconsciente. La croyance en la venue du Machia’h est l’un des Treize Principes de foi du Judaïsme. Notre attente est exprimée dans nos prières, trois fois par jour.
Mais le rêve est-il vraiment vivant ?
Ou bien est-ce une blague ?
Le Rabbi nous a enseigné qu’il nous faut continuer de rêver.
Le Rabbi a pris la mesure de l’existence douloureuse de ce monde, et en a partagé les souffrances.
Mais le Rabbi croyait de manière si flagrante au rêve de Machia’h.
Machia’h – un monde parfait – était plus qu’un rêve ; c’est une vision qui a animé la vie du Rabbi, guidé ses projets et qui fut son « étoile polaire ».
Parce que le Rabbi savait que D.ieu peut tenir Sa promesse. Le monde peut et va changer. Et, si cela prend un certain temps, nous devons continuer à rêver. Parce que le rêve insuffle une âme à notre vie, la rafraîchit et lui donne l’espérance et la nettoie de tout cynisme.
À part ça, on peut aussi compter sur D.ieu concernant nos relations, nos familles et nos vies professionnelles.
Dans la semaine qui précède Yom Kippour, on procède aux «Kapparot» : on fait tourner autour de sa tête trois fois un poulet vivant (ou un poisson, ou une somme d’argent multiple de 18) en récitant les versets traditionnels ; puis on donne le poulet (ou le poisson ou la valeur monétaire) à une institution charitable.
La veille de Yom Kippour
On a coutume de demander au responsable de la synagogue du gâteau au miel, symbole d’une bonne et douce année.
A midi, on prend un bon repas, avec poisson et (ou) poulet.
Avant Min’ha,les membres de l’assemblée sont frappés légèrement de 39 coups de ceinture de façon symbolique. Celui qui donne les coups récitera trois fois le verset : « Véhou ra’houm yékhaper ‘avon… ».A chaque mot, il frappera. Il est d’usage que les hommes se trempent au Mikvé (bain rituel) avant la prière de Min’ha.
Prière de Min’ha avec les habits de Chabbat.
SeoudatHamafseket : Avant le début du jeune, on fait un repas de fête sans poisson ni viande, mais avec du poulet.
Après le repas, les parents bénissent les enfants et leur souhaitent d’aller toujours dans le droit chemin.
Après avoir mis des pièces à la Tsedaka, les femmes mariés allument au moins deux bougies (les jeunes filles et petites filles allument une bougie) et récitent les deux bénédictions suivantes : 1) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Nèr Chèl Yom Hakipourim» – «Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses Commandements et nous a ordonné d’allumer la lumière de Yom Kippour».
2) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Véhiguianou Lizmane Hazé» – «Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, qui nous a maintenus et nous a fait parvenir à cet instant».
Il est d’usage d’allumer également une bougie qui dure au moins vingt-cinq heures et sur laquelle on récitera la bénédiction de la «Havdala» à la fin de la fête. On allume aussi des bougies de vingt-cinq heures à la mémoire de chacun des parents disparus.
On enlève les chaussures en cuir et on met des chaussures en toile ou en plastique. Les hommes mariés mettent le grand Talit et le «Kittel» (vêtement rituel blanc).
Pendant tout Yom Kippour,
on récite la deuxième phrase du Chema Israël («Barou’h Chem…») à voix haute.
Il est interdit de manger, de boire, de s’enduire de crèmes ou de pommades, de mettre des chaussures en cuir, d’avoir des relations conjugales et de se laver (sauf si on s’est sali ; de même, on se lave les mains pour des raisons d’hygiène).
On passe la journée à la synagogue.
Le matin, on ne récite pas la bénédiction : «Cheassa Li Kol Tsorki» («Qui veille pour moi à tous mes besoins») car on ne porte pas de vraies chaussures.
Les malades demanderont au médecin et au Rabbin s’ils doivent jeûner ou non.
A la fin du jeûne, on écoute la sonnerie du Choffar.
Après Yom Kippour,
on se souhaite mutuellement «Hag Saméa’h».
Si possible, on prononce la bénédiction de la lune.
On récite la prière de la Havdala, horaire de Paris. Durant le repas qui suit le jeûne, il est d’usage de parler de la construction de la Soucca et, si possible, on construit effectivement la Soucca tout de suite après le repas.
«Tous les êtres créés passent devant Toi, comme un troupeau de moutons. Comme un berger examine son troupeau, vous faites passer devant vous toute âme vivante, et vous comptez, comptez et êtes attentifs à l’âme de toute vie. (Unetaneh Tokef – liturgie des grands jours saints)
par le Rav Yehuda Krinsky – Lubavitch.com
Peu de temps avant Rosh Hashanah en 1988, un journaliste du New York Times était venu voir le Rabbi. À l’époque, le Rabbi – en deuil de sa femme décédée plusieurs mois auparavant – avait transféré son bureau d’Eastern Parkway à son domicile, où il est resté pendant toute l’année.
Ce n’était pas une réunion programmée, mais le journaliste, Ari Goldman, préparait un article sur le Nouvel An juif, et il voulait poser au Rabbi des questions connexes. Il était accompagné d’une photographe, Ruby Washington, dont j’ai appris plus tard qu’elle était la première femme photographe afro-américaine pour le New York Times.
M. Goldman est arrivé alors que le Rabbi était sur le point de partir pour l’Ohel, où il a passé de nombreuses heures sur la tombe de son prédécesseur. Tout au long de l’année, le Rabbi recevait d’innombrables pétitions de gens qui cherchaient ses bénédictions, et c’était sa coutume de lire ces pétitions à l’Ohel. Dans les jours précédant Roch Hachana, la quantité de ces lettres augmentait considérablement, de sorte que le Rabbi passait encore plus de temps à l’Ohel.
Alors que le Rabbi émergeait de l’arrière de sa maison et se dirigeait vers la voiture, le journaliste s’est approché de lui. Le Rabbi fit une pause et répondit gracieusement à ses questions. En attendant, le photographe a pris quelques photos. Cela a duré quelques minutes. Avant de partir, le Rabbi a souhaité au journaliste une bonne et douce nouvelle année. Il s’est ensuite tourné vers Mme Washington et lui a offert les mêmes bénédictions.
Dès que nous sommes montés dans la voiture, le Rabbi a exprimé son inquiétude. Le photographe aurait-il été offensé par sa bénédiction? Après tout, a dit le Rabbi, elle n’était pas juive et elle ne célébrerait pas Rosh Hashanah comme son nouvel an. Le Rabbi m’a suggéré d’appeler M. Goldman et de lui demander d’expliquer à Mme Washington que le Nouvel An juif, nous prions pour toute l’humanité.
Pendant que le Rabbi était assis sur le siège du passager avant à côté de moi, j’ai utilisé le téléphone de la voiture pour appeler M. Goldman et relayer le message du Rabbi. Plus tard, M. Goldman me disait que lui et Mme Washington étaient profondément émus par la sensibilité du Rabbi – et que le photographe était très reconnaissant des vœux de nouvel an du Rabbi en premier lieu.
***
Chacun de nous entre dans la nouvelle année avec des prières sincères pour nous-mêmes, pour nos familles et nos amis. Nous prions pour le bien-être du peuple juif partout, et pour la paix et la sécurité sur la terre d’Israël.
Mais il ne suffit pas de prier uniquement pour notre propre communauté et nos propres préoccupations. Le Rabbi a enseigné qu’à Rosh Hashanah, nous commémorons la création de toute l’humanité. Le Nouvel An juif correspond au sixième jour de la création, lorsque D.ieu a formé Adam et Eve, les archétypes et ancêtres de toute l’humanité. Comme la liturgie nous le rappelle, à Roch Hachana, D.ieu compte, se souvient et juge chaque âme.
Alors que nous entamons la nouvelle année, nous devons jeter un filet plus large et prier pour la guérison de notre société profondément fragmentée. En cette ère de cycles d’information de 24 heures et d’Internet, nous ne sommes plus épargnés de savoir à quel point notre monde est douloureusement fracturé, ou à quel point il souffre. Nous ne pouvons pas rester indifférents. Tout comme D.ieu compte chaque être individuel, nous devons aussi prier pour tous, où qu’ils soient et qui qu’ils soient, pour un monde meilleur.
Que nos prières soient exaucées par les bénédictions de D.ieu: paix, guérison et bonheur. Puissions-nous tous être inscrits et scellés pour une année bénie de toutes les manières – matériellement et spirituellement.