Audio : ‘La différence entre la Réfouah et la Seguoula’

 

Une nouvelle lumière approche et chaque juif espère qu’elle sera celle de la Délivrance finale, qu’elle éclairera une terre nouvelle sous un ciel nouveau, qu’elle sera la lumière de la Torah nouvelle que D.ieu délivrera à notre juste Machia’h. Le dévoilement de cette lumière nouvelle « qu’aucun œil n’a vue », comme l’enseignent les Maitres de la ‘Hassidouth ‘Habad, dépend de nos actes et de notre travail pendant l’exil.

Il est très important de préciser que chaque juif participe, par la mission qui lui est confiée, au dévoilement de cette lumière infinie. Même un petit enfant. La seule chose qui nous est demandée est de dépasser nos propres limites. D’agir peu à peu en ce sens. D’approfondir notre cheminement dans notre service divin, de chercher sans cesse à améliorer nos actions, d’élever et de purifier nos sentiments. De parvenir à aimer ce qui est digne d’amour. De nous attacher aux vraies valeurs.

Dans l’univers de la ‘Hassidouth les récits imprégnés par les valeurs du judaïsme ne manquent pas. Parmi ceux qui ont rapporté ces histoires, le Rabbi Yossef-Itz’hak Scheerson, précédent Rabbi de Loubavitch, est sans aucun doute le plus important et le plus talentueux. Rabbi Yossef-Itz’hak en plus du fait qu’il fut dans sa génération comme Moshe le fut dans la sienne, c’est à dire un ‘berger fidèle qui nourrit son troupeau du pain de la Emounah’, est aussi un Ecrivain accompli. Le mot ‘Ecrivain’ est d’ailleurs faible pour exprimer véritablement la portée de ses Ecrits. Car de même que la Torah ne peut être définie comme étant ‘un livre d’histoires’ car elle est infiniment plus que cela (la Torah est en effet la pensée du Saint béni soit-Il) de même les écrits de Rabbi Yossef-Itz’hak contiennent en eux-mêmes l’essence de la ‘Hassidouth (qui est elle-même l’essence de la Torah). Ce ne sont pas de simples récits, même si la plume de Rabbi Yossef-Itz’hak emporte le lecteur dans les plaines de la Russie et lui donne à voir l’existence des premiers ‘hassidim, ou des juifs les plus simples, ou encore des plus grandes figures de la partie profonde de la Torah, comme le Baal Chem Tov ou le Maharal de Prague, la plume de Rabbi Yossef-Itz’hak agit infiniement plus que tout cela. De fait, elle grave dans le coeur du lecteur les profondes valeurs de la Torah.

Et puisque nous approchons du jour de Roch ha Chana et que ce jour est définie par les Sages comme étant celui de « Binian ha Malkhout » (la construction de Malkhout) ce qui signifie, entre autre, que toutes les bonnes actions que tous les enfants d’Israël ont accomplies durant toute l’année sont autant de pierres du nouvel édifice, de la lumière nouvelle, que l’Eternel s’apprête à révéler dans ce monde, quand sonneront les premières sonneries du Choffar, l’occasion nous est donnée de rapporter un des récits de Rabbi Yossef-Itz’hak, du tout début de son œuvre magistrale « Les Mémoires du Rabbi » dans lequel il est précisément question de construction.

Loubavitch était née depuis peu. L’auteur décrit Loubavitch comme « un lieu qui convenait aux esprits élevés. Là ils pouvaient se retirer du monde et se consacrer entièrement à l’étude de la Torah et au service de D.ieu, ou commencer une vie nouvelle basée sur les principles moraux les plus nobles et les plus purs de la Torah. Un jour, Un évènement terrible se produisit à Loubavitch. Un immense incendie se déclara dans la ville et détruisit toutes les maisons et les bâtiments. Tous les habitants durent se mettre au travail pour reconstruire leurs maisons. Chacun partit dans les bois, couper des arbres et ramener

Les troncs et bientôt des maisons s’élevèrent de nouveau dans les rues de Loubavitch. Parmi tous les habitants vivait un homme du nom de Benjamin. Il était un vieil homme qui n’avait pas d’enfants pour l’aider, aussi engagea-t-il des ouvriers. Tandis que tout le monde était occupé à élever des maisons, on remarqua que Benjamin semblait construire un édifice de vastes proportions. Qu’est-ce que cela signifie ? Se demandait-on. Est-ce que Benjamin avait l’intention de remplacer sa petite maison incendiée par une demeure aussi imposante ? On haussait les épaules. On n’osait pas poser de questions à Benjamin, et lui-même ne disait rien. Mais quand le bâtiment fut presque terminé on commença à se demander si Benjamin construisait bien une maison pour lui-même. Le mystère fut bientôt éclairci. Après tout, ce n’était pas une maison pour lui mais une maison de D.ieu ! Benjamin avait construit un Beith-Hamidrache (une maison d’étude).

Voilà ! Tout est là, tout est dit. Qu’ajouter de plus à une telle histoire ? Au final la seule question que l’on doit se poser est : »Quel édifice suis-je en train de construire ? Une maison qui est le reflet de mes propres désirs ou une maison dont les fondations sont celles de la Torah et des Mitsvoth ?

L’exemple de la maison de Benjamin est chargé d’un sens très profond. Sa maison repose sur des colonnes de lumières, elle est ouverte des quatre côtés, à l’image de celle de notre père Avraham. Elle accueille chaque juif et celui-ci peut à tout moment venir s’y abriter, y manger un morceau du pain de la Torah, y boire l’eau de la connaissance de D.ieu…

En fait la maison de Benjamin est celle que nous construisons chaque jour, sans que cela ne soit pour nous une contrainte, mais bien au contraire un véritable plaisir, le plus profond qu’il nous est donné de connaître. Cette maison est bien plus qu’une maison, cette maison c’est le Beïth Ha Mikdache !

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