Pessa’h 2026 : Liste des médicaments cacher Lepessa’h
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Chabbat Hagadol : quand l’histoire bascule et que l’avenir s’illumine
Chaque année, le Chabbat qui précède Pessa’h porte un nom hors du commun : Chabbat Hagadol — le « Grand Chabbat ». Ce titre n’est pas une simple convention liturgique ; il condense des siècles de mémoire vivante, de prodiges fondateurs et d’espérance messianique. De l’Égypte des Pharaons aux promesses ardentes du prophète Malachie, ce Chabbat traverse le temps comme un pont tendu entre la délivrance d’hier et la Guéoula à venir.
Un miracle qui ébranla l’Égypte jusqu’en ses fondements
L’événement central commémoré en ce Chabbat est un prodige d’une portée considérable, survenu quelques jours seulement avant la Sortie d’Égypte. Ce jour-là, un Chabbat tombant le dix Nissan, Moïse transmit aux Israélites un ordre aussi précis qu’audacieux : prendre un agneau et l’attacher au pied de leur lit, en plein cœur de la terre de leurs oppresseurs.
Lorsque les Égyptiens demandèrent aux Juifs la raison de ces achats massifs d’agneaux, la réponse fut sans détour : ces bêtes étaient destinées au sacrifice pascal, en préparation à la Plaie des Premiers-nés. Cette révélation secoua les premiers-nés égyptiens jusqu’aux tréfonds de l’âme. Terrifiés par leur sort imminent, ils se précipitèrent vers Pharaon pour exiger que la liberté soit accordée au peuple hébreu. Face au refus obstiné du souverain, les premiers-nés se soulevèrent contre son armée, et bon nombre d’Égyptiens coupables d’atrocités envers les Juifs trouvèrent la mort ce jour-là même.
L’impuissance des dieux d’Égypte mise à nu
Ce Chabbat fut également le théâtre d’une révélation d’un autre ordre, plus silencieuse mais tout aussi éclatante. Les Égyptiens ne pouvaient ignorer que l’agneau était l’une de leurs divinités ; voir les Hébreux s’apprêter à l’abattre publiquement aurait dû provoquer une réaction immédiate et violente. Or, il n’en fut rien. Frappés d’une inexplicable impuissance, les Égyptiens furent incapables de lever la main sur les Israélites.
Ce silence des persécuteurs parlait plus fort que n’importe quel discours : D.ieu avait brisé, en ce seul Chabbat, à la fois le joug de l’oppression et le prestige des idoles. L’Égypte, toute-puissante en apparence, se découvrait soudain désarmée face à un peuple en marche vers sa délivrance.
Le grand discours des Rabbanim : une tradition millénaire
Une autre interprétation, non moins profonde, rattache le qualificatif « Gadol » — grand — à une tradition oratoire bien vivante. Ce Chabbat est en effet le jour où les grands Rabbanim prononcent traditionnellement leurs enseignements les plus élaborés sur les lois de Pessa’h, guidant leurs communautés à travers les subtilités halakhiques de la fête et méditant à voix haute sur les leçons éternelles qu’elle recèle.
Ce « grand discours » est lui-même un acte de transmission : chaque génération, en s’interrogeant sur le sens de la sortie d’Égypte, renouvelle le lien vivant entre le passé et le présent, entre la mémoire collective et l’engagement personnel.
La Haftarah du grand avenir : la promesse du Machia’h
La Haftarah lue en ce Chabbat dans de nombreuses communautés offre un troisième éclairage sur ce titre de « Gadol » — et sans doute le plus vertigineux. Le prophète Malachie y évoque la venue de Machia’h, en appelant ce jour béni le « yom Hachem hagadol vehanora » — le jour « grand » et redoutable de D.ieu.
Ainsi, Chabbat Hagadol n’est pas seulement tourné vers le passé. Il est aussi une fenêtre ouverte sur l’horizon de la Rédemption ultime. En commémorant les miracles de l’Égypte, la tradition juive pointe simultanément vers des miracles à venir, plus grands encore, qui accompagneront la délivrance finale. Le Grand Chabbat est, en ce sens, la répétition générale du Grand Jour.
Quelle est la signification du jeûne d’Esther ? – Lundi 2 mars 2026
Dans les heures les plus sombres de l’histoire juive, une reine courageuse choisit de risquer sa vie plutôt que d’abandonner son peuple à son sort. Portée par la prière collective et les larmes des enfants innocents, sa démarche désespérée allait devenir le tournant d’un miracle. Car lorsque les voix des plus faibles s’élèvent vers D.ieu, rien ne peut leur résister.
Le choix impossible d’Esther
« Va, rassemble tous les Juifs… et jeûnez en ma faveur… De mon côté, je jeûnerai, moi aussi, avec mes servantes. » — Esther 4, 15-16
Esther mesura alors toute l’étendue du péril qui menaçait son peuple. Son cœur était résolu : elle était prête à donner sa vie pour les siens. Pourtant, la situation semblait sans issue. Quand bien même le roi consentirait à l’entendre, les décrets royaux, scellés du cachet impérial, étaient irrévocables. Le souverain lui-même ne pouvait les défaire. Les chances de réussite étaient infimes. Mais Morde’haï avait raison — il n’y avait pas d’autre voie. Esther prit alors la résolution solennelle de ne pas abandonner son peuple dans l’heure de la détresse.
Elle s’adressa à Morde’haï en ces termes : « Dis à tous les Juifs, jeunes et vieux, de jeûner et de prier pendant trois jours, jusqu’à ce que l’Éternel nous entende et nous accorde Sa miséricorde. Ici même, au palais, mes servantes et moi nous joindrons à ce jeûne et à ces prières, car seul un miracle venu d’En-Haut peut sauver nos frères. À l’issue de ces trois jours, j’irai trouver le roi — même si cela m’est interdit. Et si je dois périr, je périrai. »
Un jeûne au cœur de la fête
La demande d’Esther, aussi juste que sage, plaça Morde’haï dans une position délicate : ce jeûne tomberait en plein cœur de la fête de Pessa’h. Comment pouvait-on imposer un tel deuil en pleine célébration de la libération ? Pourtant, c’était le sort du peuple tout entier qui était en jeu. Morde’haï n’hésita pas longtemps. Il proclama le jeûne.
Dans chacune des cent vingt-sept provinces de l’empire perse, partout où vivait un Juif, le même élan s’empara des âmes. Tous se soumirent au jeûne, suppliant D.ieu de toutes leurs forces. Beaucoup revêtirent des habits de sac et se couvrirent de cendres en signe de deuil et de pénitence.
La prière des enfants, plus puissante que tout
À Suse, Morde’haï avait rassemblé les enfants des écoles et des institutions d’étude. Vêtus de sac et la tête couverte de cendres, ils criaient et priaient, nuit et jour, implorant l’Éternel d’avoir pitié de Son peuple. Quand D.ieu vit ces enfants innocents et entendit leurs supplications déchirantes, Son cœur s’émut. Il dit alors : « C’est pour les enfants que Je viendrai au secours de Mon peuple. »
Haman, apprenant que Morde’haï avait organisé de grandes assemblées de prière à Suse, se rua vers l’endroit où les enfants s’étaient réunis. À son arrivée, il découvrit Morde’haï entouré de vingt-deux mille enfants en pleurs, les yeux levés vers le ciel. Ce spectacle n’éveilla en lui aucune compassion. Bien au contraire, il se moqua d’eux avec mépris : « Vos prières ne serviront à rien. Tout est perdu, votre sort est scellé. » Puis il ordonna à ses soldats d’enchaîner les enfants et de les garder sous bonne garde. « Les enfants mourront les premiers », lança-t-il avec cruauté.
La fidélité indéfectible des enfants
Les mères, le cœur brisé, accoururent avec de la nourriture et de l’eau pour leurs enfants. Mais ceux-ci, dans un élan de foi admirable, refusèrent. Ils jurèrent qu’ils préféraient mourir en jeûnant plutôt que de rompre leur engagement. Et ils dirent à Morde’haï, les yeux emplis de larmes : « Nous resterons ici avec toi jusqu’à ce qu’on nous sépare par la force. »
Le Chofar perce les cieux
À ce moment précis, douze mille prêtres juifs s’avancèrent, le rouleau de la Torah dans une main et le Chofar dans l’autre. D’une seule voix, ils élevèrent leur supplication vers l’Éternel : « Ô D.ieu d’Israël, Ton peuple élu doit-il périr ? Qui étudiera Ta Torah ? Qui restera pour sanctifier Ton Nom ? Réponds-nous, ô Seigneur, réponds-nous. »
Puis chacun d’eux porta le Chofar à ses lèvres. Les sons graves et plaintifs de l’instrument se mêlèrent aux sanglots et aux prières des enfants enchaînés — et ensemble, ils percèrent les voûtes du ciel.
Lecture de la Meguila : Les erreurs à ne pas commettre
Lois et coutumes de Tou Bichevat
Dimanche soir 16 janvier et lundi 17 janvier 2022, on consomme de nombreux fruits, en particulier ceux qui représentent la fierté de la Terre Sainte, qui sont cités dans le verset de la Torah :
– blé,
– orge,
– raisin,
– figue,
– grenade,
– olive
– datte.
On s’efforcera également de manger des caroubes ainsi que des fruits nouveaux qu’on n’a pas encore consommés cette année.
On veillera à réciter les bénédictions adéquates avant et après manger. On profitera de cette belle occasion pour se réunir en réunions joyeuses et productives sur le plan des bonnes résolutions.
La Torah compare l’homme à un arbre des champs : lui aussi est supposé produire des fruits, c’est-à-dire des Mitsvot, des bonnes actions. De même que le fruit peut produire des arbres qui produiront des fruits etc., de même nos Mitsvot entraînent d’autres Mitsvot, encouragent d’autres Juifs à assumer leur judaïsme, à retrouver leurs racines et à s’enraciner dans un sol riche d’étude de la Torah et de pratique des Mitsvot. C’est ainsi que le peuple juif se perpétue, se développe et produira d’autres fruits.
A Tou BiChevat, nous mangeons des fruits, nous «produisons» des fruits, nous plantons des graines de bonnes actions.
Lettre du Rabbi adressée aux enfants à l’occasion de Tou Bichevat
Par la grâce de D.ieu, veille du 15 Chevat 5725, Brooklyn, New York,
Aux chers enfants,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu vos dessins avec joie (1), vos dessins de même que la lettre de votre enseignante et jardinière d’enfants, madame Ra’hel Zamir, à laquelle D.ieu accordera une longue vie. Les dessins et la lettre me sont parvenus avant la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi et ma réponse a été rédigée à la veille du 15 Chevat, Roch Hachana des arbres. Or, j’ai vu, dans vos dessins, des petits garçons et des petites filles, des arbres et des fleurs.
Pour établir un lien entre tout cela, je vous rappellerai l’affection, l’amour intense que mon beau-père, le Rabbi, vouait à tous les Juifs et à toutes les Juives, grands et petits. Il éprouvait un amour particulier pour les enfants, se préoccupait de leur éducation, recherchait leur bien, en tout endroit.
En chaque petit garçon, en chaque petite fille, il voyait une pousse qui grandirait et deviendrait un bel arbre fruitier, portant des fruits bons et agréables. Néanmoins, tout cela dépend de l’effort qui est consenti par chaque petit garçon et par chaque petite fille. L’image permettant de comprendre cette idée est celle de l’arbre.
Quand on plante une graine ou une jeune pousse, on doit la préserver des mauvaises herbes et de tout ce qui est nocif, l’arroser, jusqu’à ce quelle devienne un arbre portant de beaux fruits. Il en est de même pour chaque petit garçon et chaque petite fille. D.ieu dit, par l’intermédiaire de Son prophète, qu’ils sont : “ les fruits de Mes plantations, les actions de Mes mains, dont Je suis fier ”.
D.ieu a implanté en vous une âme sainte, une “ parcelle de Divinité véritable ”. Vous devez donc protéger cette graine divine de toutes les actions mauvaises et négatives, c’est-à-dire des mauvaises fréquentations, lui apporter de l’eau vive. Or, “ il n’est d’eau que la Torah ” (2), Torah de vie et ses Mitsvot, qui “ insufflent la vie à ceux qui les accomplissent ”.
De la sorte, D.ieu vous accordera Sa bénédiction et Il vous l’accordera encore, afin que vous parveniez à être des arbres portant des fruits beaux et bons, pour la joie de vos parents et de vos professeurs, pour l’honneur et la gloire de notre peuple, la nation des enfants d’Israël. Avec ma bénédiction de réussite, de même que pour me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 6, à la page 310.
(2) Selon le traité Baba Kama 17a.
Les lois de Tou Bichevat – Rav Avraham Barou’h Pevzner
Tou Bichevat : La symbolique des 7 espèces
Tou Bichevat : les 7 fruits d’Israël et leurs significations
Loubavitch.fr
L’ordre de priorité des fruits d’Erets-Israël est le suivant :
on regarde l’ordre d’apparition dans le verset.
- Aliment à base de farine de blé
- à défaut, à base de farine d’orge
- à défaut, une olive
- à défaut, la datte
- à défaut, le raisin
- à défaut, la figue
- à défaut, la grenade
Si aucun de ces fruits n’est présent, on choisira n’importe quel fruit pour réciter la Bénédiction.
Le Blé – l’âme divine
C’est l’aliment des hommes par excellence. Dans ce sens, il souligne l’humain en l’homme, il représente son âme Divine et le service de D.ieu – tout de spirituel – qui l’exprime. Grâce à lui, lier tout son être à la Divinité devient possible. Quand s’ouvrent de nouvelles synagogues, des endroits de prières et de retrouvailles avec soi-même, animés par une centaine de délégués enthousiastes dans toute l’Ile-de-France, c’est cela qui apparaît. Quand, tout à côté de son lieu de vie quotidienne, où qu’on soit, qui que l’on soit et quoi qu’on fasse, une lumière spirituelle se met à briller, c’est aussi l’âme qui rayonne.
L’Orge – l’aspect matériel
C’est traditionnellement une nourriture donnée aux animaux. Nos Sages en ont fait le symbole de l’aspect matériel de l’homme, de sa corporalité. Cela n’est pas négatif car il revient à chacun de raffiner sa propre dimension physique, par la force de son âme, pour en faire un des moyens du service Divin. Découvrir D.ieu dans sa vie de tous les jours, n’est-ce pas le rêve de tous ? C’est ainsi que ce moment privilégié d’un certain culte du corps prend sens: vacances devenant des universités d’été pour les adultes, des centres aérés pour les enfants. C’est également ainsi que des repas cachères sont proposés au plus près des universités et des lieux de travail – une nourriture pour le corps… et pour l’âme. Par ces actions, ils cessent d’être en opposition.
Le Raisin – la joie
C’est un fruit prodigieux dont le produit – le vin – « réjouit le cœur de l’homme » dans toutes ses dimensions, spirituelle et matérielle. On se saurait mieux dire qu’il est la représentation même de la joie. Et celle-ci est indispensable car elle brise les barrières, repousse les limites et conduit aux éternelles avancées. Elle est le secret de toutes les victoires. L’année juive est ainsi jalonnée d’événements festifs, parsemée d’allégresse : 19 Kislev, allumages publics de ‘Hanouccah, Siyoum HaRambam, parade de Lag Baomer. Des réjouissances qui complètent le calendrier traditionnel des fêtes, de Souccot à Chavouot en passant par Pourim et Pessa’h. La joie est partout, elle guide nos pas.
La Figue – les vêtements
Les premiers vêtements mentionnés dans la Torah furent créés à partir de feuilles de figuiers. La figue en est restée le rappel. Le vêtement est l’instrument du contact avec l’extérieur, comme ces « vêtements » quasi spirituels que sont la pensée, la parole et l’action, véritables outils d’expression de l’âme. Ce sont ces vêtements-là qu’il faut élever en révélant leur vrai nature. Car, au-delà de leur apparence, éclairés par l’effort de l’âme, ils peuvent devenir des « vêtements de lumière ». Pour cela, il existe un chemin : l’étude, la recherche de la connaissance et de la sagesse, la réflexion qui conduit à l’action. Les rendez-vous d’étude en Ile-de-France, l’édition de livres, de brochures explicatives sur les fêtes ou les Mitsvot, de la « Sidra de la semaine », site internet, serveur vocal « Lé’haïm » etc. en sont autant de points d’accès.
La Grenade – les Mitsvot
Chacun est « empli de Mitsvot comme la grenade est pleine de grains » disent nos Sages. Car, au-delà même des « vêtements », il appartient à tous de spiritualiser le monde par l’accomplissement des commandements de D.ieu. Le judaïsme sait que le monde est perfectible. Il sait que l’utiliser pour un usage de sainteté le rend saint. Nous en possédons la force. Nous avons aussi le mode d’emploi de la création : les commandements de D.ieu dans leur pratique quotidienne. Pour cela, le Beth Loubavitch est au côté de chacun : mise des Téfiline, bénédiction sur le Loulav à Souccot, pose de Mézouza… Tout un monde de Bien.
L’Olive – de l’amertume à la douceur
L’olive est, par nature, un fruit amer. Il ne devient comestible que par un effort de transformation. Pour cela, il représente l’amertume qu’il faut transformer en douceur par l’action résolue. C’est alors seulement qu’il révèle sa richesse. Nous connaissons tous ces situations de la vie où tout paraît amer. Certains ne peuvent découvrir le chemin de la transformation nécessaire que si on leur vient en aide. Les temps sont difficiles, dit-on parfois. A nous de les rendre beaux pour tous. Le bonheur est trop précieux pour que certains en soient exclus. Les visites régulières aux familles isolées et aux malades, l’aide aux familles, le soutien lors des naissances ou pour les mariages etc. sont les déclinaisons indispensables de ce principe.
La Datte – le miel
Ce fruit est ici la source d’un véritable délice : le miel. Pourtant, il faut tant de labeur et de patience pour parvenir à ce stade ultime. Le palmier ne produit de dattes qu’au bout de soixante-dix ans enseigne le Zohar. Mais, lorsqu’on sait y consacrer l’effort nécessaire, le résultat est immanquablement au rendez-vous : la douceur du miel. Il ne faut sans doute pas moins d’attention pour assurer une éducation juive authentique, ouverte et chaleureuse, à tous les enfants. Ecole Beth ‘Haya Mouchka, jardins d’enfants, crèches, sans oublier les Talmud Torah : c’est sans doute un investissement lourd mais, demain, la récolte sera sans pareille.
Beth Loubavitch : Pratique du Seder de Pessa’h selon les coutumes Habad
Avec le Rav Mendel Nisenbaum
La bénédiction sur les arbres fruitiers en fleur
Parmi les nombreuses bénédictions qui ponctuent notre calendrier liturgique, celle sur les arbres en fleurs occupe une place singulière. Récitée une seule fois par an, précisément au moment où la nature s’éveille après la dormance hivernale, cette prière nous invite à contempler et à reconnaître la perfection divine manifestée dans le cycle des saisons.
Durant le mois de Nissan, nous avons la coutume de prononcer une bénédiction spéciale lorsque nous voyons pour la première fois des arbres fruitiers en fleurs. Le texte de cette bénédiction est le suivant :
בָּרוּךְ אַתָּה ה’ אֱ-לֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם שֶׁלֹּא חִסַּר בְּעוֹלָמוֹ כְּלוּם וּבָרָא בוֹ בְּרִיּוֹת טוֹבוֹת וְאִילָנוֹת טוֹבוֹת לֵהָנוֹת בָּהֶם בְּנֵי אָדָם.
Baroukh ata Adonaï Eloheinou melekh haolam chélo ‘hissère béolamo kloum, ouvara vo beriot tovot vé-ilanot tovot léhanot bahèm benei adam.
« Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui n’a rien fait manquer dans Son monde, et y a créé de bonnes créatures et de bons arbres pour en faire profiter l’humanité. »
Cette bénédiction s’inscrit dans notre tradition de reconnaître et remercier le Créateur pour les merveilles de la nature. Elle ne se prononce qu’une fois par an, spécifiquement lors de la première vision des arbres fruitiers en fleurs.
Le calendrier idéal pour cette pratique est le mois de Nissan, période de renouveau printanier. Toutefois, si les conditions climatiques retardent la floraison jusqu’au mois d’Iyar, il demeure acceptable de la réciter à ce moment-là.
Cette pratique est permise même pendant Chabbat et les jours de fête, soulignant ainsi son importance dans notre cycle annuel de bénédictions.
Pour une observation optimale, il est préférable de voir au moins deux arbres en fleurs simultanément, bien que la présence d’un seul arbre soit suffisante pour justifier la récitation de cette bénédiction.
Dans un souci de respect pour l’ordre naturel établi par le Créateur, on s’abstient de prononcer cette bénédiction sur des arbres hybrides issus de croisements entre espèces différentes.
Il convient de noter que dans l’hémisphère sud, où les saisons sont inversées par rapport à l’hémisphère nord, cette bénédiction peut être récitée durant les mois d’Eloul et de Tichri, lorsque les arbres y sont en fleurs.
Cette pratique nous rappelle l’importance de prendre le temps d’observer et d’apprécier les cycles naturels qui nous entourent, reconnaissant ainsi la sagesse divine manifestée dans la création.
Halakha : Résumé des lois et coutumes de Tou Bichevat
L’Institut d’Halakha : Spécial 15 Chevath 5784 – Résumé des lois et coutumes
À télécharger et imprimer : https://did.li/GuideHALAKHA
Résumé des Lois de Tichea Beav qui tombe Chabbat par le Rav Levi Kahn
Vendredi après-midi :
- On a le droit de se couper les ongles.
- Mikvé comme d’habitude (on peut se laver à l’eau chaude et utiliser du savon)
- On apportera les chaussures à changer et les kinot à la choul avant Chabbat, pour Mostaé Chabbat.
- Ceux qui font rentrer Chabbat plus tôt, peuvent manger de la viande.
Chabbat matin :
- Après la prière de Cha’harit, on dit « Av Harahamim » avant le Moussaf.
- Après Moussaf, on fera un syoum.
- L’étude de ‘Hitat, Rambam se fera Le’hat’hila avant ‘Hatsot.
- Michnayot pour les endeuillés comme d’habitude.
- On prie Min’ha plus tôt que d’habitude pour pouvoir faire la séouda.
- On ne dit pas « Tsidekatekha » et certains ne lisent pas les Pirké Avot.
- On termine le repas avant 21h14 heure de Paris (pas de restriction dans le contenu du repas. On ne mange pas l’œuf trempé dans la cendre.) .
- Les restrictions sur les chaussures et le fait de ne pas s’asseoir sur une chaise normale ne commencent qu’après la sortie de Chabbat à 22h09 (heure de Paris).
- A la sortie de Chabbat, les femmes et ceux qui veulent amener les chaussures et les kinot à la synagogue doivent dire la phrase « Baroukh Hamavdil ben Kodech Le’hol ».
- On mettra les chaussures qui ne sont pas en cuir après « Barekhou » du ‘Hazan.
- Dans la Amida, on dira le passage « Ata Honantanou », comme d’habitude.
- Après Kadich Titkabal, on a l’habitude de prononcer la bénédiction « Boré Méoré Haèch » à la synagogue. Ceux qui souhaitent le faire à la maison ne se rendront pas quittes à la synagogue.
- Lecture de E’ha, Kinot et Ata Kachoch.
- Kadich Chalem belo Titkabel
- Aleinou Lehabéa’h.
- On ne dit pas « Veiten Lekha »
- Concernant le jeûne pour les femmes enceintes ou qui allaitent voir avec un Rav.
- A la sortie du jeûne après Arvit, on se lave les mains avec un Keli sans faire de bénédiction et on se rince la bouche. On remet des chaussures en cuir et on fait “Kidouch Levana”
- On fera ensuite la havdala, sans prononcer la bénédiction de Bessamim.
- Il est préférable de ne pas manger de viande le soir mais toutes les autres restrictions sur le deuil ne sont plus applicables.
Pourquoi nous déguisons-nous à Pourim ?
Parce qu’à Pourim rien n’est vraiment ce qu’il semble être. La répudiation de Vashti ne fut-elle qu’une de ces choses qui arrivent lorsqu’un empereur perse débauché se saoule ? Le fait que Mordékhaï put dénoncer un complot visant à attenter à la vie du roi ne fut-il qu’une coïncidence ? A’hachvéroch ne choisit-il Esther pour être sa reine que parce qu’elle était la plus belle femme du royaume ? Haman joua-t-il seulement de malchance en rendant visite à A’hachvéroch juste au moment où on lui lisait le fait héroïque de Mordékhaï ? Fut-ce le charme d’Esther et la désinvolture d’A’hachvéroch qui poussèrent ce dernier à faire pendre soudainement son premier ministre ?
Pourim fut institué parce que le peuple juif comprit à ce moment que c’était D.ieu Lui-même qui avait accompli tout cela, pour sauver Son peuple. Il n’avait fait que se déguiser en mélodrame perse de palais.
Lorsque D.ieu fit sortir les Enfants d’Israël d’Égypte à Pessa’h, la région tout entière, de Guizeh à Gaza, de Memphis à la Mésopotamie, résonna des miracles accomplis par le D.ieu des Hébreux. Quand une petite cruche d’huile brûla pendant huit jours, le plus sceptique des Hellénistes vu que c’était un fait divin. Mais la spécificité de Pourim (« le sort ») est que la plus miraculeuse des délivrances revêtit les oripeaux de la nature, de la chance et de la coïncidence. D.ieu se cacha et resta caché – Son nom n’apparaît pas une seule fois dans toute la Méguila (le rouleau d’Esther) !
Pourim est une mascarade. Le rouleau d’Esther (dont le nom signifie « Je me cacherai ») est enroulé. Même la farce au pavot se voit à peine dans les replis de gâteau des « oreilles d’Haman » (ou est-ce de la datte ?), sans même parler de la viande des Krepla’kh (du poulet ?) et du fourrage des cigares au miel.
Ce n’est pas étonnant que Pourim soit la fête la plus joyeuse du calendrier juif. C’est génial de célébrer les miracles, mais à quelle fréquence des miracles vous arrivent-ils ? Il est bien plus exaltant de prendre conscience que rien n’est vraiment comme ça en a l’air, que D.ieu tire toujours les ficelles, même quand les choses semblent se dérouler « juste comme ça ».
Pourim Saddam – miracles en 1991
« Allo, Maman ! J’ai reçu mon ordre de mobilisation aujourd’hui ! » dit David Zuk au téléphone. « Je pars demain matin pour l’Arabie Saoudite ! »
« Oh, non ! » dit sa mère, d’un « non » qui résonnait aux oreilles de son fils de vingt ans.
« On m’a affecté au 101ème régiment » dit David dont la voix n’était déjà plus si assurée et qui se cramponnait aux parois de la cabine téléphonique. « J’ai presque pleuré quand ils me l’ont dit. »
Le 101ème Régiment, surnommé « Les Aigles hurlants » avait combattu en 1ère ligne sur tous les fronts : durant les deux guerres mondiales, en Corée et au Vietnam. Peu de ses soldats étaient revenus vivants…
La mère de David essayait de trouver les mots pour encourager son fils unique, mais c’était dur. Elle n’avait jamais très bien compris les choix de son fils : à seize ans, il était subitement devenu pratiquant et avait exigé de ne manger que cachère. Puis, deux ans plus tard, il s’était engagé volontairement dans l’armée… Que pouvait-elle dire ou faire devant ces choix incongrus ? Et maintenant, en entendant cette sinistre nouvelle, elle ne pouvait que ruminer : « Je te l’avais bien dit ! »
La Guerre du Golfe avait éclaté un mois plus tôt, le 17 janvier 1991. David savait qu’il serait en première ligne, confronté aux ravages de la guerre. « Maman, on dit que la guerre durera au moins un an, » dit-il, ne sachant pas quand il la reverrait. « Prends soin de toi, Maman. Je t’aime ! », parvint-il à murmurer en sentant ses forces l’abandonner.
En sortant de la cabine téléphonique, David contempla les sommets enneigés de sa base de Fort Knox dans le Kentucky, il fut frappé par leur beauté tranquille, comme s’il les voyait pour la première fois. Il se demanda s’il les reverrait jamais.
Il avait entendu une rumeur qui circulait dans la base : quelqu’un avait prédit que la guerre serait terminée à Pourim, la fête juive instaurée pour remercier et glorifier D.ieu pour avoir sauvé le peuple juif d’un décret d’annihilation il y a quelques 2300 ans.
« Pourim n’est que dans un mois. C’est ridicule ! », pensait-il.
David se dit que Saddam Hussein aurait aimé la comparaison avec Haman, le persécuteur des Juifs dans l’antique Empire perse. Il s’était vanté pendant une année entière de pouvoir « brûler la moitié d’Israël » avec ses Scuds chargés de gaz mortels. Ces missiles tueraient des milliers d’Israéliens et prouverait aux nations arabes qu’Israël était vulnérable. Alors le monde saurait que D.ieu avait abandonné le « Peuple Élu » et que, à sa place, Saddam avait été choisi pour gouverner le monde. Le scénario semblait être une plaisanterie… jusqu’à ce que Saddam envahisse le Koweït.
De retour à son baraquement, David récita la prière du soir. Il allait devoir défendre le Koweït et l’Arabie Saoudite. Quelle ironie ! Avant de s’endormir, il repensa aux images télévisées des Scuds s’abattant sur les villes israéliennes. Ces missiles longs de 12m de fabrication soviétique avaient été « améliorée » avec des charges explosives de 300 Kg fournies par les Européens : conçue pour aplatir les bâtiments, l’explosion d’une charge de Scud crée une onde de choc frontale qui pulvérise le béton et projette des éclats de verres jusqu’à 500 m alentour comme une volée de poignard mortels.
Allongé dans son lit, David se remémorait les premières nouvelles d’Israël qui lui étaient parvenues. La première nuit du bombardement de Scuds irakien, l’un d’entre eux était tombé sur un immeuble d’habitation dans un quartier très peuplé de Tel-Aviv : à minuit, quatre cents appartements abritant mille deux cents personnes avaient été endommagés ou complètement détruits. Les hôpitaux de Tel-Aviv s’étaient préparés à recevoir un afflux de victimes, comme cela avait été le cas lorsque l’Irak avait envoyé ses Scuds sur Téhéran, en 1988.
Les ambulances étaient arrivées : un homme souffrait d’égratignures provoquées par les bris de vitres ; une femme avait une foulure. « Les ‘victimes’ auraient pu se soigner elles-mêmes, » dit l’un des médecins de l’hôpital. « Même le personnel non-religieux à qualifié cela de miracle. »
Durant la première semaine de guerre, l’Irak avait envoyé deux douzaines de Scuds qui avaient causé endommagé ou détruit des milliers d’appartements et autres bâtiments. Le premier Chabbat, un Scud tomba sur une synagogue installée dans un abri. Deux cents personnes s’y trouvaient en train de prier. Le souffle de l’explosion projeta les fidèles comme des pantins. Seule la paroi orientale, contre laquelle se tenait l’armoire protégeant les rouleaux de la Torah, était restée intacte. Quand le premier ministre, Its’hak Shamir avait visité l’endroit, il demanda s’il y avait des gens dans la synagogue au moment de l’explosion. « Oui, » répondit le maire de Tel-Aviv, Chlomo Lahat, « Deux cents. Ils ont été sauvés par un miracle. » Personne n’était blessé.
Combien de temps leur mazal (bonne fortune) durerait-il ? Pour protéger Israël, David était prêt à risquer sa vie. Avec cette pensée, il murmura la prière du Chéma Israël et s’endormit.
Le lendemain matin, David embarqua avec plus de trois cents soldats dans un 747 qui fit une escale à Rome avant de se poser dans la ville portuaire de Dhahran en Arabie Saoudite : le soleil tapait fort sur les étendues immenses du sable blanc le plus fin que David ait jamais vu. Il faisait 45° à l‘ombre. Mais il n’y avait pas d’ombre.
A 5h30, le matin suivant, il fut réveillé par une sirène stridente : en trois secondes, il réussit à mettre son masque à gaz, mais son cœur battait à tout rompre. Le temps maximum pour cette procédure était de quinze secondes. David l’avait fait en trois. Les heures d’entrainement avaient porté leurs fruits. Trois minutes plus tard, un officier pénétra dans la tente et annonça : « Les Irakiens ont tiré un Scud et notre missile Patriot l’a intercepté. Aucun gaz n’a été détecté. Gardez vos masques jusqu’à l’ordre de l’enlever. »
Aucun gaz n’avait été détecté et personne n’était blessé, mais Saddam avait gagné une première manche sur le terrain psychologique. Saddam avait un autre allié : le désert, sa chaleur torride et la rareté de l’eau. Les soldats n’auraient droit qu’à une douche par mois.
Et Saddam continuait d’envoyer ses Scuds contre Israël, mais malgré les énormes dégâts, il n’y avait curieusement que très peu de victimes. Aux États-Unis, de nombreuses personnes avaient finis par se dire que ces Scuds n’étaient que des pétards géants inoffensifs.
Puis le 25 février au matin, David et 100 autres soldats reçurent l’ordre de se rendre en avion à Al Khobar. Le soir même, un fragment de Scud s’abattit sur la base : une gigantesque explosion entendue à des kilomètres de là détruisit le baraquement. Il ne resta plus qu’un cratère de ruines. 28 soldats avaient été tués et 88 soldats grièvement blessés. L’avion qui aurait dû transporter David avait eu une panne et il ne se trouvait donc pas à Al Khobar : il avait échappé à la mort.
La guerre s’intensifia, les forces alliées avaient été tétanisées par cet événement. David fut envoyé au front, à 50 km du village d’Our Kasdim, lieu de naissance du patriarche Avraham, celui qui avait refusé de se prosterner devant les idoles et qui était sorti vivant de la fournaise où Nimrod l’avait précipité. La nuit, David pouvait contempler les millions d’étoiles dans le ciel : D.ieu n’avait-il pas promis à Avraham que sa descendance serait aussi nombreuse que les étoiles du ciel ?
Soudain, le 27 février, on annonça que la guerre était finie : le Koweït avait été libéré et l’Irak était envahi. Deux semaines plus tard, l’hebdomadaire Newsweek titrait en couverture : « Un triomphe aux proportions bibliques ! » Ce n’est qu’à son retour aux Etats-Unis que David apprit que la guerre avait pris fin le jour de Pourim.
Tous les soldats du 101ème Régiment revinrent sains et saufs, avec David. Ils célébrèrent leur retour avec de grandes fêtes de remerciement à D.ieu et « les jours d’obscurité furent transformés en lumière, en joie et en allégresse. ».
Quelques mois plus tard, étant affecté à la base de Fort Campbell, David passa un Chabbat chez le Rav Zalman Posner à Nashville dans le Tennessee. « Avez-vous vu ce fascicule ? » lui demanda-t-il. David vit qu’il était intitulé « Je vous montrerai des merveilles : Allocutions publiques du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, Chlita, avant et pendant la crise dans le Golfe. »
David n’avait jamais entendu parler du Rabbi de Loubavitch. Ce Chabbat, il apprit tout des prédictions du Rabbi concernant la guerre du Golfe, de quelle façon le Rabbi avait proclamé que la Terre d’Israël serait sauve, que personne n’y aurait besoin de masques à gaz, et que c’est au nom du Rabbi qu’il avait été annoncé que la guerre s’achèverait à Pourim.
Après la guerre du Golfe, David acheva les deux ans de service militaire qui lui restaient puis joignit les rangs des jeunes gens qui étudient la Torah à la Yéchiva Tiferet Ba’hourim au Rabbinical College of America de Morristown dans le New Jersey.
Sources : Soldat de première classe David Zuk ; « Missiles and Miracles: The SCUD Story » David Rothschild (Nefesh Magazine, 1992); « Why Were SCUD Casualties So Low? » S. Fetter, G. Lewis & L. Gronlund (Nature, Jan. 1993).
La Fête Tou Bichevat, nouvel an des arbres, par le Rav Shaul Sillam
Le 15 Chevat, nouvel an des arbres Rav Shaul Sillam
Priorités quant aux bénédictions sur les aliments Rav Shaul Sillam
Tou Bichevat : סיכום הלכות ברכת שהחיינו על פירות – Lois de la bénédictions de Chéhé’héyanou sur les fruits
Prêts pour la Fête de Tou Bichevat – מגיעים מוכנים לט »ו בשבט עם הרב שאול סילם
מגיעים מוכנים לט »ו בשבט
לפניכם סדרת שיעורים בדין קדימה בברכות
עם הרב שאול סילם שליט »א
רב קהילת חב »ד גילה ירושלים וחבר מכון הלכה חב »ד
א. קדימת ברכה במאכל שלפניו
https://vimeo.com/505198922
ב. קדימת פירות משבעת המינים
https://vimeo.com/505244858
ג. סדר הברכות מג »ע א »ש
https://vimeo.com/505241428
ד. קדימה בפירות שלימים וחביבים
https://vimeo.com/505256601
Lois des 3 semaines par le Rav Menahem Laloum (1ère partie)
Pour les Sefaradim, certains permettent jusqu’à la semaine même du 9 av. (Rr le Tsion du Rav Bentsion Aba Shaoul chapitre 17, 3, ‘Hazone Ovadia Yom Tov page 261, Yalkout Yossef chapitre 493, 18)

