Sam Vengrinovich, ancien résident de la région de San Francisco ayant fait son Aliyah, avait disparu depuis neuf jours lors d’une randonnée près de Dharamshala en Inde. Les équipes de secours l’ont finalement retrouvé vivant dimanche 15 juin et l’ont transporté à l’hôpital. Sa famille lance un appel aux dons pour couvrir les frais de sauvetage et les soins médicaux non pris en charge par l’assurance.

Un dénouement heureux après neuf jours d’angoisse

Après neuf jours d’intense recherche et d’angoisse pour sa famille, Sam Vengrinovich a finalement été retrouvé vivant par les équipes de secours le dimanche 15 juin. Il a immédiatement été transporté vers un hôpital en Inde pour recevoir les soins médicaux nécessaires.

Cette issue favorable met fin à une période d’intense inquiétude pour sa famille et tous ceux qui ont participé aux recherches. Cependant, les défis ne sont pas terminés, car la famille doit maintenant faire face aux coûts médicaux et de rapatriement, aucun de ces frais n’étant couvert par l’assurance.

Le jeune homme de 33 ans, qui vit actuellement à Jaffa après avoir immigré en Israël il y a 15 ans, était parti pour une simple randonnée de deux jours le long du mont Triund dans le nord de l’Inde. Son sauvetage marque la fin d’une mobilisation exceptionnelle qui a impliqué des équipes locales, israéliennes et internationales dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles.

La disparition qui a mobilisé une communauté entière

Sam Vengrinovich était arrivé en Inde huit mois auparavant, cherchant la sérénité et une pause du chaos de la guerre entre Israël et le Hamas, selon sa sœur Natasha Vengrinovich de San Francisco. Installé dans un campement situé dans l’Himalaya, il avait loué une tente et s’était fait quelques amis parmi les autres randonneurs.

Début juin, il avait informé sa famille de son intention d’entreprendre une randonnée de deux jours le long du mont Triund. « Sa tente et la majorité de ses vêtements ainsi que son téléphone sont toujours au campement. Il est parti en randonnée avec un sac à dos, avec, d’après ce que nous comprenons, de la nourriture pour une journée », expliquait sa sœur lors d’un entretien vidéo depuis son domicile, avant qu’il ne soit retrouvé.

Les randonneurs qui avaient récemment fait la connaissance de Vengrinovich ont contacté sa famille le lundi 9 juin, inquiets de ne pas le voir revenir de sa randonnée prévue pour durer seulement deux jours. Sa dernière apparition confirmée remontait au vendredi 6 juin, déclenchant immédiatement l’alerte.

Des conditions himalayennes redoutables

La région de Dharamshala où Vengrinovich s’était aventuré est caractérisée par un brouillard dense, des pluies fréquentes, de la neige et un relief montagneux accidenté. « C’est l’été, mais c’est une zone glaciaire », précisait Natasha Vengrinovich. Ces conditions climatiques particulièrement difficiles ont considérablement compliqué les opérations de recherche pendant plus d’une semaine.

Le terrain montagneux et les intempéries constantes ont transformé ce qui aurait dû être une randonnée de détente en véritable épreuve de survie. Les équipes de secours ont dû composer avec une visibilité réduite et des conditions météorologiques changeantes qui ont rendu chaque jour de recherche plus critique que le précédent.

Une mobilisation internationale sans précédent

Face à la disparition de leur proche, la famille Vengrinovich a immédiatement organisé une vaste opération de recherche. Ils ont fait appel à des équipes de recherche locales ainsi qu’aux services de Harel, une organisation israélienne spécialisée dans les opérations de secours internationales.

En plus de Harel, l’organisation israélienne à but non lucratif Haverim Mehalzim et des équipes internationales ont collaboré avec les autorités locales et des volontaires pour étendre les recherches. Cette mobilisation exceptionnelle témoignait de la gravité de la situation et de la détermination de tous les acteurs impliqués à ramener Sam sain et sauf.

« Nous avions des équipes sur le terrain jour et nuit », explique Natasha Vengrinovich. « La communauté internationale des randonneurs, les autorités locales, et même des personnes qui ne connaissaient pas Sam se sont mobilisées pour les recherches. »

Des obstacles administratifs et diplomatiques

Pendant les recherches, la famille Vengrinovich avait rencontré des obstacles dans ses démarches auprès des services diplomatiques américains. Natasha Vengrinovich indiquait qu’ils avaient eu des difficultés à entrer en contact avec l’ambassade américaine en Inde, les appels de ses parents étant constamment interrompus.

Un cousin résidant en Israël avait pris l’initiative de contacter les médias israéliens pour alerter l’opinion publique et faire pression sur les autorités. Cette stratégie médiatique a contribué à maintenir l’attention sur l’affaire et à mobiliser les ressources nécessaires pour les opérations de recherche.

Un parcours de vie entre l’Amérique et Israël

Sam Vengrinovich est issu d’une famille d’immigrants russes juifs. Ses parents, Vlad et Tina, ont immigré aux États-Unis en 1980 pour fuir l’antisémitisme soviétique. Ils ont élevé leurs deux enfants, Sam et Natasha, à Fremont, en Californie, dans la région de la baie de San Francisco.

Sam a fréquenté le lycée Mission San Jose et l’université d’État de San Francisco. Il était un participant régulier aux événements du Hillel de San Francisco, selon sa sœur, montrant déjà un attachement fort à ses racines juives. Il a fait son Aliyah il y a 15 ans et s’est installé à Jaffa, près de Tel Aviv, où il a reconstruit sa vie.

Ses parents résident maintenant à Palm Coast, en Floride, et toute la famille reste très unie malgré la distance géographique qui les sépare sur trois continents différents.

Les derniers contacts avant la tragédie évitée

Les derniers échanges entre Sam et sa famille remontaient au jeudi 5 juin, juste avant le début de sa randonnée fatidique. La famille communiquait via un chat de groupe, discutant de l’organisation d’une réunion familiale prévue le mois suivant en Floride.

« C’était la dernière communication que nous avons eue avec lui », confiait sa sœur pendant les recherches, soulignant l’inquiétude grandissante de la famille face au silence prolongé de Sam. Cette conversation anodine sur les projets familiaux avait pris une dimension dramatique quand les jours ont passé sans nouvelles.

L’ironie de la situation n’échappait à personne : Sam était parti en Inde pour trouver la paix et échapper aux tensions de la guerre, et c’est finalement dans les montagnes paisibles de l’Himalaya qu’il avait vécu ses moments les plus périlleux.

Les défis à venir après le sauvetage

Bien que Sam ait été retrouvé vivant, son épreuve n’est pas terminée. Hospitalisé en Inde, il doit maintenant récupérer physiquement et mentalement de ses neuf jours de survie dans des conditions extrêmes. Les médecins évaluent actuellement son état de santé pour déterminer quand il pourra voyager.

Sa famille continue de solliciter des dons pour couvrir les frais médicaux actuels et futurs, ainsi que les coûts de rapatriement vers Israël ou les États-Unis selon les recommandations médicales. Le GoFundMe reste actif car les défis financiers persistent même après cette issue heureuse.

Cette histoire rappelle les dangers inhérents aux randonnées en montagne, même pour des trekkeurs expérimentés, et l’importance cruciale des réseaux de soutien familiaux et communautaires face à l’adversité. Elle illustre également comment la technologie moderne et les réseaux sociaux peuvent mobiliser rapidement des ressources internationales pour venir en aide à une personne en détresse, même dans les régions les plus reculées du monde.