Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez de votre fille, à laquelle D.ieu accordera longue vie.
Celle-ci se réveille plusieurs fois, chaque nuit, ce qui ne compromet pas sa santé, mais dérange les autres membres de la famille, en particulier vous-même.
Sans doute une Mezouza de votre maison doit-elle être changée ou rectifiée, dans la manière dont elle est écrite ou bien dont elle est posée, afin d’être conforme à la Hala’ha de notre Torah, Torah de vie.
Si vous vérifiez les Mezouzot, il serait bon que vous en fassiez de même pour les Tefillin de votre mari, le Rav auquel D.ieu accordera une longue vie. Sans doute porte-t-il aussi les Tefillin de Rabbénou Tam. Vous les ferez vérifier également.
Mais, le point le plus important, en la matière, consiste à améliorer le niveau d’éducation des jeunes filles, dans l’école où vous exercez votre mission sacrée, de même que votre mari.
Si vous faites tout cela, il est certain que vous observerez rapidement, de vos propres yeux, la modification de cette situation. Vous m’écrivez que vous avez donné des médicaments à votre fille, sans doute pendant un certain temps. Il est clair que vous avez eu tout à fait raison de cesser ce traitement.
Source : Lettre 4259
À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout
A l’écoute de tous, il était aussi « le meilleur ami » de chacun dans sa petite communauté située à l’autre bout de la France, à 900 km de Paris : Perpignan.
Avec seulement quelques centaines de Juifs, cette ville au prestigieux passé (aussi bien du temps du Méiri – commentateur médiéval du Talmud – qu’à l’époque de la résistance au nazisme) a mérité d’être servie pendant 16 ans par une personnalité d’une envergure spirituelle hors du commun : Rav ‘Haïm Morde’haï Pevzner.
On l’appelait affectueusement Mottel ; il était né à Paris en 1980 au foyer de Rav Yossef Yits’hak et Rivka Pevzner, émissaires de longue date du Rabbi.
A l’âge de trois ans, il contracta la méningite et resta deux semaines dans le coma. Pessimistes, les médecins qui s’occupaient de lui préférèrent prévenir les parents de ne pas prier pour sa guérison car, même s’il guérissait par miracle, les séquelles seraient si graves qu’il ne serait jamais indépendant et fonctionnel. Affolée, la famille téléphona au Rabbi qui accorda sa bénédiction et demanda qu’on imprime le livre du Tanya dans l’immeuble où habitait alors la famille. Miraculeusement, Mottel se réveilla et, au bout de quelques jours, récita par-cœur des versets de Torah.
Le Rav Morde’haï Pevzner était un conseiller rabbinique de confiance et un guide pour les individus et les familles.
« Il boita toute sa vie à la suite de cela et devait suivre d’éprouvantes séances de thérapie mais jamais il ne se plaignit, explique son père, directeur de la Cité de l’Éducation Sinaï. Il était toujours joyeux et mettait tout en œuvre pour que les autres le soient aussi ».
Ses amis rappellent combien il chérissait l’étude de la Torah, depuis son plus jeune âge. Il lui arriva fréquemment de publier des articles dans les fascicules imprimés au sein de différentes Yechivot et il annotait des références érudites dans des douzaines de volumes de son abondante bibliothèque qu’il utilisait pleinement.
Il étudia dans les Yechivot de Brunoy, Brooklyn et Melbourne et, à chaque fois, laissa une profonde impression sur tous ceux qu’il croisait. Malgré la barrière évidente de la langue, ce jeune Mottel qui ne parlait alors que le français et le yiddish devint vite l’ami d’ados australiens ne parlant que l’anglais mais qui voyaient en lui un mentor qui les influençait positivement par sa foi simple et son humour communicatif.
En 2004, il épousa Ra’hel Itkin, issue d’une famille de Chlou’him d’Hamilton, Ontario (Canada). Alors qu’avec ses problèmes de santé il aurait facilement pu prétendre à un confortable travail de bureau à Paris, il choisit avec son épouse de partir en Chli’hout dans cette petite ville perdue du sud-ouest de la France.Les gens apprécièrent rapidement ce jeune rabbin toujours souriant qui irradiait un enthousiasme contagieux. D’une manière ou d’une autre, il savait découvrir des Juifs dans les coins les plus reculés de la campagne française – surtout ceux qui étaient persuadés d’être les seuls Juifs de leur ville ou village.Il sillonnait sans arrêt sa région, d’une Mitsva à une autre. Il refusait de se laisser entrainer dans les basses manœuvres politiciennes et, maintes fois, joua le rôle de médiateur dans des conflits locaux qu’il parvenait à résoudre et qui se terminaient invariablement par la phrase, sincère et spontanée : « Quoi que vous pensiez de moi, je vous aime ! ».
Sa chaleur et sa joie contagieuse étaient célèbres.
Il se sacrifiait à l’extrême pour les autres, remettant même une fois toutes les matsot qu’il possédait à la maison à de parfaits étrangers qui passaient Pessa’h dans un hôtel voisin. De nombreuses fois, on l’aperçut sortir rapidement de sa maison pour aller visiter, nourrir et réconforter ceux qui en avaient besoin- quelles que soient les conditions météorologiques ou son propre état de santé.
Il y a six ans, on découvrit une tumeur dans sa colonne vertébrale ; celle-ci se métastasa de façon agressive il y a trois ans au point de paralyser le bas de son corps. Il décida de « cracher sur l’Ange de la Mort » et d’intensifier encore ses actions, vitales pour sa communauté comme pour sa famille. Aucune distance ne le dissuadait, aucune personne n’était insignifiante, estimait Rav Morde’haï qu’on voyait franchir des kilomètres sur sa chaise roulante motorisée afin de rencontrer des Juifs auxquels il pouvait faire découvrir la beauté de leur judaïsme.
Le Rav Morde’haï organise une célébration de ‘Hanoucca dans ses premières années à Perpignan.
Son épouse raconte que, dernièrement, il reçut un appel d’un Juif hospitalisé qui demandait qu’on lui apporte à manger. Bien que souffrant terriblement lui-même, Mottel se déplaça sous la pluie et se retrouva face à un homme apparemment en bien meilleure santé que lui ! L’homme, abasourdi par ce dévouement hors du commun, raconta qu’il avait contacté plusieurs organisations de bienfaisance et des services sociaux mais en vain.
Béni par une formidable mémoire et un amour du prochain inconcevable, il se souvenait des dates d’anniversaire de ses amis et proches ainsi que des dates de décès des parents de ses connaissances et s’empressait d’être le premier à adresser ses pensées affectueuses.
« Il se dévouait pour ses enfants, précise son père et, même dans ses moments les plus difficiles, veillait à réserver des moments pour étudier avec chacun d’entre eux ».
Comme ils habitaient loin des grandes communautés juives organisées, les sept enfants Pevzner (la plus jeune n’a que deux ans) étaient éduqués à la maison ; les plus grands étaient scolarisés sur ordinateur avec le système international mis en place pour les enfants de Chlou’him : Shluchim Online School.
Réalisant que sa fin était proche, le jeune rabbin précisa lucidement qu’il souhaitait être enterré dans sa ville d’adoption, Perpignan, plutôt qu’à Jérusalem avec les autres membres de sa famille – y compris son jeune frère bien-aimé Schnéour Zalman décédé en 2015 à l’âge de 22 ans.
Il veilla aussi à trouver un remplaçant : le vendredi avant son décès, il fut soulagé de finaliser l’arrivée de Rav Chmouël Bensoussan et son épouse qui sont devenus le second couple de Chlou’him Loubavitch dans la ville.Ce n’est qu’après avoir été rassuré sur ce point qu’il décéda, le mardi matin veille de Kipour 5783. Comme il l’avait demandé, l’enterrement eut lieu le même jour dans sa ville de Perpignan, en présence d’une foule nombreuse – chacun réalisant qu’il avait perdu son meilleur ami – ce qui était effectivement le cas.
Il laisse derrière lui ses parents et ses grand-mères, son épouse et ses sept enfants :
Mendel, Minda, ‘Haya-Mouchka, Perel, Dina, Léah et Néchi.
Ses frères et sœurs :
Ne’hama-Dina Bluming, Mena’hem-Mendel Pevzner, Avraham Barou’h Pevzner, Alti Majesky, ‘Haya Mouchka Piekarski, ‘Hannie Silver et Aryé Pevzner.
Puissent ses mérites rejaillir sur toute sa famille, sa communauté et tout le peuple juif !
Peu de choses donnaient plus de joie au Rav Mottel que d’aider un autre Juif à accomplir une mitsva ; il empruntait les autobus, les trains et tout autre itinéraire accessible aux fauteuils roulants vers les personnes et les familles qu’il avait découvertes au fil des ans.
Le Rav Yair Ladayov, un Chalia’h résident à Sarcelles, a achevé avec succès une grande opération à Berlin afin de distribuer des centaines de Mezouzot aux réfugiés ukrainiens venus se réfugier en Allemagne pour demander l’asile.
Tout au long de son voyage, le Rav Ladayov a distribué plus de 500 Mezouzot et a aidé à les fixer sur les portes des maisons et des entreprises à travers Berlin. Le Rav Ladayov a également pu distribuer de nombreuses paires de tefillines lors de ce voyage.
Cette opération a été rendue possible grâce à l’aide de Keren Meromim. Le Rav Ladayov a exécuté avec amour cette mission pour l’élévation de l’âme de son fils, El’hanan Meir Ben Yair.
La National Basketball Association (NBA) est la principale ligue de basket-ball au monde. Créée en 1946 sous le nom de BAA (Basketball Association of America), la ligue est renommée NBA en 1949 après sa fusion avec la NBL (National Basketball League).
Ryan Turell, l’arrière de basket-ball de 6’6″ de Valley Village, en Californie, âgé de 23 ans, a été repêché 27e au total au 1er tour du repêchage de la G League 2022 par Motor City Cruise, l’affilié de la NBA G League des Detroit Piston.
Ryan Turell devient le premier joueur juif pratiquant de la G League ou d’une équipe de franchise NBA. Il débutera sa carrière professionnelle avec la croisière le 4 novembre.
« Je suis ravi de devenir membre de l’organisation des « Detroit Pistons » et de jouer pour la « Motor City Cruise », a déclaré Turell dans un communiqué. « C’est un rêve devenu réalité pour moi, mais ce n’est que le début. Le but est de faire la NBA. J’apprécie l’amour et le soutien des Juifs du monde entier qui m’encouragent. On a l’impression d’être dans le même bateau. »
Ryan Turell, qui a fréquenté le lycée Valley Torah et la fameuse Yéchiva Université (YU), a établi des records de score tout au long de son mandat en jouant pour les écoles. La saison dernière, il a mené les « Yéchiva Université Maccabees » sur une séquence de 50 victoires consécutives qui a attiré l’attention des équipes de basket-ball professionnelles et des chercheurs de talents en basket-ball.
Alors que la Yéchiva Université est une école classée en Division 3 et que pratiquement toutes les organisations professionnelles de basket-ball recrutent dans des universités de Division 1 de haut niveau, Ryan Turell a décidé de rester fidèle à sa foi juive en poursuivant son éducation juive à la Yéchiva. Bien qu’il ait reçu des offres de bourses d’études complètes des universités de la Division 1, il a finalement choisi le Yéshiva University, disant à ses parents : « Si je ne vais pas poursuivre mon éducation juive, alors pourquoi m’avez-vous envoyé dans des écoles juives pendanttoutes ces années ? »
Ryan Turell prévoit de faire une carrière de basket-ball professionnel tout en respectant la pratique religieuse. Il a déclaré qu’il observerait les règles du Chabbat en se rendant dans sur terrains pour des matchs programmés le jour du Chabbat et qu’il respecterait un régime Cacher strict.
« Cela fait partie de qui je suis », a déclaré Ryan Turell au Journal. « C’est le plus important. »
Selon Ryan Turell, ses plus grands fans sont ses parents, comme ils l’ont dit dans un communiqué : « La meilleure partie de tout cela est à quel point la communauté juive soutient le succès de Ryan Turell, à quel point nous sommes tous fiers de lui. »
La « G League » est la filiale de la ligue mineure de la NBA où les joueurs et les entraîneurs développent leurs compétences pour avoir la chance de jouer pour une équipe de la NBA.
Ryan Turell est représenté par la méga agence sportive « Excel Sports Management ».
« Nous sommes ravis que la première étape du parcours NBA de Ryan Turell se déroule à Detroit », a déclaré Sam Goldfeder, l’un des agents de Turell. « Le parcours de basket-ball de Ryan jusqu’à ce moment n’a pas été facile. Il a fallu beaucoup de foi, de courage, de détermination et de travail acharné, ce qui se trouve être les caractéristiques que les « Detroit Pistons » ont toujours montrées. Ryan est en bonne santé, heureux, impatient et prêt à contribuer à une saison gagnante.
Ryan Turell a été le meilleur buteur de l’histoire de la Yéchiva University avec 2 158 points en trois années complètes de jeu.
הרבי (רבינו הזקן) היה מכנה את [עולם] ה’אצילות’ – « למעלה ». מספרים ש[בהתבטאות] בכתב, מרוב התרגשות, לא היה מסוגל לכתוב יותר מאשר « אצי' ».
Le Rabbi (l’Admour Hazaken), lorsqu’il évoquait le monde spirituel d’Atsilout, employait le terme « là-haut ».
On raconte aussi que, lorsqu’il écrivait ce mot, il était saisi d’une intense émotion au point de ne pouvoir écrire plus que « Atsi ».