On a l’habitude de jouer à la toupie pendant Hanouka. Sur les toupies de Hanouka sont inscrites les lettres Parmi les grands d’Israël qui ont joué avec les toupies il y avait Rabbi Meir « Mipri Michlam » qui jouait avec ses enfants et ses élèves.
Une des raisons pour laquelle nous jouons à la toupie est que pendant Hanouka nous devons être imprégnés de l’idée des miracles de Hanouka même pendant les jeux.
Une deuxième raison qui est ramenée dans le livre » lmré Pinhas » est que tous les miracles arrivent du sanctuaire de Machiah, a Hanouka également descend la lumière de Machiah, nous remarquerons que la valeur numérique des lettres qui sont inscrites sur la toupie ש-ה-ג-נ est 358, la même valeur numérique que le mot Machiah.
Il est interdit de jouer à la toupie avec des billets d’argent qui peuvent amener à de grosses sommes, même si les autres joueurs pardonnent, à cause de « Avkat guezel » (poussière de vol) sauf si après le jeu on restitue l’argent à tous les joueurs.
Cependant on a le minhag de jouer avec des petites pièces de monnaie pour montrer l’amour de son frère juif qui se réjouie du bonheur de l’autre.
Produits lactés et beignets
On a le minhag de manger des beignets frits dans l’huile à Hanouka en souvenir du miracle qui a eu lieu avec l’huile de la ménorah.
Les rébéim avaient la coutume de faire un soir de Hanouka, avec leurs fils et leurs belles-filles érèv lévivot (soirée beignets).
On a également le minhag de manger à Hanouka des produits lactés en souvenir du miracle de Yéoudith fille de Yohanan Cohen gadol qui c’est produit avec des produits lactés.
L’argent de Hanouka
On a le minhag Israël de donner aux enfants Dmé Hanouka (l’argent de Hanouka). Les rébéim donnaient les Dmé hanouka même aux enfants mariés (c’était le 4ème ou le 5ème soir de Hanouka).
Nous avons l’habitude de rajouter dans la mitsva de tsédaka pendant les jours de Hanouka car c’est un moment propice pour nettoyer les tâches de notre néchama par la tsédaka.
L’allumage de la Hanoukia
Si on a oublié de dire la bénédiction de « Chééhéyanou » le premier soir on pourra le faire le deuxième soir ou tous les autres soirs de Hanouka, uniquement au moment de l’allumage.
La mitsva de Hanouka est l’allumage. C’est-à-dire que si une Hanoukia était allumée avant le soir de Hanouka il faudrait l’éteindre afin de l’allumer au nom de la mitsva.
De même, concernant la première bougie de Hanouka qui serait restée encore allumée le deuxième soir il faudrait l’éteindre pour la rallumer au nom de la mitsva.
Il est interdit de déplacer la hanoukia une fois allumée (elle doit rester à l’endroit de l’allumage). Si on l’a déplacée dans la demi-heure qui suit l’allumage nous ne sommes pas quittes de la mitsva. Après la demi-heure a priori il ne faut pas déplacer la Hanoukia tant qu’elle est allumée mais a posteriori on est quittes.
Cette interdiction concerne la Hanoukia en elle-même mais si son support nécessite une réparation ou un nettoyage on pourra déplacer la Hanoukia le temps de réparer ou nettoyer le support et la remettre ensuite à sa place initiale.
Par contre, pour un malade alité, il sera permis de lui faire allumer la Hanoukia dans son lit avec les bénédictions et la poser ensuite près de la porte.
Si on allume la Hanoukia lorsqu’elle était dans notre main, on doit l’éteindre et la rallumer lorsque la Hannoukia se trouve à sa place (si on a fait les bénédictions lorsqu’elle était dans notre main il ne faudra pas refaire les bénédictions).
L’allumage des bougies de Hanouka est une mitsva pour la maison et pour la personne. C’est-à-dire que si on a allumé les bougies de Hanouka à la synagogue ou en Mivtsaim avec les bénédictions, on devra rallumer la Hanoukia à la maison avec la bénédiction « Léadlik ner Hanouka ».
Par contre, les bénédictions « Chééhéyanou » et al anissim on ne les refera pas car elles concernent les miracles de Hanouka et l’on a déjà été acquitté par l’allumage à la synagogue.
Le cas dont on vient de parler c’est le cas d’une personne habitant seule, mais si l’on doit allumer pour une autre personne à la maison on refera les bénédictions « chééhéyanou » et « al anissim ».
Le seul cas où on ne rallume pas chez soi c’est lorsqu’on est invité à dormir dans une chambre de la synagogue (comme fréquemment en Europe), Tous les poskims ramènent au nom de mon grand-père (baal Michné Sahir) que si on a allumé en premier chez soi avant en d’allumer à la synagogue on refera « Chééhéyanou » bien qu’on ait déjà fait à la maison au nom de « Pirsoumé misa » qui est plus important à la synagogue que chez soi.
Erev shabbat on commence par faire la prière de minha puis le mari allume les bougies de Hanouka en faisant attention que ce soit après le Plag amin’ha (1 h15 zmanie avant le coucher du soleil) et ensuite la femme allumera les bougies de shabbat.
Si, comme cette année où l’on sera à la sixième bougie de Hanouka, la femme a peur de ne pas pouvoir avoir le temps d’allumer les bougies de shabbat à cause du temps que son mari prendra pour allumer les six bougies de Hanouka alors elle allumera les bougies de shabbat après l’allumage de la première bougie de Hanouka.
Si l’on n’a pas assez de temps pour faire minha avant l’allumage de la Hanoukia, alors, bédiavad, on allumera la hanoukia avant de faire minha.
Puisque, érèv Shabbat, on allume la hanoukia de bonne heure, on veillera à mettre suffisamment d’huile pour que la hanoukia reste allumée au moins une demi heure après la sortie des étoiles, car sinon on aura un doute de « braha lévatala » (bénédictions vaines).
Si l’on a pas assez d’huile pour toute les bougies de érèv shabbat, on veillera que la première bougie qu’on allumera après la bénédiction reste allumée une demi heure aprèsla sortie des étoiles.
Si la hanoukia est posée sur une chaise à l’entrée de shabbat, on n’aura pas le droit de déplacer cette chaise pendant tout shabbat, sauf si on aura pris soin de poser sur cette même chaise, avant l’entrée de shabbat, un objet plus important que la hanoukia comme par exemple une halla, mais l’on pourra la déplacer uniquement lorsque la hanoukia sera éteinte, de peur d’éteindre la hanoukia
Motsaé shabbat, à la synagogue on allumera la hanoukia avant de faire la havdala. Par contre à la maison on fera d’abord la havdala et ensuite on allumera la hanoukia et seulement après on récitera « vayténe le’ha ».
Shabbat roch hodèch
Cette année Roch Hodèch tombant shabbat Hanouka, on sortira trois Sifré Torah. Dans le premier on dira les six premières montées ; dans le deuxième la septième montée (Roch Hodèch) et dans le troisième on lira Le nassi du jour.
On devra faire dans le birkat hamazone « al anissim », « rétsé » et « yaalé véyavo » ; si on oublie de faire « rétsé » mais qu’on a fait « yaalé véyavo » pour Roch hodech et « al anissim » pour Hanouka on devra refaire le birkat avec « rétsé », on refera « yaalé véyavo » mais pas « al anissim ».
Dans un des Empires qui dans l’Histoire se sont succédés,
Un grande nation devenue la province de Judée,
Livra bataille pour l’humanité,
Au respect de l’Infini et de celui de toute Vie,
S’opposa un culte à l‘illusion d’une Beauté sans Vie,
Sombres furent ces jours,
La Cruauté à chaque détour,
Fauchait la pieuse Innocence en plein jour,
Mais L’Ombre du Tout Puissant planait sur son jardin et observait,
Le Dévouement ancestral reprit les armes pour proclamer Son Éternité,
La Foi et l’Humilité soutenues par le plus Puissant Allié,
Remportèrent au combat le plus vrai des succès,
Son éclat prit le symbole de cette petite fiole qui un jour,
Un jour seulement devait éclairer,
Huit jours de joie dans le Saint Temple restauré elle offrit,
Jamais par la suite elle ne s’interrompit,
Jusqu’au fin fond des ténèbres,
sans relâche elle poursuivit sa tâche,
Ne pas oublier pourquoi,
ne jamais désespérer, était l’un de ses messages.
ממתינים להתפלל ערבית של חג עד לאחר צאת הכוכבים, כדי שיושלמו מ »ט ימי ספירת-העומר « תמימות תהיינה », לפני שנכנס יום-טוב3.
תפילה של יום-טוב
בשמונה-עשרה מוסיפים: « ותודיענו », ואם שכח – אינו חוזר. נשים הנוהגות להתפלל ערבית, יתפללו תחילה ואחר-כך ידליקו את נרות החג. אשה שאינה מתפללת צריכה לומר קודם שתעשה מלאכה « ברוך המבדיל בין קודש לקודש », וכן מי ששכח ‘ותודיענו’4.
הדלקת נרות: יש להיזהר שלא להדליק אש חדשה, אלא להעביר אש מנר דולק [יש להכין לצורך זה נר דולק מערב שבת]. הברכות: ‘להדליק נר של יום-טוב’ ו’שהחיינו’.
קידוש:
סדר הקידוש – יקנה »ז: יין (ברכת הגפן), קידוש (‘אשר בחר בנו…’), נר (‘בורא מאורי האש’)5, הבדלה (‘המבדיל בין קודש לקודש’), זמן (שהחיינו).
« בהבדלת מוצאי-שבת-קודש שחל ביום-טוב, אין מקרבים הנרות ואין מאחדים השלהבת שלהם, וכן אין מביטים בציפורניים. ורק בעת ברכת ‘בורא מאורי האש’ מסתכלים בנרות כמו שהם כל אחד בפני עצמו »6.
החלטות טובות:
« חג-השבועות הוא זמן המוכשר לעשות הכול לטובת לימוד התורה והעבודה ביראת-שמים, וכן להתעסק בתשובה בהנוגע לתורה באין מפריע משטן המקטרג, כדוגמת זמן התקיעות בראש-השנה ויום הקדוש דצום הכיפורים »7.
תיקון ליל שבועות:
נהגו כל ישראל להישאר ערים בליל שבועות. רובם נהגו, וכן מנהגנו, לומר ‘תיקון’ כנדפס8. מי שלא הספיק לסיימו בלילה, יסיימנו ביום9.
הכרזת כ »ק אדמו »ר מהורש »ב נ »ע10: « יש תחת-ידי כתב-יד אדמו »ר האמצעי, וכתוב שם שהוא מבטיח למי שיהיה ניעור בליל שבועות כל הלילה, שיזכה ל’כתר תורה' ».
« היו לילות שלא קראו בליובאוויטש קריאת-שמע שעל-המיטה: שביעי-של-פסח, הושענא רבה, ליל שבועות, וליל ראשון של פסח.
« בכלל, בכל לילה נהג כ »ק [אדמו »ר מהורש »ב] לקרוא קריאת-שמע (פרשה ראשונה11) בהגיע חצות לילה, אפילו אם נשאר ער לאחר מכן (אפילו כל הלילה), אלא שלא הבחינו בכך. בלילות שלא היה קורא קריאת-שמע שעל-המיטה – כנ »ל – היה מדבר לפעמים בעניין קריאת-שמע, ולפעמים בפירוש המילות דקריאת-שמע »12.
תיקונים לנוסח ‘תיקון ליל שבועות’13:
« (א) בכל הדפוסים שראיתי14, הסיום דספר יצירה הוא: ‘…נאמנת בפנים… אחד בפה ואחד בלב’.
« ואינו נכון. כי (נוסף לזה שחסר סיום בדבר טוב, הרי) נוסח זה אינו מובן כלל. וצריך להיות, כמו שהוא בכמה וכמה הוצאות דספר יצירה הנדפס כספר בפני-עצמו: « ‘…נאמנת. ג’ רעות ללשון: דיבור רע, והמלשין, והמדבר אחד בפה ואחד בלב. ג’ טובות ללשון: שתיקה, ושמירת הלשון, ודיבור אמת’.
« (ב) ומעניין לעניין: ב’תיקון’ שנדפס בסלאוויטא (ועוד) בהעתקת מאמרו של רשב »י: ‘אנן בחביבותא תליא מילתא, דכתיב…’, הובאו רק שני פסוקים.
« וצריך להיות כבזוהר: אנן בחביבותא תליא מילתא, דכתיב: ‘ואהבת את ה’ אלוקיך’, וכתיב: ‘מאהבת ה’ אתכם’, וכתיב ‘אהבתי אתכם אמר ה' ».
נוהג נפוץ בין אנ »ש שלא לומר את נוסחאות ה’יהי רצון’ ושלא לכוון ה’כוונות’ כנדפס ב’תיקון’15. כמו-כן אין אומרים כלל את ה’קדישים’ הנדפסים שם16.
באשמורת הבוקר, מעט לפני עלות-השחר, נוהגים לטבול במקווה ארבע טבילות17.
לאחר מכן, כשכבר עלה השחר, ייצא לצרכיו וייטול ידיו שלוש פעמים על כל יד (רגילים ליטול לסירוגין), עם כל ההקפדות כדין נטילת-ידיים לסעודה18, ואז יברך את כל הברכות: « על נטילת ידיים »19; « אשר יצר »20; « אלוקי נשמה »; הברכות הקצרות, « המעביר שינה » ו »ברכת התורה »21. וכן לקרוא ק »ש של שחרית.
לאחר סיום הלילה טוב לישון מעט, כדי שיהיה אפשר להתפלל בכוונה22.
שחרית:
בבית-המדרש של רבותינו נשיאינו התחילה התפילה בשעה הרגילה כבכל שבת ויום-טוב23.
הלל שלם24, קדיש תתקבל. שיר-של-יום ליום ראשון, הושיענו, קדיש יתום.
מתקנת כ »ק אדמו »ר נשיא דורנו: כל בני-ישראל, גם הקטני-קטנים/ות (מבן חודש ומעלה, ואף לפני כן25) יהיו בבית-הכנסת (לכל הפחות) בעת קריאת עשרת הדיברות26.
מוציאים שני ספרי תורה. י »ג מידות – פעם אחת27. « ריבונו של עולם », בריך שמיה28. שמע, אחד אלוקינו, גדלו וכו’ עד « ישועה ורחמים ».
אין קוראים מגילת רות29, ואין אומרים ‘אקדמות’30.
בספר הראשון קוראים ה’ קרואים בפרשת יתרו מ »בחודש השלישי » עד סוף הפרשה. את עשרת-הדיברות קוראים ב’טעם העליון’31. בשעת קריאת-עשרת הדיברות – עומד הקהל, ופניו אל ספר-התורה32.
מניחים את הספר השני על הבימה מימין הספר הראשון33, ואומרים חצי-קדיש. הגבהה וגלילה. בספר השני קוראים למפטיר « וביום הביכורים », ומפטירים במרכבה דיחזקאל34. מעלים גדול וחכם למפטיר. ויש נוהגים שגם הקורא הפטרה זו בלחש עם המפטיר קורא אותה בעמידה, מפני כבודה35.
בארץ-ישראל, לאחר ברכות ההפטרה – הזכרת נשמות36.
מי שהוריו בחיים, יוצא מבית-הכנסת בזמן הזכרת נשמות. אָבֵל (רח »ל) בשנה הראשונה למות אביו או אימו, נשאר בבית-הכנסת אך אינו מזכיר נשמות37.
רבותינו נשיאינו דייקו לאחוז בעץ החיים של הספר-תורה בעת אמירת « יזכור »38.
בהזכרת נשמות אומרים: « בן/בת פלונית »39.
« וכידוע מנהג החסידים להזכיר גם את כ »ק מו »ח אדמו »ר (וכן את רבותינו נשיאינו שלפניו, בנוגע לאלו שהכירו אותם), שזהו עניין שפעולתו היא עבור האומר… »40.
אומרים ‘אב הרחמים’. גם מי שאינו מזכיר נשמות, אומר ‘אב הרחמים’41.
אשרי, יהללו, חצי-קדיש.
תפילת מוסף:
* בפסקה « ומנחתם ונסכיהם » אומרים (במקום « ושעיר לכפר ») « ושני שעירים לכפר »42.
* בפסקה « אלוקינו… מלך רחמן » צריך לומר: לְנָויהם (ולא: « לִנְויהם »).
נשיאת כפיים: הכול מכסים את פניהם בטלית, וגם את הילדים מכניסים תחת הטלית. גם ידי הכוהנים מכוסות בטלית43.
כוהן קטן שהגיע לחינוך (ואפילו מגיל שש44), נושא את כפיו בברכה עם כוהנים גדולים כדי להתחנך במצוות45.
כשהכוהנים נושאים כפיהם במוסף של יום-טוב אומר הקהל « ריבונו של עולם… » – בשעה שהכוהנים מנגנים דווקא, אבל כשהכוהנים אומרים את התיבות, צריך לשמוע. כשמנגנים הכוהנים לפני התיבה « וישם », אומר הקהל « ריבונו של עולם… הצדיק ». כשמנגנים לפני תיבת « לך » – « ואם… אלישע ». כשמנגנים לפני תיבת « שלום » – « וכשם… לטובה ». וכשהכוהנים אומרים תיבת « שלום », מסיימים « ותשמרני ותחנני ותרצני ». ‘אדיר במרום’ אומרים אחר עניית אמן, כשעדיין הטלית על פניו46.
הכוהנים נשארים על הדוכן עד אחר סיום ‘קדיש תתקבל’. כך נהגו אצל הרבי. במקום שיורדים הכוהנים לפני-כן, יש להימנע מלומר להם אז ‘יישר-כוח’47.
היום יום השנה להסתלקות מורנו רבי ישראל בעש »ט נבג »מ זיע »א (תק »כ), ומנוחתו כבוד במז’יבוז’48.
מאכלי חלב49:
נוהגים לאוכלם בשחרית, אחרי הקידוש50. אחר-כך מברכים ברכה אחרונה וממתינים שעה אחת51, ואוכלים סעודת יום-טוב הכוללת בשר52, ושותים בה גם יין53. שותים היום רביעית יין לשמחת יום טוב54.
סעודת יום-טוב:
חובתה המיוחדת בחג-השבועות – כדי להראות שנוח ומקובל לישראל יום שניתנה בו התורה55. אך ודאי אין « לבסומי… »56.
« מנהג הוא אצל רבותינו נשיאינו לומר ‘תורה’ בחג-השבועות בעת סעודת יום-טוב וגם לספר סיפור ממורנו הבעש »ט »57. ונכון לנהוג כך58.
כ »ק אדמו »ר נשיא דורנו היה נוהג להזכיר גם את משה רבינו ודוד המלך59.
בהתוועדויות חג-השבועות [שהתקיימו ביום-טוב שני לפני השקיעה]
נהג הרבי נשיא דורנו לעורר על-דבר חינוך, ועל-דבר שיעורי חת »ת.
יש מנגנים בהתוועדות זו ניגוני רבותינו נשיאינו ועל-פי הסדר שהורה הרבי בהתוועדויות דראש-השנה, ועוד. לפני כל ניגון מכריזים שם בעל הניגון. ניגון ג’ תנועות (להבעש »ט, הה »מ ואדה »ז), א-לי אתה (אדה »ז), ניגון מקהלת אדמו »ר האמצעי, ימין ה’ (הצ »צ), לכתחילה אריבער (מהר »ש), ניגון הכנה (רש »ב), הבינוני (הריי »צ), הוא אלוקינו / אתה בחרתנו (הרבי), ניגון הקפות (הרלוי »צ – אביו של הרבי). לאחרי זה מנגנים כפי שהיה הסדר בסוף ההתוועדויות הגדולות (למעט שנים תשמ »ו ואילך): ניגון הכנה, ד’ בבות, ניע זשוריצי.
ה’תהלוכה’ לבתי-הכנסת לשמח יהודים בשמחת יום טוב וכו’, שייכת במיוחד לחג-השבועות60.
יום שני ז’ בסיוון – אסרו-חג61
כנהוג בכל שלושת הרגלים (וקל-וחומר בזמן מתן-תורה), עורכים בכל אסרו-חג [או בימים הסמוכים לו] ‘כינוס תורה’ בכל מקום שאפשר. כ »ק אדמו »ר נשיא דורנו היה משתתף בזה בשיחה מיוחדת שאמר בהתוועדות דחג-השבועות לכבוד הכינוס62.
בשנת תשל »ט63 הציע כ »ק אדמו »ר נשיא דורנו לערוך – ביום נפרד – ‘כינוס תורה’ גם לנשים, בקשר לעניינים הנוגעים לנשי ובנות ישראל, ובפרט טהרת-המשפחה, כשרות האכילה ושתייה ונרות שבת-קודש ויום-טוב. כן עורר אודות הדפסת קבצי חידושי-תורה שנאמרו בהזדמנויות אלו, ובכלל.
ימי התשלומין:
עניינם – אצירת גילויי החג, שלא יאבדו בטירדת הזמן64.
ההוספה בתורה ובצדקה דימי התשלומין שייכת גם אם בחג-השבועות נעשו כל העניינים בשלימות, ונעשית באופן ד’מעלין בקודש’ באופן מיוחד בימים אלו65.
בהמשך למדובר66 אודות כינוסי ילדים בימים שלפני חג-השבועות, והבאתם בחג-השבועות עצמו לקריאת עשרת הדיברות, הציע הרבי נשיא דורנו הוראה, ועל-מנת לפרסמה:
לאסוף ולכנס ילדי ישראל הן בנים והן בנות, גם בימי התשלומין לחג-השבועות, ומה טוב – עד י »ב בסיוון ועד בכלל, לכנסם פעם אחת, ומה טוב – פעמיים: פעם אחת לכנסם בבתי-הספר שם לומדים הם תורה, בהוספה על סדר לימודם הרגיל, ועוד פעם לכנסם בבית-הכנסת, « מקום שמגדלין בו תפילה ».
על-דרך זה יש לנהוג בבתי-הספר ובתי-הכנסת שבארץ-הקודש. ובארץ-הקודש בנוסף לזה יכנסו אותם גם במקומות הקדושים, ובמיוחד בכותל המערבי שאין השכינה זזה ממנו, ובמערת המכפלה (ובוודאי יקבלו רשיון לכך), וגם בקבר רחל אימנו67.
* אין אומרים תחנון עד שבת-קודש י »ב בסיוון.
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1) בחו »ל – פרשת במדבר.
2) כנדפס בחומש ‘תורה תמימה’ שהרבי השתמש בו לשמיעת קרה »ת.
3) שו »ע אדה »ז סי’ תצד ס »ב.
4) לוח כולל-חב »ד.
5) הבשמים באים להשיב את הנפש, ‘נשמה יתירה’ שהיתה בו בשבת והלכה ממנו במוצ »ש, אבל ביו »ט (ע »פ נגלה) « אין לאדם נשמה יתירה כלל » (שו »ע אדה »ז סי’ תצא ס »א).
6) ספר המנהגים (סדר הגדה) עמ’ 39, מלקוטי טעמים ומנהגים של הרבי להגש »פ, כותרת ‘קידוש’, ד »ה הבדלה.
7) היום-יום, ד סיוון, מתוך מכתב לבני הישיבות, מאג »ק אדמו »ר מהוריי »צ ח »ה עמ’ עו. והורה כ »ק אדמו »ר נשיא דורנו: « מכתב זה, צריכים ללומדו, וגם לפרסמו בין אלה שאינם יודעים אודותיו » (‘תורת-מנחם – התוועדויות’ תש »י, עמ’ 92). וראה ספר-השיחות תש »ב עמ’ 119.
8) שו »ע אדה »ז סי’ תצד ס »ג, ע »פ המ »א שם, ומקורו מזוהר פ’ אמור (צח,א), הנאמר גם ב’תיקון’ עצמו, ש »חסידים הראשונים לא היו ישנים בלילה זה, והיו עמלים בתורה ». וראה ‘התוועדויות’ תש »נ ח »ג עמ’ 133.
9) הוראת אדמו »ר מהוריי »צ למנהלי הישיבה קודם חג השבועות תש »ד, ‘קובץ ליובאוויטש’ גיליון 3 עמ’ 35.
17) שער-הכוונות, מובא בכף-החיים סי’ תצד ס »ק ז, וב’תיקון’. עלות-השחר לדעת הגרא »ח נאה ז »ל, הוא בשעה 2:55 כיום בירושלים.
18) ולמעשה – נוטלים אז לסירוגין כמו תמיד.
19) « הוראה בחשאי » – ‘שערי הלכה ומנהג’ או »ח ח »א ר »ס ד. ובספר ‘היכל מנחם’ ח »ב עמ’ ריג נדפסה הוראה ב’יחידות’ שכן מנהגנו בפועל.
20) בקצות-השולחן סי’ ה ס »ב ובבדי-השולחן שם ס »ק ג כתב, שאם לא יצא לצרכיו לא יברכנה, כי ברכה זו אינה חלק מברכות-השחר שנתקנו תמיד, וכבר כ »כ הברכי-יוסף סי’ ו ס »ק ג בשם האריז »ל, עיי »ש. אבל ראה ב’יחידות’ שבהערה הקודמת.
הטעם כמובא בלקוטי שיחות (חלק כג, עמ’ 254) מפסיקתא דר »כ, שקריאת עשרת-הדברות היא בדוגמת יום מתן-תורה, ולכן יש לכנס את ילדי ישראל לשמיעתה אז. והרי ברור שהכוונה דווקא לקריאתה בציבור כתקנת חז »ל.
על-כן, בתי-חב »ד רבים מארגנים מניין מיוחד לקריאת התורה בשעה הנוחה לילדים, ובו שישה אנשים שלא שמעו עדיין את הקריאה (או שבשעת שמיעתם התנו שאם יזכו לשמוע באופן כשר אח »כ עם הילדים, הרי עכשיו הם מכוונים שלא לצאת כלל), ואח »כ אמירת הפסוקים, דברי התעוררות, ומחלקים פרסים וכו’. בדבר עריכת הגרלות, עדיף לארגן זאת באסרו-חג, ואז גם להעניק בפועל את כל הפרסים לזוכים.
27) מסתבר שגם המתפלל בביכ »נ שלפי הנוסח שלהם אומרים זאת ג »פ, א »צ לומר זאת עמהם (ראה תהלה-לדוד סי’ סו ס »ק ז, ושו »ת אגרות-משה או »ח ח »ג סי’ פט).
28) סידור אדה »ז.
29) פסקי הסידור אות קסו. ואכן מנהג זה אינו נהוג כלל אצל חסידי חב »ד, אף שהובא בשו »ע אדה »ז (סי’ תצ סי »ז, תצד סי »ג) – ‘המלך במסיבו’ ח »א עמ’ קעא-ב. רצו. וראה ‘אוצר’ עמ’ רסו.
30) זו ההוראה לרבים ולדורות – ספר-המנהגים שם, לקוטי-שיחות חלק ל »ג עמ’ 231.
31) לוח כולל-חב »ד, משו »ע אדה »ז סי’ תצד סי »א.
32) ספר-המנהגים עמ’ 44. וראה ‘אוצר’ עמ’ רסג.
33) רמ »א סי’ קמז ס »ח – להניחו שם (ואצל הרבי נהגו להניחו מימין).
39) סידור ‘תורה אור’ עמ’ 259, וכן נהג הרבי, ‘המלך במסיבו’ ח »ב עמ’ קסו.
40) משיחת אחש »פ תשכ »ו (תודה למערכת ‘הנחות בלה »ק’). ועפ »ז יש להזכיר את כ »ק אדמו »ר נשיא דורנו. ולכאורה הכוונה לומר: אדמו »ר פלוני בן פלונית, ולהזכירו לפני ההורים (ע »ד האמור בשערי הל’ ומנהג ח »א סו »ס קג לגבי ‘הרחמן הוא יברך את אדמו »ר’. ועד »ז בפסוקים לשמות אנשים שלפני סיום שמו »ע).
42) שעיר עם שתי-הלחם ושעיר לחובת היום. שער-הכולל פ »מ סט »ו. קובץ ‘יגדיל תורה’ ברוקלין, גיליון יב.
43) היום-יום, טו בתשרי. לקוטי-דיבורים ח »א עמ’ 58. ‘ציצית הלכה למעשה’ פי »ב סכ »ז-כח וש »נ.
44) סיפר הרה »ח ר’ אשר-לעמיל שי’ הכהן, שהרבי שאלו מדוע לא הביא את בנו בן השש לנשיאת-כפיים (‘תשורה’ לנישואי רוט-דרוק, תשס »ב, עמ’ 151). וכן בנטעי גבריאל יו »ט ח »ב, הל’ נ »כ פרק סב ס »ו.
45) שו »ע אדה »ז סי’ קכח סמ »ט.
46) ‘רשימות’, היום יום וס’ המנהגים שם.
47) ראה משנה-ברורה סי’ קכח ס »ק ס. ואפשר לברכם אז רק בהושטת-יד ותו-לא.
הרבי היה מברך כל כוהן: « יישר-כוח, כוהן! » הכוהנים נוהגים להשיב: « ברוכים תהיו ».
48) על הדיון והמסקנא בקשר ליום ההסתלקות, ראה בספר-השיחות תרצ »ט עמ’ 333, וש »נ, וב’אוצר’ עמ’ רפח. אודות ההסתלקות, ראה ‘רבי ישראל בעש »ט’ הוצאת קה »ת, כפר-חב »ד תשמ »ו, ח »ב פרק כד. צילום המצבה, ב’ימי חב »ד’ ביום זה.
49) שו »ע אדה »ז סי’ תצד סט »ז. בטעמי המנהג (שלא יכלו לשחוט ולהכשיר הכלים בשבת; לפי שדוד המלך נסתלק בעצרת והיו כל ישראל אוננין בו ביום ואסורים באכילת בשר; מפני שהתורה נמשלה לדבש וחלב) – ראה בארוכה בקובץ ‘אהלי שם’ כרך ו’ עמ’ רא ואילך, וש »נ.
50) מנהג אדמו »ר מהוריי »צ – ‘רשימות היומן’ עמ’ רה. מנהג הרבי – ‘אוצר’ עמ’ רפד. לוח כולל-חב »ד.
51) של »ה מסכת שבועות ד »ה ההפטרה, ומציינים לש »ך יו »ד סי’ פט ס »ק טז. ‘שערי הלכה ומנהג’ חיו »ד סי’ יא, וראה ‘אוצר’ שם. זאת, גם בחלב וחמאה, אך כמובן, מלבד גבינה קשה שממתינים אחריה שש שעות (רובן ככולן של הגבינות הכשרות למהדרין בארה »ק כיום, אינן « קשות »).
ההמתנה (אפילו בשש שעות מבשר לחלב) היא מגמר האכילה של סוג אחד עד תחילת האכילה של הסוג השני, ולא מגמר הסעודה או ברכה אחרונה עד תחילת הסעודה (דגול מרבבה ר »ס פט, ודלא כערוה »ש שם סוס »ד).
53) שו »ע אדה »ז שם ס »ד « שישתה יין באמצע סעודתו, [ונאמרה בזה הגבלה:] אם ידו משגת » [וגם לא נאמר בזה שיעור (משא »כ – שני הדברים – ביין שמחיוב שמחה דלהלן)]. וראה ‘בירור’ בעניין זה ב’התקשרות’ גיליון תקל »ט.
54) חובה – שו »ע אדה »ז שם. וצ »ל רביעית, ‘תורה אור’ לאדה »ז עמ’ 198.
55) שו »ע אדה »ז סי’ תצד סעיף חי.
56) רשימת כ »ק אדמו »ר, ספר-המנהגים עמ’ 38 וש »נ.
57) ספר-השיחות תש »ד עמ’ 140.
58) ‘תורת- מנחם – התוועדויות’ חלק מ’ עמ’ 58.
59) ‘אוצר מנהגי חב »ד’ עמ’ שיא.
60) לקוטי-שיחות כרך ח עמ’ 252. וראה ‘אוצר’ עמ’ רצ. התהלוכה הראשונה היתה בשנת תשט »ו.
61) על השמחה המיוחדת ביום זה, ראה שו »ע אדה »ז סי’ תצד סי »ט. נתבאר בלקוטי-שיחות כרך כח עמ’ 24, ובלה »ק בס’ ‘שולחן המלך’ ח »ב עמ’ קמא.
לבני חו »ל: יום-טוב שני. בהדלקת נרות (אחרי צאת הכוכבים) מברכות: ‘להדליק נר של יו »ט’ ו’שהחיינו’. ערבית, קידוש וברהמ »ז של יו »ט. בשחרית מוציאים ב’ ס »ת, י »ג מידות וכו’ כדאתמול, בספר הראשון קוראים ה’ קרואים בפ’ ראה ‘כל הבכור’, ח »ק. בספר השני קוראים למפטיר כדאתמול. הפטרה בחבקוק (ספ »ב): ‘וה’ בהיכל קדשו…’. הזכרת נשמות, אב הרחמים, מוסף כדאתמול, ונושאים כפיים גם היום. קידוש וברהמ »ז של יו »ט [ביום ב’ אין מנהג לאכול מאכלי חלב – ע »פ לוח כולל חב »ד]. הנולד והנחלב ביום הראשון מותר ביו »ט שני. הרבי התוועד בסוף יום ב’. למחרת, יום ח’ סיוון – אסרו-חג.
בדבר בני חו »ל הנמצאים ביו »ט בארה »ק ולהיפך – ראה הנלקט בס’ ‘נתיבים בשדה השליחות’ ח »א עמ’ קג ואילך. וע »ע.
1) Les rajouts
On rajoute ce jour là dans l’étude de la Torah, Avoda (prière) et Gmilout Hassadim
2) La Tsedaka la veille de Chavouot
Les personnes qui ont l’habitude de donner de la Tsedaka tous les jours, rajouteront également la veille de Chavouot pour la fête de Chavouot, comme le Rabbi le mentionne dans Likoutei Sihot 28 page 315. Dans Torat Menahem תשמ״ג, le Rabbi souligne l’importance, particulièrement avant Chavouot, de donner de la Tsedaka aux personnes nécessiteuses, ce qui est bénéfique non seulement pour celui qui la reçoit mais aussi pour celui qui la donne.
3) Kabalat Hatorah
Le Rabbi bénissait de la manière suivante : « לקבלת התורה בשמחה ובפנימיות », comme cela est rapporté dans « Otsar Minhagei Habad רפ״ט ». Le Rabbi enseigne que le (נוסח) de cette bénédiction vient du Rabbi précédent et du Rabbi Rachab.
4) Se couper les cheveux et se tremper au Mikvé
On se coupe les cheveux avant la fête (cette année vendredi) et on se trempe au Mikvé.
5) Décoration des synagogues
Au 770 on n’avait pas la coutume de décorer la synagogue avec des plantes.
6) Allumage des bougies de la fête
Comme la veille tombe un Chabbat, si on a oublié d’allumer, on pourra allumer avant le repas et on récitera Mer Chel Yom Tov et Chehihiyanou.
Dans la bénédiction de Chehihiyanou, le lamed avec la voyelle hihik( Lizman Haze).
Si une fille commence à allumer sa bougie, il est bien qu’elle l’allume à partir d’un Yom Tov, afin de réciter également la benediction de Cheheheyanou.
7) Prendre des bonne décisions.
Le Rabbi avait demandé de diffuser le Hayom Yom du 4 sivan תורת מנחם התוועדות תשי
« Chavouot est un temps propice pour faire tout ce qui est en son possible afin d’améliorer son étude de la Torah et son service de D.ieu, pénétré de Sa crainte, afin de faire Techouva sur tout ce qui touche à cette étude, sans subir l’intervention d’aucun accusateur, comme lorsque l’on sonne du Choffar à Roch Hachana ou durant le jour sacré de Yom Kippour. »
8) Erouv Tavchilin
Cette Année nous ne faisons pas d’Erouv Tavchilin.
9) La veillée de Chavouot
On a l’habitude de rester réveillé toute la nuit et de réciter le Tikoun, sans récitation des Kadishim à l’intérieur le יהי רצון והכוונות.
Si l’on a pas terminé le Tikoun Leil Chavouot pendant la nuit, on peut le compléter dans la journée.
10) Kriat Chema la nuit de Chavouot
A Loubavitch, la première nuit de Chavouot, la nuit du 7ème jour de Pessa’h et la nuit de Hochaana Rabba on ne récite pas le Kriat Chema Al Hamita.
11) Le Mikvé qui fait suite à la veillée
Un peu avant עלות השחר (l’aube) on se trempe au Mikvé 4 fois.
Après s’être trempé au Mikvé, on attendra עלות השחר. On n’étudie pas, puis il est préférable de faire ses besoins, on se lavera les mains trois fois chaque main comme pour une Seouda étant donné qu’il y’a pas de רוח רעה lorsque l’on reste réveillé.
12) La couronne de la Torah
Le Rabbi Rachab a promis que toute personne qui reste éveillée toute la nuit recevra la כתר תורה, la couronne de la Torah (44 ספר המנהגים). Le Rav Kesselman explique que l’on étudiera la Thora avec un grand plaisir et une grande volonté.
13) Horaires de Chaharit
Chez le Rabbi l’horaire de la Tefila de Cha’harit était le même que celui de Chabbat et Yom Tov
14) Meguilat Routh
On ne récite pas la Meguilat Routh ni la préface, comme c’est rapporté dans Piskei Siddour.
15) Kiddouch
Si on a oublié de réciter Cheeheyanou dans le Kiddouch, on pourra le dire le lendemain.
16) Repas lacté et repas de viande le matin de Chavouot
On a la coutume de manger un repas lacté אדמור הזקן תצ״ד סט״ז
La coutume Habad, rapportée dans les Rechimot, est de manger des produits lactés et d’attendre une heure avant de manger le repas de viande.
Le Rabbi mangeait également du gâteau au fromage après le Kiddouch le second jour de la Fête, mais ce n’est pas une הוראה pour tout le monde. (Il ne faisait pas Hamotsi). Nous mangeons le repas de lait seulement le premier jour.
Il ne faut pas se rassasier avec le repas de lait, le principal de la seouda est avec le pain et la viande, comme c’est écrit dans le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken סימן תקכ״ט. On récite la Bra’ha A’harona sur le repas lacté.
Comme cela est rapporté dans le Zohar, on ne mange pas de produits laitiers et de la viande dans un même repas (même si on attend un certain temps entre les deux), sans avoir récité la Braha A’harona (ou le Birkat Hamazon si on a mangé du pain), sur le repas de lait.
Chavouot est le jour de la הסתלקות du Baal Chem Tov. Le Rabbi, pendant la Séouda mentionnait le Baal Chem Tov, Moche Rabbénou et David Hameleh.
17) Ner Nechama
Nous n’avons pas coutume d’allumer un נר נשמה pour un défunt.
18) Bougies de la Fête
Si une fille commence à allumer sa bougie, il est bien qu’elle l’allume à partir d’un Yom tov, afin de réciter également la benediction de Cheheheyanou.
19) Kriat Hatorah
Avant la Kriat Hatorah le Rabbi lisait les Hakdamot. Par contre, nous, nous ne les lisons pas, comme c’est rapporté dans le Hayom Yom du 6 Sivan et le Likoutei Si’hot volume 33 page 231 et dans « Hamele’h Bemessibo ».
20) Assarat Hadibrot
Avant la lecture des dix commandements, le Rabbi se tenait en direction du Sefer Torah comme pour la Chirat Hayam de A’haron Chel Pessa’h
21) Haftara
On a la coutume de donner a lire la Haftara a un Talmid Haham
22) Sortie de la Fête
On ne récite pas le Kiddouch Levana à la sortie de la Fête.
On récitera la Havdala sans bougie et sans Bessamim. On ne récite pas Vayten Le’ha.
Halahot dédiées à la mémoire de ma grand mère Esther bat Avigail Riahi, pour l’élévation de son âme.
1. On a l’habitude de manger du caroube en souvenir de Rabbi Chimon.
2. On donne la Tsedaka, comme le Rabbi avait écrit, une somme de la valeur de 18 puisqu’on est le 18 Iyar.
3. On a coutume de manger des œufs. Le Rabbi avait coutume de manger des œuf colorés, cuits avec un oignon pour faire une différence avec les œufs que l’on mange en période de deuil.
4. Les Hassidim ont coutume de faire Farbrenguen entre Minha et Arvit.
5. Comme il est mentionné dans Kollel Habad, on a coutume d’allumer une bougie.
6. On commencera la coupe de cheveux d’un enfant de trois ans, dans la journée et continuer la fête même après la sortie des étoiles.
7. On a coutume de sortir les enfants dans des parcs et comme le Rabbi l’avait demandé, les enfants ont l’habitude de jouer avec un arc et des flèches.
8. Le Rabbi avait demandé de lire le Tehilim 33.
9. Pour se couper les cheveux, le Minhag Habad veut qu’on attende jusqu’à Erev Chavouot, sauf si les cheveux gênent pour la mise des Tefilines.
Chez certains Sefaradim de Djerba, on a également pour coutume d’attendre jusqu’à Erev Chavouot, comme l’écrit le Hida au nom du Ari Zal.
La plupart des Sefaradim n’ont cependant pas cette coutume, ils pourront donc se couper les cheveux demain, vendredi 19 Iyar, comme c’est écrit dans le Choulhan Arouh.
Pour le mérite de Menahem Mendel Attal pour une grande réussite dans la Chlihout.
1. Puis, il m’introduisit dans le Heikhal et mesura les pilastres : six coudées de large d’un côté et six coudées de large de l’autre côté : telle était la largeur de la tente.
2. La largeur de l’entrée était de dix coudées et les parois latérales de l’entrée avaient cinq coudées d’un côté et cinq coudées de l’autre. Il en mesura la longueur, qui était de quarante coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées.
3. Et il pénétra à l’intérieur et mesura le pilastre de l’entrée qui avait deux coudées. L’entrée avait six coudées et la largeur de l’entrée était de sept coudées.
4. Il en mesura la longueur, qui était de vingt coudées, et la largeur, qui était de vingt coudées, correspondant à la largeur du Heikhal. Et il me dit : « C’est là le Saint des Saints ! »
5. Puis il mesura le mur de l’édifice [dont l’épaisseur était de] six coudées, et la largeur des chambres latérales était de quatre coudées sur tout le pourtour de l’édifice.
6. Les chambres latérales, contiguës l’une à l’autre, se répétaient trente-trois fois ; elles pénétraient dans le mur régnant tout autour de l’édifice et des chambres latérales comme pour s’y encastrer, mais elles n’entamaient pas le mur de l’édifice.
7. Et l’édifice s’élargissait en tournant, à mesure que s’élevaient les chambres latérales ; car il régnait une galerie, montant par degrés tout autour de l’édifice ; aussi l’édifice s’élargissait-il en haut, et ainsi du rez-de-chaussée on montait à l’étage supérieur par celui du milieu.
8. Et je vis une élévation régnant sur tout le pourtour de l’édifice, les fondements des chambres latérales mesurant une canne entière, six grandes coudées.
11. Et les chambres latérales avaient une entrée donnant sur l’espace libre, une seule entrée du côté du Nord et une seule du côté du Sud et la largeur de l’espace libre était de cinq coudées tout autour.
12. Quant au bâtiment qui était attenant à la Ghizra du côté de l’Ouest, il avait une largeur de soixante-dix coudées ; le mur de ce bâtiment avait cinq coudées de large sur tout le pourtour ; sa longueur était de quatre-vingt-dix coudées.
13. Puis il mesura l’édifice, dont la longueur était de cent coudées ; la Ghizra et le bâtiment, y compris ses murs, avaient une longueur de cent coudées.
יד – וְרֹחַב֩ פְּנֵ֨י הַבַּ֧יִת וְהַגִּזְרָ֛ה לַקָּדִ֖ים מֵאָ֥ה אַמָּֽה:
14. La largeur du front de l’édifice et de la Ghizra, du côté de l’Est, était de cent coudées.
15. Il mesura ensuite la longueur du bâtiment attenant à la Ghizra, qui était à l’arrière, avec ses portiques de part et d’autre : cent coudées, avec le Heikhal intérieur et les vestibules du parvis,
16. les seuils et les fenêtres grillagées et les portiques tout autour des trois côtés ; jusqu’à la hauteur des seuils il y avait un revêtement de bois sur le pourtour, depuis le sol jusqu’aux fenêtres, et les fenêtres étaient couvertes.
17. Par-dessus l’entrée jusqu’à l’édifice intérieur, et à l’extérieur, sur la muraille tout autour, à l’extérieur, et à l’intérieur, il y avait des mesures.
19. Il y avait une face d’homme vers la palme d’un côté et une face de lion vers la palme de l’autre côté. [Ces sculptures] s’étendaient sur tout le pourtour de l’édifice.
22. L’autel en bois avait trois coudées de haut et deux coudées de long. Il avait ses angles, sa longueur et ses parois en bois ; et [l’homme] m’adressa ces paroles : « Voici la table qui est devant l’Éternel ! »
25. Et on y avait sculpté, sur ces vantaux du Heikhal, des chérubins et des palmes, comme il y en avait de sculptés sur les parois, et un entablement de bois était sur le devant du vestibule, du côté extérieur,
26. ainsi que des fenêtres grillagées et des palmes de part et d’autre sur les parois latérales du portique, sur les chambres latérales à l’édifice et aux entablements.
(Pour la guérison de Raphaël Chmouel ben Sima, et pour l’anniversaire de Liba bat Esther)
Le Rabbi nous enseigne continuellement que le dévoilement de D.ieu est le désir de chaque Juif. Chaque Juif sans exception. Aussi, ce désir se réalisera avec l’aide de D.ieu lors de la venue du Machia’h, laquelle n’est autre que le dévoilement de l’Essence divine.
D’une certaine manière, du fait que ‘D.ieu Israël et la Torah ne font qu’Un’, les dévoilements de l’Essence divine, de l’Essence de la Torah et de l’Essence de l’âme Juive, qui auront lieu lors de la Délivrance finale ne sont en réalité qu’un seul et même dévoilement.
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Bamidbar, le Rabbi parle du fait que l’Eternel dévoile le jour du Chabbat, à toute Sa Création, le but pour lequel Il a créé le monde. C’est précisément lorsque l’on en connaît la raison, que l’on goûte à la joie véritable. En d’autres termes, la paix et la tranquilité sont toutes les deux liées à la connaissance de la profondeur de notre existence.
Dès-lors, nous pouvons comprendre que l’une des raisons pour lesquelles la Délivrance finale est appellée par les Sages ‘Chabbat éternel’, est qu’à cette époque l’Eternel dévoilera les raisons de Ses Commandements. C’est à cela que se rapporte la déclaration du Saint béni soit-Il selon laquelle ‘Une Torah nouvelle sortira de Moi’. En effet, lors de la Délivrance finale l’Eternel dévoilera aux enfants d’Israël, par l’intermédiaire du Machia’h,les raisons cachées de Ses Commandements.
De fait, ‘la Torah nouvelle’ représente le dévoilement de l’intention divine, de la Volonte intérieure et profonde de l’Eternel. Aussi, comme il a été dit précédemment, c’est précisement quand D.ieu dévoile la raison pour laquelle Il a créé le monde que l’homme peut goûter au repos, à la joie véritables.
Ainsi, le dévoilement de l’Essence de la Torah, la ‘Torah nouvelle’, apportera à ce monde un repos et une joie éternels, et c’est pour cela que la Délivrance finale est appellée, et sera, un ‘Chabbat éternel’.
L’occasion est donnée ici au Rabbi de nous rappeller ce que signifie ‘faire la Volonté de D.ieu’. Au regard de l’Eternel, et aussi étonnant que cela puisse paraître, accomplir les Commandement divins ne signifie pas (exactement) que l’on fait Sa Volonté. Le Rabbi précise que faire la Volonté de D.ieu signifie que l’on aime D.ieu‘de tout son pouvoir’, et cela au point de faire un don total de sa propre existence, de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour provoquer la Délivrance finale.
Aussi, il est possible de dire que la déclaration du Zohar selon laquelle ‘le point doit illuminer le palais’ s’accorde parfaitement aux propos du Rabbi.
Le ‘point’ représente la Volonté de D.ieu, laquelle doit illuminer constamment notre être tout entier, qu’il s’agisse de nos pensées, de nos paroles, ou de nos actes.
Par ailleurs ‘le point doit illuminer le palais’ évoque la lumière du Chabbat, ‘le point’, qui illumine les jours de la semaine, ‘le palais’.
En effet, la partie révélée de la Torah est liée aux six jours de la semaine durant lesquels nous nous efforçons de raffiner ce monde matériel. C’est précisément grâce à l’application concrète des Commandements divins tels que ceux-ci sont exprimés dans la partie révélée de la Torah, que nous y parvenons.
Quant au jour du Chabbat, celui-ci est lié à l’Essence de la Torah. Ce jour représente le plaisir de D.ieu, qui se fond dans la partie profonde de la Torah, et du fait que‘l’âme d’Israël est véritablement une parcelle de divinité d’En-haut’, il est évident que notre attachement au Rabbi, et notre étude de ses enseignements, sont à l’origine même de notre propre plaisir.
Ainsi, ‘le point’évoque‘l’Essence de la Torah’, la Hassidout, car celle-ci vient pour ‘illuminer’ notre compréhension de la partie révélée de la Torah: ‘le palais’.
De fait, comme l’âme illumine le corps, la lumière de la partie profonde de la Torah illumine la partie révélée de la Torah, comme le Jour du Chabbat illumine et apporte la Bénédiction à tous les jours de la semaine, la Séfira de Kéter (qui représente le Plaisir et la Volonté de D.ieu) surplombe et illumine toutes les Séfirots de tous les mondes de l’enchaînement des mondes de la Création.
‘Le point illumine le palais’ n’est pas non plus sans évoquer le Rabbi et l’Assemblée d’Israël, le Rabbi et ses Hassidim, car il illumine le coeur et l’ame de celui qui s’attache de manière profonde à ses enseignements. C’est à ce sujet qu’il est dit que le fait de nous trouver dans ‘les quatre coudées du Rabbi’ a pour effet de dévoiler l’Essence de notre âme.
C’est précisément par le fait de dévoiler l’Essence de notre âme dans la partie de notre âme qui s’habille dans notre corps que nous aurons le mérite de voir, avec nos yeux de chair, ‘un Ciel nouveau, une Terre nouvelle, et une Torah nouvelle’ lors de la venue de notre Juste Machia’h.
Ce monde matériel deviendra alors une demeure pour D.ieu. L’Essence de D.ieu illuminera notre monde: ‘Son Palais’. L’Essence de Sa Torah illuminera la terre et le ciel, notre coeur et notre âme. Tous les êtres de la Création ressentiront alors le But et la Volonté de D.ieu, Son Désir, et son Plaisir profond de créer le monde à chaque instant. Et cela, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.
Chavouot célèbre le don de la Torah au mont Sinaï. Bien que nous n’ayons reçu le rouleau de la Torah que plusieurs années plus tard, le noyau de la sagesse de la Torah nous a été donné durant cette fête. De manière appropriée, nous avons choisi huit rouleaux spéciaux de la Torah à travers le monde juif en hommage au document qui nous lie les uns aux autres et à D.ieu. Ces parchemins, choisis pour leur histoire ou apparence unique, sont aussi divers que le peuple juif qu’ils représentent.
1. Le Sefer Torah de Slavita
Ce rouleau appartenait aux frères Schapiro, imprimeurs ‘hassidiques de la ville de Slavita, qui furent faussement accusés de meurtre et arrêtés par la police tsariste en 1839. Après avoir été soumis au « châtiment des baguettes » consistant à passer entre deux rangées de soldats les frappant violemment de leurs bâtons, ils furent d’abord incarcérés puis assignés à résidence pendant 17 ans. Pendant leur détention, c’était la Torah qu’ils utilisaient. Le Rabbi de Loubavitch (photographié ci-dessus) chérissait cette Torah qu’il reçut en 1954.
2. Le plus ancien Sefer Torah du monde
Cette Torah en peau d’agneau vieille de 800 ans était conservée dans une bibliothèque de Bologne, en Italie, où elle était considérée à tort comme étant d’un millésime beaucoup plus récent. Son âge véritable ne fut découvert qu’au printemps 2013.
Cette Torah au format de poche fut utilisée pour une bar-mitsva clandestine au camp de concentration nazi de Bergen-Belsen pendant la Shoah. Ilan Ramon, le premier astronaute israélien, l’emmena avec lui dans l’espace à bord de la navette Columbia en 2003. Tragiquement, la Torah fut perdue avec Ramon et les six autres membres d’équipage lorsque la navette spatiale se désintégra à son retour dans l’atmosphère terrestre le 1erfévrier 2003.
4. Torahs de style Mizra’hi dans des étuis verticaux
Contrairement à la pratique européenne plus courante de revêtir la Torah d’habits de tissu, les Juifs d’Asie logent traditionnellement leur Torah dans de superbes boîtiers cylindriques. Cette Torah particulière fut dédiée au bien-être de tous les soldats de Tsahal disparus ou kidnappés. Noam Shalit, le père du soldat de Tsahal alors en captivité Guilad Shalit, est photographié tenant la Torah lors de son inauguration.
Le Rabbi fixa un certain nombre d’exigences pour ce Sefer Torah spécial et ceux à suivre : il a fixé le prix d’une lettre dans le rouleau de la Torah à un dollar, ou sa valeur équivalente en monnaie locale. Il a également demandé qu’il soit écrit à Jérusalem, en symbole de l’unité du peuple juif. Bien que l’écriture normale d’un rouleau de la Torah prenne près d’un an, celui-ci fut achevé en un peu plus de cinq mois. À ce jour, quelque deux millions d’enfants ont acheté des lettres dans cinq rouleaux, et la campagne continue.
6. Codex d’Alep
Bien qu’il ne s’agisse pas d’un rouleau de la Torah à proprement parler, le manuscrit appelé Codex d’Alep – écrit par le mystérieux Ben-Asher au 10ème siècle de l’ère commune – a été considéré comme faisant autorité pour les scribes. Au cours des années, il a été utilisé par Maïmonide, volé par les croisés, volé pour être rançonné, et sauvé des émeutes. Aujourd’hui le rouleau, manquant quelques sections, est conservé en Israël.
En 1942, alors que la Shoah faisait rage en Europe, le Rabbi précédent lancé la campagne pour écrire un rouleau de la Torah avec lequel accueillir Machia’h. Il fut achevé par son successeur, le Rabbi, en 1970. Ne voulant pas être le seul à avoir le mérite de son écriture, le Rabbi précédent ouvrit la participation à son financement aux Juifs du monde entier, créant un parchemin véritablement unifié.
Deux semaines avant Roch Hachana en 1734, le jour de son 36ème anniversaire, Rabbi Israël Baal Chem Tov, se révéla comme une personne extraordinairement sainte et comme leader du mouvement hassidique naissant. Avant cela, il veillait à dissimuler aux yeux du public ses qualités spéciales. Il s’habillait, parlait et se comportait comme tous les autres Juifs pauvres simples et incultes d’Ukraine. Pour subvenir à ses besoins, il travaillait comme un ouvrier ordinaire. Ses intenses prières, sa méditation et sa profonde étude de la Torah étaient toutes réalisées dans le plus grand secret. En parlant avec d’autres Juifs, il lui arrivait souvent de les encourager avec des enseignements et des histoires du Midrache et du Talmud qui soulignaient la valeur de servir D.ieu simplement, mais de tout son cœur. Il s’efforçait de nourrir en eux l’amour de D.ieu, de la Torah et de tout le peuple juif. Mais quand il le faisait, c’était toujours dans le langage des gens du commun. Personne ne le soupçonnait d’être plus que ce qu’il paraissait être. Seule sa femme connaissait ses capacités.
Parfois, il arrivait qu’il fût forcé d’utiliser ses pouvoirs extraordinaires pour sauver des Juifs en détresse, ou même des communautés entières. Chaque fois que c’était le cas, dès que le danger était écarté, il partait immédiatement pour un endroit lointain où personne ne le connaissait. L’un de ces événements eut lieu à Lag BaOmer.
À cette époque, les communautés juives d’Europe de l’Est étaient souvent l’objet d’attaques par des hordes de violents cosaques et d’autres antisémites sauvages du même acabit. Ils battaient les hommes juifs, parfois à mort, ils violaient les femmes et pillaient ou détruisaient tous les biens juifs sur lesquels ils pouvaient mettre la main. Une fois, la ville où le Baal Chem Tov vivait eut vent qu’une bande de ces maraudeurs se dirigeait dans leur direction. L’ensemble de la communauté juive décida d’abandonner ses maisons et de se cacher dans les collines pendant quelques jours, jusqu’à ce que les cosaques se calment et s’en aillent. Le Baal Chem Tov les accompagna. Les gens se réfugièrent dans les nombreuses grottes qui parsemaient les hauteurs accidentées.
De leur point d’observation, les Juifs pouvaient voir que la horde cosaque était arrivée en ville. Ne trouvant pas de Juifs à agresser physiquement, ils déversèrent leur colère et leur frustration sur leurs biens. Ils ouvrirent l’entrepôt de vin, burent jusqu’à sombrer dans une ivresse folle, brisèrent le reste des tonneaux et mirent le feu au bâtiment. Les Juifs tremblaient tous de peur à l’idée que les cruels cosaques décident d’inspecter les collines et découvrent leurs cachettes.
Quelques jours passèrent. Les envahisseurs avaient empilé des tas de butin pillé dans les maisons et les magasins juifs. Les Juifs craignaient encore d’être découverts. Quelle ne fut pas leur surprise de voir que le simple Yisroelik (surnom d’Israël, le nom du Baal Chem Tov) rassemblait de leurs enfants en groupes à l’extérieur de la grotte, en plein jour !
Ils protestèrent vivement, ce à quoi le Baal Chem Tov répondit que c’était le saint jour de Lag BaOmer, un jour où l’on sort dans les champs pour célébrer joyeusement le jour de Rabbi Chimone bar Yo’haï. Il leur assura que non seulement ils ne seraient pas en danger, mais que le mérite de leur observance de Lag BaOmer contribuerait à protéger et à sauver l’ensemble de la communauté.
Son enthousiasme et sa conviction finirent par avoir raison de l’inquiétude des parents et ceux-ci donnèrent leur permission. Le Baal Chem Tov passa de caverne en caverne et rassembla pratiquement tous les enfants.
Alors que la plupart des adultes ruminaient encore cette surprenante tournure des événements, le Baal Chem Tov organisa une mini-parade. Les enfants défilèrent en chantant joyeusement derrière leur nouveau chef charismatique. Au début, ils avaient un peu peur et chantaient seulement à voix basse, mais en peu de temps, leur crainte s’évanouit à mesure qu’ils élevaient leurs voix en chantant les joyeux airs traditionnels en l’honneur de Rabbi Chimone bar Yo’haï.
Les parents regardaient leurs enfants avec une affection nerveuse, mais leur attention fut rapidement captée par le Baal Chem Tov. C’était comme s’ils ne l’avaient jamais vu auparavant. Son visage rayonnait de ravissement quand il chantait et tous ses mouvements reflétaient l’extase du Divin alors qu’il dansait avec le cercle des enfants. Le simple Yisroelik qu’ils connaissaient s’était transformé à leurs yeux en le plus saint des hommes. Sa voix s’associait à celles des enfants innocents et purs pour produire un chant qui semblait aussi sublime que celui des anges dans le ciel.
Le défilé et les chants se poursuivirent longtemps. Ensuite, le Baal Chem Tov conduisit les enfants à un petit plateau, les fit s’asseoir dans l’herbe et leur distribua à tous des goûters qu’il avait amenés avec lui. Il fit en sorte que chaque enfant prononce haut et fort la bonne bénédiction pour la nourriture qu’il recevait. Puis, après qu’ils eurent mangé, il leur raconta de fascinantes histoires du Talmud et du Midrach sur Rabbi Chimone bar Yo’haï et sur Rabbi Akiva. Les enfants écoutèrent attentivement et ressentirent le puissant amour que le Baal Chem Tov avait pour chacun d’eux, y répondant avec une grande affection.
Les parents et les autres adultes du village demeuraient très inquiets. Comment Yisroelik pouvait-il rester si longtemps à découvert avec leurs enfants ? Leurs regards apeurés passaient rapidement de la fureur et de la fumée qui s’élevaient du village en dessous aux rangées d’enfants assis en face du Baal Chem Tov. Ils murmuraient des prières pour que tout se termine bien et que tous soient en sécurité.
Soudain, ils virent le gang de cosaques décamper du village et se disperser dans toutes les directions, courant de toutes leurs forces. Ils partirent si brusquement qu’ils n’emportèrent rien avec eux, abandonnant leur immense butin. Au début, les Juifs craignirent que les envahisseurs se fussent de nouveau mis à leur recherche, mais la rapidité avec laquelle l’ennemi avait disparu du voisinage eut tôt fait de calmer leur peur. Peu de temps après, tous les Juifs étaient revenus dans leur village. Le danger était passé !
Ils purent bientôt éclaircir ce qui s’était passé. On ne sait comment, les vandales avaient découvert – ou cru qu’ils avaient découvert – qu’une troupe de soldats gouvernementaux s’approchait rapidement du village. Saisis d’effroi, ils avaient pris leurs jambes à leur cou, abandonnant tout ce qui pouvait ralentir leur fuite.
Les Juifs s’en retournèrent joyeusement dans leurs foyers, émerveillés par le miracle dont ils avaient bénéficié. Ils ne doutaient pas que le miracle avait eu lieu par le mérite de la célébration joyeuse par leurs enfants de Lag BaOmer, le jour de joie du grand sage Rabbi Chimone bar Yo’haï, avec le saint mystique jusqu’ici caché, le Baal Chem Tov… qui s’était déjà éclipsé pour s’installer dans un autre village.
Adapté de Si’hat HaShavoua n ° 176.
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