Texte et Audio : ‘A la lumière du Dvar Mal’hout’ Michpatim, par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : ‘A la lumière du Dvar Mal’hout’ Michpatim, par le Rav Yaacov Abergel

 

 

 

Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha du Chabbat précédent (Yitro) le Rabbi soulignait que les 10 Commandements sont mentionnés 2 fois dans la Torah. La première fois représente la Parole d’Hachem et la deuxième fois représente la Parole de Moché. De fait, les enfants d’Israël ne purent supporter d’entendre les deux premiers Commandements de la Bouche de l’Eternel. Lorsque l’Eternel parlait, l’âme des enfants d’Israël quittait leurs corps, ainsi qu’il est écrit (Chabbat, 88b) : ‘A chaque expression divine, leur âme s’envolait…Mais L’Eternel la leur restituait avec la rosée dont Il fera revivre les morts’.

‘Leur âme s’envolait’ car ce fut un dévoilement trop élevé pour le peuple Juif, et c’est précisément pour cela que Moché dût répéter à son tour les Commandements divins, afin de mettre la Parole divine à la portée des enfants d’Israël. En d’autres termes, Moché réalise l’union entre la Parole divine avec l’intellect de l’homme. Lorsque Moché enseigne les 10 Paroles divines elles touchent l’âme et le cœur des enfants d’Israël de manière profonde. Elles sont comprises au moyen de l’intellect, ressenties dans le cœur, et surtout, elles inspirent concrètement l’action. C’est le sens de l’explication de Rachi sur le verset (Michpatim, 21, 1) : ‘Et voici les Lois que tu placeras devant eux’. Les Lois de D.ieu sont, comme des aliments, ‘dressées sur une table, prêts à être consommés’.

Par ailleurs, le Rabbi souligne que d’un autre côté, bien que la parole de Moché possède l’avantage d’être assimilée par l’homme, elle ne dévoile pas la dimension profonde de la Torah, son Essence (comme ce fut le cas quand l’Eternel s’adressa Lui-même aux enfants d’Israël). En fait, c’est le Machia’h qui terminera la mission de Moché car lorsqu’il parlera aux enfants d’Israël, il dévoilera l’Essence de la Torah et dans ce cas la dimension profonde de la Torah sera reçue de manière profonde, intégrée, par les Juifs sans que leurs âmes ne quittent leurs corps. Le Machia’h unira l’Essence divine avec les forces de la partie de l’âme qui s’habillent dans le corps (les forces de notre intellect, nos sentiments et nos actions concrètes dans ce monde matériel).

Dans l’un de ses discours hassidiques intitulé ‘Et tu ordonneras aux enfants d’Israël’, le Rabbi définit avec précision la différence qui existe entre les 2 niveaux de l’âme : le niveau de ‘Haya’ (ou ‘Mazal’) et le plus haut niveau : l’Essence de l’âme.
L’Essence de l’âme ne possède pas de nom car un nom la limiterait. L’Essence de l’âme désigne l’âme telle qu’elle est enracinée dans l’Essence divine et elle est donc (comme l’Essence divine) au-delà de tout nom, de toute définition, de toutes les limites que constituent les lettres et les noms qu’elles composent.

Le Rabbi nous donne alors deux raisons pour lesquelles Israël croit en Hachem. La première est que l’âme qui ne s’habille pas dans le corps (‘Haya) voit le Divin. Cette vision est donc au-delà de l’intellect (puisque cette vision vient du niveau de l’âme qui est supérieur au niveau de l’âme qui s’habille dans le corps et donc supérieur aux forces de l’intellect qui s’habillent dans le cerveau). Ainsi, comme ‘l’âme qui est en-haut’ voit le Divin elle influence l’âme qui est dans le corps en lui donnant la Emounah, Cependant, cette Emounah n’est pas profonde car elle ne vient pas de nous-mêmes mais d’une vision, et toute chose que nous voyons (même quand il s’agit d’une vision de l’esprit) demeure extérieure à nous-mêmes. D’un côté il y a nous-même et de l’autre la chose que nous voyons. A l’opposé, quand il s’agit du dévoilement de l’Essence de l’âme et de la Emounah qui naît de ce dévoilement, il ne s’agit plus d’une vision qui est extérieure à nous-mêmes mais du dévoilement du Divin qui fait ‘Un’ avec nous-même (car l’Essence de l’âme est enracinée dans l’Essence divine) et dans ce cas notre Emounah est profonde.

Le Rabbi définit l’Essence de l’âme comme étant l’Essence de toutes les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps. L’influence de l’Essence de l’âme n’est donc pas ‘Makif’ (superficielle) et la possibilité nous est donnée de dévoiler et d’unir ce niveau supérieur de l’Essence divine avec les forces de notre intellect, de nos sentiments et de nos actes. Le prénom de la Rabbanite : ‘Haya-Mouchka est lui-même une allusion à cette union entre l’Essence divine et les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps. ‘Haya désigne la ‘vitalité’ (‘Hayout) et fait donc allusion aux forces de l’âme qui s’habillent dans le corps vitalité ‘Pnimi’, et Mouchka (qui est le nom d’une odeur parfumée) désigne les forces de l’âme qui ne s’habillent pas dans le corps et l’Essence de l’âme elle-même (Ko’hot ha makifim).

Comme il a été dit précédemment, Moché réalise l’union entre la Parole divine avec l’intellect de l’homme et c’est au sujet du verset : ‘Et voici les Lois que tu placeras devant eux’ que Rachi explique que ‘les Lois de D.ieu sont, comme des aliments, ‘dressées sur une table, prêts à être consommés’.

De la même façon, le Rabbi est le Moché de notre génération, il est celui qui dévoile l’Essence de notre âme afin que notre Emounah soit profonde. Il unit les enfants d’Israël avec Or ein-sof. Aussi, l’expression employée par Rachi selon laquelle ‘les Lois de D.ieu sont, comme des aliments, ‘dressées sur une table, prêts à être consommés’ peut tout aussi bien s’appliquer aux concepts de la ‘Hassidout ‘Habad. Les enseignements du Rabbi sont comme des aliments car celui qui s’attache à les étudier avec toutes les forces de son âme finit par les intégrer de manière profonde. A l’exemple de l’Admour Haemtsaeï dont il est dit que ‘si l’on ouvrait ses veines on verrait couler des paroles de ‘Hassidout’, lorsque l’on s’applique à étudier la Torah du Rabbi alors on parvient à ce que ces enseignements qui sont au-delà de ce monde matériel car ils sont liés à l’Essence divine deviennent ‘prêts à être consommés’, c’est à dire qu’ils nous insufflent une nouvelle vitalité, aussi bien matérielle que spirituelle.
Le Rabbi ‘place devant nous’ l’Essence de la Torah ‘comme des aliments dressés sur une table’ signifie dans ce cas que le Rabbi met à notre portée l’Essence divine.

Peut-être que ces paroles de Rachi font aussi allusion à la table qu’Hachem dressera pour les Tsaddikim lors du dévoilement du Machia’h. Pendant ce festin chacun mangera de la chair du poisson, le Léviathan, de la viande du taureau sauvage, le Chor-ha-Bar, et boira du vin que L’Eternel garde en secret, le vin ‘Méchoumar’.

A l’évidence ce vin et ces aliments sont tous des allusions aux enseignements du Rabbi et à tous les secrets qu’ils renferment et qui seront alors dévoilés lors de la Délivrance finale très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

 

Vendredi 28 janvier 2022 à 10h30 : Etude en direct du Kovets Parachat Michpatim, avec le Rav Levi Azimov

Vendredi 28 janvier 2022 à 10h30 : Etude en direct du Kovets Parachat Michpatim, avec le Rav Levi Azimov

Chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot avec le Rav Levi Azimov 10h30 – 11h30
Tél. : +33 0756753993 – code : 33 41 593#
Egalement EN DIRECT  sur
RADIO HASSIDOUT

 

Michpatim – L’aveu partiel dans le service divin
Source : Likouté Si’hot volume 16, quatrième Si’ha sur Michpatim

MP3

 

 

77ème anniversaire de la libération des camps d’Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier 1945

77ème anniversaire de la libération des camps d’Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier 1945

Femmes et enfants déportés, rescapés du camp d’Auschwitz, sortant d’un baraquement, après la libération du camp. Pologne, après le 27/01/1945 © Mémorial de la Shoah<
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Le 27 janvier 1945, dans la matinée, une avant-garde à cheval d’éclaireurs soviétiques arrive dans la zone du complexe d’Auschwitz et découvre le camp d’Auschwitz-III Monowitz. Dans l’après-midi, les camps d’Auschwitz-Birkenau puis le camp principal d’Auschwitz-I sont atteints successivement.

 

 

L’Armée rouge savait qu’une vaste zone militaro-industrielle se trouvait sur place, mais les informations existantes sur les crimes de masse commis n’ont pas été communiquées aux unités sur le terrain. Pas plus pour Auschwitz que pour les autres camps, à l’Est comme à l’Ouest.

7.000 survivants sont encore présents, dont 200 enfants rescapés notamment des expériences pseudo-scientifiques. Les nazis ne sont pas parvenus à les exécuter ou à les faire partir durant la « marche de la mort ».

Alors que le front se rapprochait, les SS avaient lancé le 17 janvier l’évacuation des camps d’Auschwitz et des commandos extérieurs. Jusqu’au 20 janvier, 58.000 détenus déjà exténués et affaiblis sont contraints de partir sur les routes enneigées vers d’autres camps de concentration au centre de l’Allemagne. Jusqu’au bout, le IIIe Reich entend utiliser cette main-d’œuvre au service de la « Guerre totale ». Des milliers de détenus meurent durant ces transferts, vers principalement le camp de Buchenwald, de Bergen-Belsen, de Dachau et de Mauthausen.

Les soldats arpentent le Kanada-II en flammes, les baraques d’où émergent de rares silhouettes, les ruines des crématoires dynamités, dont les chambres à gaz avaient été démantelées durant les mois précédents. Les traces du génocide devaient être masquées autant que possible, les archives pour beaucoup détruites, les témoins tués ou éloignés par la force.

Les soldats découvrent surtout des centaines de cadavres, massacrés par les SS ou morts d’épuisement et de maladies dans les jours précédents. Comme à Majdanek, des montagnes d’effets personnels attestent des crimes de masse : 7 tonnes de cheveux, plus d’un million de vêtements d’hommes, de femmes et d’enfants, des milliers de paires de chaussures, de lunettes et d’objets de toute sorte…

Le 27 janvier 1945 ne marque pas la fin du génocide des Juifs et le calvaire des déportés ne s’achèvera qu’avec la chute du IIIe Reich en 1945. Mais leurs souffrances et celles des familles de disparus se poursuivront bien au-delà, comme le temps nécessaire à la prise de conscience de la singularité de la Shoah.

En 2005, le 27 janvier est devenu la journée internationale en mémoire des victimes de la Shoah par décision de l’Organisation des Nations Unies. memorialdelashoah.org

 

 

 

Regardez : Le président de la Knesset, Mickey Levy, récite le Kaddich au Parlement allemand à Berlin

Regardez : Le président de la Knesset, Mickey Levy, récite le Kaddich au Parlement allemand à Berlin

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Le président de la Knesset, Mickey Levy, a prononcé jeudi un discours historique au Parlement allemand à Berlin, en l’honneur de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste.

 

Avant le discours, Mikey Levy a récité la prière traditionnelle du deuil « Kaddish » au Parlement, à partir d’un livre de prières ayant appartenu à un jeune garçon juif pendant l’holocauste.

« Surtout ici, au Parlement allemand, nous pouvons saisir un peu la capacité d’une personne à utiliser la démocratie pour la piétiner », a-t-il déclaré.

« C’est le lieu où l’humanité a repoussé les frontières du mal, où la perte des valeurs est devenue le cadre démocratique d’une tyrannie discriminatoire et raciste. »

« Ces liens de mémoire nous unissent nos nations – les Israéliens et les Allemands. A côté de la mémoire, nous avons le renouveau. Au cours de ces 80 années, nous avons réussi à sortir du traumatisme national historique et à reconstruire. Deux nations – qui sont allées à travers un voyage insolite, sur le chemin de la pacification et de la construction de liens d’amitié courageuse. »

 

Antisémitisme  à Londres : Attaque brutale contre deux juifs hassidiques dans une rue de Stamford Hill

Antisémitisme à Londres : Attaque brutale contre deux juifs hassidiques dans une rue de Stamford Hill

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Les images capturées sur la vidéosurveillance de Shomrim conduisent à l’arrestation rapide du suspect.

 

Mercredi soir, deux Juifs âgés ont été violemment attaqués par un homme de couleur, alors qu’ils conversaient dans une rue de Stamford Hill, à Londres, un quartier peuplé de nombreux Juifs hassidiques ainsi que de personnes de couleur.

Des images de vidéosurveillance de Shomrim, un comité de quartier juif mis en place pour protéger les membres de la communauté, documentent l’attaque du début à la fin. L’agresseur est d’abord passé à côté des deux Juifs qui conversaient dans la rue, dont l’un s’est tourné pour lui jeter un coup d’œil, « provoquant » apparemment l’homme à faire demi-tour et à lancer une attaque brutale contre les deux hommes.

L’agresseur a ensuite été arrêté par la police métropolitaine de Londres.