Farbrenguen du 10 Kislev avec le Rav Haï Barkatz
Les synagogues seront autorisées à rouvrir, avec des restrictions imposées à leur fonctionnement, notamment une limite de 30 personnes par quorum de prière.
Cet arrangement a été pris en coopération avec le Grand Rabbin de France, le Rabbin Haim Korsia, et Yoel Margi, vice-président de la Conférence des Rabbins européens et président du Consistoire de France.
La semaine dernière, le président français Emmanuel Macron a annoncé qu’à la lumière de la baisse du taux d’infection par le coronavirus, le gouvernement allait planifier une stratégie de sortie en trois étapes, qui se terminera le 15 décembre.
L’assistant du rabbin Korisa, le rabbin Moshe Levin, a déclaré que « le geste des autorités françaises d’ouvrir les synagogues le jour du Chabbat s’inscrit dans le contexte des plans de réouverture de toutes les églises dimanche prochain en prévision des prochaines fêtes chrétiennes ».
« Cela expliquerait pourquoi ils veulent ouvrir les synagogues uniquement à partir du samedi matin, plutôt que le vendredi soir à la veille du Chabbat ».
Dans le cadre de l’accord conclu pour la réouverture des synagogues, les règles suivantes ont été adoptées :
Pour l’élévation de l’âme de ‘Hananiah ben Yaacov
Le plus haut niveau de l’âme juive est l’Essence de l’âme, laquelle est ‘enracinée dans l’Essence divine’.
L’Essence de l’âme est si proche du divin qu’elle le ressent. Ce plaisir qu’elle ressent anime son désir, sa volonté, de rejoindre sa source divine, de se lier à D.ieu d’un lien jamais interrompu, et dont aucune raison n’est la cause.
La volonté de l’âme de s’attacher à D.ieu transcende tous les autres désirs. Elle est la volonté de toutes les volontés. Toutes les autres volontés d’un juif ne sont rien en comparaison à cette volonté, exactement de la même façon que les rayons du soleil ne sont rien en comparaison au soleil.
Dans le ‘Kountrass ha Hitpaalouth’, l’Admour Haemtsaeï l’explique au moyen de l’exemple d’un juif à qui l’on attente à sa vie. Si l’on tente d’arracher la vie du corps d’un juif, que D.ieu nous en préserve, on touche à l’essence même de son âme. Tout le point de la volonté de l’essence de son âme s’anime alors, car ce juif est alors touché au plus profond de lui-même.
Toutes ses autres volontés ne sont rien en comparaison à ce point, qui relie son âme à son corps, et dans lequel s’habille sa volonté de vivre, de rester attaché au D.ieu vivant.
Ce qui vient d’être dit concerne un homme à qui l’on essaie d’ôter la vie sans que cela ait un rapport avec le fait qu’il soit juif. A l’évidence cela est aussi vrai quand on menace de le tuer s’il ne renonce pas à sa judaïcité.
L’Admour Haemtsaeï explique en effet, que pour sanctifier le Nom de D.ieu et pour sauver la vie de son âme divine, laquelle est unie et liée à D.ieu, chaque juif est capable de se séparer de sa vie physique car il ne peut absolument pas commettre un péché qui couperait son âme de D.ieu.
On raconte par exemple au sujet de Rabbi Yossef Itz’hak, le Rabbi précédent, qu’il ne ressentit pas la moindre peur quand au cours de son incarcération, un officier russe le menaça de son révolver. Le Rabbi nullement impressionné par l’arme répondit à l’officier :
‘Ceux qui ont peur de ce joujou sont ceux qui ont plusieurs dieux et ne vivent que dans un seul monde, mais nous-même, juifs, n’avons qu’Un seul D.ieu et vivons dans deux mondes : ce monde et le monde à venir ! ‘
L’Admour Haemtsaeï rapporte aussi l’exemple du Baal-Téchouva. Celui-ci ne ressent que du dégoût pour la vie quand celle-ci n’est que matérielle et totalement dénuée de spiritualité et de divin. Tout le point de la volonté de l’essence de son âme, de s’attacher au D.ieu vivant, est alors en éveil, à l’exemple de celui qui pour sanctifier le Nom de D.ieu, et pour sauver la vie de son âme désire se séparer de sa vie physique.
L’Admour Haemtsaeï nous enseigne à ce sujet que ‘Seulement l’âme de celui qui possède une grande force ne se sépare pas de son corps’. Cette force vient de la volonté de cet homme de se soumettre à la Volonté du Saint béni soit-Il, d’avoir une demeure ici-bas. Le corps de ce juif doit être une demeure pour l’Essence de D.ieu, et dans ce cas l’âme doit impérativement rester dans le corps.
Ce qui vient d’être dit convient parfaitement avec la Paracha ‘Vayetsé’. Yaakov quitta la maison de son père Itz’hak, qui est un Tsaddik, et parvint à ‘Haran, dans la maison de Lavan, qui est un racha (‘méchant’). C’est d’une véritable descente dont il est question ici. Une chute à partir d’un endroit extrêmement élevé, car la maison d’Itz’hak est remplie de la lumière divine, vers un endroit des plus obscurs, puisque la maison de Lavan est celle d’un racha.
D’après l’enseignement de la Hassidout, la descente de Yaakov est comparable à la descente de l’âme divine dans le corps.
En effet, l’âme divine (Yaakov) descend dans le corps (la maison de Lavan) afin d’effectuer une mission dans ce monde. Nous pouvons comprendre la nostalgie de l’âme lorsqu’elle se trouve dans le corps et dans ce monde physique. Confrontée alors à la grossièreté et aux vils plaisirs du mauvais penchant contre qui elle doit lutter.
Un juif doit sans cesse lutter pour purifier le côté gauche de son cœur dans lequel réside l’âme animale. Il doit combattre ainsi face à la dualité de ses deux penchants. Son âme divine regarde sans cesse vers le haut, vers sa source divine qui ne désire que D.ieu. Son âme animale, quant à elle, regarde incessamment vers le bas, comme l’animal qui regarde le sol, afin d’assouvir des plaisirs matériels.
Dès-lors, il n’y a rien d’étonnant que l’âme divine désire au fond d’elle-même retourner vers sa source. Comme le fils d’un roi qui a quitté depuis longtemps le palais de son père et qui désire du plus profond de son cœur de regagner son palais et de revoir le visage du roi, son père.
Nous pouvons alors comprendre la raison pour laquelle l’Admour Haemtsaeï déclare que ‘Seulement l’âme de celui qui possède une grande force ne se sépare pas de son corps’. ‘La grande force’ de ce juif est qu’il parvient à sacrifier ses désirs personnels, voire même son désir le plus fort, de regagner le palais de son père, afin de réaliser le désir de son Père qui est dans le ciel. Le désir d’Hachem d’avoir une demeure ici-bas dans ce monde.
Pour réaliser ce désir, un juif doit ‘retenir’ son âme divine, l’empêcher ‘d’aller vers le haut’. L’âme divine malgré son désir de retourner à sa source, doit impérativement rester dans le corps, car c’est précisément dans ce corps et dans ce monde physique qu’elle doit faire une demeure pour D.ieu. A l’exemple de notre père Yaakov dont la grande force s’exprime par le fait qu’il eût 12 fils, tous Tsaddikim, dans l’endroit le plus obscur de la terre.
Cette grande force anime les Maitres de la Hassidouth. Les ‘Hassidim de l’Admour Haemtsaeï disaient à son sujet que si l’on ouvrait ses veines on y trouverait, non pas du sang, mais des paroles de ‘Hassidout.
La profondeur de la Torah coule dans ses veines, la volonté du ‘Hassid se fond dans La Volonté de D.ieu. L’esprit divin fusionne avec la matière comme la flamme du feu s’unit à la mèche d’une bougie et illumine l’obscurité du jour.
Dans le Dvar Mal’hout, le Rabbi insiste sur le fait que pendant cette période de l’exil juste avant le dévoilement du Machia’h nous devons simplement ‘ouvrir les yeux’. Chacun peut comprendre avec sa propre sensibilité ce que signifie ouvrir les yeux, cependant il est important de savoir l’explication que le Rabbi a lui-même donné : ‘Ouvrir les yeux c’est étudier la Hassidout’.
Par ailleurs, le Rabbi ajoute que l’étude des écrits de l’Admour Haemtsaeï a un caractère central et fondamental dans l’Etude des enseignements de la ‘Hassidout ‘Habad. Que notre Volonté s’accorde donc à la Volonté du Rabbi, afin de provoquer le dévoilement du Machia’h dès maintenant, en un clignement d’œil, avec l’aide d’Hachem.
Le nouveau tsar israélien du coronavirus, le professeur Nachman Ash, a déclaré jeudi que le pays devrait se préparer à faire face à la pandémie pendant au moins une autre année, avertissant qu’un « troisième confinement est certainement à l’ordre du jour ».
M. Ash s’exprimait lors de son premier briefing sur le virus depuis qu’il a remplacé le professeur Ronni Gamzu à la tête du groupe de travail national chargé de gérer l’épidémie, car Israël a constaté une augmentation du nombre de nouveaux diagnostics ces derniers jours.
נחמן אש
Israël a vu jeudi plus de 1 000 nouveaux cas de COVID-19 en 24 heures, pour la première fois depuis la fin du deuxième confinement le mois dernier, bien que le taux de positivité des tests soit resté inférieur à 2%.
« Moi et tous les responsables de la lutte contre les coronavirus voyons les prix élevés que vous payez et la manière responsable dont vous vous comportez », a déclaré M. Ash aux Israéliens. « Vous faites de grands sacrifices et vous travaillez à nos côtés pour la santé de la nation », a déclaré M. Ash.
« Malheureusement, il y a aussi des gens irresponsables qui représentent un danger pour nous tous, ceux qui ne portent pas de masque, qui organisent des rassemblements de masse. La majorité de la nation est consciente, [mais] la minorité qui minimise [le virus] … nous met tous sérieusement en danger ».
Sur la course à l’acquisition d’un vaccin contre le coronavirus, Ash a déclaré : « Nous nous préparons vigoureusement à mener une campagne nationale de vaccination au profit de tous les citoyens israéliens. À la fin de la campagne de vaccination, j’espère que nous pourrons déclarer que le peuple d’Israël a vaincu le coronavirus, mais cela prendra plus de temps. Certains pensent que le virus est déjà derrière nous, mais je vois les choses différemment. Ce ne sera pas facile, ce ne sera pas rapide ».
« Mon hypothèse de travail… est que le coronavirus sera là dans l’année qui vient. Une vaccination efficace de la population aura lieu au mieux en 2021 et au pire vers la fin de l’année prochaine. C’est pourquoi nous devons, en tant que pays et en tant que citoyens, nous préparer à vivre au moins une année de routine avec le coronavirus ».
Plus tôt dans la journée de jeudi, un membre du comité d’experts conseillant le gouvernement sur la meilleure façon de lutter contre le coronavirus a averti que l’augmentation des nouvelles infections était une source de préoccupation.
Le professeur Galia Rahav, qui dirige l’unité des maladies infectieuses du centre médical de Sheba, le plus grand hôpital d’Israël, a déclaré qu’Israël pourrait agir trop rapidement en sortant de sa deuxième fermeture nationale.
« Je crois que nous devons tempérer nos réouvertures afin de ne pas répéter les erreurs commises après le premier bouclage qui a entraîné une augmentation des cas de COVID-19 », a déclaré le professeur Rahav.
« Nous constatons une augmentation des cas dans le secteur arabe », a ajouté M. Rahav. « Il y a de grands rassemblements dans les mariages qui ont lieu dans cette communauté. De nombreux Arabes israéliens ont également commencé à voyager à l’étranger, principalement en Turquie, où ils ont été infectés par le virus.
M. Rahav a déclaré que le gouvernement devrait résister aux appels à la réouverture des gymnases, après que des études menées dans le monde entier aient montré qu’ils étaient très contagieux, mais il a ajouté que des efforts devraient être faits pour permettre à certaines écoles et commerces d’ouvrir avec des mesures d’atténuation en place.
« Je ne sais pas si les directions des centres commerciaux sont assez méticuleux et si elles respectent toutes les réglementations », a déclaré M. Rahav, en faisant référence à un programme pilote sanctionné par le gouvernement qui permettrait la réouverture de 15 centres commerciaux en plus des sites de test rapide.
« Nous pouvons tester les gens avant qu’ils n’entrent pour voir où nous en sommes en termes de cas », a-t-elle dit.
Le centre médical Sheba envisageait également un programme pilote similaire dans deux lycées – un à Tel-Aviv et un dans le sud.
Cette semaine à l’occasion de Têt et youd Kislev (anniversaire et Hiloula du Admour Haemtsai) la Yeshivat Erev a été accompagnée d’un Farbrenguen
Programme : • Basket Ball • Étude en Havrouta • Arvit • Repas • Farbrenguen
Infos et renseignements: R’Shmoulik Tewel
0769147709










J’ai souvent été surpris de constater, lorsque je croisais des personnages exceptionnels, que plus ils étaient grands, plus ils se sentaient petits. Peut-être qu’en prenant de la hauteur morale, prenons-nous conscience alors des horizons infinis qui sont en perspective ?
Au début de notre Paracha – Vayétsé – la Torah raconte le voyage de Yaakov vers ‘Haran. Il quitta Béer-Chéva et lorsqu’il arriva au Mont Moriah – lieu prédestiné pour la construction du Temple – il décida d’y passer la nuit.
Nos sages nous indiquent que ce fut la première occasion en quatorze ans qu’il se permit de dormir normalement ; car ces dernières années, il séjourna chez Chem et Éver où il consacra ses nuits à étudier la Torah.
Cela peut paraître étonnant : Comment se fait-il que Yaakov, qui s’abstint tant d’années à profiter du sommeil, ne trouva d’autre endroit pour se coucher qu’en ce lieu unique – futur Saint des Saints ?
La réponse à cette interrogation tient dans le fait qu’en ce lieu le plus saint de la terre, là où la Lumière Infinie de D.ieu brille dans Sa plus grande splendeur, toutes les limites et définitions physiques – du Haut et du Bas – n’ont plus aucun sens. Et s’il est vrai qu’en situation normale la stature verticale de l’Homme témoigne des priorités et d’un protocole précis de son rayonnement dans le monde avec la tête – siège de l’intellect – au-dessus du cœur – source des émotions ; et plus bas, les mains et les pieds qui sont le symbole de l’action, il n’en est pas moins vrai que face à l’infini, l’Homme se retrouve en position horizontale et il se couche tant les repères de ses attributs perdent tout leur sens.
C’est cette expérience de Yaakov – dans laquelle le Haut et le Bas fusionnent – qui nous permet aujourd’hui d’investir le matériel de Divin et de préparer ainsi le monde à la venue du Machia’h.
Vivre avec son Temps – Paracha
Pensée Quotidienne inspirée des enseignements du Rabbi de Loubavitch
Proposée par Rav Eliahou DAHAN, Lille