L’instinct réfléchi – Tanya du jour du 1 Iyar 5782 – 02/05/22 – Rav Yehuda Israelievitch
Le Chalia’h Habad de leur ville natale de Kryvyi Rih, dans l’est de l’Ukraine, est toutefois apparemment beaucoup plus désireux de parler des Zelensky, qui sont juifs.
Cette semaine, le Rav Liron Ederi, émissaire du mouvement Habad-Loubavitch dans la ville, a longuement parlé à un journal orthodoxe en Israël de ses liens avec Oleksandr et Rymma Zelensky, qui, selon le Rav, l’ont aidé à promouvoir au moins deux causes communautaires juives avec leur fils, le président.
L’interview du Rav Liron Ederi a donné un rare aperçu de la vie des parents de Zelensky, peu enclins aux médias, au milieu de l’intérêt international intense que suscite leur fils. Pour beaucoup, le président ukrainien est un héros – certains juifs l’ont qualifié de « Maccabée moderne » – en raison de sa transformation en chef de guerre après l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février et le déclenchement des hostilités qui ont fait des milliers de morts.
L’interview – qui a été publiée cette semaine en hébreu dans Ktifa, un magazine appartenant au journal israélien Yated Ne’eman – pourrait s’avérer controversée dans un pays où l’antisémitisme est courant et où Zelensky a juré de ne pas reproduire la corruption et le népotisme des gouvernements précédents.
Le Rav Liron Ederi a raconté au journal un cas dans lequel, selon lui, le père du président aurait contribué à empêcher une législation visant à interdire la production de viande casher (si les efforts pour interdire la production de viande casher ont été répandus ailleurs en Europe, aucune législation de ce type n’a fait parler d’elle en Ukraine).
Le Rav Liron Ederi a décrit le père de Zelensky comme un membre très engagé de la communauté juive de Kryvyi Rih, une ville surtout connue pour ses usines sidérurgiques. Le père du président a conçu un programme de cours d’informatique pour l’école juive de la ville, qui compte environ 300 élèves, a indiqué Rav Ederi. « Il travaillait sur ce programme pendant des heures, le révisant et le réécrivant ».
Plus récemment, il a demandé à Oleksandr Zelensky de faire pression sur son fils pour qu’il adopte la stratégie du Rav visant à augmenter le financement public des écoles juives. Si l’histoire juive était une matière laïque obligatoire, les fonds publics pourraient financer les études juives, et pas seulement les matières laïques telles que les mathématiques et l’anglais.
« J’ai demandé au professeur Zelensky d’aider à promouvoir un plan dans lequel les études juives feraient partie des matières obligatoires dans ces écoles »
Mais l’invasion de l’Ukraine par la Russie a mis en suspens la question du financement des écoles juives. Elle a également poussé les parents de Zelensky à quitter Kryvyi Rih, selon Rav Ederi. Cette ville de 700 000 habitants a été largement épargnée lors de la première phase de la guerre, mais on s’attend à ce qu’elle soit confrontée à de nouvelles attaques lorsque les combats se déplaceront vers l’est et le sud du pays.
« Je crois qu’après la guerre, le professeur Zelensky continuera à nous aider », a déclaré le Rav Liron Ederi à Ktifa. « Il ne reviendra pas vivre ici, il restera vivre près de son fils, de sa belle-fille et de ses deux petits-enfants, mais notre relation se poursuivra, si Dieu le veut. »
« Oleksandr Zelensky vient souvent à la synagogue, mais pas régulièrement », a dit Rav Ederi, et a « fait en sorte que je rencontre son fils peu après l’élection du président, ancien acteur et comédien, en 2019 ».
Rav Liron Ederi a décrit la rencontre de manière assez détaillée, racontant à Ktifa qu’Oleksandr Zelensky lui a demandé s’il voulait rencontrer son fils.
« J’ai dit bien sûr, pourquoi pas », s’est souvenu Rav Liron Ederi, ajoutant qu’il ne pensait pas que la rencontre aurait réellement lieu. « Mon cœur s’est un peu emballé, je dois dire. Je connais bien les parents. Mais je ne connais pas aussi bien le président. Je suis arrivé sur place et Volodymyr Zelensky m’a regardé et m’a demandé : « Oui, que voulez-vous ? ». Qu’est-ce que je pouvais dire ? J’ai dit la vérité : « Je ne sais pas, votre père m’a dit que vous vouliez me rencontrer ». « C’était un peu étrange. Le père est un homme bien. Il voulait m’honorer mais je n’avais rien de particulier à dire au président. »
« Andriy Yermak, le chef du bureau de Volodymyr Zelensky qui a également des racines juives, était également présent lors de la réunion », a déclaré Rav Ederi.
« Finalement, la situation s’est détendue et ous avons discuté. Vous mettez trois juifs ensemble, ils auront toujours quelque chose à se dire ».
Confirmant d’autres rapports, le Rav Liron Ederi a déclaré que les parents de Volodymyr Zelensky n’apprécient pas l’intérêt des médias à leur égard – avant de fournir le genre d’informations que des dizaines de journalistes ont cherché à obtenir à Kryvyi Rih.
« Je me souviens que lorsque son fils a été élu, il s’est confié à moi un jour, me demandant pourquoi son Volodymyr faisait ce qu’il faisait », a déclaré Rav Ederi. « Qu’est-ce qui manquait dans sa vie pour qu’il veuille devenir président ? Pourquoi ? »
Après l’élection, « les parents sont passés en mode défensif », a dit Rav Ederi. « Ils ne voulaient pas être célèbres. Ils ne comprenaient pas pourquoi leur fils en avait besoin, ce qu’il lui prenait. Ils voulaient leur tranquillité. Une vie de famille paisible. Que leur fils devienne président était plus un cauchemar qu’un rêve pour eux. »
Volodymyr Zelensky a fréquemment posté sur les réseaux sociaux son amour pour ses parents. Il traite différemment ses racines juives, qu’il n’a ni niées ni fréquemment mises en avant. Dans un échange typique de son humour sec en 2019, il a déclaré à un journaliste de France : « Le fait que je sois juif tient la 20ème place dans ma longue liste de défauts ». Il a également déclaré à un autre journaliste que son père lui avait interdit d’accepter une bourse d’études en Israël après le lycée.
Le Rav Liron Ederi est l’un des quelque 200 Chlou’him qui dirigent des communautés en Ukraine dans le cadre du mouvement Habad, qui a des racines dans le pays. Il est le grand Rabbin de Kryvyi Rih depuis 2002. L’année dernière, sa communauté a annoncé un projet d’expansion de son bain rituel et le mois dernier, dans un contexte de guerre, elle a inauguré un nouveau Sefer Torah.
On dit une fois devant mon père (le Rabbi Rachab), au cours d’un Farbrenguen, pendant la période de l’Omer, dans les années 5651-5653 (1891-1893):
“Les ‘Hassidim de l’Admour Hazaken comptaient toujours (les jours de ce mois ont un point commun: le compte de l’Omer).”
Les premiers Juifs du Grand-duché de Lituanie (qui comprenait alors la Biélorussie) semblent être des marchands venus d’Occident au xive siècle pour s’établir à Brest-Litovsk. Le premier document attestant de l’installation de Juifs sur le territoire de l’actuelle Biélorussie remonte au 24 juin 1388, quand le prince lituanien Vytautas le Grand publia à Loutsk un décret accordant aux Juifs de Brest-Litovsk le droit d’encourager l’immigration. C’était un décret semblable à celui édicté par le prince Boleslas le Pieux en 1264. Mais celui de Vytautas le Grand posait les principes de l’installation à demeure des Juifs dans le Grand-duché de Lituanie. Pour le meurtre d’un Juif, il fixait une peine identique à celle du meurtre d’un membre de l’Aristocratie polonaise. Le décret autorisait les Juifs à pratiquer leurs rites librement, à s’occuper d’opérations financières et de prêts sur gage. Il leur était permis de s’occuper de tout bien meuble, à l’exception des objets des cultes chrétiens et ceux liés au sang (appartenant aux morts). De plus, suivant en cela les instructions du pape, Vytautas le Grand interdisait par son décret de calomnier les Juifs sur base d’accusation de meurtre rituel. Ce décret instaurait aussi l’autonomie des communautés juives et leur protection3.
Le 18 juin 1389 un décret fut également édicté pour les Juifs de Grodno. Ce document établissait les frontières dans lesquelles les communautés juives pouvaient s’installer, exonérait d’impôts fonciers les synagogues et les cimetières, et organisait légalement les relations commerciales dans la ville. Beaucoup de Juifs installés dans le territoire de la Biélorussie avaient été bannis des régions d’Europe occidentale. Le plus souvent ils étaient par tradition, artisans, mais s’occupaient aussi de science et de l’art de guérir. Ils travaillaient aussi dans la sphère des services. Mais en 1495, les Juifs refusant la conversion au christianisme sont expulsés de Lituanie… pour y être rappelés dès 1503. D’autres communautés se créent au xve siècle en Biélorussie à Grodno (1436), Novogrudok (1445), Kobrin (1456), Minsk (1489) et Pinsk (1506).
La communauté se développe au xvie siècle sous l’administration polonaise mais la soulèvement de Khmelnytsky et les guerres du xviie siècle mettent fin à cette prospérité. En 1760, 62 800 Juifs vivent en Biélorussie.
C’est en Biélorussie que naît au xviiie siècle un mouvement hassidique particulier, le hassidisme Haba’d ou Loubavitch. Les Hassidim se heurtent à l’opposition des Mitnagdim, proches du Gaon de Vilna opposé au mysticisme hassidique. Dans les petits bourgs de Biélorussie apparaît alors un style de vie particulier, avec ses traditions propres et son dialecte, le yiddish du nord-est.
Établissement des juifs de Biélorussie à demeure dans la zone de résidence[modifier | modifier le code]
En 1791, quand se produisit l’incorporation de la Biélorussie dans l’Empire russe, fut créée la zone de résidence, instituant l’obligation pour les Juifs de vivre uniquement dans les régions des « gouvernements » occidentaux. Ceux-ci se situaient à l’ouest de la Russie proprement dite dans laquelle les juifs ne pouvaient pénétrer que moyennant des conditions particulières (passeport par exemple). Cela privait entre autres les étudiants de l’accès aux hautes écoles de Moscou et Saint-Pétersbourg sauf obtention d’un passe-droit. Malgré la pauvreté qui frappait les Juifs de l’Empire russe, leur population en Biélorussie a continué à croître. Ils sont au nombre de 725 548 en 1897. Les Juifs constituaient alors dans toutes les villes et villages de la Biélorussie une part importante de la population. Selon le Recensement de l’Empire russe (1897), se déclaraient comme de confession juive :
dans le Gouvernement de Wilna — 204 686 personnes sur un total de 1,591,207 habitants ce gouvernement, c’est-à-dire 12,8%
dans le Gouvernement de Vitebsk — 175 629 des 1 489 246habitants de ce gouvernement, c’est-à-dire 11,8%.
dans le Gouvernement de Grodno — 280 489 des 1 603 409, c’est-à-dire 17,5%.
dans le Gouvernement de Minsk — 345 015 des 2 147 621, c’est-à-dire 16 %.
dans le Gouvernement de Moguilev — 203 946 des 1 686 764, c’est-à-dire 12,1%.
Situation des Juifs durant la période soviétique
En 1920 et au début des années 1930, le yiddish fut une des quatre langues officielles de l’État en République socialiste soviétique de Biélorussie avec les langues russe, biélorusse et polonaise. Il existait des écoles juives, la culture était diffusée en yiddish. À l’Institut biélorusse de la culture (devenu plus tard : Académie des sciences de Biélorussie), il existait une section yiddish.
La population juive représentait une minorité importante en Biélorussie en 1939 : lors de la réunion de la partie polonaise à l’URSS, (à la suite du pacte germano-soviétique), la population totale des deux parties du pays (orientale et occidentale) représentait environ 9 050 000 habitants. Les populations juives représentaient pour la partie occidentale environ 550 000 habitants et pour la partie orientale 400 000 habitants. Les juifs représentaient donc 10,5% de la population totale soit 950 000 habitants sur un total de 9 050 000. À cause des changements de frontières, des nombreux réfugiés venus de Pologne, de la fuite d’autres vers la Russie, ces chiffres sont approximatifs.
Le 22 juin 1941, la Biélorussie est envahie très rapidement par les Allemands. La Seconde Guerre mondiale est pour le pays un terrible désastre ; la population, qui inclut une forte minorité juive, est décimée à 25 % et les grandes villes sont presque entièrement détruites. Le nombre des victimes varie selon les sources : 620 000 morts militaires et 1 670 000 morts civils en Biélorussie, soit au total 2 290 000 morts pour une population de 9 050 000 pour toute la Biélorussie pour Vadim Erlikman; ce qui représente 8,6% par rapport à l’ensemble des morts de la population de l’URSS pendant la guerre, soit 26 600 000 personnes; un million de civils tués et 700 000 prisonniers de guerres soviétiques pour le dictionnaire de la Shoah.
Entre 500 000 et 800 000 Juifs moururent pendant la guerre dans les Ghettos de Biélorussie à la suite de la faim, des conditions d’hygiènes, des fusillades, des déportations en vue de massacres organisées dans ces ghettos par les nazis.
Les massacres de juifs
Contrairement à ce qu’il s’est passé en Ukraine, il n’y a pratiquement pas eu de pogrom anti-juifs de la part des populations locales à l’arrivée des Allemands. Les premières exécutions de masse sont dues à l’Einsatzgruppen B. Elles commencent à la fin du mois de juillet 1941. Entre le 5 et le 8 aout 10 000 juifs sont massacrés à Pinsk. À la fin du mois d’aout les massacres s’intensifient autour de Moguilev, de Minsk et dans la région de Vitebsk.
En mars 1942, une nouvelle vague de massacres est déclenchée. Elle continue jusqu’au mois d’aout et coûte la vie à plus de 110 000 juifs. Entre septembre et octobre 1942, presque tous les juifs du sud-ouest de la Biélorussie sont assassinés dans une vague d’exécution de grande ampleur.
Les ghettos de Biélorussie
Dès la mi-juillet 1941, une partie de la population juive est regroupée dans des ghettos. Le Ghetto de Minsk était un des plus grands ghettos juifs de la Seconde Guerre mondiale. Dès le mois d’octobre, les ghettos à l’arrière des troupes armées allemandes sont détruits. Il accueillit jusqu’à 100 000 Juifs. Environ 80 000 Juifs de Minsk et des environs moururent dans ce Ghetto de Minsk au cours de la guerre. La majorité des juifs des ghettos de la région de Bialystok, soit environ 100 000 personnes est déportée vers Auschwitz et Treblinka en novembre 1942.
L’attitude des populations est un élément important qui permet d’expliquer la réussite de l’entreprise d’extermination des Juifs. Le transfert des Juifs dans les ghettos a eu pour corollaire le pillage des maisons qu’ils avaient laissées derrière eux. Les populations locales étaient peu enclines à les aider. Leur retour signifiait l’éventuelle demande de restitution de leurs biens. Or, sans l’aide des populations, les Juifs ne pouvaient survivre longtemps dans les forêts, quand ils parvenaient à s’enfuir du ghetto.
Résistance et collaboration
Raul Hilberg signale qu’en Biélorussie, l’Einsatzgruppe B observa que la population n’était tout simplement pas en état d’agir de son propre gré contre les Juifs. Il existait bien des sentiments de haine et de colère, mais pas d’antisémitisme déclaré.
Néanmoins, certains Biélorusses, réunis dans la collaboration biélorusse pendant la Seconde Guerre mondiale soutiennent l’envahisseur et une 30e division SS de grenadiers est même créée le 18 août 1944. Elle réunit certains habitants du pays souhaitant contrer la libération du pays par les Soviétiques.
Toutefois la résistance aux nazis était organisée. Ainsi les Partisans Bielski, par exemple, une des plus importantes organisations juives de résistance étaient aidés par des parachutages soviétiques de matériel et ils collaborèrent avec les unités soviétiques dispersées dans les forêts pendant plusieurs années. Cette organisation parvint à faire s’échapper 1 200 Juifs du Ghetto de Novogroudok et du Ghetto de Lida.
Minsk est libérée le 13 juillet 1944 par les Soviétiques et l’ouest de la Biélorussie peu de temps après, lors de l’opération Bagration.
Statistiques sur la population de Minsk
En 1959, les Biélorusses représentaient 63,3 % des habitants de Minsk, la capitale du pays. Venaient ensuite les Russes (22,8 %), les Juifs (7,8 %), les Ukrainiens (3,6 %), les Polonais (1,1 %) et les Tatares (0,4 %). Le nombre de Juifs était de 38 842 sur une population totale de 509 667 habitants. L’exode rural des Biélorusses changea beaucoup ces données et ils représentaient 68,4 % des Minskois en 1979. Les populations russes et ukrainiennes augmentèrent très rapidement durant les années 1980, mais beaucoup décidèrent de retourner dans leur pays d’origine après l’indépendance de la Biélorussie. Les Juifs, autrefois très nombreux, sont estimés actuellement à 10 000 habitants pour l’ensemble du pays dont la moitié dans la capitale. Nombre d’entre eux ont émigré en Israël, aux États-Unis ou encore en Allemagne. Le recensement de 1999 révèle que, cette année, les Biélorusses représentaient 79,3 % des habitants de Minsk. Suivaient les Russes (15,7 %), les Ukrainiens (2,4 %), les Polonais (1,1 %) et les Juifs (0,6 %)(soit :10 141 habitants juifs).
Le recensement de 2009 révèle que, cette année, les Biélorusses représentaient 85,73 % des habitants de Minsk. Suivaient les Russes (10,8 %), les Ukrainiens (1,6 %), les Polonais (0,7 %) et les Juifs (0,3 %).Les Juifs sont totalisés pour 5 187 habitants de Minsk sur un total de 1 697 340 habitants24
En Biélorussie
Depuis les années 1990 et l’indépendance du Bélarus, on observe en même temps un renouvellement de la vie juive (arrivée d’un premier rabbin en 1992, ouverture d’écoles juives, réappropriation de synagogues) et une diminution du nombre de juifs à la suite de l’émigration en Israël, mais aussi aux États-Unis et dans d’autres régions d’Europe ou de Russie. Le nombre des Juifs diminue et de 135 000 en 1979 ils sont passés à 112 000 en 1989. C’est surtout au moment de l’indépendance du pays : en 1999 ils sont passés à 28 000 personnes soit quatre fois moins que dix ans auparavant, et en 2009 le chiffre a encore diminué jusqu’à 12 926 habitants juifs.
En Israël
En même temps, le nombre des Biélorusses s’accroît, dans l’association des rapatriés Alya en Israël : de source gouvernementale biélorusse, environ 130 000 personnes d’origine biélorusse vivent en Israël. Selon des informations provenant de la communauté juive, les Juifs estiment le nombre des Biélorusses d’origine à un chiffre variant de 30 000 à 50 000. Toutefois la grande majorité des Juifs ne semblent pas être des pratiquants religieux réguliers. Certaines sources citent toutefois des chiffres plus élevés en ce qui concerne les pratiquants d’origine biélorusse allant jusqu’à 60 000 personnes.
Lieux du culte
Il existe 6 synagogues dont 2 à Minsk, et 19 ministres du culte les desservent. Le plus grand nombre d’entre eux vit à Minsk et dans les régions centrales de la république mais encore à Baranavitchy, Babrouïsk, Mazyr, Pinsk et Polotsk. Les Juifs de Bielorussie ne vivent pas seulement dans le pays même mais aussi dans le monde entier, appartenant à plusieurs tendances du judaïsme.
Dans la république une Union des Juifs existe, avec à sa tête, Léonide Levine, et une Union religieuse juive dirigée par Youri Dorne. Cette association maintient des liens étroits avec le « Centre Israélien de la culture » et l’American Jewish Joint Distribution Committee. wikipedia
Lorsque le Rabbi précédent était en Amérique, le Gabbay pour les Ye’hidout était le Rav Eliyahu Simpson. Etant donné que pour beaucoup, il était difficile de comprendre les paroles Rabbi, en particulier après son accident cérébro-vasculaire survenu en 1945, de nombreuses personnes ont demandé au Rav Simpson, qui comprenait le Rabbi, d’entrer avec eux dans la Ye’hidout, puis de leur répéter ce que le Rabbi précédant leur avait dit.
Il est arrivé que, pour une raison quelconque, le Rav Simpson ne soit pas disponible. Dans ce cas, après une Ye’hidout, les élèves de la Yechiva du 770, demandaient au RaMaSH (comme le futur Rabbi de Loubavitch était alors appelé), si il pouvait aller chez son beau-père, le Rabbi précédent, lui demander de répéter ce qu’il avait dit pendant la Yehidout. Le futur Rabbi se rendait alors dans le bureau du Rabbi précédent, qui se trouvait au deuxième étage du 770, puis répétait ce que son beau-père avait dit.
C’était en 5707 (1947), et un soir, Reb Mendel Baumgarten, alors jeune Bahour, devait avoir un Ye’hidout avec le le Rabbi précédent. Les personnes qui étaient supposées entrer avant lui n’étaient pas là et quelqu’un a dit: «Bahour, entre dans le bureau du Rabbi! ». Cependant, à ce moment-là, le Rav Simpson n’était pas disponible et, ne voulant pas faire attendre le Rabbi, il entra seul.
Comme il le craignait, le Rabbi précédent lui avait adressé des mots qu’il ne comprenait pas clairement, et bien qu’il ait essayé de lire sur les lèvres du Rabbi lorsqu’il parlait, il n’en comprenait pas tous les mots. Quand le Rabbi cessa de bouger, il comprit que la Ye’hidout était terminée et il sortit respectueusement de la pièce.
Comment pouvait-il agir sur les directives qui lui ont été données par le Rabbi précédant dans le Ye’hidout, si il manquait certaines paroles du Rabbi.
Comme le faisaient beaucoup de Bahourim, descendit et frappa à la porte du bureau du futur Rabbi et lui demanda de bien vouloir demander au Rabbi de répéter la Yehidout. Le RaMaSH se leva et mit sa veste, comme s’il allait se rendre dans le bureau du Rabbi précédent. Subitement, se tenant à sa place, le futur Rabbi déclara: «Ce n’est pas nécessaire» et il commença à répéter mot pour mot les paroles du Rabbi précédent!.
Reb Mendel était foudroyé; c’était un signe clair du Rouah Hakodech du futur Rabbi. Son admiration et son respect grandirent énormément lorsqu’il réalisa qu’il ne s’agissait pas uniquement du gendre du Rabbi, mais de bien plus que cela. Quelques années plus tard, le RaMaSh prit la succession du Rabbi précédent.

Le Rav Mendel Baumgarten


Pour différentes raisons, y compris par crainte de D.ieu, il n’y a pas lieu, de nos jours, de se lier soi-même et, a fortiori, de lier une autre personne, lorsque l’on prévoit de célébrer le mariage beaucoup plus tard. Bien au contraire, plus le délai entre la décision de se marier et la célébration de ce mariage est court, mieux c’est.
(Likouteï Si’hot, tome 14, page 34)
Vous faites allusion à vos fiançailles. Or, y a-t-il une raison, justifiée d’après le Choul’han Arou’h, pour qu’un tel laps de temps s’écoule entre celles-ci et le mariage ? Ou bien s’agit-il d’une pratiques sans fondement ? Si c’est effectivement le cas, il serait bon de la supprimer, d’une manière agréable et diplomatique.
En effet, qui, en notre génération, peut accepter délibérément d’être soumis à l’épreuve ? En tout état de cause, ce délai doit être réduit pour tous les mariages des ‘Hassidim et de ceux qui leur sont liés.
(Iguerot Kodech du Rabbi, tome 11, page 169)
Vous me dites que la date du mariage n’a pas encore été fixée. Sans doute ne la retarderez-vous pas. Avec l’effort qui convient, vous supprimerez sûrement tous les obstacles, en la matière.
(Iguerot Kodech du Rabbi, tome 7, page 400)
Vous m’écrivez que le mariage sera vraisemblablement fixé dans un an, soit à l’issue de votre service militaire et des études que mène votre fiancée, au Beth Yaakov. Ce retard ne me convient pas.
(Iguerot Kodech du Rabbi, tome 5, page 283)
Vous me dites que le mariage de votre sœur a été fixé en Mena’hem Av. Vous comprendrez que je sois surpris par un délai aussi long, d’autant que les fiancés se trouvent dans la même ville.
(Iguerot Kodech du Rabbi, tome 16, page 202)
Vous m’écrivez que le mariage a été fixé en Adar 5716. Je suis étonné que tant de temps s’écoule jusqu’à ce qu’il soit célébré. Sans doute, les deux familles accepteront-elles de l’avancer, en un moment bon et fructueux.
(Iguerot Kodech du Rabbi, tome 11, page 148)
Dimanche 30 Nissan
4:00 Rav Shais Taub
4:30 Rav Sholom Duchman
5:00 Rav Naftali Silberberg
5:30 Rav Levi Garelik
6:00 Rav Benny Zippel
6:30 Dr. Avi Rosenberg
7:00 Rav Mendy Schapiro
7:30 Rav Ezra Schochet
8:00 Rav Menachem Matusof
8:30 Mr. Josh Goldhirsch
9:00 Rav Yisrael Deren
9:30 Rav Levy Wineberg
10:00 Mr. Robert Kremnizer
10:30 Mr. Joel Gershman
11:00 Rav Dovid Masinter
11:30 Rav Dovid Lieder
12:00 Rav Mendel Glukowsky
12:30 Dr. Binyomin Abrs
13:00 Rav Yosef Gourarie
13:30 Rav Moshe Scheiner
14:00 Rav Yossy Gordon
14:30 Rav Yossi Nemes
15:00 Rav Shloime Sternberg
15:30 Rav Shimmy Weinbaum
16:00 Rav Shmuel Avtzon
16:30 Mr. Avi Webb
17:00 Rav Yossi Groner
17:30 Rav YY Jacobson
18:00 Rav Yitzi Hurwitz
18:30 Rav Berel Junik
19:00 Rav Moshe Kotlarsky
19:30 Rav Shabtai Slavaticki
20:00 Rav Mendel Raskin
20:30 Rav Yosef Chitrik
20:50 Rav Shlomo Wilhelm
21:40 Rav Shai Ende
22:10 Rav Menachem Dubruskin
22:40 Rav Eliashiv Kaplan
22:55 Rav Moshe Gruzman
23:30 Rav Yosef Yitzchok Ofen
00:00 Rav Akiva Wagner
00:30 Rav Simon Jacobson
1:00 Rav Sholom Moshe Paltiel
1:30 Rav Efraim Mintz
2:00 Rav Mendy Kotlarsky
2:30 Rav Alter Tenenbaum
3:00 Rav Yossi Serebransky
3:30 Rav Chaim Shapiro