Nous voici donc à cette conférence de presse du Premier ministre, et je vous remercie pour votre coopération. Je souhaite avant tout féliciter le peuple d’Israël. J’ai appelé cette opération « Chiens de guerre et Lions qui rugissent ». Tous les éloges vont d’abord au peuple d’Israël et aux citoyens d’Israël. Votre résistance est remarquable, solide, déterminée, avec un esprit puissant.
J’ai dit aujourd’hui à l’un des journalistes qui m’interviewait à l’étranger : « Vous vous souvenez de l’esprit du Blitz, comment le peuple britannique a tenu pendant la Seconde Guerre mondiale contre les nazis ? C’est notre esprit, et même plus encore. » Je suis fier de vous, car du peuple vient la grande force – celle des citoyens comme celle de nos combattants, de notre armée remarquable et de toutes les branches de la sécurité qui accomplissent un travail exceptionnel.
Nous faisons face à une double menace existentielle. Nous sommes absolument déterminés à l’éliminer, et nous l’éliminons.
Nos réalisations militaires : Un bilan stratégique
Neutralisation du programme nucléaire – La menace existentielle majeure
Nous avons frappé dès le début de la guerre avec force, ciblant essentiellement les scientifiques d’élite. À ce jour, nous en avons éliminé dix. Notre action se poursuit, il y en a encore quelques-uns que nous achèverons.
Nous avons frappé l’installation nucléaire centrale iranienne de Parchin avec une force considérable. Nous avons agi contre et détruit les industries de production de centrifugeuses. Nous avons également frappé une installation de conversion d’uranium, vitale pour la production d’armes nucléaires. Notre action continue, nous poursuivons la destruction systématique des cibles nucléaires.
Destruction systématique des missiles balistiques
Nous avons frappé et continuons de frapper les usines de production une après l’autre. Les usines qui fabriquent ces instruments de mort, nous les éliminons simplement une après l’autre. Nous avons détruit des centaines de missiles balistiques. Nous avons frappé un nombre considérable de lanceurs. Peu importe combien de missiles ils possèdent, la question est combien de lanceurs ils ont, et nous les abattons aussi un après l’autre. Notre action se poursuit.
Élimination de la hiérarchie sécuritaire iranienne
Nous avons éliminé la direction sécuritaire de l’Iran, y compris trois commandants en chef : le commandant de leur force aérienne, deux chefs du renseignement. Hier, nous en avons éliminé un autre, tant de l’armée que des Gardiens de la révolution. Nous avons frappé le chef de leur département des opérations. Nous les éliminons un après l’autre. Là aussi, notre action continue.
Maîtrise totale de l’espace aérien iranien
Nous avons obtenu la supériorité aérienne. Israël contrôle l’espace aérien iranien. Je pense qu’il est impossible d’exagérer l’importance de ce que je dis en ce moment. Cela signifie que nous avons ouvert une autoroute aérienne vers l’Iran. Nous contrôlons l’espace aérien iranien.
Nous avons frappé les systèmes de défense antiaérienne – ces missiles sol-air qui constituaient l’un des systèmes les plus sophistiqués au monde – et nous les avons simplement éliminés, dans l’ouest de l’Iran et aussi dans d’autres endroits. Je peux dire dans l’ouest et le nord de l’Iran. Là aussi, notre action continue.
Neutralisation massive des drones
Nous avons éliminé de nombreux drones. Ils avaient des milliers de drones, nous en avons éliminé environ la moitié – mille drones qui n’arriveront pas du tout, et les autres ont de nombreux problèmes que je ne détaillerai pas non plus.
Frappes contre les infrastructures du régime
Nous avons frappé leurs installations centrales, ce qui est très important sous tous les aspects. Nous avons frappé des cibles du régime, leurs quartiers généraux, leur station de diffusion totalitaire, et d’autres objectifs dont vous entendrez parler bientôt.
Bien entendu, nous faisons tout cela même lorsque ces cibles sont situées au cœur de zones peuplées, y compris à Téhéran. Nous évacuons la population et celle-ci sort de là.
Fierté envers nos forces armées
Je suis fier de notre armée, du Commandement du front intérieur, des forces de secours, des pilotes et des remarquables forces terrestres, des techniciens qui travaillent comme une machine bien huilée, de notre appareil de renseignement qui fait des merveilles, de tous les soldats de Tsahal, des combattants du Mossad – un travail exceptionnel.
Je suis fier du peuple d’Israël, je suis fier de nos réalisations. Nous sommes en route vers la victoire. S’il y avait quelqu’un qui en doutait, aujourd’hui le monde commence à le comprendre. Et vous savez qui d’autre le comprend ? L’Iran le comprend. Ce régime le comprend. C’est donc l’affaire de tout le peuple d’Israël – « Chiens de guerre et Lions qui rugissent ».
Questions et réponses avec les journalistes
Sur les négociations potentielles avec l’Iran
Question (Nir Elimelech, Chaîne 24) : « Les Iraniens laissent entendre qu’ils souhaitent s’arrêter pour des pourparlers. Israël accepterait-il de s’arrêter pour des pourparlers si le président Trump le demandait ? »
Réponse : « D’abord, je ne suis pas surpris qu’ils veuillent s’arrêter car nous les frappons cuisse contre hanche. Mais bien sûr, ils voudraient s’arrêter et continuer à produire les instruments de mort – aussi bien l’arme nucléaire qui menace notre existence que bien sûr les missiles balistiques.
Nous sommes évidemment déterminés à détruire ces deux menaces. Si on peut l’obtenir d’une autre manière, avec plaisir, mais nous leur avons donné une chance pendant 60 jours où ils négocient avec les Américains. Pendant ce temps, le dictateur de l’Iran publie des tweets disant qu’Israël sera détruit. Merci beaucoup, nous ne nous laissons pas avoir.
Je veux le résultat. Nous voulons trois résultats principaux : élimination du programme nucléaire, élimination de la capacité de production de missiles balistiques, élimination de l’axe du terrorisme. Nous ferons évidemment ce qu’il faut pour atteindre ces objectifs, et nous nous coordonnons parfaitement avec les États-Unis. »
Sur les objectifs finaux d’Israël
Question (Tamir Morag, Chaîne 14) : « Quelle est la ligne rouge d’Israël concernant les pourparlers avec l’Iran ? Israël accepterait-il moins que cela ? Sommes-nous intéressés maintenant par un cessez-le-feu avec les Iraniens ou allons-nous jusqu’au bout, jusqu’à la chute du régime ? »
Réponse : « D’abord, nous voulons le résultat que j’ai mentionné – ces trois éliminations dont j’ai parlé. Nous n’y renonçons pas et le peuple d’Israël ne se contentera pas de moins.
Concernant le régime lui-même, cela pourrait certainement être un résultat, car ce régime est faible. Il comprend soudain à quel point il est faible. Il a jeté sa terreur, sa peur sur toute la région, sur les citoyens iraniens bien sûr, mais sur toute la région, en fait sur le monde entier. Nous avons prouvé que quand le peuple se lève comme nos lions, nous changeons tout l’équilibre des forces, nous changeons la face du Moyen-Orient.
Nous pouvons certainement voir qu’il y aura des changements majeurs en Iran. J’ai parlé aujourd’hui sur Iran International, je publie aussi des vidéos pour le peuple iranien, je reçois des réactions énormes, des millions regardent cela à l’intérieur de l’Iran. Des millions. Ce n’est pas la première fois, mais aujourd’hui ils sont pleins d’espoir. Ils comprennent que le régime est beaucoup plus faible qu’ils ne le pensaient.
Je vous rappelle que personne n’avait prévu la chute rapide de l’Union soviétique. Peu avaient prévu la chute du régime d’Assad quelques jours avant que cela n’arrive. D’ailleurs, j’ai pensé qu’après avoir ordonné l’élimination de Nasrallah et fait ce que nous avons fait au Hezbollah, ce régime allait s’effondrer, et il s’est effectivement effondré.
On ne peut donc pas prédire le résultat, mais cela pourrait certainement être le résultat de l’action puissante que nous menons, qui est une action historique. Nous changeons, comme je l’ai dit le deuxième jour de la guerre, nous changeons la face du Moyen-Orient, et cela peut apporter des changements de grande portée aussi à l’intérieur de l’Iran même. »
Sur l’impact temporel du programme nucléaire
Question (Moriah Asraf, Chaîne 13) : « À ce stade, de combien cette opération retarde-t-elle le programme nucléaire iranien ? Les avons-nous repoussés d’un mois, de deux mois, d’un an, de deux ans ? Pouvons-nous même mesurer cela ? Et les États-Unis ont-ils l’intention de se joindre et d’aider Israël aussi en attaque et pas seulement en défense ? »
Réponse : « D’abord, notre objectif est d’amener son élimination. C’est comme un cancer. Vous savez que vous avez un cancer qui va vous tuer. Vous extirpez le cancer, vous faites aussi d’autres traitements, et il peut revenir un jour, mais j’estime que nous les repoussons, disons, très très longtemps. Je ne peux pas détailler car nous avons de bonnes évaluations et nous ne nous arrêtons pas. Nous avons encore des cibles, nous allons vraiment faire ici un traitement de fond.
Je vous le dis depuis 40 ans déjà. Il y a 40 ans, j’ai averti – il me semble que c’était trois ans après l’établissement, ou quelques années après l’établissement du régime révolutionnaire en Iran. J’ai dit que le danger, j’ai aussi écrit que le plus grand danger face à Israël était que ce régime obtienne des armes nucléaires qui menaceraient notre existence même et aussi le monde entier.
Je pense qu’aujourd’hui, il y en a eu qui ont ri et ont annulé cela, voyant cela comme un spin politique de ma part, car j’ai aussi agi au cours des années de différentes manières, dans différents gouvernements sous ma direction, pour les retarder, leur nuire. Mais évidemment, nous sommes arrivés à la dernière heure. Il n’y a pas d’heure 13. Si vous n’agissez pas à la dernière heure, il se peut qu’il n’y ait pas d’heure 13. C’est pourquoi, au dernier moment, nous avons fait ce qu’il fallait faire.
Avec l’aide de Dieu, nous agissons, et nous agissons parfois contrairement aux prévisions de beaucoup, aux évaluations de beaucoup. Nous dépassons en fait toutes les attentes et faisons vraiment des choses qui changent cela.
Concernant les États-Unis : les États-Unis nous aident. Le président Trump nous aide. J’entretiens avec lui un contact presque quotidien. Hier j’ai parlé avec lui, quelques jours avant j’ai parlé avec lui – un contact quotidien continu. D’abord, j’apprécie beaucoup l’aide qu’ils nous donnent. À côté de nos pilotes, leurs pilotes interceptent aussi des missiles. Ils ont deux batteries THAAD ici dans le pays. Ils ont aussi des navires Aegis. Nous apprécions beaucoup cela.
Concernant leur action, le président Trump décidera ce qui est bon pour l’Amérique. Je respecte sa volonté. Nous agissons selon notre plan pour éliminer ces menaces. Toute contribution sera accueillie favorablement, comme on dit chez nous. »
Sur les capacités israéliennes et les sites sensibles
Question (Suleiman, Chaîne 11) : « Après ce que vous avez dit sur l’élimination du programme nucléaire, peut-on faire cela sans attaquer le site de Fordow ? Et Israël a-t-il les capacités de le faire seul sans les États-Unis ? »
Réponse : « Écoute-moi bien, écoute-moi bien. Nous sommes déterminés à éliminer cette menace. C’est mon engagement personnel, c’est l’engagement de l’État d’Israël et de l’armée de défense d’Israël. C’est notre doctrine de sécurité. Nous le faisons et nous n’y renoncerons pas.
À côté de cela, je veux dire que nous ne renoncerons pas non plus à la libération de nos otages à Gaza. J’ai dit que nous agirions, comme vous vous en souvenez, nous sommes allés au Liban pour nous occuper du Hezbollah. J’ai dit que cela aiderait à amener la libération de nos otages, et cela a vraiment amené ce lot de libération si cher et important de nos bien-aimés.
Il y avait 255 otages. À ce jour, nous en avons libéré 202, dont 148 vivants et 54 morts. Il en reste 53 : 20 vivants, deux dans un état grave pour leur vie, 31 morts. Nous les ramènerons tous. Il y a ici un potentiel.
Notre action en Iran retire en fait le soutien principal. Ce n’était pas le Hezbollah le soutien principal de l’Iran. Et quand nous frappons l’Iran, nous frappons le soutien principal de tous les proxies. Tous le comprennent. Parallèlement à la campagne en Iran, je ne retire pas les yeux un instant des otages. J’ai donné des instructions. Il y a ici une opportunité, il y a ici un potentiel. J’ai l’intention de réaliser tout potentiel.
Nous agissons pour atteindre tous les objectifs de notre guerre, mais je ne pouvais évidemment pas vous faire part, pendant les longs mois où nous avons préparé cette action, des instructions que j’ai données, des directives comme on les appelle dans l’armée, et tout ce que nous avons fait des années auparavant, mais surtout maintenant dans la dernière année, dans les derniers mois. Je ne pouvais pas vous faire part de ce que nous allons faire aussi concernant la menace des missiles, qu’aujourd’hui tous comprennent comme une menace existentielle et que nous éliminons. Je ne pouvais pas non plus vous faire part de nos plans pour l’élimination de la menace nucléaire.
Mais aujourd’hui vous comprenez que c’est beaucoup plus organisé. Je suis déterminé, notre peuple est déterminé, notre armée est déterminée, nos bras de sécurité sont déterminés. Je veux vous dire qu’il y a une compréhension croissante dans le monde que c’est ce qu’il faut faire.
Je parle avec les dirigeants du monde, je parle avec eux et ils disent : nous comprenons votre droit et votre besoin de légitime défense. Je leur ai dit que Churchill avait dit une fois qu’il y a ce qu’on appelle le sommeil des démocraties. Les démocraties vont dormir et se réveillent aussi quand elles entendent le bruit du gong, des cymbales, du danger terrible, et elles se réveillent – parfois elles ne se réveillent pas à temps.
Nous, nous devions nous réveiller à temps. Je suis ce jour-là depuis toutes ces années. J’agis contre lui depuis toutes ces années. Nous avons aussi agi maintenant – nous devions faire ce qu’un leadership responsable doit faire, et c’est ce que nous avons fait. Mais je ne pouvais pas le faire sans vous.
Je le dis non pas de la bouche vers l’extérieur – l’esprit du peuple, nos combattants, nos lions, nos héros, et tout notre peuple… Je parle avec les responsables des montagnes, j’essaie de parler avec tous, je vais aussi sur les sites du pays et je vois l’esprit du peuple, je vois cette unité, cette force, et je vous dis que nous sommes en route vers la victoire absolue. »
Questions sur la durée et l’escalade
Question : « Élimination de Khamenei – cela n’amènerait-il pas une escalation dans la région puisque la source est le régime révolutionnaire ? Dans quelles conditions cela arriverait-il et est-ce déjà sur la table ? »
Réponse : « Je n’ai pas mentionné et je ne détaillerai pas ici tous les plans de guerre. Je n’ai pas non plus dit ce que nous ferons et ce que nous ne ferons pas. Je vous dis seulement, et croyez-moi : nous ferons tout ce qu’il faut. Nous sommes en route vers la victoire pour éliminer cette double menace. Nous y arriverons. »
Sur la vie personnelle et les alliances
Question (Itamar Eichner, Yedioth Ahronoth) : « Qu’en est-il du mariage d’Avner ? A-t-il lieu ? Et aussi une autre petite question : n’êtes-vous pas déçu que des pays alliés comme la France, comme la Bretagne, qui ont aidé en octobre, ne nous aident pas maintenant ? »
Réponse : « Je ne détaillerai pas ici. J’ai aussi parlé avec les dirigeants de France, de Bretagne. Il y a une bonne volonté. Tous voient vraiment nos réalisations considérables.
Aujourd’hui, j’ai visité l’une des bases de l’armée de l’air avec nos équipes au sol et nos pilotes remarquables et les techniciens – c’est simplement un plaisir de les voir. Alors ils m’ont donné ceci. Vous savez ce que c’est ? C’est un débris de nos bombes précises qu’il n’y a pas de semblables au monde. Il n’y en a pas de semblables au monde. Je suis reconnaissant vraiment à tous, à tous ceux qui ont contribué à cette affaire. Je suis reconnaissant aussi au président Trump. Ce qu’il fait change vraiment toute l’image.
Il y a, à côté de la campagne militaire en défense, en attaque, il y a aussi une campagne politique. Nous travaillons là-dessus sans relâche. Cela permet beaucoup de choses, y compris avec des alliés qui parfois il vaut mieux qu’ils restent derrière les rideaux, mais Israël bénéficie ici d’un vent arrière énorme.
D’ailleurs, aussi dans le peuple américain – la majorité dans son ensemble, il y a bien sûr des exceptions, il y a ce mouvement qui dit soi-disant America First. Alors j’ai dit – je le dirai en anglais – j’ai dit dans une interview maintenant à l’un des réseaux américains : ils crient tout le temps ‘Mort à l’Amérique’, pas seulement ‘Mort à Israël’, ‘Mort à l’Amérique’ – c’est l’objectif principal. Alors j’ai dit, je peux comprendre ‘America Dead’, et c’est ce qu’ils veulent.
Alors, veulent-ils de ce régime qui a déjà essayé d’assassiner le président Trump deux fois, a essayé de m’assassiner aussi une fois, apparemment encore une fois, et pas seulement cela – ils ciblent aussi nos ministres élus. Voulons-nous que ce régime qui a fait exploser des ambassades américaines, qui a tué et blessé des milliers et des milliers de soldats américains en Irak, en Afghanistan, qui a tué 241 Marines à Beyrouth, qui a essayé de faire exploser un restaurant au cœur de Washington, qui a vraiment fait les choses… et en Argentine a fait exploser notre ambassade et le centre juif là-bas, a fait exploser des ambassades des États-Unis – voulons-nous que ce régime ait des missiles balistiques et des missiles intercontinentaux ? Car ils travaillent là-dessus pour détruire les villes des États-Unis.
Voulons-nous… Je vous rapporte et c’est un rapport vrai : ils planifient, parlent de développer des missiles balistiques qui atteindront les États-Unis. Actuellement 8 000 kilomètres, c’est l’objectif, mais ajoutez quelques milliers de kilomètres – ils atteignent New York. Alors le problème n’est pas seulement Tel Aviv, le problème c’est toutes les villes d’Europe, le problème c’est aussi les villes des États-Unis.
Croyez-moi, les dirigeants comprennent cela très bien. En plus de cela, ils voulaient donner ces bombes – ils parlent de cela – aux proxies qui leur appartiennent. C’est du terrorisme nucléaire sur stéroïdes. C’est un danger pour le monde entier.
Donc Israël fait tout et nous faisons tout pour défendre notre peuple, notre État. Après 3 500 ans d’histoire juive, je ne permettrai pas et vous ne permettrez pas aux ayatollahs, au régime des ayatollahs d’éliminer notre histoire. Ce qui sera éliminé, c’est leur histoire.
Et plus que cela, je peux vous dire que nous sommes sur la bonne voie. Nous sommes sur la bonne voie grâce à notre unité énorme, nos capacités énormes, notre esprit de vie – c’est un peuple qui a la volonté de vivre, qui est prêt à se battre et il donne un exemple en ce moment à toute l’humanité, et cela s’inscrira dans l’histoire. Ce qui existe aujourd’hui – je vous le dis en tant que fils d’historien, mais chacun peut le comprendre – cela s’inscrira dans l’histoire de notre peuple, cela s’inscrira dans l’histoire de l’humanité. »
Sur l’impact sur Gaza et les otages
Question (Shirit Avitan, Israel Hayom) : « Vous avez dit que la campagne en Iran influencera nécessairement le retour des otages, mais entre-temps nous voyons qu’Ugda sort de Gaza et la guerre y est nécessairement affectée sur ce front, alors est-ce une question de semaines, de mois jusqu’à ce que vous puissiez achever aussi cette campagne en victoire ? »
Réponse : « Encore une fois, je ne vais pas entrer dans la répartition des forces et l’activation des forces. Nous faisons beaucoup, comme vous le savez, nous agissons aussi pour séparer le Hamas de la distribution de nourriture. C’est quelque chose de très très important. Nous effondrons ce gouvernement. Croyez-moi, nous l’emportons sur l’Iran. Nous l’emporterons aussi sur ce proxy de l’Iran.
Mais mon objectif est aussi d’obtenir la libération de tous les otages, comme j’ai dit, les morts et les vivants ensemble, et nous atteindrons ces objectifs… Cette campagne durera autant qu’il le faut jusqu’à ce que nous achevions tous nos objectifs. Je ne vais pas entrer dans nos plans, nos calendriers. Croyez-moi, c’est très organisé, très structuré. Je pense qu’aujourd’hui on comprend que nous travaillons de manière très très intelligente, très très déterminée. Nous sommes déterminés à apporter tous les résultats que nous avons dit que nous apporterions. »
Sur la préparation du public
Question (Yanir Cozin, Galatz) : « Le peuple se tient certainement comme des lions face à beaucoup de défis. La question est s’il doit se préparer à deux semaines, trois ou plus, et si vous pouvez détailler sur la brèche que vous avez mentionnée hier dans l’une des vidéos que vous avez partagées où vous avez parlé d’une brèche que vous identifiez dans les négociations avec le Hamas ? »
Réponse : « Je vous rappelle que nous sommes seulement au quatrième jour. Au quatrième jour. Regardez ce que nous avons accompli, et je pense que nous avons de la patience et de l’endurance et une force d’esprit qui garantissent que nous pourrons faire face à tout défi. Je ne vais pas donner encore des calendriers, mais j’estime que nous atteindrons nos objectifs.
Concernant votre deuxième question : hier j’ai dit que j’identifie une brèche dans les négociations, aussi le chef de Shabak Ronen Bar a dit cela aujourd’hui, parce que nous voyons un mouvement chez le Hamas depuis le début de l’attaque en Iran. Vous pouvez détailler un peu ce qu’est cette brèche que vous identifiez dans les négociations ?
Je peux dire ainsi : Netanyahu a fait une proposition, nous avons attendu. À la suite de la pression que nous exerçons justement maintenant à Gaza, il semble qu’il y ait eu un certain mouvement. Face au certain mouvement que nous avons reçu des médiateurs, j’ai donné une réponse et donné un mandat plus large parce que j’identifie ici un potentiel et je n’ai pas l’intention de renoncer à toute opportunité.
Nous avons répondu, nous attendons maintenant une réponse à notre réponse, mais au-delà de cela je ne veux pas détailler car encore une fois nous ne renonçons pas, nous agissons sur plusieurs fronts en parallèle. C’est ce qu’on appelle la division de l’attention – je ne pense pas, je pense que c’est la concentration de l’attention sur nos missions principales, bien sûr en Iran, mais aussi à Gaza. Nous travaillons dur sur ces deux fronts.
Il vous est clair que si l’Iran tombe ou au moins cette menace tombe, cela change tout. Je pense que cela change le monde, mais cela change certainement la situation avec les proxies autour de nous. Il y a ici quelque chose de très grand, de très historique. Historique – il n’y a pas d’autre mot, j’utilise aussi ce mot avec parcimonie, comme le mot stratégique, mais c’est aussi quelque chose de stratégique, c’est aussi quelque chose d’historique, et je pense que cela annonce de bonnes choses. »
Sur la participation américaine et l’état du nucléaire
Question (Akiva Weiss, Makor Rishon) : « Estimez-vous que les États-Unis se joindront finalement à l’attaque et pas seulement à la défense en Iran, et quel est l’état du nucléaire maintenant ? Que savez-vous ? Combien avez-vous frappé et combien pas ? »
Réponse : « Nous avons beaucoup frappé et il y a encore d’autres choses à faire, et nous les ferons. Concernant les États-Unis, je n’ai pas l’intention de parler au nom du président Trump. Il le fait très bien en son nom propre. Mais il partage l’objectif que l’Iran n’ait pas d’arme nucléaire, n’ait pas de capacité de destruction. Car s’il a une capacité de destruction, il a une capacité nucléaire, et cet objectif aussi sera atteint. »
Sur les médias iraniens et la contre-attaque
Question (Jonathan Lis, Haaretz) : « Vous avez défini que la guerre vise à freiner les capacités nucléaires iraniennes, les missiles balistiques contre Israël. Je voulais demander quelle est la signification de l’attaque aujourd’hui de la chaîne de télévision iranienne – est-ce que cela fait partie des objectifs de combat, et est-ce que cela n’expose pas les médias israéliens à une contre-attaque de la part de l’Iran ? »
Réponse : « Nous agissons aussi contre des cibles du régime, et je vous ai dit que nous avons déjà frappé ce qu’on appelle leur direction sécuritaire, commandement et contrôle, vraiment de manière exceptionnelle, dans une frappe surprise qui s’inscrira aussi dans l’histoire militaire. Ils ont parlé des bipeurs, c’est beaucoup – c’est des bipeurs aussi sur stéroïdes, mais nous avons l’intention vraiment d’achever ce travail.
Un outil central – il y a plusieurs outils que ce régime possède, nous le frappons, y compris une station de diffusion qui n’est pas une station de diffusion, ce n’est pas une station d’information, c’est un outil d’un régime totalitaire qui cache aux citoyens iraniens en fait – il cache à leur visage la situation de la réalité. Bien sûr, cela rend très très très difficile pour eux la capacité de mettre un masque sur le visage de l’Iran.
En parallèle, nous développons aussi d’autres canaux par lesquels les citoyens iraniens qui aspirent à se libérer de ce gouvernement tyrannique peuvent découvrir la vérité. C’est important d’un côté de freiner la grande force de propagande qu’ils ont, et de l’autre côté d’ouvrir vraiment les yeux à la vérité.
Je vous dirai pourquoi c’est important : parce qu’il y a encore dans la direction iranienne une double erreur. Premièrement, il y
Un rapport dramatique publié dans le Wall Street Journal révèle que l’Iran a contacté les pays du Golfe Persique pour qu’ils servent de médiateurs dans l’arrêt de la guerre avec Israël. Selon Reuters, l’Iran aurait approché le Qatar, l’Arabie Saoudite et Oman pour qu’ils fassent pression sur le président américain Donald Trump afin qu’il obtienne d’Israël un cessez-le-feu immédiat. En échange, Téhéran offrirait une « flexibilité renouvelée » dans les discussions nucléaires avec Washington.
L’Iran sollicite une médiation régionale
Selon le rapport publié lundi dans le Wall Street Journal, l’Iran aurait contacté au cours des dernières 24 heures plusieurs pays du Golfe Persique – probablement le Qatar et Oman, et possiblement d’autres nations – pour qu’ils servent de médiateurs dans l’arrêt du conflit avec Israël.
Reuters rapporte que l’Iran a approché le Qatar, l’Arabie Saoudite et Oman avec une demande spécifique : faire pression sur le président américain Donald Trump pour qu’il obtienne d’Israël un accord de cessez-le-feu immédiat. Cette information provient de deux sources iraniennes et trois sources régionales qui se sont confiées à l’agence de presse.
Une proposition d’échange sur le nucléaire
En contrepartie de cette médiation, l’Iran proposerait de faire preuve d’une « flexibilité renouvelée » dans les négociations sur son programme nucléaire avec Washington. Cette offre intervient dans un contexte de tensions extrêmes entre Téhéran et Tel-Aviv, marqué par des échanges de frappes militaires.
Position du G7 et de Trump
Parallèlement à ces développements diplomatiques, les dirigeants du G7 ont publié une déclaration concernant le conflit israélo-iranien, appelant « les deux parties à apaiser les tensions » et à « éviter de porter atteinte à la stabilité régionale ». La déclaration reconnaît le droit d’Israël à se défendre tout en réaffirmant que l’Iran ne doit pas posséder d’armes nucléaires. Fait notable : Trump n’a pas signé cette déclaration commune.
Lors d’une déclaration prononcée hier à la Maison Blanche, le président américain s’est exprimé sur les tentatives de médiation et les efforts pour parvenir à un accord entre les parties : « L’Iran et Israël doivent conclure un accord », a-t-il déclaré, ajoutant que « nous aurons bientôt la paix entre Israël et l’Iran ». Trump a précisé que « de nombreuses discussions et négociations ont lieu actuellement sur ce sujet » et a même exprimé son ouverture à une implication russe : « Je suis ouvert à ce que Poutine serve de médiateur pour un accord de cessez-le-feu ». Il a également clarifié : « Je n’exclus pas la possibilité que les États-Unis interviennent militairement ».
Intensification des opérations militaires israéliennes
Comme mentionné précédemment, après les frappes nocturnes sur des cibles en Iran, les forces israéliennes ont lancé aujourd’hui une nouvelle vague de frappes aériennes au centre du pays. Selon des rapports iraniens, « la défense aérienne du régime a été activée autour de l’aéroport international Khomeini de Téhéran ». Il a également été rapporté que des drones israéliens attaquent la région.
Plus tôt dans la journée, l’Iran a fait état d’attaques supplémentaires dans la ville de Kermanshah. Selon le rapport, d’énormes explosions ont été entendues dans la région. Les frappes se sont concentrées sur Dieselabad, considéré comme l’emplacement d’installations militaires importantes des Gardiens de la révolution. Une attaque de drones contre les systèmes de défense aérienne à Ahvaz, située dans le sud-ouest de l’Iran, a également été rapportée.
Destruction de convois d’armes
Dans le même temps, les forces israéliennes ont localisé et détruit des camions qui transportaient des missiles en direction de Téhéran. Le porte-parole de Tsahal a annoncé : « Depuis les premières heures du matin, l’armée de l’air a identifié plusieurs camions contenant du matériel de combat, notamment des camions transportant des lanceurs de missiles sol-air, se déplaçant de l’ouest de l’Iran vers Téhéran dans une tentative d’échapper aux frappes de Tsahal. Dans une opération rapide, l’armée de l’air a attaqué les camions et détruit le matériel de combat et les lanceurs ».
Le porte-parole de Tsahal, le colonel Avi Dafrin, a déclaré aujourd’hui que « l’armée de l’air a achevé plusieurs vagues d’attaques cette nuit et a frappé environ 100 cibles militaires à Ispahan, au centre de l’Iran ». Selon Dafrin, les forces israéliennes ont obtenu la supériorité aérienne à Téhéran.
Cette escalade militaire intervient donc parallèlement aux tentatives diplomatiques de l’Iran pour sortir du conflit, illustrant la complexité de la situation géopolitique actuelle au Moyen-Orient.
Quand l’adversité devient une Chli’hout de vie : le témoignage de Sarah Pinson, qui a transformé sa propre souffrance scolaire en une vocation pour créer des écoles où les enfants viennent avec joie.
Par Mme Shterna Sarah Pinson, émissaire à Nice, en France, est directrice de l’école locale Kerem Menachem.
Adapté d’un interview réalisé par JEM
Un changement imposé et difficile
L’été 1968 marque un tournant dans la vie de Sarah Pinson. Lorsque la seule école secondaire juive pour filles du Bronx ferme ses portes, ses parents, le rabbin Mordechai et Rachel Altein, émissaires de Habad depuis les années 1940, prennent une décision qui bouleverse son quotidien. Sarah et sa sœur devront désormais fréquenter Beth Rivkah, l’école secondaire Habad pour filles de Crown Heights, et loger chez leurs grands-parents.
Cette transition s’avère particulièrement ardue pour Sarah . L’adaptation à cette grande école animée devient un véritable défi. Nouer des amitiés, trouver sa place, s’habituer aux comportements des autres élèves si différents de ce qu’elle avait connu jusque-là : tout lui semble insurmontable. Les appels téléphoniques répétés à ses parents témoignent de son mal-être profond.
La tentation de l’abandon et la sagesse du Rabbi
Arrivée à la fin de sa dixième année, Sarah atteint ses limites. Déterminée à quitter l’école, elle se retrouve face au Rabbi lors d’une audience privée organisée par son père. Cette rencontre va changer le cours de sa vie.
Le Rabbi lui prodigue alors deux leçons fondamentales qui la marqueront à vie. D’abord, il lui enseigne l’importance de mener à terme ce que l’on entreprend : « On ne doit pas abandonner quelque chose en cours de route. » Ensuite, il lui fait comprendre une vérité essentielle sur la nature humaine : « Nous ne voulons pas toujours faire ce qui doit être fait, mais ce n’est pas une raison pour ne pas le faire. »
Ces paroles résonnent encore aujourd’hui dans la vie de Sarah, qui y puise la force de persévérer face aux défis.
Une lettre qui change tout
En classe de terminale, Sarah reprend espoir. Convaincue que sa « misère » touchera bientôt à sa fin, elle nourrit de nombreux projets : université, séminaire différent, tout sauf rester à Beth Rivkah. Suivant les conseils de son père, elle décide d’écrire au Rabbi, comme à « un meilleur ami et un père aimant. »
Dans cette longue lettre, Sarah déverse littéralement son cœur et partage ses rêves pour l’avenir. Mais les mois passent sans réponse. Elle finit presque par oublier qu’elle avait écrit cette lettre, jusqu’au jour où sa famille se rend au 770 pour une audience privée en l’honneur de la Bar Mitsvah de son frère.
La révélation d’une Chli’hout
Rav Leibel Groner, le secrétaire du Rabbi, l’interpelle : il a une réponse pour elle. À sa grande surprise et à celle de son père, la réponse manuscrite du Rabbi s’étend sur plusieurs paragraphes – une longueur inhabituelle pour une jeune fille de dix-sept ans.
Après avoir expliqué pourquoi l’université ne serait pas une option appropriée pour elle, le Rabbi lui révèle sa véritable Chli’hout : puisqu’elle a elle-même vécu toutes les lacunes du système scolaire qu’elle avait mentionnées dans sa lettre, il lui appartient de les corriger. Elle doit trouver la solution et s’assurer que les enfants aiment l’école.
Le Rabbi précise que cette Chli’hout nécessite d’abord d’acquérir les connaissances et l’expertise nécessaires, d’être déterminée et de ne pas se laisser décourager par les cyniques. Il conclut sa lettre par ses bénédictions pour le succès.
La transformation : de victime à Chli’houtnaire
Cette révélation opère une métamorphose complète dans la perception que Sarah a d’elle-même. Elle n’est plus une « victime misérable qui souffre », mais une personne investie d’une Chli’hout. Si elle perçoit que quelque chose ne va pas, cela signifie que Dieu lui indique qu’elle est celle qui peut y remédier.
Sarah reste donc à Beth Rivkah et termine ses études au séminaire des enseignants. Le message de cette lettre l’accompagne chaque jour de sa vie, lui donnant la force de surmonter tous les défis qui se présentent à elle.
Une Chli’hout accomplie : l’école où les enfants viennent avec joie
Aujourd’hui, Mme Sarah Pinson dirige avec son mari une école qui incarne parfaitement la vision du Rabbi. Avec près de 400 élèves, leur établissement à Nice, en France, rayonne par sa vitalité, ses idées novatrices et ses projets passionnants. L’école jouit d’une excellente réputation dans le pays.
Leur approche vise à créer une expérience juive vivante pour leurs élèves, dont la plupart ne viennent pas de foyers religieux, tout en maintenant un haut niveau d’apprentissage. Mais l’essentiel pour eux réside ailleurs : que les enfants arrivent chaque matin à l’école avec joie et amour, parce qu’ils veulent venir.
C’est exactement la Chli’hout que le Rabbi avait fixée à Sarah : « Tu as détesté l’école, alors va faire en sorte que les enfants soient heureux à l’école. C’est ton travail. »
Les mots du Rabbi : un défi à relever
Dans sa lettre à Sarah Pinson, dont le texte complet figure dans les Igrot Kodesh volume 27 page 524, le Rabbi écrivait :
« Il est certainement raisonnable (et normal) pour un jeune d’avoir soif de trouver un défi, quelque chose de nouveau, etc… Il existe un défi tout trouvé pour les jeunes filles juives comme toi, qui doit être relevé. À savoir, les lacunes que tu as mentionnées dans l’atmosphère des séminaires (et des écoles en général) qui peuvent être corrigées, mais seulement par celles qui les ont elles-mêmes ressenties et rencontrées. Cependant, comme tout bon objectif, cela nécessite une préparation personnelle, et jusqu’au point de déployer de grands efforts. Plus spécifiquement : acquérir des connaissances suffisantes dans les matières étudiées dans les séminaires, une expertise pédagogique, et la ferme décision de ne pas se laisser décourager si tu n’obtiens pas de résultats immédiats, ni de te laisser influencer par les pessimistes. Et après cela, commencer à changer l’atmosphère, etc., avec enthousiasme et dévouement. Et Dieu Tout-Puissant te donnera, sans aucun doute, le succès. »
La Chli’hout de Habad à Nice : 45 ans d’engagement au cœur de la Côte d’Azur
Depuis près d’un demi-siècle, la Chli’hout Habad de Nice rayonne sur toute la Côte d’Azur, incarnant parfaitement la vision du Rabbi de Loubavitch d’apporter la lumière de la Torah dans tous les coins du monde, même dans les endroits les plus inattendus.
Une présence historique et familiale
Le Beth Habad Nice Côte d’Azur, présent depuis 45 ans sur la région, s’est imposé comme un pilier de la vie juive locale. Cette Chli’hout porte l’empreinte d’une famille entièrement dévouée à la Chli’hout : Rabbi Nissan Pinson, envoyé par le Rabbi en 1960 à Tunis, a transmis cette vocation à ses cinq enfants qui servent tous comme émissaires Habad dans leurs villes respectives.
Aujourd’hui, Rav Yossef Itshak Pinson et son épouse Mme Shterna Sarah Pinson dirigent cette Chli’hout d’envergure depuis leur siège principal au 22 Rue Rossini à Nice. Leur travail s’appuie sur une équipe de 13 émissaires répartis dans 5 départements, créant un véritable réseau de soutien communautaire.
Au service d’une communauté dynamique
La Chli’hout s’adresse à une communauté substantielle : environ 25,000 Juifs vivent à Nice, un chiffre qui augmente considérablement pendant les mois d’été avec l’afflux de vacanciers. Cette réalité touristique unique de la Côte d’Azur a façonné l’approche de Habad, qui doit répondre aux besoins tant des résidents permanents que des visiteurs de passage.
La Chli’hout organise des repas pour les Chabbat et fêtes, propose des cours quotidiens de Torah, des activités pour jeunes, étudiants et adolescents, ainsi qu’une aide aux personnes nécessiteuses. Cette diversité d’activités reflète la philosophie Habad d’accueillir chaque Juif, quel que soit son niveau d’observance.
L’école Kerem Menachem : une réussite exemplaire
Au cœur de cette Chli’hout se trouve l’école Kerem Menachem, dirigée par Sarah Pinson, qui accueille plus de 300 élèves. Cette institution incarne parfaitement la vision éducative du Rabbi : créer un environnement où les enfants viennent à l’école avec joie.
En 2021, 100% des collégiens ont obtenu leur brevet avec mention, témoignant de l’excellence académique de l’établissement. Mais au-delà des résultats, c’est l’atmosphère particulière de l’école qui frappe les visiteurs. Récemment, Rabbi Shmuel Rabinowitz, le Rav du Kotel, a visité l’école et s’est déclaré « profondément impressionné par le niveau de connaissance de la Torah des élèves, la chaleur et l’esprit de l’environnement éducatif ».
Un rayonnement régional
La Chli’hout à Nice ne se limite pas aux frontières de la ville. Le réseau Habad s’étend sur toute la Côte d’Azur avec des centres à Antibes, Cannes, Monaco, Mandelieu, Saint-Tropez, Saint-Jean-Cap-Ferrat, et même Ajaccio, créant une véritable toile de soutien spirituel et communautaire.
Cette implantation géographique permet à Habad de répondre à la spécificité de la région : accueillir une population juive diversifiée, souvent en déplacement, dans un cadre méditerranéen où se mêlent résidents, touristes et communautés d’affaires internationales.
Un engagement sans faille
L’engagement des émissaires niçois s’est particulièrement illustré lors des moments difficiles. Pendant l’attentat de Nice en 2016, Rav Pinson et les autres rabbins locaux ont passé la nuit dans le centre d’aide aux victimes, offrant du soutien aux familles juives et non-juives, démontrant que leur Chli’hout dépasse les frontières confessionnelles.
Cette approche universelle reflète l’enseignement fondamental du mouvement Habad : « La Torah a été donnée dans un désert. C’est pour nous enseigner que l’importance de la Torah et des mitsvot ne se limite pas à des lieux géographiques particuliers ».
Ainsi, la Chli’hout Habad à Nice illustre parfaitement comment l’héritage du Rabbi de Loubavitch continue de s’épanouir, transformant la Côte d’Azur en un lieu où la tradition juive millénaire rencontre la modernité méditerranéenne, créant une synthèse unique au service d’une communauté vivante et dynamique.
Un ancien agent du Mossad dévoile les dessous de la guerre de l’ombre menée contre l’Iran et le Hezbollah, révélant l’ampleur extraordinaire de l’infiltration israélienne et ses conséquences dévastatrices sur le régime iranien. Cette analyse exclusive offre un regard inédit sur les méthodes d’espionnage modernes et leurs répercussions géopolitiques.
Les fondements historiques de l’excellence opérationnelle
L’histoire moderne du Mossad trouve ses racines dans la réponse à l’attentat de Munich de 1972. Après ce massacre qui coûta la vie à onze athlètes israéliens, le Mossad a déployé ses équipes d’élite pour éliminer méthodiquement les terroristes de Septembre Noir responsables de cette tragédie. Cette opération, menée avec les propres forces du Mossad, a établi un précédent en matière de réponse israélienne au terrorisme international.
L’exception notable fut l’opération « Printemps de la jeunesse » à Beyrouth, une mission particulièrement audacieuse et médiatisée qui se distinguait par son caractère plus spectaculaire. Cette différence d’approche illustre la capacité du Mossad à adapter ses méthodes selon les objectifs stratégiques et le message à envoyer.
L’évolution de la doctrine opérationnelle
Depuis l’arrivée de Yoav Gallant au poste de ministre de la Défense, une transformation doctrinale majeure s’est opérée. Une décision stratégique du Premier ministre a été prise d’assumer publiquement la responsabilité de certaines opérations, marquant une rupture avec la tradition du déni plausible qui caractérisait jusqu’alors les actions clandestines israéliennes.
Cette nouvelle approche s’est manifestée clairement lors de l’opération des bipeurs du 17 septembre, suivie de l’élimination de Hassan Nasrallah. Dans un premier temps, Israël a nié son implication selon la tradition établie, mais cette stratégie de communication a évolué vers une reconnaissance plus directe de la responsabilité opérationnelle.
La connaissance intime de l’adversaire
L’ampleur de l’infiltration israélienne en Iran dépasse tout ce qui a pu être observé dans l’histoire moderne de l’espionnage. Selon les révélations de l’ancien agent, « la pénétration est si profonde qu’on sait où vit chaque personne, où se trouve sa chambre, où est placé l’oreiller sur le lit. » Cette formulation, loin d’être une hyperbole, témoigne d’une connaissance intime qui résulte d’un travail de renseignement minutieux orchestré sur plusieurs années, voire décennies.
Cette précision chirurgicale dans la collecte d’informations permet non seulement de localiser les cibles avec une exactitude remarquable, mais aussi de comprendre leurs habitudes, leurs routines, leurs faiblesses et leurs vulnérabilités. Une telle granularité dans le renseignement transforme chaque opération en intervention quasi-chirurgicale, minimisant les risques de dommages collatéraux tout en maximisant l’efficacité.
Les méthodes de collecte d’informations au quotidien
Une hypothèse particulièrement révélatrice avancée par l’ancien agent suggère l’utilisation d’Iraniens et d’Iraniennes travaillant comme employés domestiques dans les foyers des dirigeants et responsables du régime. Ces personnes, évoluant quotidiennement dans l’intimité des cibles, auraient pu collecter des informations d’une valeur inestimable sur les habitudes, les déplacements, les relations et les vulnérabilités de leurs employeurs.
Cette méthode présente l’avantage considérable de l’invisibilité : les employés domestiques font partie du paysage quotidien, leur présence est naturelle et leur accès aux espaces privés ne suscite aucune suspicion. Ils peuvent observer, mémoriser et transmettre des détails que même la surveillance électronique la plus sophistiquée ne pourrait capturer.
L’accumulation stratégique de données
Les informations ainsi collectées ne sont pas exploitées immédiatement mais accumulées pendant des années, créant une base de données exhaustive sur les personnalités clés du régime iranien. Cette patience stratégique permet de construire des profils comportementaux complets, d’identifier les moments de vulnérabilité optimaux et de planifier des opérations avec une précision temporelle remarquable.
L’analyse comportementale comme fondement tactique
L’exemple de l’opération menée un vendredi à l’aube illustre parfaitement la sophistication de l’analyse comportementale israélienne. Ce choix temporel n’est pas le fruit du hasard mais résulte d’une compréhension approfondie des rythmes de vie iraniens et des particularités culturelles et religieuses de la société.
Le vendredi correspond au début du week-end dans le monde musulman, période où les personnes travaillant loin de leur domicile rentrent chez elles. Cette migration hebdomadaire crée une prévisibilité dans les déplacements et les habitudes qui peut être exploitée tactiquement. De plus, la coïncidence avec une fête religieuse amplifie ce phénomène de rassemblement familial et de relâchement de la vigilance.
La psychologie du sommeil comme vulnérabilité
L’heure choisie, 3 heures du matin, correspond au moment de sommeil le plus profond dans le cycle circadien humain. À cette heure, non seulement les cibles sont endormies, mais leurs capacités de réaction et de prise de décision sont considérablement réduites. Cette fenêtre temporelle offre un avantage tactique maximal, permettant de conduire l’opération avec un minimum de résistance et de complications.
Cette approche révèle une compréhension sophistiquée de la physiologie humaine et de ses implications opérationnelles. Elle démontre que les services de renseignement modernes intègrent des disciplines aussi variées que la chronobiologie et la psychologie comportementale dans leurs stratégies.
Les leçons de l’après-Munich
L’expérience acquise lors de la traque des terroristes de Munich a enseigné au Mossad une leçon fondamentale : l’impact psychologique d’une élimination ciblée dépasse largement la neutralisation physique de la cible. « Ils ne dormaient plus nuit après nuit dans le même lit », explique l’ancien agent en décrivant l’effet sur les terroristes survivants.
Cette observation révèle la dimension psychologique profonde des opérations clandestines. La peur générée transforme chaque survivant en victime de sa propre imagination, multipliant l’efficacité de l’action bien au-delà de son impact direct. Chaque ombre devient suspecte, chaque bruit nocturne une menace potentielle, chaque routine quotidienne un risque calculé.
Le concept de « semailles de terreur »
La stratégie de « semer la terreur » ne consiste pas simplement à éliminer des cibles, mais à créer un climat de peur permanente qui paralyse l’organisation ennemie. Cette approche transforme l’environnement quotidien en source constante d’anxiété, épuisant mentalement les adversaires et réduisant leur efficacité opérationnelle.
L’impact contemporain en Iran
Cette stratégie se manifeste aujourd’hui de manière spectaculaire en Iran, où la population civile, prise de panique, inspecte spontanément les véhicules suspects dans les rues, recherchant d’éventuels drones dissimulés. Cette paranoia collective témoigne de l’efficacité de la guerre psychologique menée par Israël.
L’anecdote rapportée selon laquelle les membres du Hezbollah n’osaient plus utiliser leurs machines à café après l’explosion des bipeurs illustre parfaitement cette paralysie comportementale. Un objet aussi banal qu’une machine à café devient potentiellement mortel dans l’esprit des victimes, démontrant l’ampleur de la disruption psychologique obtenue.
L’inspiration mutuelle entre fiction et espionnage
L’usage de drones sophistiqués dans les opérations contemporaines rappelle étrangement les scenarios de films d’espionnage. L’ancien agent évoque un film particulièrement prémonitoire où des terroristes tentent d’assassiner le président américain en utilisant un camion dont le toit s’ouvre pour libérer un essaim de drones équipés d’intelligence artificielle capable de reconnaissance faciale.
Cette proximité troublante entre fiction cinématographique et réalité opérationnelle n’est pas fortuite. « Souvent, nous au Mossad, nous avons puisé des idées dans les films de James Bond », admet candidement l’ancien agent. Cette confession révèle un aspect fascinant de l’innovation dans l’espionnage : l’inspiration croisée entre créativité artistique et ingéniosité opérationnelle.
L’évolution technologique des gadgets d’espionnage
L’exemple du téléphone de James Bond qui ouvre les menottes illustre cette évolution. De même, la valise à double fond, iconique dans les films d’espionnage, trouve aujourd’hui sa place dans les musées dédiés au renseignement, témoignant de la transition constante entre innovation fictionnelle et réalité technologique.
Les drones : Révolution de l’espionnage moderne
L’utilisation de drones dans les opérations actuelles représente une révolution technologique majeure. Ces appareils offrent des capacités d’infiltration, de surveillance et d’élimination qui transforment radicalement les possibilités opérationnelles. Leur miniaturisation et leur sophistication permettent des interventions autrefois impossibles, élargissant considérablement l’éventail tactique des services de renseignement.
L’évaluation quantitative du stock de missiles
L’analyse de l’arsenal balistique iranien révèle une dégradation significative des capacités militaires du régime. Avant le début des hostilités, l’Iran disposait d’environ 3 000 missiles balistiques selon les estimations les plus fiables. Ce nombre serait tombé à 2 000 avant de continuer sa décroissance dans un rythme accéléré.
Cette érosion quantitative reflète l’intensité des échanges mais aussi l’efficacité des stratégies de dégradation mises en œuvre par Israël. Chaque missile tiré représente un affaiblissement permanent de l’arsenal iranien, créant un effet d’attrition qui mine progressivement les capacités de dissuasion du régime.
L’analyse de la fréquence des tirs
L’observation de la fréquence des tirs iraniens offre un indicateur précieux de l’état de l’arsenal. Les variations observées – 28 missiles un jour, 50 le lendemain, puis seulement 5 récemment selon les données de Tsahal – suggèrent une gestion de plus en plus contrainte des ressources militaires.
Cette irrégularité dans les salves pourrait indiquer plusieurs phénomènes : difficultés logistiques, problèmes de coordination, ou plus probablement, nécessité de rationner un stock qui s’amenuise dangereusement. L’Iran semble contraint de gérer ses tirs comme une ressource rare plutôt que comme un moyen de dissuasion abondant.
Les signes géographiques de l’épuisement
Un indicateur particulièrement révélateur de la dégradation des capacités iraniennes réside dans l’évolution géographique des points de tir. Les missiles ne sont plus lancés depuis l’ouest de l’Iran, traditionnellement utilisé pour sa proximité avec Israël, mais depuis la région de Téhéran, beaucoup plus éloignée.
Cette modification géographique suggère fortement un épuisement des stocks dans les bases occidentales, contraignant l’Iran à utiliser des réserves plus éloignées. Cette distance accrue complique considérablement les tirs : trajectoires plus longues, consommation énergétique supérieure, précision réduite et vulnérabilité accrue aux systèmes de défense israéliens.
Les conséquences opérationnelles de l’éloignement
L’allongement des distances de tir entraîne des conséquences opérationnelles majeures. Certains missiles, poussés au-delà de leurs capacités optimales, retombent sur le territoire iranien même, créant une situation paradoxale où l’Iran devient victime de ses propres armes. Cette auto-destruction accidentelle amplifie l’effet d’attrition sur l’arsenal déjà diminué.
Le parallèle avec l’effondrement du Hezbollah
Le schéma observé en Iran rappelle étrangement la séquence qui a conduit à l’affaiblissement du Hezbollah : d’abord l’opération des bipeurs qui a semé la confusion, puis l’élimination de Hassan Nasrallah qui a décapité l’organisation, et finalement l’effondrement progressif de la structure opérationnelle. Cette répétition suggère l’application d’une doctrine éprouvée, adaptée à l’échelle iranienne.
Au-delà du modèle d’Eli Cohen
L’époque des agents infiltrés à la manière d’Eli Cohen, héros israélien qui s’était introduit en Syrie sous une fausse identité et avait atteint de hautes positions dans l’établissement syrien, appartient largement au passé. Cette évolution ne reflète pas un abandon de l’espionnage humain mais plutôt son adaptation aux réalités contemporaines.
Eli Cohen avait réussi l’exploit remarquable de s’intégrer dans l’élite damascène, accédant à des informations stratégiques cruciales sur les plans militaires syriens. Cependant, cette approche nécessitait des années de préparation, des risques considérables et une vulnérabilité permanente de l’agent.
Les nouvelles méthodes d’infiltration
Les techniques modernes permettent d’opérer sans exposer des agents israéliens ou même juifs sur le terrain ennemi. Cette évolution répond à plusieurs impératifs : réduction des risques humains, multiplication des possibilités opérationnelles et adaptation aux nouvelles technologies de surveillance qui rendent l’infiltration traditionnelle plus périlleuse.
Une innovation particulièrement astucieuse consiste à utiliser des personnes totalement inconscientes de leur rôle dans l’opération. L’exemple cité des chauffeurs russes transportant des marchandises avec des drones cachés illustre parfaitement cette approche. Ces conducteurs, croyant transporter des biens commerciaux ordinaires, deviennent malgré eux les vecteurs d’opérations sophistiquées.
Cette méthode présente des avantages considérables : l’innocence totale du transporteur le protège de toute suspicion, son comportement naturel ne trahit aucune nervosité suspecte, et sa méconnaissance de la mission le met à l’abri de tout interrogatoire efficace. De plus, la découverte éventuelle de l’opération ne permet pas de remonter facilement vers ses organisateurs.
L’effondrement du système sanitaire
Au-delà de l’aspect purement militaire, l’Iran fait face à une crise infrastructurelle aux ramifications humanitaires préoccupantes. L’effondrement du système d’assainissement de Téhéran, avec des égouts qui débordent dans les rues, crée des risques sanitaires majeurs pour la population civile.
Cette dégradation n’est pas nécessairement le résultat direct d’actions militaires ciblées, mais pourrait refléter l’incapacité du régime à maintenir les services essentiels sous la pression des événements. La consultation d’un professeur italien évoquant la propagation probable de maladies due à cette situation souligne la dimension sanitaire de la crise.
Le climat de confusion généralisée
Les explosions quotidiennes créent un climat de terreur permanente qui dépasse largement les cibles militaires. Cinq voitures ont explosé en une seule journée, selon les témoignages rapportés, créant une atmosphère d’insécurité totale où personne ne peut se sentir à l’abri.
Cette multiplication des incidents génère un phénomène de confusion généralisée où les habitants ne savent plus distinguer les accidents des attentats, les dysfonctionnements des sabotages, amplifiant considérablement l’effet psychologique recherché. Chaque explosion, quelle qu’en soit l’origine, alimente la psychose collective.
L’impact sur le moral de la population
Cette situation de stress permanent épuise psychologiquement la population iranienne, créant un terrain propice au mécontentement social. L’incapacité du régime à protéger ses citoyens, même dans leurs activités quotidiennes les plus banales, érode sa légitimité et son autorité.
L’ancien agent du Mossad formule une prédiction particulièrement audacieuse concernant l’évolution de la situation en Iran. Selon lui, « à un moment donné, nous verrons des révoltes et des attaques contre les responsables du régime, qu’ils soient en uniforme ou non. Les gens leur tendront simplement des embuscades et les massacreront. »
Cette prédiction s’appuie sur l’observation que la population iranienne, soumise à une pression constante et vivant dans un état de peur permanente, pourrait finalement atteindre un point de rupture où la colère l’emporterait sur la crainte de la répression.
L’histoire démontre que les régimes autoritaires peuvent sembler inébranlables jusqu’au moment où ils s’effondrent soudainement sous le poids de leur propre inefficacité. La combinaison de pressions extérieures, de dégradation des conditions de vie et d’érosion de la légitimité peut créer les conditions d’un basculement social rapide et imprévisible.
L’exemple des révolutions spontanées
Les événements du Printemps arabe ont montré comment des régimes apparemment solides peuvent être renversés par des mouvements populaires initialement limités. L’Iran, malgré ses spécificités culturelles et politiques, n’est pas à l’abri de tels bouleversements, particulièrement si la pression internationale s’intensifie parallèlement aux difficultés internes.
L’optimisme exprimé par l’ancien agent concernant le mois de juillet, présenté comme un mois de « vacances au double sens du terme », suggère une confiance dans l’efficacité de la stratégie globale mise en œuvre. Cette assurance pourrait refléter des informations privilégiées sur l’état réel de la situation iranienne ou sur des opérations planifiées.
La sophistication de l’approche israélienne
L’analyse révélée par cet ancien agent du Mossad dévoile une stratégie israélienne d’une sophistication remarquable, combinant harmonieusement renseignement humain traditionnel, innovation technologique de pointe et guerre psychologique savamment orchestrée. Cette approche multidimensionnelle témoigne d’une compréhension profonde des vulnérabilités adverses et d’une capacité d’adaptation constante aux évolutions du terrain.
L’objectif apparent de cette stratégie dépasse largement l’affaiblissement militaire ponctuel de l’Iran. Il semble viser la création des conditions d’un changement de régime par la pression populaire, transformant la société iranienne elle-même en instrument de transformation politique.
Cependant, cette stratégie audacieuse comporte des risques considérables d’escalade régionale. Un régime acculé pourrait adopter des comportements imprévisibles et dangereux, potentiellement déstabilisateurs pour l’ensemble du Moyen-Orient. L’équilibre entre pression efficace et déclenchement d’une spirale incontrôlable reste délicat à maintenir.
Les répercussions de cette guerre de l’ombre dépassent largement le cadre bilatéral israélo-iranien. Elles redéfinissent les équilibres régionaux, influencent les alliances existantes et créent de nouveaux paradigmes stratégiques dont les conséquences se feront sentir pendant des décennies.
La réussite ou l’échec de cette stratégie pourrait déterminer non seulement l’avenir du régime iranien, mais aussi l’évolution des méthodes de guerre moderne et l’efficacité relative des approches clandestines face aux conflits conventionnels dans le monde contemporain.
L’enjeu est considérable : mal comprise, notre volonté d’aider peut se transformer en source de blessures durables. Bien comprise, elle devient un instrument de transformation mutuelle, où celui qui guide et celui qui reçoit la guidance grandissent ensemble dans la lumière divine. Ce texte s’adresse à tous ceux qui, dans leur vie familiale, professionnelle ou communautaire, sont amenés à jouer un rôle de mentor, de conseiller ou simplement de frère bienveillant. Il nous met en garde contre les pièges de l’ego spirituel tout en nous montrant la voie d’une influence positive et durable.
Cet enseignement nous rappelle que la véritable élévation spirituelle commence par l’humilité et l’introspection. Avant de prétendre éclairer autrui, assurons-nous que notre propre flamme brille d’une lumière pure, alimentée par l’amour authentique et le respect de chaque âme.
La double nature de notre mission spirituelle
Dans la Hassidout, l’âme divine est comparée à une flamme : « La lampe de l’Éternel, c’est l’âme de l’homme ». Cette métaphore nous enseigne une vérité fondamentale sur notre travail spirituel. Comme un flambeau que l’on lance vers le ciel, nous devons d’abord élever nos préoccupations spirituelles au-dessus du matériel, puis ramener cette lumière pour illuminer notre quotidien.
La Torah nous a donné ses enseignements non seulement pour nourrir notre âme divine, mais aussi pour transformer notre âme animale – cette part de nous qui résiste naturellement à la spiritualité. Le Talmud nous enseigne que cette âme peut devenir soit « une aide », soit « un obstacle ». Notre défi consiste à transformer même l’obstacle en aide précieuse.
La sagesse hassidique a placé cette mission sous le signe de la compassion : nos paroles de guidance doivent s’exprimer dans un cadre de communion fraternelle, avec des mots d’apaisement et de réconciliation.
Quand la médecine devient poison
Lorsque nous cherchons à influencer positivement notre prochain par nos paroles de guidance, nous devons procéder avec une extrême prudence. Certes, parfois les mots d’encouragement spirituel nécessitent d’aborder des sujets délicats – comme le lavage d’une tache tenace qui requiert de l’eau chaude plutôt que froide.
Mais attention : verser un seau d’eau bouillante sur quelqu’un sans discernement, sans vérifier s’il s’agit bien de l’endroit souillé ou d’une zone saine, et surtout sans que notre motivation soit pure, transforme notre intention d’éclairer en destruction. Au lieu de lancer un « flambeau de lumière » qui grandit la lumière, nous éteignons cette flamme ou provoquons des brûlures – non pas sur une chair malade, mais sur une chair parfaitement saine.
Car lorsque notre intention première est simplement de « vider notre seau d’eau chaude », nous blessons généralement les bien-portants qui n’en ont nul besoin. Et même si nous atteignons ceux qui en auraient besoin, au lieu de les nettoyer, nous les brûlons…
Ainsi, non seulement nous nous nuisons à nous-mêmes – faute dont seul le Ciel nous demandera compte – mais nous blessons autrui, ce dont les hommes aussi nous tiendront responsables.
Le piège de l’auto-justification
Le « malin » trouve toujours une explication à tout. Il s’invente une « découverte » : puisqu’il faut demander l’avis non pas du médecin mais du malade, et qu’il se considère lui-même comme le malade… il devient son propre expert ! Il n’a besoin de consulter personne, s’auto-proclame « juge suprême » et décide de quelle manière il lui est permis de réprimander autrui.
Cette logique tordue peut s’aggraver jusqu’à la grossièreté : ne se contentant plus de contrainte par les mots, certains ajoutent la contrainte physique – passant de la « coercition verbale » à la « coercition concrète », comme le mentionne le Talmud.
Une fois qu’ils se sont couronnés de cette mission de « réprimande » réservée aux « hommes pieux et de bonne action », qui osera leur dire quoi que ce soit ? Car celui qui s’y risquerait pourrait bien recevoir à son tour le seau d’eau bouillante…
L’amour et le respect comme fondements
Ceux qui pratiquaient authentiquement cette forme de guidance spirituelle le faisaient avec amour et affection, dans le respect le plus profond de la dignité humaine. Ils s’assuraient d’abord que leur conduite soit empreinte d’amour d’Israël et de respect pour chaque individu.
L’enseignement nous met en garde contre deux approches opposées :
La première approche défaillante : certains mesurent d’abord leur grandeur en tant qu’érudits, s’assurent qu’ils sont bien des « sages », puis calculent dans quelle mesure ils peuvent se permettre d’être « tranchants ».
La seconde approche tout aussi problématique : d’autres commencent par s’assurer de leur « tranchant »… puis vérifient après coup s’ils ont la sagesse suffisante pour justifier une telle attitude. Mais alors il est trop tard – le mal est fait !
De même, ceux qui par nature cherchent à blesser autrui commencent par infliger la blessure, puis se demandent s’ils avaient suffisamment d’amour d’Israël pour garantir la pureté de leurs intentions. S’ils découvrent que non, ils prétendent que « ce qui est fait est fait » – ils sont devenus leurs propres juges !
La distinction cruciale entre lumière et feu
Quand il s’agit de lancer des « flambeaux de lumière », nous devons nous assurer que c’est bien de la « lumière » et non du « feu ». La différence est capitale : la lumière éclaire, tandis que le feu brûle !
Même quand nous sommes certains qu’il s’agit de lumière, nous devons d’abord être des « hommes pieux et de bonne action ». Car seules ces qualités peuvent garantir qu’aucun motif personnel – honneur, ego, matérialité – ne viendra corrompre notre action. Sans cela, nous risquons de provoquer l’exact opposé de ce que nous voulions accomplir, tant pour autrui que pour nous-mêmes.
L’alternative de la sagesse : commencer par soi-même
Même après toutes ces clarifications, supposons que nous concluions qu’en théorie nous avons le droit de dire certaines choses à notre prochain. Reste encore une question : devons-nous vraiment nous efforcer et poursuivre l’opportunité d’être « un fouet pour l’alcôve » ?
S’il y a vraiment nécessité d’une telle action, pourquoi ne pas l’appliquer à soi-même ? Après tout, « l’homme est proche de lui-même » : enfermez-vous dans votre chambre, récitez la longue confession du « Al Het », même celle qui ne suit pas l’ordre alphabétique – ainsi vous ne ferez certainement aucune erreur… et personne ne vous en empêchera !
Pourquoi vous exposer au danger de blesser un Juif de plus ? D’autant que vous ne pouvez pas savoir si vous atteindrez votre cible – il se peut que l’autre vous réponde avec encore plus de force…
Il se peut que votre interlocuteur soit plus matériel que vous, qu’il se considère lui aussi comme le « juge suprême » et puisse vous faire la leçon sur tous vos défauts, tels qu’ils sont en réalité…
Alors pourquoi vous placer dans une situation incertaine, quand en travaillant sur vous-même vous avez une certitude d’efficacité, sans que personne ne vous dérange ? Et puissiez-vous réussir !
La voie authentique des flambeaux de lumière
C’est pourquoi il est dit que « les hommes pieux et de bonne action dansaient devant eux avec des flambeaux de lumière ». Parce qu’ils étaient véritablement « pieux et de bonne action », ils pouvaient être assurés que ce serait de la « lumière » et non du « feu ».
Et même en lançant le flambeau de lumière, la lumière continuait de briller, revenait vers eux, leur permettant d’éclairer par elle-même et leur environnement. Ils perpétuaient ainsi la lumière de « la Mitsva est une lampe et la Torah est lumière », et la clarté que contient la Torah dans tous leurs actes, tout au long de l’année.
Sam Vengrinovich, ancien résident de la région de San Francisco ayant fait son Aliyah, avait disparu depuis neuf jours lors d’une randonnée près de Dharamshala en Inde. Les équipes de secours l’ont finalement retrouvé vivant dimanche 15 juin et l’ont transporté à l’hôpital. Sa famille lance un appel aux dons pour couvrir les frais de sauvetage et les soins médicaux non pris en charge par l’assurance.
Un dénouement heureux après neuf jours d’angoisse
Après neuf jours d’intense recherche et d’angoisse pour sa famille, Sam Vengrinovich a finalement été retrouvé vivant par les équipes de secours le dimanche 15 juin. Il a immédiatement été transporté vers un hôpital en Inde pour recevoir les soins médicaux nécessaires.
Cette issue favorable met fin à une période d’intense inquiétude pour sa famille et tous ceux qui ont participé aux recherches. Cependant, les défis ne sont pas terminés, car la famille doit maintenant faire face aux coûts médicaux et de rapatriement, aucun de ces frais n’étant couvert par l’assurance.
Le jeune homme de 33 ans, qui vit actuellement à Jaffa après avoir immigré en Israël il y a 15 ans, était parti pour une simple randonnée de deux jours le long du mont Triund dans le nord de l’Inde. Son sauvetage marque la fin d’une mobilisation exceptionnelle qui a impliqué des équipes locales, israéliennes et internationales dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles.
La disparition qui a mobilisé une communauté entière
Sam Vengrinovich était arrivé en Inde huit mois auparavant, cherchant la sérénité et une pause du chaos de la guerre entre Israël et le Hamas, selon sa sœur Natasha Vengrinovich de San Francisco. Installé dans un campement situé dans l’Himalaya, il avait loué une tente et s’était fait quelques amis parmi les autres randonneurs.
Début juin, il avait informé sa famille de son intention d’entreprendre une randonnée de deux jours le long du mont Triund. « Sa tente et la majorité de ses vêtements ainsi que son téléphone sont toujours au campement. Il est parti en randonnée avec un sac à dos, avec, d’après ce que nous comprenons, de la nourriture pour une journée », expliquait sa sœur lors d’un entretien vidéo depuis son domicile, avant qu’il ne soit retrouvé.
Les randonneurs qui avaient récemment fait la connaissance de Vengrinovich ont contacté sa famille le lundi 9 juin, inquiets de ne pas le voir revenir de sa randonnée prévue pour durer seulement deux jours. Sa dernière apparition confirmée remontait au vendredi 6 juin, déclenchant immédiatement l’alerte.
Des conditions himalayennes redoutables
La région de Dharamshala où Vengrinovich s’était aventuré est caractérisée par un brouillard dense, des pluies fréquentes, de la neige et un relief montagneux accidenté. « C’est l’été, mais c’est une zone glaciaire », précisait Natasha Vengrinovich. Ces conditions climatiques particulièrement difficiles ont considérablement compliqué les opérations de recherche pendant plus d’une semaine.
Le terrain montagneux et les intempéries constantes ont transformé ce qui aurait dû être une randonnée de détente en véritable épreuve de survie. Les équipes de secours ont dû composer avec une visibilité réduite et des conditions météorologiques changeantes qui ont rendu chaque jour de recherche plus critique que le précédent.
Une mobilisation internationale sans précédent
Face à la disparition de leur proche, la famille Vengrinovich a immédiatement organisé une vaste opération de recherche. Ils ont fait appel à des équipes de recherche locales ainsi qu’aux services de Harel, une organisation israélienne spécialisée dans les opérations de secours internationales.
En plus de Harel, l’organisation israélienne à but non lucratif Haverim Mehalzim et des équipes internationales ont collaboré avec les autorités locales et des volontaires pour étendre les recherches. Cette mobilisation exceptionnelle témoignait de la gravité de la situation et de la détermination de tous les acteurs impliqués à ramener Sam sain et sauf.
« Nous avions des équipes sur le terrain jour et nuit », explique Natasha Vengrinovich. « La communauté internationale des randonneurs, les autorités locales, et même des personnes qui ne connaissaient pas Sam se sont mobilisées pour les recherches. »
Des obstacles administratifs et diplomatiques
Pendant les recherches, la famille Vengrinovich avait rencontré des obstacles dans ses démarches auprès des services diplomatiques américains. Natasha Vengrinovich indiquait qu’ils avaient eu des difficultés à entrer en contact avec l’ambassade américaine en Inde, les appels de ses parents étant constamment interrompus.
Un cousin résidant en Israël avait pris l’initiative de contacter les médias israéliens pour alerter l’opinion publique et faire pression sur les autorités. Cette stratégie médiatique a contribué à maintenir l’attention sur l’affaire et à mobiliser les ressources nécessaires pour les opérations de recherche.
Un parcours de vie entre l’Amérique et Israël
Sam Vengrinovich est issu d’une famille d’immigrants russes juifs. Ses parents, Vlad et Tina, ont immigré aux États-Unis en 1980 pour fuir l’antisémitisme soviétique. Ils ont élevé leurs deux enfants, Sam et Natasha, à Fremont, en Californie, dans la région de la baie de San Francisco.
Sam a fréquenté le lycée Mission San Jose et l’université d’État de San Francisco. Il était un participant régulier aux événements du Hillel de San Francisco, selon sa sœur, montrant déjà un attachement fort à ses racines juives. Il a fait son Aliyah il y a 15 ans et s’est installé à Jaffa, près de Tel Aviv, où il a reconstruit sa vie.
Ses parents résident maintenant à Palm Coast, en Floride, et toute la famille reste très unie malgré la distance géographique qui les sépare sur trois continents différents.
Les derniers contacts avant la tragédie évitée
Les derniers échanges entre Sam et sa famille remontaient au jeudi 5 juin, juste avant le début de sa randonnée fatidique. La famille communiquait via un chat de groupe, discutant de l’organisation d’une réunion familiale prévue le mois suivant en Floride.
« C’était la dernière communication que nous avons eue avec lui », confiait sa sœur pendant les recherches, soulignant l’inquiétude grandissante de la famille face au silence prolongé de Sam. Cette conversation anodine sur les projets familiaux avait pris une dimension dramatique quand les jours ont passé sans nouvelles.
L’ironie de la situation n’échappait à personne : Sam était parti en Inde pour trouver la paix et échapper aux tensions de la guerre, et c’est finalement dans les montagnes paisibles de l’Himalaya qu’il avait vécu ses moments les plus périlleux.
Les défis à venir après le sauvetage
Bien que Sam ait été retrouvé vivant, son épreuve n’est pas terminée. Hospitalisé en Inde, il doit maintenant récupérer physiquement et mentalement de ses neuf jours de survie dans des conditions extrêmes. Les médecins évaluent actuellement son état de santé pour déterminer quand il pourra voyager.
Sa famille continue de solliciter des dons pour couvrir les frais médicaux actuels et futurs, ainsi que les coûts de rapatriement vers Israël ou les États-Unis selon les recommandations médicales. Le GoFundMe reste actif car les défis financiers persistent même après cette issue heureuse.
Cette histoire rappelle les dangers inhérents aux randonnées en montagne, même pour des trekkeurs expérimentés, et l’importance cruciale des réseaux de soutien familiaux et communautaires face à l’adversité. Elle illustre également comment la technologie moderne et les réseaux sociaux peuvent mobiliser rapidement des ressources internationales pour venir en aide à une personne en détresse, même dans les régions les plus reculées du monde.
Le Rabbi de Loubavitch avait identifié la menace iranienne naissante seulement trois mois après que le président iranien eut évoqué une bombe nucléaire, alors que les États-Unis et l’Occident ignoraient ces déclarations. Pendant que Washington se concentrait sur les pressions exercées contre Israël lors de la Conférence de Madrid, le Premier ministre Binyamin Netanyahou fut le seul dirigeant israélien à adopter ces avertissements prophétiques. Cette analyse révèle comment la vision géopolitique du Rabbi anticipait de plusieurs décennies les défis actuels du Moyen-Orient.
« Ne pas laisser l’Iran s’étendre » : l’avertissement prophétique du Rabbi
Le dirigeant suprême de l’Iran déclare : « Nous nous orientons vers l’expansion » – Le Rabbi met en garde : « Ne pas laisser l’Iran s’étendre »
« Aucune de ses paroles ne reviendra vide », écrit le Rav Weintraub en référence aux propos du Rabbi prononcés le 28 Tichri 5752 (6 octobre 1991) : « Il est nécessaire pour le bien du monde entier, y compris les États-Unis, qu’Israël soit fort, afin de ne pas permettre l’expansion de la Syrie, des Arabes et de l’Iran, qui sont contre les États-Unis autant sinon plus qu’contre Israël. »
Ces paroles furent prononcées devant Ron Nahman z »l, alors maire d’Ariel, en parallèle à la première déclaration du président iranien Rafsandjani (octobre 1991) sur la production d’une bombe nucléaire islamique contre Israël : « Nous, les musulmans, devons coopérer dans la production d’une bombe nucléaire. » Le Rabbi ordonna à Ron Nahman d’agir et d’influencer au sein des États-Unis pour « ne pas laisser l’Iran s’étendre ».
Un fait non moins remarquable est que trois mois avant les paroles du Rabbi, en juillet 1991 (mois d’Av 5751), le dirigeant suprême de l’Iran, Ali Khamenei, prononça un discours dans lequel il déclara : « Aspirons-nous à préserver l’intégrité de notre territoire, ou aspirons-nous à nous étendre ? Il ne fait aucun doute que nous nous orientons vers l’expansion. »
La réponse prophétique face aux déclarations iraniennes
Observez les paroles du Rabbi de Loubavitch trois mois plus tard : « ne pas laisser l’Iran s’étendre » – exactement dans les mêmes termes qu’utilisait le dirigeant iranien.
Les actions de l’Iran de nos jours témoignent comme mille témoins de la réalisation de son plan d' »expansion » tel qu’annoncé par son dirigeant suprême. L’Iran mène des activités subversives en Irak, à Bahreïn, au Yémen, en Arabie Saoudite, dans la bande de Gaza, au Liban et en Syrie, institutionnalise des bras terroristes et des cellules dormantes à travers le monde, semant terreur et meurtre partout.
Le Rabbi réagit également à la réponse requise de la part des présidents américains concernant les intentions de l’Iran, en réaction directe aux paroles d’Ali Khamenei trois mois auparavant. Le Rabbi dit : « Il est facile de vérifier cela en recherchant les discours des présidents des États-Unis, ceux prononcés il y a six mois, un an ou plus, où ils expliquaient devant tout peuple et assemblée comment il est nécessaire pour le bien du monde entier, y compris les États-Unis, qu’Israël soit fort, afin de ne pas permettre l’expansion de la Syrie, des Arabes et de l’Iran, qui sont contre les États-Unis autant sinon plus qu’Israël. »
L’isolement d’Israël face à l’aveuglement occidental
Aucune nation occidentale ne pensait dans la direction où l’Iran s’apprêtait à réaliser son plan d’expansion et ne s’y référait. Au contraire, les États-Unis de cette époque, dirigés par Bush et Baker, ne firent rien contre l’Iran, mais investirent toute leur énergie à resserrer l’étau sur Israël face au monde arabe, poussant vers la Conférence de Madrid et adoptant une approche pro-arabe.
En revanche, le Rabbi de Loubavitch alertait publiquement qu’il fallait rappeler aux présidents américains leur devoir de « ne pas laisser l’Iran et la Syrie s’étendre, car ils sont contre les États-Unis plus qu’Israël » (aujourd’hui, la Syrie est la base avancée de l’Iran dans le cadre de son plan d’expansion).
Ainsi, pendant des décennies de négligence de la part des États-Unis qui permirent à l’Iran de faire presque tout, avec un sommet lors de la signature de l’accord nucléaire sous Obama, non seulement le plan d’expansion de l’Iran ne fut pas empêché, mais il reçut même un soutien. Les paroles stupéfiantes du Rabbi reçoivent un nouvel éclairage dans sa vision à long terme de la situation mondiale, ce que personne d’autre n’avait prévu, y compris les organisations de renseignement mondiales.
Le contexte de la conversation : la question de Ron Nahman au Rabbi
La conversation du Rabbi sur le danger iranien le 28 Tichri 5752 eut lieu en proximité immédiate des paroles du président iranien Rafsandjani sur une bombe nucléaire islamique contre Israël.
C’était un dimanche, 28 Tichri 5752. Le Rav Yekutiel Rapp z »l présenta M. Ron Nahman devant le Rabbi. Vers la fin de la rencontre, Ron Nahman posa une question inhabituelle au Rabbi : étant donné qu’il allait séjourner à Washington et à travers les États-Unis pendant 6-7 semaines, il souhaitait recevoir des directives sur quoi parler concernant la situation politique devant les non-Juifs et les Juifs, ainsi que dans différents médias.
La réponse du Rabbi à sa demande fut que le danger pour le monde était l’Iran et la Syrie, et qu’il fallait l’expliquer aux États-Unis. Voici ses paroles sacrées : « Comme je l’ai dit plusieurs fois – puisque les États-Unis sont intéressés par le bien d’Israël qui est leur représentant là-bas contre les Arabes, car les Arabes sont contre les États-Unis, ils veulent que les États-Unis n’aient pas de succès, mais que l’Iran et d’autres réussissent. Mais des pensées étrangères, des considérations secondaires se sont mélangées ici, et il faut trouver quoi répondre aux questions qui se sont ajoutées récemment. »
Netanyahou, visionnaire isolé face à la menace iranienne
Le seul parmi les dirigeants en Israël qui se référa aux paroles de Rafsandjani de cet octobre 1991 fut le Premier ministre Binyamin Netanyahou, deux ans plus tard, en 1993. Netanyahou écrivit alors un article percutant dans le journal « Yedioth Ahronoth » et parla également à la Knesset en tant que président du Likoud le 25 Chevat 5753 (16 février 1993).
Voici ce que dit Netanyahou dans ce discours à la Knesset : « La signification d’un tel armement est parfaitement claire, car les Iraniens ne le cachent pas. Ils parlent d’une bombe islamique, ils ne parlent pas du tout d’une bombe iranienne. Je cite Rafsandjani, qui dit en octobre 1991 : Nous les musulmans – pas nous les Iraniens – nous les musulmans devons coopérer dans la production d’une bombe nucléaire. »
Cette prescience de Netanyahou, qui fut le seul à saisir et adopter les avertissements du Rabbi, démontre comment la vision spirituelle du leader de Loubavitch transcendait les analyses géopolitiques conventionnelles de l’époque. Trente-trois ans plus tard, ces paroles prophétiques résonnent avec une actualité saisissante dans le contexte des défis géopolitiques contemporains.
Le 28 Tichri 5752, lors d’un échange saisissant avec Ron Nahman z »l, maire et fondateur d’Ariel, le Rabbi de Loubavitch évoquait déjà avec une prescience troublante les dangers de l’expansion iranienne. Ses paroles, prononcées il y a plus de trois décennies, résonnent aujourd’hui avec une actualité frappante dans le contexte géopolitique mondial. Cette vision prophétique témoigne une fois de plus de la clairvoyance exceptionnelle du chef de notre génération.
Un avertissement visionnaire sur la menace iranienne
Il y a 33 ans, le dimanche suivant Chabbat Berechit, le Rabbi recevait Ron Nahman z »l dans une conversation qui allait marquer les esprits. Le maire d’Ariel, ville qu’il avait fondée, se trouvait face au leader spirituel du mouvement Habad de Loubavitch pour un échange qui dépasserait le cadre d’une simple rencontre protocolaire.
Lors de cette entrevue historique, le Rabbi abordait déjà la question iranienne avec une lucidité saisissante. Ses propos concernant la nécessité d’expliquer aux Américains à Washington les enjeux liés à l’Iran prenaient une dimension prophétique, comme s’ils avaient été prononcés aujourd’hui même.
Des paroles d’une actualité troublante
Les mots du Rabbi résonnent avec une force particulière dans le contexte géopolitique actuel. Sa mise en garde contre l’expansion iranienne dans le monde semble avoir anticipé les développements que nous observons aujourd’hui sur la scène internationale.
Cette prescience remarquable témoigne de la vision géopolitique exceptionnelle du Rabbi, qui percevait déjà les dangers que représentait le régime iranien pour la stabilité mondiale. Ses recommandations concernant la nécessité d’alerter les autorités américaines à Washington prenaient ainsi une dimension stratégique majeure.
L’héritage visionnaire du mouvement Habad
Cette conversation historique entre le Rabbi et Ron Nahman z »l illustre parfaitement la capacité du leader de Loubavitch à anticiper les grands enjeux géopolitiques. Le mouvement Habad, sous sa direction spirituelle, ne se limitait pas aux questions purement religieuses mais embrassait une vision globale des défis du monde contemporain.
L’analyse prophétique du Rabbi sur la menace iranienne démontre combien ses enseignements dépassaient le cadre strictement spirituel pour englober une compréhension profonde des dynamiques internationales. Cette clairvoyance continue d’inspirer aujourd’hui ceux qui étudient ses paroles et cherchent à comprendre les enjeux géopolitiques actuels.
La rencontre du 28 Tichri 5752 entre le Rabbi et le maire d’Ariel reste ainsi gravée dans les mémoires comme un moment où la sagesse spirituelle rencontrait la réalité politique, offrant une grille de lecture prophétique des événements qui allaient marquer les décennies suivantes.
Pour vous inscrire, ou pour plus d’informations,
Fredj Zerbib au +33 6 64 42 84 69
Le Goral du Beth Loubavitch : une tradition spirituelle vieille de 40 ans
Depuis près de quatre décennies, une tradition spirituelle profondément ancrée marque les grandes dates du calendrier hassidique. Orchestrée par Fredj Zerbib du Beth Loubavitch, un Goral, ou tirage au sort, est organisé régulièrement, offrant au gagnant une opportunité unique : un billet d’avion pour se rendre chez le Rabbi à New York.
Le concept du Goral est simple, mais chargé de symbolisme. Le gagnant du tirage au sort se rend chez le Rabbi, non pas seulement en son nom propre, mais au nom de tous les participants. Ainsi, même ceux qui n’ont pas eu la chance de gagner le Goral sont considérés comme ayant pris part à ce voyage spirituel.
La participation à ce Goral est accessible à tous, avec une participation financière de 8 euros. Pour ceux qui souhaitent s’engager davantage, un abonnement est également proposé, permettant de participer à plusieurs tirages tout au long de l’année.
Ce Goral est une merveilleuse opportunité d’ancrer sa foi et de renforcer son lien avec le Rabbi.
Lettre du Rabbi : « Ainsi, d’une certaine manière, lorsque un gagnant au Goral se rend chez le Rabbi, tous y vont également, par son intermédiaire. Ainsi, même si le tirage au sort ne retient qu’un seul gagnant, tous les participants doivent se préparer comme s’ils y allaient eux-mêmes. »
…Je suis satisfait que vous avez joint à votre lettre une liste des participants au Goral pour vous rendre auprès du Rabbi (précédent). Vous m’écrivez que vous faites partie du Comité organisateur de ce Goral. Vous trouverez donc les mots pour expliquer aux participants le sens d’un tel tirage au sort, selon le Choul han Arou h ‘Hochen Michpat, chapitre 207, paragraphe 11.
Le gagnant reçoit en effet un prix dont la valeur dépasse largement sa participation. Il y a donc à craindre qu’il ne puisse en faire l’acquisition de cette manière. Il faut donc que tous les participants aient l’intention d’offrir l’intégralité de leur contribution à ce gagnant.
Pour faire disparaître tous les doutes, il serait souhaitable que le gagnant se considère comme le représentant de tous les participants, car « l’émissaire d’un homme est considéré comme cet homme lui-même ». Ainsi, d’une certaine manière, lorsqu’il se rend chez le Rabbi, tous y vont également, par son intermédiaire.
Peut-être y a-t-il, parmi les participants, quelqu’un qui désire se rendre chez le Rabbi pour une autre raison. Néanmoins, il est clair que ceux-ci souhaitent, pour la plupart, se trouver auprès du tombeau du Rabbi, y être vus. Ainsi, même si le tirage au sort ne retient qu’un seul gagnant, tous les participants doivent se préparer comme s’ils y allaient eux-mêmes.
Avant de se rendre auprès du tombeau d’un Juste, surtout s’il assume une mission envers son peuple, est un chef du peuple juif, il faut se préparer, par toutes les façons qu’explique l’Admour Haemtsahi, lequel mentionne cinq points, qui correspondent aux cinq parties constitutives de l’âme juive.
Puisse ce qui vient d’être dit permettre la prise de conscience et la motivation concrète, dans les pensées, les paroles et les actions, conformément à la volonté de notre chef, mon beau-père, le Rabbi.
Les gagnants du Goral
Le Gagnant du Goral de Chavouot 5784 est Nissim Haddad, (Gendre de Chmouel Chelly)
Le Gagnant du Goral du 11 NIssan 5784 est le Rav Lévi Azimov, Chaliah à Neuilly sur Seine
Dans ce texte saisissant du Rav Schnor Ashkénazi, la voix millénaire de Bilaam traverse les siècles pour éclairer notre époque troublée. À travers la métaphore puissante du lion – cet animal royal qui ne perd jamais son essence malgré des années d’apparente domestication – l’auteur dépeint le destin singulier d’Israël et l’imminence de la délivrance messianique.
Cette méditation prophétique, d’une actualité saisissante, nous invite à reconsidérer les bouleversements géopolitiques contemporains comme les signes avant-coureurs d’une transformation spirituelle majeure. Entre exégèse biblique et vision eschatologique, le rabbin Ashkénazi dessine les contours d’un monde où les ennemis d’Israël s’effacent pour laisser place à l’œuvre rédemptrice du Messie.
Un texte qui résonne avec une force particulière en ces temps d’incertitude, où l’espoir et la foi se mêlent aux interrogations les plus profondes sur le sens de l’histoire.
« Béni soit Celui qui nous a fait vivre, nous a préservés et nous a menés jusqu’à cette heure décisive ».
Imaginez un matin où l’horizon se dessine sans l’ombre menaçante de l’islam radical. Un instant suspendu dans l’éternité. Plus d’Iran aux griffes acérées, plus de Hezbollah tapi dans l’ombre, plus de Hamas semant la terreur, plus d’Al-Qaïda ni de Daech. Il ne reste que Dieu, souverain et éternel.
Mais quelque part, dans les profondeurs infernales, une voix résonne avec amertume : « Je vous avais prévenus ! Je vous l’avais dit ! » C’est Bilaam, fils de Beor le Madianite, perché sur les hauteurs, témoin implacable de l’histoire qui se déploie. Sa prophétie ancienne résonne encore : « Voici, un peuple se lèvera comme une lionne et se dressera comme un lion. »
La Nature Indomptable du Lion
Le lion possède cette qualité extraordinaire qui le distingue de toute la création : il demeure éternellement insoumis. Ni les chaînes ni le dressage ne peuvent altérer son essence royale. Il peut sembler docile, assoupi des années durant sur le sol du cirque. On peut s’en approcher, lui lancer des pierres, des épluchures d’agrumes – il ne bronche pas. On pourrait le croire mort, endormi à jamais.
Pendant des décennies, il accepte les tours, les applaudissements, la domestication apparente. Mais ne vous y trompez pas : chaque fibre de son être vibre de sa royauté primitive. Car soudain, l’instinct ancestral se réveille. Un rugissement déchire l’air, si puissant qu’il fait voler en éclats les barreaux de sa prison.
Nos sages l’ont enseigné avec sagesse : « Un lion demeure toujours dangereux. » Même apprivoisé, même caressé par des mains confiantes, il porte en lui cette étincelle sauvage qui peut s’embraser à tout moment.
Le Mystère d’Israël
Bilaam l’avait compris : tel est le secret d’Israël. Des millénaires d’exil, de souffrances, de larmes silencieuses. Nous avons enduré, pleuré, gardé le silence. Mais le prophète maudit proclamait une vérité éternelle : « Ne sous-estimez jamais le peuple d’Israël. »
Car viendra le jour où l’âme royale se réveillera, où le monde entier entendra son rugissement. Bilaam avait vu juste. Sa vision prophétique se déploie sous nos yeux : « Une étoile sortira de Jacob, un sceptre s’élèvera d’Israël. Il brisera les flancs de Moab et anéantira tous les fils de Seth. »
L’Heure du Messie
Et voici que tout devient limpide. Le Messie – cette figure mystérieuse dont nous peinions à imaginer l’œuvre – voit son chemin se dégager. Comment reconstruira-t-il le Temple ? Comment restaurera-t-il Jérusalem ? Les questions qui nous tourmentaient s’évanouissent.
Tous les obstacles s’effacent, tous les ennemis disparaissent. Le Messie peut enfin accomplir sa mission divine : édifier le Temple sacré, dans la splendeur de nos jours.
Puisse-t-Il nous accorder notre part dans Sa Torah éternelle.
Ainsi résonne la voix de l’espoir, dans ce moment charnière où l’histoire bascule et où le lion d’Israël s’apprête à rugir pour l’éternité.