Pour la première fois, Aryeh Deri, bras droit de Netanyahu et témoin privilégié des heures les plus cruciales d’Israël, raconte les dessous de l’opération militaire qui a changé la donne au Moyen-Orient. Entre crise politique interne et mission quasi-impossible, récit d’une nuit où tout a failli basculer.
« Cette génération vit l’époque messianique »
Mouvement Shas, membre de la Knesset Ari Deri, merci beaucoup d’avoir pris le temps de nous accorder cette interview sur Patriotes.
Merci beaucoup.
Vous êtes dans le métier depuis l’âge de 32 ans ? Quel âge avez-vous aujourd’hui ?
66 ans. Cela fait exactement 35 ans en juin que je suis au cabinet.
Vous avez vraiment tout vu, vécu tous les gouvernements… Dans quelle période historique nous trouvons-nous aujourd’hui ?
C’est paradoxalement à la fois la période la plus difficile et la plus significative de ma vie. D’un côté, Simhat Torah le 7 octobre fut un traumatisme sans nom, après toutes ces années de divisions politiques. Mais d’un autre côté, en tant que juif croyant, je comprends que nous vivons quelque chose d’extraordinaire : la réalisation de la vision des prophètes, la rédemption d’Israël en marche.
Je sens cette siyata dishmaya [aide divine], ces miracles immenses malgré les épreuves. Nous sommes des émissaires pour aider le peuple d’Israël et surtout pour soutenir le Premier ministre Netanyahu dans cette mission historique.
Dans l’intimité du pouvoir : « Je n’ai jamais quitté Bibi »
Vous accompagnez Netanyahu au plus près depuis le 7 octobre. Que pouvez-vous révéler sur la conduite d’Israël depuis cette date tragique ?
Le 7 octobre, j’étais à la synagogue d’Arnona pour Simhat Torah, j’étais Hatan Torah [celui qui lit la fin de la Torah]. Au milieu de la cérémonie, un officier m’a arraché de là – nous sommes immédiatement partis.
Depuis ce moment, je ne l’ai plus quitté. Je crois être le premier politicien à l’avoir rejoint en tête-à-tête dans les bunkers de la Kirya [QG militaire]. L’ambiance était apocalyptique : même armée, même renseignement, même aviation – et pourtant cette débâcle inouïe…
Mais j’ai assisté à quelque chose de saisissant : en trois heures, j’ai vu cet homme se ressaisir complètement. Il s’est levé et a dit : « Peu importe, nous allons changer cela. »
« Nous allons changer l’Histoire » – La promesse de Netanyahu
Que voulait-il dire exactement ?
Il m’a regardé droit dans les yeux : « Aryeh, ils voulaient détruire le peuple d’Israël. Nous allons changer cela. Cela prendra du temps, beaucoup de temps, mais nous serons forts. »
Le 7 octobre même, il répétait : « Nous allons changer l’événement, transformer cette tragédie. » Il voyait déjà tout en grand, avec une vision stratégique claire : d’abord le Hamas, puis le Hezbollah, la Syrie, et enfin l’Iran. Pas tout à la fois – une progression méthodique.
Personnellement, j’étais opposé à l’ouverture simultanée de plusieurs fronts. Pourquoi attaquer le Hezbollah alors que le Hamas était encore debout ? J’ai même fait venir Gantz et Eisenkot au cabinet restreint pour appuyer cette position prudente.
La stratégie secrète : démanteler « l’axe de la terreur »
Notre objectif était l’Iran, après avoir systématiquement affaibli ses relais. Car les Iraniens avaient bâti une stratégie diabolique : investir des centaines de milliards – l’argent du pain de leur peuple – dans sept organisations proxy pour détruire Israël tout en gardant les mains propres.
Cette mystique du Hezbollah « invincible » nous paralysait. Mais c’était un château de cartes financé par Téhéran.
Le 7 octobre a donc paradoxalement « sauvé » Israël ?
Absolument. Cette attaque nous a révélé leurs vrais plans. Dans les documents saisis, nous avons découvert un plan coordonné : sept points d’attaque simultanés pour kidnapper massivement soldats et civils, une tentative d’anéantissement total.
Comme dit le prophète Isaïe : « Pour un petit moment je t’ai abandonnée, mais dans ma grande miséricorde je te rassemblerai. » Ce « petit moment » du 7 octobre nous a ouvert les yeux sur l’ampleur de la menace.
Trump, l’élection providentielle
Sinwar a commis une erreur fatale en agissant seul, sans attendre la coordination totale. Et le Saint béni soit-Il nous a fait un autre miracle : l’élection de Trump. Sans le 7 octobre, sans Trump, sans Netanyahu, cette opération était impossible.
Netanyahu était-il vraiment obsédé par l’Iran ?
Depuis des années, à chaque réunion, il martelait ce danger. Parfois, je me disais qu’il exagérait… Mais il avait raison. Ces derniers mois, il a poussé l’armée jour après jour, avec une discrétion absolue.
Je dois saluer mes collègues ministres : aucune fuite, une fidélité totale. Contrairement aux gouvernements précédents, personne – pas même les familles – ne savait rien.
Des mois de préparation dans l’ombre
Jour après jour, des heures entières, le Premier ministre menait l’armée et le Mossad avec une ténacité inouïe. Quand on lui disait « impossible », il trouvait une autre voie. Trois à quatre réunions par semaine pendant des mois, planifiant chaque détail.
Et cela, après ses huit heures quotidiennes au tribunal ! Il rentrait épuisé, effaçait tout pour se concentrer sur le sauvetage d’Israël. N’importe qui d’autre aurait craqué.
Comment tenait-il le coup psychologiquement ?
Dans nos conversations privées, je lui demandais : « Comment fais-tu ? » Il répondait : « Aryeh, nous sommes en mission historique. Je regarde l’existence même du peuple d’Israël. L’Histoire jugera. »
Le jour J : quand tout a failli capoter
Mercredi, veille de l’opération, Netanyahu était au tribunal – malade, fiévreux, laryngite sévère – tandis qu’une crise politique menaçait de faire chuter le gouvernement.
Un timing catastrophique…
Catastrophique ! Je vous révèle quelque chose : si la Knesset s’était dissoute ce jour-là pour une raison bureaucratique sans importance, l’opération aurait pu recevoir un coup fatal des Américains. Trump se serait dit : « Pourquoi aider un gouvernement partant en élections ? »
Pendant que Netanyahu négociait pendant des heures avec Rubio, Waltz, le président américain, moi je gérais la crise avec Edelstein et mes collègues haredim qui ne comprenaient rien à l’urgence – et ils avaient raison d’être frustrés après deux ans de blocage !
Yuli Edelstein était-il dans le secret ?
Yuli a su dans les derniers jours. Je pense que cela a pesé dans sa décision de débloquer la situation.
C’était surréaliste : d’un côté, je savais que l’attaque aurait lieu le lendemain soir ; de l’autre, le gouvernement pouvait s’effondrer dans l’heure.
L’étau du secret
J’avais dit aux rabbins : « Le peuple d’Israël va prendre des décisions difficiles. » Tout le monde s’attendait à des actions contre l’Iran, mais personne ne savait que c’était pour jeudi soir, avec les avions déjà prêts au décollage.
Comment aucune fuite n’a-t-elle eu lieu ?
Il faut saluer cette équipe exceptionnelle : le chef d’état-major, Israël Katz au ministère de la Défense – froid peut-être, mais d’une efficacité redoutable. Il a soudé l’armée comme un bloc unique derrière la politique de Netanyahu.
Cette fois, contrairement au passé, il y avait un seul commandant reconnu : le Premier ministre. Personne ne rivalisait, ne cherchait le crédit. Chacun dans son rôle : Affaires étrangères, Défense, et nous les « petits » ministres dans nos missions.
Un changement radical par rapport aux équipes précédentes ?
Complètement. Fini les ultimatums, les discussions infinies qui paralysaient l’action. Une chaîne de commandement claire et efficace.
« Nous vivons l’époque messianique »
Nous traversons une heure historique sacrée. D’ailleurs, votre chaîne qui refuse de diffuser le shabbat même en guerre, c’est du jamais vu en Israël ! Mes respects.
Nous avons besoin d’unité maximale. Assez de haine gratuite ! Notre génération a le privilège de vivre ce que j’appelle « l’époque messianique » – la vision des prophètes se réalisant sous nos yeux.
Les miracles d’aujourd’hui
Regardez les missiles d’aujourd’hui : quelle destruction ils auraient pu causer, et pourtant… C’est une siyata dishmaya [aide divine] extraordinaire !
Qui aurait imaginé que les Américains attaqueraient trois sites nucléaires iraniens ? Que nous éliminerions leur programme nucléaire ? Le chef d’état-major américain l’a reconnu : « Ils ont reçu un coup dur. »
Trump et la dimension spirituelle
Écoutez Trump : l’homme le plus puissant du monde n’a pas honte de dire « Nous aimons Dieu, Dieu nous aide. » Netanyahu aussi, avant l’opération, a dit : « Que Dieu nous aide. »
Je me souviens : quelques jours avant l’attaque, à 2h du matin, après une réunion sur la commission Défense, nous nous sommes retrouvés seuls dans le couloir du bureau du Premier ministre.
Le moment de grâce
Netanyahu me dit soudain : « Aryeh, siyata dishmaya, siyata dishmaya… » Puis, mi-sérieux mi-blagueur : « L’aide divine, c’est le plus grand parti de la coalition ! »
Je lui ai répondu : « Bibi, assure-toi que ce parti reste dans la coalition. Même quand nous serons forts, souviens-toi de cette aide divine. »
Il faut être le plus grand ingrat du monde pour ne pas voir les prodiges que le Très-Haut accomplit avec nous.
Les prophéties déjouées
Rappelez-vous les catastrophes annoncées : « Des milliers de morts si vous entrez à Gaza », « Touchez Nasrallah et c’est l’apocalypse »… Les Iraniens nous ont tiré près de 1000 missiles en plusieurs salves, et les dégâts ? Regardez par vous-même !
Pensez-vous que Netanyahu traverse une transformation spirituelle ? Lui qui vient d’un milieu athée…
L’éveil spirituel du leader
Sans aucun doute, il voit les miracles de ses propres yeux. Du 7 octobre – cette humiliation totale, « Il relève le pauvre de la poussière » – aux victoires actuelles : comment ne pas voir la main divine ?
C’est sûr, cela demande des efforts titanesques de sa part, de l’armée, des services. Mais les signes sont évidents, surtout ce dernier mois avec l’alliance américaine.
Quand cette coopération s’est-elle scellée avec Washington ?
Le Premier ministre gère ces aspects. Je ne révélerai pas tout. Mais contrairement aux rumeurs de « conversations difficiles », nous voyons les résultats…
D’ailleurs, chez nous, Zimri avait dit : « S’il y a des fuites sur une ‘conversation difficile’, l’attaque aura lieu le soir même ! » Les agendas personnels de certains journalistes ne changent rien : le peuple voit la réalité.
Une menace existentielle déjouée
Même les plus sceptiques comprennent : nous avons vécu une menace existentielle sur tout le peuple d’Israël, pas seulement Tel-Aviv. Il faut capitaliser sur cette unité retrouvée.
Et tout le poison déversé sur Netanyahu pendant qu’il préparait cette opération pour sauver Israël ?
Accordons-leur le bénéfice du doute : ils ignoraient sur quoi nous travaillions. Maintenant, tous les chefs d’opposition comprennent l’ampleur historique du moment.
La politique compte moins face à cette heure sacrée. Tout juif croyant, tout juif qui prie pour la rédemption d’Israël : nous y sommes !
Netanyahu doit-il continuer à diriger Israël ?
« Personne ne peut le remplacer »
Absolument, même aux prochaines élections, tant qu’il en a la force. Quand je vois tous ceux qui prétendent pouvoir le remplacer… Qui en est capable ? Pourquoi l’ai-je suivi toutes ces années en payant des prix politiques ?
Il n’y a personne qui puisse le remplacer. Personne.
A-t-il encore les forces nécessaires ?
Je prie pour qu’il les ait. Il n’est plus jeune, et ce qu’il endure… La pression énorme qu’il porte seul… Si cette opération avait échoué, si les Américains nous avaient lâchés…
Nous connaissons la vérité sur cet homme exceptionnel.
Quel a été le rôle de Ron Dermer dans tout cela ?
Dermer, « l’émissaire providentiel »
Un émissaire de Dieu ! Un cadeau au peuple d’Israël. Parfois j’étais en désaccord avec lui, je pensais qu’il se trompait… Mais regardez ce qu’il a accompli !
Depuis l’élection de Trump, lui qui connaît l’Amérique peut-être mieux qu’Israël, il s’est senti investi d’une mission. 25 ans aux côtés de Netanyahu, concentré uniquement sur le dossier iranien.
Il était notre liaison avec Waltz, Rubio, le président américain. Son travail remarquable – tous l’apprécient et le respectent. La relation Netanyahu-Dermer ? Comme un père et son fils, c’est bouleversant à voir.
Racontez-nous un moment dramatique de la nuit d’attaque…
La nuit de tous les dangers
Les avions étaient en route – 1500 kilomètres, pas Gaza ! Une mission périlleuse où chaque pilote risquait sa vie face aux défenses sophistiquées iraniennes.
Dans le bunker, nous prions… Et catastrophe : les Iraniens avaient compris ! Des tweets, des « alliés » indiscrets dans la région… Deux heures avant le décollage, ils savaient !
Nos cibles principales avaient quitté leurs positions. Nous craignions un fiasco…
L’aide divine en action
Mais miracle ! Ces dirigeants qui avaient fui se sont regroupés dans des sites secondaires. Au lieu d’éliminer une cible à la fois, nous en avons eu plusieurs d’un coup !
L’armée avait fixé des objectifs optimistes – nous les avons dépassés ! Depuis des décennies, nous n’avions jamais si bien réussi une opération.
Qui dirigeait depuis le bunker ?
Chacun son rôle, mais Netanyahu connaissait chaque détail : noms des scientifiques, des commandants… Une maîtrise impressionnante. Comment étions-nous sûrs que tous seraient à leur poste cette nuit-là ?
J’ai prié le Très-Haut pour que nous atteignions tous nos objectifs.
L’élimination du programme nucléaire
Ce que nous avons accompli dépasse les frappes américaines à Fordow, Esfahan et Natanz. Nous avons éliminé les scientifiques, toute la chaîne de commandement, la première ligne et leurs remplaçants. L’opération continue d’ailleurs…
Quelle est la suite ? Vers où va cette campagne ?
Nous devons d’abord confirmer la destruction du programme nucléaire. Sur les missiles, ils ont été touchés mais ce n’est pas fini. Ce matin encore, deux appareils militaires israéliens étaient en mission…
Le nucléaire et les missiles étaient nos priorités. Mission quasi-accomplie sur le nucléaire, en cours sur les missiles.
L’avenir du régime iranien
Voulez-vous faire tomber le régime ?
Ce régime qui s’est fixé pour objectif suprême de détruire le peuple d’Israël ? Évidemment qu’il ne doit plus exister. Mais c’est au peuple iranien de faire ce travail.
En deux ans, nous avons prouvé que ce « géant » terrifiant n’était qu’un colosse aux pieds d’argile. Plus de proxy, plus de missiles balistiques, plus de nucléaire… Nous avons levé la menace existentielle sur Israël.
Nous continuons selon les réactions. S’ils tirent encore, nous ripostons. Trump tente de les amener à négocier – mais dans des conditions totalement différentes maintenant.
Ce matin, nous frappions encore en Iran. Cette campagne peut durer…
Gaza : vers la capitulation ?
Pour Gaza, faut-il exiger une reddition sans conditions comme Trump le demande à l’Iran ?
Le Hamas en tant qu’organisation militaire menaçant Israël n’existe plus. Regardez Gaza… Bien sûr, des terroristes subsistent, mais la menace stratégique est éliminée.
Nous devons récupérer nos otages – notre devoir absolu. Ce ne sont pas des soldats envoyés au combat, mais des civils arrachés de chez eux.
Comment ? Hier soir, pendant la frappe historique contre l’Iran, où étaient nos forces ? À Gaza, récupérant des corps d’otages ! Voilà nos priorités…
Je pense qu’après la chute de leur parrain iranien – surtout l’élimination hier de Yazdi, leur liaison financière – le Hamas comprendra qu’il est isolé.
L’accord sur la conscription des haredim
L’accord Edelstein sur les haredim était-il judicieux ? Vers une conscription réelle ?
Cette guerre a montré l’unité : haredim, laïques, religieux-nationalistes, ashkénazes, séfarades – tous au front ensemble ! Les missiles ne font pas de distinction.
Et nous avons vu que les miracles viennent des mérites de l’étude de la Torah – notre « défense aérienne » spirituelle.
L’accord trouvé est bon. Il permet aux vrais étudiants de continuer leur étude vitale, tout en intégrant ceux qui n’étudient pas réellement. Nous ne faisons pas de loi pour dispenser les haredim, mais pour protéger l’étude authentique.
Pour les autres : des unités adaptées comme « Hashmonaim », où des soldats haredim combattent déjà à Gaza et ont éliminé quatre terroristes récemment !
L’armée doit prouver sa bonne foi – créer de vrais cadres respectueux de nos valeurs. Le temps nous le dira.
Message final : « Nous aimons le Très-Haut »
Je veux reprendre les mots de Trump hier soir : « Je veux remercier tout le monde, et particulièrement Dieu. Nous t’aimons, Dieu, nous aimons notre armée. Protège-les, Dieu. Que Dieu bénisse le Moyen-Orient, Israël et l’Amérique. »
À notre public : le Saint béni soit-Il, nous L’aimons ! Il faut en être fier. Celui qui a demandé l’aide au début doit dire merci à la fin.
Les élections auront-elles lieu bientôt ?
Des élections ? Nous parlons de la rédemption d’Israël et vous me parlez d’élections ? Il n’y aura ni partis ni divisions – un peuple d’Israël unifié !
Souvenez-vous de l’épisode de Koré et des explorateurs… Nous vivons l’époque de la réunification sous le roi David !
Aryeh Deri, président du mouvement Shas, s’exprimait pour la première fois aussi longuement depuis le début de la guerre. Un témoignage exceptionnel sur l’une des périodes les plus critiques de l’histoire israélienne.
Suite à une frappe préventive israélienne contre l’Iran vendredi matin, des milliers de passagers en route vers Israël ont été déroutés vers Chypre. Les centres Habad d’Europe ont accueilli des centaines d’invités de dernière minute pour Chabbat. Benny Rogosnitzky, Hazzan à la synagogue Park East de Manhattan, témoigne de cette expérience unique qui l’a profondément marqué.
Benny Rogosnitzky se rendait en Israël pour rendre visite à son père malade lorsque l’espace aérien israélien a été fermé suite aux tensions avec l’Iran. Dérouté vers Chypre avec des centaines d’autres passagers, il découvre l’extraordinaire mobilisation du centre Habad de Larnaca qui accueille spontanément tous ces voyageurs bloqués. Entre aide aux familles en détresse, rencontres émouvantes et célébrations improvisées, ce Chabbat forcé devient une leçon de vie sur la solidarité juive et l’action du mouvement Habad.
Un voyage qui tourne court
Jeudi matin, Benny Rogosnitzky quitte New York pour Israël, comme il le fait régulièrement depuis 23 mois pour rendre visite à son père dont la santé décline. « Vivre à des milliers de kilomètres d’un parent qui lutte contre des problèmes de santé dans ses dernières années est à la fois attristant et compliqué », confie-t-il.
Le vol se déroule normalement jusqu’aux derniers instants. L’écran indique qu’il reste moins de dix minutes avant l’atterrissage à Ben Gourion quand les choses se compliquent. « Les dix minutes à l’écran sont rapidement devenues dix-neuf minutes, puis trente – et j’ai réalisé que quelque chose n’allait pas », raconte le voyageur.
Destination forcée : Chypre
Le commandant de bord annonce finalement que les frontières israéliennes sont officiellement fermées en raison du début du conflit avec l’Iran. L’avion est dérouté vers Chypre. Après l’atterrissage, les passagers restent bloqués plusieurs heures dans l’appareil, dans l’attente d’instructions des autorités israéliennes.
« Il y avait un courant sous-jacent d’incertitude désespérée, ironiquement mélangé à une foi intrinsèque que le bien prévaudrait et que nous serions bientôt dans un espace sûr », se souvient Benny Rogosnitzky.
Le refuge du centre Habad
Une fois autorisés à débarquer, la question se pose : où passer Chabbat ? « Où va un Juif quand il a des problèmes ? Sans aucun doute, au Beth Habad la plus proche », répond l’auteur.
À son arrivée au centre Habad, c’est le chaos total. Des familles s’inquiètent pour leurs proches en Israël, des étudiants en voyage Birthright se retrouvent perdus avec peu d’argent, tous cherchent désespérément de la nourriture cachère et un hébergement pour Chabbat.
« Comme seul Habad pouvait le faire, les Rabbanim ont montré une telle empathie et une telle grâce, calmant les gens avec un sourire chaleureux et un amour que seul un émissaire du Rabbi peut donner », témoigne-t-il.
Des gestes qui marquent à vie
Après avoir trouvé un hébergement, Benny Rogosnitzky revient au centre pour aider. Il remarque une jeune femme avec un bébé, complètement épuisée. Voyageant seule avec son enfant de 14 mois, elle laisse derrière elle un mari et cinq enfants à Jérusalem. « Désemparée, elle m’a confié qu’elle n’avait jamais été séparée de ses enfants et de sa famille un Chabbat auparavant. »
L’homme propose de promener l’enfant pour donner un répit à la mère. Dans la rue, des passants le complimentent sur « son » beau bébé. Quand on lui demande le nom de l’enfant, il lève les yeux vers l’enseigne Habad au-dessus de lui : « Machiah », répond-il spontanément. « C’était trivial – un très petit geste – mais le soulagement signifiait tellement pour sa mère. »
La rencontre avec le sage
Plus tard, Benny Rogosnitzky croise un homme âgé en tenue hassidique traditionnelle, assis sur un banc. « Il ressemblait à ce que j’imaginais que Moïse aurait pu ressembler, avec un visage rayonnant et une belle barbe blanche. » L’homme, complètement perdu, ne parle pas anglais et n’a qu’un téléphone à clapet sans chargeur.
Une conversation en yiddish s’engage. « Soudain, il a commencé à sourire comme s’il venait de gagner à la loterie. Enfin, quelqu’un avec qui il pouvait parler ! » L’homme comptait dormir sur un banc derrière la synagogue, mais Benny et le Rav Habad lui trouvent une chambre d’hôtel.
En guise d’adieu, le vieil homme lui donne une bénédiction émouvante : « Que Hachem te bénisse et te le rende au centuple. Tu m’as rendu mon âme ; j’étais dévasté à l’idée de ne pas être de retour avec ma famille en Israël. Tu n’as pas seulement sauvé mon Chabbat, tu as sauvé mon esprit. Puisses-tu être béni. »
Un office de Chabbat mémorable
L’apogée de cette expérience arrive vendredi soir. La synagogue est bondée, « des centaines et des centaines de Juifs, certains avec des kippot, d’autres sans – hommes d’un côté, femmes de l’autre – rassemblés, couvrant chaque centimètre carré de la pièce. »
L’émotion submerge l’assemblée pendant Kabbalat Chabbat. « Je n’ai pas honte de dire que je ne pouvais même pas prier ou dire les mots, j’étais tellement submergé par l’émotion », avoue Benny Rogosnitzky. « J’ai levé les yeux et j’ai vu que je n’étais pas seul, presque tous les autres autour de moi pleuraient aussi. »
Quand la déception se transforme en célébration
Parmi les fidèles, un grand-père avait organisé la Bar Mitsva de son premier petit-fils avec 300 invités venus du monde entier, mais se retrouve finalement à Larnaca. Benny le prend par la main, l’emmène devant l’assemblée et danse avec lui. « Les gens se sont joints à nous, et tout le monde dansait, comme si le garçon de la Bar Mitsva était là avec nous. »
Un des pilotes de l’avion, assis dans un coin sans kippa, est invité à rejoindre le cercle de danse dans « un incroyable spectacle d’unité ».
Une leçon de vie inoubliable
« Que sommes-nous, sinon des frères et sœurs unis ? Oui, nous pouvons avoir de grandes différences. Certes, tout le monde ne voit pas les choses de la même façon. Mais pour ce seul Chabbat, il y avait plus d’amour, de joie et d’unité présents que je n’en ai jamais vécu de ma vie », conclut le témoin.
Cette expérience renforce son admiration pour le mouvement Habad et le Rav Raskin de Larnaca. « J’ai dû perdre deux kilos avec mon maigre régime de poisson farci et de 2 tranches de Halla que j’ai savamment réussi à assembler en sandwich, mais j’ai gagné tellement plus en amour, respect et admiration pour l’incroyable travail que fait Habad. »
Pour Benny Rogosnitzky, cette expérience illustre parfaitement sa devise favorite : « Quand la vie vous donne des citrons, faites de la limonade ». Et cette fois, « la limonade débordait ».
Dans une opération militaire d’une précision chirurgicale baptisée « Marteau de Minuit », les États-Unis ont mené une frappe dévastatrice contre les installations nucléaires iraniennes. Sept bombardiers furtifs B-2 ont effectué un vol de 18 heures, larguant 14 bombes anti-bunkers sur les sites de Fordow, Natanz et Ispahan à 2h10 du matin, heure iranienne. Le Pentagone affirme avoir « effacé les ambitions nucléaires de l’Iran » sans rencontrer la moindre résistance.
Dans une conférence de presse historique qui a captivé l’attention mondiale, le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth et le chef d’état-major interarmées, le général Dan Kane, ont levé le voile sur l’une des opérations militaires les plus audacieuses de l’histoire moderne. L’opération « Marteau de Minuit » a porté un coup fatal au programme nucléaire iranien en l’espace d’une seule nuit. Cette révélation marque un tournant géopolitique majeur au Moyen-Orient et confirme la détermination de l’administration Trump à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.
Une mission de haute voltige : 18 heures dans les airs
L’ampleur logistique de cette opération défie l’imagination. Sept bombardiers furtifs B-2 Spirit, fleurons de l’aviation stratégique américaine, ont décollé de leur base dans l’ouest des États-Unis pour entreprendre un périple aérien de 18 heures consécutives.
« Plus de 125 avions militaires ont été impliqués dans l’opération globale », a précisé le général Kane, soulignant l’envergure exceptionnelle de cette mission. L’itinéraire choisi révèle la complexité géopolitique de l’entreprise : après avoir traversé l’Atlantique, la formation aérienne a survolé directement le territoire israélien, allié stratégique des États-Unis dans la région, avant d’atteindre ses objectifs iraniens d’ouest en est.
Cette trajectoire n’est pas anodine. Elle témoigne de la coordination étroite entre Washington et Tel-Aviv, et de la confiance mutuelle qui caractérise cette alliance militaire. « Je tiens à reconnaître notre alliée, Israël. Cette opération a nécessité des semaines et des mois de planification et d’organisation pour que le président puisse prendre sa décision », a souligné Hegseth lors de la conférence de presse.
L’effet de surprise total : aucune résistance iranienne
L’élément le plus saisissant de cette opération réside dans l’absence totale de riposte iranienne. À 2h10 du matin, heure locale iranienne (18h40 heure de la côte Est américaine), les bombardiers ont frappé leurs cibles dans un silence complet.
« Nos forces n’ont fait face à aucune résistance », a déclaré le chef d’état-major avec une satisfaction évidente. « Aucun tir n’a été dirigé vers nos appareils. L’élément de surprise a été préservé tout au long du parcours. »
Cette réussite tactique révèle soit une défaillance majeure du système de défense aérienne iranien, soit une infiltration remarquable des services de renseignement américains. L’Iran, qui s’enorgueillissait de ses capacités défensives et de ses systèmes de détection, s’est retrouvé totalement aveugle face à cette armada aérienne.
Un arsenal destructeur : bombes anti-bunkers et missiles Tomahawk
Pour garantir la destruction complète des installations nucléaires iraniennes, particulièrement celles enfouies profondément sous terre, l’armée américaine a déployé son arsenal le plus sophistiqué. « Au total, environ 14 bombes anti-bunkers ont été larguées », a détaillé Kane, évoquant ces armes spécialement conçues pour percer les fortifications les plus robustes.
Les sites visés – Fordow, Natanz et Ispahan – constituent le cœur du programme nucléaire iranien. Fordow, en particulier, était considéré comme pratiquement indestructible en raison de sa position souterraine dans une montagne. Pour s’assurer de l’anéantissement total du site d’Ispahan, « des missiles Tomahawk ont été tirés dans les phases finales pour garantir la destruction », a précisé le général.
Cette gradation dans l’utilisation des armements témoigne d’une planification minutieuse visant à éliminer toute possibilité de récupération ou de reconstruction rapide des installations.
Les implications géopolitiques : un message clair à Téhéran
Au-delà de l’exploit militaire, cette opération porte un message politique sans équivoque. « L’Iran a découvert que le président Trump était sérieux quand il a dit 60 jours de négociations – le président a dit : pas de nucléaire », a martelé Hegseth.
Le vice-président J.D. Vance a renchéri en soulignant les nouvelles perspectives diplomatiques : « Nous avons détruit le programme nucléaire. Trump n’a pas pris cette décision à la légère, mais elle offre une opportunité de redémarrer les relations avec l’Iran. »
Cependant, l’avertissement final du secrétaire à la Défense ne laisse place à aucune ambiguïté : « Permettez-moi d’être clair. Nous agirons de manière décisive si nos hommes, nos partenaires ou nos intérêts sont menacés. L’Iran doit écouter le président Trump. »
Les répercussions régionales et internationales
Cette frappe marque un précédent dans les relations internationales contemporaines. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, une puissance n’avait détruit aussi complètement le programme nucléaire d’un autre État en une seule opération. Les conséquences de cet acte se répercuteront bien au-delà du Moyen-Orient.
Pour Israël, cette opération représente l’élimination de ce qu’il considérait comme une menace existentielle. Pour les pays arabes du Golfe, elle pourrait ouvrir la voie à une reconfiguration géopolitique régionale. Quant à l’Iran, privé de ses ambitions nucléaires, il devra repenser entièrement sa stratégie d’influence régionale.
Une efficacité redoutable : trois sites détruits en 25 minutes
Les détails tactiques révélés par le général Kane soulignent l’efficacité chirurgicale de cette opération. « Tous les objectifs ont été bombardés en seulement 25 minutes », a-t-il précisé lors du briefing officiel à Washington. Cette rapidité d’exécution témoigne d’une coordination parfaite entre les différents éléments de la force de frappe américaine.
« Selon les évaluations préliminaires du Pentagone, les trois sites qui ont été attaqués ont subi des dommages graves et sévères », a confirmé le chef d’état-major interarmées. Ces premiers bilans, bien que provisoires, suggèrent que l’objectif stratégique de neutralisation définitive des capacités nucléaires iraniennes a été atteint.
Un record dans l’histoire de l’aviation stratégique
Cette mission marque un jalon historique pour l’aviation militaire américaine. Il s’agit de « la plus grande attaque de bombardiers B-2 » jamais réalisée et du « deuxième vol le plus long de ces appareils depuis les attentats du 11 septembre », a souligné Kane. Cette référence n’est pas anodine : elle rappelle que depuis les tours jumelles, l’Amérique n’avait pas déployé une telle puissance de feu à si grande distance.
Les bombardiers B-2 Spirit, d’une valeur unitaire de plus de 2 milliards de dollars, représentent le summum de la technologie furtive américaine. Leur capacité à voler 18 heures d’affilée tout en échappant aux radars ennemis en fait des armes stratégiques incomparables.
La Maison Blanche suit l’opération en temps réel
Une photographie diffusée par la Maison Blanche révèle l’intensité du moment : la « situation room » lors de la frappe en Iran, où les plus hauts responsables américains ont suivi chaque étape de l’opération. Cette image historique capture l’instant où l’administration Trump a franchi le Rubicon, passant des menaces diplomatiques à l’action militaire directe.
L’opération « Marteau de Minuit » restera dans les annales comme un tournant majeur du XXIe siècle, démontrant que même à l’ère nucléaire, la supériorité technologique et la détermination politique peuvent encore modifier radicalement l’équilibre des forces mondiales.
Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou s’est rendu dimanche soir au Mur occidental accompagné de son épouse pour une prière de reconnaissance exceptionnelle. Cette visite fait suite aux frappes américaines historiques contre trois sites nucléaires iraniens dans la nuit. Le couple a exprimé sa gratitude envers D.ieu pour les miracles accomplis et adressé des prières pour le président américain en reconnaissance de son soutien indéfectible à Israël.
Suite aux frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes, le Premier ministre Binyamin Netanyahou et son épouse Sarah se sont rendus dimanche soir à l’esplanade du Mur occidental pour une prière de remerciement spéciale. Cette démarche spirituelle s’inscrit dans la continuité de la guerre « Am Kelavya » (Peuple-Lion) et témoigne de la reconnaissance d’Israël envers les États-Unis pour leur soutien militaire décisif.
Une prière de gratitude après des frappes historiques
L’esplanade du Mur occidental a accueilli dimanche soir une cérémonie de prières particulièrement émouvante. Binyamin Netanyahou et son épouse Sarah Netanyahou se sont recueillis devant les pierres millénaires pour exprimer leur reconnaissance envers D.ieu suite aux frappes américaines nocturnes contre trois sites nucléaires iraniens.
Cette visite revêt une dimension symbolique forte, marquant un tournant dans la guerre actuelle. Les prières ont inclus la récitation du Hallel et des remerciements pour les miracles manifestes qui se produisent continuellement durant cette guerre baptisée « Am Kelavya » (Peuple-Lion).
La continuité d’un engagement spirituel
Cette démarche s’inscrit dans la droite ligne de l’approche du Premier ministre depuis le début du conflit. Quelques heures avant le déclenchement de la guerre « Am Kelavya », Netanyahou s’était déjà rendu au Mur occidental pour prier et demander la réussite. À cette occasion, il avait glissé un message entre les pierres du Mur, y inscrivant : « Le peuple-lion se lèvera et comme un lion il s’élèvera ».
Cette première visite avait posé les bases spirituelles de l’engagement israélien dans ce conflit majeur, témoignant de l’importance accordée par le dirigeant à la dimension religieuse dans les moments cruciaux de l’histoire nationale.
Des prières pour le président américain
Durant la cérémonie, le Rav du Mur occidental a uni sa voix à celle du Premier ministre pour adresser une prière spéciale en faveur du président des États-Unis. Cette démarche constitue un geste de reconnaissance exceptionnelle pour « sa position ferme aux côtés de l’État d’Israël en ces temps difficiles et sa contribution à la sécurité régionale ».
Cette prière revêt une signification diplomatique importante, soulignant l’alliance stratégique entre Israël et les États-Unis dans un contexte géopolitique tendu. Elle témoigne également de la reconnaissance officielle d’Israël pour le soutien militaire américain décisif.
Un message d’espoir glissé dans les pierres sacrées
À l’issue de la cérémonie, le Premier ministre a perpétué la tradition en glissant un nouveau message entre les pierres du Mur occidental. Cette fois, le papier portait l’inscription : « Le peuple d’Israël se lève – le peuple d’Israël vit ! »
Cette formulation marque une évolution par rapport au premier message, passant du futur (« se lèvera ») au présent (« se lève »), suggérant l’accomplissement des espoirs exprimés dix jours auparavant.
Les mots du Premier ministre
Binyamin Netanyahou a souligné la dimension symbolique de sa démarche dans une déclaration émouvante : « Il y a dix jours, à la veille de l’action historique du peuple d’Israël, je me tenais ici et j’ai déposé un message ‘Voici que le peuple-lion se lèvera’. Maintenant, après dix jours, je me trouve au même endroit et je dépose un message où il est écrit ‘Voici que le peuple-lion s’est levé – le peuple d’Israël vit !' »
Cette évolution du message reflète la transformation de l’espoir en réalité, marquant une étape cruciale dans la perception israélienne de cette guerre et de ses enjeux régionaux.
À une semaine de la Hilloula, des changements majeurs sont annoncés pour l’accès au Ohel du Rabbi de Loubavitch. Une nouvelle porte sera ouverte dans le bâtiment du Ohel, sous la fenêtre fixe de la salle des bougies. L’organisation de la visite lors du 3 Tamouz sera entièrement repensée avec un système de passage rapide.
Des modifications architecturales sans précédent vont transformer l’expérience de visite au Ohel du Rabbi de Loubavitch lors de la prochaine Hilloula. Une nouvelle porte sera sculptée dans le mur du bâtiment, permettant un flux de visiteurs en continu, tandis qu’une ouverture supplémentaire facilitera l’accès des femmes depuis la tente principale.
Une décision historique pour fluidifier les visites
Les responsables du complexe du Ohel, l’organisation mondiale Agoudath Chasidei Habad et la direction du Ohel Habad Loubavitch ont pris une décision sans précédent. Une nouvelle porte sera sculptée dans la structure même du Ohel, positionnée sous la fenêtre permanente de la salle des bougies.
Cette porte restera fermée tout au long de l’année et ne s’ouvrira que pendant les 24 heures du jour de la Hilloula. Elle permettra aux fidèles de sortir directement après leur passage dans le lieu saint, créant un flux unidirectionnel.
Un système de « passage rapide » inspiré des distributions de dollars
L’innovation majeure réside dans l’abandon du système traditionnel permettant aux visiteurs de rester plusieurs minutes dans le Ohel. À la place, un système de « passage rapide » sera mis en place, comparable à un tapis roulant, rappelant la méthode utilisée lors des distributions de dollars par le Rabbi.
Le nouveau protocole fonctionnera ainsi : l’entrée se fera par la porte existante à droite vers l’intérieur du Ohel, et la sortie s’effectuera immédiatement par la nouvelle porte sculptée. Cette organisation permettra un mouvement fluide et continu des milliers de visiteurs attendus.
Aménagements spéciaux pour les femmes
Dans le souci d’optimiser l’organisation et de réduire les temps d’attente, la file d’attente pour les femmes débutera directement dans la tente principale. Une nouvelle ouverture a été aménagée derrière le bureau d’accueil pour faciliter cet accès.
Des foules mondiales attendues
Comme chaque année, des dizaines de milliers de Hassidim du monde entier convergent vers le site de Queens pour commémorer la Hilloula du Rabbi. Cette année, les nouvelles dispositions visent à accueillir ces foules dans de meilleures conditions, tout en préservant le caractère sacré du lieu.
Les organisateurs promettent de communiquer prochainement les détails complets de cette nouvelle organisation, qui marque une étape importante dans l’histoire du pèlerinage au Ohel du Rabbi de Loubavitch.
Le journaliste israélien Boaz Golan révèle les liens spirituels surprenants entre les dirigeants politiques et le mouvement Habad. Des prédictions du Rabbi aux prières au cimetière de New York, une histoire fascinante se dessine. Comment la foi guide-t-elle les décisions géopolitiques majeures ?
Un cercle qui se referme après des décennies
Boaz Golan, présentateur du journal télévisé sur la chaîne israélienne Channel 14, a révélé une histoire remarquable qui lie Benjamin Netanyahu, Donald Trump et le Rabbi de Loubavitch dans un récit où spiritualité et géopolitique s’entremêlent de façon saisissante.
L’histoire commence il y a plusieurs années, lorsque le Rabbi de Loubavitch s’adressa personnellement à Benjamin Netanyahu avec une prédiction prophétique : « Tous se battront contre toi, mais à la fin, avec la foi, tu réussiras. » Ces paroles, prononcées des décennies auparavant, résonnent aujourd’hui avec une actualité troublante.
Les accords d’Abraham : un moment de révélation
C’est lors de la signature des accords d’Abraham à la Maison Blanche que cette prophétie a refait surface de manière spectaculaire. Golan raconte comment, pendant leur visite officielle, Netanyahu lui a personnellement raconté cette anecdote historique avec le Rabbi de Loubavitch.
« Quand j’étais avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche pour les accords d’Abraham, il nous a fait visiter les lieux », explique le journaliste. « C’est là que le Premier ministre m’a raconté cette histoire, comment le Rabbi de Loubavitch lui avait dit que tous se battraient contre lui, mais qu’avec la foi, il finirait par réussir. »
Cette révélation prend une dimension particulière quand on considère les défis auxquels Netanyahu a fait face tout au long de sa carrière politique, des critiques internes aux pressions internationales.
Trump au Ohel du Rabbi de Loubavitch : une prière avant la victoire
L’histoire devient encore plus fascinante avec l’épisode impliquant Donald Trump. Avant les élections américaines qui l’ont mené à la présidence, le futur président s’est rendu sur la tombe du Rabbi de Loubavitch dans le Queens, à New York.
Golan, qui était présent et a documenté la scène, décrit un moment d’intense spiritualité : « Trump est arrivé au tombeau du Rabbi de Loubavitch, a mis une kippa sur sa tête, a ouvert un livre de prières et a simplement prié. »
Entouré de membres de la communauté Habad, Trump a prié pour sa réussite électorale. « Il priait pour son succès aux élections, et ensuite il a aussi réussi grâce au Rabbi de Loubavitch, c’est ainsi que Trump voit les choses », rapporte le journaliste.
L’Iran nucléaire : la prophétie s’accomplit
Le lien entre ces événements apparemment disparates trouve son apogée dans la récente neutralisation de la menace nucléaire iranienne. Golan établit une connexion directe entre les bénédictions spirituelles et les succès géopolitiques actuels.
« Nous nous souvenons encore, il y a de nombreuses années, ce que le Rabbi avait dit au Premier ministre Benjamin Netanyahu », rappelle-t-il. « Et récemment, quiconque suit ses déclarations remarque qu’il termine chaque intervention par ‘avec l’aide de D.ieu’, ‘avec l’assistance divine, nous réussirons’. »
Cette dimension spirituelle trouve un écho remarquable dans les déclarations de Trump lui-même. Après l’attaque contre les centrales nucléaires iraniennes, le président américain a conclu son discours par des mots qui résonnent étrangement avec les bénédictions du Rabbi de Loubavitch : « Et je veux juste remercier tout le monde. Et en particulier, D.ieu, je veux juste dire que nous vous aimons, D.ieu. Et nous aimons notre grande armée. Protégez-les. Que D.ieu bénisse le Moyen-Orient. Que D.ieu bénisse Israël. Et que D.ieu bénisse l’Amérique. Merci beaucoup. »
Une foi qui guide l’action politique
Cette dimension spirituelle dans la conduite des affaires d’État révèle un aspect méconnu de la politique contemporaine. Netanyahu, selon Golan, conclut désormais systématiquement ses discours par des références à l’aide divine, témoignant d’une conviction profonde que ses succès politiques s’inscrivent dans un plan supérieur.
« Tout le monde comprend qu’il y a quelque chose d’en haut et que tout fonctionne comme ça », observe le journaliste. « Et quand cela fonctionne avec la foi, cela marche, Barouch Hachem, cela réussit. »
Un travail d’équipe historique
Golan souligne également la collaboration exceptionnelle entre Netanyahu et Trump dans la gestion des dossiers régionaux : « Nous avons travaillé en équipe comme peut-être aucune équipe n’a jamais travaillé, et nous avons parcouru un long chemin pour effacer cette terrible menace sur Israël. »
Cette coopération, selon lui, s’inscrit dans la continuité des bénédictions reçues du Rabbi de Loubavitch, créant un cercle qui se referme de façon providentielle. L’influence du mouvement Habad sur ces dirigeants politiques majeurs illustre comment la spiritualité continue de jouer un rôle dans les décisions géopolitiques les plus cruciales de notre époque.
L’histoire racontée par Boaz Golan révèle ainsi comment les paroles d’un leader spirituel d’il y a plusieurs décennies continuent de résonner dans les couloirs du pouvoir, guidant les actions de dirigeants mondiaux face aux défis contemporains les plus pressants.
traduction française intégrale du discours historique de Donald Trump
Le président américain Donald Trump a annoncé la destruction complète des principales installations nucléaires iraniennes lors d’une opération militaire d’envergure menée conjointement avec Israël. Cette intervention marque un tournant majeur dans la géopolitique du Moyen-Orient.
Il y a peu de temps, l’armée américaine a mené des frappes de précision massives sur les trois installations nucléaires clés du régime iranien. Fordo, Natanz et Ispahan.
Tout le monde a entendu ces noms pendant des années alors qu’ils construisaient cette entreprise horriblement destructrice. Notre objectif était la destruction de la capacité d’enrichissement nucléaire de l’Iran et l’arrêt de la menace nucléaire posée par le sponsor d’État numéro un du terrorisme dans le monde. Ce soir, je peux rapporter au monde que les frappes ont été un succès militaire spectaculaire.
Les principales installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été complètement et totalement oblitérées.
L’Iran, le tyran du Moyen-Orient, doit maintenant faire la paix. S’il ne le fait pas, les futures attaques seront bien plus importantes et beaucoup plus faciles. Pendant 40 ans, l’Iran a dit : « Mort à l’Amérique, mort à Israël. » Ils ont tué nos gens, leur arrachant les bras, leur arrachant les jambes avec des bombes artisanales. C’était leur spécialité. Nous avons perdu plus d’un millier de personnes et des centaines de milliers à travers le Moyen-Orient et dans le monde sont morts en conséquence directe de leur haine. En particulier, tant de personnes ont été tuées par leur général, Qassem Soleimani.
J’ai décidé il y a longtemps que je ne laisserais pas cela arriver. Cela ne continuera pas. Je veux remercier et féliciter le Premier ministre BB Netanyahu.
Nous avons travaillé en équipe comme peut-être aucune équipe n’a jamais travaillé auparavant et nous avons fait beaucoup de chemin pour effacer cette horrible menace pour Israël. Je veux remercier l’armée israélienne pour le merveilleux travail qu’elle a accompli. Et plus important encore, je veux féliciter les grands patriotes américains qui ont piloté ces magnifiques machines ce soir et toute l’armée des États-Unis pour une opération dont le monde n’a pas vu l’équivalent depuis de nombreuses décennies. J’espère que nous n’aurons plus besoin de leurs services dans cette capacité. J’espère que c’est le cas. Je veux aussi féliciter le président des chefs d’état-major interarmées, le général Dan Raisen Kaine, général spectaculaire, et tous les esprits militaires brillants impliqués dans cette attaque.
Ceci étant dit, cela ne peut pas continuer. Il y aura soit la paix, soit il y aura une tragédie pour l’Iran, bien plus grande que ce que nous avons vu au cours des huit derniers jours. Souvenez-vous, il reste de nombreuses cibles. Celle de ce soir était de loin la plus difficile de toutes et peut-être la plus létale. Mais si la paix ne vient pas rapidement, nous nous attaquerons à ces autres cibles avec précision, rapidité et habileté.
La plupart d’entre elles peuvent être détruites en quelques minutes. Il n’y a aucune armée au monde qui aurait pu faire ce que nous avons fait ce soir. Même pas proche. Il n’y a jamais eu d’armée qui aurait pu faire ce qui s’est passé il y a peu de temps.
Demain, le général Kaine, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth tiendront une conférence de presse à 8 heures du matin au Pentagone.
Et je veux juste remercier tout le monde.
Et en particulier, Dieu, je veux juste dire que nous vous aimons, D.ieu.
Et nous aimons notre grande armée. Protégez-les.
Que Dieu bénisse le Moyen-Orient.
Que Dieu bénisse Israël.
Et que Dieu bénisse l’Amérique.
Merci beaucoup.
Dans une déclaration dramatique publiée sur Truth Social samedi soir, le président américain Donald Trump a confirmé que les États-Unis ont mené des frappes contre trois installations nucléaires iraniennes. Cette opération militaire majeure marque le premier engagement direct américain contre l’Iran et escalade dangereusement le conflit qui oppose Israël à la République islamique depuis le 13 juin. Les bombardements ont visé les sites stratégiques de Fordow, Natanz et Esfahan, transformant radicalement la géopolitique régionale.
Le 22 juin 2025 restera gravé dans l’histoire comme le jour où les États-Unis ont frappé directement l’Iran pour la première fois. Le président Donald Trump a autorisé une frappe américaine sans précédent contre les installations nucléaires iraniennes, marquant une escalade majeure dans le conflit israélo-iranien qui dure depuis neuf jours. L’attaque, ciblant les sites de Fordow, Natanz et Esfahan, représente l’aboutissement de semaines de tensions croissantes et de pressions israéliennes sur l’administration Trump. Cette opération militaire d’envergure pourrait redéfinir l’équilibre géopolitique au Moyen-Orient et marque un tournant dans la promesse électorale de Trump d’éviter les « guerres stupides » à l’étranger.
« Nous avons atteint notre objectif » – La déclaration de Trump
Le président Trump a annoncé cette opération historique sur Truth Social dans un message retentissant : « Nous avons achevé notre attaque très réussie contre les trois sites nucléaires en Iran, incluant Fordow, Natanz et Esfahan. Tous les avions sont maintenant hors de l’espace aérien iranien. Un chargement complet de BOMBES a été largué sur le site principal, Fordow. Tous les avions sont en sécurité sur le chemin du retour. »
Dans ce message historique publié à 19h50 heure locale, Trump a rendu hommage aux forces armées américaines : « Félicitations à nos grands guerriers américains. Il n’y a pas d’autre armée au monde qui aurait pu faire cela. MAINTENANT C’EST LE TEMPS POUR LA PAIX ! Merci pour votre attention à cette affaire. »
Une escalade majeure dans le conflit israélo-iranien
Cette frappe américaine marque une escalade dramatique dans le conflit entre Israël et l’Iran qui a débuté le 13 juin 2025. Les responsables israéliens avaient fait pression sur l’administration Trump, affirmant qu’ils ne voulaient pas attendre deux semaines pour qu’l’Iran accepte un accord de démantèlement de parties clés de son programme nucléaire.
Les Israéliens estimaient avoir une fenêtre d’opportunité limitée pour agir contre le site profondément enfoui de Fordow, le joyau de la couronne du programme nucléaire iranien. Les États-Unis sont le seul pays possédant les bombes anti-bunkers assez puissantes pour atteindre cette installation creusée dans le flanc d’une montagne.
Le conflit a commencé par une attaque israélienne contre des scientifiques et responsables militaires iraniens ainsi que des infrastructures le 13 juin. Plus de 450 missiles ont été tirés vers Israël depuis le début du conflit, avec environ 400 drones non habités ayant pénétré l’espace aérien israélien.
Les détails de l’opération américaine
Les États-Unis ont utilisé des bombardiers B-2 furtifs pour mener cette opération historique. Les bombardiers B-2 peuvent transporter deux bombes GBU-57 à la fois, mieux connues sous le nom de « bunker busters » ou Massive Ordnance Penetrators.
Les États-Unis ont informé Israël de leurs frappes en Iran avant de les lancer, selon deux responsables familiers de la question. Le président Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont également parlé samedi soir après les frappes américaines sur les installations nucléaires iraniennes.
Les médias d’État iraniens ont rapporté que les trois sites nucléaires ciblés par les États-Unis avaient été évacués « il y a quelque temps ». Le directeur adjoint du service de radiodiffusion d’État a ajouté qu’aucun matériau sur le site ne pouvait causer de radiation.
Netanyahu salue « une décision audacieuse »
Dans ses premiers commentaires publics sur les frappes américaines, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a félicité Trump pour sa « décision audacieuse de cibler les installations nucléaires de l’Iran avec la puissance impressionnante et juste » de l’armée américaine.
Netanyahu a déclaré dans une déclaration vidéo en anglais que cette décision « changera l’histoire » et a ajouté : « Le président Trump a refusé au régime le plus dangereux du monde l’arme la plus dangereuse du monde. »
Cette opération illustre parfaitement la coordination stratégique entre Washington et Jérusalem, malgré les tensions initiales sur l’opportunité d’une action militaire directe.
Réactions politiques contrastées à Washington
La décision de Trump de frapper l’Iran a divisé le Congrès américain. Les dirigeants républicains Mike Johnson et John Thune ont été informés à l’avance des frappes, tandis que les démocrates ont été avertis seulement après le début de l’opération.
Le leader de la minorité à la Chambre, Hakeem Jeffries, a publié une déclaration cinglante, affirmant que Trump avait « trompé le pays sur ses intentions » et n’avait pas cherché « l’autorisation du Congrès ». « Donald Trump a promis d’apporter la paix au Moyen-Orient. Il a échoué à tenir cette promesse », a déclaré Jeffries.
En revanche, le sénateur républicain Lindsey Graham a soutenu la décision sur X : « Bien. C’était la bonne décision. Le régime le méritait. Bravo au président. » Le représentant Thomas Massie du Kentucky semble être le premier républicain à s’opposer aux frappes de Trump, écrivant sur X : « Ce n’est pas constitutionnel. »
Un discours historique à la nation
Trump a annoncé qu’il s’adresserait à la nation à 22h00 depuis la Maison Blanche concernant l’opération militaire. Dans un second message sur Truth Social, il a écrit : « Ceci est un MOMENT HISTORIQUE POUR LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE, ISRAËL ET LE MONDE. L’IRAN DOIT MAINTENANT ACCEPTER DE METTRE FIN À CETTE GUERRE. MERCI ! »
Cette allocution présidentielle intervient dans un contexte de tensions extrêmes au Moyen-Orient et pourrait définir la suite de la politique américaine dans la région. L’administration Trump se trouve désormais directement impliquée dans un conflit qu’elle avait initialement tenté d’éviter.
Impact géopolitique et interrogations sur l’avenir
Cette frappe américaine contre les installations nucléaires iraniennes marque un tournant décisif dans la géopolitique mondiale. L’attaque sur le site fortifié de Fordow, situé à environ 90 mètres sous terre dans une montagne à 160 kilomètres au sud de Téhéran, constitue un défi technique et militaire majeur.
Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), cette installation est « la troisième de ce type à avoir été ciblée dans les attaques d’Israël sur les sites liés au nucléaire iranien au cours de la semaine passée ». Le directeur général Rafael Mariano Grossi a confirmé qu’il n’y avait pas de matériel nucléaire sur ce site et que l’attaque n’aura donc pas de conséquences radiologiques.
L’Iran a défendu depuis longtemps son programme nucléaire comme étant pacifique, mais cette escalade militaire sans précédent pourrait transformer radicalement la dynamique régionale. Plus de 200 civils iraniens seraient déjà morts dans le conflit actuel, selon le gouvernement iranien, tandis qu’Israël rapporte des dizaines de morts et des centaines de blessés.
Cette première attaque directe américaine contre l’Iran introduit une nouvelle phase d’incertitude dans un conflit qui a débuté ce mois-ci et qui pourrait redéfinir l’équilibre des forces au Moyen-Orient pour les années à venir.
L’Iran évite systématiquement de déployer son aviation militaire contre Israël, malgré la poursuite des frappes israéliennes sur son territoire. Cette retenue témoigne d’une stratégie calculée face à la supériorité aérienne écrasante d’Israël. Une analyse des choix tactiques iraniens révèle les limites structurelles de Téhéran dans ce conflit asymétrique.
Malgré l’intensification du conflit entre l’Iran et Israël, l’aviation iranienne demeure étonnamment absente des opérations. Téhéran privilégie une stratégie d’évitement du combat aérien direct, reconnaissant implicitement l’infériorité de ses capacités face à la technologie israélienne. Cette approche révèle les contraintes structurelles iraniennes : un arsenal aérien vieillissant, des équipements obsolètes et une supériorité technologique israélienne écrasante. L’Iran compense par une doctrine axée sur les missiles et drones, tout en subissant l’érosion systématique de ses capacités sous les coups de Tsahal.
Le silence aérien iranien face aux frappes israéliennes
Dans le théâtre d’opérations actuel, un phénomène interpelle les analystes militaires : l’absence totale d’engagement aérien iranien contre Israël. Tandis que Tsahal continue de frapper méthodiquement les installations aériennes iraniennes, aucun appareil de combat n’a décollé du territoire iranien pour riposter.
Cette retenue ne relève pas de l’incapacité technique mais d’un choix stratégique délibéré. Les dirigeants iraniens semblent avoir intégré la réalité de leur infériorité aérienne face aux capacités israéliennes. Plutôt que de risquer une escalade où leur position deviendrait encore plus vulnérable, ils privilégient d’autres modalités d’action.
L’évaluation des experts confirme cette hypothèse : l’Iran évite consciemment d’activer son aviation militaire, reconnaissant les limites de ses appareils face à la supériorité technologique et tactique israélienne dans le domaine aérien.
L’érosion progressive des capacités aériennes iraniennes
Cette prudence iranienne s’explique par la dégradation constante de ses capacités militaires sous les frappes israéliennes répétées. Tsahal démontre sa capacité à neutraliser méthodiquement les assets aériens iraniens, créant un environnement où toute tentative d’engagement direct devient périlleuse.
Les opérations israéliennes ciblent avec précision l’infrastructure aérienne iranienne, réduisant progressivement les options tactiques disponibles pour Téhéran. Cette campagne de dégradation systématique vise à limiter la capacité de projection de force iranienne tout en maintenant l’initiative stratégique du côté israélien.
L’efficacité de cette approche se mesure aux résultats : Tsahal a détruit plusieurs éléments clés de l’aviation iranienne, incluant des avions de combat positionnés stratégiquement, cinq hélicoptères de combat qui tentaient de décoller pour attaquer des navires israéliens, ainsi qu’un avion ravitailleur éliminé dès le début du conflit.
Un arsenal aérien obsolète et fragilisé
La force aérienne iranienne souffre de limitations structurelles majeures. Selon les estimations, elle ne dispose que de 65 appareils de combat, dont la plupart datent de l’époque du Shah. Cette vétusté chronique résulte des bouleversements politiques post-révolutionnaires : après 1979, l’armée de l’air fut décimée par des purges massives, avec environ la moitié des effectifs expulsée et de nombreux pilotes contraints à l’exil.
L’équipement iranien forme aujourd’hui un ensemble « assez hétéroclite et plutôt vieillissant », selon Associated Press. Certains appareils furent fournis par l’URSS, d’autres plus récemment par la Russie, et une partie livrée par les États-Unis avant 1979. Cette diversité complique la maintenance et limite l’efficacité opérationnelle.
La vétusté de ces équipements se traduit par de multiples accidents mortels ces dernières années, notamment des crashes de J-7, F-5F et MiG-29, révélant les défaillances techniques chroniques de cette flotte vieillissante.
Le crépuscule des « chats persans » : l’héritage du F-14 Tomcat
L’Iran conserve une singularité dans l’aviation mondiale : il demeure le seul pays à exploiter encore le légendaire F-14 Tomcat, avec 41 appareils en service sur les 79 initialement livrés. Récemment, Israël a détruit deux F-14 iraniens lors de ses frappes sur Téhéran, marquant symboliquement le début de la fin pour ces « chats persans ».
Malgré l’embargo américain imposé depuis des décennies, l’Iran a réussi à maintenir certains Tomcat opérationnels en cannibalisant d’autres appareils et en s’approvisionnant via des réseaux clandestins. Cependant, les experts estiment que seuls environ 10 F-14 sont réellement en état de vol, la majorité servant de réservoir de pièces détachées.
Cette situation illustre parfaitement les contraintes logistiques iraniennes : disposer nominalement d’équipements prestigieux mais être incapable de les maintenir pleinement opérationnels faute d’accès aux technologies et composants nécessaires.
Une doctrine de compensation : missiles et drones en première ligne
Conscient des limites de son aviation, l’Iran a développé une stratégie de compensation basée sur les missiles balistiques et les drones. Selon un général américain, le pays dispose de « plus de 3 000 missiles de différents types, dispersés à travers le pays ».
La doctrine iranienne mise sur une stratégie de saturation : envoyer simultanément de nombreux missiles dans l’espoir qu’au moins l’un d’eux pénètre les défenses israéliennes. Cette approche quantitative vise à compenser les déficiences qualitatives de l’arsenal conventionnel.
L’Iran possède également un arsenal conséquent de drones avec des portées de 2 000 à 2 500 km, technologie qu’il exporte vers la Russie et d’autres alliés. Cette capacité représente l’un de ses rares avantages asymétriques face à la supériorité aérienne israélienne, permettant des frappes à distance sans exposer directement ses pilotes et appareils.
Les défenses aériennes : un atout relatif face à la supériorité israélienne
L’Iran dispose néanmoins de l’un des meilleurs systèmes de défense aérienne de la région. Son arsenal inclut le radar transhorizon russe Rezonans, les systèmes passifs Avtobaza, et le système S-300 acquis en 2016. En 2021, le pays a testé un nouveau missile sol-air de courte portée, le AD-08 Majid.
Cependant, l’efficacité de ces systèmes face aux capacités israéliennes reste limitée. Israël affirme avoir détruit « plus de 120 lanceurs de missiles » iraniens, soit « un tiers de l’ensemble des lanceurs du régime », et revendique une « supériorité aérienne totale dans le ciel de Téhéran ».
Cette affirmation, bien qu’invérifiable indépendamment, reflète la capacité israélienne à pénétrer les défenses iraniennes et à frapper des objectifs stratégiques en profondeur sur le territoire ennemi.
L’impact dévastateur des frappes de précision israéliennes
Tsahal a méthodiquement ciblé l’état-major iranien, éliminant plusieurs généraux et responsables militaires de haut rang. Cette décapitation progressive de la hiérarchie militaire s’accompagne de frappes sur les capacités antiaériennes, le programme nucléaire et les sites de production de missiles.
Les opérations israéliennes témoignent d’une précision chirurgicale : destruction de cinq hélicoptères de combat iraniens qui tentaient de décoller pour attaquer des navires israéliens, élimination d’un avion ravitailleur, et neutralisation de plus de 200 lanceurs de roquettes.
Cette approche méthodique de dégradation des capacités adverses illustre une doctrine militaire axée sur la prévention plutôt que sur la réaction, visant à réduire constamment les options tactiques iraniennes.
Les implications stratégiques d’une supériorité aérienne écrasante
L’évitement iranien du combat aérien direct révèle l’ampleur du déséquilibre des forces en présence. Avec une flotte de plus de 400 avions et le statut de seul pays du Moyen-Orient à posséder des avions de cinquième génération, Israël dispose d’une supériorité aérienne écrasante.
Cette asymétrie contraint l’Iran à adopter une posture défensive et à privilégier des modes d’action indirects. La persistance de cette stratégie d’évitement suggère que Téhéran a intégré dans sa planification militaire la réalité de ses limitations technologiques et opérationnelles.
L’absence d’engagement aérien iranien ne traduit donc pas une faiblesse conjoncturelle mais une contrainte structurelle durable, révélatrice des rapports de force réels dans cette confrontation asymétrique.
Le chef d’état-major israélien qualifie la mort de Saïd Izadi d’« exploit de renseignement et opérationnel majeur ». Ce responsable du Corps des Gardiens était considéré comme l’un des cerveaux du massacre du 7 octobre. Son élimination bouleverse l’axe Iran-Hamas et affaiblit considérablement les capacités iraniennes dans la région.
L’armée israélienne a éliminé Saïd Izadi, haut responsable du Corps des Gardiens de la révolution iranienne et figure clé du massacre du 7 octobre, lors d’une opération spéciale menée dans la ville iranienne de Qom. Le chef d’état-major Eyal Zamir a souligné l’importance stratégique de cette élimination, décrivant Izadi comme l’homme de confiance de Sinwar et Deif, et le principal architecte de l’axe Iran-Hamas.
Une figure centrale de l’axe iranien éliminée
Le chef d’état-major général Eyal Zamir a déclaré samedi à l’issue d’une évaluation de situation : « Saïd Izadi était complice de la planification et de l’exécution du massacre du 7 octobre, responsable du sang de milliers d’Israéliens. Il dirigeait l’axe Iran-Hamas et était l’homme de confiance de Sinwar et Deif. Il s’agit d’un exploit de renseignement et opérationnel majeur des services de renseignement et de l’armée de l’air. »
Zamir a poursuivi en expliquant que « son élimination constitue l’un des points clés de cette guerre multi-fronts et rend tout le Moyen-Orient plus sûr. Il n’y a plus de villes refuges au Moyen-Orient. »
Parallèlement à l’élimination d’Izadi, Behnam Shahriari a également été tué dans une frappe séparée. Ce commandant de l’unité de transfert d’équipements militaires de la force Qods était responsable depuis des années de l’armement du Hamas, du Hezbollah et d’autres organisations terroristes, ainsi que du transfert de centaines de millions de dollars via un réseau international de sociétés écrans.
L’architecte secret du 7 octobre
Saïd Izadi occupait le poste de commandant de la « brigade Palestine » au sein de la force Qods et était considéré comme le lien principal entre le régime iranien et le Hamas. Cet homme, qui comptait parmi les concepteurs de l’attaque du 7 octobre, a été éliminé dans un appartement clandestin au cœur de l’Iran après un effort de renseignement prolongé.
Selon Tsahal, Izadi maintenait un contact direct avec Sinwar et Deif. Il était responsable de l’augmentation du soutien financier iranien au Hamas, supervisait la reconstruction de la branche militaire de l’organisation à Gaza et dirigeait les tentatives d’influence du régime iranien au Liban, en Syrie, en Judée et Samarie.
« Izadi était l’un des principaux responsables de la coordination entre l’Iran et ses organisations terroristes par procuration », a précisé une source militaire. « Il orchestrait le transfert d’armes, de financement et de savoir-faire opérationnel vers ces groupes. »
Une double frappe coordonnée
Parallèlement à l’élimination d’Izadi, une seconde frappe a également visé Behnam Shahriari, commandant de l’unité de transfert d’équipements militaires de la force Qods. Shahriari était responsable depuis des années de l’armement du Hamas, du Hezbollah et d’autres organisations terroristes, ainsi que du transfert de centaines de millions de dollars via un réseau international de sociétés écrans et d’intermédiaires.
Cette opération coordonnée témoigne d’une stratégie globale visant à démanteler les réseaux de soutien iraniens aux organisations terroristes régionales. « Ces éliminations portent un coup sévère à la capacité iranienne de coordination et de soutien à ses proxies », analyse un expert en sécurité.
Un message clair au régime iranien
L’élimination d’Izadi en territoire iranien envoie un message sans équivoque au régime de Téhéran sur la détermination israélienne à poursuivre ses responsables, où qu’ils se trouvent. Cette opération démontre également les capacités de renseignement et d’action à longue distance d’Israël.
« Cette opération marque un tournant dans notre approche face à l’Iran », a souligné un responsable sécuritaire. « Nous continuerons de traquer tous ceux qui sont impliqués dans le terrorisme contre Israël, indépendamment de leur localisation. »
L’impact de ces éliminations sur la structure de commandement iranienne et ses capacités opérationnelles devrait se faire sentir dans les semaines à venir, particulièrement concernant la coordination avec les organisations terroristes régionales.