Reb Menachem Mendel Futerfas et la campagne des Tefilines du Rabbi de Loubavitch

Reb Menachem Mendel Futerfas et la campagne des Tefilines du Rabbi de Loubavitch

 

Reb  Menachem Mendel Futerfas (1906-1995, était un célèbre Hassid du Rabbi précédent et du Rabbi actuel. Il était l’un des meilleurs étudiants du célèbre Mashpia, Reb Zalman Moishe HaYitzchaki . Il a été incarcéré pendant 14 ans dans les goulags de Sibérie pour avoir ouvert des Talmud Torah

Après avoir quitté la Russie, le Rabbi Loubavitch , Menachem Mendel Schneerson , lui a ordonné de servir de Mashpia dans la Yeshiva de Tomchei Temimim à Kfar Chabad, en Israël . Il y est arrivé à l’été 1973 où ses Farbrengens étaient célèbres.

C’était une figure légendaire du village de  Kfar ‘Habad, situé sur la route de Tel-Aviv à Jérusalem. Après avoir purgé huit longues années dans le goulag sibérien, Reb Mendel Futerfass avait obtenu la permission de quitter l’Union Soviétique et de rejoindre enfin sa femme et ses enfants qui l’avaient précédé dans le monde libre dix-huit ans auparavant.

Reb Mendel ne parlait que rarement de sa détention et des conditions effroyables qu’il y avait subies : le froid, la faim, la promiscuité avec des criminels endurcis, les coups, le travail épuisant… Mais il affirmait qu’il y avait résolu deux problèmes : la cacherout (puisqu’il n’y avait de toute manière rien à manger…) et le respect du Chabbat.

Comment ? Dès le début, il avait annoncé avec fermeté que, quoi qu’il lui arrive, quelles que soient les menaces, jamais il ne travaillerait le Chabbat.

« Apparemment », constatait-il avec un brin de philosophie, « je l’avais affirmé avec un tel sentiment de vérité que j’ai effectivement réussi à ne jamais travailler le Chabbat « .

Durant toutes ces années, il s’était aussi arrangé pour disposer d’au moins trente grammes de Matsa Chmoura le premier jour de la fête de Pessa’h – grâce aux paquets de nourriture que sa famille avait le droit de lui envoyer une ou deux fois par an. S’il lui restait un peu plus que ces trente grammes, il en donnait à un autre Juif, prisonnier comme lui ou alors il gardait précieusement la Matsa pour l’année suivante…

Dès qu’il put sortir d’Union Soviétique, il rejoignit d’abord sa femme et ses enfants à Londres, puis s’installa en Israël où il enseignait à la Yechiva Loubavitch de Kfar Habad, et encourageait chacun à développer des sentiments ‘hassidiques comme ceux qui lui avaient permis de survivre dans les pires conditions.

Quand le Rabbi lança, en juin 1967, la toute première campagne de Mitsvot – s’efforcer de mettre les Téfilines à chaque Juif – Reb Mendel fut le premier à se joindre aux jeunes gens remplis d’énergie et d’enthousiasme qui se rendaient en voiture chaque vendredi dans la ville de Rishon Letsion pour contacter les habitants de la ville qui n’auraient pas encore mis les Téfilines ce jour-là. Plutôt que de flâner ou se consacrer aux préparatifs de Chabbat, ces jeunes étudiants de Yechiva consacraient leur temps libre à aider d’autres Juifs à accomplir cette importante Mitsva.

Or Reb Mendel n’était plus très jeune ; de plus, la marche lui était très pénible et même le simple fait de monter dans une voiture ou en descendre lui coûtait un effort considérable. Quiconque le voyait agir en éprouvait une grande peine ! De plus, la voiture devait se garer assez loin de l’endroit où se dressait le stand de mise des Téfilines, ce qui aggravait encore la situation.

Et pourtant, chaque vendredi, Reb Mendel insistait pour voyager. Il ne savait pas parler l’hébreu courant mais quand il balbutiait avec un mauvais accent : « Moi Juif, toi Juif, mets les Téfilines ! », qui aurait pu refuser un tel argument, qui aurait pu lui demander sèchement de s’occuper de ses propres affaires ?

Le regretté Reb Cholom Feldman lui demanda un jour pourquoi il s’entêtait à ce point et faisait même perdre du temps à ses compagnons d’équipée. Reb Mendel répondit, sur un ton d’évidence :

« De fait, il y a deux raisons pour lesquelles je tiens tellement à agir pour cette campagne du Rabbi : quand j’étais prisonnier, il y eut des périodes durant lesquelles je ne disposais pas de Téfilines. (Un jour il soupira en évoquant cette période : Si seulement aujourd’hui, alors que je possède de très belles paires de Téfilines, je pouvais prier avec la même ferveur que j’avais alors…). Tu comprends ? Cela me manque ! Cette longue période où je n’avais pas de Téfilines me manque ! Je dois la réparer, et en mettant les Téfilines à d’autres Juifs, cela remplace un peu toutes les fois où je n’ai pas pu les mettre moi-même!».

Telle était la réponse d’un ‘Hassid ! Bien qu’il n’ait commis aucune faute et que personne ne puisse lui tenir rigueur de cela, ce manque lui pesait et il éprouvait le besoin d’y apporter une compensation.

Quant à la seconde raison, voici comment il l’exprimait : « Je veux agir, ne serait-ce que symboliquement, pour prouver mon attachement au Rabbi ! Sinon, en quoi pourrais-je prétendre être un ‘Hassid du Rabbi ? ». Il expliquait encore :

« La campagne des Téfilines est une directive claire du Rabbi. Dans les autres domaines, quand le Rabbi te demande quelque chose, tu ne peux jamais être sûr que tu as bien compris et que tu t’es acquitté de la mission à 100 %. Mais quand il s’agit d’une action concrète, quand tu as mis les Téfilines à un autre Juif qui, autrement, ne les aurait peut-être pas mis, là tu ressens que tu as accompli la volonté du Rabbi ! Rien que pour cela, j’estime qu’il est normal de fournir un effort ! ».

Traduit par Feiga Lubecki – Loubavitch.fr

 

La nourriture des hommes : Un Juif mange avec ruse

La nourriture des hommes : Un Juif mange avec ruse

 

Le pain et la Parole de D.ieu

Le verset (Devarim 8, 3) : “ Car ce n’est pas seulement de pain que vit l’homme, mais de la Parole de D.ieu ” doit être interprété de la manière suivante. Un homme ne tire pas sa vitalité des ingrédients matériels composant les aliments dont il se nourrit, “ seulement du pain ”. Il vit, en réalité, par la parcelle divine, la “ Parole de D.ieu ” qui se trouve en ces aliments. Celle-ci se confond à sa chair et à son sang, alors que tout le reste devient des déchets, refoulés à l’extérieur par l’organisme.
(Likouteï Si’hot, tome 19, page 295)

Message de l’âme

Lorsque tu as faim ou soif, sache qu’un message adressé à ton corps est ainsi émis par ton âme, désirant intégrer la vitalité divine qui se trouve dans cet aliment ou dans cette boisson afin de pouvoir mener à bien la mission qui lui a été assignée par la divine Providence, ici-bas.
(Kéter Chem Tov, page 25)

Finalité de la nourriture

Un homme ne mange pas pour ce qu’il tire de l’aliment, car il a, en réalité, un niveau plus haut que celui de cet aliment. En réalité, Il consomme l’aliment dans son intérêt, afin de lui apporter l’élévation. Pour autant, il peut en être ainsi uniquement dans la mesure où cet homme est bien animé d’une telle motivation. A l’opposé, si son seul but est la recherche de son propre plaisir, il provoque irrémédiablement la chute de cet aliment.
(Likouteï Si’hot, tome 2, page 455)

Ruse

Un Juif mange avec ruse. En observant l’homme rusé, on peut penser qu’il pactise avec son ennemi, alors qu’en réalité, il agit à l’encontre de sa volonté. Il semble s’investir dans le monde matériel, manger et boire, alors qu’en fait, sa seule motivation est le Nom de D.ieu. Il ne fait, en l’occurrence, que porter les “ vêtements d’Essav ”. Car, il est animé d’un désir profond, celui de restituer au domaine de la sainteté les parcelles divines se trouvant dans ces aliments.
(Likouteï Si’hot, tome 3, page 796)

Végétal

Commentant le verset : “ Car, l’homme est tel l’arbre du champ ”, le Sifri dit : “ Cela nous enseigne qu’un homme reçoit la vitalité uniquement de l’arbre ”. Certes, il consomme également de la viande, mais seul le pain le rassasie. De fait, D.ieu façonna son corps en sorte que sa vitalité provienne essentiellement des végétaux, précisément parce que ceux-ci poussent et grandissent sans cesse. Et, celui qui grandit le plus, qui devient le plus haut est l’arbre.
(Likouteï Si’hot, tome 4, page 1114)

Goût et odeur

Un aliment se caractérise, en outre, par son odeur et, de fait, le sens olfactif surpasse le fait de manger. C’est pour cette raison qu’un aliment est consommé par la bouche, le portique révélant la dimension superficielle de l’intellect. A l’opposé, on sent par le nez, portique révélant sa dimension profonde.
(Likouteï Si’hot, tome 5, page 402)

Faim et soif

L’homme qui mange du pain parce qu’il a faim, qui boit de l’eau parce qu’il a soif, ne recherche pas la compréhension intellectuelle de la manière dont le pain assouvit la faim et l’eau, la soif. Or, il doit en être de même, dans le domaine spirituel. L’âme a faim et soif du pain et de l’eau que sont la Torah et des Mitsvot, mais seule importe l’action concrète, qui est nécessairement la première étape. On ne peut en aucune façon attendre d’avoir compris pour agir.
(Likouteï Si’hot, tome 11, page 294)

Partie intégrante de la chair

Les aliments se confondent à la chair et au sang. C’est la raison pour laquelle l’homme acquiert le caractère de ce qu’il mange. De ce fait, il est permis de consommer la viande d’un animal cacher, mais non son sang. Car, la digestion modifie la nature de la viande, avant de l’intégrer à la chair, ce qui écarte le risque, alors que le sang, qui est liquide, en deviendrait partie intégrante sans être modifié. Ceux qui consomment abondamment du sang acquièrent ainsi pleinement les caractères de leur âme animale.
(Likouteï Si’hot, tome 14, page 51)

Le rôle de la femme

Pour apporter l’élévation à la matière, il est nécessaire de posséder une soumission profonde. Or, une femme possède cette qualité d’une manière naturelle, alors que “ l’homme est, par nature, conquérant ”. C’est précisément pour cela qu’il revient généralement à la femme de préparer les aliments que tous consomment par la suite.
(Likouteï Si’hot, tome 20, page 224)

Le repas du Machia’h

Toute action doit être pénétrée de la conscience de la délivrance et du Machia’h. Ceci s’applique également à ce que l’on mange et à ce que l’on boit. En effet, on doit attendre avec impatience le festin au cours duquel on servira le Léviathan, le grand Buffle et le vin vieux. Bien plus, même à l’issue d’un copieux repas, on aura encore faim de ce festin et l’on affirmera donc à D.ieu que l’on se trouve dans l’impossibilité d’accomplir pleinement les termes du verset : “ Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras l’Eternel ”, tant que le Saint béni soit-Il n’aura pas dressé la table du monde futur.
(Discours du Rabbi, Chabbat Parchat Vayéra 5752-1991)

Hayom Yom du 15 Sivan : Les 4 formes de discours de l’Admour Hazaken : Dera’him, Iguerot, Torot et Ketavim

Hayom Yom du 15 Sivan : Les 4 formes de discours de l’Admour Hazaken : Dera’him, Iguerot, Torot et Ketavim

בתחילה היה רבינו הגדול [אדמו’ר הזקן] אומר דרושים קצרים במאוד, מרעישי הלב ומלהיבים מאד, ונקראו בשם ‘דרכים’, אח’כ נקראו ‘אגרות’ והם ארוכים יותר. אח’כ השתלשל שנקראו ‘תורות’ והם שרשי הדרושים שב’תורה-אור’ ו’לקוטי-תורה’, אח’כ ארוכים מעט יותר ונקראו ‘כתבים’, והם בביאור בהשגה רחבה לפי ערך.

 

Au début, l’Admour Hazaken prononçait des discours très courts, qui enflammaient le coeur de ceux qui les écoutaient. Ils étaient appelés ‘Dera’him‘ (chemins).

Puis, ils devinrent un peu plus longs et furent appelés ‘Iguerot‘ (missives).

Ensuite, ils se transformèrent en ‘Torot‘ (enseignements). Ceux-ci furent à l’origine des commentaires qui constituent le Likouteï Torah et le Torah Or.

Par la suite, ils furent encore plus longs et s’appelèrent ‘Ketavim‘ (écrits). Ceux-ci comportèrent une analyse logique relativement plus développée.

‘Malhout Che bé Mal’hout’ , par le Rav Yaacov Abergel

‘Malhout Che bé Mal’hout’ , par le Rav Yaacov Abergel

 

דבר מתוך דבר מלכות

Le don de la Torah représente le dévoilement de l’Essence divine.

Le Rabbi nous enseigne que le ‘Hidouch (la nouveauté) essentiel de Matan-Torah fut que la force de l’Essence divine se dévoila dans la Torah. Par cela il y eu un ‘Hidouch dans la Torah et dans les Mitsvoth (lesquels ont le pouvoir de transformer le monde). Il y eut également un ‘Hidouch pour les enfants d’Israël qui reçurent la Torah et en devinrent les propriétaires du fait que la Torah a le pouvoir de dévoiler l’Essence de l’âme des enfants d’Israël.

La qualité de l’Essence divine est qu’elle agit dans le monde, du fait qu’elle est élevée au-dessus du monde et au-dessus de ce qui est au-delà du monde. C’est précisément pour cela que l’Essence divine peut pénétrer et agir dans tous les endroits, qu’ils soient matériels ou spirituels, et tout cela provient de la perfection infinie de l’Essence. La force de l’Essence divine qui pénétra dans la Torah et les Mitsvoth pénétra aussi dans le monde et le transforma.

Le dévoilement de l’Essence divine à Matan-Torah s’exprime par le fait que le Nom divin ‘Havayéh’ Se révéla dans l’âme et dans le corps de chaque Juif. Hachem dévoila Son Essence dans la Torah ainsi qu’il est écrit ‘J’ai écrit Mon Essence et Je L’ai donnée’. Cela eut pour effet que même lorsque l’âme descend dans l’obscurité du monde et s’habille dans le corps, elle est toujours ‘une parcelle véritable de Divinité d’en-haut’ et quand un Juif étudie la Torah ou accomplit les Commandements divins, la force du lien qui l’unit à son Père qui est dans le ciel se dévoile dans son âme.

C’est à ce sujet qu’il est dit : ‘Je (Anohi) suis L’Eternel (Havayéh) Ton D.ieu (Elokeï’ha) : Ano’hi représente ici le dévoilement de l’Essence divine et avec Matan-Torah L’Eternel (Havayéh) est devenu Ton D.ieu (Elokeï’ha), c’est à dire que la possibilité nous fut donnée de dévoiler en nous-mêmes (l’âme dans le corps) l’Essence divine.

Le Rabbi nous enseigne que plus le niveau de Divin qui se dévoile à nous est élevé plus notre soumission est profonde. En d’autres termes, plus un Juif se rapproche du Divin et plus il est soumis. Par ailleurs, plus il se soumet à D.ieu plus il attire le Divin car ‘D.ieu ne réside que dans un endroit qui lui est parfaitement soumis’. Aussi, chaque Juif possède la force de se soumettre totalement à D.ieu et cela au point d’être prêt à sacrifier sa propre vie si cela est nécessaire. C’est précisément parce qu’il possède cette force de soumission qu’il est capable d’agir dans ce monde matériel et de combattre le mauvais penchant. C’est aussi pour cette raison que la Torah a été donnée dans ce monde ici-bas, afin de purifier ce monde matériel et de vaincre le mauvais penchant.

Comme il a été dit précédemment ‘le dévoilement de l’Essence divine à Matan-Torah s’exprime par le fait que le Nom divin ‘Havayéh’ Se révéla dans l’âme et dans le corps de chaque Juif. Ainsi, les quatre Lettres du Nom Havayéh correspondent avec les dix forces de l’âme : ‘Ho’hmah (Lettre Youde) Binah (Lettre Hé) les six Midot (Lettre Vav) et Mal’hout (Lettre Hé). Par ailleurs, pour que la lumière divine puisse se dévoiler aussi dans le corps matériel, car c’est cela l’essentiel du ‘Hidouch de Matan-Torah, D.ieu créa le corps des Juifs de manière qu’il convienne à l’âme. C’est la raison pour laquelle D.ieu a formé le corps matériel des Juifs à l’image du Nom Havayéh, afin qu’il soit apte à recevoir le dévoilement de la lumière de l’âme (‘Tsourat ha-nafchi’ d’après le Rabbi Maharach) : la tête est à l’image de la Lettre Youde (telle un point) et le corps est tel la Lettre Vav (tel un axe), les cinq doigts de la main et les cinq doigts des pieds sont comme les deux Lettres Hé du Nom Havayéh (la valeur numérique de la lettre Hé est égale à cinq.)

Dans le compte du Omer le jour de ‘Mal’hout ché bé Mal’hout’ est le jour qui précède le Jour du don de la Torah, le Jour de Chavouot. Pendant tous les jours du compte de l’Omer (49 jours qui correspondent à la transformation des 7 midot de l’âme animale. Chaque mida de l’âme animale (‘Hessed ou Gvurah ou Tifféreth…) inclut en elle les 7 midot (Hessed, Gvurah, Tifféreth, Netsa’h, Hod Yessod et Mal’hout), donc les 7 midot sont composées par 49 facettes (7 fois 7) et à la fin de 49 jours on parvient à la fin du raffinement des 49 facettes de l’âme animale. On a alors transformé ces 49 aspects négatifs de l’âme animale en des aspects positifs et sommes désormais aptes à recevoir le dévoilement de l’Essence divine exprimé par le don de la Torah.

Dans l’âme de l’homme il y a la mida de Mal’hout qui correspond au second ‘Hé’ du Nom divin Havayéh. Dans le Livre du Tanya l’Admour Hazaken écrit que la séfira de Mal’hout exprime ‘la crainte inférieure’ ou, autrement dit, ‘Kabalat ol Mal’hout Chamaïm’ : ‘l’acceptation du joug divin’ à l’exemple d’un serviteur qui sert son maître tout en ressentant de la crainte.
Par ailleurs, la séfira de Mal’hout représente la Parole divine : ‘les dix paroles’ au moyen desquelles L’Eternel créé et vivifie les mondes et tous les êtres qu’ils contiennent. L’Admour Hazaken ajoute à cela (dans la partie du Tanya intitulée ‘Iguéreth ha Téchouva’) qu’un roi de chair et de sang gouverne son peuple également au moyen de sa parole. De fait, la force de la parole est allusionnée par la lettre Hé car la source de la parole de l’homme est le souffle, qui provient de son cœur, que l’on entend lorsque l’on prononce la lettre Hé.

‘Mal’hout ché bé Mal’hout’ représente l’Essence même de ‘Kabbalat ol’, c’est à dire l’Essence de notre acceptation du joug divin. Un Juif, après avoir compté tous les jours du compte de l’Omer doit parvenir à la décision d’accepter de prendre sur lui le joug de la Torah et des Commandements divins.
Le désir le plus essentiel qui se cache dans le cœur de chaque Juif est que sa propre volonté se fonde en celle de D.ieu, et lorsqu’il décide que D.ieu est son Roi il ne fait qu’exprimer le désir de son âme. L’Essence de l’âme Juive (qui est enracinée dans l’Essence divine) ressent le Divin et Le désire constamment, aussi, ‘Mal’hout ché bé Mal’hout’ est l’expression de notre plus profond désir : celui de recevoir le dévoilement de D.ieu dans notre âme et dans notre corps. Ainsi, à la veille du Jour de Chavouot, chaque Juif décide de manière profonde d’être un serviteur de D.ieu au point que L’Eternel soit son D.ieu ainsi qu’il est dit : ‘Je (Anohi) suis L’Eternel (Havayéh) Ton D.ieu (Elokeï’ha). Par cette décision il devient un réceptacle pour recevoir, par l’intermédiaire de la Torah, l’Essence divine ainsi que D.ieu l’a déclaré : ‘J’ai écrit Mon essence et Je L’ai donnée’.

C’est à l’évidence grâce à notre attachement au Rabbi que nous pourrons recevoir un tel dévoilement. L’œuvre du Rabbi intitulée Dvar Mal’hout n’exprime-t-il pas le fait que le Rabbi lui-même est le Roi (Mal’hout) qui dirige le peuple au moyen de sa parole (Dvar). Les paroles des enseignements du Rabbi nous dirigent véritablement et nous donnent les moyens de nous soumettre à D.ieu au point que toutes nos pensées toutes nos paroles et toutes nos actions ont pour but de faire tout ce qui en notre pouvoir pour provoquer le dévoilement du Machia’h.

Le cinquantième jour de l’Omer représente lui-même le dévoilement de l’Essence de la Torah (la Torah ‘Hadacha) au moment de la Délivrance finale. Or, la Torah ‘Hadacha est liée à l’attribut divin de ‘Binah’ du fait qu’elle elle est ‘le dévoilement de la cinquantième porte de la Connaissance’. L’attribut de ‘Binah’ est lui-même défini par la ‘Hassidout comme la qualité de comprendre une chose à partir d’une (autre) chose : ‘léavin davar mito’h davar’.

C’est précisément ce que le Rabbi nous permet : saisir l’Essence de la Torah (‘Davar’) à partir de l’étude du Dvar Mal’hout (‘Mito’h Dvar Mal’hout’). La Torah du Rabbi a le pouvoir de nous unir à l’Essence divine et de La dévoiler en nous-mêmes et dans ce monde matériel. Le Rabbi nous mène directement à la Délivrance finale que nous vivrons avec l’aide d’Hachem très bientôt et de nos jours.

Vendredi 3 juin 2022 à 10h30 : Etude en direct du Kovets Bamidbar – « Chavouot – Les préparatifs de la veille d’une fête », avec le Rav Levi Azimov

Vendredi 3 juin 2022 à 10h30 : Etude en direct du Kovets Bamidbar – « Chavouot – Les préparatifs de la veille d’une fête », avec le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
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Chavouot – Les préparatifs de la veille d’une fête
Source : Likouté Si’hot volume 28, Si’ha sur (la veille de) Chavou’ot