Barouh Dayan Haemet : M. Yves Victor Haim a’h Bellaiche a quitté ce monde le 28 Elloul 5786

Barouh Dayan Haemet : M. Yves Victor Haim a’h Bellaiche a quitté ce monde le 28 Elloul 5786

C’est avec une immense douleur que nous vous annonçons le départ de ce monde de notre cher époux, papa frère et grand-père,

Yves Victor Haim Bellaiche ע״ה

Le départ pour l’aéroport aura lieu à 13h45, devant le
48, boulevard Victor Hugo
92200 Neuilly-sur-Seine.

La Levaya en Israël aura lieu vendredi 11 septembre 2026, veille de Roch Hachana,  à 11h15, au cimetière Vatikim de Netanya.

Son fils, Rav Réouven Bellaiche, Chalia’h francophone dans le quartier de Ir Yamim à Netanya

Kastroma : les murs de la synagogue rendent leurs secrets, un nouveau Sefer Torah s’écrit près du Ohel

Kastroma : les murs de la synagogue rendent leurs secrets, un nouveau Sefer Torah s’écrit près du Ohel

 

Alors qu’une équipe procédait à la rénovation extérieure du centre éducatif juif de Kostroma, en Russie, des ouvriers ont mis au jour des livres saints dissimulés dans les murs depuis l’époque communiste. Cette découverte bouleversante survient au moment même où la communauté entame la rédaction d’un nouveau Sefer Torah, à l’approche du centenaire de la libération du Rabbi Rayats. Entre providence divine, ténacité et renaissance, l’histoire de ce bâtiment centenaire résume tout le chemin parcouru par le judaïsme russe depuis les années sombres jusqu’à son épanouissement d’aujourd’hui.

 

 

 

Le contraste entre les années de persécution communiste et la vitalité de la vie juive d’aujourd’hui s’est manifesté avec force lors des travaux de rénovation du centre éducatif juif de Kostroma.

des livres retrouvés dans le silence des murs

Pendant les travaux extérieurs, les ouvriers ont fait une découverte remarquable : des siddourim et d’autres livres sacrés, cachés à l’intérieur des murs du bâtiment. L’un des volumes avait même été dissimulé sous la couverture d’un livre profane, témoignage silencieux de la peur de cette époque et de tout ce que les juifs devaient inventer pour masquer le moindre lien avec le judaïsme. Le livre fut retrouvé ouvert sur le traité Pirkei Avot, symbole puissant de la fierté et de l’étude juives qui remplissent aujourd’hui ce même bâtiment.

un édifice chargé d’histoire

Cette bâtisse historique fut construite en 1880, puis acquise en 1892 pour y loger le rabbin de la ville de l’époque, Rav Zvi Hirsch Schneiderman. En 1903, la synagogue centrale de la ville fut érigée dans sa cour.

la providence divine à l’œuvre

Dans un lien remarquable avec le passé du bâtiment, la petite-fille de Rav Schneiderman, qui vit à proximité de la mère du Mara D’atra de Kostroma et Chalia’h de Habad, Rav Nissan Rupo, a récemment transmis de façon symbolique les droits spirituels de la propriété aux Chlou’him, qui perpétuent aujourd’hui l’héritage de son grand-père.

vingt-quatre années de persévérance

Récupérer ces bâtiments pour la communauté juive a demandé des années de ténacité. Il y a vingt-quatre ans, lors d’une année embolismique commençant un Chabbat, comme ce sera le cas pour l’année à venir, Rav Rupo est arrivé à Kostroma et a récupéré le bâtiment de la synagogue. La résidence de l’ancien rabbin, en revanche, est restée sous contrôle de l’État.

Après de nombreux efforts, la propriété a été restituée progressivement. Grâce au généreux soutien du philanthrope David Aminov, elle a finalement été accordée gratuitement à la communauté juive pour une durée de quarante ans.

un héritage spirituel qui se poursuit

L’intérieur du bâtiment avait déjà été rénové auparavant, et l’inauguration de son Mikvé et de son jardin d’enfants s’était déroulée en présence du Grand Rabbin de Russie, Rav Berel Lazar.

Ces développements prolongent l’œuvre du célèbre ‘Hassid Rav Michoel Dvorkin, z »l, venu à Kostroma pour y rénover le Mikvé et y fonder un ‘Héder pour les enfants juifs. Son travail avait préparé la ville pour l’arrivée du Rabbi Rayats, exilé à Kostroma après sa libération miraculeuse de la prison de Leningrad.

une nouvelle page s’écrit près du Ohel

Aujourd’hui, tandis que des travaux de rénovation extérieure sont menés pour préserver les murs fragilisés du bâtiment, un autre cercle historique s’achève. La veille du Chabbat Parachat Nitsavim-Vayelekh, dont la lecture de la Torah contient les mots « Et Moché écrivit cette Torah », une cérémonie marquant le début d’un nouveau Sefer Torah s’est tenue près du saint Ohel.

La rédaction a été initiée par le Grand Rabbin Lazar, en présence des invités du Fonds pour la Torah et l’Éducation de Russie, venus à Kostroma pour le traditionnel pèlerinage annuel « Chabbat Slihot auprès du Rabbi ».

un don empreint de mémoire et de providence

Le nouveau Sefer Torah devrait être achevé et accueilli lors de la Fête de la Libération, les Youd-Beit et Youd-Guimel Tamouz 5787 (2027), marquant les cent ans depuis l’annonce faite au Rabbi Rayats de sa libération.

Ce Sefer Torah a été offert par Netanel Berkowitz, président du comité des donateurs de la communauté, à la mémoire de sa mère, Margarita bat Yisrael, z »l.

Les soutiens de ce projet sont liés à la ville par de remarquables signes de la Providence divine. L’un des donateurs est le fils d’un juif circoncis par le Cho’het ‘hassidique Reb Yerachmiel Kugel, chez qui le Rabbi Rayats avait séjourné. Un autre donateur, directeur de banque et Cohen, avait proposé son aide après avoir vu une photographie de la Birkat Cohanim, avant d’être mis en relation avec la communauté grâce à un lien professionnel avec Netanel Berkowitz.

une communauté tournée vers l’avenir

Avec l’ouverture de la nouvelle année scolaire de l’école du dimanche, sous la direction dévouée de la Chlou’ha Mme Rupo, la communauté juive de Kostroma poursuit son élan avec un dynamisme grandissant.

Bientôt restauré dans toute sa splendeur, ce bâtiment historique abritera le nouveau Sefer Torah et résonnera des voix des enfants juifs qui y étudient la Torah — un témoignage éclatant de la force et du renouveau continu de la vie juive à Kostroma.

 































 

Veille de Roch Hachana : Récitation des Tehilim et du Kaddich pour les Chelochim du Rav Its’hak Israël Haïm a’h au cimetière de Kohav Yaacov

Veille de Roch Hachana : Récitation des Tehilim et du Kaddich pour les Chelochim du Rav Its’hak Israël Haïm a’h au cimetière de Kohav Yaacov

Ce vendredi à 10h30 , veille de Roch Hachana, la communauté se réunira pour les Chelochim du Rav Its’hak Israël Haïm, a’h au cimetière de Kohav Yaacov. Figure fondatrice de la communauté Habad de Tel Tsion – Kokhav Yaakov, il laisse derrière lui l’empreinte durable de son engagement envers sa communauté. La cérémonie se tiendra sur l’esplanade du cimetière, suivie de la récitation de Tehilim et du Kaddish pour l’élévation de son âme pure.

 

 

un adieu à la veille de Roch Hachana

Ce vendredi, veille de Roch Hachana, la communauté se rassemblera sur la tombe de son membre cher et bien-aimé, le Rav Its’hak Israël Haïm, à l’occasion de la fin des Chelochim (les trente jours de deuil) et de la pose de sa pierre tombale.

Le Rav Its’hak Israël Haïm comptait parmi les fondateurs de la communauté Loubavitch de Tel Tsion – Kokhav Yaakov. Son dévouement et son engagement ont profondément marqué la vie de la communauté qu’il a contribué à bâtir dès ses débuts.

déroulement de la cérémonie

Le rassemblement aura lieu à 10h30 sur l’esplanade du cimetière. Après l’office de Chaharit et la Hatarat Nedarim (l’annulation des vœux), place sera faite à la récitation des Tehilim et du Kaddish, pour l’élévation de son âme pure.

venez nombreux compléter le Minyan

Toute la communauté est invitée à compléter le Minyan et à se joindre à la prière et au recueillement, pour honorer la mémoire du Rav Its’hak Israël Haïm et accompagner sa famille en cette journée particulière, à la veille de Roch Hachana.

Adresse waze du cimetière : Kokhav Ya’akov Graveyard, V6GX+2X5, Kokhav Ya’akov

 

 

 

Roch Hachana au 770 : pour la première fois, des places réservées sous la tente géante de Tichri

Roch Hachana au 770 : pour la première fois, des places réservées sous la tente géante de Tichri

 

Pour la première fois de son histoire, la grande tente dressée à 770 pour les offices de Tichri proposera cette année un nombre limité de places réservées pour Roch Hachana, Yom Kippour et Souccot. Jusqu’ici, les fidèles devaient s’installer selon le principe du premier arrivé, premier servi, une organisation qui rendait difficile toute absence momentanée pendant la tefila sans risquer de perdre sa place. Cette année, la mise en place de minianim fixes et de sièges désignés doit permettre de mieux accueillir aussi bien les familles de Crown Heights que les milliers d’invités venus passer Tichri au 770.

 

 

 

 

une organisation repensée pour la tefila

Depuis toujours, la tente installée à 770 pour la période de Tichri accueille une foule considérable de mitpalelim, venus du monde entier pour prier auprès du Ohel et vivre les jours saints dans l’atmosphère unique de Crown Heights. Mais cette affluence avait un revers : les places n’étant jamais attribuées à l’avance, quiconque devait s’absenter quelques instants pendant la tefila, ne serait ce que pour s’occuper d’un enfant ou prendre l’air, risquait de revenir pour trouver son siège occupé. Cette contrainte pesait particulièrement sur les familles installées à demeure dans le quartier, qui organisent leur Tichri autour de la tente d’année en année.

Pour répondre à cette difficulté, la décision a été prise d’introduire, pour la première fois, des minianim fixes accompagnés de places nommément désignées. Le dispositif doit garantir à chacun, résident de longue date comme visiteur de passage, une place stable pour l’ensemble des offices de Roch Hachana, de Yom Kippour et de Souccot.

une équipe dédiée pour encadrer les offices

La mise en œuvre de cette nouveauté s’appuie sur une équipe de baalei tefila spécialement engagée pour la saison, placée sous la direction du Rav Chaim Levilov. Cette équipe aura la charge de conduire les offices au sein des différents minianim constitués sous la tente.

La coordination d’ensemble reviendra au gabbaï attitré de la tente, le Rav Zalman Simon, qui supervisera le déroulement des minianim tout au long de Tichri, veillant à la bonne organisation des places et au bon ordre des offices pour l’ensemble de la période des fêtes.

 

Torah, aventure et de fraternité pour 120 adolescents de la Yechivat Kayits Tseirei Ha’hlou’him de Tsfat

Torah, aventure et de fraternité pour 120 adolescents de la Yechivat Kayits Tseirei Ha’hlou’him de Tsfat

Cent vingt bahourim ont vécu, cet été, six semaines intenses à Tsfat entre étude, découverte d’Erets Israël et solidarité avec les habitants du sud et les soldats de Tsahal. Entre programmes pédagogiques originaux, voyages à travers le pays et moments de fraternité, la Yechivat Kayits Tseirei Ha’hlou’him (YKTH) a offert à ses participants un été à la fois studieux et mémorable. Retour sur un programme qui a su conjuguer rigueur talmudique et esprit d’aventure.

 

 

 

 

La Yechivat Kayits Tseirei Ha’hlou’him (YKTH) vient d’achever un nouvel été inoubliable à Tsfat, rassemblant cent vingt bahourim autour de six semaines d’étude, de ‘hassidisme, d’amitié et d’expériences marquantes.

Dirigé par les Rabbanim ‘Haïm et Zalman Kaplan et coordonné par le Rav Eli Rosenfeld, le programme a proposé un emploi du temps d’étude solide, associé à des excursions, des loisirs et des activités spéciales, laissant à chaque participant une empreinte durable.

une pédagogie créative et vivante

L’une des marques de fabrique de la YKTH est son approche originale de l’étude. Outre les Sedarim habituels de ‘Hassidout et de Guemara, les bahourim ont suivi Aliba D’Hilkheta, un programme conçu par le JLI spécialement pour la YKTH. Chaque semaine s’ouvrait sur une vidéo présentant une situation concrète et actuelle. Les bahourim approfondissaient ensuite la Guemara et la Hala’ha correspondantes, saisissant mieux la manière dont la Torah éclaire chaque domaine de la vie.

Cette expérience d’étude a été enrichie par plusieurs programmes originaux. Laore’h Oulirokhba a fait découvrir aux bahourim l’histoire et la portée de villes d’Erets Israël, dont beaucoup ont ensuite été visitées. Grâce au programme d’options, chaque bahour a pu choisir des domaines d’étude qui l’intéressaient personnellement. Le Seder Erev a lui aussi bénéficié d’un roulement d’intervenants et d’activités interactives, gardant les soirées d’étude toujours renouvelées.

des initiatives qui récompensent l’effort

Mivtsa Essentials a été l’une des initiatives les plus réussies de l’été. Ce programme encourageait chaque bahour à prendre des Hachlatot personnelles dans les Darkhei Ha’hassidout et à œuvrer avec constance pour les tenir. Ceux qui s’y sont particulièrement distingués ont eu accès à des événements exclusifs, à des articles en édition limitée et à des récompenses supplémentaires.

Le Maamar pour la Mivtsa Chemouel a été organisé à la mémoire de Chemouel a »h ben R’ Ossher Karnowsky, ancien participant très apprécié de la YKTH. Chaque Chabbat, de nombreux bahourim se sont engagés à mémoriser un Maamar du Rabbi. En récompense de leurs efforts, ils ont profité d’une balade à cheval à travers les magnifiques forêts entourant Tsfat.

Autre initiative très suivie, Mitsva Torah invitait les bahourim à consacrer leur temps libre à l’étude de deux Perakim supplémentaires de Guemara. Ceux qui relevaient le défi étaient récompensés par une exaltante séance de parapente depuis les falaises de Netanya.

à la découverte d’Erets Israël

En dehors du Zal, les bahourim ont profité d’un programme complet de sorties et d’activités à travers Erets Israël. Ils ont arpenté les ruelles anciennes de la vieille ville de Yerouchalayim, roulé en quad, traversé les tunnels d’eau de ‘Hizkiyahou, gravi les falaises du mont Arbel et découvert le littoral d’Eilat. Chaque excursion associait l’aventure à la découverte de l’histoire, de la sainteté et de la beauté d’Erets Israël.

une mission de solidarité marquante

L’été a également été marqué par une puissante mission de solidarité envers les victimes du massacre de Sim’hat Torah et les soldats défendant Erets Israël. Les bahourim se sont rendus à Sdérot, à Réïm et dans d’autres localités touchées, où ils ont pu constater de leurs propres yeux la force et la résilience de leurs habitants. Ils ont également organisé un barbecue chaleureux pour des soldats près de la frontière libanaise, leur apportant encouragement, reconnaissance et une Sim’ha bien ‘hassidique.

un grand voyage en apothéose

Le programme s’est conclu par un grand voyage de quatre jours, riche en émotions. L’un de ses temps forts a été un Chabbat inspirant à ‘Hevron, où les bahourim ont marché sur les traces des Avot et ressenti la Kedoucha particulière de la ville. Le voyage s’est poursuivi à Eilat, où la plongée sous-marine en mer Rouge a compté parmi les nombreuses expériences inoubliables.

une équipe dévouée

La réussite de cet été doit beaucoup à une équipe engagée, menée par Mendy Hirsch, Lévi Spalter, Arik Deren et Yossi Zaltzman. Leur dévouement, leur énergie et leur investissement personnel ont permis à chaque bahour de vivre une expérience aussi extraordinaire que porteuse de sens.

En retournant dans leurs Yechivot respectives, les bahourim emportent bien plus que de beaux souvenirs. Ils reviennent avec une énergie renouvelée, des amitiés renforcées, un enthousiasme accru pour l’étude, et l’inspiration puisée dans un été de Torah, de ‘hassidisme et d’aventures inoubliables.

 

 

Le paradoxe loubavitch : comment quelques dizaines de milliers de fidèles ont bâti un empire spirituel planétaire

Le paradoxe loubavitch : comment quelques dizaines de milliers de fidèles ont bâti un empire spirituel planétaire

 

Le paysage religieux contemporain offre peu d’exemples d’une asymétrie aussi marquante entre la taille démographique d’un groupe et son empreinte mondiale. Le mouvement ‘hassidique Habad-Loubavitch, dont le noyau dur des fidèles stricts est estimé à moins de cent mille individus à l’échelle globale, déploie pourtant l’infrastructure institutionnelle juive la plus vaste au monde. Cette anomalie statistique, que l’on peut qualifier de paradoxe loubavitch, révèle le génie visionnaire du Rabbi autant qu’une ingénierie sociale, spirituelle et technologique sans équivalent dans le judaïsme contemporain.

 

 

 

 

le paradoxe démographique et l’hégémonie spirituelle

Contrairement aux approches traditionnelles qui mesurent l’influence d’une religion à l’aune de ses adhérents exclusifs, le modèle loubavitch impose une nouvelle métrique : celle de l’impact réticulaire et de la fréquentation non affiliée. L’hypothèse centrale de cette analyse est que cette hégémonie ne repose pas sur une croissance démographique interne endogène, mais sur le génie stratégique d’un seul homme, le Rabbi, qui a su convertir une construction sociale et spirituelle unique en son genre en modèle d’expansion planétaire. En traduisant une théologie mystique de la rédemption en un pragmatisme entrepreneurial redoutable, le Rabbi et le mouvement qu’il a façonné ont su abolir les barrières confessionnelles classiques qui séparent habituellement les différents courants du judaïsme.

Le postulat qui structure cette étude est le suivant : l’expansion du mouvement repose sur la synergie entre un engagement individuel total, désigné dans la tradition Habad sous le terme de Chlihout, une décentralisation économique radicale, et une appropriation ultra-spécialisée des architectures technologiques et numériques modernes. C’est la combinaison de ces trois facteurs, plus que chacun pris isolément, qui explique la portée mondiale d’un mouvement dont la base démographique reste pourtant très restreinte.

théologie de l’action et décentralisation économique

L’épicentre spirituel et décisionnel du mouvement, situé à Brooklyn, a théorisé sous l’impulsion du septième Rabbi de la dynastie, Menahem Mendel Schneerson, une philosophie de l’action immédiate. Cette vision transforme chaque individu en un vecteur potentiel de l’achèvement spirituel du monde. La Chlihout, l’envoi d’émissaires, n’est donc pas une simple mission diplomatique, mais un sacerdoce moderne où des couples s’engagent à vie à bâtir des communautés, souvent dans un isolement géographique total, loin de tout centre juif organisé. La redéfinition de l’identité juive s’opère par l’effacement volontaire des étiquettes classiques, réformé, conservateur ou orthodoxe, au profit du Beth Habad, conçu comme un tiers-lieu communautaire inconditionnel où chaque juif, quel que soit son parcours, trouve sa place.

Sur le plan structurel, cette expansion fulgurante repose sur un modèle économique paradoxal, celui d’une franchise spirituelle sans financement central. L’indépendance financière est le moteur de l’intégration locale. Dès sa nomination, le Chalia’h devient un entrepreneur autonome qui doit lever ses propres fonds pour bâtir ses écoles et ses centres. Cette décentralisation exige une hybridation des compétences : l’autorité rabbinique doit se doubler d’une expertise en gestion immobilière, en relations publiques et en collecte de fonds. Cette nécessité de survie économique locale garantit paradoxalement la résilience globale du réseau, aucune crise financière touchant un centre isolé ne pouvant menacer l’ensemble de la structure mondiale.

la révolution numérique, infrastructure technologique du mouvement

Si la théologie et le modèle économique constituent le fondement de cette expansion, la maîtrise des technologies de l’information en est le véritable catalyseur. Le mouvement a très tôt compris que l’espace numérique était le nouveau territoire de la diffusion, la Hafatsa. L’administration de vastes portails communautaires et documentaires, à l’instar de sites de référence comme hassidout.org, nécessite une architecture robuste. Ces plateformes, souvent gérées via des systèmes de gestion de contenu souples comme WordPress, exigent une optimisation constante pour hiérarchiser l’information, gérer les bannières publicitaires institutionnelles et structurer les publications au fil du temps.

La survie du modèle économique décentralisé s’appuie également sur une ingénierie financière numérique intégrée. La pérennisation des dons repose sur l’implémentation de solutions de paiement localisées et sécurisées. La capacité à greffer, sur chaque publication d’un site web, un module de transaction directe via des passerelles nationales fiables, à l’image de Cardcom Israel pour les institutions basées au Moyen-Orient, permet de fluidifier la philanthropie à l’échelle micro-locale et de transformer chaque page consultée en occasion de soutien concret.

Enfin, la retransmission vidéo en direct représente l’aboutissement de cette conquête de l’espace numérique. La logistique audiovisuelle déployée par les centres pour transcender les frontières est d’une sophistication remarquable, animant des chaînes thématiques puissantes comme 770Jerusalem. La réalisation de ces directs exige des protocoles techniques rigoureux, qui vont de la préconfiguration de multiples liens RTMP consécutifs afin d’assurer une transition fluide entre différentes sessions de diffusion, jusqu’à l’exploitation de caméras d’action agiles, telles que la DJI Osmo Action 5 Pro, pilotées depuis un mobile pour une captation de terrain immersive. Cette logistique repose également sur l’intégration de caméras PTZ connectées par réseau filaire RJ45 pour garantir la stabilité de l’image, combinées à des partages de connexion 5G de haute capacité depuis des terminaux de pointe, à l’exemple du Redmi Note 15 5G, dans les environnements dépourvus de fibre optique. La centralisation de l’ensemble des flux s’effectue enfin via des routeurs de bonding réseau et des logiciels de régie virtuelle tels qu’OBS ou vMix, dont les macros sont pilotées tactiquement à l’aide de surfaces de contrôle comme Bitfocus Companion.

la pérennité d’un modèle réticulaire

Le parcours du mouvement Habad-Loubavitch démontre comment une doctrine religieuse minoritaire peut, par une ingénierie sociale et technologique de pointe, structurer une diaspora mondiale. En fusionnant l’exigence orthodoxe avec une hospitalité radicale, et en couplant un engagement spirituel sacrificiel à des méthodes entrepreneuriales et numériques d’avant-garde, le mouvement a créé un écosystème résilient, capable de traverser les crises locales sans jamais fragiliser l’ensemble de son réseau.

La force de cette organisation ne se mesure donc pas au nombre de ses fidèles internes, mais à l’étendue de son réseau de distribution, capable de délivrer un service spirituel, social et identitaire de manière quasi instantanée, en tout point du globe. Le défi futur de ce réseau ne sera sans doute pas tant l’expansion géographique, désormais quasi totale, que le maintien de sa cohésion idéologique face à l’hyper-technologisation croissante et au renouvellement inévitable des générations d’émissaires.

un parallèle historique, le peuple juif et l’influence des nations

Le paradoxe loubavitch, celui d’une infime minorité produisant une empreinte disproportionnée, n’est pas un phénomène isolé dans l’histoire juive : il reproduit, à l’échelle d’un mouvement, une dynamique que le peuple juif dans son ensemble a exercée sur la civilisation depuis plus de deux millénaires, sans jamais représenter plus d’une fraction infime de la population mondiale. Aujourd’hui encore, les personnes de confession ou d’origine juive ne pèsent pas plus de quinze millions d’âmes sur une humanité de plus de huit milliards, soit une proportion inférieure à deux dixièmes de pour cent. Or l’empreinte laissée par ce peuple sur les nations qui l’ont accueilli, tour à tour toléré, persécuté ou intégré, dépasse de très loin ce poids démographique.

La première strate de cette influence est théologique. La Torah et le monothéisme éthique qu’elle a formulé pour la première fois dans l’histoire humaine ont donné naissance à des civilisations qui rassemblent aujourd’hui plus de la moitié de l’humanité. Le récit de la Genèse, le principe du Chabbat comme jour de repos hebdomadaire universel, la notion de justice sociale portée par les prophètes d’Israël, ou encore l’idée d’une histoire orientée vers une finalité rédemptrice, sont devenus des piliers communs à des milliards d’êtres humains qui n’ont pourtant, pour l’écrasante majorité, jamais eu de contact direct avec une communauté juive.

La seconde strate se joue dans le domaine intellectuel et scientifique. Diverses estimations, souvent citées par les historiens des sciences, avancent qu’environ un cinquième des prix Nobel décernés depuis la création de cette distinction reviendraient à des lauréats juifs ou d’origine juive, un chiffre sans commune mesure avec le poids démographique du peuple juif dans le monde. De la physique théorique d’Einstein à la psychanalyse de Freud, de l’économie politique portée par des figures comme Marx ou plus tard Milton Friedman, jusqu’à la philosophie de Spinoza ou de Bergson, cette surreprésentation traverse presque tous les champs du savoir occidental moderne. La médecine, le droit, la finance et les arts, du cinéma hollywoodien à la musique populaire du vingtième siècle, portent eux aussi la marque de contributeurs juifs dont l’influence a largement débordé le cadre de leur propre communauté.

Le point commun entre ces deux strates, religieuse et intellectuelle, et le modèle loubavitch analysé plus haut, tient à une même matrice culturelle : une civilisation structurée depuis l’Antiquité autour de l’étude de la Torah, de la transmission intergénérationnelle des textes sacrés et des Commandements divins. Là où d’autres cultures ont pu réserver l’alphabétisation à une élite sacerdotale, la tradition juive a fait de l’étude de la Torah une obligation adressée à chaque individu dès l’enfance, indépendamment de son rang social. Cette centralité de l’étude et de sa pratique, combinée à une expérience diasporique multiséculaire qui a contraint le peuple juif à développer des réseaux de solidarité et de circulation du savoir par-delà les frontières, a produit une aptitude durable à l’innovation, à l’adaptation et à l’influence indirecte, y compris dans des sociétés où les juifs sont restés numériquement marginaux.

Le mouvement Loubavitch, avec son réseau de Chlou’him et sa maîtrise précoce des outils de Hafatsa numérique, apparaît ainsi comme la version contemporaine et volontairement organisée d’un phénomène que le peuple juif a longtemps exercé de manière plus diffuse sur les nations du monde : celui d’une influence qui ne se mesure jamais au nombre, mais à la capacité de structurer, d’irriguer et parfois de transformer en profondeur les sociétés d’accueil, tout en conservant une identité propre et continue à travers les siècles.

le génie du rabbi, d’une dynamique diffuse à une stratégie assumée

Ce qui distingue cependant le mouvement Habad-Loubavitch de cette influence juive diffuse décrite plus haut, c’est précisément le geste du Rabbi : là où l’empreinte historique du peuple juif sur les nations s’est le plus souvent déployée de manière involontaire, presque malgré lui, au fil des exils et des rencontres avec d’autres civilisations, le Rabbi a fait le pari inverse. Il a transformé une dynamique jusque-là subie en une méthode consciente, planifiée et systématiquement reproductible. C’est en cela que réside son véritable génie : avoir compris, avec plusieurs décennies d’avance, que la matrice culturelle du texte, de l’étude et de la transmission, qui avait façonné l’influence juive sur le monde pendant deux millénaires, pouvait être organisée, démultipliée et projetée volontairement vers l’ensemble de la planète.

Le Rabbi a ainsi opéré un renversement conceptuel majeur. Alors que la tradition rabbinique avait longtemps privilégié la préservation de communautés closes sur elles-mêmes, protégées de l’influence extérieure, il a fait le choix inverse d’une ouverture organisée, chaque Chalia’h devenant un point d’ancrage volontairement exposé au monde. Cette intuition, formulée dès les années cinquante, anticipait de plusieurs décennies des concepts que la sociologie des organisations ne théorisera que bien plus tard, la franchise décentralisée, le réseau apprenant, l’autonomisation des unités locales au service d’une mission commune. Le Rabbi n’a pas seulement prédit l’efficacité de ce modèle, il en a personnellement supervisé le déploiement, recevant en audience individuelle des dizaines de milliers de futurs émissaires, dictant les grandes lignes de chaque implantation tout en laissant à chaque couple l’entière liberté d’en inventer les modalités locales.

Cette clairvoyance s’est également exprimée dans son rapport précoce à la technologie, à contre-courant d’une partie du monde orthodoxe alors méfiant envers la modernité. Le Rabbi a très tôt perçu la radio, puis la télévision par satellite, comme des instruments légitimes de Hafatsa, ouvrant la voie à ce que ses Chlou’him allaient plus tard accomplir avec Internet et les réseaux sociaux. Ce sens aigu de l’anticipation, appliqué à la fois à l’organisation humaine et à l’outil technique, explique pourquoi le mouvement qu’il a façonné continue, plus de trois décennies après sa disparition physique, à devancer plutôt qu’à suivre les mutations de son époque.

Beth Rivkah Yerres : quand la rentrée devient fête des retrouvailles

Beth Rivkah Yerres : quand la rentrée devient fête des retrouvailles

 

À Yerres, les élèves des Institutions Beth Rivkah ont fait leur rentrée dans la joie des retrouvailles. Entourées de leurs enseignants et de l’ensemble des équipes éducatives, elles ont franchi le seuil de l’établissement avec l’impatience propre aux premiers jours d’école. Une nouvelle année s’ouvre ainsi, portée par l’enthousiasme et le désir d’apprendre.

 

 

Chaque rentrée porte sa propre couleur, mais celle de cette année à Beth Rivkah s’est distinguée par une énergie particulière. Après les semaines de vacances, les élèves ont franchi le seuil de l’établissement avec impatience, retrouvant leurs camarades de classe, leurs enseignants et l’ensemble du personnel qui les accompagne au quotidien. L’accueil, pensé dans les moindres détails, a offert à chacune un cadre chaleureux, soigné et bienveillant, propice à démarrer l’année sereinement.

une ambiance de fête dès les premières heures

Dans les classes, l’effervescence s’est fait sentir dès les premiers instants. Les équipes pédagogiques, mobilisées pour offrir aux élèves un démarrage d’année dynamique, ont su transmettre leur motivation. Cette énergie collective, visible sur les visages des élèves comme dans l’organisation des salles de classe, a donné le ton d’une année que l’établissement souhaite riche en apprentissages et en réussites.

Les Institutions Beth Rivkah occupent une place particulière dans le paysage éducatif juif francophone. Fondées dans l’esprit du mouvement Habad-Loubavitch, elles ont pour vocation de conjuguer excellence scolaire et transmission des valeurs juives, dans un cadre structuré et attentif à l’épanouissement de chaque élève. Cette philosophie éducative, portée depuis des décennies par le réseau Beth Rivkah à travers le monde, trouve à Yerres un prolongement fidèle à ses principes fondateurs.

une année tournée vers la transmission

Au-delà des premiers jours de classe, cette rentrée symbolise l’engagement renouvelé de l’institution envers sa mission : accompagner chaque élève dans son parcours scolaire tout en cultivant chez elle un attachement profond à la tradition juive. Les équipes éducatives de Beth Rivkah entendent poursuivre cette double exigence, entre exigence académique et transmission des valeurs, tout au long de l’année à venir.

Les images de cette rentrée, partagées par l’établissement, témoignent de cette atmosphère : des visages souriants, des salles de classe animées et une communauté scolaire visiblement heureuse de se retrouver. Un instantané qui donne le ton d’une année que Beth Rivkah espère marquée par la réussite et l’épanouissement de chacune de ses élèves.

Toute l’équipe de Beth Rivkah souhaite à ses élèves, à leurs familles et à l’ensemble des équipes éducatives une année riche en apprentissages, en réussites et en belles avancées.

 

Reportage photographique de Haïm Amar

 

 

Lorsque le Rabbi précédent tourna son regard vers le Maghreb pour y implanter des Talmud Torah et des Yechivot

Lorsque le Rabbi précédent tourna son regard vers le Maghreb pour y implanter des Talmud Torah et des Yechivot

 

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement Habad, dirigé par le Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak Schneerson, tourna son regard vers le Maghreb pour y implanter des Talmud Torah et des Yechivot. C’est à Erfoud, sous la supervision de celui que l’on connaissait sous le nom de Baba Salei, que fut établi l’un des foyers les plus vivants de cet enseignement, rassemblant près de mille élèves. Lorsque Baba Salei quitta le Maroc pour rejoindre la Terre Sainte, c’est son propre fils, Baba Méir, qui reprit la direction de l’institution, perpétuant ainsi une œuvre familiale placée sous la bénédiction du Rabbi.

 

 

 

l’appel du Rabbi précédent vers le Maghreb

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors que le judaïsme européen est anéanti, le sixième Rabbi, Rabbi Yossef Itshak Schneersohn (le Rabbi précédent), déploie depuis New York une énergie colossale pour reconstruire la vie juive.

En 1949 , le Rabbi précédent tourne son regard vers l’Afrique du Nord. Il est profondément préoccupé par la situation spirituelle de l’immense communauté séfarade du Maroc (qui compte alors des centaines de milliers de Juifs). Face à l’arrivée d’organisations juives laïques qui risquent d’éloigner la jeunesse de la tradition, il estime qu’il y a urgence à agir pour préserver l’éducation juive authentique.

Le Rabbi précédent envoya une missive à Baba Salei pour lui demander où et comment il serait possible d’installer des Yéchivot et des Talmud Torah Habad en Afrique du Nord. Cette correspondance marque le point de départ d’une collaboration entre le mouvement Habad et les grandes figures spirituelles du Maroc.

l’émissaire envoyé à Erfoud

Il lui fut répondu que les possibilités étaient ouvertes. Le Rabbi précédent envoya alors à Baba Salei un émissaire personnel, Rav Binyamin Gordonsky, chargé de décider avec lui des régions d’Afrique du Nord où il fallait agir et de la meilleure façon de s’y prendre, en s’engageant à suivre scrupuleusement ses directives. Baba Salei conseilla de commencer par le Maroc et la Tunisie. Interrogé sur l’Algérie, il répondit en ces termes : « L’Algérie est un pays où les forces du mal se sont installées. Aucune Yechiva qu’on y ouvrirait ne pourrait réussir. Il faut concentrer toutes nos forces sur les endroits où la sainteté réside encore, c’est-à-dire le Maroc et la Tunisie. »

le Talmud Torah d’Erfoud sous la direction de Baba Salei

Sur ces conseils, des Talmud Torah et des Yechivot de Habad furent ouverts à travers tout le Maroc et la Tunisie, chacun d’eux se développant selon les réalités propres à sa région. Mais c’est à Erfoud, où résidait Baba Salei, que l’entreprise prit sa dimension la plus considérable : le Talmud Torah de la ville rassembla, sous sa supervision directe, près de mille élèves, un chiffre exceptionnel pour l’époque et pour une localité de cette taille au cœur du Maroc oriental. Cette ampleur ne devait rien au hasard. Elle tenait à la présence même de Baba Salei, dont l’autorité spirituelle rayonnait bien au-delà d’Erfoud et attirait vers son enseignement des familles venues de toute la région.

Baba Salei ne se contenta pas de prêter son nom à l’établissement : il en assuma la direction effective, veillant lui-même à l’organisation de l’enseignement et à la bonne marche de l’institution. Cette implication personnelle donna au Talmud Torah d’Erfoud une assise à la fois pédagogique et spirituelle rare, où la rigueur de l’étude s’appuyait sur la stature d’un maître reconnu de tous. Fidèle à l’engagement pris envers le Rabbi par l’intermédiaire de son émissaire, Baba Salei plaçait cette œuvre sous le regard constant de celui qui en avait suscité la création, faisant de l’école d’Erfoud bien davantage qu’une simple institution locale : un point d’ancrage du mouvement Habad au Maroc, et le prolongement concret d’une vision née à des milliers de kilomètres de là. C’est cette structure solide, portée par la seule figure de Baba Salei, que son fils Baba Méir allait devoir reprendre à son tour.

Baba Méir, le fils qui poursuivit l’œuvre paternelle

Après le départ de Baba Salei pour Erets Israël, ce fut son fils, Baba Méir, qui continua à diriger le Talmud Torah d’Erfoud. La plupart des enseignants n’y étaient d’ailleurs nommés qu’avec l’accord conjoint du Rabbi et de Baba Méir lui-même, signe de la continuité assumée entre le père et le fils dans la conduite de cette œuvre éducative. C’est précisément ce lien filial, explicitement désigné comme tel dans les sources, qui établit que Baba Méir était bien le fils de Baba Salei : héritier non seulement de son nom et de son autorité, mais aussi de la responsabilité d’un établissement voulu par le Rabbi lui-même.

Le succès de cette première mission voulue par Rabbi précédent a servi de modèle. Elle fut rapidement suivie par l’envoi par le Rabbi du Rav Shlomo Matusof à Casablanca (qui allait diriger les institutions Oholei Yossef Itshak au Maroc). C’est sur les fondations de ce succès marocain que le Rabbi a ensuite bâti son armée mondiale d’émissaires.

 

 

Fusillade à Crown Heights : deux blessés en marge du défilé du « Labor Day »

Fusillade à Crown Heights : deux blessés en marge du défilé du « Labor Day »

 

Deux personnes ont été blessées par balle lundi après-midi à Crown Heights, alors que des milliers de personnes assistaient au traditionnel défilé du Labor Day le long d’Eastern Parkway. Les faits se sont déroulés lors de deux incidents distincts, l’un près de Nostrand Avenue, l’autre au cœur même du parcours du défilé. Les deux victimes devraient survivre et aucun policier n’a été blessé.

 

Aux États-Unis, la fête du Travail s’appelle le Labor Day. Voici ce qui la différencie de la tradition française :
Elle est célébrée le premier lundi de septembre (et non le 1er mai).
L’Origine : Devenue une fête fédérale en 1894, elle a été fixée en septembre par le président Grover Cleveland. L’objectif était de créer un jour de repos pour les travailleurs tout en s’éloignant du 1er mai, une date trop étroitement liée aux émeutes ouvrières de Haymarket à Chicago (1886) et aux mouvements socialistes et anarchistes internationaux.
Les Traditions : C’est un jour férié marqué par des défilés et des discours syndicaux, mais c’est surtout devenu une fête populaire célébrée avec des pique-niques, des barbecues en famille et des feux d’artifice.
La Fin de l’été : Culturellement, le week-end du Labor Day (Labor Day weekend) marque officieusement la fin de la saison estivale aux États-Unis. C’est le dernier grand week-end de voyage avant la rentrée scolaire complète et le début de la saison de football américain.

deux incidents distincts en marge du défilé

Selon la police, un homme a été touché par balle près de l’intersection de Nostrand Avenue et de St. John’s Place, juste au nord d’Eastern Parkway. Un suspect a été interpellé sur place et une arme à feu a été retrouvée.

Une seconde fusillade a été signalée peu après à l’angle d’Eastern Parkway et de Kingston Avenue, en plein cœur de la zone du défilé placée sous haute surveillance.

Les forces de l’ordre ont indiqué que deux suspects avaient pris la fuite en direction d’Albany Avenue. L’un d’eux portait un sweat à capuche gris et un jean bleu, tandis que le second portait une chemise blanche.

Les deux victimes devraient survivre à leurs blessures. Aucun policier n’a été blessé au cours de ces incidents.

un dispositif de sécurité exceptionnel

Ces fusillades sont survenues alors que le NYPD avait déployé un dispositif de sécurité particulièrement important pour cette célébration caribéenne annuelle, à la suite des violences survenues lors des éditions précédentes du défilé. Des milliers de policiers avaient été mobilisés le long du parcours et dans les rues environnantes de Crown Heights, avec des contrôles de sécurité renforcés et des barrières supplémentaires.

Le défilé de cette année devait également se terminer plus tôt que d’habitude, à 17h30, dans le but d’éviter les violences qui surviennent traditionnellement en fin de festivités.

Les circonstances exactes des deux fusillades font actuellement l’objet d’une enquête policière.