VIDEO. Chivea de Binyamin Loeb hy’d à Jérusalem
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Parachat Béréchit
Likouté Si’hot volume 16 – 5ème Si’ha
Binyamin Loeb, un jeune Habad originaire de France, a été tué à la frontière de Gaza le deuxième jour du combat. Des orthodoxes, des religieux et des laïcs sont venus lui rendre un dernier hommage à la suite d’appels sur les réseaux sociaux. Son père, le Rav Nathanaël Loeb, a déclaré : « À Souccot, je lui ai dit ‘tu fais quelque chose de grand, tu sacrifies ta vie pour le peuple d’Israël », et après une pause, il a ajouté : « Je ne voulais pas dire cela. »
Des centaines de personnes erraient entre les différentes entrées du cimetière du Mont des Répos. « Es-tu là pour l’enterrement du soldat ? », deux jeunes filles demandent à l’un des soldats passant par là, et il répond : « Non, je suis ici pour le soldat Benjamin Loeb ». Binyamin Loeb, un combattant de la division orthodoxe de la brigade 202 des parachutistes, a été tué le deuxième jour de combat à la frontière de la bande de Gaza, à l’âge de 23 ans.
Plus de 2000 personnes ont assisté aux funérailles. La foule était composée de jeunes et de vieux, d’hommes et de femmes de tous les secteurs, âges et langues. Des parachutistes, des membres du commandement du front intérieur, et à côté d’eux, des hassidiques orthodoxes, des Lituaniens et des jeunes laïcs, se sont rassemblés pour rendre un dernier hommage à Binyamin Loeb, un soldat isolé qui est venu de France pour s’enrôler dans l’armée israélienne.
À l’entrée du mémorial, il y a un tableau mis à jour avec les horaires des funérailles. Le Har Hamenou’hot est l’un des plus grands cimetières d’Israël, mais il est peu probable que ceux qui y travaillent se souviennent d’une époque comme celle-ci, où les funérailles sont mises à jour à chaque heure, parfois toutes les demi-heures.
« Il s’est battu pour être un combattant. » Beaucoup de ceux qui ont assisté aux funérailles ne connaissaient pas Binyamin Loeb et ont entendu parler de lui sur les réseaux sociaux.
« Benjamin Loeb, mon ami qui est venu de France et que j’ai aidé à s’enrôler, était un combattant dans ma compagnie, est tombé en défendant le sud », a écrit son ami Chami Trechtenberg. « Il s’est battu pour être un combattant et pour défendre son peuple et son pays. Il a été tué au combat près de Gaza, il s’est battu jusqu’à la dernière goutte de son sang, que sa mémoire soit bénie ».
Pour les funérailles de Loeb, qui était un soldat isolé, le public était invité à s’assurer qu’il y avait au moins un minyan.
Loeb était en contact avec sa famille en France. « Nous avons parlé il y a deux ou trois mois, de ce que tu ferais après ta libération qui aurait dû avoir lieu dans un mois, du mariage, de la vie en Israël », a déclaré le Rav Shneur de l’association orthodoxe ‘Oshi Chayil’, qui accompagne les soldats orthodoxes pendant leur service militaire. « Benjamin, prie pour tes amis de l’association Oshi Chayil. En ce moment même, un autre ami de Benjamin de l’association est enterré ailleurs ».
Le Rav a parlé du soldat David Mittelman, combattant de la brigade Golani, qui a également été tué le premier jour et a été enterré en même temps que Binyamin Loeb, et a conclu avec un verset de la Michna qui a été répété plusieurs fois lors des funérailles, ‘La mort sera engloutie pour toujours et le Seigneur essuiera les larmes de tous les visages’, qu’une personne dit en sachant qu’elle sera bientôt en deuil.
La Knesset (Parlement israélien) a été représentée par le député Avraham Betzalel du parti Shas, qui a déclaré : « Il est très difficile de se tenir ici. Benjamin, s’il te plaît, monte au ciel et prie pour nous pour mettre fin à nos malheurs ». La Ministre de la Protection de l’Environnement, Idit Silman, est également venue sur place, mais n’a pas pris la parole.
Le chant d’un mariage lors de son dernier voyage
Le père de Benjamin, le Rav Nathanaël Loeb, venu de France, a prononcé son éloge funèbre. « La dernière fois que nous avons parlé au téléphone, je lui ai demandé s’il avait les quatre espèces pour Souccot et il m’a dit que oui. Je lui ai demandé s’il avait une soucca et il m’a envoyé une photo d’une soucca conforme. Je lui ai dit ‘tu sais que tu fais quelque chose de grand en sacrifiant ta vie pour le peuple d’Israël…' », a dit Nathanael Loeb, avant de s’arrêter. Après une pause, il a ajouté, « Je ne voulais pas dire cela ». Et il a continué, « Il a dit ‘oui, je sais’… ce sont les derniers mots que nous avons échangés ».
Le Rav Nathanaël Loeb a célébré Chemini Atseret également le premier jour, selon la tradition de la diaspora. « À Chemini Atseret, j’étais en France et nous avons seulement entendu des non-juifs qui travaillaient là-bas qu’il se passait quelque chose de grave en Israël, mais nous ne savions pas quoi. En même temps, je suis allé à une Hitvaadout hassidique et j’ai parlé là-bas. J’ai raconté l’histoire d’un Hassid qui avait perdu sa femme et dansé à Sim’hat Torah, et j’ai pleuré comme je n’ai jamais pleuré de ma vie, mais je ne savais pas pourquoi… »
« Dans l’avion il a mis les téfilines à tout le monde », a dit Nathanaël Loeb. « J’ai repensé à l’histoire et j’ai proposé à quelqu’un dans l’avion de mettre les Téfilines. Il ne voulait pas, il était occupé par ses propres affaires. J’ai abordé quelques autres personnes et finalement quelqu’un a accepté. Je suis retourné vers celui qui n’avait pas voulu, j’ai sorti une photo de Benjamin et j’ai dit ‘c’est mon fils, il ne mettra plus jamais les Téfilines’. Alors il a dit ‘d’accord, je le ferai pour lui’. J’ai dit ‘non, tu le fera pour toi' ».
« Je voulais lancer une initiative en sa mémoire », a-t-il déclaré à la fin. « Benjamin a porté les Téfilines pendant 10 ans et il devait en mettre encore beaucoup, surtout en tant que Habadnik. Alors je voulais lancer une initiative, peut-être une application ou des groupes, pour qu’à ses trente ans, 15 000 autres personnes mettent les téfilines », a-t-il expliqué en détail comment cette initiative pourrait se dérouler, en espérant trouver des oreilles attentives et des activistes dévoués. https://www.charidy.com/tefilin-m/34393
À la fin de l’éloge funèbre, Nathanaël Loeb s’est tourné vers la foule et a partagé : « J’avais un rêve pour Binyamin. Je voulais qu’après l’armée, il se marie immédiatement, et que nous lui chantions le nigoun du Admour Hazaken, ‘Arba Bavot' », c’est un nigoun réservé aux fêtes, jours de fête, mariages et bar-mitsvot seulement, et chez Habad, il est particulièrement important de s’en tenir à la manière de le chanter. « Il n’aura donc pas de mariage », a-t-il dit, éclatant en sanglots. « Je voulais vous demander de lui chanter ce nigoun », et après quelques secondes, des centaines de personnes à l’intérieur et à l’extérieur du mémorial ont commencé à chanter le nigoun de mariage pour le jeune combattant avant son dernier voyage.

Précace
Certains d’entre nous ont entendu l’histoire racontée par nos grands-parents, certains par nos parents, et certains s’en souviennent eux-mêmes. Au milieu des prières du jour le plus saint de l’année, des rapports sur l’attaque massive contre Erets Israël ont commencé à arriver. Nous ne comprenions pas à ce moment-là ; des années plus tard, nous ne comprenions toujours pas, et maintenant, après avoir revécu l’expérience, il n’y a aucun moyen que nous comprenions.
Tout comme Yom Kippour est un moment où l’amour et le lien de D.ieu avec le peuple juif sont exprimés, de même, Sim’hat Torah est un moment où la faveur divine et la joie sont partagées avec nous.
Ce Sim’hat Torah, de nombreux rabbins ont probablement dit à leurs congrégations : « Dans les écoles rabbiniques, on ne vous apprend pas comment comprendre une tragédie nationale catastrophique qui se produit en plein milieu d’une fête. » Cependant, en remontant 50 ans en arrière, nous pouvons nous tourner vers les paroles du Rabbi – non pas pour comprendre, car nous ne pouvons pas comprendre les voies de D.ieu, et nous ne devrions pas essayer de le faire – mais pour obtenir des conseils sur la façon de réagir.
Dans cette intention, nous présentons des extraits des Si’hot que le Rabbi a prononcées le jour précédant Souccot et le troisième jour de cette fête, un moment où le danger et la tragédie de la guerre étaient palpablement ressentis, et pourtant, les paroles du Rabbi ont inspiré la confiance et la foi, donnant des orientations pour les individus et la nation dans son ensemble.
Sichos in english
Est-il approprié d’être heureux en temps de guerre ?
« En surface, une explication est nécessaire : quelle place y a-t-il pour un Farbrenguen à un moment où les Juifs sont engagés dans une bataille ? Une explication peut être donnée sur la base d’un enseignement du Baal Chem Tov sur le verset : « D.ieu est ton ombre, à ta main droite » – tout comme une ombre suit le mouvement des membres d’une personne, D.ieu suit également les actions du peuple juif dans ce plan matériel. »
« Dans cette veine, le Zohar enseigne : « Les sphères supérieures accordent de l’effluence aux sphères inférieures selon leur état. Si, sur ce plan terrestre, l’état d’une personne est lumineux, une lumière divine lui brille d’en haut. Si son état est celui de la tristesse, une influence comparable lui est accordée. C’est pourquoi, il nous est enseigné : ‘Sers D.ieu avec joie’, car la joie d’une personne attire la joie d’En-Haut. »
« En conséquence, la manière dont nous pouvons influencer positivement la situation ces jours-ci est à travers la joie, car « la joie brise les barrières, » y compris les barrières géographiques qui nous séparent de ceux en danger. Elle suscite des révélations joyeuses d’en haut, car « dans la lumière du visage du Roi est la vie. »
« Lorsque de nombreux Juifs se rassemblent en un seul endroit, ils évoquent la présence divine, comme nos Sages l’ont enseigné : « la présence divine repose sur toute assemblée de dix Juifs. » Combien plus est-ce vrai lorsque les rassemblements sont liés à des enseignements de la Torah, à une éveil à la crainte du ciel, et à des dons pour la Tsédaka, dans l’esprit du verset : « Sion sera rachetée par le jugement, et ses captifs par la charité. »
Quand j’ai été poussé d’en haut
« Rachi mentionne qu’il y a des moments où une personne « prophétise sans savoir ce qu’elle prophétise ». Il y a des moments où nous faisons des choses sans en connaître le but et ensuite, nous voyons à quel point la chose était opportune. »
« Tout au long de l’été, l’accent a été mis sur le verset : « De la bouche des enfants et des nourrissons, Tu as établi la force… pour détruire les ennemis et ceux qui cherchent à se venger ». Un lien a été fait avec le maamar intitulé ViKibeil HaYehudim prononcé par mon beau-père vénéré, le Rabbi, en 5687 (1927), et l’accent qu’il a mis sur la délivrance que les enfants juifs peuvent susciter par leur dévotion à l’étude de la Torah. »
« Pourquoi ai-je été poussé à parler de ce message du maamar prononcé en 5687 ? Le concept avait été mentionné de temps en temps auparavant, mais sans faire une grande campagne à ce sujet. Pourquoi y a-t-il maintenant une pression d’En-Haut ? Maintenant, nous voyons que de tels efforts étaient nécessaires « pour détruire les ennemis et ceux qui cherchent à se venger ».
Quand les Juifs sont tous considérés comme justes
« La Torah nous promet : « Quand tu sortiras en guerre contre tes ennemis, et que l’Éternel, ton D.ieu, les livrera entre tes mains ». Ceci est particulièrement vrai lorsque les Juifs sont au niveau de tsaddikim, car l’essence du jour apporte l’expiation. »
« Il n’y a pas lieu de se demander s’il était approprié de mener des activités interdites en ce jour saint, car en temps de danger pour le peuple juif, toute activité nécessaire pour renforcer ceux qui sont en bataille est non seulement permise, mais nécessaire. »
« Qu’il soit la volonté de D.ieu que nous voyions des miracles divins de nos propres yeux, des miracles si grands que nous reconnaîtrons que ce n’était pas « ma force et la puissance de ma main qui m’ont apporté ce succès », mais plutôt « C’est le jour où D.ieu a agi, réjouissons-nous et célébrons-le ».
« Il existe une loi selon laquelle le vendredi après-midi, nous devrions goûter les délices préparés pour Chabbat. À ce moment, peu de temps avant l’ère qui « sera entièrement tranquillité et Chabbat pour toute l’éternité », nous aurons un avant-goût de la réalisation de la prophétie que « la terre d’Israël s’étendra et englobera toutes les terres », avec la venue du Machia’h ».
La conférence a eu lieu en ligne via Zoom, organisée par la Midrasha Ad Matai. Cette session vise à offrir non seulement un espace de discussion et de réflexion, mais aussi une opportunité d’explorer la sagesse traditionnelle dans le contexte des défis contemporains.
Le thème de la conférence s’articule autour d’une citation inspirante : « Le Rabbi fournit l’aiguille et le fil, en revanche, le Hassid doit coudre lui-même ». Cette métaphore souligne l’importance de prendre l’initiative personnelle tout en s’appuyant sur la sagesse et les outils fournis par les guides spirituels. Il s’agit d’une invitation à l’action, à l’engagement et à la responsabilité individuelle dans la quête de solutions collectives.
Le Rav Vaacov Abergel apporte des éclairages sur comment la tradition et la foi peuvent offrir un cadre de compréhension et d’action face aux crises que traverse actuellement la nation.
En ces temps de bouleversements, retrouver un sens et une direction à travers la sagesse spirituelle peut être un premier pas vers la guérison et la résilience.
Ensemble, explorons les enseignements qui peuvent nous guider à travers les épreuves, et cherchons à coudre un tissu de compréhension et de soutien mutuel, pour traverser ces temps troublés avec foi et courage.

Eviatar Ohayon, un diplômé des yéchivot Habad qui a servi comme ambulancier dans les IDF, a été tué lors du massacre de Sim’hat Torah.
Eviatar vivait à Jérusalem et a étudié à l’école Habad du quartier de Gilo, dans le sud de la ville. Il a ensuite étudié à la Yéchiva Chanoch Lanaar à Tzfat, dirigée par le Rav Eliezer Wilschansky et le Rav Schneur Lipsker.
Après avoir rejoint les IDF, Eviatar a servi comme ambulancier dans le 51e bataillon de la brigade Golani, atteignant le grade de sergent.
Il faisait partie des 1200 victimes de l’horrible massacre de Sim’hat Torah perpétrée par des terroristes du Hamas.
Hashem Yikom Damo!