Texte et Audio : Dvar Mal’hout – Paracha Chela’h  « Terminer la conquête »

Texte et Audio : Dvar Mal’hout – Paracha Chela’h « Terminer la conquête »

(pour la réfouah chéléma de ‘Hnina Barbara bat Esther, et de Tsipora bat Esther)

Dans le discours ‘hassidique du 15 Sivan 5751, le Rabbi explique que l’âme d’un Juif, même s’il s’agit de l’âme d’un Juste parfait qui sert D.ieu avec crainte et amour, ne fusionne totalement avec le divin que lorsque ce Juif accomplit une Mitsvah.

Les Commandements divins représentent la profondeur de la Volonté divine et la vitalité qui les anime n’est pas, contrairement à l’âme, une chose ‘séparée’, car la vitalité des Commandements divins se fond véritablement dans la Volonté de D.ieu.

Aussi, le Rabbi souligne ici que la perfection de l’élévation de l’âme et de sa fusion (‘bitoul’) avec le divin n’est réalisée qu’au moyen de l’acte de la Mitsvah, ainsi qu’il est dit :

‘Bien que la fusion de l’âme d’Israël avec le divin atteint un niveau de perfection au moment de l’étude de la Torah et lors de l’accomplissement des Commandements divins, de toutes les façons, du fait qu’Israël et le Saint béni soit-Il ne font qu’Un, cette fusion n’exclut pas la réalité des enfants d’Israël. Au contraire c’est cette fusion qui est leur réalité’.

En d’autres termes, nous aurions pu penser que lorsque l’on accomplit une Mitsvah ‘nous cessons d’exister’ car alors notre volonté se fond en la Sienne.

Notre âme cesse-t-elle ‘d’exister’ lorsqu’elle fusionne avec la lumière divine ? Il semblerait qu’au moment de cette fusion, il n’existe seulement que la réalité divine. Le Rabbi répond qu’en réalité c’est le contraire qui est vrai, car ce n’est qu’au moment où l’âme fusionne avec le Divin que commence réellement notre vie, notre réalité, notre existence. Ce n’est que lorsqu’il se soumet totalement à D.ieu qu’un Juif commence vraiment à exister.

Dans la Parachat Chela’h, il est question des douze princes des tribus que Moché envoya, (sans en avoir reçu l’ordre divin) pour explorer la Terre d’Israël.

Par ailleurs, dans la Haftarah qui suit la lecture de la Paracha, il est question de deux hommes ‘simples’ que Yéochoua envoya secrètement pour explorer la Terre d’Israël, après que l’Eternel le lui ait ordonné.

Le Rabbi nous enseigne que les différences qui existent entre les explorateurs de Moché et ceux de Yéochoua, ne sont pas sans évoquer celles qui existent entre l’Unité (A’hdout) et la Division (Hit’halkout).

De façon générale l’Essence divine, laquelle est indivisible, désigne L’Unité, mais du fait que ‘la Torah lsraël et le Saint béni soit-Il ne font qu’Un’, l’Essence de l’âme d’Israël, et l’Essence de la Torah, la ‘Hassidout, désignent également l’Unité. Ainsi, dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Chela’h, le Rabbi explique que la Haftara, par le fait que Yéochoua envoie seulement deux explorateurs, exprime l’Unité, et qu’à l’opposé, notre Paracha, par le fait que Moché envoie douze explorateurs, exprime la Division.

Le Rabbi précise que la mission des explorateurs de Moché et celle des explorateurs de Yéochoua, ont toutes les deux un même but. Celui de purifier la Terre d’Israël afin d’en faire une demeure pour L’Eternel, pour Son Essence bénie.

Ces deux missions correspondent à deux actions du service divin qui sont toutes les deux nécessaires, et qui se complètent.

Le premier travail qui correspond à la Hit’halkout (la Division), s’accorde à la partie de l’âme qui s’habille dans le corps (Néchamah : les forces de l’intellect, dans le cerveau, Roua’h : les sentiments, dans le coeur, Néfèch : la vitalité du corps, dans le sang).

Il s’agit dans ce cas de conquérir la Terre d’Israël (et aussi ‘la Terre’ que représente notre corps), en la sanctifiant au moyen des forces de notre âme qui s’habillent dans notre corps.

Cependant, raffiner et purifier ce monde matériel ne doit pas se limiter aux ‘simples’ forces de l’âme, car il s’agit aussi de révéler la partie profonde de l’âme, l’Essence de l’âme, pour faire de ce monde une demeure pour ‘Son Essence’ : le niveau de ‘A’hdout’, ‘l’Unité’.

Ce n’est qu’en dévoilant la partie profonde de l’âme, et la partie profonde de la Torah, que le travail de raffinement et de purification de la Terre d’Israël atteint la perfection.

Le Rabbi donne plusieurs exemples dans la Haftara. Le fait que les explorateurs de Yéochoua sont deux hommes simples n’est pas sans évoquer la qualité de ‘simplicité’, ‘pchitout’, de l’Essence divine. En effet, le Rabbi revient très souvent sur ce point. ‘Or pachout’ désigne la lumière de l’Essence divine qui est au-delà de toutes les formes, de toutes les particularités et de tous les détails. Or, cette lumière illumine chaque Juif, même s’il s’agit du plus ‘simple’, l’Essence de son âme est enracinée dans l’Essence divine.

C’est à cela que se rapporte la déclaration des Sages d’après laquelle lorsque les enfants d’Israël entendirent les deux premiers Commandements de la Bouche de L’Eternel leurs âmes s’envolèrent, pour rejoindre leur source, en D.ieu. De fait, la partie la plus élevée de l’âme, qui ne s’habille pas dans le corps, est extrêmement proche de sa source. Elle ressent et désire constamment le Divin.

Il est intéressant de mentionner ici que la Torah a comparé Moché au soleil, et Yéochoua à la lune. Dès-lors, on peut se demander comment cela s’accorde à l’enseignement du Rabbi selon lequel la mission des explorateurs de Yéochoua correspond à l’Essence de l’âme, et la mission des explorateurs de Moché correspond aux forces de l’âme.

A priori, le contraire semble plus vrai. Du fait que Moché est comparé au soleil, n’évoque-t-il pas, plus que Yéochoua, l’Essence de l’âme, que la ‘Hassidout qualifie de ‘Luminaire’ (‘le soleil’) ? N’est-il pas plus logique de penser que Yéochoua, l’élève de Moché, évoque les forces de l’âme, lesquelles ne sont qu’un reflet de l’Essence ?

La raison à cela tient peut-être du fait que dans les Temps messianiques la lune, comparée à Yéochoua, retrouvera sa taille originelle. De fait, la Séfira de Mal’hout (la lune) s’élèvera au-dessus de toutes les Séfirot, ainsi qu’il est dit ‘Une épouse vertueuse est la couronne de son mari’. Aussi, Yéochoua, dont la grandeur véritable apparaîtra lors de la Délivrance, n’est pas sans évoquer l’unité de l’Essence divine, l’unité de l’âme et l’unité de la Torah.

Rav Adin Even Israël (Steinsaltz) : « Le but du Rabbi était de parvenir à un changement irréversible de la nature humaine »

Rav Adin Even Israël (Steinsaltz) : « Le but du Rabbi était de parvenir à un changement irréversible de la nature humaine »

Discours prononcé par le Rav Adin Even Israël (Steinsaltz) le 17 Juin 2004 lors d’une conférence à la bibliothèque JFK de Boston à l’occasion du dixième yahrtzeit du Rabbi de Loubavitch.

 

Adaptation de l’anglais par Michel Allouche, Jérusalem. 

Le Talmud (Eroubin 13b) rapporte un surprenant débat, vieux de quelque 2000 ans, entre les deux écoles de pensée et de hala’ha, Beth Chammaï et Beth Hillel .

Que vaut-il mieux pour l’homme: d’avoir ou non été créé? Pendant deux ans et demi, les deux écoles s’opposèrent jusqu’à ce qu’elles conclussent par la négative: une fois que l’homme est né, qu’il fasse donc du mieux qu’il puisse!

On connaît des centaines de débats entre Beth Chammaï et Beth Hillel; la plupart porte sur les lois de la Torah ou sur le rituel. Quelle est donc l’origine de leur désaccord?

Beth Chammaï représente le camp des idéalistes, Beth Hillel celui des réalistes. Beth Chammaï raisonne en termes de tableau parfait, d’existence idéale. Beth Hillel considère, quant à lui, cette dernière existence telle qu’elle est, pour ainsi dire, « les choses étant ce qu’elles sont ».

C’est que Chammaï et tous ses élèves planaient dans les hauteurs célestes. Hillel et ses disciples s’obligeaient en revanche à regarder en face les problèmes et les situations, telles qu’elles se présentent au sein de notre monde.

Cette différence d’approche explique sans doute bien de leurs désaccords.

De nos jours, c’est l’opinion de Beth Hillel qui gouverne; cependant, lors de l’avènement des temps messianiques, l’avis de Beth Chammaï prévaudra et aura force de loi.

Tout dépend donc du regard que l’on porte sur le monde et sur l’existence que nous concevons pour nous-mêmes. “Qu’est-ce que l’être humain?” Selon Hillel, dans un monde où règne l’imperfection, il faut savoir s’adapter à un tel environnement; dès lors, la vraie question porte plutôt sur notre manière d’être.

Chammaï, quant à lui, refuse d’ignorer la grande fresque, fût-elle théorique. Pour lui, il ne suffit pas d’accomplir son devoir, encore faut-il que cela ajoute quelque chose au grand tableau.

À bien des égards, l’homme ne justifie tous les efforts portés à sa création. La vie de tous les jours n’est-elle pas imprégnée de méfaits commis par les gens sans qu’ils n’y accordent pour autant la moindre importance? Malgré cela, Hillel préfère conserver un regard positif sur le genre humain: après tout, si nous sommes déjà là sur terre, autant essayer d’accomplir quelque chose. Chammaï, lui, insiste pour mesurer l’homme au regard de son potentiel. Dès lors, les imperfections humaines ne peuvent qu’apparaître sans nombre. Le psalmiste ne se fait-il pas l’écho de l’interrogation des anges: « Qu’est-ce que l’homme pour que Tu penses à lui?” ».

Le plus remarquable chez le Rabbi de Loubavitch, dans tout ce qu’il a accompli, dans les fragments de ses conversations avec les gens que l’on a pu discerner, pratiquement dans chacune de ses phrases écrites ou parlées, c’était sa formidable énergie. Comme s’il fallait se surpasser à chaque instant, en faire toujours et encore plus.

J’en ai moi-même fait l’expérience dans ma propre relation avec le Rabbi. Il y a plus de douze ans, j’ai adressé une lettre au Rabbi où je lui décrivais mes nombreuses activités. Je lui écrivis qu’un de mes projets représentait suffisamment de travail pour m’occuper, quotidiennement, toute la journée. Un deuxième projet était lui aussi en mesure de m’accaparer vingt-quatre heures sur vingtquatre. Et de même pour une troisième entreprise. J’indiquais donc au Rabbi qu’il me paraissait difficile de tout faire à la fois : chaque jour était encore plus ardu que le précédent, en bref, trop, c’était trop. Et pour conclure je lui demandais conseil : « Quelles devraient être mes priorités? Quel projet devrais-je abandonner? » La réponse du Rabbi – c’est d’ailleurs là la dernière lettre que je devais recevoir – fut des plus claires: “Poursuivez toutes vos activités présentes et multipliez- les!”

Le Rabbi de Loubavitch avait cette même exigence pour tout le monde. Comment l’expliquer? Peut-être au travers de cette vieille et fameuse anecdote. Un fermier vint un jour se plaindre auprès de son rabbi à propos de l’exiguïté de sa maison pleine d’enfants à craquer. La situation lui était devenue insupportable. Le rabbi lui proposa alors d’amener chez lui une chèvre, ce genre de chèvre bruyante, sale et nauséabonde. Sans tarder, le fermier revint chez son rabbi en se plaignant à nouveau: “Tout va de mal en pis”. Le rabbi lui conseilla alors de renvoyer la chèvre. Très peu de temps après, notre paysan rendit à nouveau visite à son rabbi, mais cette fois pour le remercier: quelle maison magnifique était la sienne à présent!

L’approche du Rabbi de Loubavitch était à la fois similaire et cependant très différente. Lorsque les gens se plaignaient de leur dur labeur, il leur donnait encore plus de travail. Et s’ils venaient à se lamenter de ce surcroît, il leur ajoutait encore d’autres besognes! Non seulement leur demandait-il d’amener une chèvre à la maison, mais il leur envoyait en plus des chameaux à y faire pénétrer! Telle était là sa manière de travailler, et lorsque quelqu’un affichait son incapacité à affronter la charge de travail ou les difficultés rencontrées, le Rabbi suggérait invariablement d’accumuler encore d’autres tâches.

De toute évidence, une telle approche défie les lois de la nature. Tout espace est restreint par sa taille et chacun de nous se trouve confiné au sein des limites de notre propre condition humaine. Que faisait donc le Rabbi? Comment pouvait-il à ce point surcharger les gens?

Qu’on me permette d’apporter une réponse puisée dans le domaine de la physique. En physique, lorsqu’on applique une pression grandissante sur un objet, à partir d’un certain niveau, ce dernier devient incapable de résister à une telle pression. Et lorsqu’on continue à appliquer dix ou cent fois cette même pression, un phénomène se produit: les molécules croulent ou s’effondrent et la nature même de l’objet se métamorphose. En astronomie, il existe un autre phénomène, celui des “naines blanches”. Il s’agit là de petites étoiles, de la taille de notre globe terrestre, parfois même encore plus petites. La masse qu’elles contiennent correspond néanmoins à plusieurs fois celle du soleil. Chaque centimètre cube pèse plusieurs tonnes. Pour quelle raison? Parce que la matière s’est effondrée pour se transformer en une entité différente, alors que les lois elles-mêmes qui la régissent ont changé.

D’une certaine façon, c’est ce que le Rabbi voulait accomplir: changer la nature même de la matière humaine, du comportement de l’homme et de sa manière d’opérer. Chacune de ses rencontres avec les gens était une occasion d’essayer de transformer la nature de ses interlocuteurs en quelque chose de tout à fait différent. Comme s’ils devaient cesser d’être des êtres humains pour se métamorphoser en quelque chose de tout autre.

La première personne sur laquelle le Rabbi tenta une telle expérience fut… lui-même. On en trouve trace dans des lettres qu’il écrivit en 1950 aux ‘hassidim qui le poussaient à devenir leur nouveau Rabbi . Des lettres tout à fait inhabituelles pour le Rabbi, emplies d’émotions: “Comment puis-je accepter un tel fardeau? Je ne le mérite pas. Je ne le veux point. Cela n’est pas moi.” Il devait aussi écrire: «Je ne peux ni ne veux» accepter un tel poste. À certains, il dit : “ces ‘hassidim arrachent la chair de mes os lorsqu’ils me demandent d’être le Rabbi”. Si on lui avait posé la question d’”être ou ne pas être”, sa réponse aurait été celle de Beth Chammaï: “Ne pas être”. Mais il finit par le faire. Il entreprit de devenir quelque chose qu’il avait insisté ne pas être, en d’autres termes, de dépasser les dimensions d’un être humain. Ce qui nous ramène à la question du Talmud évoquée auparavant. Après deux ans et demi d’intenses débats, tous les Sages, sans exception, les optimistes comme les pessimistes, furent dans l’obligation d’admettre que l’être humain constituait une expérience ratée. Leur seule concession fut d’admettre: “Une fois que l’homme est né, qu’il fasse de son mieux!”. Mais il est une autre manière de répondre à la question, «être ou ne pas être». En dehors de “oui” ou par “non”, il existe une troisième réponse. Une troisième réponse que le Rabbi tenta de mettre en place. Au lieu de s’occuper du problème de savoir si l’homme mérite ou non d’exister dans cet univers, il proposa d’inventer un nouvel être humain, au travers d’une nouvelle catégorie d’existence qui permettrait de répondre positivement à la question.

Au fil des ans, le Rabbi devait intensifier son message à propos du Machia’h. À chacune de ses interventions, il revenait sur ce thème. En vérité, son tout premier discours en tant que Rabbi démontre que là devait porter son intérêt. Il exprima la même notion des milliers de fois, en répétant chaque fois la même idée: le Machia’h est sur le point d’arriver.

Or la venue de Machia’h n’a rien à voir avec un événement mineur qui surviendrait de temps à autre. Il s’agit en fait de la fin réelle de l’Histoire, alors que, non seulement les choses se seront améliorées mais que, tout simplement, elles occuperont leur véritable place. Tout ce que nous avons pu essayer au fil des générations trouvera son accomplissement. La venue du Machia’h se confond avec la résolution de tous les problèmes, avec le temps où le verbe échouer disparaîtra du vocabulaire humain : la fin des temps, ou, selon la terminologie biblique, la “fin des jours” . Une fin des hauts et des bas de l’histoire de l’humanité alors que quelque chose d’entièrement nouveau et différent sera créé. Faire venir le Machia’h est cependant bien plus difficile que de créer l’Etat d’Israël ou les États-Unis d’Amérique. Cela revient à mener un changement totalement irréversible dans le monde. Face aux mouvements erratiques de l’existence, où chaque ascension se trouve suivie d’une chute, le Rabbi préférait viser plus haut en demandant aux gens d’accomplir ce qui dépassait leur possibilité. Bé’hol méodé’ha, c’est là l’expression qu’utilise la ‘Hassidout pour désigner une telle attitude. Ce Bé’hol méodé’ha figure en fait dans le premier paragraphe du Chéma Israël et se traduit d’habitude par “tout ton pouvoir”. Il faudrait en vérité traduire par “tout ton surplus”. En d’autres termes, donner sa vie et tout ce que l’on possède, et puis ensuite, donner encore plus. Quel peut bien être ce surplus? Tout ce que nous ne pouvons pas faire.

Telle était donc là l’approche du Rabbi: imposer tant de travail sur une personne au point qu’elle se transforme en quelque chose d’autre. Le Rabbi n’était pas intéressé à créer une foison de professionnels de l' »outreach », à la recherche des juifs éloignés. Ce qu’il désirait, c’était littéralement changer les gens, jusqu’à leur propre essence. Il ne cessait d’ajouter de nouvelles exigences, sans jamais montrer satisfaction, car le but final – parvenir à ce nouveau degré d’existence, celuilà même où la matière, la structure de l’existence devaient s’effondrer pour laisser la place à la construction d’un nouveau cadre de la réalité – n’était pas encore atteint. Une nouvelle réalité qui serait plus compacte, moins creuse, meilleure. Il ne s’agissait pas de changer simplement quelques personnes çà et là. Cette nouvelle réalité émergerait à partir de ce que chacun d’entre nous, sans exception, devait accomplir. Pendant ces dernières années, lorsque le Rabbi criait que nous devions amener le “Machia’h maintenant”, il ne faisait que pousser de plus en plus fort, sans arrêt.

C’est que le Rabbi parlait de ce que nous ne pouvons pas faire, de ce qui dépasse nos capacités, de ce que nous ne pouvons pas opérer en l’espace d’une vie. Selon les dires de nos Sages, la venue du Machia’h correspond à notre entrée dans le monde de toutes les impossibilités, alors que nous serons en mesure d’accomplir non seulement ce que nous pouvons mais aussi ce que nous ne pouvons pas… Le Rabbi voulait ainsi faire bien plus qu’atteindre quelque révolution. Son but était de parvenir à un changement irréversible de la nature humaine, à une modification du cours de l’histoire humaine dont il voulait qu’elle devienne complètement différente.

Le Rabbi comprenait les gens, il les saisissait si bien parce que beaucoup d’entre eux se révélaient à lui en faisant bien plus que se dénuder en sa présence. Les gens lui racontaient absolument tout, tous leurs échecs et toutes leur faiblesses. Et son message envers nous tous était, invariablement: “Courez! Si vous ne pouvez courir, marchez! Et si vous ne pouvez marcher, rampez! Mais en tout état de cause, avancez, avancez, avancez!”.

Découverte du véritable tombeau de Rabbi Levi Itshak de Berditchev et de ses trois fils

Découverte du véritable tombeau de Rabbi Levi Itshak de Berditchev et de ses trois fils

De récents travaux de fouilles près de l’ohel  de Harav Levi Its’hak de Berdichev, ont conduit à la découverte du véritable lieu de sépulture de Rav Levi Its’hak et de ses trois fils.

 

De récents travaux de fouilles effectués près du Ohel de Rabbi Levi Its’hak de Berditchev, ont révélé la tombe originale de Rabbi Levi Its’hak de Berditchev et de celles de ses trois fils.

Alors que le coronavirus a contraint les voyages internationaux à s’arrêter, le Chalia’h à Berditchev, Rabbi Moshe Thaler a profité de l’occasion pour effectuer des travaux de construction nécessaires dans la zone autour du tombeau et d’autres parties du cimetière juif.

Les travaux comprenaient des plans pour enlever le plancher et installer un système de chauffage souterrain. Le système était nécessaire pour les nombreux visiteurs qui viennent pendant les hivers extrêmement froids de l’Ukraine.

Une fois le sol en béton levé, l’incroyable découverte a été faite.

Tout d’abord, le sommet des murs d’origine a été découvert. Cela a conduit à de nouvelles fouilles autour des murs, révélant quatre tombes. Les tombes d’origine se trouvaient à une certaine distance de ce que l’on croyait être l’emplacement réel du tombeau.

Les quatre tombes sont celles de Rabbi Levi Its’hak et de ses trois fils.

Après le décès de son fils aîné, Meir, à un jeune âge, l’Alter Rebbe a écrit au Rav Levi Its’hak une lettre de consolation (Iggeres Hakodesh 28), où il explique comment le décès d’un Tsaddik expie les péchés des générations.

 

 

BIOGRAPHIE (wikipédia)

Rabbi Levi Itshak (Derbaremdiker) de Berditchev est un maître hassidique du xviiie siècle (1740 – Berditchev 5 octobre 1809).

Disciple de Rabbi Dov Baer de Mezeritch, il est l’un des rabbins les plus populaires de l’histoire du hassidisme et le sujet de nombreux contes et histoires qui font l’éloge de sa ferveur dans la prière et dans la défense des Juifs allant parfois jusqu’à la révolte théologique et lui valant le surnom d’« amant » ou « intercesseur d’Israël ».

Une partie importante de son enseignement est publiée à titre posthume en deux tomes dans le Kedoushat Levi. Il est aussi l’auteur de classiques du répertoire hassidique comme Dou-dou ou A din Toyre mit Gott.

Son père Rabbi Meir est le rabbin de Goussakov, en Galicie.

Sa mère Saisha Deborah est en famille avec le Rav  Shmouel Eliezer HaLevi Aidells (Le MaarSh’a).

Son père s’occupe de son instruction, et l’envoie se perfectionner à Jarosław, où il se fait connaitre comme prodige.

Il épouse Perla, la fille du philanthrope Israël Perezt qui gère les biens du prince qui règne sur la ville.

Il s’installe auprès de son beau-père à Lubartów, surnommée la petite Jérusalem en raison du grand nombre de savants qui y réside.

Il trouve de nombreux partenaires d’étude, notamment le rabbin Yossef Teomim, auteur du Peri Megadim avec qui il étudie la Torah exotérique et ésotérique et ne tarde pas à se faire un nom.

Malgré l’opposition de sa famille et belle-famille, il fait connaissance du Rav Shmouel Shmelke Horowitz rabbin de Ryczywół, ville située à quatre-vingt km de Lubartów, avec qui il étudie.

À la demande du Rav Shmelke, ils voyagent ensemble chez le Maggid de Mezeritch.

Rabbi Levi Itshak devient un partisan convaincu du Maguid et un de ses disciples les plus prééminents.

Pendant qu’il étudie auprès du Maguid son beau-père s’endette et il risque d’être emprisonné.

Quand le Rabbi Lévi Itshak apprend cette nouvelle, il est horrifié. Il quitte le Maguid et fait le tour des villes avoisinante afin de ramasser l’argent nécessaire pour racheter la dette de son beau-père.

Rabbi Levi Itshak est un des rares rabbins hassidiques à être également rabbin en matière de halakha.

Lorsque le Rav Shmouel Shmelke Horowitz est appelé au rabbinat de Nikelsbourg, Rabbi Levi Itshak le remplace de 1761 à 1765.

Sa vie est rendue difficile par les opposants locaux du hassidisme.

Le jeune rabbin estime sa vie en danger et s’échappe de la ville à pied, le jour d’Hoshanna Rabba (le dernier jour de Souccot), avec seulement un Loulav et Etrog à la main.

En 1765 il est nommé rabbin et chef du Collège rabbinique de Pinsk.

La ville de Pinsk est un grand centre rabbinique et le hassidisme y est déjà implanté par le Rav Aaron Le Grand de Karlin.

Jusqu’à l’arrivée de Rabbi Levi Itshak, le hassidisme est enseigné secrètement. Il l’enseigne publiquement. Après le Cherem du Gaon de Vilna, il rencontre une forte opposition de la part des Mitnaggedim et est forcé de démissionner de son poste.

Il est nommé rabbin de Żelechów. L’histoire se répète.

En 1785, Rabbi Levi Itshak arrive à Berditchev. Il y dirigera la communauté jusqu’à sa mort.

À Berditchev, Rabbi Levi Itshak trouve enfin la sérénité. Il y établit sa cour hassidique, et des milliers de disciples viendront, parfois de loin, pour entendre son enseignement.

Berditchev, qui était un grand centre du judaïsme, était aussi influencé par le Mouvement des Lumières, mouvement marqué par une philosophie anti-religieuse.

Malgré les difficultés rencontrées dans cette ville peu accueillante, Rabbi Levi Itshak était déterminé à y rester pour lutter contre le climat anti-religieux, et plaider pour son peuple. À l’époque, ce choix de vivre parmi des juifs a-religieux, voire anti-religieux, était sans précédent.

Rabbi Levi Itshak décède le 25 Tishri 5570 (1809) et il est enterré dans la ville de Berditchev. Du monde entier, des Juifs continuent de se rendre à Berditchev pour prier sur la tombe de l’Amant d’Israël, lui demandant d’intercéder en leur faveur auprès des cieux.

Apprenant la mort de Rabbi Levi Itshak, Rabbi Nahman de Bratslav dit : « Quiconque a des yeux pour voir peut constater que la « lumière de l’univers » s’est éteinte. »

Son livre Kedoushat Levi est un texte classique de la pensée hassidique, lié aux sections hebdomadaires de la Torah. Il inclut un commentaire sur le Traité des Pères (Avot), et une annexe contenant maintes anecdotes qui reflètent sa vie sainte et son rôle de défenseur de la communauté juive.

Dans ses enseignements, il souligne l’élément de la joie dans le hassidisme, le principe de dévotion à Dieu (Devekut), et la nécessité d’accomplir la prière avec dévotion et ferveur.

Il distingue deux sortes de prédicateurs: l’un exhorte, avec de bonnes paroles, et donne des encouragements.. L’autre admoneste par des mots et des menaces.

Dans le Kedoushat Levi, il écrit: « Seul celui qui avertit les gens en douceur, insiste sur l’élévation de leur âme et sur leur honnêteté, est digne de diriger un peuple. »

Il s’est imposé dans la mémoire collective comme celui qui, en toutes circonstances, n’hésite pas à prendre l’Éternel à témoin pour plaider la cause d’Israël.

Il sollicite des bienfaits pour la communauté, ou trouve des arguments souvent inattendus, d’une ferveur vraie et naïve, que le Tribunal Céleste lui-même ne peut qu’agréer.

Un exemple classique: « Maitre de l’Univers, pardonne à Israël ses péchés. Si Tu le fais, c’est bien. Sinon, je vais dire au monde que les Tefillines que Tu portes ne sont pas Cacher. Pourquoi? Le verset du roi David inscrit à l’intérieur de Tes Tefillines dit: Qui est comme ton peuple, Israël, nation unique sur la terre? Donc, si Tu ne pardonnes pas Israël, ce verset est faux, et les Tefillines sont Passoul. »

Se rendant à la synagogue pour célébrer l’office du Chabbat, Rabbi Levi Itshak de Berditchev croise un jeune juif athée qui fume une pipe. Le Rabbi s’arrête et lui demande : « Tu as sans doute oublié que c’est Chabbat aujourd’hui. – Non, répond le jeune homme. – Alors tu ignores sûrement qu’il est interdit de fumer ce jour. – Pas du tout, je connais les lois de la Torah !» dit le jeune avec effronterie. Rabbi Levi Itshak de Berditchev le dévisage un long moment. Et soudain, levant les yeux vers les cieux, il s’écrie : « Maître du monde ! Vois, même les moins pieux de tes fils sont incapables de formuler un seul mensonge! ».

 

 

Netanyahou a exhorté les Israéliens à « changer leur comportement » face au virus

Netanyahou a exhorté les Israéliens à « changer leur comportement » face au virus

Dans un discours prononcé lors d’un événement a l’occasion de la fin des fonctions du chef du ministère de la Santé, le Premier ministre a déclaré que si la situation ne s’améliore pas, des « mesures fermes » seront prises. L’officiel sortant a noté que bien que beaucoup de choses aient été apprises sur COVID-19, « nous ne savons toujours rien. »

 

Ynet

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a averti jeudi que si le public israélien continuait à ignorer les directives sanitaires, le gouvernement devrait prendre des « mesures fermes » pour arrêter la propagation du coronavirus.

Les remarques de Netanyahou ont été exprimées lors d’une cérémonie d’adieu spéciale pour Moshe Bar-Siman-Tov, directeur général sortant du ministère de la Santé, qui a démissionné le mois dernier après avoir été fortement critiqué pour avoir recommandé des restrictions trop sévères pour lutter contre COVID-19. .
« Il n’y a pas d’autre moyen [d’améliorer la situation], les citoyens doivent changer leur comportement. Sinon, nous devrons prendre de nouvelles mesures fermes », a averti Netanyahou.
« Nous avons ralenti la réouverture [de l’économie] et nous travaillons pour que la courbe s’aplatisse », a déclaré le Premier ministre. « Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que l’augmentation [de la contagion] cesse », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre n’a pas exclu de réimposer des fermetures afin de stopper la propagation du virus.

Netanyahou a ensuite salué le dévouement de Bar-Siman-Tov pour son travail malgré les critiques sévères du public et d’autres ministres.
« Vous avez fait face à des vagues de critiques, parfois très cruelles et vicieuses. Vous l’avez fait en silence, avec confiance et avec une grande responsabilité lorsque vous vous êtes adressé à la population. »

Le chef de la santé sortant a pour sa part déclaré que jusqu’en février de cette année, il pensait que le travail accompli pendant la saison annuelle de la grippe en Israël avait été le plus complexe.
« Puis est venu le coronavirus », a-t-il expliqué. « La campagne [contre le virus] n’est pas terminée et devient encore plus compliquée. L’arrivée d’une deuxième vague n’est pas certaine, cela dépend des politiques et du leadership », a-t-il ajouté.

Bar-Siman-Tov a déclaré que bien que beaucoup de choses aient été apprises sur le virus, « nous ne savons toujours rien ».

 

 

Israël aurait traité des cas graves du Covid-19 avec la dexaméthasone, un stéroïde générique

Israël aurait traité des cas graves du Covid-19 avec la dexaméthasone, un stéroïde générique

Le spécialiste des maladies infectieuses de Tel Aviv affirme que la a aidé à empêcher les patients d’être mis sous ventilateur; les résultats des essais montrent que le médicament utilisé depuis des décennies pour réduire l’inflammation a réduit les taux de mortalité d’environ un tiers parmi les plus gravement malades

 

Ynetnews

Un stéroïde bon marché qui peut aider à sauver la vie de patients atteints de COVID-19 sévère est maintenant utilisé dans les hôpitaux israéliens.

Les résultats des essais annoncés mardi par des chercheurs britanniques ont montré que la dexaméthasone, un médicament générique utilisé depuis les années 1960 pour réduire l’inflammation dans des maladies telles que l’arthrite, a réduit les taux de mortalité d’environ un tiers parmi les patients atteints de coronavirus les plus gravement malades admis à l’hôpital.

Cela en fait le premier médicament qui a permis de sauver des vies dans la lutte contre la maladie. Les pays se précipitent pour s’assurer qu’ils en ont suffisamment sous la main, bien que les responsables médicaux disent qu’il n’y a pas de pénurie.

Israël, qui ne faisait pas partie de l’essai clinique, a distribué le médicament à des dizaines de patients atteints de coronavirus dans un état grave au centre médical Sheba à Ramat Gan, au centre médical Hadassah à Jérusalem et à l’hôpital Ichilov à Tel Aviv.

Le professeur Ronen Ben-Ami, spécialiste de la médecine interne et des maladies infectieuses et directeur de l’unité des maladies infectieuses d’Ichilov, a déclaré que le médicament avait obtenu des résultats positifs en Israël, certains patients n’ayant pas atteint le stade de la nécessité d’un ventilateur.
« Il existe une approche qui dit que les patients doivent être traités avec des médicaments qui réduisent la réponse inflammatoire du corps [lorsque les tissus du corps gonflent en réponse à un agent externe] à la maladie », a-t-il déclaré.
« La maladie est celle qui provoque une réaction inflammatoire. Les stéroïdes sont des médicaments qui peuvent supprimer la réponse immunitaire », a-t-il déclaré.

L’Organisation mondiale de la santé a déclaré mercredi que le médicament devrait être réservé aux cas graves pour lesquels il a été démontré qu’il offrait des avantages.

Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré que la recherche fournissait enfin des « pousses vertes d’espoir » dans le traitement du virus, qui a tué plus de 400 000 personnes dans le monde et infecté plus de 8 millions de personnes.

Certains médecins ont été prudents, citant des effets secondaires possibles et demandant à voir plus de données.

Un patient danois a reçu de la dexaméthasone mercredi, a rapporté l’agence de presse locale Ritzau. Le médecin qui a prescrit le médicament a déclaré que la profession médicale connaissait bien ses effets secondaires.

Le chef du programme d’urgence de l’OMS, Mike Ryan, a déclaré que le médicament ne devrait être utilisé que dans les cas graves où il a été démontré qu’il pouvait aider.
« Il est extrêmement important dans ce cas, que le médicament soit réservé à une utilisation chez des patients gravement malades et critiques », a-t-il déclaré lors d’un briefing.

La Grande-Bretagne a augmenté la quantité de dexaméthasone en stock et sur commande à 240 000 doses, a déclaré le secrétaire à la Santé, Matt Hancock.

La méthylprednisolone, un stéroïde similaire à la dexaméthasone mais moins puissant, est utilisée en Suède depuis mars, a déclaré un médecin basé à Stockholm aux médias.

Le stéroïde a été introduit dans la pratique standard après avoir prouvé son efficacité sur un patient atteint de coronavirus qui ne montrait aucun signe de guérison avec d’autres traitements, a déclaré Lars Falk, du New Karolinska Hospital, au suédois Dagens Nyheter.

Les résultats de l’étude sur la dexaméthasone sont préliminaires, mais les chercheurs à l’origine de l’essai ont déclaré que le médicament devrait devenir un traitement standard chez les patients gravement atteints.

Pour les patients sous respirateurs, le traitement s’est révélé réduire la mortalité d’environ un tiers, et pour les patients nécessitant uniquement de l’oxygène, les décès ont été réduits d’environ un cinquième, selon les résultats préliminaires partagés avec l’OMS.
« Il s’agit du premier traitement à réduire la mortalité chez les patients atteints de COVID-19 nécessitant de l’oxygène ou un ventilateur », a déclaré Tedros mardi dans un communiqué.
« L’OMS coordonnera une méta-analyse pour améliorer notre compréhension globale de cette intervention. Les orientations cliniques de l’OMS seront mises à jour pour refléter comment et quand le médicament doit être utilisé dans COVID-19 », a ajouté l’agence.

Le haut responsable de la santé de la Corée du Sud a exprimé sa prudence à propos de la dexaméthasone et l’Union européenne et la Suisse ont toutes deux déclaré qu’elles attendaient plus d’informations.

Un expert italien a déclaré que la dexaméthasone n’était pas une solution miracle.
« L’étude a montré une réduction marginale des décès », a déclaré Lorenzo Dagna, responsable de l’immunologie à l’Institut scientifique IRCCS San Raffaele de Milan. « Nous sommes à des années-lumière de pouvoir dire que nous avons trouvé le remède contre COVID. » Du côté positif, a-t-il ajouté, le médicament est bon marché et abondant.

Comme le nouveau coronavirus a fait des ravages dans les économies mondiales, certains pays ont agi rapidement pour n’autoriser l’utilisation d’urgence de médicaments que pour revenir en arrière ultérieurement.

La Food and Drug Administration des États-Unis, par exemple, a retiré l’autorisation d’urgence pour l’hydroxychloroquine, un médicament contre le paludisme vanté par le président américain Donald Trump et d’autres contre COVID-19, après que des études ont montré que cela n’aidait pas.

L’OMS a déclaré mercredi que les tests d’hydroxychloroquine dans son vaste essai multi-pays de traitements pour les patients COVID-19 avaient été interrompus après que la recherche n’ait montré aucun avantage.

A 91 ans, ses mains sont toujours bénies par le Rabbi !

A 91 ans, ses mains sont toujours bénies par le Rabbi !

Un voyageur âgé se présenta un jour à l’aéroport Ben Gurion en Israël, au stand tenu par Loubavitch. Il se dirigea en souriant à l’accueil et on lui proposa une tasse de café en attendant son avion. Il accepta mais à la condition que cette tasse soit pleine à ras bord.

Etonnés, les ‘Hassidim ne posèrent pas de question et lui servirent une tasse pleine au point que le moindre mouvement la ferait se renverser. Et à leur grande stupéfaction, l’homme – pourtant âgé – souleva la tasse sans en renverser une goutte et but son café.

L’homme souria fièrement et expliqua : «J’ai fait cela pour vous prouver combien vous avez un grand Rabbi !»

«Voyez-vous, il y a très longtemps, j’étais le rabbin d’une grande synagogue de New York. Il y avait un Minyane tous les jours pour la prière, des cours et beaucoup d’activités. Et notre bâtiment abritait également un Mikvé (bain rituel) pour femmes.

Mais à cette époque, de nombreux fidèles quittèrent New York pour s’établir dans des banlieues plus sûres et plus huppées et les fidèles plus âgés disparurent. Bref, le comité de la synagogue me fit comprendre qu’il ne servait à rien d’entretenir un si grand bâtiment juste pour quelques personnes.

Je m’opposais à cette décision, suivant en cela la recommandation de Maïmonide: «On ne vend pas une synagogue sauf si c’est pour en construire une autre plus grande». «De fait, quelques personnes continuaient à fréquenter aussi bien l’oratoire que les classes de cours. De plus le Mikvé accueillait tous les soirs des dames de tous les quartiers de New York.

Un jour, la dame responsable du Mikvé me raconta que pratiquement chaque soir, le Rabbi de Loubavitch lui téléphonait, lui demandait comment elle se sentait et l’encourageait à continuer son travail avec dévouement.

Ceci dura plusieurs mois jusqu’à un soir: j’étais en train de donner mon cours quotidien de Guemara, la dame responsable du Mikvé entra en trombe dans la pièce et, presque hystérique, annonça que quelqu’un avait placé un gros cadenas sur la porte du Mikvé !

Je compris que c’était sans doute le seul moyen qu’avait trouvé le comité pour décourager les femmes de venir. J’ignore ce qui m’a pris mais je me suis précipité vers ma voiture, j’y trouvai les outils nécessaires et me rendis devant le Mikvé. Au bout d’une heure d’efforts surhumains, je parvins à faire sauter le verrou : les femmes qui m’avaient observé de loin purent alors pénétrer dans le bâtiment.

Le lendemain, la responsable du Mikvé me raconta que le Rabbi l’avait appelée la nuit précédente – comme à son habitude – et elle lui avait expliqué ce que j’avais été obligé de faire. Le Rabbi remarqua: «Bénies soient les mains qui ont brisé ce verrou!» Et c’est cela que je voulais vous montrer, conclut l’homme. J’ai maintenant plus de 91 ans et mes mains ne tremblent pas grâce à cette bénédiction!»

Rav Tuvia Bolton / Le’haïm
www.ohrtmimim.org/torah
La Sidra de la semaine, traduit par Feiga Lubecki