LE NOM DU MACHIA’H 4 – 515 Le chiffre magique du Machia’h – Rav Peretz et Fabrice
Présentation de la soirée !
GALA Beth Rivkah 2023 – Dimanche 29 Janvier au Dock Pullman
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היא מצות המוח והשכל, והיינו, דהגם דכל אחד ואחד מישראל הוא מאמין בה’ באמונה פשוטה ולבבו תמים עם ה’, חובת המוח והשכל להביא אמונה זו בידיעה והשגה.
וזהו ‘לידע שיש שם מצוי ראשון’ – שיידע בהשגה והבנה דוקא.
וכמ’ש ‘דע את אלקי אביך ועבדהו בלב שלם’, וכתיב: ‘וידעת היום גו ».
La première Injonction de la Torah, selon les termes du Rambam, est «de savoir qu’il est une « Existence Première », à l’origine de toutes les créatures». Le savoir est un Commandement positif, ainsi qu’il est dit ‘Je suis l’Eternel ton D.ieu’».
Cette Mitsva est mise en pratique par le cerveau et l’intellect. Ainsi, bien que chaque Juif croit en D.ieu d’une foi pure, bien que son coeur Lui soit entièrement consacré, il a une obligation intellectuelle d’exprimer cette croyance dans les termes de la compréhension et de la connaissance.
C’est le sens de ‘savoir qu’il est une Existence première’.
La Mitsva consiste à savoir et à comprendre, ainsi qu’il est dit: «Connais le D.ieu de ton père et sers-Le d’un coeur entier». Il est dit également «Tu sauras en ce jour».
Le terroriste de 21 ans est arrivé dans la rue Neve Yaakov peu après 20 heures et a ouvert le feu sur des personnes sortant de la synagogue Ateret Avraham après les prières du vendredi soir.
Après avoir pénétré et attaqué les personnes dans la synagogue, le tireur a poursuivi les personnes qui essayaient de s’échapper.
Il a ensuite tenté de fuir les lieux en voiture et a tiré en direction des policiers israéliens. Les policiers ont riposté et l’ont tué.
Selon un témoin de l’attaque, la police n’est arrivée sur les lieux qu’au bout de 20 minutes après les premiers coups de feu, car ils n’ont pas cru les appelants et ont pensé que les bruits venaient de coups de feu tirés en l’air dans les quartiers voisins de Jérusalem-Est.
Cependant, un porte-parole de la police a déclaré que le terroriste a été arrêté dans les cinq minutes suivant la première alerte. 42 suspects ont également été arrêtés dans le cadre de l’enquête.
« C’était l’un des pires attentats que nous ayons connus ces dernières années, nos cœurs vont aux familles des blessés et des morts. Nous avons évalué la situation et décidé de certaines actions immédiates, nous agirons de manière décisive et calme », a déclaré Netanyahu dans une déclaration au QG de la police de Jérusalem quelques heures après l’attaque.
« Le cabinet de sécurité politique se réunira demain à la fin du Shabbat. J’appelle les citoyens à ne pas prendre la loi en main, car nous avons une armée et une police qui reçoivent des instructions du cabinet », a déclaré Netanyahu.
Le commissaire de police israélien Kobi Shabtai est arrivé sur les lieux de l’incident peu de temps après le tir. Doron Turgeman, chef de police du district de Jérusalem, a déclaré à la suite de l’attaque: « C’est l’un des attentats les plus durs que nous ayons vus ces dernières années… à notre connaissance, ce terroriste a agi seul. Nous continuons à balayer la zone. » Shabtai a également déclaré que certains officiers avaient reçu l’ordre de travailler des quarts de 12 heures pour augmenter la vigilance face à tout danger.
Le ministre de la Défense Galant a effectué une évaluation spéciale de la situation avec la participation des chefs des services de sécurité nationale, y compris le nouveau chef d’état-major de l’armée de défense israélienne Herzi Halevi.
« Il s’agit d’une attaque grave et triste le soir du Shabbat, ciblant les civils. Je présente mes condoléances aux familles des personnes assassinées et souhaite un rétablissement rapide aux blessés. L’établissement de sécurité sous ma direction agira durement et sans compromis contre le terrorisme et arrivera à tous ceux qui sont impliqués dans l’attaque », a déclaré Galant.
Le Tséma’h Tsédek raconta à son fils (le Rabbi Maharach), mon grand-père, que le discours commençant par «leur apparence et leurs actions» (qui se trouve dans Torah Or, Parchat Yethro) est le premier que récita le Maguid de Mezeritch, lorsqu’il prit la tête des ‘Hassidim, à Chavouot 5521 (1761).
L’Admour Hazaken l’entendit de Rabbi Mena’hem Mendel de Horodok, auteur du Peri Haarets, qui était alors présent. Néanmoins, il expliqua lui-même ce discours à sa manière.
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« PARCEQU’ILS LE VALENT BIEN ! »
Léilouy Nishmat Rav MORDE’HAÏ (Mottel) a’h PEVZNER
Chalia’h du Rabbi à Perpignan pendant 17 ans
HAYOM YOM DU 5 CHEVAT

Dans un maamar qui commence par les mots « Bidvar Hachem Shomayim Naasu », le Frierdiker Rebbe explique ce que cela signifie que Hachem a créé le monde avec dibour. Ensuite, le Frierdiker Rebbe dit que la raison pour laquelle Hachem a créé le monde avec Dibour, Parole, est que les juif devraient utiliser leur Dibour, Parole, pour renforcer le monde que Hachem a créé avec Dibour, Parole,!
Dans la seconde moitié de ce maamar, le Frierdiker Rebbe mentionne ce qui arrive à la Néchama après avoir fini son travail dans ce monde. Si une personne a perdu son temps et a parlé beaucoup de narishkeit, la Néchama a besoin d’un nettoyage spécial appelé Chibut Hakever et Kaf Hakela. Le Hayom Yom d’aujourd’hui est les dernières lignes de ce maamar:
Une personne doit dire beaucoup de mots de Torah (comme dire Tehillim ou réviser Mishnayos) chaque fois et partout où il le peut! De cette manière, il renforcera le monde (car c’est pour cela qu’Hachem l’a créé), il sera sauvé de la nécessité de Hibout Hakever et Kaf Hakela, et sa Néchama pourra apprécier Elokout, la divinité.

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HOUMACH PARACHAT BO 6ÈME MONTÉE
À minuit précisément, Hachem a tué tous les premiers-nés en Égypte – les premiers-nés des personnes (y compris les esclaves non juifs) et les premiers-nés des animaux. Le seul premier-né qui n’est pas mort était Pharaon, car Hachem voulait qu’il voie les miracles de la Mer Rouge pour qu’il sache et en parle aux autres que Hachem est en charge.
Pharaon s’est réveillé, puis est allé réveiller tous ses serviteurs. Tous les Égyptiens se sont réveillés également. Tout le monde a vu que les premiers-nés étaient morts! Dans chaque maison, il y avait au moins une personne morte. Toute l’Égypte était pleine de cris!
Pharaon est sorti du palais en pleine nuit pour trouver Moïse et Aaron immédiatement! Il leur a dit que tous les juifs devaient quitter l’Égypte, avec les adultes, les enfants et tous leurs animaux! Certains des juifs avaient peur de sortir dans le désert, mais les Égyptiens leur ont dit de se dépêcher et de partir!
Les juifs n’ont pas eu le temps de faire cuire du pain le matin, ils ont donc pris la pâte brute qu’ils avaient faite et leur Matsah et maror restants du Korban Pessah. Ils l’ont transporté sur leur dos, car ils voulaient porter une Mitsva! Ils ont demandé aux Égyptiens leur or et leur argent et leurs vêtements pour le voyage, et les ont mis sur leurs ânes. Les femmes ont également pris des tambours, car elles étaient sûres que Hachem ferait des miracles, et elles voulaient être prêtes à chanter et danser!
Moïse a veillé à prendre l’Arche de Yossef hors du Nil, comme Yossef l’avait promis, et a apporté les aronos des autres tribus également. Les juifs ont également apporté les arbres que Yaacov avait plantés, pour les utiliser plus tard pour le Mishkan.
Hachem a envoyé un ange pour montrer aux juifs où aller. Ils sont tous allés de Raamses (près de Goshen) à un endroit qu’ils appelleront « Soukot », près de la Mer Rouge. Moïse a compté les juifs, et il y en avait environ 600 000 hommes âgés de plus de 20 ans! (Un groupe de non-juifs, appelé Erev Rav, qui voulait rejoindre les juifs, est également venu.)
A Soukot, les juifs ont cuit la pâte en Matsah. Ce Matsah a duré un mois pour les juifs, jusqu’à ce que la manne commence à tomber!
La Torah nous dit que les juifs étaient en exil en Égypte pendant 210 ans, 430 ans depuis le Bris Bein Habesarim, lorsque Hachem a dit à Avraham que ses enfants iraient en exil. À la fin exacte de ce temps, Hachem a sorti les juifs! Ils n’ont pas resté en exil une minute de plus qu’ils n’en avaient besoin.
Pour toujours, cette nuit de Yetziyas Mitzrayim est appelée « Leil Shimurim » – une nuit où Hachem nous protège.
À la fin du Houmach d’aujourd’hui, il y a quelques Mitsvot supplémentaires sur le Korban Pessah: seuls les juifs qui croient en Hachem peuvent manger le Korban Pessah, ou un esclave qui appartient à un juif. Mais, ils doivent tous avoir une circoncision. Et, il est interdit de briser les os de l’offrande.
Tous les juifs ont fait ce que Hachem leur a demandé.
TEHILIM
Dans le dernier chapitre de Tehillim d’aujourd’hui, David Hamelech nous dit « Sur Me’Ra, Va’asei Tov, Bakeish Shalom Verodfeihu » – « éloignez-vous du mal, faites le bien et travaillez dur pour créer la paix. »
Le Baal Shem Tov explique qu’il y a une partie bonne et une partie mauvaise dans chaque chose matérielle dans ce monde. Le matériel en soi (sans être utilisé à des fins saintes) est mauvais. Le bien est la force de vie de Hachem qui donne vie à cette chose matérielle.
Le verset nous parle de la façon dont nous devrions regarder les choses matérielles. Une personne qui utilise les choses matérielles doit être un « Sur Me’Ra » – quelqu’un qui s’éloigne du mal. Nous ne devrions pas vouloir le plaisir que nous obtenons des choses matérielles. Au lieu de cela, nous devrions vouloir être aidés par la force de vie de Hachem qui est à l’intérieur.
Ensuite, lorsque nous n’utilisons pas les choses matérielles pour des raisons égoïstes, nous devrions essayer de créer la paix avec la force de vie de Hachem et les choses matérielles. Comment faisons-nous cela? En utilisant les choses matérielles pour les raisons pour lesquelles Hachem veut qu’elles soient utilisées – pour faire des Mitsvot et pour avoir la force de servir Hachem!
TANYA CHAPITRE 20
Le Alter Rebbe nous enseigne que nous pouvons utiliser une puissance spéciale qui est intégrée dans l’âme de chaque Juif pour vaincre notre Nefesh Habehamit en tout temps !
La Nefesh Habehamit ne peut nous faire commettre une faute qu’en nous donnant une Roua’h Chtout, une pensée stupide. Elle nous trompe en nous faisant croire que notre faute n’est pas importante. Mais la Nefesh Habehamit ne peut nous convaincre de cette pensée stupide qu’à la plupart du temps. Il y a une chose qu’elle ne peut jamais nous convaincre, c’est que la séparation d’avec Hachem n’est pas importante. Chaque Juif réalise que perdre sa connexion à Hachem et à la judaïté est très important, et serait prêt à donner sa vie pour ne pas être séparé d’Hachem chas veshalom et pour rester un Juif !
C’est la puissance de l’Ahava Méssouteret, un amour très puissant pour Hachem qui fait partie de l’âme de chaque Juif.
Donc, si nous réalisons vraiment que chaque faute nous sépare d’Hachem, alors aucune Roua’h Chtout ne pourra jamais nous convaincre que ce n’est pas important !
Le Alter Rebbe nous montre où nous voyons que chaque mitsva est comme croire en Hachem, et chaque faute est comme servir Avodah Zarah et devenir séparé d’Hachem.
Il y a deux principales Mitsvot qui concernent la connexion et de ne jamais être séparé d’Hachem. Ce sont les deux premières des Dix Commandements, « Ano’hi Hachem Eloke’ha » et « Lo Yihiyeh Le’ha Elokim A’heirim. »
La Gemara nous enseigne que toutes les Mitsvot Assei proviennent du premier Dibour, Parole,, et toutes les Mitsvot Lo Saasei proviennent du second Dibour, Parole,. C’est pourquoi nous avons entendu seulement les deux premières des Aseres Hadibros directement de Hachem – car elles incluent TOUTES les Mitsvot ! Ainsi, en entendant juste ces deux Mitsvot de Hachem, nous entendons vraiment toute la Torah qui est incluse en eux, tout droit de Hachem.
Nous voyons également de cette Gemara que chaque Mitsva nous relie à Hachem, « Anochi Hachem Elokecha », et chaque aveira nous sépare – « Lo Yihiyeh ».
Pour comprendre POURQUOI les aveiros nous séparent de Hachem, l’Alter Rebbe doit d’abord nous enseigner au moins un peu sur l’Ahdout Hachem, en comprenant comment Hachem est tout et rien ne change en Lui.
Le verset dit, « Bidvar Hachem Shamayim Naassou », que Hachem a créé le monde avec « la Parole ». Au cours des prochains jours, l’Alter Rebbe va nous montrer comment Hachem ne change pas après la création du monde, en expliquant la métaphore de Dibour, Parole, et ce que Dibour, Parole, signifie lemaalah.
Nous verrons que Hachem crée le monde de manière à ce qu’il ne reconnaisse pas l’Ahdout Hachem, et qu’il se sente séparé, c’est l’idée de Avodah Zarah. Quand un juif ne fait pas ce que Hachem veut, il se sépare de l’Ahdout Hachem et se connecte à l’Avodah Zarah du monde. Lorsque nous réalisons cela, nous ne le permettrons jamais !
SEFER HAMiTSVOT- MITSVAT ASSEI #194
La Mitsva d’aujourd’hui (Mitzvat Assei #194) est que le voleur doit rendre ce qu’il a volé. S’il a nié avoir volé devant un tribunal religieux et a fait un serment, il doit le rembourser avec un cinquième supplémentaire ! Si la chose qu’il a volée a changé, il doit payer ce qu’elle valait pour la personne à qui il l’a volée.
Nous apprenons cette Mitsva d’un verset dans Parshat Vayikra: וְהֵשִׁיב אֶת הַגְּזֵלָה אֲשֶׁר גָּזָל
En raison de cette Mitsva, l’aveira de vol est appelée « Lav Shenitak L’Asei », ce qui signifie que la Mitzvat Lo Taasei peut être « réparée » en faisant une Mitzvat Assei – dans ce cas, la Lo Taasei de vol peut être réparée en rendant ce qui a été volé plus un cinquième supplémentaire.
PARENTS !
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POUR QU’ILS FASSENT PARTIE DE TSIVOT MOSHIAH !



LES DOUZE PSOUKIM
1 – Torah TORAH TSIVA LANOU MOCHÉMORACHA KÉHILAT YAAKOV.
תּוֹרָה צִוָּה לָנוּ מֹשֶׁה מוֹרָשָׁה קְהִלַּת יַעֲקֹב
“La Torah que Moïse nous a ordonnée est l’héritage de la Communauté de Jacob” (Deut. 33:4)
C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’apprendre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.
2 – Chéma CHEMA Israël ADO-NAY ELO-HÉNOU ADO-NAY É’HAD..
שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה’ אֱ־לֹהֵינוּ ה’ אֶחָד
Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un.
C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.
3 – Bé’hol BÉ’HOL DOR VADOR ‘HAYAV ADAM LIROT ETE ATSMO KE-ILOU HOU YATSA MIMITSRAYIM
בְּכָל דּוֹר וָדוֹר חַיָּב אָדָם לִרְאוֹת אֶת עַצְמוֹ כְּאִלּוּ הוּא יָצָא מִמִּצְרַיִם
“Dans chaque génération, il faut se considérer comme sorti soi-même d’Egypte.
Il y a quelques 3500 ans, Hachem nous a fait sortir d’Egypte. Il nous a fait passer de l’esclavage à la liberté. Et, si Hachem ne l’avait pas fait, nous serions encore des esclaves aujourd’hui. Aussi, chaque jour, nous remercions D.ieu de nous avoir libérés. Et, dans notre cœur, nous promettons d’utiliser notre liberté du mieux possible, comme les serviteurs choisis du Roi des rois.
4 – Kol Israël KOL ISRAEL YECH LAHEM ‘HÉLEK LÉOLAM HABA CHÉNÉÉMAR VÉAMÈ’H KOULAM TSADIKIM LÉOLAM YIRCHOU ARETS NÉTSER MATAAÏ MAASSÉ YADAÏ LEHITPAERE.
בכָּל יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לָהֶם חֵלֶק לְעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: וְעַמֵּךְ כֻּלָּם צַדִּיקִים לְעוֹלָם יִירְשׁוּ אָרֶץ, נֵצֶר מַטָּעַי מַעֲשֵׂה יָדַי לְהִתְפָּאֵר
Tous les Juifs ont une part dans le monde futur, comme il est dit : « Dans Ton peuple, il n’y a que des Justes. Ils hériteront de la terre pour toujours. Ils sont le produit de Mes plantations, l’œuvre de Mes mains. Et, J’en suis fier. «
D.ieu est particulièrement fier de chaque Juif. Il nous a créés et Il prend soin de nous comme un jardinier prend soin d’une jeune plante. Et, comme nous grandissons, en étudiant Sa Torah, en faisant Ses Mitsvot extraordinaires, alors D.ieu nous prépare une place dans le Monde Futur, à côté d’Avraham, d’Its’hak, de Yaakov, de Moché, du roi David et de tous les grands hommes de notre histoire.
5 – Ki Karov KI KAROV ÉLÉ’HA HADAVAR MÉOD BÉFI’HA OUVILVAV’HA LAASSOTO.
כִּי קָרוֹב אֵלֶיךָ הַדָּבָר מְאֹד בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ לַעֲשׂוֹתוֹ
Obéir à la Torah en paroles, en pensée et en action, tout cela est à ta portée.
Tu sais, la Torah n’est pas dans le ciel. Elle est ici, sur terre, toute proche, facile à étudier et à pratiquer. Elle est à ta portée, aussi proche que la synagogue du coin de la rue, aussi proche que le livre que je tiens dans la main ou la phrase de Torah que je connais par cœur, ou encore que le bonheur que je ressens au fond de moi. En fait, la Torah, c’est tout ce que je veux vraiment. C’est comme cela que Hachem m’a fait.
6 – Véhiné Hachem VÉHINÉ HACHEM NITSAV ALAV OUMELO KOL HAARETS KEVODO OUMAVIT ALAV OUVO’HEN KÉLAYOT VALEV IM OVDO KARAOUÏ.
וְהִנֵּה ה’ נִצָּב עָלָיו וּמְלֹא כָּל הָאָרֶץ כְּבוֹדוֹ וּמַבִּיט עָלָיו וּבוֹחֵן כְּלָיוֹת וָלֵב, אִם עוֹבְדוֹ כָּרָאוּי
D.ieu se tient au-dessus de lui, et toute la terre est pleine de Sa gloire. Il regarde au fond de son esprit et de son cœur pour voir s’il Le sert comme il convient.
Imagine que tu sois dans le palais d’un roi. Autour de toi, tout est magnifique : les pièces, les murs, les meubles. Des princes et des gouverneurs, habillés d’or et d’argent, se tiennent debout avec respect, attendant d’obéir à l’ordre du roi ou simplement de le voir. Imagine que tu passes au milieu d’eux et, tout à coup, tu te trouves devant le roi. Personne ne dit un mot. Comme tu approches, il te regarde avec un grand intérêt. Imagine l’effet que cela ferait ! Eh bien, c’est exactement ainsi que nous nous tenons à tout instant devant Hachem, le Roi du monde entier.
7 – Béréchit BERECHIT BARA ELO-HIM ETE HACHAMAYIM VEETE HAARETS.
בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱ-לֹהִים אֵת הַשָּׁמַיִם וְאֵת הָאָרֶץ
Au commencement, D.ieu créa le ciel et la terre.
D.ieu a créé tout l’univers : les cieux et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui y vit. C’est la toute première chose que la Torah nous dit. Aussi, si jamais nous avons peur du noir, de la tempête, du froid, des gens et si rien ne semble aller comme cela devrait, la Torah nous dit de ne pas en être effrayé. Hachem a créé l’univers et Il en prend soin. Et, Il nous a donné la Torah pour faire que les choses soient comme elles doivent être. La Torah nous dit ce que nous devons faire et comment nous pouvons rendre, la terre meilleure et plus sainte. Et quand D.ieu voit que nous nous conduisons bien, alors Il nous donne la réussite et Sa bénédiction.
8 – Véchinanetam VÉCHINANETAM LÉVANÉ’HA VÉDIBARTA BAM BÉCHIVTÉ’HA BÉVÉTÉ’HA OUVLE’HTÉ’HA VADÉRÈH OUVCHO’HVÉ’HA OUVKOUMÉ’HA.
וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ וְדִבַּרְתָּ בָּם בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ
Et tu enseigneras la Torah à tes enfants, et tu en parleras chez toi et en voyage, avant de te coucher et quand tu te lèveras.
La Torah s’adresse à nos parents. Elle leur dit : « Papa, maman, enseignez-moi à vos enfants. Je veux qu’ils connaissent mes saints mots ». Nous aussi, il faut que nous disions à nos parents : « Papa, maman, faites la meilleure chose que vous puissiez faire pour moi: apprenez-moi la Torah. Apprenez-moi les phrases de la Torah avec soin jusqu’à ce que je m’en souvienne toujours, à la maison ou sur le chemin, en allant dormir ou en me levant ». Si nous le demandons du fond du cœur, de la manière que l’on utilise pour demander les choses que l’on veut vraiment, nos parents nous écouteront. Ils nous enverront dans une colonie de vacances dirigée selon la Torah et dans une école où nous apprendrons la Torah, les Mitsvot et tout le Judaïsme.
9 – Yagati YAGATI VÉLO MATSATI AL TAAMINE. LO YAGATI OUMATSATI AL TAAMINE. YAGATI OUMATSATI TAAMINE.
ויָגַעְתִּי וְלֹא מָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, לֹא יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – תַּאֲמִין
Si l’on te dit: « j’ai travaillé dur, mais je n’ai pas réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit: « je n’ai pas travaillé dur, mais j’ai réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit : « j’ai travaillé dur et j’ai réussi », tu peux le croire.
S’il arrive qu’un jour on n’agisse pas exactement comme il faudrait et que l’on ne se sente pas assez fort pour continuer d’étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot, alors il faudra se souvenir de la promesse de Hachem : Si nous essayons encore et encore plus, le mieux possible, alors finalement nous réussirons. Et ce que nous obtiendrons à ce moment-là dépassera tout ce que nous avions imaginé.
1 0 – Véahavta VÉAHAVTA LÉRÉA’HA KAMO’HA. RABBI AKIVA OMER: ZÉ KLAL GADOL BATORAH.
וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ – רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, זֶה כְּלָל גָּדוֹל בַּתּוֹרָה
Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.
Quand nous travaillons dur pour nous améliorer, il ne faut pas oublier nos amis et nos voisins. Comme l’a dit Rabbi Akiva, il faut aimer son prochain exactement comme on s’aime soi-même. C’est le plus important de tout ce que nous apprenons. Aussi, si nous avons la chance d’étudier la Torah, nous devons travailler dur pour aider nos amis juifs à la pratiquer eux aussi.
11 – Vézé VÉZÉH KOL HAADAM VÉTA’HLIT BRIATO OUVRIAT KOL HAOLAMOT ÉLYONIM VETA’HTONIM LIHYOT LO ITBARE’H DIRA BETA’HTONIME.
וְזֶה כָּל הָאָדָם וְתַכְלִית בְּרִיאָתוֹ וּבְרִיאַת כָּל הָעוֹלָמוֹת, עֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים, לִהְיוֹת לוֹ יִתְבָּרֵךְ דִּירָה בְּתַחְתּוֹנִים
Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.
Pourquoi D.ieu a-t-il créé chacun d’entre nous et l’univers tout entier ? Pour qu’en respectant la Torah et les Mitsvot, nous puissions faire de nous-mêmes, de nos maisons et du monde qui nous entoure un endroit où D.ieu puisse résider, un endroit où Il vivra exactement comme nous vivons dans nos maisons
12 – Yisma’h Israël YISMA’H ISRAEL BÉOSSAV PÉROUCH CHÉKOL MI CHÉHOU MIZÉRA ISRAEL YECH LO LISMOA’H BESIM’HAT HACHEM ACHER SAS VÉSAMEA’H BÉDIRATO BÉTA’HTONIM.
יִשְׂמַח יִשְׂרָאֵל בְּעוֹשָׂיו, פֵּרוּשׁ שֶׁכָּל מִי שֶׁהוּא מִזֶּרַע יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לוֹ לִשְׂמֹחַ בְּשִׂמְחַת ה’, אֲשֶׁר שָׂשׂ וְשָׂמֵחַ בְּדִירָתוֹ בְּתַחְתּוֹנִים
« Les Juifs doivent se réjouir de leur Créateur ».Cela signifiqe que chaque Juif doit partager la joie de D.ieu, qui est heureux de Sa demeure dans ce monde.
Chaque Juif, quoi qu’il ait étudié jusqu’à présent, où qu’il ait vécu jusqu’ici, reste toujours un membre de notre peuple. Et il doit être heureux et fier que Hachem lui ait donné la plus grande mission du Monde : faire une Maison où D.ieu puisse habiter.
Le Combat de D.ieu :
Dans le Likouteï-Si’hot (1951, page 271-284), le Rabbi de Loubavitch cite le Livre du Zohar d’après lequel Pharaon représente la racine et la source de toutes les forces du mal, et son impureté est telle que Moché lui-même craignit d’aller à sa rencontre. C’est précisément la raison pour laquelle le Saint béni soit-Il ne donne pas à Moché l’ordre de s’y rendre seul, car L’Eternel ne dit pas à Moché : ‘Va (seul) chez Pharaon ! ‘ (avec tes propres forces) mais Il lui dit : ‘Viens chez Pharaon !’, ce qui sous-entend que D.ieu Lui-même accompagne Moché.
De manière profonde, le Rabbi accompagne le ‘Hassid ‘au jour le jour’ et tout au long de la Vie du ‘Hassid afin que celui-ci mène à bien la mission sacrée qui lui a été confiée. ‘Viens avec Moi chez Pharaon !’ s’applique donc aussi au lien qui unit le Rabbi à son ‘Hassid, et dans ce cas la force du Rabbi se fond dans celle de son ‘Hassid. Tout comme la mission de Moché consista à briser la force de Pharaon et à l’obliger à libérer les enfants d’Israël, la mission du Chalia’h du Rabbi consiste à briser toutes les limites afin de libérer chaque Juif de l’obscurité de l’exil.
Le Rabbi met en relief le fait que la chute de Pharaon, tout comme le nom de la Paracha : ‘Bo’, font tous deux parties intégrantes de la Délivrance. Plus encore, le contenu profond de ces enseignements s’applique également à notre combat d’aujourd’hui, lequel consiste à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour sortir de ‘l’Egypte’ de notre exil et de nos propres limites, afin de provoquer le dévoilement de notre Juste Machia’h.
A l’évidence, un Juif parvient à se délivrer lorsqu’il se soumet à la Volonté de D.ieu ainsi qu’il est dit dans le Zohar de Rabbi Shimon Bar-Yo’haï : ‘Celui qui est esclave de D.ieu est maître de toute la terre’.
A ce sujet, l’Admour Hazaken rapporte le verset suivant du Livre des Téhilim : ‘Car Il (L’Eternel) Se tient à la droite du pauvre, pour le sauver de ceux qui jugent son âme’ (Téhilim, 109, 31).
L’Admour Hazaken nous explique que le ‘pauvre’ désigne l’âme divine, et ‘Il’ Se tient à la droite du pauvre’ désigne le Saint béni soit-Il. L’Eternel illumine l’âme et le cœur de chaque juif, Il le rassasie des forces dont il a besoin pour remporter le combat qu’il mène face au mauvais penchant. Sans l’aide du Tout-Puissant, l’âme divine (le ‘pauvre’) n’aurait aucune chance de remporter le ‘Combat de D.ieu’ (selon l’expression employée par le Rabbi), afin de gouverner le corps en soumettant le cerveau et le cœur à la Volonté du Saint béni soit-Il au point que toutes nos pensées, toutes nos paroles et toutes nos actions soient totalement inspirées par l’Esprit divin.
L’expression : ‘le Combat de D.ieu’ désigne également notre mission du fait que le Combat de D.ieu est aussi notre Combat et tant que nous demeurons en exil L’Eternel est aussi en exil.
Diriger la force du désir vers le bien :
Le Rabbi Rachab dit un jour à son fils Rabbi Yossef-Itz’hak : ‘Il existe deux niveaux dans la recherche spirituelle : la recherche superficielle et la recherche intérieure. Il faut se détacher de la première pour s’engager dans la seconde, dans la recherche intérieure, car c’est la seule véritable’. Le Rabbi bénit ensuite son fils en lui disant : ‘D.ieu fasse que du profond de toi tu te voues à la recherche de l’intériorité de l’Être’.
‘La recherche intérieure’ représente donc le niveau le plus élevé dans la recherche spirituelle. Cette ‘recherche de l’intériorité de l’être’ consiste au départ à ‘diriger l’Essence de nos désirs vers le bien’ :
L’Admour Hazaken dans le Likouteï-Torah sur la Paracha ‘Houkat (page 56b) explique que l’Essence de la volonté d’un juif n’est autre que la force du désir. Or, un juif possède la capacité de diriger la force de ses désirs. Le choix lui est donné de diriger cette force. Le désir peut s’habiller dans des vêtements sales, dans des mauvaises pensées, des paroles vaines, des actes bas ou il peut s’habiller de vêtements royaux, dans des pensées pures, des paroles de Torah ou des Mitsvoth.
L’enseignement de l’Admour Hazaken met l’accent sur le fait que la racine de l’âme animale appartient au domaine de la Sainteté car elle provient de ‘la face du Taureau’ du Char céleste. Cependant le mal est présent dans notre monde et le choix entre le bien et le mal est donné à l’homme. Aussi la force du désir peut être détournée vers le mal. Notre travail, notre mission, consiste donc à ‘s’engager dans la recherche intérieure’ c’est à dire à diriger la force, l’Essence de nos désirs, vers le bien, afin qu’elle ne soit employée qu’au service divin.
Le lien qui existe entre le contenu profond de la Paracha et le jour de la Hiloula du Rabbi Rayats :
Dans la Si’ha du Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi explique la raison pour laquelle Moché refusait de se rendre chez Pharaon. Il prétexta que ‘sa bouche était lourde’, en d’autres termes qu’il avait des difficultés à parler. L’Eternel répondit à Moché : ‘Qui a donné une bouche à l’homme, ou qui rend muet ou sourd, ou intelligent ou aveugle n’est-ce pas Moi L’Eternel’ (Chemot 4, 11). Par cette remarque, L’Eternel expliquait à Moché qu’Il détenait le pouvoir de transformer n’importe quelle situation. Hachem fit donc un miracle en dévoilant Son Essence dans la bouche de Moché, lui permettant momentanément de parler, ainsi qu’il est dit : ‘Je (Ano’hi : L’Essence divine) serais avec ta bouche’.
Cependant, bien que Moché, sous l’effet du miracle divin, fut capable de parler correctement aux enfants d’Israël, cette guérison ne dura que le temps du miracle, et il n’était pas guéri pour autant de son défaut d’élocution. Il fallut attendre le don de la Torah, lorsque D.ieu donna Son Essence, de manière profonde, ainsi qu’il est dit : ‘J’ai écrit Mon Essence et Je l’ai donnée’, pour que Moché guérisse définitivement. Le dévoilement de l’Essence divine est allusionné dans le premier Commandement : ‘Je (Ano’hi : L’Essence divine) suis L’Eternel ton D.ieu.’
Dans le Dvar Mal’hout, le Rabbi enseigne que l’âme de Moché vient du monde de Tohu qui est ‘un monde dans lequel les lumières sont très élevées et les réceptacles trop petits pour les contenir’.
Cela explique le fait que Moche bégayait. Le bégaiement de Moché signifiait que la lumière de son intellect n’illuminait pas correctement les mots qu’il prononçait. En d’autres termes, Les forces de son intellect ne parvenaient pas à fusionner avec les articulations de sa bouche. De manière encore plus profonde, le Rabbi explique que ‘la bouche de Moché ne fusionnait pas avec son cerveau car les enfants d’Israël ne fusionnaient pas avec Moché’.
En effet, Moché se demandait si les enfants d’Israël étaient capables de recevoir les hautes lumières du monde de Tohou qu’il détenait. Ce doute qui vivait dans l’esprit de Moché s’exprimait physiquement par le fait que sa parole ‘doutait’, qu’il bégayait. Dès-lors, nous pouvons comprendre les raisons pour lesquelles L’Eternel, qui désirait accompagner Moché, lui déclara : ‘Je seconderais ta parole’ et ‘Je t’inspirerais ce que tu devras dire’.
Par ailleurs, le principe selon lequel ‘les lumières élevées de Tohu ne trouvent pas de réceptacles capables de les contenir’ s’applique également à nous-mêmes, et c’est la raison pour laquelle le Rabbi établit une comparaison entre Moché et le Rabbi Rayats. De fait, pendant une certaine période de sa Vie, le Rabbi Rayats s’arrêta de parler et le Rabbi en dévoile la raison profonde : ‘si le Rabbi Rayats n’arrivait pas à parler c’est que ses Hassidim n’étaient pas capables de l’entendre’.
Les ‘Hassidim n’étaient pas des réceptacles capables de recevoir ‘le Silence du Rabbi’ : l’abondance de lumière des enseignements du Rabbi. Notre travail pendant l’exil consiste donc à réparer cela, c’est à dire à révéler et à appliquer les enseignements qui étaient cachés dans le ‘Silence du Rabbi’.
Dévoilement de l’Essence : parler sans avoir à chercher ses mots-L’exemple du Baal Chem Tov :
C’est précisément par le dévoilement de la force de l’Essence divine que nous pouvons y parvenir. L’Essence détient le pouvoir d’atteindre tous les niveaux, tous les endroits. Elle a le pouvoir d’unir l’esprit à la matière. Le pouvoir d’unir les lumières spirituelles du cerveau de Moché avec les mots matériels de sa bouche. Le pouvoir d’unir deux choses qui s’opposent totalement.
L’exemple que l’on peut donner ici est celui du Baal-Chem-Tov. Rabbi Israël Baal-Chem-Tov déclara en effet, que lorsque l’Essence de son âme se révélait dans les mots de sa bouche, il pouvait parler sans avoir à chercher ses mots, sans avoir besoin de faire attention à ce qu’il disait. Les mots coulaient de sa bouche comme le flot d’une source, et cela n’est pas sans nous rappeler la déclaration du Machia’h selon laquelle ‘Je viendrais quand tes sources se répandront à l’extérieur’.
La venue du Machia’h est la révélation de l’Essence divine dans ce monde, et l’expression du verset ‘Viens (avec Moi) chez Pharaon’ qui sous-entend que l’Eternel accompagne la parole de Moché, afin que celle-ci brise la force du ‘grand serpent’, représente le début de la Délivrance finale, car il est le commencement et la préparation au dévoilement de l’Essence divine.
Le Rabbi souligne que chaque Juif possède la force de ‘Viens (avec Moi) chez Pharaon’ car cette force est celle de l’Essence de notre âme qui est enracinée dans l’Essence divine. C’est le dévoilement de cette force qui nous permet de briser tous les désirs de notre âme animale : ‘la peau de serpent’ comme l’appelle le livre du Zohar.
Bien que cela ne soit pas dit dans le Dvar Mal’hout, il est possible, au sujet de l’enseignement du Zohar selon lequel ‘du côté de la sainteté Pharaon représente le dévoilement supérieur de toutes les lumières dans la Séfira de Mal’hout’, de donner l’explication suivante :
Dans le livre du Tanya, l’Admour Hazaken appelle la Séfira de Mal’hout la ‘Bouche de l’Eternel’. Par le souffle de Sa Bouche, l’Eternel crée et maintient en vie toute la Création. L’expression ‘Viens chez Pharaon’ qui représente d’après le Zohar ‘l’Union de la Lumière infinie avec la Bouche de l’Eternel’ s’accorde à l’enseignement du Rabbi selon lequel l’Essence divine se dévoile dans ‘la bouche de Moché’ afin qu’il puisse dispenser sa lumière aux enfants d’Israël.
Ainsi, poursuivre l’action du Rabbi précèdent consiste à continuer à diffuser les Sources à l’extérieur en faisant véritablement don de nous-mêmes. Conformément à l’enseignement selon lequel ‘le Rabbi est la tête qui dirige le peuple’, et les enfants d’Israël sont ‘les pieds de Moché’.
Le Rabbi nous accompagne et ‘seconde notre parole’. Comme il a été expliqué, le bégaiement de Moché et le Silence du Rabbi représentent l’incapacité du peuple Juif, des ‘Hassidim, d’être des réceptacles capables de recevoir et d’intégrer la Lumière de Moché, la Lumiere du Rabbi, mais si le peuple Juif s’attache à se raffiner, à se purifier et à s’investir totalement dans l’étude de la ‘Hassidout, alors il peut dévoiler l’Essence divine et accéder à la vision du Divin, à parvenir à ‘un endroit que la tête ne peut atteindre toute seule’, et dans ce cas Israël dévoilera ‘le Silence du Rabbi’ : le dévoilement de l’Essence de la Torah et de la Délivrance finale, très bientôt, et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.
Résumé :
Pharaon représente la racine et la source de toutes les forces du mal. De ce fait, Moché craignit d’aller à sa rencontre. ‘Viens chez Pharaon !’ sous-entend que D.ieu Lui-même accompagne Moché.De manière profonde, ‘Viens avec Moi chez Pharaon !’ s’applique à la mission de chaque Juif de faire de ce monde inférieur une demeure pour D.ieu. L’Admour Hazaken rapporte le verset du Livre des Téhilim : ‘Car Il (L’Eternel) Se tient à la droite du pauvre, pour le sauver de ceux qui jugent son âme’ (Téhilim, 109, 31) et explique que le ‘pauvre’ désigne l’âme divine, et ‘Il’ Se tient à la droite du pauvre’ désigne le Saint béni soit-Il. Sans l’aide du Tout-Puissant, l’âme divine (le ‘pauvre’) n’aurait aucune chance de remporter le ‘Combat de D.ieu’.
Le Rabbi Rachab a enseigné que le niveau le plus élevé dans la recherche spirituelle est celui de la recherche intérieure. Cette ‘recherche de l’intériorité de l’être’ consiste au départ à ‘diriger l’Essence de nos désirs vers le bien’.Dans la Si’ha du Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi explique que la raison pour laquelle Moché refusait de se rendre chez Pharaon était qu’il rencontrait des difficultés à parler. De manière profonde, le bégaiement de Moché signifiait que les forces de son intellect ne parvenaient pas à ‘fusionner avec les articulations de sa bouche’. Le Rabbi dévoile que la bouche de Moché ne fusionnait pas avec son cerveau car les enfants d’Israël ne fusionnaient pas avec Moché. De la même façon, pendant une certaine période de sa Vie le Rabbi Rayats s’arrêta de parler et le Rabbi explique que si le Rabbi Rayats n’arrivait pas à parler c’est que ‘ses Hassidim n’étaient pas capables de l’entendre’. Notre travail pendant l’exil consiste donc à réparer cela, c’est à dire à révéler et à appliquer les enseignements cachés dans le ‘Silence du Rabbi’. C’est précisément par le dévoilement de la force de l’Essence divine que nous pouvons parvenir au dévoilement du ‘Silence du Rabbi’ qui n’est autre que le dévoilement de l’Essence de la Torah et du Machia’h, avec l’aide d’Hachem.
On raconte que le Rav Nissan, Machpiah de la Yéchiva de Brunoy, sortit du bureau du Rabbi en pleurant. Lorsque les ‘Hassidim virent le visage de Rav Nissan ils lui demandèrent la raison de ses larmes et Rav Nissan leur répondit que le Rabbi lui avait confié que lors des entretiens privés que le Rabbi avait avec ses Hassidim il ne leur demandait ‘qu’un très faible pourcentage de ce qu’il désirait vraiment’. En entendant cela Rav Nissan se mit à pleurer.
Puissions-nous avoir la clairvoyance de lire entre les mots du Rabbi et de deviner dans les silences qui ponctuent ses discours ses désirs les plus profonds.