Eliméle’h était le mari de Noémie et le père de Mahlon et Kilion. Lorsqu’une famine frappa Israël, Eliméle’h décida d’emmener sa famille dans le pays de Moab à la recherche de subsistance.
Malheureusement, après leur arrivée à Moab, Eliméle’h décéda, laissant Noémie veuve avec leurs deux fils. Les fils de Noémie se marièrent ensuite avec des femmes moabites, Ruth et Orpa. Cependant, les deux fils de Noémie moururent également, laissant Noémie seule avec ses belles-filles.
Après le décès de son mari et de son beau-père, Ruth choisit de rester fidèle à sa belle-mère, Noémie, et de l’accompagner lors de son retour en Israël. Là, Ruth travaille dans les champs de Boaz, qui est un parent proche de Noémie. Boaz, un homme pieux et respecté, remarque la loyauté et la droiture de Ruth et se marie avec elle.
Ruth et Boaz eurent un fils nommé Obed, qui devint le père de Ishaï. Ishaï à son tour était le père du roi David. Ainsi, Ruth devint l’arrière-grand-mère de David, et sa descendance inclut également des rois ultérieurs d’Israël jusqu’au Machia’h.
Le roi David et Ruth, d’après les enseignements de Rabbi Lévi Its’hak Schneerson
Le roi David représente la sphère de « Malkhout », la royauté. Le Nom Divin qui rayonne au sein de cette sphère est Adney – א-ד-י-נ-י.
La formule complète du nom « A-dney », c’est-à-dire avec la composition du « Milouy מי-ל-ו-י », est la suivante : Alèf (א), Lamèd (ל), Phé final (ף) Dalèt (ד), Lamèd (ל), Tav (ת) Noune (נ), Vav (ו), Noune final (ן) Youd (י), Vav (ו), Dalèt (ד)
En retenant seulement les lettres qui complètent le Milouy de « A-dney » et en les additionnant, on obtient la valeur numérique 606 comme ceci :
(Alèf א), Lamèd 30 (ל), Phé final 80 (ף)
(Dalèt ד), Lamèd 30 (ל), Tav 400 (ת)
(Noune נ), Vav 6 (ו), Noune final 50 (ן)
(Youd י), Vav 6 (ו), Dalèt 4 (ד).
Soit un total de 606.
Ce nombre est également la valeur numérique du nom de l’aïeule du roi David, « Ruth – רו-ת ».
Dans les mots de Rabbi Lévi Yits’hak : דוד הוא מלכות, שם אד’ ומהילוי דשם אד’ הוא »
. »רות (זהו מה שדוד יאצ מרות)
« C’est ce que David a atteint. » (Zohar 3, 82a)
Comme mentionné précédemment, le Nom Divin qui émerge de la sphère de « Malkhout » est « A-dney« . Celui-ci devient complet lorsqu’il perçoit la lumière du Nom Divin « Havayé – ה-ו-י-ה« .
« Havayé » correspond aux six sphères des attributs émotionnels, ceux qui précèdent « Malkhout », soit : « Za – זעיר אנפין -ז’א« .
Cela est mis en allusion dans un verset du livre des Psaumes (Tehilim 23, 1) : « Psaume de David. L’Eternel (Havayé) est mon berger, je ne manquerai de rien. »
Le roi David, qui incarne le nom « A-dney » ainsi que la sphère de « Malkhout », atteint sa perfection à travers « Havayé », son berger. C’est-à-dire lorsque « Malkhout » perçoit les rayons de lumière des six sphères spirituelles précédentes : « Za ».
La valeur numérique des mots : « L’Eternel (Havayé) est mon berger, je ne manquerai de rien » est : 606 – tout comme la valeur du nom de Ruth et les lettres qui constituent le Milouy, la formule complète de « A-dney ».
Dans les mots de Rabbi Lévi Yits’hak : « C’est ce que David a atteint. » (Likoutei Lévi Yits’hak, Psoukei Tanakh Oumaamarei Hazal, page 62)
En additionnant la valeur de « Ruth – 606 » et celle de « David – 14« , nous obtenons la valeur totale de 620. Cette valeur correspond à « Kétèr – כתר« , qui signifie la couronne.
Dans les mots de Rabbi Lévi Yits’hak : « C’est ce que David a atteint. »
Quelle est la différence entre « la connaissance de D.ieu » et « la foi en D.ieu » ? Quelle est la différence entre « remplir tous les mondes » et « entourer tous les mondes » ? Si aucune pensée ne peut comprendre D.ieu en aucune façon », quelle est la dimension de D.ieu que nous pouvons atteindre ?
(Selon Likoutei Torah du Admour Hazaken, Parachat Vaet’hanan, « Et tu sauras aujourd’hui et tu ramèneras [la connaissance] à ton cœur »)
« Olam, le monde (du mot Elem, dissimulation) en lui-même, dans sa dimension externe, est un monde de mensonges, qui cache la puissance divine qui le crée constamment. C’est spécifiquement dans le monde qui cache et dissimule le Créateur que le Saint Béni soit-Il souhaite résider, car le Saint Béni soit-Il désire avoir une demeure dans les Mondes inférieurs.
Une âme descend dans le monde et s’incarne dans un corps pour servir le Seigneur, et le service demande à un Juif de méditer en profondeur dans l’intériorité du monde jusqu’à la dimension cachée de la réalité, et c’est alors qu’il peut révéler la lumière divine cachée dans le monde et la ressentir dans son cœur. Et lorsqu’il regarde au plus profond de son âme, il ressent un désir de se connecter à cette lumière divine. En effet, le véritable sens de la vie d’un Juif est « de connaître D.ieu ».
Moïse rappelle au peuple d’Israël le moment du mont Sinaï, où les Israélites ont eu le privilège d’entendre les dix commandements et de voir la divinité face à face. Lors de cette merveilleuse révélation divine au-dessus de la nature, le peuple d’Israël a vu de ses propres yeux le nom « Havayah » (l’intériorité du nom « Elokim »), l’infini au-delà des limites du monde, au-delà d' »Elokim », au-delà de la puissance divine qui soutient et donne la vie au monde. Et alors ils ont tous ressenti qu’il n’y avait aucune réalité dans le monde autre que le Saint Béni soit-Il.
Cependant, puisque cette reconnaissance n’est pas venue au peuple d’Israël par le fruit de leur travail et de leurs efforts, mais comme une révélation d’en haut par le Saint Béni soit-Il – « Tu as montré pour savoir que l’Éternel est D.ieu ». Et puisqu’ils n’étaient pas un récipient pour une telle révélation, leur âme s’est envolée à chaque parole, jusqu’à ce qu’ils supplient Moïse de continuer à leur transmettre la parole du Seigneur, et le Saint Béni soit-Il a accepté par leur intermédiaire et a dit : « Ils ont bien fait de dire tout ce qu’ils ont dit »…
Depuis le don de la Torah, le travail dans les commandements de la connaissance du Seigneur et de l’unité du Seigneur nous incombe. C’est pourquoi Moïse ne se contente pas de « Tu as montré »… mais répète avec insistance : « Tu sauras aujourd’hui et tu ramèneras à ton cœur »… et comme le roi David commande à son fils Salomon : « Connais le D.ieu de ton père et sers-le avec un cœur complet et une âme désireuse » (1 Chroniques 28:9).
En effet, le commandement de connaître le Seigneur en termes de compréhension et de réalisation est un commandement très important et élevé. Cependant, notre capacité à comprendre est limitée et quand nous atteignons la fin et la limite de notre compréhension et réalisation, nous sommes commandés de croire en D.ieu, et qui est comme Israël sur lequel il a été dit : « Ils ont cru en l’Éternel et en Moïse son serviteur ».
Donc, la connaissance de D.ieu et la foi en D.ieu sont deux commandements distincts. « La connaissance » implique la compréhension et la réalisation selon la raison et la connaissance et « la foi » est au-delà de l’intellect.
« D.ieu a créé le monde de rien à quelque chose et le soutient et le fait vivre constamment. Ce n’est pas une question de croyance car c’est quelque chose que l’on ressent, comparable à une vision réelle. Bien que nous ne voyions pas la divinité avec nos yeux charnels, c’est comme si nous la voyions. Comme il est écrit : « Et de ma chair je verrai D.ieu » – « Je verrai » précisément, aspect de la vision.
Comme un homme voit que son corps est vivant et existant, il sait et ressent que son âme en lui est celle qui anime son corps, et sans elle, il n’y a pas de vie ni d’existence pour le corps. Ainsi en est-il des Mondes qui sont comme un grand corps, qui comprend en son sein des choses matérielles et même spirituelles comme les anges et les âmes, tous sont comme un corps par rapport à la vie en eux du D.ieu infini qui les crée et les anime et les maintient.
Et l’homme lève les yeux vers le ciel et voit qui a créé cela avec reconnaissance et ressentiment au plus profond de son cœur, jusqu’à ce que la chose soit gravée dans sa mémoire toujours et qu’il ne détourne pas son attention de cela.
Cependant, c’est une réalisation limitée car on n’appréhende que le rayonnement et l’éclat du royaume de D.ieu, « qui remplit tous les Mondes » – « le monde qui se révèle ». Un Juif ne veut pas et ne peut pas se contenter de cela et il aspire et crie à voir la beauté de D.ieu. Il y a aussi le niveau de « qui entoure tous les Mondes » qu’il cherche à comprendre et à réaliser.
Un niveau qui n’a pas de changement : « Je suis le Seigneur, je n’ai pas changé » – « Tu es le même avant que le monde ne soit créé, tu es le même après que le monde a été créé ». Un Juif sait que bien que D.ieu ait créé des Mondes, il est la seule réalité, aucun changement ne s’est produit dans son essence ou son être après la création du monde. Il est unique et spécial avant et après la création de la même manière. « La divinité, c’est tout », et il n’y a rien en dehors de lui. Car D.ieu n’est pas dans la dimension des Mondes et les Mondes ne lui font subir aucun changement, D.ieu nous en préserve. La création n’a rien changé à l’unité de D.ieu, car le monde n’occupe pas d’espace par rapport à lui.
Car la vie divine qui se répand dans les Mondes n’est pas comme l’âme qui anime le corps. L’âme s’incarne dans le corps et est affectée par les circonstances du corps et les circonstances de l’espace et du temps, chaud et froid, etc., mais D.ieu, bien qu’il soit présent en bas comme en haut, n’est pas limité par l’espace, D.ieu nous en préserve. Haut et bas sont égaux pour lui, et il est exactement le même sur terre en dessous que dans le ciel au-dessus.
« Entourer tous les Mondes » ne signifie pas qu’il est au-dessus des Mondes en termes d’espace physique. C’est une expression métaphorique qui signifie qu’il englobe et dépasse tous les Mondes et toutes les créations, y compris les anges et les âmes. Il n’est pas limité ou restreint par les dimensions physiques ou métaphysiques de l’Univers. D.ieu est au-delà de toutes les restrictions et limitations, y compris l’espace et le temps. C’est ce que nous entendons par « qui entoure tous les Mondes ».
Ainsi, lorsque nous nous tournons vers D.ieu dans la prière ou dans la contemplation, nous devrions aspirer à comprendre et à ressentir cette réalité plus profonde et infinie de D.ieu, qui dépasse toute compréhension et toute expérience humaine. C’est le niveau le plus élevé de la connaissance et de la conscience de D.ieu que nous pouvons aspirer à atteindre.
Cependant, tout cela n’est encore qu’une question de foi et non de connaissance véritable, car le serpent a insufflé son impureté en Ève, représentant l’assemblée d’Israël. Certes, lors de du Don de la Torah, leur impureté a été retirée, mais elle est revenue avec le péché du Veau d’Or.
Ainsi, à travers les âges et les époques, il y a des changements, des bouleversements et des alternances, des hauts et des bas dans le service de D.ieu. Le monde suit son cours habituel, et il y a un temps pour tout.
Aux jours de Josué, ils servaient D.ieu, mais aux jours des Juges, ils déclinèrent. Aux jours de David et de Salomon, ils étaient d’une grande élévation, mais aux jours de Jéroboam, ils péchèrent. Même dans le Premier Temple, alors que la sainteté était prédominante (révélation de la Présence divine, Arche et Propitiatoire), il y avait des faux prophètes et des femmes pleurant le D.ieu Tamouz. Et dans le Second Temple, il y avait une haine gratuite, sans parler des générations après sa destruction…
Parfois, une personne tombe dans des pensées, des paroles et des actions non vertueuses, et parfois, des pensées de repentance et de bonnes actions s’éveillent en elle. D.ieu soit Béni, il est toujours possible de changer et de corriger du mal au bien. Car dans « Il remplit tous les Mondes », il y a l’aspect du corps qui a de nombreux niveaux, la tête, les mains, les pieds et autres membres, et aucun membre ne ressemble à un autre tout comme leur fonction. Il peut arriver qu’un des membres s’affaiblisse ou tombe malade, souffre et ne fonctionne pas correctement, il y a une chute, mais il est toujours possible de réparer.
Nous n’avons pas encore atteint le niveau de Connaissance de D.ieu, le véritable discernement et la sensation, mais nous aspirons à cela, nous aspirons à la Révélation de Mémalé Kol Almin, l' »Enveloppant tous les Mondes ». Et pour que le niveau d »Enveloppant tous les Mondes » soit révélé dans le discernement et la sensation réelle, il faut éliminer le mal de la Terre par le biais de « Et ces choses que je te commande aujourd’hui » précisément.
Par le biais de la Torah et des commandements qui sont de l’aspect de l' »Enveloppant tous les Mondes ». Par le biais de « Et tu sauras aujourd’hui que l’Eternel est D.ieu », par le biais de « Et tu sauras aujourd’hui et tu ramèneras [la connaissance] à ton cœur » en termes de « Je dompterai » et « Je transformerai » – D.ieu accomplira sa promesse « Et je ferai disparaître l’esprit d’impureté de la terre ».
Il y aura une révélation de la lumière de l' »Enveloppant tous les Mondes », qui sont « les cieux d’en haut », « et la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel comme l’eau couvre la mer » en termes de connaissance – reconnaissance et sensation, et la gloire de l’Eternel sera révélée, et toute chair la verra ensemble…
Le grand Chabbat Ahdout au Séminaire Beth Rivkah a été une célébration inoubliable de la joie, de l’unité et de la spiritualité hassidique. Avec plus de 140 jeunes filles réunies pour partager ce moment sacré du Chabbat Parachat Bamitbar, la présence collective a créé une atmosphère unique et une ambiance de communauté édifiante.
L’événement a été rendu d’autant plus significatif par l’invitation spéciale du Rav Mendel Azimov et son épouse, directeur du Beth Loubavitch. Le Rav Uzan, Le Rav Raba, Le Rav Pinson, le Rav Kalmenson et le Rav Sebag ont également participé à ce Chabbat avec leurs familles. Ces familles, représentatives de divers secteurs de la communauté juive, ont apporté une richesse d’expérience et une véritable sensation d’accueil et d’amitié. Leur présence a servi de rappel poignant que dans la diversité réside notre véritable force.
L’enthousiasme, l’énergie et les sourires radieux des jeunes participantes ont véritablement illuminé la journée. Leurs visages lumineux et leur joie débordante étaient une source d’inspiration et un témoignage de la beauté du Chabbat et de la fraternité du peuple juif. Leur bonheur partagé et leur fraternité étaient contagieux, un véritable plaisir à voir.
Le grand Chabbat Ahdout a démontré avec force l’importance de l’unité dans notre communauté. Le séminaire Beth Rivkah, connu pour son dévouement à l’éducation des jeunes filles dans la tradition hassidique, a créé une plateforme pour ce rassemblement, encourageant le sentiment d’appartenance et la cohésion parmi les participants.
À la fin de ce Chabbat mémorable, le désir partagé était que l’étincelle d’unité et de joie allumée pendant ce jour continue de briller tout au long de l’année.
75 Chlou’him Habad se sont rendus en Sibérie pour passer le dernier Chabbat avec la communauté juive locale dans le cadre du Kinous Hachlou’him annuel de Russie.
Dans un véritable esprit d’unité, soixante-quinze Chlou’him des villes et régions de Russie se sont réunis dans la ville sibérienne de Tomsk pour un Chabbat spécial d’unité.
Cela a commencé vendredi matin à la grande synagogue centrale. Cela s’est poursuivi dans le Centre communautaire juif voisin, qui sert d’adresse spirituelle pour tous les Juifs, y compris les étudiants juifs des prestigieuses universités de la ville.
Le gouverneur par intérim de la région de Tomsk, Vladimir Mazur, et le maire de Tomsk, Mikhail Ratner, sont arrivés à la synagogue vendredi pour exprimer leur reconnaissance, au nom des citoyens de la région, pour les activités étendues des Chlou’him venus de Birobidjan dans l’Extrême-Orient russe à Kaliningrad dans l’ouest.
Le grand Rav de Russie, Rav Berel Lazar, a à son tour exprimé sa gratitude au nom des Juifs de la région pour l’aide et le soutien gouvernementaux fournis à Tomsk et dans les environs.
Le Rav Lazar a présidé ce Chabbat unique, donnant des cours aux Juifs locaux et répondant aux nombreuses questions hala’hiques posées par les Chlou’him invités. Il a parlé lors des farbrenguens spéciaux en l’honneur du Chabbat Mevar’him Sivan et en préparation de la fête de Chavouot, lorsque la nation juive était unie au pied de la montagne, leur unité étant un symbole et une inspiration pour les générations à venir, tout comme l’unité et l’amour parmi les nombreux Chlou’him présents pouvaient être ressentis et vus comme un exemple éclatant.
D’autres intervenants étaient le Rav Its’hak Kogan de la synagogue Bolshaya Bronnaya de Moscou, le Rav Alexander Boroda, président de la Fédération des communautés juives de la CEI, le Rav Mendel Pevzner de Saint-Pétersbourg et le Rav Zalman Deutsch de Perm, les deux derniers faisant également partie du comité d’organisation du Kinous régional annuel.
C’est la cinquième année d’une telle réunion, avec les kinous précédents ayant eu lieu à Oufa, Rostov, Novossibirsk et Nijni Novgorod. Le Kinous de l’année prochaine se tiendra dans l’enclave européenne de Kaliningrad en Russie.
Vendredi, il y a eu divers symposiums hala’hiques et différents forums pour présenter de nouveaux outils de sensibilisation pour travailler avec la jeunesse de la communauté.
En plus des Chlou’him présents, une cinquantaine de jeunes garçons et leurs fils étaient également présents, qui ont passé un Chabbat inspirant ensemble, ce qui leur a donné un élan nécessaire dans leur rôle de Chlou’him, vivant dans des villes où eux et leurs familles sont les seuls Juifs frum sur des kilomètres à la ronde.
Tout au long du Chabbat, pour lequel les Chlou’him de Tomsk, le Rav Levi Kaminetzky et le Rav Reuven Nekhoda, ont mis tant de travail et d’efforts, de nombreux Juifs locaux sont venus voir l’image inhabituelle de tant de Chlou’him réunis dans la synagogue de leur ville. Cela a créé un immense Kiddouch Hachem et a suscité une couverture médiatique locale respectable.
A l’occasion de Lag Baomer, soixante étudiants et étudiantes se sont rassemblés lors d’un barbecue organisé par la Maison des Jeunes dirigée par le Rav Menahem Altabé du Beth Habad de Nice. Cet événement avait pour but de permettre à ces jeunes de se retrouver entre amis dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
La soirée a été marquée par une atmosphère festive et joyeuse. Les participants ont partagé des conversations animées tout en dégustant de délicieuses grillades. Le barbecue a offert une opportunité de détente et de plaisir, renforçant les liens d’amitié entre les étudiants et étudiantes.
Cependant, cette réunion n’était pas uniquement axée sur le divertissement. Les jeunes présents ont également saisi cette occasion pour prendre de bonnes résolutions et se préparer à accueillir Machiah tant attendu. Sous la guidance du Rav Menahem Altabé, ils ont réfléchi à leur croissance spirituelle et ont décidé de renforcer leur engagement envers la Torah, les Mitsvot et les valeurs juives.
Les discussions ont porté sur l’importance de se préparer intérieurement en cultivant une connexion profonde avec leur identité juive et en s’investissant activement dans des actions positives pour améliorer le monde qui les entoure. Les étudiants et étudiantes ont exprimé leur volonté de contribuer à la construction d’une société basée sur la justice, la compassion et le respect mutuel.
Cette journée a permis non seulement de célébrer Lag Baomer dans une ambiance agréable, mais aussi d’encourager la réflexion et l’action concrète pour un avenir meilleur. Les participants ont ressenti un sentiment d’unité et de solidarité en partageant leurs expériences, leurs aspirations et leurs projets. Ils sont repartis avec une motivation renouvelée et une détermination à poursuivre leur cheminement spirituel en vue de l’avènement de Machia’h.
Le Dr Hanoch Midovnik est Loubavitch, professeur et psychiatre expert. Il a précédemment dirigé le département des hospitalisations au Centre de Santé Mentale à Beer-Sheva. Il sert aujourd’hui en tant que président de la division de psychiatrie à la faculté de médecine de l’Université Ben-Gourion à Beer-Sheva.
Dr. Hanoch Midovnik, né à Haïfa en 1955, est le fils de Shimon Yehouda (décédé le 28 Hechevan 5764) et Haya Olga (née Zimerman) (décédée le 22 Kislev 5776). Son oncle était Ariel Sharon. Sa mère, Haya Olga, était la sœur de Lily Sharon, que son âme repose en paix.
Dans sa jeunesse, il a étudié à l’école « Herzliya », et c’est au cours de ses études là-bas qu’il a été exposé pour la première fois au monde de Habad lors d’un Chabbat organisé pour les garçons à Kfar Habad. Cependant, il a continué son parcours d’études régulier au lycée, a rejoint l’armée où il a servi en tant qu’assistant médical, puis a continué à l’université où il s’est spécialisé en psychiatrie.
Après son mariage avec sa femme Einat, fille de kibboutz, ils ont commencé à mener une vie traditionnelle ensemble, et pendant leurs années d’études de maîtrise en tant que jeunes étudiants à l’Université Ben Gourion à Beer-Sheva, ils ont commencé à se rapprocher de Habad grâce à celui qui est devenu le rabbin de l’université, le Rav Ye’hezkel Sofer.
Son rapprochement est allé de pair avec celui de son jeune frère, Ofer, qui a commencé le processus plusieurs années avant lui.
À la fin de ses études universitaires, il a été nommé pour diriger le département au Centre de santé mentale de l’hôpital psychiatrique de Beer-Sheva.
En plus de ses tâches médicales dans le département qu’il dirige, il sert en tant que conseiller pour les grooms et est un conférencier recherché sur des sujets tels que la santé mentale, la paix dans la maison et l’éducation des enfants.
En raison de sa combinaison unique d’expert en santé mentale et et en même temps étant un juif orthodoxe, il a beaucoup aidé à faire le lien entre le monde de la psychologie et la communauté orthodoxe avec les sensibilités qui y sont associées.
Sa femme Einat travaille également en tant que psychologue clinique, et en plus de cela, elle dirige l’activité de Habad à l’Université Ben Gourion, où ils ont commencé à se rapprocher de Habad lorsqu’ils étaient étudiants, et elle est également à la tête du conseil d’administration de l’école secondaire Habad pour filles Habad dans la ville.
Le Pr. Hanoch Midovnik raconte :
Je suis né à Haïfa dans une famille qui respectait la religion, mais qui n’était pas vraiment religieuse dans son mode de vie. Ma mère venait d’une famille religieuse et mon père était un orphelin, survivant de l’Holocauste qui a survécu à Auschwitz, qui n’avait pas une grande affection pour la religion. Il m’a dit une fois : « J’ai accroché mes tefillin à l’arbre à l’entrée d’Auschwitz »…
Nous étions une famille de la classe moyenne, à la limite de la pauvreté. Dans la maison, il n’y avait qu’un salon et une chambre, le salon servant de chambre à coucher pour mes parents, qui était converti en salon lorsque des invités arrivaient à la maison. Cependant, nous étions une famille très heureuse, et mes parents ont beaucoup investi dans notre éducation.
Retour à la foi
Mon processus de retour à la foi a été lent et graduel. Nous avons reçu des valeurs de foi à la maison mais pas des valeurs pratiques pour l’accomplissement des commandements. Par exemple, on a célébré ma bar mitzvah, mais je n’ai pas mis les tefillin à cette occasion… J’avais une certaine connexion à la religion, et je me souviens qu’en tant que jeune, je lisais un chapitre des Psaumes tous les soirs avant de me coucher.
À un certain moment, mon frère (le Rav Ofer Midovnik) est revenu à la foi, ce qui a créé des vagues dans la famille. Lorsque j’ai rejoint l’armée, j’étais « secouriste MOTS » (qui fait partie de l’équipe d’hélicoptère responsable de l’évacuation et du traitement des blessés) et j’ai noué des liens avec le superviseur de la kashrout, qui était un étudiant Habad de Kfar habad. C’était une autre étape dans mon processus de retour à la foi.
Une maison juive
Après l’armée, je suis allé étudier la médecine à Beer-Sheva. Mes amis ne savaient rien de mon renforcement religieux et je n’étais pas pressé de leur en parler. À cette époque, j’ai rencontré ma femme, et à un certain moment, je lui ai révélé que je mettais les tefillin tous les jours. J’avais peur de sa réaction car elle était née dans un kibboutz et venait d’un milieu moins religieux que le mien. À ma grande surprise, elle était ravie d’apprendre cela.
Lorsque nous avons décidé de nous marier, nous avons eu des discussions sur la nature de la maison et de la famille que nous allions construire. Je lui ai dit que je voulais que nous ayons une maison juive avec Kiddush et bougies de Shabbat. Ma femme, qui est plus sérieuse que moi, m’a dit : « Si tu veux une maison juive, apprenons un peu et approfondissons notre connaissance du judaïsme ».
Tel Aviv
Nous avons envisagé de déménager à Tel Aviv, et nous y sommes même allés pour une courte période d’essai. Cette période a suffi pour nous faire comprendre que nous n’avions rien à chercher là-bas. Nous avons été choqués par le choc culturel de la baisse du niveau moral, à laquelle nous n’étions pas habitués à Beer-Sheva. Nous avons décidé que nous ne voulions pas élever nos enfants dans un environnement comme celui-là, et nous sommes retournés à Beer-Sheva.
« Le Rabbi ne pense pas ainsi! »
Nous avions à la maison le tome 1 du Likoutei Si’hot su Rabbi, et nous l’étudions ensemble une fois par semaine. Nous ne comprenions pas grand-chose, mais nous avons compris une chose : dans chaque conversation, le Rabbi trace la voie d’une vie digne et donne des instructions claires sur comment vivre une vie pleine de sens.
Au début du chemin, des Lituaniens se sont joints à nous, essayant de nous rapprocher à leur manière, et de là, un cours hebdomadaire organisé par un rabbin lituanien de Jérusalem a également eu lieu dans notre maison.
Je n’oublierai jamais comment une fois, dans le cadre du cours, le Rav a expliqué que « Et tu aimeras ton prochain comme toi-même » s’applique à un Juif qui est « comme toi en Torah et Mitsvot ».
J’étais très boulversé par cela et je me suis vraiment fâché. Je me souviens avoir laissé éclater ma colère et je lui ai demandé :
« Donc hier, quand je ne respectais pas la Torah et les Mitsvot, tu ne m’aimais pas ? »
« Ce n’est que parce que je met les Tefilines et que je respecte le Chabbat que tu m’aimes ? ».
Il a essayé de se justifier mais mes oreilles étaient déjà fermées.
Je me souviens avoir dit à ma femme après le cours :
« Le Rabbi ne pense pas ainsi. Aujourd’hui, je comprends combien l’approche de la Hassidout et celle du Rabbi sont inversées. Sans la Hassidout, il est impossible de comprendre ce qu’est un Juif. »
« L’anatomie de l’âme »
J’ai commencé en tant que médecin de famille à Yeruham, puis je me suis dirigé vers la psychiatrie, ma spécialité depuis des dizaines d’années. Dans ce domaine, je vois de nombreux points de convergence avec la Hassidout, et en particulier avec le Tanya.
Dans le Tanya, je trouve « l’anatomie de l’âme », et il donne des réponses pertinentes à de nombreuses questions dans le domaine de la médecine mentale, que la psychologie et la psychiatrie ont du mal à expliquer de manière claire et systématique.
Dire merci au Rabbi
En 1988, je suis allé rendre visite au Rabbi, en compagnie de mon ami, le Dr Tal Nir. Ma femme est tombée enceinte 7 ans après notre mariage, et je suis venu simplement remercier le Rabbi pour ses bénédictions. Ce voyage mériterait une interview à part.
Une photo du chef du département
Je dis toujours que j’emmène le Rabbi avec moi au travail. Lorsque j’étais en charge d’un département fermé, je m’assurais que des photos du Rabbi soient accrochées dans le département. Lorsqu’on me posait des questions sur les photos du Rabbi, je répondais que je sentais le besoin d’accrocher la photo du chef du département…
« Pourquoi restez-vous ici ? »
Une fois, nous avons du affronter une crise entre la direction et l’équipe médicale. Une conseillère organisationnelle a été appelée pour rectifier les rangs, et dans le cadre de son traitement, elle a interviewé les médecins.
À un moment donné de la conversation avec elle, lorsque je lui ai décrit les nombreuses difficultés du travail, elle m’a demandé :
« Alors pourquoi restez-vous ici ? ».
J’ai simplement répondu :
« C’est ma mission ».
Elle a été très étonnée par ma réponse et a dit qu’elle avait généralement besoin d’une année entière de travail avec l’équipe médicale pour arriver à obtenir d’eux une telle réponse.
J’ai expliqué que pour moi, cela revêt une importance fondamentale, car nous avons tous une mission dans la vie, et cette mission est ma responsabilité personnelle.
La Retraite
L’opposition du Rabbi à l’inactivité est bien connue. Un Juif a toujours un rôle à jouer, d’une manière ou d’une autre. L’ironie est qu’aujourd’hui, même si je ne travaille qu’à quart temps, je suis beaucoup plus occupé qu’avant.
Tout au long de ma carrière, j’ai senti que le Rabbi m’accompagnait tout le temps. J’ai senti que le Rabbi me poussait à accepter des postes à responsabilités importantes, à travers des réponses et des lettres étonnantes que j’ai reçu dans ses « Iguerot Kodesh ».
Aujourd’hui encore, je sens la présence du Rabbi dans ma vie et dans mon travail, et je m’efforce de remplir ma mission de mon mieux.
Environ cinq cents diplômées de l’institution « Beit Hanna » à Na’halat Har Habad, qui a produit des émissaires à travers le monde au fil des ans, se sont réunies ce soir pour une grande assemblée communautaire.
Une soirée formidable, pleine de souvenirs, de moments d’éveil et de chants entraînants, a eu lieu ce soir (dimanche) au cœur du quartier Na’halat Har Habad à Kiryat Mala’hi, pour les diplômées de l’école primaire « Beit Hanna », sous la présidence du Rabbi.
Environ cinq cents diplômées de l’école au fil des ans, dirigées par la directrice, Mme Yael Azriel, ont participé à l’événement.
Parmi les Rabbanim et personnalités présentes, le Rav Its’hak Yehuda Yaroslavsky, le dirigeant de la communauté locale, le Rav Its’hak Blinzensky, le président du comité, le Rav Avraham Alter Heber, qui a été secrétaire du ‘comité’ pendant de nombreuses années ; le Machpia Rav Shlomo Fleishman a encouragé les diplômées avec des mots de renforcement, « de craindre le Seigneur ». Tzali Mizrahi, le représentant de Habad au conseil municipal et le conseiller du maire, a également pris la parole.
Aujourd’hui, l’école, au cœur du grand quartier Habad à Kiryat Mala’hi, compte plus de mille diplômées, dont beaucoup sont des Chlou’hot du Rabbi à travers le pays et le monde.
La réunion des diplômées est le fruit de beaucoup de travail qui a été produit pendant « l’année de la communauté », une tradition initiée par l’ancienne directrice, Mme Tamar Grozman, pour rassembler les diplômées pendant l’année de la communauté.
La direction de Beit Hanna souhaite remercier le « Comité de na’halat Har Habad », dont le parrainage, le soutien et l’encouragement ont favorisé cette action bénie. Le contenu de l’événement a été produit par la société « Voserman Productions ». Pour la sonorisation – « Frankel Sound ».
L’école a été fondée il y a environ 40 ans pour les filles de la communauté à Nahla’ot, et compte aujourd’hui plus de 500 élèves, une communauté qui s’agrandit, qui y sont éduquées dans la crainte de D.ieu et dans la mission hassidique telle que le Rabbi l’a définie.
La plupart des diplômées sont des émissaires dans le domaine de l’éducation et illuminent de nombreuses sphères en Israël et dans le monde.
אנא בכח – דקבלת שבת – אומרים בלחש.
ופרוס עלינו כו’ – בקבלת שבת – בעמידה.
בשנת תקפ’ט חל שבת פ’ במדבר ה’ בסיון. קודם הדלקת נרות של שבת אמר ה’צמח צדק’ מאמר ‘שאו את ראש גו’ אבותם’. פי’ ‘שאו’, כפירוש הראב’ע [אבן עזרא] מענין ‘כי תשא את ראש. וביאור הענין, שע’י עבודת הארת הנשמה שבגוף, נעשה עליה בראש ועצם הנשמה כמו שהיא למעלה. והסביר כמה פסוקים ומאמרי זהר ומדרש. בשבת בצהרים אמר רבינו הדרוש ‘וארשתיך לי לעולם’ וביאורו, שנדפסו ב’ליקוטי-תורה’. ביום א דחג-השבועות אמר רבינו את הדרוש ‘וספרתם לכם’ וביאורו – שנדפסו ב’לקוטי-תורה’. ביום השני דחה’ש בסעודת יו’ט אמר רבינו את הדרוש ‘והחכמה מאין תמצא’, והוא ‘ביאור’ השני בענין ‘תספרו חמישים יום’ הנדפס ב’לקוטי תורה’.
. Le paragraphe ‘Ana Bekoa’h’ dit lors de la réception du Chabbat est récité à voix basse (Sidour p.131).
. Le paragraphe ‘Oufross Aleïnou’ dit lors de la réception du Chabbat est récité debout (Sidour p.138).
En 5589 (1829), le Chabbat Parchat Bamidbar était le 5 Sivan. Avant l’allumage des bougies du Chabbat, le Tséma’h Tsédek dit le discours ‘hassidique introduit par le verset «comptez les têtes des enfants d’Israël… suivant la maison de leur père».
Se référant au commentaire d’Ibn Ezra, il indiqua que le mot ‘Seou’, comptez, devait être interprété comme ‘élevez’, tout comme dans la Parchat Ki Tissa.
Son explication fut donc la suivante:
L’illumination qu’acquiert, par son effort, la partie de l’âme qui se trouve dans le corps, confère l’élévation à ‘la tête’, à l’essence de l’âme qui se trouve là-haut.
Puis, il expliqua, sur la base de cette interprétation, différents versets et passages du Zohar et du Midrach.
Pendant le Chabbat, à midi, le Rabbi prononça le discours «tu Me seras lié à jamais» et son commentaire, qui sont imprimés dans le Likouteï Torah.
Le lendemain, premier jour de Chavouot, il dit le discours «Et vous compterez pour vous» et son commentaire, qui sont imprimés dans le Likouteï Torah.
Durant le second jour de la fête, au cours du repas, le Rabbi prononça le discours «d’où trouver la sagesse?», qui est le second commentaire sur la Mitsva du compte de l’Omer, qui est imprimé dans le Likouteï Torah.
Lorsque le Rabbi est arrivé à Berlin le mardi 3 Tevet 5688, 27 décembre19271, la conférence internationale de l’Agudas Israël se déroulait. Le lendemain serait la première session générale. Le Rabbi a participé à la conférence en tant que représentant du Rabbi précédent.
Après la première journée de la conférence, le Rabbi a écrit un rapport détaillé au Rabbi précédent décrivant les séances de la journée précédente : « Barou’h Hachem, je suis arrivé sain et sauf hier soir… le président, le Dr. Kohn [a parlé]… Il a commencé par lire la bénédiction qui a été reçue du Rabbi de Loubavitch… » Dans les jours suivants, le Rabbi a écrit un autre rapport au Rabbi précédent sur la suite de la conférence.
Au séminaire Rabbiner
À cette époque, Berlin avait un « Beth Midrash L’Rabbanim » bien connu, ou le « Rabbinerseminar zu Berlin », dirigé par le Rav Yechiel Yaakov Weinberg (1884-1966) (Photo). (Le Rav Weinberg a occupé ce poste après la Première Guerre mondiale jusqu’à ce que la Yéchiva soit détruite pendant les pogroms de Kristallnacht en 5698 – 9 et 10 novembre 1938.)
Beaucoup de talmidim du Rav Weinberg ont plus tard rappelé et relaté leurs souvenirs du Rabbi de ces années-là. Le Rabbi venait fréquemment au Beth Midrash pour apprendre ou pour écouter des Chiourim donnés par le Rav Weinberg et par le Rav Haïm Heller (1979-1960), restant souvent après le shiur, participant à de longues discussions de Torah.
Pour être admis à la bibliothèque du gouvernement à l’université Friedrich William de Berlin, il fallait présenter un certificat2 attestant de son éducation.
À cette fin, le Rabbi rendit visite au Rav Yechiel Yaakov Weinberg, alors directeur du séminaire Hildisheimer pour les Rabbins, dont l’ordination semi’ha – d’une institution qui enseignait à la fois la Torah et les matières laïques – suffirait comme le document dont le Rabbi avait besoin.
Afin de se qualifier pour la semi’ha, le Rabbi proposa d’emporter chez lui n’importe quel livre du choix du Rav Weinberg et de revenir le lendemain pour être testé dessus.
L’un des talmidim du Rav Weinberg, le Rav Haïm Na’hman Kovalsky, a raconté l’échange entre le Rabbi et le Rav Weinberg tel qu’il l’a entendu du Rav Weinberg lui-même : Lorsque le Rabbi a demandé à être testé pour la Semi’ha, le Rav Weinberg lui a demandé dans quel domaine de la Torah il pouvait être testé. « Partout où le Rav Weinberg le souhaiterait », a répondu le Rabbi.
Le Rav Weinberg a remis au Rabbi l’un de ses propres ouvrages. « J’ai pensé que je le testerais sur quelque chose que j’ai écrit moi-même, alors je lui ai donné un Kountress que j’avais publié. Le Rabbi a emmené le Kountress chez lui et l’a étudié toute la nuit, revenant le lendemain matin pour être testé. Il connaissait tout le Kountress, avec tous les détails par cœur ! »
Dans les Réchimot du Rabbi,3 la première entrée écrite à Berlin4 est datée, « Tevet. 88. Berlin. » et est intitulée » « He’arot al [ ] de Harav R. Y.Y. Weinberg », contenant des remarques sur des questions que le Rav Weinberg soulève dans son Kountres intitulé ‘Pinui Atzmos Meisim’ sur le sujet du transfert des restes d’un tombeau à un autre. Bien que ce soit un sujet assez obscur et difficile, le Rabbi l’a maîtrisé avec succès en une nuit, à l’étonnement du Rav Weinberg. (Il convient de noter que, des années plus tard, lorsque les talmidim du Rav Weinberg ont réimprimé son sefer, Chéélot Outechouvot Sridei Eish, ils ont inclus ces notes des Réchimot.)
Le doyen du Rabbiner Seminar à cette époque était le Rav Dr. Yossef Wohlgemuth. Dans une lettre5 à son fils des années plus tard, le Rabbi a dit qu’il avait visité la maison de son père un soir de Chabbat, où il donnait un cours sur le Rambam. Le Rabbi a également dit à la fille du Rav Wohlgemuth, « Ses talmidim lui étaient dévoués comme des ‘hassidim à un Rabbi! »
Rencontre lors d’une journée ordinaire
Le Rav Azriel Zelig Slonim a raconté qu’alors qu’il vivait à Jérusalem, à l’annonce que le Rabbi précédent avait quitté l’URSS et s’était installé à Riga, il a décidé de se rendre à Riga pour Chavouot 5688-1928.
Cependant, à ce moment-là, on ne pouvait pas obtenir de visa d’entrée pour la Lettonie sans une invitation d’un citoyen letton. Néanmoins, il a commencé son voyage et est allé à Berlin, où il chercherait l’aide du Rabbi. (Il avait déjà rencontré le Rabbi quelques années plus tôt lors d’une visite à Yekaterinoslav.)
Le Rav Slonim a relaté :
« Quand je suis arrivé à la maison où le Rabbi séjournait, un après-midi ordinaire pendant le mois de Iyar, on m’a dit ‘il jeûne aujourd’hui’, sous-entendant que c’était une comportement habituel.
« J’ai frappé à la porte, puis en entrant, j’ai vu le Rabbi assis et étudiant le Talmud Yerushalmi tout en portant les Tefillines de Rabbeinu Tam. Le Rabbi m’a reconnu et m’a fait signe de m’asseoir et d’attendre qu’il finisse un certaine passage. »
Après que le Rabbi ait enlevé ses Téfilines, il a accueilli le Rav Slonim avec un chaleureux ‘Chalom Alei’hem’. Le Rav Slonim a expliqué son problème, après quoi le Rabbi est sorti avec lui à la poste et a envoyé un télégramme au Rabbi précédent demandant qu’une invitation soit envoyée, ce qui est arrivé peu de temps après.
Admission à l’université
Les archives de l’Université Friedrich William de Berlin, (connue aujourd’hui sous le nom d’Université Humboldt de Berlin) montrent que le Rabbi est d’abord inscrit en tant qu’étudiant visiteur à l’université, daté du vendredi 27 avril 1928 (7 Iyar 5688).
Dans les registres ultérieurs de l’université, l’adresse que le Rabbi a donnée est « Hansa-Ufer 7, chez [le Dr] Wilensky ». Le Rabbi a écrit dans une lettre concernant le livre Harikma du Dr. Wilensky : « Je connaissais l’auteur ; un homme de talents remarquables, il était extrêmement méticuleux. Quand j’étais à Berlin, il faisait des recherches sur ce livre. Je l’ai vu totalement immergé dedans, transformant la nuit en jour pour ce travail. »8
Pendant ses études universitaires
Vivant à Berlin à la même époque que le Rabbi, le Rav Yossef Ber Soloveitchik a formé une relation qui durerait des années. Le Rav Soloveitchik a rappelé que pendant son séjour à Berlin, souvent quand il avait une question ou un problème à résoudre, que ce soit dans ses études universitaires ou lehavdil dans l’étude de la Torah, il demandait fréquemment de l’aide au Rabbi. Il a noté que chaque fois qu’il visitait le Rabbi, il voyait le Rabbi étudier soit le nigleh soit le Chassidus.
Le Rav Soloveitchik a raconté9 :
« Le Rabbi avait une mémoire exceptionnelle. Dans toute ma vie, je n’ai jamais rencontré quelqu’un avec une telle mémoire ».
« Il y avait des juifs d’autres communautés, étudiant à l’université en même temps. Certains d’entre eux sont aujourd’hui considérés comme de célèbres Gedolei Torah. À l’université, ils se comportaient comme les autres étudiants universitaires. Mais lui [le Rabbi] se comportait comme un juif de Varsovie ou de Russie. Berlin n’a absolument fait aucune impression sur lui ! »
« A l’université, le Rabbi marchait toujours avec un Guemara à la main. Chaque fois qu’une discussion se présentait en classe, le Rabbi consultait se Guemara ».
« Une fois pendant un cours, le professeur se promenait dans la salle et a remarqué que le Rabbi étudiait la Guemara. Le professeur a crié ‘Jeune homme, quel genre de comportement est-ce ?’ et il a défié le Rabbi de répéter ce qu’il venait d’enseigner, ce que le Rabbi a fait parfaitement. »
Nousa’h Ari
Berlin à cette époque était une ville pleine de vie juive. Dans une seule rue, il pouvait y avoir plus de 10 Shuls. La plupart du temps, le Rabbi était à Berlin, il priait au Dombrover Shtiebel, situé à plus d’une heure de marche de l’endroit où le Rabbi et la Rabbitzin vivaient. La raison de cela, semble-t-il, était que la grande majorité des juifs à Berlin priait le Nousa’h Ashkenaz, et le Dombrover Shtiebel priait le Nousa’h Ari.
Chli’hout du Rabbi précédent
Alors que le Rabbi précédent était à Riga, il a nommé le Rabbi, qui était à Berlin, pour superviser les efforts visant à sauver la bibliothèque Loubavitch détenue par l’URSS. Dans une lettre à M. Hans Goslar de Berlin, le Rabbi précédent a écrit :
« Je voudrais vous présenter mon gendre le Rav M. Schneerson, que j’ai nommé pour vous rencontrer concernant ma bibliothèque, l’héritage de [mes] saints ancêtres, qui malheureusement, est restée en Russie… »10
Le même jour, le Rabbi précédent a écrit une lettre au Rabbi, décrivant en détail la situation complexe, chargeant le Rabbi de rencontrer différentes personnes, avec des directives claires sur ce que devraient être les principaux points de discussion.
Le Rabbi précédent a également écrit au Rabbi lui demandant, et à certaines occasions à son frère Reb Israël Arié Leib11, de visiter la bibliothèque à Berlin afin de voir quels manuscrits hébraïques s’y trouvaient, de rechercher un livre ou un manuscrit spécifique, et si possible, de copier leurs catalogues de manuscrits écrits à la main. Le Rabbi et le Rabbi précédent ont maintenu une correspondance continue à ce sujet.12
Le Mikveh chaque jour
Un jour, le gardien du Mikveh est entré dans le Beth Midrash L’Rabbanim rapportant un ‘incident étrange’ qui s’était produit plus tôt ce matin. Il a dit qu’un jeune homme s’était approché de lui pour demander la permission d’utiliser le Mikveh (pour les Yidden Yekkishe, une telle coutume était inconnue, c’est pourquoi il a jugé nécessaire de le signaler). Après avoir appris qui était ce jeune homme, on a demandé au gardien de donner la clé du Mikveh au Rabbi. Le Rav Yossef Ber Soloveitchik(dont nous parlerons plus en détail ci-dessous), a une fois dit au Rav Fabian Schonfeld, l’un de ses talmidim, « Je peux témoigner que lui [le Rabbi] n’a jamais manqué un seul jour d’aller au Mikveh ! »
Correspondance
Le mardi 29 Tammuz 5688- 17 juillet 1928, le Rabbi a écrit une lettre en yiddish, adressée à sa future belle-mère, dans laquelle il décrit la vie alors à Berlin :
…Ici aussi, il a plu tout le temps jusqu’à ces derniers jours, où le temps s’est inversé avec une vague de chaleur inhabituelle. Seulement la nuit il fait plus frais.
Les Allemands se permettent de se promener dans la rue avec leur veste portée sur un bras, et dans l’autre main un mouchoir qu’ils utilisent pour essuyer leur sueur.
Au coucher du soleil, toutes les portes des maisons s’ouvrent. Celui qui se promène dans la rue, peut voir dans chaque maison une famille assise ensemble. Ils contemplent la lune, se sentant satisfaits du monde – et surtout d’eux-mêmes, de leurs femmes et de leurs enfants…
[Rabbi Meir] Hildisheimer6… m’a informé que lorsqu’il a traversé Berlin pendant deux jours, il a visité le Rabbi de Chortkov… J’ai pensé qu’il serait intéressant d’aller voir comment ils se comportent… Je me suis frayé un chemin à l’intérieur et j’ai pu tout voir… Tout le monde lui a dit ‘Chalom’… Ils ont sorti un tonneau de bière… Ils ont chanté et dansé. ‘Vu drei vochen, voss drei vochen, (le fait de se trouver pendant les trois semaines ne préoccupait personne pour) der Rabbi iz gekumen!’ (le Rabbi est arrivé!)
« …J’ai entendu parler du Farbrenguen de Youd Beth Tamouz à Riga. Alors que je me tenais sur Unter Den Linden7 en attendant un bus, un jeune homme a soudainement couru vers moi en disant, ‘Chalom Ale’hem! Je viens de Riga!’ Il voyageait à Berlin et a dû me reconnaître de chez vous. Alors il m’a parlé du Farbrenguen de Youd Beth Tamouz… »
Dans une autre lettre, datée de « Erev Tishah B’Av—le jour où Machia’h Tsidkenou est né », le Rabbi a écrit :
« J’ai reçu votre invitation. Un grand merci pour votre aimable offre… Comment se passe tout chez vous ? Vous recevrez cette lettre après Tisha B’Av, comment s’est passé votre jeûne ? »
« Il n’y a pas de nouvelles particulières avec moi. La chaleur est devenue un peu plus douce, donc le jeûne sera plus facile. Comment les Juifs allemands vont gérer [demain], alors qu’il est interdit de se saluer avec ‘Gutten Tag’, je ne peux pas le comprendre. Cependant, après tout, Hachem est capable de tout ! »
Pendant qu’il était à Berlin, le Rabbi correspondait avec le Gaon Rogatchover.12
Les Professeurs
Pendant ses deux premières années à Berlin, le Rabbi a suivi les cours de physique du professeur Walther Nernst, considéré comme l’un des pères fondateurs de la chimie physique moderne et qui a également reçu un prix Nobel de chimie en 1920.
Le Dr. Yaakov Hanoka a rapporté quelque chose qu’il a entendu du Rabbi en Yé’hidout : « [Le Rabbi] a dit qu’au début, il ne comprenait pas pourquoi le professeur Nernst, qui était une personne si célèbre, enseignait un cours d’introduction. Le Rabbi m’a alors expliqué avec un sourire que, il s’est avéré qu’un enseignant était payé en fonction du nombre d’étudiants qu’il avait, et il y avait beaucoup plus d’étudiants qui suivaient le cours d’introduction que ceux qui suivaient les cours avancés… »
Un autre professeur que le Rabbi a connu à Berlin était le professeur Erwin Schrödinger. Une fois, lorsque le professeur Paul Rosenbloom était en Yé’hidout, il a évoqué un livre écrit par le professeur Schrödinger, à quoi le Rabbi a commenté : « C’était un très bon conférencier ».
Dans les Mots du Rabbi
Lorsque le Rabbi a rendu visite à son beau frère le Rashag, Rav Shmaryahou Gurary, qui était en deuil après le décès de sa mère, une discussion a eu lieu concernant le minhag qu’un endeuillé devrait s’asseoir à un endroit différent dans la synagogue, sur quoi le Rabbi a commenté :
« En Russie, je n’avais pas vu ces minhagim, seulement en Allemagne. En Allemagne, il y avait aussi un minhag selon lequel, après la prière, les rabbins d’abord, suivis par toute la congrégation, passaient devant l’avel pour lui souhaiter ‘Gut Shabbos’ avec quelques mots de Ni’houm Aveilim qui sont permis le Chabbat. »13
Une fois, lors d’un repas de Yom Tov, une discussion a eu lieu concernant le chant de Ein Kelokeinu pendant la prière. Le Rabbi a noté : « En présence du Rabbi [précédent] , on ne le chantait pas. Lorsque j’étais à Berlin, je l’ai entendu être chanté pour la première fois. »14
À une autre occasion, lors du repas de Motsei Yom Kippour 5727-1967, une personne a mentionné que l’expression « Bon jeûne » ne concerne que Yom Kippour et Tishah Béav, à quoi le Rabbi a répondu : « Quand j’habitais en Allemagne, j’ai entendu cette salutation utilisée également pour Tishah Béav. »15
Visites du Rabbi précédent
Pendant l’été de 5689-1929, le Rabbi précédent a effectué sa visite historique en Erets Israël puis aux États-Unis. Avant de quitter l’Europe, le Rabbi précédent a fait une escale à Berlin, où il a été accueilli par le Rabbi et la Rabbitzin. Le Rabbi précédent décrit dans son journal les événements de cette journée :
« Mercredi, 23 Tamouz, notre fille Haya Mouchka et son mari, mon gendre, nous ont rencontrés à l’arrêt à Berlin… La journée s’est passée en discussion… Il semble que la situation négative de son père le pèse ».
« A 22h50, nous voyageons à Vienne en train… nos enfants nous accompagnent. »
Lorsque le Rabbi précédent est rentré d’Amérique, il a de nouveau passé un certain temps à Berlin avec le Rabbi et la Rabbitzin, comme décrit dans son yoman.
Une main chaleureuse
Reb Its’hak Meir Ferstenberg, un Hassid de Gur, qui étudiait à Berlin à la même époque, a raconté l’histoire suivante :
Le Rabbi de Belz est venu à Berlin pour voir un ophtalmologue pour un problème qu’il avait avec sa vue. Pendant qu’il était à Berlin, le Rabbi, accompagné de Reb Itche Meir, est allé voir le Rabbi de Belz.
Le Rabbi de Belz, ne pouvant pas voir facilement, se tenait les yeux fermés, tandis que les gens faisaient la queue pour lui dire ‘Chalom’ l’un après l’autre. Le Rabbi de Belz avait la main dans une serviette et c’est ainsi qu’il disait Chalom. Quand le Rabbi lui a tendu la main, il a levé les yeux, a enlevé la serviette et lui a dit Chalom avec sa main, et a demandé « Ver iz der yungerman – Qui est ce jeune homme ? » en commentant : « Une main chaleureuse ». Tout le monde présent a été étonné et ils ont demandé à Reb Itche Meir, « Qui est-ce ? » À quoi il a répondu, « Il est le gendre du Rabbi de Loubavitch. »
La montée au pouvoir des nazis
Au cours de l’hiver de 5693-1933, le Rabbi précédent s’est rendu à Berlin pour recevoir des soins médicaux. Le Rabbi précédent a alors écrit :
« La nouvelle coutume de ne pas recevoir de lettres est le résultat de mon état de santé fragile… Pendant plus de deux mois, j’étais seul dans un sanatorium à Berlin, avec seulement mon gendre qui venait me voir tous les jours à une heure fixe… »
Pendant ce temps, des nuages sombres commençaient à couvrir le ciel de l’Allemagne. Le parti nazi montait au pouvoir, et le lundi 3 Chevat 5693 – 30 janvier 1933, Adolf Hitler, yema’h shemo, a été nommé chancelier de l’Allemagne. Immédiatement, une nouvelle vague d’antisémitisme a balayé les villes et les villages d’Allemagne. Pour les juifs qui y vivaient, la situation devenait désespérée.
Des années plus tard, lors d’un Farbrenguen, le Rabbi a raconté ce que c’était à ce moment-là à Berlin :
« L’Holocauste n’était pas le résultat d’un individu mentalement déséquilibré qui a contraint les autres à l’aider. Tous ceux qui étaient là, moi y compris, ont vu avec quelle enthousiasme les gens l’acceptaient, exprimant l’espoir qu’il réaliserait leur désir ardent de voir ‘Deutschland über alles’ (l’Allemagne avant tout). »
Le Rabbi et la Rebbetzin ont décidé qu’il était temps de partir, et à l’hiver de 5693-1933 ils ont quitté l’Allemagne pour la France, où ils passeraient les quelques années suivantes, avant d’émigrer finalement aux États-Unis.
A Chassidisher Derher
Notes :
Comme indiqué dans le passeport russe du Rabbi.
Il existe différentes versions de ce qu’était exactement l’échange. Pour l’histoire telle que racontée par d’autres, voir le film Early Years de JEM.
Beaucoup d’entre eux ont été écrits à Berlin. Pour en savoir plus sur les Réchimot en détail, voir le Derher Tammuz 5775.
‘Hoveret 127.
Iguerot Kodesh vol. 5, p. 187.
Le Rav Hildisheimer était l’un des principaux rabbanim à Berlin à cette époque. Il a joué un rôle clé dans la libération miraculeuse du Rabbi précédent de prison, le Youd-Beth Tammuz de l’année précédente. Après que le Rabbi précédent a quitté la Russie, il a rencontré le Rav Hildesheimer à plusieurs reprises.
Une rue principale de Berlin où se trouve l’université Friedrich William.
Iguerot Kodesh vol. 14 page 369
Ce qui suit a été raconté par le Rav Shalom Ber Kowalsky, un ami proche du Rav Soloveitchik, dans le film Early Years de JEM. Chabad.org/454547.
Iguerot Kodesh Admur HaRayyatz, vol.15, page 116.
Reb Israël Arié Leib vivait également à Berlin à cette époque.
Ces correspondances sont principalement imprimées dans Iguerot Kodesh du Rabbi précédent, vol. 15