par hassidout | 25 Juin, 2025 – 29 Sivan 5785 | ISRAEL |
Des décennies après la campagne inoubliable « Terre d’Israël en danger », les jeunes de l’association Habad lancent une campagne identique, cette fois avec un message encourageant et renforçant. Au cœur de l’opération se trouvent l’élargissement de la campagne Tefilines, de la campagne Mezouzot, de la campagne Tsedaka et la distribution de stands de Tehilim.
Les jeunes Habad ont annoncé une campagne nationale spéciale intitulée « Terre d’Israël en sécurité ! », reprenant le design de la célèbre campagne Habad des années d’Oslo « Terre d’Israël en danger ! ». Cette nouvelle initiative, menée par 1400 émissaires du Rabbi à travers le pays et la division des forces de sécurité des jeunes Habad sous la direction du Rav Menahem Ofen, comprend une expansion significative des campagnes sacrées du Rabbi : Tefilines, Mezouzot et Tsedaka, ainsi que la distribution de stands de Tehilim dans les bâtiments.
Une campagne d’action spirituelle renforcée
Dans le cadre de cette nouvelle campagne, les organisateurs prévoient une extension substantielle des missions sacrées établies par le Rabbi de Loubavitch. **La campagne Tefilines bénéficie d’une attention particulière**, avec des démarches auprès des entreprises pour l’installation de stands de Tefilines, la mise en place et la gestion de nouveaux points, ainsi que la mise à jour du site national des emplacements.
« Une subvention spéciale sera accordée pour les stands de Tefilines à installer dans les entreprises et bureaux », précise l’organisation. Un bonus particulier sera également attribué à ceux qui mettront à jour le nom de l’entreprise et son emplacement dans la base de données.
Distribution de Tehilim et renforcement de la Tsedaka
L’innovation de cette campagne réside aussi dans **la distribution de stands de Tehilim dans les bâtiments**, accompagnée d’un encouragement à la récitation des Psaumes et au don de Tsedaka. Les organisateurs proposent une subvention spéciale pour l’acquisition du kit « Tehilim quotidien », comprenant les pages de Psaumes dans un présentoir prospectus élégant avec une boîte de Tsedaka.
Parallèlement, **les émissaires intensifieront la campagne Mezouzot**, encourageant le peuple d’Israël à se renforcer dans la pose de Mezouzot de qualité à chaque entrée, ainsi que dans la vérification des Mezouzot auprès de scribes de Sefer Torah certifiés, pour protéger et renforcer la sécurité personnelle.

Un message d’espoir après les épreuves
Le Rav Yossef Its’hak Aharonov, président des jeunes Habad, explique la motivation derrière cette initiative : « Les deux dernières semaines ont démontré à tout le peuple d’Israël à quel point la Terre sainte – toujours sous les yeux de D.ieu notre D.ieu – l’est de la manière la plus divine qui soit. »
**Cette déclaration fait écho aux récents événements sécuritaires** qui ont marqué le pays, transformant une période d’inquiétude en moment de reconnaissance spirituelle. « La nouvelle campagne apportera un élan d’action et exploitera l’état d’éveil pour le renforcement dans l’observance de la Torah et des commandements, comme l’a enseigné le Rabbi », ajoute-t-il.
Une mobilisation à l’échelle nationale
L’ampleur de cette campagne se mesure par **l’implication de 1400 émissaires** répartis sur l’ensemble du territoire, coordonnés par la division des forces de sécurité des jeunes Habad. Cette structure organisationnelle permet une couverture optimale et assure la diffusion du message dans toutes les communautés.
La campagne s’inscrit dans la continuité des enseignements du Rabbi de Loubavitch, tout en s’adaptant au contexte actuel. Là où la campagne précédente alertait sur les dangers, celle-ci célèbre la protection divine et encourage l’action spirituelle positive.
Cette initiative des jeunes Habad illustre comment les mouvements religieux adaptent leurs messages aux circonstances contemporaines, transformant les défis en opportunités de renforcement spirituel et communautaire.

par hassidout | 25 Juin, 2025 – 29 Sivan 5785 | MAGAZINE |
Trois récits extraordinaires révèlent la philosophie révolutionnaire du grand maître talmudiste. Le Rav Meir Klein dévoile comment le Rav Adin Steinzaltz transformait les situations les plus délicates en opportunités d’apprentissage. Une vision qui place l’humain au cœur de la pratique religieuse.
Le Rav Meir Klein partage trois anecdotes marquantes illustrant l’approche unique du Rav Adin Steinzaltz face aux défis religieux du quotidien. Ces récits, allant du Kidouch sur pain aux funérailles d’un chien, en passant par un cours à l’Institut Van Leer, révèlent une philosophie où la Torah doit s’adapter aux réalités humaines plutôt que l’inverse.
Le Kidouch sur pain : pragmatisme et pédagogie
Dans un campus universitaire américain, le Rav Klein se trouvait confronté à un dilemme. Chargé d’effectuer le Kidouch du vendredi soir devant 180 étudiants, il ne pouvait utiliser de vin dans la cafétéria casher qui servait également une population musulmane. « Je cachais du vin dans une bouteille de jus de raisin », confie-t-il.
Consulté sur cette situation délicate, le Rav Steinzaltz apporta une réponse surprenante : « Pourquoi ne pas faire le Kidouch sur les ‘hallots ? C’est exactement la même chose sur le plan halakhique. »
Mais la véritable leçon vint ensuite. « Il y a même un avantage », expliqua le maître. « Ces jeunes vont se disperser partout dans le monde. Certains se retrouveront dans des endroits reculés sans infrastructure juive. S’ils savent qu’on peut faire le Kidouch sur le pain, cela pourra résoudre bien des problèmes. »
Cette réflexion révèle la vision pédagogique profonde du Rav Steinzaltz : anticiper les besoins futurs de chaque individu et leur donner les outils pour maintenir leur lien avec la tradition.
Le Kaddich pour un chien : compassion et créativité
Yoel, enseignant dans une école pluraliste, reçut un jour la visite d’un élève endeuillé. Son chien venait de mourir et le jeune homme souhaitait réciter le Kaddich en sa mémoire. Face à cette demande inhabituelle, Yoel consulta le Rav Steinzaltz.
La réponse fut inattendue : « Récitez le chapitre du ‘Perek Shira’ consacré aux chiens. » Ce texte mystique décrit le chant unique de chaque créature dans l’univers.
« Le principe du Kaddich », expliqua plus tard le Rav, « c’est de continuer sur la voie de celui qui nous a quittés, de combler le vide qu’il laisse. Il faut maintenant dire le chant que le chien ne peut plus prononcer. »
Cette approche révolutionnaire transformait un moment de détresse en opportunité d’enseignement sur la place de chaque être dans la création divine.
L’amateur de porc du Chabbat : transformer la transgression en observance
À l’Institut Van Leer de Jérusalem, le Rav Steinzaltz donnait des cours réguliers. Un jour, il interpella un membre du personnel qui n’y assistait jamais. « Je ne suis pas concerné par ces sujets », répondit l’homme. « Pour que vous compreniez à quel point je suis éloigné de tout cela, sachez que je mange du porc tous les Chabbats. »
« Vraiment, tous les Chabbats ? », s’enquit le Rav. « Pourquoi pas en semaine ? » « Je n’ai pas le temps en semaine, je suis trop occupé. Le Chabbat, j’ai du temps libre. »
La réponse du Rav fut magistrale : « Il y a une Mitsva dans la Torah : ‘Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier.’ Cette Mitsva consiste à faire des choses spéciales en l’honneur du Chabbat. Je n’aurais pas choisi cette méthode, mais vous devez savoir qu’en agissant ainsi, vous accomplissez peut-être cette Mitsva. »
Cette interaction eut deux conséquences inattendues : l’homme se mit à fréquenter les cours et fit un don généreux à la yeshiva.
Une philosophie révolutionnaire
Ces trois récits illustrent l’approche unique du Rav Steinzaltz, résumée parfaitement par le Rav Klein : « Là où la réaction habituelle d’un orthodoxe classique serait de se crisper ou de chercher l’interdiction, la réaction du Rav était inverse à 180 degrés. »
Cette philosophie s’enracine dans un passage du ‘Tanna Devei Eliyahou’ que le Rav citait souvent. Interrogé sur la priorité entre la Torah et Israël, le prophète Élie répond : « Les gens disent que la Torah précède, mais moi je dis qu’Israël précède, car il est écrit : ‘Saint est Israël pour l’Éternel, prémices de sa récolte.' »
Pour le Rav Steinzaltz, cette priorité accordée au peuple juif signifiait qu’il fallait adapter la Torah aux réalités humaines plutôt que forcer les individus à s’adapter à une pratique rigide.
Un héritage vivant
« La question n’est pas de savoir comment amener le peuple juif vers la Torah, mais comment amener la Torah vers le peuple juif », souligne le Rav Klein. « Il faut penser de manière créative pour atteindre chaque Juif là où il se trouve, avec ses préoccupations, son univers conceptuel, et trouver comment établir ce lien de manière surprenante, non conventionnelle. »
Cette approche révolutionnaire continue d’inspirer ceux qui œuvrent pour maintenir le lien entre tradition et modernité. Elle rappelle que la grandeur d’un maître ne se mesure pas seulement à sa connaissance, mais à sa capacité à voir D.ieu dans chaque situation humaine et à y répondre avec créativité et compassion.
L’héritage du Rav Steinzaltz nous enseigne qu’au-delà des règles et des textes, la Torah est avant tout une sagesse vivante qui doit toucher le cœur de chaque individu, où qu’il se trouve sur son chemin spirituel.
par hassidout | 25 Juin, 2025 – 29 Sivan 5785 | MAGAZINE |
La sagesse divine transcende totalement nos capacités de compréhension et ne peut être appréhendée par aucun concept intellectuel humain. Cette analyse révèle pourquoi nos tentatives de définir D.ieu par des attributs comme la sagesse constituent une erreur fondamentale de catégorie. La démonstration montre que même nos facultés les plus élevées restent inadéquates face à l’essence divine infinie.
Cette exploration du Tanya étudie la différence abyssale entre la perception humaine limitée et la réalité divine infinie. L’explication révèle pourquoi il est inapproprié d’attribuer à D.ieu des qualités intellectuelles comme la sagesse, même de manière élevée, car cela revient à appliquer des catégories humaines à ce qui les transcende totalement. La clarification explique également pourquoi la Torah utilise néanmoins ces termes pour décrire D.ieu.
L’erreur de catégorie dans notre approche du divin
Une problématique fondamentale émerge dans notre façon d’aborder la divinité. Nous sommes limités à percevoir uniquement ce qui s’étend « depuis le niveau de la sagesse, qui constitue leur commencement, jusqu’au niveau le plus bas de l’action ». Cette limitation nous conduit à commettre une erreur conceptuelle majeure.
Quand nous disons que D.ieu est « si élevé qu’on ne peut Le comprendre par l’intellect », nous appliquons encore des catégories intellectuelles à ce qui les transcende entièrement. C’est comme affirmer qu’une théorie mathématique est « si profonde qu’on ne peut la saisir avec les mains » – une déclaration dénuée de sens car elle applique des concepts physiques à une réalité abstraite.
L’analogie révélatrice du toucher et de la sagesse
Une analogie frappante se dessine : « De même qu’il serait ridicule de dire qu’on ne peut ‘toucher’ la sagesse à cause de sa profondeur, il est tout aussi inapproprié de dire qu’on ne peut ‘comprendre’ D.ieu par l’intellect. »
Cette comparaison illustre que le concept même de « compréhension » ou « d’incompréhension » ne s’applique qu’aux domaines de la sagesse et de l’intellect. D.ieu, qui transcende ces catégories, ne peut être défini par rapport à elles, même négativement.
La relativité de nos concepts les plus élevés
Une révélation saisissante émerge : « par rapport au Saint béni soit-Il, le niveau de l’intellect et de la compréhension est considéré exactement comme l’action matérielle ». Même nos facultés les plus raffinées – l’intellect, la compréhension, la sagesse – sont, relativement à D.ieu, aussi limitées que nos sens physiques le sont par rapport à nos capacités intellectuelles.
Cette perspective révolutionnaire montre que même « la compréhension des intellects des mondes supérieurs, et même le niveau de la sagesse suprême qui anime tout » ne peuvent appréhender l’essence divine.
Pourquoi la Torah attribue-t-elle des qualités à D.ieu ?
Face à cette incompréhensibilité totale, une question légitime se pose : pourquoi la Torah et nos Sages décrivent-ils D.ieu comme « sage » ou « miséricordieux » ?
Une explication différente de celle du Rambam (qui parlait d’attributs négatifs) se présente. Selon cette approche, ces termes indiquent que D.ieu est « la source de la sagesse, d’où découle et émane l’essence du niveau de sagesse suprême du monde d’Atsilout ».
Quand nous appelons D.ieu « sage », nous ne Lui attribuons pas cette qualité en elle-même, mais nous reconnaissons qu’Il est la source ultime de toute sagesse qui se manifeste dans les mondes créés.
L’origine divine de tous les attributs
Cette compréhension s’étend à tous les attributs divins : « De même, miséricordieux et bon, car Il est la source de la miséricorde et des bontés, ainsi que toutes les autres qualités qui découlent et émanent de Lui. »
Toutes les qualités positives que nous connaissons – sagesse, miséricorde, bonté – trouvent leur source en D.ieu, mais pas comme des attributs qu’Il posséderait au sens où nous l’entendons. Elles représentent plutôt des manifestations qui découlent de Son essence infinie vers les mondes créés.
La complexité du processus d’émanation
Une reconnaissance importante surgit : « la voie et le processus de cette émanation – comment et quoi – est connu des initiés ». Cette référence indique que la compréhension profonde de la façon dont l’infini divin se manifeste dans le fini constitue un domaine d’étude complexe, traditionnellement exploré dans la sagesse kabbalistique.
Le passage du niveau où aucun concept ne s’applique vers des manifestations que nous pouvons nommer et comprendre reste l’un des mystères les plus profonds de la pensée mystique juive.
Cette exploration du Tanya nous invite à réviser fondamentalement notre approche de la divinité, nous encourageant à dépasser nos limitations conceptuelles pour reconnaître l’absolue transcendance divine, tout en comprenant comment cette transcendance peut néanmoins être la source de toute perfection dans les mondes créés.
par hassidout | 25 Juin, 2025 – 29 Sivan 5785 | ACTUALITES, INTERNATIONAL, ISRAEL |
Après des semaines de démentis et de rapports contradictoires, Téhéran admet officiellement que ses sites nucléaires ont subi des dommages majeurs suite aux frappes américaines. Cette reconnaissance marque un tournant dans la crise qui oppose l’Iran aux États-Unis depuis l’escalade militaire de la semaine dernière. Les déclarations du porte-parole iranien confirment l’ampleur des destructions évoquées par Donald Trump lors du sommet de l’OTAN.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien a officiellement reconnu que les installations nucléaires du pays ont été « gravement endommagées » par les frappes américaines, mettant fin aux démentis précédents. Cette admission intervient après que le président Trump a révélé lors d’une conférence de l’OTAN que des agents israéliens avaient constaté une « destruction totale » du site de Fordow, affirmant que le programme nucléaire iranien avait reculé de plusieurs décennies.
Téhéran brise le silence après des semaines de démentis
Dans un revirement spectaculaire, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Ismaïl Baghaei, a admis mercredi lors d’un entretien accordé à Al Jazeera que les installations nucléaires iraniennes avaient été « gravement endommagées » par les frappes américaines récentes.
Cette déclaration met fin à plusieurs semaines de démentis officiels et de rapports contradictoires émanant des autorités iraniennes, qui minimisaient jusqu’alors l’impact des opérations militaires américaines sur leur programme nucléaire.
Trump révèle l’ampleur des destructions à Fordow
Plus tôt dans la journée, le président américain Donald Trump avait dévoilé lors de la conférence de l’OTAN des détails saisissants sur l’état du site nucléaire de Fordow. Selon ses déclarations, des agents israéliens qui se sont rendus sur place après les frappes américaines ont découvert une « destruction totale » des installations.
« Ils affirment que c’était une destruction complète », a déclaré Trump, soulignant l’efficacité de l’opération militaire menée par les forces américaines. Le président a également précisé que « le programme nucléaire de l’Iran a reculé de plusieurs dizaines d’années, et la frappe américaine a mis fin à la guerre en Iran ».
Washington menace de nouvelles frappes en cas de reconstruction
Interrogé sur la possibilité de nouvelles actions militaires si l’Iran tentait de reconstruire son programme nucléaire, Trump s’est montré catégorique : « Certainement », a-t-il répondu, ne laissant planer aucun doute sur la détermination américaine à empêcher toute résurgence des ambitions nucléaires iraniennes.
Ces déclarations interviennent en réaction à un rapport de CNN citant une évaluation préliminaire du Pentagone, selon laquelle les frappes américaines de la semaine dernière n’auraient pas détruit les composants centraux du programme nucléaire iranien.
Une reconnaissance qui change la donne géopolitique
L’aveu iranien marque un tournant majeur dans la crise régionale et confirme l’efficacité des opérations militaires américaines. Cette reconnaissance officielle des dommages subis pourrait également influencer les futures négociations diplomatiques et redéfinir l’équilibre des forces au Moyen-Orient.
Les conséquences de cette admission restent à évaluer, notamment concernant la capacité de l’Iran à maintenir sa position de force dans la région et ses relations avec ses alliés traditionnels.
par hassidout | 25 Juin, 2025 – 29 Sivan 5785 | MAGAZINE |
La communauté juive d’Iran, l’une des plus anciennes au monde, compte aujourd’hui environ 9 000 membres, constituant la deuxième plus importante population juive du Moyen-Orient après Israël. Malgré les défis posés par la Révolution islamique de 1979, cette communauté maintient ses traditions tout en bénéficiant d’une relative autonomie culturelle.
Avec près de 9 000 membres, la communauté juive iranienne demeure la plus importante du Moyen-Orient en dehors d’Israël. Cette population, héritière d’une présence millénaire en Perse, navigue aujourd’hui entre préservation de ses traditions ancestrales et adaptation aux réalités politiques de la République islamique. Malgré l’exode massif qui a suivi la Révolution de 1979, les Juifs iraniens continuent de jouer un rôle dans la société de leur pays natal.
Les premiers établissements en terre perse
La présence juive en Iran remonte selon la tradition au VIIIe siècle avant notre ère, lors de l’exil du royaume d’Israël par les Assyriens. Ces premiers Hébreux furent déportés vers la région de Médie, habitée par des tribus indo-iraniennes pratiquant le zoroastrisme.
La communauté connut un tournant décisif en 538 avant J.-C. lorsque Cyrus le Grand autorisa le retour des Juifs exilés de Babylone vers la Terre d’Israël par son célèbre édit. Cette décision marqua le début de la reconstruction du Second Temple et établit des liens durables entre la Perse et le peuple juif.
Le livre d’Esther dans la Bible témoigne de cette coexistence, narrant la vie des Juifs sous le règne du roi Assuérus. Selon la tradition, les tombeaux du prophète Daniel, de Mardochée et de la reine Esther se trouvent encore aujourd’hui sur le territoire iranien.
Périodes de prospérité et de persécution
Sous les différentes dynasties qui se succédèrent, le sort des Juifs iraniens connut des fluctuations importantes. La période sassanide (225-651) apporta son lot de persécutions, notamment sous le règne de Firuz Ier (459-484), marqué par de nombreux pogroms.
La conquête arabo-musulmane de 636 transforma radicalement la situation. Soumis au statut de dhimmi et à l’impôt de la jizya, les Juifs virent leur condition se dégrader. Cette période vit naître des mouvements messianiques, comme celui d’Abou Issa d’Ispahan au VIIIe siècle, qui tenta d’organiser une révolte armée contre les autorités musulmanes.
L’ère mongole : entre catastrophe et renaissance
L’invasion mongole du XIIIe siècle constitua une véritable catastrophe pour la population iranienne, Juifs inclus. Cependant, sous certains dirigeants comme Argun Khan (1284-1291), les Juifs et les chrétiens accédèrent à des postes élevés dans l’administration.
Sa’d al-Dawla, médecin juif originaire d’Abhar, devint ainsi « Grand Vizir », administrant un territoire s’étendant du Caucase à l’océan Indien. Son règne illustre les possibilités d’ascension sociale offertes aux Juifs dans certaines circonstances, mais aussi leur vulnérabilité : accusé d’avoir empoisonné le souverain mongol, il fut exécuté en 1291, déclenchant des massacres anti-juifs dans tout l’empire.
Cette période vit également l’émergence de Shahin, considéré comme le plus grand poète juif de Perse. Face aux persécutions du XIVe siècle et à la crainte de voir disparaître la connaissance de l’hébreu, il composa des œuvres épiques sur les récits bibliques en persan judéo-persan, préservant ainsi la mémoire religieuse de sa communauté.
Les Safavides et l’institutionnalisation de la discrimination
L’avènement de la dynastie safavide (1501-1736) marqua un tournant dramatique. L’imposition du chiisme comme religion d’État s’accompagna de mesures discriminatoires sévères contre les minorités religieuses.
Les Juifs furent déclarés « impurs » (najis), interdits de contact avec les musulmans, exclus des bains publics et contraints de porter des signes distinctifs. Ces restrictions, codifiées dans la « Constitution de Jam-e Abbasi » sous Abbas Shah, perdurèrent jusqu’en 1925.
Le poète Babai ben Lutf de Kashan documenta ces persécutions dans son « Livre des convertis forcés » (Ketab-e Anusi), témoignage poignant des souffrances endurées entre 1613 et 1662. De nombreuses conversions forcées eurent lieu, créant des communautés de « crypto-juifs » qui maintenaient secrètement leurs pratiques religieuses.
Le cas de Mashhad : un traumatisme communautaire
L’année 1839 marqua un tournant tragique avec les événements de Mashhad. Accusés d’avoir blasphémé contre l’imam Hussein, tous les Juifs de la ville furent contraints à la conversion pour échapper au massacre. Cette communauté d' »Anusim de Mashhad » maintint clandestinement ses pratiques juives pendant près d’un siècle, jusqu’aux années 1930.
Leurs descendants, aujourd’hui dispersés entre Israël, les États-Unis, l’Italie et d’autres pays, constituent un témoignage vivant de la résilience communautaire face à l’adversité.
Les réformes de Reza Shah
L’accession au pouvoir de Reza Shah Pahlavi en 1925 ouvrit une nouvelle ère pour les Juifs iraniens. L’abolition du statut d’impureté rituelle et l’octroi de droits civiques égaux transformèrent leur condition juridique et sociale.
La Constitution de 1906 avait déjà établi le principe d’égalité citoyenne, accordant aux Juifs une représentation parlementaire. Cependant, c’est sous Reza Shah que ces droits devinrent effectifs, permettant l’accès aux professions libérales et à la fonction publique.
Samuel Haim fut élu en 1923 comme premier représentant juif au Majlis, marquant l’entrée de la communauté dans la vie politique iranienne. Malgré son exécution ultérieure pour complot présumé, son élection symbolisait cette nouvelle intégration.
L’action des organisations internationales
L’intervention d’organisations comme l’Alliance Israélite Universelle (Kol Israël Haverim) et le Joint transforma l’éducation et les conditions de vie communautaires. Dès 1898, l’ouverture d’écoles modernes à Téhéran révolutionna l’enseignement juif traditionnel.
Ces institutions mirent en place des programmes complets incluant soins médicaux, formation professionnelle et aide sociale. Dans les années 1920, le Joint finança 70% des budgets hospitaliers communautaires et développa des programmes d’hygiène et de nutrition.
Ascension socio-économique
Sous Mohammed Reza Shah (1941-1979), la communauté juive iranienne connut son âge d’or moderne. L’abolition des dernières restrictions professionnelles permit une ascension remarquable dans tous les secteurs économiques.
En 1966, la stratification sociale révélait cette prospérité : 3-5% de grandes fortunes, 8-10% de familles aisées, 40-45% de classe moyenne, contre seulement 5% de nécessiteux. Cette réussite contrastait avec la situation précaire des siècles passés.
Les Juifs iraniens excellèrent particulièrement dans l’industrie hôtelière, pétrolière, la banque, la joaillerie et l’immobilier. Leurs entreprises contribuèrent significativement au développement économique du pays sous le Shah.
Relations avec Israël
Malgré l’opposition initiale de l’Iran à la création d’Israël en 1948, des relations diplomatiques et économiques se développèrent progressivement. Après la guerre des Six Jours de 1967, l’oléoduc Eilat-Ashkelon permit l’acheminement du pétrole iranien vers l’Europe.
Des entreprises israéliennes comme Solel Boneh et Rasco participèrent à de grands projets d’infrastructure en Iran. Cette coopération illustrait la normalisation des relations entre les deux pays avant 1979.
Bouleversements communautaires
La Révolution de 1979 et l’arrivée au pouvoir de l’ayatollah Khomeini transformèrent radicalement la situation des Juifs iraniens. Entre 1979 et 1990, environ 55 000 Juifs quittèrent le pays : 30 000 vers les États-Unis, 20 000 vers Israël et 5 000 vers l’Europe.
Plusieurs dirigeants communautaires et hommes d’affaires juifs furent exécutés sous diverses accusations, notamment de collaboration avec le régime du Shah ou avec « l’ennemi sioniste ». Leurs biens furent confisqués par l’État iranien.
Situation actuelle
Aujourd’hui, environ 9 000 Juifs demeurent en Iran, principalement concentrés à Téhéran (6 000-7 000), Shiraz (2 000), Ispahan (1 500) et Kermanshah. Le Grand Rabbin Yehouda Gerami dirige spirituellement la communauté, tandis qu’Houmayoun Sameh la représente au Parlement iranien.
La communauté maintient ses institutions : synagogues, écoles, hôpital Dr Sapir et centre de charité. Malgré les tensions géopolitiques, elle bénéficie d’une autonomie culturelle relative et évite généralement les persécutions directes.
Structure institutionnelle
L’organisation traditionnelle combinait leadership séculier et religieux. Les notables (qatkhoda) représentaient la communauté auprès des autorités et collectaient les impôts, tandis que les autorités religieuses (rabbanim, mulla, dayan, gabbai) supervisaient la vie spirituelle et judiciaire.
Cette structure duale offrait une protection contre les arrestations arbitraires et assurait la continuité institutionnelle. Les quartiers juifs, généralement situés près des bazars, facilitaient les activités commerciales tout en offrant une protection communautaire.
Pratiques et coutumes
Les Juifs iraniens ont préservé des traditions spécifiques, notamment dans la nomenclature familiale (titres honorifiques pour les oncles et tantes), les célébrations religieuses (utilisation d’oignons verts lors du Seder) et l’hospitalité élaborée.
Le respect familial (namous) demeure central, influençant les décisions matrimoniales et sociales. La cuisine judéo-persane, mélangeant traditions juives et persanes, constitue un élément identitaire fort avec des plats comme le ghormeh sabzi et l’ash polo.
Présence internationale
La diaspora juive iranienne, estimée à 300 000-350 000 personnes, s’est remarquablement intégrée dans ses pays d’accueil. En Israël (200 000-250 000), elle a produit des personnalités influentes dans tous les domaines : militaire (Dan Halutz, Shaul Mofaz), culturel (famille Benai, Rita), politique (Moshe Katsav, Michael Melchior).
Aux États-Unis (60 000-80 000), la communauté s’est particulièrement implantée à Los Angeles et New York. Jimmy Delshad, maire de Beverly Hills, et de nombreux entrepreneurs illustrent cette réussite américaine.
Maintien des liens
L’organisation « Union des immigrants de Perse » en Israël maintient les contacts avec les familles restées en Iran et assiste les nouveaux immigrants. La fondation Miraj-Israël finance des projets d’autonomisation féminine, d’entrepreneuriat et d’éducation.
La célébration de « Roza-bagh » (Jour du jardin) à la fin de Pessah rassemble la communauté dans une fête traditionnelle mêlant musique, danse et cuisine persane, symbolisant la préservation de l’identité culturelle en diaspora.
Entre loyauté nationale et solidarité juive
La position actuelle des Juifs iraniens illustre la complexité de leur situation. Officiellement loyaux envers la République islamique, ils naviguent entre pressions gouvernementales et solidarité avec Israël et la diaspora.
Les récentes tensions géopolitiques, notamment après l’opération « Glaives de fer », ont ravivé les inquiétudes communautaires. Le représentant parlementaire Houmayoun Sameh a dû publiquement condamner Israël tout en réaffirmant l’appartenance des Juifs iraniens à la nation iranienne.
Héritage et transmission
Malgré les défis, la communauté juive iranienne continue de transmettre son riche patrimoine culturel et religieux. Ses contributions historiques à la poésie persane, aux sciences et au commerce constituent un legs durable pour l’Iran et la diaspora mondiale.
Cette communauté millénaire, témoin de l’histoire tumultueuse de la Perse, incarne la capacité d’adaptation et de résilience du peuple juif face aux transformations politiques et sociales. Son avenir dépendra largement de l’évolution des relations entre l’Iran et la communauté internationale, ainsi que de sa capacité à préserver son identité dans un contexte géopolitique complexe.
par hassidout | 25 Juin, 2025 – 29 Sivan 5785 | ACTUALITES, ISRAEL |
Tragédie dans la bande de Gaza : sept soldats israéliens du génie de combat ont péri dans l’explosion d’un véhicule blindé. Un terroriste avait fixé un engin explosif sur leur véhicule de type Puma dans le secteur de Khan Younès. Cette attaque soulève des questions sur les protocoles de sécurité dans cette zone particulièrement dangereuse.
Tsahal a autorisé ce matin la publication de l’identité de sept soldats du bataillon du génie de combat 605 de la brigade Barak, tués hier dans un grave incident à Gaza. L’attaque s’est produite lorsqu’un terroriste a fixé un explosif sur leur véhicule blindé de type Puma. Dans un incident séparé, un autre soldat de la même unité a été gravement blessé lors de combats dans le sud de la bande de Gaza.
Les victimes identifiées
Les soldats tombés au combat sont : le lieutenant Matan Shai Yechinovsky, 21 ans, de Kfar Yona ; le sergent-chef Ronal Ben-Moshe, 20 ans, de Rehovot ; le sergent-chef Niv Radia, 20 ans, d’Elikhin ; le sergent Ronen Shapiro, 19 ans, de Mazkeret Batya ; le sergent Shahar Manuav, 21 ans, d’Ashkelon ; le sergent Meayan Baruch Perlshtein, 20 ans, d’Ashar. Un septième soldat a également péri dans l’incident, mais son nom n’a pas encore été autorisé à la publication.
Parallèlement, un combattant du même bataillon a été gravement blessé hier soir lors d’affrontements dans le sud de la bande de Gaza. Le soldat a été évacué pour recevoir des soins médicaux à l’hôpital et sa famille a été informée.
Analyse de l’incident par les experts militaires
Le correspondant militaire Hillel Biton Rosen a rapporté que « l’incident s’est produit dans la zone de Khan Younès, lorsqu’un terroriste a apparemment fixé un explosif sur un véhicule de type Puma, appartenant au bataillon du génie de combat 605. Cet événement s’est déroulé après plusieurs incidents où des terroristes ont réussi à fixer des explosifs sur nos véhicules de combat blindés dans exactement la même zone. »
« Dans un incident survenu il y a une semaine et demie, des officiers supérieurs étaient également impliqués dans la zone, et ces événements feront l’objet d’une enquête. L’une des règles de base les plus élémentaires est que de tels véhicules blindés, qu’il s’agisse de chars, de Namer ou de Puma, ne circulent pas dans la zone sans protection périphérique, et c’est l’une des choses qui sont actuellement examinées : s’il était vraiment possible d’empêcher cet incident grâce à ce type de protection », a-t-il précisé.
Détails de l’attaque
Biton Rosen a ajouté des détails troublants : « Le Puma a malheureusement pris feu, ils l’ont tiré dehors, et cette histoire est bien sûr l’une des plus douloureuses, certainement pendant l’opération Épées de Gédéon. De plus, il y a eu un autre incident hier, où des terroristes ont ouvert le feu sur nos forces, effectuant des tirs antichars. Nous avons là un combattant gravement blessé et un autre légèrement blessé. Et si quelqu’un avait D.ieu nous en préserve besoin d’un rappel concernant la bande de Gaza, alors voilà, un jour après l’incident avec Kalviya, nous l’avons reçu de la manière la plus douloureuse. »
Réaction officielle
Le ministre de la Défense Israël Katz s’est exprimé sur ce tragique incident : « Je ressens la douleur de la chute du lieutenant Matan Shai Yechinovsky, du sergent-chef Ronal Ben-Moshe, du sergent-chef Niv Radia, du sergent Ronen Shapiro, du sergent Shahar Manuav, du sergent Meayan Baruch Perlshtein, et d’un combattant supplémentaire dont le nom n’a pas encore été autorisé à la publication, combattants du bataillon du génie de combat 605 qui sont tombés au combat dans le sud de la bande de Gaza. »
« Nos combattants ont lutté avec bravoure et sont tombés dans l’accomplissement de leur mission de défendre l’État d’Israël et de ramener nos otages. J’adresse mes condoléances du fond du cœur aux familles endeuillées et les embrasse au nom de tout un peuple en cette heure la plus difficile », a déclaré le ministre.
Questions sur la sécurité opérationnelle
Cet incident soulève des interrogations importantes sur les protocoles de sécurité dans la bande de Gaza, particulièrement concernant la protection des véhicules blindés contre les engins explosifs improvisés. L’enquête devra déterminer si les mesures de sécurité périphérique étaient suffisantes et comment prévenir de tels incidents à l’avenir.
La perte de ces sept jeunes soldats représente un coup dur pour Tsahal et rappelle brutalement les dangers auxquels font face les forces israéliennes dans leurs opérations à Gaza. Leurs familles et tout Israël pleurent ces héros tombés dans l’accomplissement de leur devoir.
par hassidout | 24 Juin, 2025 – 28 Sivan 5785 | ACTUALITES, ISRAEL |
Après douze jours d’opération « Am Kelavia » contre l’Iran, Israël a obtenu des succès impressionnants mais s’est arrêté au moment le moins opportun. Alors que Téhéran dispose encore de mille missiles et conserve ses capacités de production, l’interruption de l’offensive révèle une dynamique géopolitique complexe. La raison surprenante de cet arrêt brutal expose les enjeux qui ont déterminé l’avenir du Moyen-Orient à un moment critique.
L’opération militaire israélienne « Am Kelavia » menée contre l’Iran s’est achevée après douze jours d’offensive intensive. Selon le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Israël a atteint ses objectifs principaux en portant des coups sévères au programme nucléaire iranien et au projet de missiles balistiques. L’intervention américaine sous l’administration Trump a considérablement renforcé l’efficacité de l’opération, contrastant avec les obstacles rencontrés sous l’administration Biden. Malgré des résultats remarquables, l’arrêt prématuré de l’offensive laisse l’Iran avec des capacités militaires significatives encore intactes.
Destruction partielle de l’arsenal iranien
L’analyse des résultats révèle une réalité nuancée. Si Israël revendique avoir « porté des coups sévères » au projet de missiles balistiques iraniens, les faits démontrent une destruction partielle de l’arsenal ennemi. Plus de cinquante pour cent des lanceurs ont été détruits, des équipes de lancement éliminées, et l’arsenal de missiles réduit d’environ deux mille à moins de mille unités selon les estimations matinales.
Cette situation signifie concrètement que l’Iran conserve encore des capacités de tir substantielles. Le régime de Téhéran dispose toujours de lanceurs opérationnels et s’efforce déjà de reformer de nouvelles équipes de lancement. « Je ne pense pas que nous ayons porté un coup mortel au projet de missiles balistiques, mais nous avons effectivement touché la capacité iranienne à les reproduire », précise l’analyste.
L’enjeu de la reconstruction des capacités
La véritable préoccupation réside désormais dans la capacité iranienne à reconstruire ses installations de production. Les responsables israéliens soulignent la nécessité de cibler la reconstruction des usines et d’interrompre les filières d’approvisionnement qui reprendront dès demain matin. Cette course contre la montre détermine l’efficacité à long terme de l’opération menée.
Deux administrations, deux approches
L’opération s’est déroulée sous deux administrations américaines aux approches diamétralement opposées. L’administration Biden a multiplié les obstacles : retards dans les livraisons d’armements, atteintes à la légitimité internationale d’Israël, tentatives répétées de freinage des opérations militaires. Seule la détermination de Netanyahu face à ces pressions a permis la poursuite de la campagne.
L’arrivée de Trump a marqué un tournant radical avec un soutien inconditionnel. Des avions chargés d’armements, un feu vert pour « ouvrir les portes de l’enfer » sur Gaza, et une déclaration dramatique appelant à un plan d’émigration depuis Gaza ont transformé la donne stratégique.
L’intervention directe de Washington
« Trump est un rêve devenu réalité pour nous et je ne sais pas comment cela se serait terminé sans lui », confie une source israélienne. Contrairement à ses promesses électorales, Trump a déployé des bombardiers et des sous-marins pour détruire les installations nucléaires, raccourcissant la guerre et apportant de meilleurs résultats que ceux qu’Israël aurait pu obtenir seul.
La décision controversée de cessation
L’interruption de l’opération au moment de son apogée suscite des interrogations. « Cette matinée ne s’est pas déroulée correctement du point de vue israélien », analyse un expert militaire. L’erreur stratégique majeure identifiée consiste en l’absence de chasseurs armés au-dessus de l’Iran à sept heures du matin.
La doctrine recommandée aurait été de maintenir des appareils en position d’attaque, prêts à frapper immédiatement toute cible dès réception d’une alerte de tir vers Israël. Cette riposte simultanée aux lancements de missiles n’a pas été mise en œuvre, constituant selon les analystes une leçon à retenir absolument.
L’influence de la demande trumpienne
La demande d’arrêt formulée par Trump explique la décision de Netanyahu d’interrompre l’offensive. Compte tenu du soutien apporté par la nouvelle administration, cette requête ne pouvait être ignorée, contrairement aux pressions de l’administration Biden précédente.
Les acquis de l’opération
Cette campagne restera marquée par « le courage, l’audace, l’ingéniosité, la planification du Mossad et aussi le leadership qui a donné le feu vert pour se lancer ». Les succès obtenus témoignent des capacités militaires et de renseignement exceptionnelles déployées lors de cette opération d’envergure.
La nécessité de vigilance continue
Malgré ces résultats impressionnants, les responsables insistent sur une réalité fondamentale : « la mission n’est pas terminée et nous ne devons pas l’oublier un instant ». Cette mise en garde souligne que l’Iran conserve des capacités de nuisance significatives et une volonté de reconstitution rapide de son arsenal.
L’opération « Am Kelavia » illustre les défis complexes de la guerre moderne au Moyen-Orient, où les considérations géopolitiques peuvent interrompre les campagnes militaires à leurs moments les plus décisifs. L’avenir dira si cette interruption stratégique s’avérera judicieuse ou si elle laissera à l’Iran l’opportunité de reconstituer ses forces pour de futures confrontations.
par hassidout | 24 Juin, 2025 – 28 Sivan 5785 | Rav Mellul Haim |
פרק מד
וְהִנֵּה, כָּל מַדְרֵגַת אַהֲבָה מִבּ’ מַדְרֵגוֹת אֵלּוּ: « אַהֲבָה רַבָּה » וְ »אַהֲבַת עוֹלָם » – נֶחְלֶקֶת לְכַמָּה בְּחִינוֹת וּמַדְרֵגוֹת לְאֵין קֵץ, כָּל חַד לְפוּם שִׁיעוּרָא דִילֵיהּ,
כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב בַּזֹּהַר הַקָּדוֹשׁ עַל פָּסוּק: « נוֹדָע בַּשְּׁעָרִים בַּעְלָהּ » – « דָּא קוּדְשָׁא־בְּרִיךְ־הוּא, דְּאִיהוּ אִתְיְדַע וְאִתְדַּבֵּק לְכָל חַד לְפוּם מַה דִמְשַׁעֵר בְּלִבֵּיהּ וְכוּ' ».
וְלָכֵן נִקְרָאִים דְּחִילוּ וּרְחִימוּ – « הַנִּסְתָּרוֹת לַה’ אֱלֹהֵינוּ »,
וְתוֹרָה וּמִצְוֹת – הֵן « הַנִּגְלוֹת לָנוּ וּלְבָנֵינוּ לַעֲשׂוֹת כוּ' ».
כִּי תּוֹרָה אַחַת וּמִשְׁפָּט אֶחָד לְכוּלָּנוּ, בְּקִיּוּם כָּל הַתּוֹרָה וּמִצְוֹת בִּבְחִינַת מַעֲשֶׂה,
מַה־שֶּׁאֵין־כֵּן בִּדְחִילוּ וּרְחִימוּ שֶׁהֵם לְפִי הַדַּעַת אֶת ה’ שֶׁבְּמוֹחַ וָלֵב,
כַּנִּזְכָּר לְעֵיל.
אַךְ אַחַת הִיא אַהֲבָה הַכְּלוּלָה מִכָּל בְּחִינוֹת וּמַדְרֵגוֹת « אַהֲבָה רַבָּה » וְ »אַהֲבַת עוֹלָם », וְהִיא שָׁוָה לְכָל נֶפֶשׁ מִיִּשְׂרָאֵל, וִירוּשָּׁה לָנוּ מֵאֲבוֹתֵינוּ.
וְהַיְינוּ, מַה שֶּׁכָּתַב הַזֹּהַר עַל פָּסוּק: « נַפְשִׁי אִוִּיתִיךָ בַּלַּיְלָה וְגוֹ' » –
« דְּיַרְחִים לְקוּדְשָׁא־בְּרִיךְ־הוּא רְחִימוּתָא דְנַפְשָׁא וְרוּחָא כְּמָה דְאִתְדַּבְּקוּ אִילֵּין בְּגוּפָא וְגוּפָא רָחִים לוֹן וְכוּ' ». וְזֶהוּ שֶׁכָּתוּב: « נַפְשִׁי אִוִּיתִיךָ », כְּלוֹמַר, מִפְּנֵי שֶׁאַתָּה ה’ « נַפְשִׁי » וְחַיַּי הָאֲמִתִּים, לְכָךְ – « אִוִּיתִיךָ », פֵּירוּשׁ, שֶׁאֲנִי מִתְאַוֶּה וְתָאֵב לְךָ כְּאָדָם הַמִּתְאַוֶּה לְחַיֵּי נַפְשׁוֹ, וּכְשֶׁהוּא חַלָּשׁ וּמְעוּנֶּה – מִתְאַוֶּה וְתָאֵב שֶׁתָּשׁוּב נַפְשׁוֹ אֵלָיו,
וְכֵן כְּשֶׁהוּא הוֹלֵךְ לִישֹׁן – מִתְאַוֶּה וְחָפֵץ שֶׁתָּשׁוּב נַפְשׁוֹ אֵלָיו כְּשֶׁיֵּעוֹר מִשְּׁנָתוֹ, כָּךְ, אֲנִי מִתְאַוֶּה וְתָאֵב לְאוֹר אֵין־סוֹף בָּרוּךְ־הוּא, חַיֵּי הַחַיִּים הָאֲמִתִּיִּים, לְהַמְשִׁיכוֹ בְּקִרְבִּי עַל יְדֵי עֵסֶק הַתּוֹרָה בַּהֲקִיצִי מִשְּׁנָתִי בַּלַּיְלָה, דְּאוֹרַיְיתָא וְקוּדְשָׁא־בְּרִיךְ־הוּא כּוּלָּא חַד.
כְּמוֹ שֶׁכָּתַב הַזֹּהַר שָׁם: « דְּבָעֵי בַּר נַשׁ מֵרְחִימוּתָא דְקוּדְשָׁא־בְּרִיךְ־הוּא לְמֵיקַם בְּכָל לֵילָא, לְאִשְׁתַּדְּלָא בְּפוּלְחָנֵיהּ עַד צַפְרָא כוּ' ».
וְאַהֲבָה רַבָּה וּגְדוֹלָה מִזּוֹ, וְהִיא מְסוּתֶּרֶת גַּם כֵּן בְּכָל נֶפֶשׁ מִיִּשְׂרָאֵל בִּירוּשָּׁה מֵאֲבוֹתֵינוּ, הִיא, מַה שֶּׁכָּתוּב בְּרַעְיָא מְהֵימְנָא: « כִּבְרָא דְּאִשְׁתַּדֵּל בָּתַר אֲבוֹי וְאִימֵּיהּ, דְּרָחִים לוֹן יַתִּיר מִגַּרְמֵיהּ וְנַפְשֵׁיהּ וְרוּחֵיהּ כוּ' »,
כִּי הֲלֹא אָב אֶחָד לְכוּלָּנוּ.
וְאַף כִּי מִי הוּא זֶה וְאֵיזֶהוּ אֲשֶׁר עָרַב לִבּוֹ לָגֶשֶׁת לְהַשִּׂיג אֲפִילוּ חֵלֶק אֶחָד מִנִּי אֶלֶף מִמַּדְרֵגַת אַהֲבַת « רַעְיָא מְהֵימְנָא »?
מִכָּל מָקוֹם, הֲרֵי אֶפֶס קָצֵהוּ וְשֶׁמֶץ מֶנְהוּ מֵרַב טוּבוֹ וְאוֹרוֹ – מֵאִיר לִכְלָלוּת יִשְׂרָאֵל בְּכָל דּוֹר וָדוֹר, כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב בַּתִּיקּוּנִים, דְּ »אִתְפַּשְּׁטוּתֵיהּ בְּכָל דָּרָא וְדָרָא לְאַנְהָרָא לוֹן וְכוּ' ».
רַק שֶׁהֶאָרָה זוֹ הִיא בִּבְחִינַת הֶסְתֵּר וְהֶעְלֵם גָּדוֹל בְּנַפְשׁוֹת כָּל בֵּית יִשְׂרָאֵל, וּלְהוֹצִיא אַהֲבָה זוֹ הַמְסוּתֶּרֶת מֵהַהֶעְלֵם וְהַהֶסְתֵּר אֶל הַגִּילּוּי, לִהְיוֹת בְּהִתְגַּלּוּת לִבּוֹ וּמוֹחוֹ – « לֹא נִפְלֵאת וְלֹא רְחוֹקָה הִיא », אֶלָּא « קָרוֹב הַדָּבָר מְאֹד בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ »,
דְּהַיְינוּ, לִהְיוֹת רָגִיל עַל לְשׁוֹנוֹ וְקוֹלוֹ – לְעוֹרֵר כַּוָּונַת לִבּוֹ וּמוֹחוֹ,
לְהַעֲמִיק מַחֲשַׁבְתּוֹ בְּחַיֵּי הַחַיִּים אֵין־סוֹף בָּרוּךְ־הוּא, כִּי הוּא אָבִינוּ מַמָּשׁ הָאֲמִיתִּי וּמְקוֹר חַיֵּינוּ, וּלְעוֹרֵר אֵלָיו הָאַהֲבָה כְּאַהֲבַת הַבֵּן אֶל הָאָב.
וּכְשֶׁיַּרְגִּיל עַצְמוֹ כֵּן תָּמִיד הֲרֵי הַהֶרְגֵּל נַעֲשֶׂה טֶבַע.
וְאַף אִם נִדְמֶה לוֹ לִכְאוֹרָה, שֶׁהוּא כֹּחַ דִּמְיוֹנִי –
לֹא יָחוּשׁ, מֵאַחַר שֶׁהוּא אֱמֶת לַאֲמִיתּוֹ מִצַּד עַצְמוֹ בִּבְחִינַת « אַהֲבָה מְסוּתֶּרֶת ».
רַק שֶׁתּוֹעֶלֶת יְצִיאָתָהּ אֶל הַגִּילּוּי כְּדֵי לַהֲבִיאָהּ לִידֵי מַעֲשֶׂה,
שֶׁהוּא עֵסֶק הַתּוֹרָה וְהַמִּצְוֹת שֶׁלּוֹמֵד וּמְקַיֵּים עַל יְדֵי זֶה, כְּדֵי לַעֲשׂוֹת נַחַת רוּחַ לְפָנָיו יִתְבָּרֵךְ כְּבֵן הָעוֹבֵד אֶת אָבִיו.
וְעַל זֶה אָמְרוּ: « מַחֲשָׁבָה טוֹבָה הַקָּדוֹשׁ־בָּרוּךְ־הוּא מְצָרְפָהּ לְמַעֲשֶׂה », לִהְיוֹת גַּדְפִין לְפָרְחָא, כַּנִּזְכָּר לְעֵיל.
וְהַנַּחַת רוּחַ הוּא, כִּמְשַׁל שִׂמְחַת הַמֶּלֶךְ מִבְּנוֹ שֶׁבָּא אֵלָיו בְּצֵאתוֹ מִבֵּית הָאֲסוּרִים כַּנִּזְכָּר לְעֵיל,
אוֹ « לִהְיוֹת לוֹ דִּירָה בַּתַּחְתּוֹנִים », כַּנִּזְכָּר לְעֵיל.
וְהִנֵּה, גַּם לִבְחִינַת « נַפְשִׁי אִוִּיתִיךָ » הַנִּזְכָּר לְעֵיל, קָרוֹב הַדָּבָר מְאֹד לְהוֹצִיאָהּ מֵהַהֶעְלֵם אֶל הַגִּילּוּי, עַל יְדֵי הַהֶרְגֵּל תָּמִיד בְּפִיו וְלִבּוֹ שָׁוִין.
אַךְ אִם אֵינוֹ יָכוֹל לְהוֹצִיאָהּ אֶל הַגִּילּוּי בְּלִבּוֹ, אַף־עַל־פִּי־כֵן, יָכוֹל לַעֲסוֹק בַּתּוֹרָה וּמִצְוֹת לִשְׁמָן, עַל יְדֵי צִיּוּר עִנְיַן אַהֲבָה זוֹ בַּמַּחֲשָׁבָה שֶׁבְּמוֹחוֹ, וּ »מַחֲשָׁבָה טוֹבָה – הַקָּדוֹשׁ־בָּרוּךְ־הוּא מְצָרְפָהּ כוּ' »:
וְהִנֵּה, בּ’ בְּחִינוֹת אֲהָבוֹת אֵלּוּ,
אַף שֶׁהֵן יְרוּשָּׁה לָנוּ מֵאֲבוֹתֵינוּ וּכְמוֹ טֶבַע בְּנַפְשׁוֹתֵינוּ, וְכֵן הַיִּרְאָה הַכְּלוּלָה בָּהֶן, שֶׁהִיא, לִירֹא מִלִּיפָּרֵד חַס וְשָׁלוֹם מִמְּקוֹר חַיֵּינוּ וְאָבִינוּ הָאֲמִיתִּי בָּרוּךְ־הוּא,
אַף־עַל־פִּי־כֵן, אֵינָן נִקְרָאוֹת בְּשֵׁם « דְּחִילוּ וּרְחִימוּ טִבְעִיִּים », אֶלָּא כְּשֶׁהֵן בְּמוֹחוֹ וּמַחֲשַׁבְתּוֹ לְבַד וְתַעֲלוּמוֹת לִבּוֹ, וְאָז, מְקוֹמָן בְּי’ סְפִירוֹת דִּיצִירָה, וּלְשָׁם הֵן מַעֲלוֹת עִמָּהֶן הַתּוֹרָה וְהַמִּצְוֹת הַבָּאוֹת מֵחֲמָתָן וּבְסִיבָּתָן.
אֲבָל כְּשֶׁהֵן בְּהִתְגַּלּוּת לִבּוֹ – נִקְרָאִים « רְעוּתָא דְלִבָּא » בַּזּוֹהַר,
וּמְקוֹמָן – בְּי’ סְפִירוֹת דִּבְרִיאָה, וּלְשָׁם הֵן מַעֲלוֹת עִמָּהֶן הַתּוֹרָה וְהַמִּצְוֹת הַבָּאוֹת מֵחֲמָתָן.
מִפְּנֵי שֶׁיְּצִיאָתָן מֵהַהֶעְלֵם וְהֶסְתֵּר הַלֵּב אֶל בְּחִינַת גִּילּוּי, הִיא עַל יְדֵי הַדַּעַת וּתְקִיעַת הַמַּחֲשָׁבָה בְּחוֹזֶק וְהִתְבּוֹנְנוּת עֲצוּמָה מֵעוּמְקָא דְלִבָּא, יַתִּיר וְתָדִיר, בְּאֵין־סוֹף בָּרוּךְ־הוּא, אֵיךְ הוּא חַיֵּינוּ מַמָּשׁ וְאָבִינוּ הָאֲמִיתִּי בָּרוּךְ־הוּא.
וּמוּדַעַת זֹאת מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתִּיקּוּנִים: כִּי « בְּעוֹלַם הַבְּרִיאָה מְקַנְּנָא תַּמָּן אִימָּא עִילָּאָה », שֶׁהִיא הַהִתְבּוֹנְנוּת בְּאוֹר־אֵין־סוֹף חַיֵּי־הַחַיִּים בָּרוּךְ־הוּא, וּכְמַאֲמַר אֵלִיָּהוּ: « בִּינָה לִבָּא וּבָהּ הַלֵּב מֵבִין ».
וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁבּ’ בְּחִינוֹת אֲהָבוֹת אֵלּוּ הַנִּזְכָּרוֹת לְעֵיל, הֵן כְּלוּלוֹת מִן בְּחִינַת « אַהֲבָה רַבָּה », וּגְדוֹלָה וּמְעוּלָּה מִ »דְּחִילוּ וּרְחִימוּ שִׂכְלִיִּים » – אֲשֶׁר הָאַהֲבָה נִקְרֵאת לְעֵיל בְּשֵׁם « אַהֲבַת עוֹלָם ».
רַק שֶׁאַף־עַל־פִּי־כֵן, צָרִיךְ לִטְרוֹחַ בְּשִׂכְלוֹ לְהַשִּׂיג וּלְהַגִּיעַ גַּם לִבְחִינַת « אַהֲבַת עוֹלָם » הַנִּזְכֶּרֶת לְעֵיל, הַבָּאָה מֵהַתְּבוּנָה וָדַעַת בִּגְדוּלַּת ה’,
כְּדֵי לְהַגְדִּיל מְדוּרַת אֵשׁ הָאַהֲבָה בְּרִשְׁפֵּי אֵשׁ וְשַׁלְהֶבֶת עַזָּה וְלַהַב הָעוֹלֶה הַשָּׁמַיְמָה, עַד שֶׁ »מַּיִם רַבִּים לֹא יוּכְלוּ לְכַבּוֹת וְכוּ’ וּנְהָרוֹת לֹא יִשְׁטְפוּהָ וְכוּ' ».
כִּי יֵשׁ יִתְרוֹן וּמַעֲלָה לִבְחִינַת אַהֲבָה כְּרִשְׁפֵּי אֵשׁ וְשַׁלְהֶבֶת עַזָּה וְכוּ’, הַבָּאָה מֵהַתְּבוּנָה וָדַעַת בִּגְדוּלַּת אֵין־סוֹף בָּרוּךְ־הוּא, עַל שְׁתֵּי בְּחִינוֹת אַהֲבָה הַנִּזְכָּרוֹת לְעֵיל – כַּאֲשֶׁר אֵינָן כְּרִשְׁפֵּי אֵשׁ וְשַׁלְהֶבֶת כוּ’,
כְּיִתְרוֹן וּמַעֲלַת הַזָּהָב עַל הַכֶּסֶף וְכוּ’, כְּמוֹ שֶׁיִּתְבָּאֵר לְקַמָּן.
וְגַם, « כִּי זֶה כָּל הָאָדָם » וְתַכְלִיתוֹ,
לְמַעַן דַּעַת אֶת כְּבוֹד ה’ וִיקַר תִּפְאֶרֶת גְּדוּלָּתוֹ, אִישׁ אִישׁ כְּפִי אֲשֶׁר יוּכַל שְׂאֵת, כְּמוֹ שֶׁכָּתוּב בְּרַעְיָא מְהֵימְנָא פָּרָשַׁת בֹּא: « בְּגִין דְּיִשְׁתְּמוֹדְעוּן לֵיהּ וְכוּ' », וְכַנּוֹדָע:
par hassidout | 24 Juin, 2025 – 28 Sivan 5785 | FRANCE |
Créé en mémoire de Chmouel Azimov, ce réseau communautaire permet aux participants de partager leurs actions quotidiennes et d’envoyer collectivement un rapport hebdomadaire au Rabbi. Chaque vendredi, les témoignages affluent pour former un message d’unité spirituelle transmis depuis Paris. À l’approche de Guimel Tamouz, cette initiative prend une dimension particulière dans la continuité de l’enseignement hassidique.
Un groupe WhatsApp créé il y a huit ans à l’occasion du Yortsait de Chmouel Azimov rassemble des Juifs de Paris et de la région pour partager leurs comptes-rendus de Mivtsa Téfilines. Chaque vendredi, un rapport collectif (Dou’h) est transmis au Rabbi, créant un lien spirituel constant entre la communauté parisienne et l’héritage de Loubavitch.
Une initiative née de la commémoration
L’histoire de ce groupe WhatsApp remonte à huit années, lorsque la communauté Habad de Paris décida de créer un espace numérique dédié à la mémoire de Chmouel Azimov. Cette initiative, lancée à l’occasion de son Yortsait, visait à perpétuer son souvenir à travers une action concrète : le partage des expériences liées à la Mitsva des Téfilines.
« L’idée était simple mais puissante », explique un membre actif du groupe. « Permettre à chacun de témoigner de ses actions quotidiennes et de contribuer à un élan collectif en faveur de cette Mitsva fondamentale. »
Un rituel hebdomadaire qui unit la communauté
Chaque vendredi, la communauté se mobilise autour d’un rituel devenu incontournable : la transmission du Dou’h au Rabbi. Ce rapport hebdomadaire compile les témoignages individuels recueillis tout au long de la semaine, créant un pont spirituel entre Paris et l’héritage hassidique.
La participation s’avère remarquablement accessible. Les membres du groupe n’ont qu’à partager trois éléments essentiels : leur prénom en hébreu, le prénom de leur mère, et le nombre de Téfilines qu’ils ont aidé d’autres Juifs à poser. Cette simplicité cache en réalité une démarche profonde d’engagement communautaire et spirituel.
Un élan renforcé à l’approche de Guimel Tamouz
L’approche de Guimel Tamouz donne une résonance particulière à cette initiative. Cette date, marquante dans le calendrier hassidique, inspire la communauté à intensifier ses efforts et à « multiplier les actions pour apporter du Nahat au Rabbi ».
Les organisateurs soulignent l’importance de cette période : « C’est un moment privilégié pour renforcer notre connexion spirituelle et démontrer notre attachement aux enseignements reçus. »
Une technologie au service de la tradition
L’utilisation de WhatsApp pour coordonner cette Mitsva illustre parfaitement l’adaptation des communautés religieuses aux outils modernes. Cette plateforme, accessible à tous, facilite la participation et maintient un lien constant entre les membres dispersés dans Paris et sa région.
Un responsable communautaire témoigne : « La technologie nous permet de rester unis dans notre mission spirituelle, même quand nous ne pouvons pas nous rassembler physiquement. »
Une invitation ouverte à l’engagement
Le groupe reste ouvert à tous ceux qui souhaitent s’investir dans cette démarche. L’adhésion ne demande aucune compétence particulière, seulement la volonté de participer à cet élan collectif autour de la Mitsva des Téfilines.
Les témoignages recueillis chaque semaine illustrent la diversité des expériences : rencontres fortuites, discussions spirituelles, moments de partage entre Juifs de tous horizons. Chaque Téfiline posée devient ainsi un maillon dans la chaîne communautaire qui relie Paris à l’héritage de Loubavitch.
Cette initiative démontre comment une commémoration peut se transformer en action vivante, créant des liens durables au sein de la communauté juive parisienne tout en honorant la mémoire de Chmouel Azimov.
Pour rejoindre le groupe WhatsApp : https://chat.whatsapp.com/HhimbSqm08K6Dcafy254vQ
par hassidout | 24 Juin, 2025 – 28 Sivan 5785 | ISRAEL |
Des centaines de Hassidim se sont rassemblés au Beth Mena’hem de Kfar Habad pour commémorer cette date lumineuse du calendrier hassidique. Le Rav Zoucha Wolff a révélé des enseignements inédits du Rabbi, notamment ses directives aux militaires. Cette Hitvaadout exceptionnelle a conjugué profondeur spirituelle et joie communautaire jusqu’aux premières heures du matin.
Une assemblée spirituelle d’envergure s’est tenue au Beth Knesset « Beth Mena’hem » de Kfar Habad pour célébrer le 28 Sivan, date historique de l’arrivée du Rabbi et de la Rebbetzin aux États-Unis en 1941 après leur évasion miraculeuse de la France occupée. Sous la direction du Rav Meir Ashkenazi, rabbin de Kfar Habad, cette soirée a été marquée par les révélations du Rav Zoucha Wolff concernant des Yehidout inédites et les directives du Rabbi aux militaires. La participation du Rav Yaakov Katan de Tomkhei Tmimim a enrichi cette Hitvaadout qui s’est achevée dans la joie et les danses traditionnelles.
Le contexte historique : un sauvetage miraculeux
Le 28 Sivan commémore l’un des événements les plus dramatiques de l’histoire hassidique moderne : l’arrivée du Rabbi et de la Rebbetzin aux États-Unis le 23 juin 1941, après leur évasion périlleuse de la France occupée par les nazis. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le couple royal du futur mouvement Loubavitch se trouvait prisonnier de l’Europe nazie, vivant sous la menace constante de l’arrestation et de la déportation.
Le Rabbi précédent, le Rabbi Rayatz, multiplia les démarches diplomatiques désespérées pour organiser leur libération. Après d’immenses efforts, un visa fut obtenu, mais restait la question cruciale : comment quitter la France sous occupation allemande ? La seule route possible passait par le Portugal neutre.
Le couple entreprit alors un voyage périlleux depuis Nice jusqu’à Lisbonne. Arrivés dans la capitale portugaise, ils obtinrent difficilement deux billets sur un premier navire. Cependant, un télégramme providentiel du Rabbi Rayatz leur parvint, leur demandant de renoncer à ce voyage et d’attendre le navire suivant, le « Serpa Pinto ». Cette directive mystérieuse se révéla être une intervention divine : le premier navire fut coulé par un sous-marin allemand, tandis que le « Serpa Pinto » les conduisit sains et saufs vers la liberté.
Le Rav Meir Ashkenazi pose les fondements spirituels de la soirée
Le Mara d’Atra de Kfar Habad, le Rav Meir Ashkenazi, a inauguré cette assemblée exceptionnelle par un enseignement approfondi sur la Paracha Chela’h, établissant un lien puissant entre les enseignements hebdomadaires et la signification du 28 Sivan. « Cette date revêt une importance particulière dans notre tradition car elle symbolise la fois le sauvetage divin et le début d’une mission universelle », a souligné le Rav Ashkenazi.

Son intervention a rappelé comment l’arrivée du Rabbi aux États-Unis marqua non seulement la fin d’une période de persécution, mais aussi le commencement d’une révolution spirituelle. À partir de cette date, une impulsion nouvelle fut donnée à la diffusion du judaïsme et de la Hassidout, avec la création des trois institutions centrales du mouvement Loubavitch : le Ma’hané Israël, les éditions Kehot et le Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h.
Des révélations inédites sur les directives du Rabbi aux militaires
Le moment culminant de la soirée est arrivé avec l’intervention du Rav Zoucha Wolff, qui a captivé l’assistance par ses révélations concernant des aspects méconnus de l’enseignement du Rabbi. « Cette journée lumineuse porte en elle un message particulier pour notre génération, notamment sur la question du service militaire et de la défense d’Israël », a-t-il déclaré.

Dans une première mondiale, le Rav Wolff a partagé des extraits de Yehidout (audiences privées) où le Rabbi donnait des directives spécifiques aux militaires. Ces témoignages inédits ont révélé une facette moins connue de la pensée du Rabbi sur l’engagement civique et la défense de la Terre Sainte. Ces enseignements prennent une résonance particulière dans le contexte sécuritaire actuel d’Israël.
« Le Rabbi comprenait que parfois, pour préserver la vie juive et la continuité spirituelle, il faut savoir prendre les armes », a expliqué le Rav Wolff, citant des passages inédits de ces audiences privées. « Son propre sauvetage de l’Europe nazie lui avait enseigné l’importance vitale de la protection physique du peuple juif. »
L’écho contemporain d’un sauvetage historique
Cette commémoration à Kfar Habad résonne avec une actualité particulière. Comme le Rabbi et la Rebbetzin qui durent fuir l’Europe en guerre, de nombreux Juifs aujourd’hui font face à des défis sécuritaires majeurs. Les enseignements révélés lors de cette Hitvaadout offrent des réponses concrètes aux questions contemporaines sur l’engagement militaire et civil.
Le Rav Wolff a particulièrement insisté sur la vision du Rabbi concernant la conciliation entre service militaire et observance religieuse. « Le Rabbi ne voyait aucune contradiction entre porter l’uniforme et porter les Tefilin », a-t-il précisé, suscitant une profonde émotion dans l’assemblée.
Une Hitvaadout d’exception qui traverse la nuit
La richesse spirituelle de la soirée s’est amplifiée avec l’intervention du Rav Yaakov Katan, Machpia de Tomkhei Tmimim à Elad, qui s’est joint au Rav Wolff pour approfondir ces enseignements jusqu’aux heures tardives. Ensemble, ils ont exploré comment l’expérience de la persécution et du sauvetage a façonné la vision du Rabbi sur la mission du peuple juif.
« Le Rabbi comprenait mieux que quiconque la fragilité de l’existence juive en exil », a souligné le Rav Katan. « Son évasion miraculeuse lui a enseigné que D.ieu protège Son peuple, mais que nous devons aussi agir concrètement pour notre survie. »
Les deux Rabbanim ont développé comment le 28 Sivan représente l’équilibre parfait entre la confiance en la Providence divine et l’action humaine responsable. Cette leçon, tirée directement de l’expérience vécue par le Rabbi, offre un guide précieux pour les défis contemporains.
La dimension prophétique du sauvetage
Un aspect particulièrement frappant des révélations de cette soirée concerne la dimension prophétique du télégramme du Rabbi Rayatz. « Comment le Rabbi précédent a-t-il su qu’il fallait éviter le premier navire ? », s’est interrogé le Rav Wolff. « Cette intervention révèle la connexion spirituelle exceptionnelle entre le Rabbi Rayatz et les forces divines. »
Cette intervention miraculeuse illustre parfaitement la croyance hassidique selon laquelle les Tsadikim possèdent une perception spirituelle qui transcende les apparences physiques. Le sauvetage du Rabbi et de la Rebbetzin devient ainsi un enseignement vivant sur la Providence divine et la mission particulière de certaines âmes dans l’histoire juive.
Une organisation exemplaire saluée par tous
Le maître de cérémonie, le Rav Moché Horowitz, a souligné l’importance symbolique de tenir cette commémoration à Kfar Habad, village qui incarne en Terre Sainte l’héritage du Rabbi. Il a remercié les Gabaim du Beth Knesset et particulièrement le Rav Avraham Osher pour l’organisation de cette soirée qui a permis de revivre l’intensité spirituelle de cette date historique.
« Célébrer le 28 Sivan ici, dans le village fondé par les émissaires du Rabbi, donne une dimension particulière à cette commémoration », a-t-il noté. « C’est comme si nous fermions la boucle historique : de l’Europe en flammes à la renaissance en Terre Promise. »
L’apothéose dans la joie et les danses traditionnelles
La soirée s’est achevée par des danses traditionnelles accompagnées par le Rav Shabti Mikhalshvili, reproduisant l’atmosphère de joie qui avait marqué l’arrivée du Rabbi à New York en 1941. Ces danses « sur les miracles » ont parfaitement incarné l’esprit de gratitude envers la Providence divine qui permit ce sauvetage historique.
Cette conclusion joyeuse rappelle que le 28 Sivan n’est pas seulement une date de mémoire, mais une célébration active de la protection divine et de la mission continue du mouvement Loubavitch dans le monde.
Un héritage qui guide le présent
La Hitvaadout du 28 Sivan à Kfar Habad a démontré comment une date historique continue d’éclairer les défis contemporains. Les révélations sur les directives du Rabbi aux militaires offrent des réponses concrètes aux questions actuelles sur l’engagement civique et la défense d’Israël.
Cette commémoration illustre parfaitement la capacité du mouvement Habad à puiser dans son héritage historique pour guider l’action présente. Le sauvetage miraculeux du Rabbi et de la Rebbetzin devient ainsi un phare spirituel pour tous ceux qui, aujourd’hui encore, œuvrent pour la protection et la diffusion du judaïsme dans le monde.