Pourquoi est-il si important de laisser votre enfant dessiner ?

Pourquoi est-il si important de laisser votre enfant dessiner ?

 

 

Nous remuons ciel et terre pour enrichir et autonomiser nos petits chéris. Les sorties aux aires de jeux ou dans les salles de gym pour enfants ne sont pas toujours attrayantes pour nous, et nous avons parfois une heure ou plus à passer avec eux à la maison. Est-il possible de commencer à créer dès l’âge d’un an ?

 

Dès l’âge d’un an, on peut commencer à exposer le bébé à divers matériaux créatifs. Notez que les matériaux doivent être non toxiques et adaptés à l’âge. Et bien sûr, une surveillance étroite d’un adulte est nécessaire. La création est un outil d’expression, même si votre enfant n’a pas un talent phénoménal pour le dessin. N’essayez pas de lui demander de colorier à l’intérieur des lignes ou de dessiner avec vous le soleil à côté des nuages dans le ciel, donnez-lui simplement une couleur dans la main et laissez son talent s’exprimer librement, attendez-vous principalement à des gribouillages. Gardez à l’esprit que le tout-petit doit d’abord connaître le matériau, s’y familiariser, puis seulement commencer à créer avec. Ne vous attendez donc pas à ce qu’il vous présente un chef-d’œuvre dès le premier contact avec le matériau.

Il est important d’adapter le matériau à l’âge de l’enfant et même à ses capacités. Très souvent, les enfants qui travaillent avec des matériaux ou des jeux qui ne correspondent pas à leur âge ressentent et expriment beaucoup de frustration, et peuvent même refuser de réessayer le même matériau/jeu.

Le dessin joue un rôle crucial dans le développement de l’enfant dès l’âge de 18 mois. Cette activité, qui débute par de simples gribouillages, constitue une étape essentielle vers l’apprentissage de l’écriture et offre un moyen d’expression précieux pour les tout-petits. Au fil du temps, les capacités de l’enfant évoluent, passant des mouvements circulaires basiques à des représentations plus complexes comme les « bonshommes » et les maisons vers 2-3 ans.

Le dessin apporte de nombreux bénéfices, notamment le développement de la motricité fine, la stimulation de la créativité et de l’imagination, tout en préparant l’enfant à l’écriture. Pour les parents, il est important d’encourager cette pratique sans être trop directif. Il est recommandé d’éviter les modèles trop précis et de laisser libre cours à l’imagination de l’enfant. L’enrichissement de son expérience visuelle par diverses activités comme des promenades ou des visites au musée peut aussi nourrir sa créativité.

L’accompagnement verbal pendant l’activité de dessin est bénéfique, permettant d’enrichir le vocabulaire de l’enfant et de comprendre sa perception du monde. Jusqu’à l’âge de 5-6 ans, il est préférable d’utiliser des feuilles blanches plutôt que des cahiers de coloriage, afin de ne pas brider l’inventivité de l’enfant.

En somme, le dessin est bien plus qu’un simple passe-temps : c’est un outil fondamental pour le développement cognitif, moteur et émotionnel de l’enfant, à encourager et à valoriser dès le plus jeune âge.

Nous avons rassemblé pour vous les meilleures attractions – mémorisez et faites-le vous-même :

1. Couleurs faciles à tenir – Il s’agit de couleurs qui peuvent être plus confortables pour les bébés qui ont du mal à tenir des crayons.

2. Les pastels à l’huile sont des couleurs douces et faciles à étaler qui ne nécessitent pas beaucoup de force ou de précision, et donnent des résultats même lorsque les compétences motrices ne sont pas encore très développées.

3. Qui n’aime pas les autocollants ? Achetez des autocollants colorés de toutes tailles et formes. Ils peuvent être collés sur du papier, des ballons, l’enfant lui-même ou vous pouvez lui permettre de les coller sur vous.

4. Les peintures au doigt, également connues sous le nom de peintures à main ou peintures de bain. Comme le nom l’indique – on les utilise avec les mains et non avec des pinceaux. Gardez à l’esprit que c’est très salissant, et la plupart des tout-petits ne se contentent pas des mains, il est donc recommandé de travailler avec ces peintures dans la baignoire ou dans la cour.

5. Pâte à modeler – Une pâte colorée, parfumée et non toxique est le matériau le plus accessible qu’on puisse offrir à un bébé aujourd’hui. La pâte est flexible, a une odeur merveilleuse, si elle est mâchée et goûtée par le tout-petit, rien de terrible n’arrivera, et le plus important – travailler avec la pâte ne nécessite pas une prise correcte ou de la force, ce qui rendra l’expérience du tout-petit plus agréable et plus facile. On peut l’acheter en magasin ou la faire soi-même à la maison. À cet âge, l’essentiel du travail est sensoriel – apprenez au tout-petit ce qu’est le pétrissage, l’écrasement, l’aplatissement avec les mains, le modelage de boules de différentes tailles, etc.

6. Peintures au doigt – Vous pouvez acheter un ensemble de quatre couleurs de base dans n’importe quel magasin de loisirs créatifs/jouets, étaler un grand bloc de dessin et laisser les enfants étaler, se salir et s’amuser. Un grand avantage est que nous entrons dans les mois d’été, donc il n’y a pas de problème à les laisser travailler sans vêtements.

7. Création dans le bain – Les peintures de bain sont de plus en plus connues aujourd’hui, beaucoup d’enfants aiment jouer avec elles pendant le bain, il faut dire que certains parents un peu moins, mais néanmoins, elles ne sont pas toxiques (vérifiez les étiquettes avant l’achat), elles ne salissent pas les mains ou le corps de l’enfant et elles se lavent facilement.

Les précieux conseils du Rabbi pour surmonter la dépression et l’isolement social

Les précieux conseils du Rabbi pour surmonter la dépression et l’isolement social

De l’Isolation à l’Intégration : Le parcours graduel de la réhabilitation sociale

Cette première lettre s’adresse à une personne qui décrit la situation d’un de ses amis. Cet ami a traversé un événement traumatisant duquel il n’a pas réussi à se remettre, ce qui l’a mené vers la dépression et l’isolement social.

« Selon votre courrier, il semblerait que la première étape pour cet individu soit de se réintégrer progressivement dans la société, en étant plus présent parmi les gens. Cette démarche constituerait un excellent point de départ pour sa réhabilitation. »

« Comme le disent nos sages, « tous les débuts sont difficiles », il est indéniable que cette personne pourrait rencontrer des obstacles lors de son retour parmi les gens. Cependant, il est essentiel qu’elle fasse cet effort et elle pourra certainement compter sur le soutien de ses amis pour l’accompagner dans cette démarche. »

« Cependant, il est important de reconnaître que l’on ne peut pas exiger d’une personne qu’elle fasse plus que ce dont elle est capable, en fonction de ses propres forces. Il est donc évident que cette personne devra réintégrer la société en tenant compte de son état actuel. Il n’est pas réaliste de demander un changement radical du jour au lendemain, où elle reviendrait et s’impliquerait avec les autres pendant de nombreuses heures chaque jour. Au contraire, il serait préférable qu’elle commence par rétablir progressivement le contact avec les gens, en commençant par ceux qui évoluent dans les mêmes cercles qu’elle et avec lesquels elle se sentirait plus à l’aise pour se connecter. L’objectif est d’augmenter progressivement son interaction avec les autres jusqu’à ce qu’elle se sente à l’aise et naturelle dans ses discussions et interactions, sans devoir fournir un effort excessif. »

« En plus de cela, il est crucial que la personne concernée prenne conscience que sa situation actuelle peut être améliorée et traitée jusqu’à une guérison complète. Ce processus ne se produira pas du jour au lendemain, mais plutôt étape par étape. Il est également important qu’elle comprenne que la clé de la guérison réside dans un élément essentiel : le service de Dieu avec joie et générosité. C’est cette attitude qui l’aidera à sortir de sa situation actuelle et à retrouver un fonctionnement social satisfaisant. »

« Étant donné que vous avez posé la question concernant cette personne, je suis certain que vous ferez tout votre possible pour l’aider à se réintégrer dans la société. Finalement, elle vous sera reconnaissante pour vos efforts, même si elle n’exprime pas initialement sa satisfaction face aux tentatives visant à la sortir de son isolement. »

(Iguerot Kodech, volume 19, lettre 7370)

Une Nouvelle perspective sur la réhabilitation : L’Implication sociale en tant qu’outil thérapeutique.

La seconde lettre est adressée à un père dont le fils est tombé dans la dépression et le dysfonctionnement normal.

« Malheureusement, un tel cas n’est pas rare de nos jours. Et vous avez sans doute entendu de la part des médecins traitants qu’il y a de nombreux cas similaires à celui de votre fils ».

« Et je n’écris pas cela pour vous apaiser en disant « un malheur partagé est à moitié soulagé », pour vous soulager par le simple fait qu’il y a beaucoup d’autres personnes qui souffrent d’un problème similaire. Je ne sais pas si cela est approprié ici (je ne suis même pas sûr que cela réduise la gravité du problème). Mais plutôt pour souligner que, puisqu’il s’agit d’un problème courant, les médecins ont beaucoup d’expérience dans ce domaine, et il y a aussi une recherche intensive sur les méthodes de traitement et de guérison.

« Cela conduit à plusieurs conclusions pratiques qui vous aideront. La première conclusion est qu’il est évident qu’il n’est pas question de prédire que les chances de réussite sont faibles ou similaires. Et même si on doute du succès du traitement, il faut toujours ajouter un bémol et préciser que c’est seulement selon l’état actuel des connaissances médicales. De plus, dans le domaine mentionné, la recherche est la plus intensive, car beaucoup de gens en ont besoin, il est donc raisonnable de supposer que la qualité du traitement et les chances de réussite augmenteront. »

« La seconde intention en écrivant ceci est que c’est un problème courant : il est donc utile de rester en contact avec ceux qui sont impliqués dans cette recherche ou qui sont proches d’eux, et de leur demander de temps en temps ce qui est nouveau dans ce domaine. »

« L’accent est mis sur ceux qui sont impliqués dans cette recherche et non sur les médecins traitants. Car avant que les résultats de la recherche n’arrivent aux médecins traitants, beaucoup de temps s’écoule. Les médecins traitants entendent parler de ces nouvelles découvertes dans les revues médicales professionnelles, et avant que ces recherches ne soient publiées, cela prend beaucoup de temps. En effet, les articles y sont imprimés dans des longs rapports qui nécessitent une longue préparation avant leur publication. De plus, ces articles ne sont publiés qu’après que le médicament ait été testé et essayé pendant une longue période. »

« En attendant que les résultats de la recherche médicale parviennent aux médecins et que de nouvelles méthodes de traitement soient mises en œuvre, il existe diverses actions que vous pouvez entreprendre pour améliorer le bien-être de votre fils. »

« Dans des situations semblables, il a été observé que des progrès significatifs sont réalisés lorsque le patient est encouragé à sortir de son espace personnel confiné. Cela peut être accompli en l’incitant à participer à des activités, à se joindre à une organisation, ou à s’impliquer dans un projet éducatif, par exemple. »

« La clé est de lui présenter cette proposition non pas comme un moyen de l’aider, mais plutôt comme une demande de service. Cela peut lui donner un sentiment d’autonomie et de valeur, se sentant nécessaire et utile. Cela peut également lui permettre de se concentrer sur autre chose que sa situation personnelle, ce qui est bénéfique pour son état mental. »

« Il est essentiel de souligner que chaque individu est différent, et ce qui fonctionne pour une personne peut ne pas fonctionner pour une autre. Il est donc important de faire preuve de patience et de flexibilité lors de l’implémentation de nouvelles stratégies et de toujours prendre en compte les sentiments et le confort du patient. »

« Car dans la grande majorité des cas, lorsqu’on lui demande de sortir et de participer à une activité, il refuse, car il a l’impression qu’il s’agit de lui faire du bien ou de le soigner grâce à son engagement social. Ce n’est pas le cas lorsque l’approche est inverse, qu’une certaine institution ou une certaine action a réellement besoin de son aide et de sa participation, etc., et qu’elle ne peut tout simplement pas se passer de lui. Lorsque les choses sont présentées de cette façon, il sera souvent prêt à donner son aide, et graduellement il deviendra plus impliqué avec le monde extérieur. Cependant, comme mentionné précédemment, comme je l’ai écrit précédemment, le discours doit être mené d’une manière qui ne suscite pas de suspicion de sa part qu’il y a une machination ici pour le sortir de son cadre, mais qu’en réalité on a besoin de lui et on est intéressé par sa compagnie. »

(Iguerot Kodech, volume 26, lettre no 9577)

Faire le grand plongeon : comment la natation illustre le défi de la socialisation

La troisième lettre est adressée à une femme qui a écrit  décrivant son état d’esprit dépressif et ses anxiétés sociales qui la poussent à se replier sur elle-même et à être antisociale.

« À mon avis, et comme j’ai pu le constater aussi – chaque individu, sans exception, est par nature social, bien que naturellement, tous ne soient pas sociaux au même degré : certains sont plus sociables, d’autres moins. Et lorsqu’on s’efforce d’agir contre cette nature, en s’éloignant de la société des hommes, il est évident que cela entraîne des complications. »

« Quant à ceux qui, pour une raison ou une autre, trouvent difficile d’interagir avec les gens, il n’y a pas d’autre solution que de s’essayer concrètement à la proximité et à la sociabilité avec les gens. »

« Cette approche est comparable à l’apprentissage de la natation. Il est impossible d’apprendre à nager avant de se jeter à l’eau, même si l’on se tient au bord de la piscine. Il faut plonger, et c’est seulement à ce moment-là que l’apprentissage de la natation commence naturellement. Finalement, à force d’essais et d’erreurs, on apprend à nager. Tout le temps passé à réfléchir au bord de la piscine, à se demander comment on va apprendre à nager, est inutile. Car on ne peut apprendre à nager qu’en étant réellement dans l’eau. »

« C’est exactement ce qui vous concerne. Vous argumentez en faveur et contre l’implication dans des rassemblements sociaux et leur fréquentation. Cependant, tout le débat que vous menez se fait dans votre chambre ou dans votre espace personnel, donc cela n’a aucun avantage tant que vous ne vous levez pas et ne sortez pas de votre espace personnel pour rencontrer des gens. »

« Il est clair et simple que je n’essaie pas de vous faire de la morale, mais j’essaie encore une fois, avec l’espoir que peut-être mes mots seront utiles cette fois-ci. Je veux qu’ils vous incitent à vous engager dans une activité qui vous forcera nécessairement (au moins pendant les premiers jours, ce sera par nécessité plutôt que par désir) à être parmi les gens à l’extérieur de votre famille. J’espère ardemment qu’au bout d’un certain temps, vous n’aurez plus besoin de vous ‘forcer’, mais que vous le ferez avec joie et volonté. »

« Vous constaterez que l’intérêt et les avantages, tant pour vous-même que pour la société, sont nombreux lorsque vous développez votre aspect social. En effet, l’homme n’a pas été créé avec une nature sociale sans raison, mais bien parce que la sociabilité lui apporte des bienfaits et lui permet également de contribuer au bien-être des autres. »

« Il est également répandu, dans les enseignements de la Hassidout, une maxime qui affirme qu' »Il est préférable d’être en compagnie d’autres Juifs, même dans l’enfer, que d’être seul au paradis ». Cette citation est attribuée à plusieurs grands maîtres de la Hassidout. »

(Iguerot Kodech, Volume 18, Lettre 7008)

C’est scientifique : aimez vos enfants !

C’est scientifique : aimez vos enfants !

Le Dr Shlomit Mizrahi, mère de six enfants et docteure en biochimie, a consacré sa carrière à la recherche sur la coopération sociale et l’impact des soins maternels sur le développement des enfants. Ses recherches ont révélé que l’amour peut avoir un impact profond sur notre biologie, en influençant même l’expression de nos gènes. 

 

Le Dr Shlomit Mizrachi est une mère de six enfants et une docteure en biochimie. Depuis douze ans, elle dirige le laboratoire de biologie comportementale dirigé par le Prof. Avi Avital au Technion. La biochimie est une discipline scientifique qui étudie les propriétés chimiques des molécules biologiques présentes dans les cellules, leur permettant de remplir leurs fonctions spécifiques au sein de l’organisme vivant. En réalité, toute recherche sur les mécanismes cellulaires et l’activité cellulaire repose sur la biochimie.

Si tout cela vous semble compliqué, ne vous inquiétez pas, nous allons bientôt l’expliquer.

« Notre laboratoire étudie les processus de coopération sociale », explique le Dr Shlomit. « La coopération est une caractéristique très importante pour les êtres humains. Elle nous permet de progresser vers des objectifs communs au sein d’une société ordonnée, et c’est un domaine qui n’a pas été suffisamment étudié du point de vue des mécanismes qui la motivent. »

Cette recherche est en cours depuis six ans, et au cours de cette période, les chercheurs ont examiné si la coopération possède une composante génétique. Pour ce faire, ils ont créé deux groupes de hamsters pour leurs études. « Nous avons divisé les hamsters en deux groupes en fonction de leur capacité à coopérer socialement. Dans un groupe, nous avons placé des hamsters qui coopéraient bien, et dans l’autre groupe, ceux qui ne coopéraient pas bien ». Cette division était unique dans le laboratoire dirigé par le Dr Mizrachi, notamment parce que les hamsters ont appris à coopérer sans intervention humaine. « Nous avons créé un labyrinthe automatisé dans lequel les hamsters apprennent, grâce à une récompense de sucre, à effectuer ensemble une action demandée ».

Après avoir déterminé quels hamsters coopéraient bien et lesquels ne coopéraient pas bien, l’équipe de recherche les a gardés ensemble et a patiemment attendu la naissance de la génération suivante. Ainsi, au fil des générations, deux sous-populations ont été créées : celle des bons coopérants et celle des mauvais coopérants, avec les hamsters coopérants qui s’amélioraient au fil des générations.

Par la suite, les chercheurs ont voulu vérifier si la capacité à coopérer était réellement héréditaire et dépendante des gènes, ou si elle pouvait être acquise de l’environnement en raison des soins maternels prodigués aux progénitures. À cette fin, ils ont mené une expérience de changement de maternité. « Douze heures après la naissance, nous avons remplacé la moitié des petits par ceux d’autres hamsters. Le moment était critique, car au-delà de douze heures, la mère hamster reconnaît déjà clairement son propre petit, et si elle détecte un petit étranger, elle le mange simplement », explique le Dr Shlomit. « Nous avons choisi de ne remplacer que la moitié des petits pour que si la mère hamster détectait un changement, elle serait déconcertée par la présence de petits qu’elle connaissait également. De plus, afin d’éviter toute détection qui aurait pu compromettre l’expérience, tous les petits, y compris ceux qui n’ont pas été remplacés, ont été touchés. Ainsi, si une certaine odeur subsistait sur les petits, elle serait la même pour tous.

Après les remplacements, l’équipe de recherche a attendu vingt et un jours. Pendant cette période, les hamsters ont élevé les petits, les ont nourris, les ont réchauffés et leur ont construit un nid. « Les bébés hamsters naissent aveugles, nus et totalement dépendants. Ils ne peuvent pas survivre sans leur mère », ajoute le Dr Mizrachi, soulignant une information importante. « Lorsqu’ils grandissent, nous pouvons passer à la prochaine étape, l’étape de l’expérimentation ».

« Nous voulions étudier le comportement coopératif des progénitures », explique le Dr Shlomit. « Nous avons observé si ceux qui sont nés de mères coopérantes continuaient à coopérer de manière optimale malgré le fait d’avoir grandi avec une mère non coopérante, et vice versa. Dans cette recherche spécifique, il est apparu que l’environnement, c’est-à-dire les soins maternels, n’a pas modifié de manière significative les performances des progénitures. Ce qui a influencé leurs performances, c’était la mère biologique ».

Les recherches menées par le Dr Shlomit Mizrachi sont fascinantes, et les images qu’elle me montre dans son laboratoire sont stupéfiantes. Cependant, l’histoire ne s’arrête pas là. Comme toute personne ayant déjà mené des recherches le sait, la première étape pour créer une recherche consiste à recueillir des informations sur les travaux déjà réalisés dans le domaine. Et le Dr Mizrachi a également effectué cette étape.

« Soudain, j’ai découvert un nouveau monde », dit-elle avec enthousiasme. « En examinant la littérature scientifique, j’ai découvert à quel point les soins maternels influencent le développement de la progéniture dans de nombreux aspects. J’étais fascinée. Nous savons tous que les soins maternels chaleureux et affectueux sont importants pour l’enfant et son développement. Mais ce que j’ai découvert, c’est que tout cet ensemble complexe de maternité a une influence biologique sur l’enfant, qui modifie la structure de son ADN, sécrète certaines substances dans le corps et affecte presque tous les systèmes de l’organisme, du système immunitaire au système de la douleur. C’est une véritable poudre magique cachée dans notre amour. Il est important de noter que chaque manifestation d’amour d’une figure significative pour l’enfant a le même effet. Cela peut même être une figure totalement étrangère du point de vue biologique, comme des enseignants ou des conseillers dans un mouvement de jeunesse ».

Pour expliquer l’ampleur de ses découvertes, elle explique qu’il a été prouvé que parmi les vingt-cinq mille gènes présents dans le corps humain, l’amour maternel affecte l’expression de neuf cents gènes. Un nombre impressionnant et incroyable. « Les gènes sont des séquences présentes à l’intérieur de l’ADN », explique le Dr Shlomit. « Chaque séquence est traduite en une protéine. Parfois, il suffit qu’une protéine soit défectueuse ou absente pour créer une maladie ou une mutation mortelle ».

« J’ai également découvert les recherches du Professeur Ruth Feldman de l’Université Bar-Ilan. Elle a suivi des enfants de la naissance à l’âge de six ans qui ont connu l’absence de leur mère en raison de sa maladie, et non en raison de négligence ou de maltraitance. Les résultats ont clairement démontré les conséquences de la diminution des soins maternels sur l’enfant. Par exemple, ces enfants présentaient plus de cas de troubles de l’attention et de la concentration. À ce sujet, il est important de souligner que l’on ne peut pas conclure de ces résultats qu’un individu souffrant de troubles de l’attention et de la concentration n’a pas reçu des soins maternels de qualité pendant son enfance… Le trouble de l’attention et de la concentration est dû à un déséquilibre chimique dans le lobe frontal. Il est impossible de déterminer exactement ce qui a conduit à ce déséquilibre. De plus, il est crucial de comprendre que lorsqu’on obtient un résultat dans une recherche, il s’agit de la moyenne de nombreux sujets étudiés. Si nous avons examiné deux cents sujets, nous obtenons un spectre de deux cents résultats. Il y aura des sujets pour lesquels rien n’aura changé, et d’autres pour lesquels le changement sera significatif. En fin de compte, nous obtenons une certaine tendance ».

« Lorsque nous constatons que la majorité des sujets ont été significativement affectés par l’expérience, nous tirons des conclusions concernant le groupe, mais pas concernant chaque individu en particulier. Autrement dit, à la fin d’une recherche, nous pouvons affirmer qu’un traitement maternel entraîne un certain effet, mais nous ne pouvons pas affirmer avec certitude que cet effet s’est réellement produit chez chaque individu en particulier. En réalité, nous ne pouvons pas ignorer le fait qu’il y a des individus dans les données statistiques qui n’ont pas du tout été affectés par l’expérience, et chaque personne peut faire partie de ces individus non affectés ».

« J’insiste sur ces points, car parfois les femmes consultent ces données et sont alarmées ou se sentent coupables. Toutes les données que je présente visent à montrer combien nous pouvons apporter de valeur au monde, à démontrer comment des expressions d’amour telles qu’un câlin, un baiser, un toucher, un contact visuel ou des paroles gentilles peuvent avoir un impact génétique et physiologique positif sur nos enfants », déclare-t-elle. « Je suis ici pour éduquer et montrer ce qui peut être fait. Il est important de savoir que même si quelque chose s’est produit dans l’enfance et que l’enfant n’a pas reçu suffisamment de chaleur et d’amour en conséquence, il n’est jamais trop tard pour corriger la situation. L’amour a des pouvoirs merveilleux, et il est possible d’apporter des améliorations à tout âge ».

Je ramène maintenant le Dr Shlomit Mizrachi en arrière, curieux de savoir si la science a toujours fait partie de sa vie. Elle me surprend en affirmant qu’elle n’avait jamais envisagé de devenir scientifique. « En tant qu’enfant, mon rêve était de devenir enseignante », dit-elle en souriant. « J’aimais enseigner, et j’ai étudié la biologie dans le but d’enseigner cette matière. Après l’obtention de ma première licence, j’ai entrepris un programme de formation à l’enseignement, et juste avant de commencer, j’ai décidé de poursuivre mes études pour obtenir un deuxième diplôme en sciences. Après tout, une enseignante titulaire d’une maîtrise serait mieux rémunérée ».

Pendant son deuxième diplôme, elle est tombée définitivement amoureuse de la science, et elle est passée de professeure à chercheuse dans le domaine du diabète. Elle a ensuite poursuivi avec un troisième diplôme et a obtenu son doctorat. Fidèle à son rêve initial d’enseigner, elle a bouclé la boucle en devenant conférencière à l’école de soins infirmiers de Shaare Zedek. Mais ne brûlons pas les étapes.

« Nous vivions à Jérusalem. Je travaillais au laboratoire du Professeur Yoram Nevo à Hadassah, où je faisais partie de l’équipe de recherche sur la maladie du déclin musculaire. Après deux années fascinantes, nous avons décidé de retourner à Beit Shean ».

Ainsi, le Dr Shlomit Mizrachi a poursuivi sa carrière scientifique et a consacré ses recherches à l’étude des mécanismes de coopération sociale et de l’influence des soins maternels sur le développement des enfants. Elle continue de partager ses découvertes et ses connaissances, cherchant à montrer le potentiel de l’amour et de l’attention dans la construction d’un avenir meilleur pour nos enfants, et soulignant qu’il n’est jamais trop tard pour apporter des changements positifs.

La décision du Dr Mizrahi de déménager à Beit Shean a non seulement renforcé les liens familiaux, mais elle a également ouvert de nouvelles perspectives de recherche et d’exploration. Elle a pu se consacrer à l’étude de la coopération sociale et à l’impact des soins maternels sur le développement des enfants, des domaines qui lui ont révélé des informations sur la puissance de l’amour.

Cependant, la question qui reste en suspens est de savoir si les adolescents, qu’ils soient garçons ou filles, qui expriment leur amour par des étreintes et des baisers, peuvent également être influencés physiologiquement par la puissance de l’amour.

« J’élargirais la question également aux personnes au tempérament froid et réservé », répond le Dr Mizrahi. « Il n’y a pas de preuves scientifiques à ce sujet, mais les enfants peuvent savoir qu’ils sont aimés même sans étreinte. Les manifestations d’amour se manifestent également par des actes tels que repasser une chemise, sourire et même par le langage corporel qui exprime la fierté. Le spectre de la chaleur et de l’amour n’est pas uniforme pour tout le monde, mais chacun sait lire les nuances de son environnement pour savoir quand il est aimé et quand il ne l’est pas ».

Cependant, tout comme une personne doit travailler sur ses qualités, une femme qui n’a pas grandi dans une famille où les étreintes et les baisers étaient courants et qui a du mal à transmettre chaleur et amour à ses enfants doit travailler sur elle-même. « Si vous avez découvert à quel point les étreintes sont importantes, vous avez l’occasion de commencer », explique le Dr Mizrahi. « Au début, cela peut sembler artificiel, et peut-être prendrez-vous votre enfant à part plutôt que de le faire devant d’autres membres de la famille, mais vous apprendrez avec le temps. Scientifiquement, il a été prouvé que les étreintes font du bien à celui qui étreint, pas seulement à celui qui est étreint, et après ces gestes, les cœurs sont attirés. Ce n’est pas la science qui l’a dit, mais nos sages ».

La question de savoir si l’amour n’affecte que les enfants reste ouverte. On peut observer une réelle différence entre les résidents de maisons de retraite qui reçoivent des visites régulières et des manifestations d’amour, et ceux qui se retrouvent seuls. Les premiers s’épanouissent. Récemment, un projet a été lancé où des jardins d’enfants sont jumelés à des maisons de retraite, et les enfants viennent dans les maisons de retraite dans le cadre de leurs activités quotidiennes. Les changements dans les indicateurs médicaux sont remarquables. L’amour a un pouvoir de guérison et de réparation qui a un impact biologique. Le message du Dr Mizrahi est clair : nous avons un immense pouvoir entre nos mains. Tout simplement. Un pouvoir qui peut être inscrit dans l’ADN des enfants et les accompagner tout au long de leur vie. Tout ce qu’il faut, c’est l’utiliser.

Le parcours personnel du Dr Mizrahi, sa décision de déménager pour être plus proche de sa famille et son engagement envers la recherche sur la coopération sociale et les soins maternels, sont un rappel puissant de l’importance de l’amour et de l’affection dans nos vies. Ses découvertes scientifiques soulignent que l’amour peut avoir un impact profond sur notre biologie et notre développement, que ce soit chez les enfants ou les adultes.

Alors que nous nous plongeons dans les implications de ses recherches, il est essentiel de comprendre que chaque individu est unique et que l’expérience de l’amour peut varier d’une personne à l’autre. Certains peuvent trouver le réconfort dans les étreintes et les baisers, tandis que d’autres peuvent se sentir aimés à travers des actes de service, des paroles gentilles ou un soutien émotionnel.

Quoi qu’il en soit, il est crucial de reconnaître le pouvoir de l’amour et de l’affection dans nos relations et de l’incorporer activement dans nos vies. Que ce soit envers nos enfants, nos parents, nos partenaires ou nos amis, exprimer notre amour de manière authentique et attentionnée peut créer des liens profonds et favoriser une santé émotionnelle et physique optimale.

Le message du Dr Mizrahi est clair : nous avons la capacité de créer un monde meilleur en utilisant la puissance de l’amour. Il ne s’agit pas seulement d’un sentiment abstrait, mais d’une force tangible qui peut remodeler nos gènes, renforcer notre système immunitaire, améliorer notre bien-être général et favoriser des relations harmonieuses.

Alors que nous continuons à explorer les mécanismes complexes de la biologie comportementale et à approfondir notre compréhension de l’impact de l’amour, il est essentiel de se rappeler que chacun de nous peut apporter sa contribution. Que ce soit par de petits gestes d’amour au quotidien ou par des actions plus significatives, nous avons le pouvoir de changer la vie de ceux qui nous entourent et de créer un impact durable.

Le Dr Shlomit Mizrahi, avec sa passion pour la science et son engagement envers la promotion de l’amour et des soins, est un exemple inspirant de la manière dont chacun de nous peut contribuer à un monde meilleur. Alors, prenons le temps d’exprimer notre amour, de cultiver des relations profondes et de laisser la puissance de l’amour transformer nos vies et celles des autres.

Hagit Weiss // Publié pour la première fois dans le magazine Eshet, 33 Kislev-Tevet 5780

 

 

 

Gestion de la colère chez les enfants : traitement et outils pour les parents

Gestion de la colère chez les enfants : traitement et outils pour les parents

Le Tanya dans le chapitre 6 du Likoutei Amaraim, explique:

« Il en est ainsi car les middot sont à la mesure de l’intellect. Plus l’intellect est grand, plus les middot s’attachent à des choses élevées. En effet, un enfant désire et aime (c’est-à-dire exprime sa midda de ‘Hessed pour) des choses de peu de valeur, car son intellect est trop immature et restreint pour apprécier des choses plus précieuses. De même, pour ce qui est de la midda de Guévoura : il se met en colère et s’irrite pour des choses insignifiantes. Il en est même de la vantardise (expression de la midda de Tiféret) et des autres middot. »

L’Admour Hazaken explique que les émotions sont liées à l’intellect, car c’est à travers l’intellect que l’on peut comprendre et développer ces qualités. Plus l’intellect est développé, plus les émotions s’orientent vers des choses élevées et plus elles sont exprimées de manière appropriée.

Par exemple, un enfant peut désirer et aimer des choses de peu de valeur, car son intellect est encore immature et limité. Il n’a pas encore la capacité de comprendre et d’apprécier des choses plus précieuses. De même, il peut se mettre en colère et s’irriter pour des choses sans importance si son intellect n’est pas suffisamment développé pour comprendre la perspective d’autrui et gérer ses émotions de manière appropriée.

Comment aider les enfants à gérer et à contrôler leurs colères ?

La colère chez les enfants et les adolescents est un phénomène naturel qui fait partie intégrante du développement émotionnel sain.

Chaque enfant arrive à un stade où il doit faire face à différents niveaux de frustration, souvent causés par l’écart entre les aspirations des enfants en matière d’autonomie et leur dépendance à l’action, ou entre le besoin de satisfactions immédiates et les limitations apportées par la réalité.

Cependant, de nombreux parents se posent des questions face à un enfant en colère – s’agit-il d’une colère normale ? Mon enfant a-t-il un fuseau horaire court ? Il y a-t-il un problème ici qui révèle des difficultés émotionnelles ou d’estime de soi ? Que peuvent faire les parents face à un enfant en colère de manière excessive ?

« Laissez-le se calmer » est un conseil courant entendu généralement que les parents entendent en ce qui concerne la gestion des colères incontrôlées chez les enfants.

L’idée derrière ce conseil est que la suppression de la colère, la répression émotionnelle temporaire, apaisera celle-ci.

Cependant, les études montrent que ce n’est pas correct. La suppression de la colère peut également l’aggraver.

La colère n’est pas une émotion qui doit simplement être éliminée. C’est une source d’informations importantes sur nous-mêmes et sur notre environnement.

Nous continuerons tout de suite. Entre-temps, chers parents – si vous voulez prendre rendez-vous avec une psychologue clinique recommandée pour les enfants à Tel Aviv, à Ramat Gan, à Ashkelon, à Netanya et dans d’autres régions d’Israël, veuillez nous contacter pour une consultation personnelle.

Atelier de gestion de la colère chez les adultes

Les enfants doivent apprendre à penser à leurs émotions et à les gérer, en se concentrant sur la situation, leurs pensées et leurs réactions intérieures, ainsi que sur leur comportement extérieur et la façon dont il affecte les autres et l’environnement.

Si votre enfant ne sait pas comment gérer ses colères et les gérer, la frustration, la colère et la colère peuvent facilement devenir pour lui des comportements rebelles et peu respectueux, des explosions, des attaques de colère.

Les problèmes de santé mentale, tels que les difficultés d’estime de soi, ont des conséquences significatives sur la résilience et la qualité de vie émotionnelle, mais la bonne nouvelle est que cela peut être appris, traité et corrigé. Éviter des situations émotionnelles ne permet pas de développer la capacité de faire face à soi-même, il est donc important de comprendre les émotions – la capacité de les identifier, de comprendre la dynamique émotionnelle personnelle et de développer des moyens de faire face adaptés à une variété de situations et d’émotions.

L’interaction entre le moi et le contexte de la vulnérabilité doit également être examinée pour trouver le meilleur équilibre pour l’enfant, en fonction de son développement et de la situation.

Outils de gestion de la colère chez les enfants

Si votre enfant a des difficultés à contrôler sa colère, les 5 stratégies suivantes peuvent lui apprendre des compétences de gestion de la colère:

  1. Distinguer entre les sentiments et les comportements – identification et expression des sentiments. La colère est un sentiment normal et sain. Cependant, de nombreux enfants ont du mal à comprendre la différence entre les sentiments de colère et les comportements agressifs.

Enseignez à votre enfant à exprimer ses sentiments de manière verbale, de sorte qu’il puisse exprimer verbalement ses sentiments de colère, de frustration et de déception. Par exemple, vous pouvez lui dire « Il est normal de ressentir de la colère, mais ce n’est pas normal de frapper. »

Aidez-le à comprendre qu’il a le contrôle de ses actions lorsqu’il se sent en colère.

Parfois, les comportements agressifs découlent d’un large éventail de sentiments déplaisants tels que la tristesse ou la confusion.

Parlez souvent de vos sentiments et à long terme, votre enfant apprendra à mieux identifier les siens.

  1. Être un modèle pour la gestion de la colère. Le meilleur moyen d’enseigner à votre enfant comment gérer sa colère est de lui montrer comment vous gérez les vôtres lorsque vous êtes en colère. Si votre enfant vous voit perdre le contrôle, il est probable qu’il agira de la même manière. Cependant, s’il vous voit gérer vos sentiments de manière plus appropriée, il apprendra cela également.

Bien que vous souhaitiez protéger votre enfant des nombreux problèmes des adultes, il est sain de lui montrer comment vous gérez vos sentiments de colère. Dites à votre enfant à quel point vous êtes frustré à différents moments pour qu’il comprenne que les adultes peuvent également être en colère.

Prenez la responsabilité de votre comportement lorsque vous perdez le contrôle devant votre enfant. Présentez vos excuses et expliquez comment vous auriez dû agir (différemment). Par exemple, vous pouvez dire « Au lieu de crier lorsque je suis en colère, j’aurais dû aller me promener pour me détendre. »

  1. Établir des normes générales de colère. La plupart des familles ont des normes non écrites quant à ce qui est considéré comme un comportement acceptable et inacceptable en matière de colère.

Dans certaines familles, il peut y avoir des normes informelles en ce qui concerne les comportements acceptables et inacceptables lorsqu’il s’agit de colère. Dans certaines familles, le cri et le battement de porte peuvent être acceptables, tandis que dans d’autres, il y a une plus grande tolérance pour de telles comportements. Établissez des règles écrites claires qui définissent vos attentes.

Il est important de traiter la violence physique, les insultes, les jurons, la destruction de la propriété de manière à ce que votre enfant comprenne qu’il n’est pas acceptable de jeter des objets, de casser des choses ou de blesser physiquement ou verbalement les autres lorsqu’il est en colère.

Mettez la sécurité en premier. Les enfants qui perdent le contrôle ont besoin d’interventions calmes mais claires de la part de leurs parents pour éviter de blesser les autres ou de briser des objets. Par exemple, vous pouvez dire « au lieu de crier, j’aurais dû prendre une marche pour me calmer ».

Enseignez à votre enfant des moyens appropriés de gérer la colère. Par exemple, vous pouvez dire « la prochaine fois, utilisez des mots pour exprimer vos sentiments » ou « éloignez-vous de la situation lorsque vous vous sentez en colère ».

Au lieu de dire « ne tape pas sur ton frère », expliquez à votre enfant quoi faire lorsqu’il se sent en colère. Par exemple, vous pouvez dire « utilisez des mots pour exprimer vos sentiments » ou « prenez une pause pour vous calmer ».

Système de renforcement

Lorsque nous répondons à la colère des enfants avec calme et compassion, cela les aide à faire face à des sentiments intenses et à réfléchir en profondeur. Cependant, des réactions colériques ou des punitions peuvent ajouter à l’anxiété de l’enfant lorsqu’il se sent débordé.

Lorsque votre enfant se comporte selon les règles établies, renforcez-le. Vous pouvez renforcer votre enfant en utilisant un tableau de récompenses pour augmenter sa motivation à utiliser les compétences de gestion de la colère lorsqu’il est sur le point d’exploser.

Il est normal que les enfants aient parfois du mal à maîtriser leur colère.

Dans un monde idéal, nous enseignons aux enfants et aux adolescents la gestion de la colère en tant que partie du programme d’études dès le jardin d’enfants, au collège et au lycée.

La réalité est que de nombreux jeunes commencent leur jeune âge d’adolescence sans connaître les stratégies efficaces pour gérer la colère.

L’éducation des émotions vers des directions positives est éducative et thérapeutique, et ses résultats positifs peuvent se faire sentir dans toute la société, avec moins d’incidents de colère sur les routes et moins d’incidents de violence familiale.

Jusqu’à ce moment-là, votre formation en tant que parents est requise. Il a le potentiel de porter les compétences de gestion de la colère de vos enfants à un niveau très élevé.

Techniques DBT pour réduire la colère

La thérapie comportementale et dialectique (DBT) propose plusieurs techniques très efficaces pour réduire immédiatement des sentiments intenses tels que la colère et la frustration.

Voici 3 de ces compétences, issues de la module appelé « Résistance à la crise » :

Respiration carrée

Des exercices de respiration courts et ciblés aident à réduire les niveaux de stress.

Exercice de « respiration carrée » :

Inspirez de l’air jusqu’à 4, retenez votre respiration jusqu’à 4 en suivant les 4 côtés du carré, puis expirez en suivant les 4 côtés du carré. Répétez selon vos besoins.

Stimulation physique introspective

Il suffit de courir ou de sauter en place quelques fois. L’activité physique introspective provoque une augmentation immédiate du flux sanguin, réduit les niveaux de tension et provoque une respiration lourde et un soulagement. Il est difficile de rester en colère dans cet état…

Changement de température

Un changement rapide de la température corporelle change immédiatement l’état d’esprit et empêche les enfants et les adolescents en colère de se comporter de manière impulsives, ce qu’ils pourraient regretter plus tard. L’une des façons consiste à plonger le visage dans de l’eau froide, ou à activer un ventilateur à plein régime et à se couvrir le visage pendant une minute.

Cela fonctionne.

Comment traiter les problèmes de colère chez les enfants et les jeunes?

En plus de ce qui a été mentionné jusqu’à présent, voici 3 approches psychothérapeutiques appropriées, éprouvées et recommandées:

La thérapie comportementale et cognitive (CBT) pour les enfants – vise à aider le patient à identifier les pensées négatives et à mettre en œuvre des stratégies de gestion.

La psychothérapie interpersonnelle (IPT) – une approche moins courante en Israël. Elle peut aider les adolescents colériques à améliorer la façon dont ils se connectent aux autres, en mettant l’accent sur les relations interpersonnelles et une communication efficace.

La thérapie émotionnelle pour les enfants et les jeunes – généralement dans une approche psychodynamique. La thérapie aide à comprendre les modèles comportementaux et émotionnels négatifs découlant d’expériences antérieures. Pour faire face à la colère, les thérapeutes tendent à recommander en premier lieu la CBT pour les enfants, mais il n’y a pas suffisamment de recherches pour déterminer l’efficacité des différents traitements sur la colère.

Comment traiter les problèmes de colère chez les enfants et les jeunes?

En plus de ce qui a été mentionné jusqu’à présent, voici 3 approches psychothérapeutiques appropriées, éprouvées et recommandées:

La thérapie comportementale et cognitive (CBT) pour les enfants – vise à aider le patient à identifier les pensées négatives et à mettre en œuvre des stratégies de gestion.

La psychothérapie interpersonnelle (IPT) – une approche moins courante en Israël. Elle peut aider les adolescents colériques à améliorer la façon dont ils se connectent aux autres, en mettant l’accent sur les relations interpersonnelles et une communication efficace.

La thérapie émotionnelle pour les enfants et les jeunes – généralement dans une approche psychodynamique. La thérapie aide à comprendre les modèles comportementaux et émotionnels négatifs découlant d’expériences antérieures. Pour faire face à la colère, les thérapeutes tendent à recommander en premier lieu la CBT pour les enfants, mais il n’y a pas suffisamment de recherches pour déterminer l’efficacité des différents traitements sur la colère.

Il est recommandé de consulter un psychologue pour enfants pour traitement et guidance parentale en cas de problèmes de colère lorsque :

  • Les parents font face à des situations complexes liées à la colère de leur enfant de manière quotidienne.
  • Il est difficile pour les parents de reconnaître la source et la gravité du problème de manière autonome.
  • Des attaques de colère brèves et temporaires considérées comme « normales » peuvent sembler nécessiter une solution urgente aux yeux des parents. D’autre part, ils peuvent ignorer une problème plus profond dans leur comportement ou dans le développement de l’enfant en pensant que « cela passera finalement ».

La solution la plus simple dans de tels cas est de consulter un expert pour discuter et déterminer s’il y a besoin de traitement et, le cas échéant, s’il suffit d’une guidance parentale ou d’un traitement individuel pour l’enfant.

Comment puiser dans notre « moi » véritable

Comment puiser dans notre « moi » véritable

Mushky Ezagui / Chassidut applied

 

Nous avons tendance à être très durs avec nous-mêmes. La faible estime de soi est un défi majeur de nos jours, à tous les niveaux. Souvent, nous nous définissons par nos actions plutôt que par qui nous sommes vraiment. Nous en concluons que nous sommes mauvais, que nous sommes des cas désespérés et que nous ne réussirons jamais, sur la base des fois où nous avons échoué. Mais ce n’est pas vraiment juste, car ce que nous faisons n’est pas ce que nous sommes vraiment.

Cet essai portera sur la connaissance de notre véritable potentiel. En effet, nous sommes capables de bien plus que nous ne le pensons. Nous parlerons de la façon dont nous fonctionnons naturellement et des outils qui nous sont donnés pour faire ressortir le meilleur de nous-mêmes. Il inclura les concepts hassidiques suivants issus du Tanya : les deux âmes d’un Juif, les 4 éléments, l’idée de « Dirah Beta’htonim » (faisant de ce monde physique un endroit où D.ieu se sentirait à l’aise de résider) et le « Caché ». Amour » dont chaque Juif est doué. Il sera également lié à certaines théories de la psychologie moderne.

Le Tanya est un livre de philosophie hassidique écrit par Rabbi Chneour Zalman de Liadi, le premier des sept Rebbeim Habad. Son but est de pouvoir répondre à toute question ou préoccupation que nous pourrions avoir sur nous-mêmes et sur la façon dont nous pouvons fonctionner correctement. C’est donc une source incroyable de connaissances pour la découverte de soi.

Dans le premier chapitre du Tanya, Rabbi Chneour Zalman, également connu sous le nom de Alter Rebbe, explique qu’un juif a deux âmes. Il commence par décrire que la première s’appelle l’âme animale. Cette âme cherche à satisfaire ses besoins et ses désirs animaliers, comme manger, dormir et passer un bon moment.

Le Alter Rebbe continue d’expliquer que tout dans ce monde est composé de 4 éléments qui sont la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu. Dans les objets inanimés, tous ces éléments existent dans des pourcentages différents, certains étant plus dominants que les autres. Ainsi, dans le feu, par exemple, l’élément feu serait le plus dominant.

Chez les gens, ils s’expriment à travers différents traits que nous pouvons posséder. L’élément terre, qui est lourd, peut déclencher la paresse ou la dépression. L’eau, qui fait pousser la nourriture pour notre plaisir, peut être la cause de désirs égoïstes. L’air, qui gonfle, peut nous faire parler en vain. L’élément feu peut être exprimé par la colère ou l’orgueil, tout comme le feu s’élève vers le haut.

Puis, dans le deuxième chapitre du Tanya, nous sommes présentés à notre deuxième âme appelée l’âme divine. Tout ce que cette âme veut faire, c’est la volonté de D.ieu ; elle n’a aucun besoin en soi. À travers cette âme, nos qualités désintéressées se manifestent.

Donc, essentiellement, l’âme animale est ce qui nous pousse à faire les choses uniquement pour nous-mêmes. Sa volonté est que nous fassions tout ce qui nous fait se sentir bien, atteindre plus de pouvoir, devenions plus célèbres ou plus riches. Cela peut aussi être la source de traits de caractère négatifs. D’un autre côté, l’Âme divine veut que nous fassions les bons choix, conformément à notre mission donnée par Dieu, que cela soit confortable ou non.

Donc la question est, pourquoi nous a-t-on donné une âme animale si, apparemment, tout ce que nous avons à faire est de la réprimer ? N’est-il pas mauvais d’être égoïste, d’être esclave de nos désirs physiques et d’exprimer des traits de caractère négatifs ?

Pour répondre à ces questions, il faut d’abord et avant tout parler d’un principe fondamental dans le ‘Hassidout. Cette lutte personnelle dont nous parlons englobe en fait tout le but de notre d’existence. Avant la création du monde, seul Dieu existait. Pourtant, il a voulu transmettre sa bonté et a donc créé ce monde physique. Un monde magnifique, plein de miracles et de bénédictions, simplement parce qu’il voulait une relation avec nous. Oui, nous les êtres physiques. La façon dont nous investissons dans cette relation consiste à canaliser nos inclinations naturelles vers le bon objectif. Nous ne sommes pas censés briser notre nature. Notre travail est de nous comporter divinement avec cette nature.

Cela sonne bien, mais c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Étant des êtres physiques, notre âme animale semble avoir la voix la plus forte, et nous naissons avec des tendances qui sont difficiles à contrôler. D’où puisons-nous la force de canaliser nos tendances naturelles pour qu’elles s’expriment de manière positive? Changer notre colère en une passion ardente pour le bien? Se sortir d’un état d’esprit négatif et avancer avec optimisme? Pour voir au-delà de nous-mêmes et faire place aux autres et à D.ieu dans notre monde ? En d’autres termes, donner une voix à notre âme divine ?

Voyons maintenant ce que certains des grands noms de la psychologie avaient à dire sur le fonctionnement des humains. Sigmund Freud, le père de la psychologie moderne, était d’avis que « le cœur de l’existence humaine était une impulsion animale qui aspire au plaisir et à la destruction, appelée le « ça ». Il a attribué la dépression et l’anxiété principalement aux frustrations de l’enfance et aux complexes non résolus.” Dans un anglais simple, il a affirmé que nous sommes comme des animaux. Que nous avons des envies et que nous ferons tout pour les combler. Il a dit que nos frustrations proviennent du fait d’avoir été privés ou abusés d’un certain plaisir pendant l’enfance, et que nous avons du mal à nous en remettre même en grandissant. L’anxiété découle du fait de devoir se « comporter correctement » en raison de la société, ce qui rend socialement inacceptable de faire ce que nous voulons. Son collègue, Alfred Adler, a adopté une approche différente et a estimé que le désir essentiel de l’homme était d’atteindre le pouvoir.

Puis vint Victor Frankl qui réfuta ces deux opinions. Frankl était un psychiatre qui a traversé et survécu à l’Holocauste. Il affirmait « que la psychologie moderne se focalisait trop sur soi, et pas assez sur la recherche du sens que nous donnons à notre vie.” Il a soutenu que « le besoin le plus fondamental d’une personne était d’avoir un but… si cette recherche de sens était frustrée, alors l’homme s’abaissait à rechercher le plaisir, la destruction ou le pouvoir « .

Pour citer Victor Frankl dans son célèbre livre «Découvrir un sens à sa vie grâce à la logothérapie», qui relate ses expériences pendant la guerre et les conclusions qu’il en a tirées sur la psychologie humaine : « La manière dont un homme accepte son destin et toutes les souffrances qu’il subit… ..lui donne amplement l’occasion, même dans les circonstances les plus difficiles, d’ajouter un sens plus profond à sa vie. Il peut rester courageux, digne et désintéressé. Ou dans l’âpre combat pour sa propre préservation, il peut oublier sa dignité humaine et ne devenir qu’un animal. Ici réside une chance d’utiliser ou de renoncer aux opportunités d’atteindre les valeurs morales qu’une situation difficile peut lui offrir.

Alors oui, parce que les prisonniers de guerre se battaient pour leur vie, leur instinct naturel était de faire tout ce qu’il fallait pour s’en sortir chaque jour. Pour obtenir autant de nourriture qu’ils pourraient rassembler. Dormir autant qu’ils pouvaient se le permettre avant de se réveiller pour une autre journée de travail éreintant. Pourtant, il y avait ceux qui partageaient leurs maigres portions de nourriture avec ceux qui étaient encore moins fortunés qu’eux. Il y en avait d’autres qui risquaient leur vie en allumant chandelier de ‘Hanoucca, à prier et à faire toutes les autres bonnes actions qu’ils pouvaient réussir à faire. Oui, nous avons la capacité d’aller au-delà de nos inclinations naturelles. Ces personnes l’ont prouvé en le faisant dans les situations les plus désastreuses.

Cependant, « Victor Frankl ne faisait pas seulement référence à ceux qui étaient enterrés dans les camps ou retenus captifs en tant que prisonniers de guerre. Il offrait une voie à suivre à toutes les personnes confrontées à des défis. Pour Victor Frankl, la seule façon de surmonter une situation difficile personnelle – qu’elle soit de nature physique ou émotionnelle – était de regarder au-delà des limites de soi. ”

Selon les enseignements de la Hassidout que nous avons rapporté précédemment, Freud et Adler n’avaient en fait pas complètement tort. Nous avons une âme animale qui peut nous amener, pour ainsi dire, à nous comporter comme un animal. Mais, comme l’a dit Victor Frankl, nous avons également la capacité de « regarder au-delà des limites de soi ». En tant que Juifs, nous possédons une âme supplémentaire, une âme divine, qui est notre véritable essence. Au plus profond de nous-mêmes, nous ne voulons vraiment faire que du bien . La question qui reste est de savoir comment pouvons-nous puiser dans cette partie de nous.

Au chapitre 18 du Tanya, il est dit que nous recevons chacun un cadeau de nos ancêtres, Avraham, Its’hak et Yaacov. Ce cadeau s’appelle « Ahava Méssoutérète » – « L’amour caché ». Il s’agit d’un amour inné pour D.ieu qui est si profond que nous serions même prêts à abandonner nos vies pour l’amour de D.ieu. Chose intéressante, cet amour ne se situe pas dans le cœur, mais dans l’esprit.

La réponse est que tout est dans notre tête. Il est vrai que lorsqu’un couteau est tenu à notre cou et que l’on ordonne de nous convertir à une autre religion ou de mourir, nous abandonnons nos vies pour D.ieu sans aucun doute. Mais au quotidien, nous devons réfléchir consciemment à tout ce qui nous amènera à faire les bons choix. S’arrêter un instant pour réfléchir à la grandeur de D.ieu, et au monde merveilleux qu’Il a créé pour nous, dans les moindres détails. Sur le fait que nos corps sont un univers en soi, avec chaque cellule et chaque organe fonctionnant parfaitement à chaque instant, dans toute leur complexité. Et s’il nous est difficile de faire ou de nous connecter à quelque chose, apprenons-en plus à ce sujet, posons des questions et faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour satisfaire notre esprit, car c’est notre outil le plus puissant pour changer les désirs et les émotions de nos cœurs.

Quelques moyens pratiques pour aider à faire ressortir le meilleur de nous :

– L’Apprentissage . Ne cessez jamais d’apprendre, de demander et de découvrir, car la connaissance, c’est le pouvoir. La belle chose à propos de la Torah et de la ‘Hassidout est que plus nous étudions, plus nous réalisons que nous ne savons pas !

-Prendre du temps, de temps en temps, pour nous éloigner de nos pairs, de nos téléphones et de toutes les autres distractions, et réfléchir honnêtement à où nous en sommes, où nous pouvons grandir et si nous sommes fidèles à nous-mêmes. Faisons-nous vraiment nos propres choix ou laissons-nous notre environnement déterminer nos croyances ?

– Avoir un Machpia (Mentor) . Avoir une personne objective pour nous rappeler à quel point nous sommes extraordinaires, lorsque nous nous sentons déprimés et dans quels domaines nous pouvons changer et grandir afin d’être la meilleure version de nous-mêmes.

-S’entourer d’amis qui ont une bonne influence sur nous et qui font ressortir le meilleur de nous.

– Arrêter de se juger. Nous sommes humains et faire des erreurs fait partie de la vie. D.ieu nous a encore réveillés ce matin parce qu’Il croit en nous et que aujourd’hui sera meilleur qu’hier. Maintenant, commençons à croire en nous. Le jugement est limitatif.

-Se rappeler constamment que nous avons une part de D.ieu en nous, qu’elle est infinie. Par conséquent, nous avons des capacités infinies et nous pouvons donc accomplir tout ce que nous entreprenons.

Le Rabbi et l’éducation : « Comment éduquer un enfant? »

Le Rabbi et l’éducation : « Comment éduquer un enfant? »

Adapté des discours du Rabbi, Chabbat Parchat Vayéra, 20 Mar’hechvan 5736-1975 et 5737-1976
Traduit par le Rav Haim Mellul

Le vingt du mois de Mar’hechvan est le jour de la naissance du Rabbi Rachab(1), le cinquième Rabbi de ‘Habad. Deux récits de son enfance délivrent un enseignement particulièrement précieux sur la manière d’éduquer les enfants et celui-ci est d’actualité puisque le mois de ‘Hechvan fait suite à celui de Tichri, en lequel est célébré le Hakhel, le rassemblement qui avait lieu dans le Temple, en l’année suivant la Chemitta, auquel participaient également les enfants les plus petits. Leurs parents les conduisaient dans cet endroit pour qu’ils écoutent, à leur tour, les paroles de la Torah(2).

Le premier de ces récits est le suivant :

Une fois, alors que le Rabbi Rachab avait quatre ou cinq ans, il se rendit, en pleurs, chez son grand-père, le Tséma’h Tsédek, troisième Rabbi de ‘Habad. Il expliqua que son professeur leur avait enseigné, ce jour-là, le verset : « l’Eternel se révéla à Avraham ». C’est précisément ce qui causait la peine de l’enfant, qui lui demanda :
« Pourquoi donc le Saint béni soit-Il ne se révèle-t-Il pas à moi, comme Il s’est révélé à notre père Avraham ? ».

Le Tséma’h Tsédek lui répondit :
« Lorsqu’un Juif, un Tsaddik, âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, prend la décision de se circoncire, il mérite que le Saint béni soit-Il se révèle à lui ».

Voici le second récit :

Quand le Rabbi Rachab avait quatre ans, un couturier apporta, une fois, à sa mère, la Rabbanit, un vêtement qu’il avait confectionné pour elle. Pendant l’essayage, l’enfant glissa la main dans une poche du couturier et il en fit sortir une pièce de tissu, le reste de celle dans laquelle il avait taillé le vêtement.

Aussitôt, le couturier s’emplit de honte et il se confondit en excuses. Il affirma qu’il avait complètement oublié l’existence de cette pièce de tissu(3). Quand il fut parti, la Rabbanit réprimanda son fils, lui reprochant d’avoir humilié cet homme.

Un peu plus tard, le Rabbi Rachab se rendit chez son père, le Rabbi Maharach et il lui demanda comment il était possible de réparer une humiliation(4). Son père lui demanda ce qui le conduisait à lui poser une telle question, mais le Rabbi Rachab refusa catégoriquement de lui répondre.

Par la suite, sa mère lui demanda pour quelle raison il n’avait pas voulu répondre à son père. Le Rabbi Rachab lui dit alors :
« N’est-il pas suffisant d’avoir humilié quelqu’un ? Devais-je, en outre, être médisant et colporter, à son sujet ? ».

La leçon délivrée par ces récits reçoit toute son importance parce qu’ils nous ont été rapportés par nos maîtres, ce qui fait la preuve qu’ils concernent chacun d’entre nous, car, si ce n’était pas le cas, ils ne seraient pas parvenus jusqu’à nous. En l’occurrence, ces deux récits ont été relatés, en public, par mon beau-père et maître, le Rabbi. L’enseignement qui en découle s’applique donc bien à chacun.

Comme on le sait, un jeune enfant recherche, de façon générale, la satisfaction personnelle et il est attiré par les plaisirs matériels. De ce fait, le Rambam explique que l’on enseigne la Torah aux enfants en les encourageant : « avec ce qu’ils aiment», du fait de leur jeune âge, en leur disant : «si tu étudies bien, je te donnerai des noix»(5).

Il en est ainsi, poursuit le Rambam, parce que : «leur jeune âge et leur faiblesse(6) les empêchent de percevoir la qualité de ce qui est bon»(7). Pourtant, en l’occurrence, le désir de cet enfant était la spiritualité et la révélation de D.ieu ! Bien plus, ce désir était si intense qu’il en vient à sangloter, constatant qu’il ne pouvait le satisfaire !

Il faut voir en cela l’immense succès de l’éducation qu’il avait reçue. Celle-ci avait su mettre l’accent, de la manière qui convient, sur le besoin de valeurs morales et le conduire à leur accorder la priorité, au-delà de tous les biens matériels. Il en résulte que, quand les pleurs d’un enfant ne sont pas motivés par ses besoins spirituels, il ne peut en aucune façon être tenu pour responsable de cette situation et il n’y a nullement là une preuve de sa bassesse morale. Cela veut uniquement dire qu’il n’a pas reçu l’éducation qui convient.

Au plus profond de son être, au moins de manière potentielle, chaque enfant juif ressent le désir de mettre en éveil la spiritualité. Toutefois, cette aspiration peut rester dissimulée, enfouie au fin fond de sa personne, sans effet sur son comportement. Une bonne éducation est alors indispensable pour la mettre en évidence.

La réponse du Tséma’h Tsédek à son petit-fils délivre également un enseignement. Chaque Juif qui prend la décision de se circoncire, conformément aux termes du verset : « vous circoncirez le prépuce de votre cœur »(8), en d’autres termes de supprimer tous les obstacles et toutes les barrières l’empêchant de s’approcher de D.ieu, mérite effectivement sa révélation(9).

La leçon délivrée par le second récit s’applique aux relations entre les hommes. Un enfant juif est touché par la peine et la honte de son prochain(10). En effet, il est clair que les larmes du Rabbi Rachab, après avoir humilié le couturier, n’étaient pas motivées par sa réaction, qui n’était pas adaptée, car celle-ci avait été totalement involontaire. En fait, il pleurait parce que la honte du couturier le faisait souffrir. C’est, là encore, l’effet d’une bonne éducation(11).

Le Rabbi Rachab déclara(12) :
« Tout comme il est une Mitsva de la Torah, incombant à chaque Juif, de mettre les Tefillin chaque jour, de même, il est une obligation absolue, pour chacun, de méditer, au moins pendant une demi-heure(13), à l’éducation des enfants et de faire tout ce qui est en son pouvoir, ou même encore plus que cela, pour que les enfants suivent le droit chemin ».

C’est donc en constituant les Tsivot Hachem, les armées de D.ieu qui quitteront le présent exil, « avec nos jeunes et nos anciens, avec nos fils et nos filles »(14), que nous en serons nous-mêmes libérés, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours.

 

Notes

(1) Il naquit le 20 ‘Hechvan 5621 (1860) et il quitta ce monde le 2 Nissan 5680 (1920). On verra, à ce propos, la longue explication du Sefer Ha Toledot Rabbi Rachab, paru aux éditions Kehot, en 5736 (1976).
(2) Comme le précise le Rambam, dans ses Lois de ‘Haguiga, chapitre 3, au paragraphe 1.
(3) Et, qu’il n’avait donc nullement l’intention de la voler.
(4) Comme le texte l’a indiqué, il avait alors quatre ans !
(5) Il est bien clair qu’un discours comme : « si tu étudies bien, tu feras la Volonté de D.ieu, tu seras attaché à Lui, tu auras accompli une grande Mitsva » n’est nullement motivant, pour un jeune enfant.
(6) D’esprit.
(7) C’est l’explication qu’il donne dans son commentaire de la Michna, traité Sanhédrin, au début du chapitre ‘Hélek.
(8) Devarim 16. Il s’agit ici de la circoncision morale, qui fait suite à la circoncision physique, pratiquée à huit jours et qui est l’effet d’une bonne éducation.
(9) Qui est alors la conséquence naturelle de son effort pour s’approcher de Lui.
(10) De façon naturelle.
(11) Qui doit également conduire à ressentir la peine de l’autre.
(12) Comme le rapporte le Hayom Yom, à la page 13.
(13) Le Rabbi, dans l’une de ses causeries, déclara ceci, à ce propos : « Le Rabbi Rachab parla d’une demi-heure en fonction de la situation, à son époque. De nos jours, ce laps de temps n’est pas suffisant. Il doit être bien plus long ».
(14) Chemot 10, 9.

Apprendre à s’aimer soi-même, par le Rav Dr Avraham Twerski

Apprendre à s’aimer soi-même, par le Rav Dr Avraham Twerski

J’avais été laissé totalement seul, en communion absolue avec moi-même. J’avais hâte de m’en aller.

 

J’étais dans une épicerie lorsqu’une femme s’est dirigée vers moi dans l’allée en portant des cartons vides. Elle s’est heurtée à tout le monde et à tout ce qu’il y avait dans l’allée et s’est retrouvée coincée entre une étagère et ses cartons. Avec un soupir, elle dit : « On dirait que je me mets toujours dans des situations compliquées. »

L’un des obstacles sur le chemin de la spiritualité est la réticence de nombreuses personnes à réfléchir consciemment sur elles-mêmes. La raison de cette réticence m’est apparue lorsque j’ai fréquenté une station thermale pour traiter ma lombalgie chronique. Je voulais éviter les analgésiques puissants car je ne suis que trop conscient du risque élevé de leur dépendance. Lorsque mon poste de directeur dans un hôpital psychiatrique très fréquenté m’a amené à un point d’épuisement, j’ai décidé de « m’éloigner de tout » dans la paix et la tranquillité d’un spa minéral.

Le premier jour, on m’a installé dans un bain à remous dans une petite cabine. Ce n’était rien de moins que le paradis. Je me suis détendue dans l’eau chaude, dont les courants tourbillonnants détendaient doucement tout mon corps. J’étais en paix et rien ne pouvait troubler cette paix. Après cinq ou six minutes très agréables, je suis sorti du bain à remous en disant au préposé combien l’expérience avait été relaxante. À mon grand étonnement, il m’a dit : « Vous ne pouvez pas encore sortir, monsieur. Le traitement ici exige que vous restiez dans le bain à remous pendant 25 minutes. »

Plus de cinq minutes de tranquillité m’étaient intolérables. Pourquoi ?

Je suis retourné dans le jacuzzi, mais plus pour une expérience agréable. Chaque minute durait une éternité douloureuse et au bout de cinq minutes, je n’en pouvais plus. Lors de mon deuxième exode, le préposé m’a informé que si je ne terminais pas les 25 minutes requises, je ne pourrais pas passer à la phase suivante du traitement. Ne souhaitant pas avoir dépensé mon argent en vain, je suis revenu pour 15 minutes onterminables de torture absolue.

Plus tard, j’ai réfléchi à ce qui avait été un réveil brutal. J’étais persuadé que ma détresse était due aux pressions incessantes de ma profession : une salle d’urgence très fréquentée, recevant des cas 24 heures sur 24 ; un hôpital psychiatrique de 300 lits dont j’étais responsable ; le fait de servir de remplaçant à chacun des 300 patients si leur psychiatre personnel n’était pas disponible ; les appels fréquents de membres de la famille désemparés, de la police, d’avocats, de représentants du gouvernement de l’État et de diverses agences sociales. Maintenant que j’étais temporairement libéré de ces pressions écrasantes, je trouvais intolérable d’avoir plus de cinq minutes de paix. Pourquoi ?

Après un peu d’auto-analyse, la réponse est devenue évidente. Nous sommes adeptes de la diversion, de l’amusement d’une manière ou d’une autre, mais beaucoup d’entre nous sont incapables de se détendre véritablement. Nous nous divertissons en lisant, en regardant un film, en jouant au golf ou aux cartes, en discutant avec quelqu’un, en écoutant la chaîne stéréo ou un CD ou de nombreuses autres activités. Mais se divertir, c’est se distraire, car c’est ce que sont toutes ces activités : des distractions. En concentrant notre attention sur ces activités, nous détournons notre attention de tout, y compris de nous-mêmes. Lorsque toutes les distractions sont éliminées, nous nous retrouvons seuls avec nous-mêmes, forcés d’entrer en contact direct avec notre propre personnalité et les défauts de personnalité qui nous troublent, et c’est là que réside la difficulté.

Je me suis rendu compte qu’en restant seul dans le box du spa, je n’avais personne à qui parler, rien à écouter, rien à lire, rien à regarder, rien à faire. J’avais été laissé totalement seul, en communion absolue avec moi-même. Il est courant de constater que lorsqu’on reste seul dans une pièce avec une personne que l’on n’aime pas, l’expérience peut être très désagréable et l’on a hâte de s’en aller.

Cette prise de conscience a soulevé la question suivante : qu’est-ce que je n’aimais pas chez moi ? Pourquoi ne pouvais-je pas tolérer d’être en ma propre présence ?

J’ai émis l’hypothèse que je devais avoir certains traits de caractère que je préférerais refouler, mais dont je pouvais ignorer l’existence tant que j’étais distrait par divers stimuli et préoccupations externes. En poursuivant mon introspection, j’ai découvert que j’étais une personne jalouse, qui se plaignait souvent que les autres aient plus que moi. J’étais souvent vaniteux, cherchant à impressionner les gens. J’ai pris conscience que lorsque quelqu’un m’offensait, je pouvais le haïr avec passion. J’avais des tentations et des impulsions qui, selon moi, devraient être étrangères à une personne vraiment morale. Je me suis dit que si les gens découvraient un jour quelles émotions se cachaient sous cette façade que je présentais au monde, ils me rejetteraient probablement. Et comment pourrais-je jamais mériter les bénédictions de Dieu si j’étais effectivement une personne vile ?

Au cours de cette réflexion sur soi plutôt déprimante, je suis tombé sur un passage du Talmud qui m’a permis d’adopter une perspective différente. Le Talmud explique (Tractate Shabbat 89a) que les divers commandements bibliques de comportement ont été donnés à l’homme précisément parce qu’il a un corps fondamentalement animal, soumis à tous les instincts et pulsions du monde animal. La particularité de l’homme est qu’il peut devenir maître de ces pulsions. En d’autres termes, la découverte de traits animaliers en moi n’était pas une raison pour me considérer comme une « mauvaise » personne.

Un peu d’enquête auprès de mes patients a confirmé mon hypothèse : de nombreuses personnes sont en effet incapables de se tolérer elles-mêmes, car elles nourrissent des sentiments de négativité autodirigés. Leur malaise peut être si grand qu’ils emploient diverses tactiques, parfois très radicales, pour fuir ou nier leur identité telle qu’ils la perçoivent.

Je crois que ce triste état de choses est le résultat d’une distorsion de l’image de soi. En d’autres termes, ces personnes sont en réalité des gens bien, compétents et sympathiques. Le problème est qu’elles n’ont pas conscience de cette réalité. Au lieu de se voir telles qu’elles sont réellement, elles développent en quelque sorte une image déformée d’elles-mêmes, et c’est cette image déformée, qu’elles prennent pour leur image réelle, qui devient intolérable.

Il va sans dire que l’alcoolisme et les autres toxicomanies sont souvent le résultat de la tentative d’une personne d’effacer une conscience de soi qui est inconfortable et qui est basée sur des notions de soi fausses et injustifiées.

La spiritualité est liée à ce qui est unique chez les humains et à la manière dont ils maîtrisent leurs instincts de type animal. Cela nécessite une conscience de soi valide et précise, qui peut être déformée par des illusions négatives sur sa propre personne. Pour que la spiritualité soit omniprésente, certains aspects de l’humanité doivent être perçus de manière réaliste et appréciés.


Le Rav Dr Abraham J. Twerski, psychiatre, Rav et auteur réputé qui a aidé des milliers de personnes avec son approche de la Torah sur la dépendance et le rétablissement, est décédé le dimanche 18 Chevat 5781. Il avait 90 ans.

Le Rav Twerski était un descendant des dynasties de Tchernobyl et de Sanzer et a retracé son arbre généalogique jusqu’au Baal Shem Tov. Il est également un descendant de l’Alter Rebbe et du Mitteler Rebbe.

Le Rav Twerski est né à Milwaukee, Wisconsin. Il s’inscrit au Hebrew Theological College de Chicago et obtient sa semikha en 1951. Il pratique comme Rav pendant plusieurs années à Milwaukee, avant de devenir psychiatre et de déménager à Pittsburgh.

Le Rav Twerski a fondé à la fois le centre de réadaptation Gateway basé en Pennsylvanie et le centre de réadaptation Shaar Hatikvah pour les prisonniers israéliens et a été directeur clinique de l’hôpital S. Francis de Pittsburgh et professeur agrégé de psychiatrie à la faculté de médecine de l’Université de Pittsburgh.

Dans une interview avec Here’s My Story de JEM, il a révélé que le Rabbi lui enverrait des patients. « Le Rabbi m’envoyait des patients », a-t-il dit, « c’est-à-dire qu’il avait l’habitude de dire aux gens d’aller voir un rofeh yedid – un médecin qui est un ami du patient – et j’ai été désigné comme le rofeh yedid, ou comme un du rofeh yedid .

Le Rav Twerski envoyait également ses patients voir le Rabbi. « J’ai vu l’impact psychologique qu’il avait sur les gens. Mon instinct était qu’il avait une façon de faire en sorte que les gens se sentent spéciaux parce qu’il les traitait comme spéciaux.

Il a également composé un Nigun sur les mots «Hoshiah Et Ame’ha» qui était souvent chanté aux Farbrenguens du Rabbi.

Le Rav Twerski est l’auteur de plus de 60 livres et de livres sur le judaïsme et l’entraide, et est un expert de renommée mondiale sur la toxicomanie qui a aidé des milliers de personnes au fil des ans.