Une majorité de 87 députés ont élu un ancien ministre au poste de président, qui remplacera Rivlin. Herzog fait partie d’une dynastie d’élus – son père était le sixième président et son grand-père était le grand rabbin d’Israël.

Isaac Herzog, président de l’Agence juive et ancien chef du Parti travailliste israélien, a été élu mercredi président d’Israël.

Le parlement israélien a voté mercredi à bulletin secret, commençant à 11h00 et se terminant juste après midi.

Le président de la Knesset, Yariv Levin, a officiellement ouvert la session extraordinaire mercredi matin, alors que les candidats se dirigeaient vers le plénum de la Knesset.

La lauréate du prix Israël, mère endeuillée et éducatrice Miriam Peretz a affronté Herzog, le fils du sixième président d’Israël, Chaim Herzog.

Une fois les votes secrets effectués par les 120 députés de la Knesset, les responsables de la Knesset ont compté les votes, tandis que la session plénière a repris.

Herzog a largement battu Peretz, recevant 87 voix contre 26 pour Peretz, a annoncé la Knesset mercredi après-midi. Six députés se sont abstenus lors du vote.

Its’hak « Bouji » Herzog (en hébreu : יצחק « בוז’י » הרצוג), né le 22 septembre 1960 à Tel Aviv, est un homme politique israélien.

Petit-fils du grand-rabbin Yitzhak HaLevi Herzog et fils de Chaim Herzog, président de l’État d’Israël pendant dix ans, il est élu député à la Knesset en 2003, sous l’étiquette du Parti travailliste israélien.

Entre 2005 et 2011, il est plusieurs fois ministre dans les gouvernements Sharon, Olmert et Netanyahou. Par la suite, il devient président du Parti travailliste et mène la coalition de centre-gauche Union sioniste à la Knesset.

Il quitte en 2018 son parti, qui ne l’a pas reconduit à sa tête l’année précédente, pour prendre la présidence de l’Agence juive, organe gouvernemental chargé de l’immigration juive en Israël. Il se porte ensuite candidat à l’élection présidentielle de 2021.

Situation personnelle
Its’hak Herzog est le fils de Chaim Herzog, président de l’État d’Israël de 1983 à 1993, et de son épouse Aura. Son grand-père, Yitzhak HaLevi Herzog, était le grand-rabbin ashkénaze de Palestine mandataire puis d’Israël.

Formation et carrière
Il effectue son service militaire comme officier dans l’unité 8200 du service des renseignements pendant quatre ans, puis est major de réserve. Il étudie ensuite le droit à l’université de Tel Aviv ainsi qu’à l’université Cornell de New York. Il travaille dans le cabinet d’avocats Herzog, Fox & Neemann, dont son père est l’un des fondateurs, avant de créer son propre cabinet.

Parcours politique
Its’hak Herzog commence sa carrière politique en 1988, comme secrétaire du Conseil économique et social pendant deux ans.

Engagé au sein du Parti travailliste israélien, il est battu aux élections législatives de 1999. Il appartient ensuite au secrétariat du gouvernement d’Ehud Barak jusqu’en 2001. Il est parallèlement président de l’Autorité anti-drogues, entre 2000 et 2003.

Il est finalement élu député à la Knesset lors des élections législatives de 2003.

Fonctions ministérielles
Its’hak Herzog devient ministre de la Construction et du Logement dans le gouvernement d’Ariel Sharon en 2005. Dans les gouvernements Olmert puis Netanyahou, il occupe successivement les fonctions de ministre du Tourisme de 2006 à 2007, de la Diaspora, de la Société et de la Lutte contre l’antisémitisme entre 2007 et 2009 et de la Protection sociale et des Services sociaux de 2007 à 2011.

Chef de l’opposition à Netanyahou
En janvier 2011, le Parti travailliste quitte la coalition dirigée par Netanyahou, et Herzog abandonne ses fonctions au gouvernement. Réélu député lors des élections législatives de 2013, il est élu le 22 novembre de la même année, président du Parti travailliste en battant la sortante Shelly Yachimovich par 58,5 % des suffrages exprimés.

En vue des élections anticipées de 2015, Its’hak Herzog invite les partis Hatnuah et Kadima à s’unir avec le Parti travailliste. Le 11 décembre 2014, Herzog et Tzipi Livni, ministre de la Justice du gouvernement sortant, annoncent qu’ils s’allient pour empêcher Benyamin Netanyahou de remporter un quatrième mandat. Cependant, le Likoud de Netanyahou arrive en première position, devant le bloc mené par Herzog.

Lors de la 20e législature, Its’hak Herzog affirme que Netanyahou est responsable de la dégradation des relations américano-israéliennes, et critique son refus d’accueillir des réfugiés syriens fuyant la guerre civile syrienne. Un temps pressenti pour rejoindre le gouvernement Netanyahou IV, Its’hak Herzog refuse et met en cause le manque de clarté de la ligne politique du Premier ministre, en plus de son implication dans des affaires de corruption.

Candidat à sa réélection à la tête du Parti travailliste en juillet 2017, Its’hak Herzog est éliminé dès le premier tour avec 16,7 % des 52 000 votes. Pour le second tour, il apporte son soutien à Amir Peretz, qui est finalement battu par Avi Gabbay.

Président de l’Agence juive
En juin 2018, Its’hak Herzog est nommé à la présidence de l’Agence juive pour un mandat de quatre ans, malgré l’opposition de Netanyahou, qui souhaitait que cette fonction revienne à Yuval Steinitz. Sa nomination devenant effective en août, il quitte son siège de député ainsi que son poste de chef de l’opposition, qui revient à Tzipi Livni.

 

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