(pour la réfouah chéléma de Messod ben Aïcha, ‘Prosper’)

  

Avec l’aide d’Hachem, nous terminerons ce Chabbat le livre de Bamidbar, et à la fin de la lecture de la Paracha Masseï toute l’Assemblée d’Israël dira d’une voix forte : ‘Hazak ‘Hazak vé Nit’hazèk’‘Sois fort ! Sois fort ! Et puissions-nous être renforcés !’.

Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi nous donne la signification profonde de ces 3 ‘Hazak que nous disons à voix haute.

A trois reprises nous exprimons le désir et la nécessité d’être fort pour accomplir notre mission sacrée, mais de manière profonde ces 3 ‘Hazak représentent trois dévoilements de la lumière divine.

Le premier ‘Hazak est celui de la Paracha Matot. Il correspond au dévoilement d’une lumière divine supérieure, dans ce monde inférieur. Un dévoilement du haut vers le bas, comme l’exprime le premier verset de la Paracha Matot : ‘Ceci est la chose que L’Eternel a ordonné’.

Par ailleurs, le ‘Hazak de la Paracha Masseï correspond à un dévoilement du bas vers le haut. Ce dévoilement est dû au travail de l’homme, à ses efforts continus pour raffiner ce monde matériel afin de l’élever vers la Sainteté.

Le point fondamental du Dvar Mal’hout se fonde sur la différence qui existe entre ces deux dévoilements, le dévoilement du haut vers le bas, et le dévoilement du bas vers le haut.

Quand il s’agit d’un dévoilement du haut vers le bas, D.ieu dévoile une lumière illimitée qui détient le pouvoir de neutraliser les forces du mal. Cependant ce dévoilement n’a pas un effet permanent sur le monde matériel.

A l’opposé, par son propre travail, du bas vers le haut, l’homme a la possibilité de faire pénétrer la Sainteté de manière profonde dans ce monde matériel. La notion de ‘dévoilement du bas vers le haut’ exprime l’idée que l’homme transforme ce monde inférieur (‘le bas’) en un réceptacle capable de recevoir de façon permanente la Présence divine (‘le haut’).

La situation idéale est celle du troisième ‘Hazak, l’union entre la Paracha Matot avec la Paracha Masseï. C’est à dire. L’union entre le dévoilement de la lumière infinie de D.ieu, du haut vers le bas, avec le travail de l’homme, du bas vers le haut.

En effet, l’avantage d’un dévoilement du ‘haut vers le bas’ est qu’il s’agit du dévoilement d’une lumière illimitée, car celle-ci vient de D.ieu (ce n’est pas le cas quand il s’agit du travail de l’homme, car il demeure malgré tout soumis aux limites que lui imposent le corps et ce monde matériel).

L’avantage du dévoilement du ‘bas vers le haut’ est que l’homme, par son travail, ne neutralise pas le mal de manière temporaire mais le transforme véritablement.

Le troisième ‘Hazak représente donc l’union entre ces deux dévoilements. Dans ce cas, l’homme n’agit plus seulement avec ses propres forces (Masseï), car L’Eternel participe à son action, en lui donnant la possibilité d’agir au-delà des limites (Matot).

Le ‘Hazak de Matot-Masseï, exprime donc l’union entre la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, dont la force est limitée (Masseï), avec la partie de l’âme Juive qui est enracinée dans L’Essence divine, dont la force est illimitée.

Ce niveau de L’essence de l’âme est celui d’Aaron Ha Cohen. Le Rabbi souligne que la date du jour de la Histalkout d’Aaron est mentionnée dans la Torah : Roch Hodech Av. Le chiffre ‘Un’ (le premier jour du mois) fait allusion au niveau de l’âme de Yéhida (Unique).

Le mérite d’Aaron est incarné par la Nuée qui planait au- dessus de l’Assemblée d’Israël. De la même façon, l’Essence de l’âme ‘plane au-dessus’ de partie de l’âme qui s’habille dans le corps. 

Pendant ce Chabbat, avec l’aide d’Hachem, nous recevrons la force d’unir ces deux parties de l’âme. La force d’attirer Yé’hida, le point de notre âme qui échappe à toutes les limites, afin qu’il ne ‘plane’plus au-dessus de nous-même et éclaire notre intellect et nos sentiments de manière profonde.

Le Rabbi nous enseigne que le mot ‘Masseï’ :   ‘Voyages’ désigne l’action de se déraciner d’un état spirituel, pour atteindre un état supérieur et sans commune mesure avec l’état précédent.

De ce fait, le mot ‘Voyage’ n’est pas sans exprimer ‘la distance’ qui sépare les forces de l’âme (Masseï) de Yé’hida (Matot), car Yé’hida représente l’ultime point qui se situe au-delà de ce monde, de tous ses détails, de toutes ses formes, de toutes ses limites.

Aussi, l’union entre la Paracha Matot et la Paracha Masseï évoque la possibilité qui nous est donnée d’atteindre ce point ultime, car L’Eternel nous donne pendant ce Chabbat des forces illimitées pour parcourir cette distance.

Dans ce cas, nous recevrons l’inspiration divine pour mener à bien notre mission sacrée. Nos pensées nos paroles et nos actes ne seront plus sous aucune emprise, mais briseront véritablement toutes les limites, et nous attacheront au Rabbi de manière profonde, en provoquant le désir de D.ieu de résider dans ce monde, avec la venue du Machiah, dès à présent, avec l’aide de D.ieu.

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