par hassidout | 1 Fév, 2022 – 30 Shevat 5782 | ACTUALITES, ISRAEL |
Environ 1 000 rabbins vont se réunir ce soir, au Binyanei Hauma, pour une manifestation contre les réformes du ministre Matan Kahana concernant les réformes de la cacheroute et des conversions.
1000 rabbins participeront ce soir à une manifestation au Binyanei Hauma, le Centre international des congrès de Jérusalem, contre les réformes de Cacherout et des conversions du ministre des Affaires religieuses Matan Kahana.
La conférence d’urgence a été organisée à la lumière des nouvelles réformes et de l’affaiblissement du Grand Rabbinat d’Israël. La manifestation réunira environ un millier de rabbins, dont les grands Rabbin d’Israël, des rabbins municipaux, des Rachéi Yéchivot et des dirigeants communautaires.
Les organisateurs disent que lors de l’événement les grands rabbins parleront de l’actualité et des dangers engendrés par les nouvelles réformes dans les domaines de la religion et de l’État.
par hassidout | 1 Fév, 2022 – 30 Shevat 5782 | MAGAZINE, Psychologie |
J’avais été laissé totalement seul, en communion absolue avec moi-même. J’avais hâte de m’en aller.
J’étais dans une épicerie lorsqu’une femme s’est dirigée vers moi dans l’allée en portant des cartons vides. Elle s’est heurtée à tout le monde et à tout ce qu’il y avait dans l’allée et s’est retrouvée coincée entre une étagère et ses cartons. Avec un soupir, elle dit : « On dirait que je me mets toujours dans des situations compliquées. »
L’un des obstacles sur le chemin de la spiritualité est la réticence de nombreuses personnes à réfléchir consciemment sur elles-mêmes. La raison de cette réticence m’est apparue lorsque j’ai fréquenté une station thermale pour traiter ma lombalgie chronique. Je voulais éviter les analgésiques puissants car je ne suis que trop conscient du risque élevé de leur dépendance. Lorsque mon poste de directeur dans un hôpital psychiatrique très fréquenté m’a amené à un point d’épuisement, j’ai décidé de « m’éloigner de tout » dans la paix et la tranquillité d’un spa minéral.
Le premier jour, on m’a installé dans un bain à remous dans une petite cabine. Ce n’était rien de moins que le paradis. Je me suis détendue dans l’eau chaude, dont les courants tourbillonnants détendaient doucement tout mon corps. J’étais en paix et rien ne pouvait troubler cette paix. Après cinq ou six minutes très agréables, je suis sorti du bain à remous en disant au préposé combien l’expérience avait été relaxante. À mon grand étonnement, il m’a dit : « Vous ne pouvez pas encore sortir, monsieur. Le traitement ici exige que vous restiez dans le bain à remous pendant 25 minutes. »
Plus de cinq minutes de tranquillité m’étaient intolérables. Pourquoi ?
Je suis retourné dans le jacuzzi, mais plus pour une expérience agréable. Chaque minute durait une éternité douloureuse et au bout de cinq minutes, je n’en pouvais plus. Lors de mon deuxième exode, le préposé m’a informé que si je ne terminais pas les 25 minutes requises, je ne pourrais pas passer à la phase suivante du traitement. Ne souhaitant pas avoir dépensé mon argent en vain, je suis revenu pour 15 minutes onterminables de torture absolue.
Plus tard, j’ai réfléchi à ce qui avait été un réveil brutal. J’étais persuadé que ma détresse était due aux pressions incessantes de ma profession : une salle d’urgence très fréquentée, recevant des cas 24 heures sur 24 ; un hôpital psychiatrique de 300 lits dont j’étais responsable ; le fait de servir de remplaçant à chacun des 300 patients si leur psychiatre personnel n’était pas disponible ; les appels fréquents de membres de la famille désemparés, de la police, d’avocats, de représentants du gouvernement de l’État et de diverses agences sociales. Maintenant que j’étais temporairement libéré de ces pressions écrasantes, je trouvais intolérable d’avoir plus de cinq minutes de paix. Pourquoi ?
Après un peu d’auto-analyse, la réponse est devenue évidente. Nous sommes adeptes de la diversion, de l’amusement d’une manière ou d’une autre, mais beaucoup d’entre nous sont incapables de se détendre véritablement. Nous nous divertissons en lisant, en regardant un film, en jouant au golf ou aux cartes, en discutant avec quelqu’un, en écoutant la chaîne stéréo ou un CD ou de nombreuses autres activités. Mais se divertir, c’est se distraire, car c’est ce que sont toutes ces activités : des distractions. En concentrant notre attention sur ces activités, nous détournons notre attention de tout, y compris de nous-mêmes. Lorsque toutes les distractions sont éliminées, nous nous retrouvons seuls avec nous-mêmes, forcés d’entrer en contact direct avec notre propre personnalité et les défauts de personnalité qui nous troublent, et c’est là que réside la difficulté.
Je me suis rendu compte qu’en restant seul dans le box du spa, je n’avais personne à qui parler, rien à écouter, rien à lire, rien à regarder, rien à faire. J’avais été laissé totalement seul, en communion absolue avec moi-même. Il est courant de constater que lorsqu’on reste seul dans une pièce avec une personne que l’on n’aime pas, l’expérience peut être très désagréable et l’on a hâte de s’en aller.
Cette prise de conscience a soulevé la question suivante : qu’est-ce que je n’aimais pas chez moi ? Pourquoi ne pouvais-je pas tolérer d’être en ma propre présence ?
J’ai émis l’hypothèse que je devais avoir certains traits de caractère que je préférerais refouler, mais dont je pouvais ignorer l’existence tant que j’étais distrait par divers stimuli et préoccupations externes. En poursuivant mon introspection, j’ai découvert que j’étais une personne jalouse, qui se plaignait souvent que les autres aient plus que moi. J’étais souvent vaniteux, cherchant à impressionner les gens. J’ai pris conscience que lorsque quelqu’un m’offensait, je pouvais le haïr avec passion. J’avais des tentations et des impulsions qui, selon moi, devraient être étrangères à une personne vraiment morale. Je me suis dit que si les gens découvraient un jour quelles émotions se cachaient sous cette façade que je présentais au monde, ils me rejetteraient probablement. Et comment pourrais-je jamais mériter les bénédictions de Dieu si j’étais effectivement une personne vile ?
Au cours de cette réflexion sur soi plutôt déprimante, je suis tombé sur un passage du Talmud qui m’a permis d’adopter une perspective différente. Le Talmud explique (Tractate Shabbat 89a) que les divers commandements bibliques de comportement ont été donnés à l’homme précisément parce qu’il a un corps fondamentalement animal, soumis à tous les instincts et pulsions du monde animal. La particularité de l’homme est qu’il peut devenir maître de ces pulsions. En d’autres termes, la découverte de traits animaliers en moi n’était pas une raison pour me considérer comme une « mauvaise » personne.
Un peu d’enquête auprès de mes patients a confirmé mon hypothèse : de nombreuses personnes sont en effet incapables de se tolérer elles-mêmes, car elles nourrissent des sentiments de négativité autodirigés. Leur malaise peut être si grand qu’ils emploient diverses tactiques, parfois très radicales, pour fuir ou nier leur identité telle qu’ils la perçoivent.
Je crois que ce triste état de choses est le résultat d’une distorsion de l’image de soi. En d’autres termes, ces personnes sont en réalité des gens bien, compétents et sympathiques. Le problème est qu’elles n’ont pas conscience de cette réalité. Au lieu de se voir telles qu’elles sont réellement, elles développent en quelque sorte une image déformée d’elles-mêmes, et c’est cette image déformée, qu’elles prennent pour leur image réelle, qui devient intolérable.
Il va sans dire que l’alcoolisme et les autres toxicomanies sont souvent le résultat de la tentative d’une personne d’effacer une conscience de soi qui est inconfortable et qui est basée sur des notions de soi fausses et injustifiées.
La spiritualité est liée à ce qui est unique chez les humains et à la manière dont ils maîtrisent leurs instincts de type animal. Cela nécessite une conscience de soi valide et précise, qui peut être déformée par des illusions négatives sur sa propre personne. Pour que la spiritualité soit omniprésente, certains aspects de l’humanité doivent être perçus de manière réaliste et appréciés.
Le Rav Dr Abraham J. Twerski, psychiatre, Rav et auteur réputé qui a aidé des milliers de personnes avec son approche de la Torah sur la dépendance et le rétablissement, est décédé le dimanche 18 Chevat 5781. Il avait 90 ans.
Le Rav Twerski était un descendant des dynasties de Tchernobyl et de Sanzer et a retracé son arbre généalogique jusqu’au Baal Shem Tov. Il est également un descendant de l’Alter Rebbe et du Mitteler Rebbe.
Le Rav Twerski est né à Milwaukee, Wisconsin. Il s’inscrit au Hebrew Theological College de Chicago et obtient sa semikha en 1951. Il pratique comme Rav pendant plusieurs années à Milwaukee, avant de devenir psychiatre et de déménager à Pittsburgh.
Le Rav Twerski a fondé à la fois le centre de réadaptation Gateway basé en Pennsylvanie et le centre de réadaptation Shaar Hatikvah pour les prisonniers israéliens et a été directeur clinique de l’hôpital S. Francis de Pittsburgh et professeur agrégé de psychiatrie à la faculté de médecine de l’Université de Pittsburgh.
Dans une interview avec Here’s My Story de JEM, il a révélé que le Rabbi lui enverrait des patients. « Le Rabbi m’envoyait des patients », a-t-il dit, « c’est-à-dire qu’il avait l’habitude de dire aux gens d’aller voir un rofeh yedid – un médecin qui est un ami du patient – et j’ai été désigné comme le rofeh yedid, ou comme un du rofeh yedid .
Le Rav Twerski envoyait également ses patients voir le Rabbi. « J’ai vu l’impact psychologique qu’il avait sur les gens. Mon instinct était qu’il avait une façon de faire en sorte que les gens se sentent spéciaux parce qu’il les traitait comme spéciaux.
Il a également composé un Nigun sur les mots «Hoshiah Et Ame’ha» qui était souvent chanté aux Farbrenguens du Rabbi.
Le Rav Twerski est l’auteur de plus de 60 livres et de livres sur le judaïsme et l’entraide, et est un expert de renommée mondiale sur la toxicomanie qui a aidé des milliers de personnes au fil des ans.
par hassidout | 31 Jan, 2022 – 29 Shevat 5782 | MAGAZINE |
Cette année 5782 est une année embolismique. Aussi, notre calendrier complète cette fois treize mois. Au lieu d’un seul Adar, nous en avons deux: Adar-Richon («Premier Adar») et Adar-Chéni («Deuxième Adar»).
Notre calendrier juif est basé sur la lune. Celle-ci, au commencement de chaque mois hébraïque, paraît dans le ciel sous forme de mince croissant qui grandit chaque nuit jusqu’à devenir une pleine lune bien ronde au milieu du mois. En suite elle commence à décroître et finit par disparaître complètement vers la fin du mois; pour paraître de nouveau au commencement du mois suivant.
Quand la lune paraît d’abord sous forme de mince croissant, elle est appelée «Nouvelle Lune» (en hébreu Molad: naissance de la lune). Le Chabbat qui précède la nouvelle lune, nous annonçons et bénissons le mois nouveau (sauf celui de Tichri qui est béni par Dieu seul). La période comprise entre une nouvelle lune et une autre est d’un peu plus de vingt-neuf jours et demi. C’est la durée d’un mois lunaire. Toutefois, comme nous ne pouvons avoir une moitié de jour appartenant à un mois, et l’autre moitié au mois suivant, notre calendrier a été arrangé de telle sorte que nous avons des mois hébraïques comprenant tantôt vingt-neuf jours, tantôt trente. Jamais plus, jamais moins.
Voilà pourquoi nous avons parfois un seul jour de Roche-‘Hodèche, et parfois deux. Un seul, cela signifie que le mois en cours compte vingt-neuf jours. Dans le cas où il y en a deux, le second jour de Roche-‘Hodèche est le premier jour du mois nouveau, tandis que le premier est le dernier jour (le trentième) du mois finissant. Ainsi, quand nous annoncerons la nouvelle lune d’Adar-Richon (cette année), le Chabbat précédent, nous dirons : «Roche-‘Hodèche Adar-richon sera le mercredi et le jeudi; puisse-t-il nous être bénéfique!». Cette annonce nous fait comprendre immédiatement que le mois finissant de Chevat compte trente jours, et que le premier jour d’Adar-I est le jeudi qui suit.
Dans une année «régulière» nous avons six mois «pleins» de trente jours chacun, et six mois «courts» de vingt-neuf, s’alternant les uns les autres (30-29, 30-29, etc.). Ce qui nous donne un total de 354 jours dans l’année hébraïque (certaines années, nous «perdons» un jour, d’autres, nous en «gagnons» un, ce qui fait un total annuel de 353 ou 355 jours selon le cas. Il y a de bonnes raisons à ces fluctuations: celle par exemple d’éviter que Yom-Kippour ne tombe un vendredi ou un dimanche.
L’Importance des Saisons
II est, certes, important pour nous de connaître notre calendrier; c’est par lui que nous savons les dates de nos fêtes. Roch Hachanah est le premier et le deux Tichri; Yom-Kippour, le 10, et Souccoth commence le 15 du même mois. Pessa’h commence le 15 Nissan, et Chavouot, le cinquantième et cinquante et unième jours suivants (soit le 6 et 7 Sivan). Puis viennent ‘Hanouccah, Pourim et les jours de jeûne. Roche-‘Hodèche même est comme une petite fête qui comporte des prières spéciales, etc.
Les fêtes posent néanmois un problème; car la Torah nous dit non seulement quel mois et quel jour elles doivent être célébrées, mais aussi en quelle saison. Par exemple, elle nous prescrit de célébrer Pessa’h au printemps (l’époque de l’année où nos ancêtres quittèrent l’Egypte), et Souccot en automne.
Or, la Lune n’a rien à voir avec les quatre saisons de l’année. Celles-ci sont, comme chacun sait, le résultat du mouvement du soleil dans le ciel. Un jour d’été, à midi, le soleil est juste au-dessus de nos têtes et il darde ses rayons sur nous suivant une ligne presque verticale. En hiver, le soleil est bas et oblique, il ne nous réchauffe guère. Les quatre saisons occupent une année entière, laquelle est différente de l’année lunaire. L’année solaire compte 365 jours et un peu moins de six heures; tandis que l’année lunaire compte onze jours de moins.
Un Rajustement Nécessaire
Si donc nous négligions totalement l’année solaire, nos fêtes ne tomberaient pas dans la même saison d’une année à l’autre. Chaque année, elles reculeraient de onze jours. Il suffirait d’une succession de trois ans pour qu’elles soient en retard d’un mois environ sur leurs saisons respectives. En neuf ans, il y aurait trois mois de différence, et Pessa’h ne viendrait plus au printemps, mais en hiver !
Pour cette raison, nous ne devons pas laisser dériver loin l’une de l’autre les années lunaire et solaire. A intervalles nous devons les rapprocher. C’est pourquoi notre calendrier hébraïque compte un mois supplémentaire tous les trois ans environ, quand la différence de onze jours se multiplie jusqu’à atteindre un mois à peu près. Ce mois supplémentaire, nous l’ajoutons après celui de Chevat, repoussant ainsi Nissan de ce qu’il faut pour le remettre à la place qui est la sienne, c’est-à-dire au printemps. Une fois ce rajustement opéré, toutes les autres fêtes tombent quand il faut et à leur saison adéquate. Notre calendrier est vraiment un instrument merveilleux. Nos Sages qui l’ont arrangé une fois pour toutes et pour tous les temps étaient véritablement versés en astronomie et en mathématiques.
Rythme des Années Embolismiques
Quelle est la fréquence de l’année embolismique? Il faut dix-neuf ans pour ajuster l’année lunaire à l’année solaire, de sorte que toutes deux commencent presque exactement en même temps. C’est pourquoi le calendrier hébraïque est divisé en périodes (ou cycles) de dix-neuf ans. Chacune d’elles comprend sept années embolismique. Ce sont les 3e, 6e, 8e, lie, 14e, 17e et 19e.
Il est donc facile de savoir si une année quelconque est embolismique. Il suffit de diviser l’année en question par 19. Si, une fois la division faite, il reste 3, 6, 8, 11, 14, 17 ou 19 (c’est-à-dire zéro dans ce dernier cas), c’est une année embolismique. Prenons par exemple l’année: 5757, divisons-la par 19, il reste 0 (en effet, 303×19=5757). Cela signifie que nous sommes dans la dernière année du 303e cycle (depuis la Création du monde), et qu’elle est une année embolismique. Sarah AZINCOT / Loubavitch.fr