9 Tichri : Yortzeit du Rav ‘Haïm Morde’haï a’h Pevzner, Chalia’h du Rabbi à Perpignan

9 Tichri : Yortzeit du Rav ‘Haïm Morde’haï a’h Pevzner, Chalia’h du Rabbi à Perpignan

Dans l’histoire récente du judaïsme français, certaines figures se distinguent par leur impact extraordinaire sur leurs communautés. Parmi elles, le Rav ‘Haïm Morde’haï Pevzner, affectueusement connu sous le nom de Mottel, occupe une place toute particulière. Son parcours, marqué par le miracle dès son plus jeune âge et couronné par seize années de service dévoué à Perpignan, incarne l’essence même de la mission ‘hassidique : apporter la lumière du judaïsme là où elle est le plus nécessaire.

Dans la pittoresque ville de Perpignan, au cœur du sud-ouest de la France, une communauté juive modeste a eu le privilège de bénéficier pendant 16 ans de la présence extraordinaire de Rav ‘Haïm Morde’haï Pevzner. Connu affectueusement sous le nom de Mottel, cet homme remarquable a transformé la vie spirituelle de cette région, laissant un héritage qui continue d’inspirer bien au-delà des frontières de sa communauté.

Une enfance marquée par le miracle

Né en 1980 à Paris, Mottel était le fils de Rav Yossef Yits’hak et Rivka Pevzner, émissaires dévoués du Rabbi de Loubavitch. Sa vie fut marquée dès son plus jeune âge par un événement qui allait façonner son destin. À seulement trois ans, le jeune Mottel contracta une méningite grave qui le plongea dans le coma pendant deux semaines. Face au pronostic pessimiste des médecins, qui conseillaient même aux parents de ne pas prier pour sa guérison en raison des séquelles potentiellement invalidantes, la famille se tourna vers le Rabbi de Loubavitch.

Le Rabbi, dans sa sagesse, accorda sa bénédiction et demanda qu’on imprime le livre du Tanya dans l’immeuble où résidait la famille Pevzner. Ce qui suivit fut décrit par beaucoup comme un miracle : non seulement Mottel se réveilla, mais en quelques jours, il était capable de réciter par cœur des versets de la Torah. Bien que cette épreuve lui laissa une claudication permanente, elle forgea en lui une résilience et une foi inébranlables qui allaient caractériser toute sa vie.

Un parcours d’érudition inspirant

Dès son plus jeune âge, Mottel manifesta un amour profond pour l’étude de la Torah. Son père, Rav Yossef Yits’hak, directeur de la Cité de l’Éducation Sinaï, raconte : « Il chérissait l’étude de la Torah comme peu d’autres. Même enfant, il passait des heures plongé dans les textes sacrés. »

Son parcours académique le conduisit dans les prestigieuses Yechivot de Brunoy, Brooklyn et Melbourne. Dans chacune de ces institutions, Mottel laissa une empreinte indélébile. À Melbourne, malgré la barrière de la langue – il ne parlait alors que le français et le yiddish – il devint rapidement un mentor pour de nombreux étudiants australiens anglophones, les inspirant par sa foi simple et son humour contagieux.

Sa soif de connaissance ne se limitait pas à la salle d’étude. Mottel publiait fréquemment des articles dans divers fascicules de Yechivot et annotait méticuleusement les ouvrages de sa vaste bibliothèque personnelle, témoignant d’une érudition rare pour son âge.

Un mariage et un appel au service

En 2004, Mottel unit sa vie à celle de Ra’hel Itkin, issue d’une famille d’émissaires Loubavitch d’Hamilton, Ontario. Ce mariage marqua non seulement l’union de deux âmes, mais aussi le début d’une nouvelle aventure. Alors que ses problèmes de santé auraient pu justifier un emploi confortable à Paris, le couple choisit courageusement de partir en Chli’hout (mission) dans la petite ville de Perpignan.

Un Chalia’h hors du commun à Perpignan

Dès son arrivée à Perpignan, Rav Morde’haï Pevzner se distingua par son sourire radieux et son enthousiasme contagieux. Il avait un don particulier pour découvrir des Juifs dans les coins les plus reculés de la campagne française, souvent des personnes qui se croyaient seules de leur foi dans leur région.

Son approche était unique : il refusait catégoriquement de s’engager dans des querelles politiques locales. Au contraire, il endossait fréquemment le rôle de médiateur dans les conflits communautaires. Sa méthode de résolution de conflit était empreinte d’amour et de compassion, se concluant invariablement par sa phrase devenue célèbre : « Quoi que vous pensiez de moi, je vous aime ! »

Un dévouement sans limites

Les anecdotes sur le dévouement extraordinaire de Rav Morde’haï Pevzner sont nombreuses et touchantes. Une fois, il donna toutes les matsot qu’il possédait à de parfaits étrangers qui passaient Pessa’h dans un hôtel voisin. On le voyait souvent sortir en pleine nuit, bravant les intempéries et sa propre fatigue, pour visiter, nourrir et réconforter ceux qui en avaient besoin.

Son épouse, Ra’hel, raconte une histoire particulièrement émouvante : peu avant son décès, alors qu’il souffrait terriblement, Mottel reçut l’appel d’un Juif hospitalisé qui demandait de la nourriture. Sans hésiter, il se déplaça sous la pluie pour lui apporter de quoi manger, pour découvrir que l’homme était en bien meilleure santé que lui. Cet acte de bonté pure laissa l’homme abasourdi, lui qui avait en vain contacté plusieurs organisations de bienfaisance et services sociaux.

Face à l’adversité : une foi inébranlable

Il y a six ans, une tumeur fut découverte dans sa colonne vertébrale. Trois ans plus tard, elle se métastasa agressivement, paralysant le bas de son corps. Face à cette épreuve, Mottel fit preuve d’un courage extraordinaire. Il décida, selon ses propres mots, de « cracher sur l’Ange de la Mort » en intensifiant encore ses actions pour sa communauté et sa famille.

Même confiné à une chaise roulante motorisée, il continuait à parcourir des kilomètres pour rencontrer des Juifs et partager avec eux la beauté de leur héritage. Aucune distance ne le dissuadait, aucune personne n’était insignifiante à ses yeux.

Un père dévoué et un ami fidèle

Malgré son engagement intense envers sa communauté, Rav Morde’haï Pevzner était un père aimant et attentif. Son père témoigne : « Il se dévouait pour ses enfants et, même dans ses moments les plus difficiles, veillait à réserver des moments pour étudier avec chacun d’entre eux. » Les sept enfants Pevzner, dont la plus jeune n’a que deux ans, étaient éduqués à la maison, les plus grands suivant leurs études via le système international Shluchim Online School.

Sa mémoire prodigieuse et son amour du prochain se manifestaient aussi dans sa capacité à se souvenir des anniversaires de ses amis et des dates de décès des parents de ses connaissances. Il était toujours le premier à envoyer ses pensées affectueuses, renforçant ainsi les liens au sein de sa communauté élargie.

Les derniers jours : un héritage assuré

Conscient que sa fin approchait, Rav Morde’haï Pevzner fit preuve d’une lucidité et d’un dévouement remarquables. Il exprima le souhait d’être enterré dans sa ville d’adoption, Perpignan, plutôt qu’à Jérusalem avec les autres membres de sa famille, y compris son jeune frère bien-aimé Schnéour Zalman, décédé en 2015 à l’âge de 22 ans.

Plus important encore, il s’assura de la continuité de son œuvre en trouvant un successeur. Le vendredi précédant son décès, il finalisa l’arrivée de Rav Chmouël Bensoussan et son épouse, qui devinrent le second couple d’émissaires Loubavitch dans la ville.

Un adieu émouvant

Rav ‘Haïm Morde’haï Pevzner s’éteignit le mardi matin, veille de Yom Kippour 5783 (2022). Conformément à ses vœux, il fut enterré le jour même à Perpignan, entouré d’une foule nombreuse venue lui rendre un dernier hommage. Chaque personne présente réalisait qu’elle avait perdu bien plus qu’un rabbin – elle avait perdu son meilleur ami.

Un héritage d’amour et de service

L’héritage de Rav Morde’haï Pevzner perdure à travers sa femme, ses enfants, et tous ceux dont il a touché la vie. Son exemple de foi inébranlable face à l’adversité, son amour inconditionnel pour chaque être humain, et son dévouement sans faille à sa communauté continuent d’inspirer bien au-delà des frontières de Perpignan.

Comme le résume si bien son père : « Il était toujours joyeux et mettait tout en œuvre pour que les autres le soient aussi ». Cette phrase capture l’essence même de la vie extraordinaire de Rav Mottel Pevzner – une vie consacrée à apporter la lumière, la joie et la spiritualité à tous ceux qu’il rencontrait.

La petite communauté juive de Perpignan, et bien au-delà, se souviendra longtemps de cet homme exceptionnel qui a transformé chaque défi en opportunité de croissance spirituelle et chaque rencontre en occasion d’exprimer l’amour divin. L’histoire de Rav ‘Haïm Morde’haï Pevzner restera un témoignage inspirant de ce qu’une vie de dévouement et de foi peut accomplir, même face aux plus grands défis.

 

Pevzner était un conseiller rabbinique de confiance et un guide pour les individus et les familles.

 

Alors que ses défis physiques de toute une vie lui auraient donné toutes les excuses pour accepter un travail de bureau à Paris, lui et sa femme, Rochel, ont choisi de partir comme émissaires, et ils ont fondé Loubavitch à Perpignan dans une communauté juive si petite et si unique que beaucoup doutaient qu'ils seraient en mesure de "réussir".
Sa chaleur et sa joie contagieuse étaient célèbres.

 

Le rabbin organise une célébration de 'Hanoucca dans ses premières années à Perpignan.

 

Peu de choses donnaient plus de joie au rabbin que d'aider un autre Juif à accomplir une mitsva ; il empruntait les autobus, les trains et tout autre itinéraire accessible aux fauteuils roulants vers les personnes et les familles qu'il avait découvertes au fil des ans.
3 Tichri : Premier Yartzheit de Levi a’h Lewin

3 Tichri : Premier Yartzheit de Levi a’h Lewin

Chers Amis,

Alors que nous nous approchons du premier Yartzheit de notre cher fils, Levi a’h, qui tombe ce Shabbat Shuva, 3 Tishri (Tzom Gedalya), le 5 octobre, nous vous invitons à vous joindre à nous pour honorer sa mémoire.

Dans l’esprit de Levi, voici quelques actions significatives que vous pouvez entreprendre :
•⁠ ⁠Étudier des Mishnayot: LeviFoundation.org/Mishna
•⁠ ⁠Donner de la Tsedaka.
•⁠ ⁠Renforcer votre engagement en ajoutant une Mitsva supplémentaire.

Nous vous encourageons également à participer à l’écriture d’un Sefer Torah en son honneur sur LeviFoundation.org/SeferTorah.

Merci d’inclure votre prénom et le prénom hébreu de votre maman.

Nous partageons également des vœux chaleureux du Rav David Banon, Dayan de Montréal.

Puissiez-vous être tous inscrits pour une année bonne et douce.

Nous vous souhaitons partager ensemble que des bonnes nouvelles!

Rav David et Devorah Leah Lewin

לע״נ
Levi Hacohen Ben David Yissa’har Tzvi
 לוי בן יבדלחט״א דוד יששכר צבי הכהן

LeviFoundation.org/SeferTorah

 

Levaya de Lévi Levin a’h, 16 ans, (Quebec, Canada) qui a quitté ce monde le 3 Tichri 5784

4 Tamouz : Yortzeit du Rav Menahem Mendel Futerfas (1906-1995)

4 Tamouz : Yortzeit du Rav Menahem Mendel Futerfas (1906-1995)

Le rabbin Menachem Mendel Futerfas (1906-1995) connu sous le nom de Reb Mendel , était un célèbre Mashpia et grand Hassid. Il était un des meilleurs élèves du célèbre Mashpia, Reb Zalman Moishe HaYitzchaki .

Activités

Le Rav Menahem Mendel Futerfas ouvrait des écoles juives clandestines en URSS. Ce fut la raison pour laquelle il a été incarcéré pendant 14 ans dans les goulags de Sibérie. 

Après avoir quitté la Russie, le Rabbi de Loubavitch , lui a demandé d’être Machpia dans la Yechiva Tom’hei Temimim de Kfar Chabad, en Israël  Il y est arrivé à l’été 1973 où ses Farbrengen étaient célèbres.

Il quitta ce monde le 2 juillet 1995 et fut enterré à Londres.

Enseignements

Il était connu pour raconter des histoires, en particulier de son incarcération, et tirer des leçons de tout ce qu’il a entendu et vu là-bas.

Il raconta une fois que jouer aux cartes était contraire aux règles de la prison, mais ses compagnons de prison jouaient toujours dans leur cellule. Le gardien de la prison pouvait les voir jouer.

Cependant, chaque fois que le gardien rentrait dans la cellule, les cartes disparaissaient et il lui était impossible de les trouver. Finalement il abandonna les recherches et promis de ne pas empêcher les prisonniers de jouer si ils lui révéler ce qu’ils ont fait avec les cartes. Les prisonniers lui répondirent que chaque fois qu’il entrait, ils glissaient les cartes dans sa poche et les reprenaient avant son départ.

Le Rav Futerfas a appris de cela que souvent nous cherchons loin ce que nous voulons, alors qu’il se trouve dans notre poche.

Récits à l’occasion du 18 Sivan, Yortzaït du Rav Binyamin a’h Klein, le secrétaire du Rabbi

Récits à l’occasion du 18 Sivan, Yortzaït du Rav Binyamin a’h Klein, le secrétaire du Rabbi

Le Rav Binyamin Klein est né à Jerusalem en 1935. Sa mère, Ra’hel, est décédée peu de temps après l’accouchement – semblable à Ra’hel, l’épouse de Yaakov Avinu. Ainsi, l’enfant a été nommé Yerachmiel d’après sa mère et Binyomin, comme le fils de Ra’hel.
Jeune homme, il est arrivé à Crown Heights pour étudier à la Yechiva Loubavitch centrale, et une fois là-bas, a développé ce qui allait devenir un lien à vie avec le Rabbi de Loubavitch. Le Rav Klein s’est lancé dans l’organisation des activités éducatives naissantes de Loubavitch, y compris les Mesibot Chabbat, qui a rassemblé les jeunes les Chabbat après-midi pour l’inspiration et le divertissement.
En 1961, il a épousé Laya Schusterman et le jeune couple a été envoyé à Melbourne, où ils ont aidé à fonder la Yechiva Gedolah d’Australie et de Nouvelle-Zélande.
Peu de temps après, en 1963, il est retourné à New York et est devenu un assistant du Rav Haim Morde’hai Aizik Hodakov, z ”l, chef d’état-major du Rabbi.
Le Rav Klein a développé des liens étroits avec de nombreux dirigeants israéliens. 

 

RECITS – Traduits par le Rav Haim Mellul

Courrier

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi, raconte :

« Lorsque j’apportais le courrier au Rabbi, il le lisait immédiatement et le classait. Il prenait connaissance, en premier lieu, des lettres qui lui étaient adressées en express. Lorsque je lui transmettais les messages qui m’avaient été dictés au téléphone, il les lisait en une minute ou deux. Il saisissait le sens de la question qui lui était posée avec une rapidité qu’il est difficile d’imaginer.

Il me rendait ensuite une partie des lettres et des messages, en me disant :
‘La réponse, pour ceux-ci, est : ‘J’en ferai mention près du tombeau de mon beau-père et maître, le Rabbi’.’

Pour les autres lettres, il me dictait aussitôt la réponse. Et, bien entendu, il y avait aussi les lettres auxquelles il décidait de ne pas répondre.

Une fois, une lettre que des parents avaient envoyée, d’Israël, à leur fils, un élève de le Yechiva du Rabbi, au 770, Eastern Parkway, fut jointe, par erreur, au courrier du Rabbi. De façon générale, le Rabbi ouvrait lui-même chaque lettre pendant qu’il lisait la lettre précédente. C’est ainsi qu’il ouvrit celle-ci, puis il constata qu’elle ne lui était pas destinée.

Le Cohen et le très grand rabbin

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi, raconte :

« Pendant les premières années, lorsque le Rabbi venait de prendre la direction des ‘Hassidim, ses émissaires, lorsqu’ils ne parvenaient pas à rapprocher une personne de leur ville de la Torah et des Mitsvot, nous appelaient, afin de leur fixer une audience auprès du Rabbi.

Une fois, l’un d’eux est arrivé au 770, Eastern Parkway. C’était un jeune homme qui avait décidé d’épouser une non juive et les émissaires du Rabbi n’étaient pas parvenus à l’en dissuader. Cette audience que le Rabbi devait lui accorder était, à proprement parler, la dernière chance.

Dès qu’il quitta le bureau du Rabbi, il entra au secrétariat, téléphona à la jeune fille et il lui annonça qu’il rompait leur relation. Nous lui avons demandé ce que le Rabbi lui avait dit et il nous a expliqué qu’il était Cohen. Il avait eu, avec le Rabbi, l’échange suivant :

‘Que pensez-vous de ma position, au sein du Judaïsme ?’
‘Je vois que vous êtes un très grand rabbin.’
‘A votre avis, comment suis-je parvenu à cela ?’
‘Je vois que ce bureau est empli de livres. Je suppose que vous les avez tous étudiés.’
‘Sachez donc que, même si j’avais étudié beaucoup plus que je l’ai fait jusqu’à ce jour, je n’aurais jamais atteint votre propre position, au sein du Judaïsme. Vous êtes Cohen et, lorsque le Temple sera reconstruit, ce sont les Cohanim qui y effectueront le service de D.ieu. Un Juif comme moi n’aura jamais le mérite de prendre part à ce service.’

Le jeune homme fut très ému par ces mots. C’est alors que le Rabbi ajouta :
‘Si vous épousez une jeune fille non juive, vous aurez définitivement perdu tout cela !’. »

 

 

 Changement de prénom

Lorsque naquit la fille du Rav Binyamin Klein, actuellement Shterna Sarah Krinsky, émissaire du Rabbi dans le New Hampshire, son père, Rav Binyamin et sa mère, Léa décidèrent de lui donner un certain prénom.

Le jour de sa nomination, le Rav Binyamin Klein, dès son arrivée au 770, Eastern Parkway, se rendit dans le bureau du Rabbi et il lui indiqua qu’il nommerait sa fille pendant la lecture de la Torah. Le Rabbi lui demanda quel prénom ils avaient choisi. Le Rav Klein le lui indiqua.

Le Rabbi lui dit alors :
« A mon sens, il est préférable de l’appeler Shterna Sarah, le nom de l’épouse du Rabbi Rachab, qui était une femme remarquable ».

Bien entendu, le Rav Klein se conforma à l’avis du Rabbi et, pendant la lecture de la Torah, il nomma sa fille Shterna Sarah.

Chères Tefillines

Une fois, le Rav Binyamin Klein, le secrétaire du Rabbi, entra dans son bureau durant la période en laquelle il préparait la Bar Mitsva de son fils, Lévi Its’hak. Soudain, le Rabbi lui demanda :
«Qu’en est-il des Tefillines pour le Bar Mitsva ? Ont-elles été commandées ?».

Le Rav Klein répondit au Rabbi par l’affirmative, puis, d’un ton réprobateur, il ajouta :
«Elles ont coûté très cher !».

Le Rabbi dit alors :
«A un fils cher, on achète des Tefillines chères !».
En effet, le fils du Rav Klein était né après plusieurs filles.

 

Attentats

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi raconte :

«Le 28 Nissan 5750 (1990), le Rabbi est entré dans la synagogue pour la prière de Min’ha et, à l’issue de celle-ci, il a indiqué qu’il voulait prendre la parole. Tous les présents ont été surpris et cette surprise a été largement accrue quand le Rabbi a dit que, selon certaines informations, l’O.L.P. préparait des attentats contre des centres d’intérêt juifs.

Deux heures avant cela, le chef du gouvernement israélien, Its’hak Shamir m’avait téléphoné et il m’avait demandé de transmettre au Rabbi que, selon les informations dont il disposait, l’O.L.P. prévoyait des attaques terroristes dans plusieurs institutions israéliennes du monde. Il sollicitait donc la bénédiction du Rabbi, à ce propos. J’ai aussitôt transmis ce message au Rabbi, mais, de toute évidence, il possédait déjà cette information. Le Rabbi avait donc décidé de prendre les devants et d’agir.

Bien entendu, Its’hak Shamir avait souligné le caractère confidentiel de ces informations, mais le Rabbi avait décidé de les rendre publiques. Il demanda que chacun intensifie son étude de la Torah, sa prière et sa participation à la Tsedaka. C’est sans doute le mérite de ces actions qui fit qu’aucun attentat ne se produisit.

Le lendemain, le New York Times faisait effectivement état d’informations selon lesquelles l’O.L.P. avait décidé d’attaquer plusieurs institutions israéliennes, de par le monde. En revanche, il ne précisa pas par qui était venu le salut.

Préparatifs

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi raconte aussi :

«Les préparatifs du Rabbi, quand il se rendait auprès de l’Ohel, le tombeau de son beau-père, dépassaient l’entendement, au point d’évoquer ce qui est fait pendant le mois d’Elloul, quand chaque Juif se prépare à Roch Hachana.

Depuis la veille au soir, on ressentait une attente et une tension particulières. Il en fut ainsi chaque fois que le Rabbi se rendait près du tombeau, sans la moindre exception, depuis 5710 (1950) quand il prit la direction des ‘Hassidim jusqu’en 5752 (1992), quand il s’y rendit pour la dernière fois, sans le moindre changement.

Depuis la veille, nous savions que le lendemain serait ‘un jour d’Ohel’ et que tout serait différent. Les réponses aux questions qui étaient posées au Rabbi nous parvenaient plus rapidement. Lorsque je recevais une question à poser au Rabbi qui n’avait pas un caractère d’urgence, j’attendais toujours le lendemain pour la lui transmettre. Je dirais que le Rabbi se préparait pour aller à l’Ohel comme un ‘Hassid se prépare à être reçu par le Rabbi.

Durant le voyage vers le cimetière, le Rabbi était toujours très occupé. Après l’instauration de l’étude quotidienne du Rambam, c’est à ce moment qu’il fixait cette étude. Avant cela, il avait différentes activités.

On n’a pas idée de tout ce que le Rabbi a fait pour le peuple d’Israël. Je peux témoigner qu’il était au service de la communauté et de chaque individu vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans la moindre exagération.

Le Rabbi était toujours occupé. Je ne l’ai jamais vu se reposer. Il est difficile d’imaginer ce que le Rabbi pouvait accomplir en une seule journée. Et, je ne parle que de ce que j’ai vu de mes propres yeux»,

 

Australie

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi raconte encore :

«Un élève de la Yechiva de Morristown, dans le New Jersey, passa devant le Rabbi, un dimanche, alors qu’il distribuait des dollars pour la Tsedaka. Le Rabbi lui en tendit un et il lui dit :
‘Pour l’Australie’.

Le jeune homme n’avait aucune intention de se rendre en Australie. Il pensa, tout d’abord, que le Rabbi avait confondu Morristown et l’Australie, pus il se dit que le Rabbi ne pouvait s’être trompé et qu’il devait sûrement se rendre en Australie.

Un des amis de ce jeune homme lui conseilla, avant de programmer un voyage aussi lointain, d’interroger le Rabbi sur sa pertinence, pour vérifier que c’était effectivement ce qu’il avait voulu dire.

Le Rabbi lui répondit qu’il était inutile qu’il se rende lui-même en Australie, mais qu’en revanche, il devait y envoyer ce dollar, afin qu’il soit donné à la Tsedaka sur place. Par un effet de la divine Providence, il m’a été donné, par la suite, d’avoir connaissance des miracles qui ont été accomplis en Australie par ce dollar».

Triplés

Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi se souvient aussi du récit suivant :

«J’ai un ami qui habite en Angleterre. Nous avons étudié ensemble, à la Yechiva, en Erets Israël. Il avait une fille mariée depuis onze ans qui n’avait toujours pas d’enfant. Il m’a téléphoné et il m’a demandé si je pouvais faire en sorte que le Rabbi le reçoive.

A l’époque, le Rabbi n’accordait plus d’audiences privées et j’ai donc conseillé à mon ami de venir un dimanche après-midi, quand le Rabbi distribuait des dollars pour la Tsedaka. C’est alors qu’il pourrait s’adresser au Rabbi.

Mon ami est venu et il a fait part au Rabbi de sa situation. Il a sollicité sa bénédiction pour que sa fille ait un enfant. Le Rabbi lui a répondu :
‘Pourquoi en demandez-vous un seul ?’.

Le Rabbi lui a donné trois dollars et, par la suite, sa fille a eu des triplés».

 Nouvelles de Terre sainte

Voici un souvenir familial du Rav Binyamin Klein, relaté par son neveu, le Rav Elie Wolf :

«Le Rav B. Klein se levait très tôt et, avant toute autre activité, il consultait les télécopies qu’il avait reçues chez lui, pendant la nuit. Il se rendait ensuite au bain rituel, puis à la synagogue pour la prière du matin. Il rentrait ensuite chez lui et prenait son petit déjeuner, qui était son unique repas jusqu’aux heures tardives de la nuit.

Une fois, mon père est arrivé à New York à l’improviste, sans prévenir le Rabbi de sa venue. Il atterrit très tôt le matin à New York et il se rendit directement chez son beau-frère, le Rav B. Klein. Là, ils échangèrent quelques propos, pendant un moment, autour d’un café.

Peu avant dix heures du matin, le Rav B. Klein sortit de chez lui pour aller chercher le Rabbi chez lui et le conduire au 770, Eastern Parkway. Alors qu’il conduisait la voiture, le Rav B. Klein avait encore à l’esprit ce dont il avait parlé avec mon père. Aussitôt, le Rabbi lui demanda :
‘Que raconte votre beau-frère de ce qui se passe en Terre Sainte ?’.»

Qui ménage qui ?

Le Rav Binyamin Klein se rappelle aussi de moments douloureux :

«En fin d’après-midi, un jour de Tamouz 5727 (1967), alors que j’étais seul dans le secrétariat, j’ai reçu un appel téléphonique m’apprenant que le Rav David Morosov avait été tué dans le Sinaï, pendant les jours qui suivirent la guerre des six jours. On me demandait d’en informer le Rabbi.

J’ai rédigé une note, dans laquelle j’ai écrit ce que l’on m’avait communiqué. A l’époque, le mouvement Loubavitch avait des dimensions beaucoup plus réduites. Tous se connaissaient et chaque ‘Hassid était comme un membre de la famille du Rabbi. En outre, la famille Morosov avait traditionnellement été proche de la famille du Rabbi.

Comment donc annoncer cette nouvelle au Rabbi ? Devais-je entrer dans son bureau ou bien attendre qu’il m’appelle ? La santé du Rabbi risquait de s’en ressentir et peut-être fallait-il donc appeler, en premier lieu, la Rabbanit, son épouse, ou bien le docteur Seligsohn, son médecin. Les pensées se multipliaient dans ma tête et je ne savais que faire.

Soudain, le fil de ma réflexion fut interrompu par le téléphone interne. C’était le Rabbi lui-même qui me dit :
‘Si cela ne vous est pas trop difficile, pouvez-vous venir dans mon bureau ?’.

J’ai pris le courrier qui venait d’arriver et que le Rabbi pouvait me demander. Je suis entré dans le bureau et le Rabbi m’a dit ce qu’il avait à me dire. Je me suis ensuite demandé ce que je devais faire, lui transmettre ma note ou bien quitter immédiatement le bureau. Aussitôt, le Rabbi me dit :
‘A-t-on reçu du courrier ?’.

J’ai répondu par l’affirmative et j’ai déposé sur le bureau du Rabbi la pile de lettres, avec la note relative au Rav Morosov sur le dessus. Puis, je me suis demandé :
‘Que faire maintenant, sortir du bureau ou bien y rester encore quelques instants ?’.
Le Rabbi me dit alors :
‘Attendez quelques instants. Je vais vérifier si certaines lettres justifient une réponse immédiate’.

J’ai senti qu’une pierre avait été ôtée de mon cœur. J’ai attendu. Le Rabbi lut, en premier lieu, la note lui annonçant le malheur. Je n’ai pas observé la moindre réaction sur son visage. Il est ensuite passé à la lettre suivante et il a lu de la même façon, très rapidement, tout le reste du courrier.

Lorsque j’ai quitté le bureau du Rabbi, je me suis posé la question : que venait-il de se passer ? Avais-je tenté de ménager le Rabbi ou bien est-ce le Rabbi qui avait tenté de me ménager ?».

 

18 Sivan : Yortzeït du Rav Binyamin ע’ה Klein, secrétaire du Rabbi

18 Sivan : Yortzeït du Rav Binyamin ע’ה Klein, secrétaire du Rabbi

Le Rav Binyamin ע »ה Klein a quitté ce monde le 18 Sivan 5775-2015 à l’âge de 79 ans.

 

Témoignage du Rav Binyamin ע »ה Klein secrétaire du Rabbi :

«J’ai été le secrétaire du Rabbi durant près de trente-six ans, mais tout ce que vous savez sur le Rabbi ne représente qu’une petite idée de ce qu’il est réellement. Nous avons entendu de très belles histoires et assisté à des moments très forts, mais ce n’est pas ainsi que s’exprime réellement la personnalité du Rabbi. Tout ce que l’on dira sur lui ne le rendra pas plus grand, bien au contraire, cela limite sa grandeur. Toutefois, tout ce que l’on dit sur lui est authentique.»

Voici quelques histoires exceptionnelles dont Rav Binyamin Klein a été témoin.

Les secrets

Lorsque le Rabbi m’a proposé de travailler au secrétariat, il m’a dirigé vers le Rav ‘Hadakov, responsable principal, qui devait m’expliquer ce que l’on attendait de moi.
Il me signala qu’en tant que secrétaire, je serais nécessairement le témoin de certains événements et que j’entendrais les diverses réponses du Rabbi aux problèmes qui lui étaient soumis. Une condition s’imposait : «Ne rien divulguer autour de moi».
Les gens racontaient au Rabbi leur histoires les plus intimes, touchant parfois des questions fatidiques. Cette injonction, de ne rien laisser transpirer de tous ces secrets contenus dans le bureau du Rabbi, a été respectée durant trente-six ans. Aujourd’hui, je ressens qu’il est temps de lever le voile sur quelques anecdotes, malgré toutes les difficultés que cela implique.

«Vous ne le connaissez pas»

Lorsque j’étais étudiant à la Yechiva au 770, je me suis rendu avec un autre étudiant en mission dans les pays d’Amérique du Sud. En Uruguay, nous avons rencontré un Juif qui avait étudié à la Sorbonne avec le Rabbi (à Paris). Il était assis dans la synagogue près de l’oratoire réservé aux femmes. Nous nous sommes présentés à lui en tant que jeunes Loubavitch. Il nous a demandé si nous connaissions le Rabbi. Je lui répondis que nous voyions le Rabbi à chaque prière, tous les jours.
«Vous voyez le Rabbi, c’est un fait, mais vous ne le connaissez pas. J’ai étudié avec lui à la Sorbonne durant deux ans et je n’ai jamais pu le connaître : il se cachait de nous».

Le Rabbi et les étudiants de la Yechiva

A l’époque où j’étudiais à la Yechiva au 770, un lien très fort unissait le Rabbi et les étudiants. Il n’y avait alors pas beaucoup d’étudiants et le Rabbi connaissait chacun individuellement.
Lorsqu’il arrivait tôt le matin au 770, il se rendait à l’entrée de la grande salle d’étude et observait les jeunes gens présents. Le dernier jeudi de chaque mois, la direction de la Yechiva, les conseillers et les recteurs s’entretenaient avec le Rabbi. Celui-ci tenait en effet un compte-rendu précis de la présence et de l’étude des élèves quotidiennement et était très impliqué dans la vie de la Yechiva.
Les jeunes étudiants de la Yechiva sont les enfants du Rabbi : un père désire que ses enfants se conduisent comme il faut… J’insiste lorsque je dis que c’était la chose la plus importante pour le Rabbi : avoir beaucoup de satisfaction des élèves de la Yechiva.

Une crainte mêlée de proximité

Il est difficile de décrire ma relation avec le Rabbi. Il y a toujours eu une certaine distance, liée à un profond respect. Dans les relations humaines, on sait que l’habitude s’installe lorsque l’on côtoie régulièrement une personne et l’enthousiasme des premiers jours peut alors disparaître. Mais le Rabbi n’a jamais laissé ses secrétaires sombrer dans la routine.
J’entrais dans le bureau du Rabbi tous les jours. Je n’ai jamais omis de frapper à sa porte et d’attendre son autorisation pour entrer.
Le Rabbi consacrait beaucoup de temps à sa correspondance, il lisait tout son courrier puis y répondait. De temps à autre, il me parlait et continuait à répondre aux différentes lettres. Les gens nous donnaient les lettres du secrétariat, nous entrions rapidement les déposer sur un endroit précis de sa table de travail et prenions le courrier à envoyer. Le Rabbi nous remerciait à chaque fois que nous faisions quelque chose pour lui et nous disait toujours : «Si cela ne vous dérange pas…»
Il m’appelait en général par mon nom de famille «Klein», mais durant l’hiver 5738 – 1977, alors que nous étions jour et nuit dans sa chambre, il m’appelait par mon prénom «Binyamin».
Dans une certaine mesure, le Rabbi était très proche de nous. Il demandait régulièrement des nouvelles des familles de ses secrétaires, particulièrement lors des fêtes familiales.

Tout ce que le Rabbi a dit s’est toujours accompli !

Le Rabbi répondait aux diverses questions sur les marges de chaque lettre. J’étais celui qui transmettait, oralement ou par écrit, la réponse aux personnes concernées. D’après mon expérience longue de plusieurs dizaines d’années, je sais que jamais le Rabbi n’a jamais dit quelque chose qui ne se soit pas réalisé, à un moment ou à un autre.
Lors de la distribution du dollar qui avait lieu le dimanche matin, je me plaçais auprès de lui.
Un jour, une femme lui demanda une bénédiction pour avoir des enfants.
Ce à quoi le Rabbi répondit :
«Très prochainement !»
Avec courage, elle dit au Rabbi : «Que signifie très prochainement ?»
Le Rabbi la considéra en souriant :
«Il faut au moins neuf mois !»
Effectivement, un petit garçon naquit neuf mois plus tard !

Un de mes amis, vivant en Angleterre et avec qui j’ai étudié à la Yechiva en Israël, me demanda un jour de lui obtenir une entrevue avec le Rabbi.
Il avait en effet une fille qui, après onze ans de mariage, n’avait toujours pas d’enfant. À l’époque, il n’y avait plus d’entretien privé, je lui ai ainsi conseillé de venir un dimanche lors de la distribution du dollar.
Il expliqua le problème au Rabbi et lui demanda une bénédiction afin que sa fille ait un enfant. Le Rabbi lui répondit : «Pourquoi un seul enfant ?» Il lui donna trois dollars. On apprit par la suite qu’elle avait eu des triplés…

Le Rabbi le dirigea vers son oncle

Un homme d’affaires juif se retrouva dans une situation financière désastreuse. Il avait perdu tout son argent et était désemparé. Il n’avait jamais vu le Rabbi auparavant, mais se présenta devant lui un dimanche, lors du dollar.
Tandis qu’il demanda une bénédiction, le Rabbi lui conseilla de se rendre chez son oncle et de lui demander de l’aide.
L’oncle de cet homme non plus, n’avait jamais vu le Rabbi. L’homme fut particulièrement étonné : d’où le Rabbi connaissait-il son oncle ? D’autre part, son contact avec son oncle n’était pas des plus chaleureux… Mais après tout, il avait réellement besoin d’argent ! A sa grande surprise, l’oncle le reçut avec beaucoup de gentillesse et lui prêta la somme nécessaire pour remonter son entreprise. Peu de temps après, il put même le rembourser et éponger toutes ses dettes.

Une histoire presque similaire se produisit avec le directeur d’une Yechiva non ‘hassidique en Israël, qui vint aux Etats-Unis pour collecter de l’argent pour son institution qui se trouvait dans une condition financière très délicate. Au bout de trois mois, la situation ne s’étant guère améliorée, il s’apprêta à retourner en Israël, lorsqu’il rencontra un de ses amis Loubavitch, qui lui conseilla de se rendre auprès du Rabbi afin de recevoir sa bénédiction. Il prit donc un rendez-vous en urgence pour une audience privée.
Lorsqu’il exposa au Rabbi la situation financière de sa Yechiva, le Rabbi lui demanda quand il comptait rentrer en Israël. Ce devait être le lendemain… Le Rabbi lui conseilla de faire escale à Toronto au Canada. L’homme était interloqué : cela faisait déjà trois mois qu’il parcourait le continent nord-américain sans succès, et il n’avait par ailleurs pas de quoi payer un billet d’avion!
Cependant, son ami l’encouragea à refaire le voyage et lui proposa même de payer la somme nécessaire au changement d’itinéraire.
Dans l’avion pour Toronto, le directeur rencontra un jeune Juif avec qui il sympathisa ; il lui fit même part de ses soucis. Le jeune garçon fut touché par ses problèmes et lui proposa de rencontrer son patron, qui dirigeait une grande compagnie d’assurance. Même s’il n’était pas dans ses habitudes de donner de grandes sommes à la charité, il organisa la rencontre entre les deux hommes. Le directeur de la Yechiva présenta son institution et en dressa le bilan financier.
«De quelle somme avez-vous besoin ?» questionna le patron. Le déficit s’élevait à 22.000 dollars. Sur ce, le directeur de la compagnie sortit son chéquier et rédigea un chèque du montant en question.
S’agissait-il là d’une plaisanterie ? Après cinq minutes de discussion et sans connaître la personne, offrir une telle somme !? Le donateur expliqua la raison de son geste :
«Cette nuit, j’ai rêvé de mon père (de mémoire bénie). Il me disait : «Tu dois faire quelque chose pour moi, donne de l’argent à la charité !»
J’ai promis à mon père d’accomplir sa volonté… Vous voilà, demandant une aide de 22.000 dollars, or cela fait aujourd’hui vingt-deux ans que mon père a quitté ce monde ! J’ai alors immédiatement compris que je devais vous aider».

Comment le Rabbi savait-il ?

J’ai souvent eu l’occasion d’avoir pour invité un médecin israélien spécialiste en gynécologie, lorsqu’il était de passage aux Etats-Unis. Il me raconta que nombre de ses patientes écrivaient régulièrement au Rabbi, qui leur prodiguait, d’après lui, des conseils médicaux judicieux, dignes des plus grands experts.
Ce gynécologue pensait en fait que le Rabbi était entouré de médecins spécialistes qui répondaient aux questions médicales soulevées dans les différentes lettres qu’il recevait du monde entier, le Rabbi ne faisant que transmettre les réponses.
Je lui répondis en lui racontant l’épisode suivant :
«Il y a quelques semaines de cela, une de vos patientes m’appela un vendredi matin. Elle revenait d’une consultation avec vous. Vous lui aviez conseillé de subir une césarienne en urgence, car il s’agissait d’une question de vie ou de mort et que toute attente pouvait aggraver la situation, D-ieu préserve. Chabbat n’allait pas tarder à entrer en Israël et il fallait prendre impérativement une décision.
Je l’ai laissé en attente quelques minutes, essayant de joindre le Rabbi au plus vite ; il me dit de lui transmettre d’attendre jusqu’à la fin du Chabbat. Après Chabbat, on apprit qu’elle avait accouché normalement. J’ai dévoilé le nom de la malade au médecin, qui se souvenait clairement de cet événement. Je lui dis : «Vous comprenez sans doute que, lorsque je me suis rendu au bureau du Rabbi vendredi, il n’y avait ni médecin, ni assemblée médicale auprès de lui ! Le médecin stupéfait voulut savoir comment le Rabbi savait répondre à chaque cas. Je lui répondis : «Parce que c’est le Rabbi !»

Un Rav qui n’était pas d’obédience hassidique se rendit chez le Rabbi pour recevoir sa bénédiction. Le Rabbi lui demanda d’essayer d’influencer les Juifs de sa ville à acheter de la viande cachère. Le Rav s’exclama alors: «A quoi cela sert-il d’acheter de la viande cachère, sachant que les ustensiles de cuisine chez ces familles ne sont pas cachers !» Le Rabbi lui répondit : «Il faut absolument rompre un tant soit peu avec la psychologie des gens qui se méprennent, pensant que la nourriture cachère n’est pas bonne ; lorsqu’ils mangeront de la viande cachère et se rendront compte qu’elle a bon goût, ils accepteront de manger vraiment cachère et l’on pourra donc plus facilement les inciter à cachériser leur cuisine».

L’organisation de la journée du Rabbi

Les journées du Rabbi étaient consacrées à la communauté. Les dernières années, il arrivait au 770 à dix heures du matin et restait dans son bureau jusqu’à une ou deux heures du matin.
Dans les années précédentes, il arrivait un peu plus tard vers onze heures, car il restait au bureau jusque très tard la nuit, lors des soirées où il accordait des audiences privées. Certaines personnes restaient de longues heures en entretien.
De plus, des centaines de lettres parvenaient au Rabbi chaque jour : personne d’autre que lui n’ouvrait ces courriers et il veillait à répondre à chacun personnellement. Lorsqu’il rentrait chez lui au petit matin, il prenait avec lui du travail à finir ; il ramenait le lendemain au 770 le courrier auquel il avait répondu.
Le Rabbi précédent disait de lui qu’il ne dormait jamais à quatre heures du matin : ou bien il n’avait pas encore dormi, ou bien il était déjà levé. Je ne sais pas combien d’heures par nuit le Rabbi dormait.
En revanche, après l’événement de Sim’hat Torah 1977 où il eut une crise cardiaque, il était tout le temps dans son bureau, et nous étions vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec lui, là je puis vous dire qu’il n’a jamais dormi longtemps. Avant de s’assoupir, il organisait déjà son planning pour plus tard.
S’il dormait à 22 heures, il se levait vers 23h 30 puis continuait à travailler. Lorsqu’il était fatigué, il se reposait un petit moment, mais il n’a jamais dormi plus de quelques heures à la suite.

Une patience sans limites

Il y a une qualité particulière que le Rabbi nous enseigna : la patience.
La patience du Rabbi envers chacun était exceptionnelle. Des milliers de personnes venaient le voir pour recevoir un dollar. Le Rabbi ne coupa jamais la parole à qui que ce soit, il attendait toujours que son interlocuteur conclut ses propos, et donnait ensuite son avis.
Certaines personnes se répétaient plusieurs fois, pensant que le Rabbi ne les avait pas comprises. Le Rabbi les écoutait avec attention. Le temps du Rabbi était précieux, mais il était attentif avec tout le monde, et n’a jamais renvoyé qui que ce soit de son bureau.
A l’époque où il recevait en entretien privé, une dame prit son tour tard dans la nuit.
Elle laissa passer de nombreuses personnes avant elle, voulant être la dernière à être reçue. Elle parla avec le Rabbi, et il semblait qu’elle ne voulait pas finir. Il était très tard, et le Rabbi n’avait d’autre choix que de l’écouter.
Nous sommes rentrés, et lui avons dit qu’il se faisait vraiment tard. Le Rabbi devait rentrer chez lui, mais elle continua de discuter, même après la fin de l’entretien. Le Rabbi se leva et continua à lui parler tout en prenant son manteau. Il se préparait à sortir, mais elle poursuivait la conversation tout en marchant, jusqu’à ce que le Rabbi sorte du 770.
L’histoire ne s’arrête pas là : lorsque le Rabbi arriva chez lui, il appela le secrétariat et demanda que deux jeunes gens l’accompagnent chez elle en taxi, prenant les frais de déplacement à sa charge…

Traduit par Sonia Abrahami et Feiga Lubecki «Kfar Chabad»

 

3 Iyar : Yortzait du Rav ‘Haïm Morde’haï Aizik Hadakov (1902 – 1993), chef de cabinet du secrétariat du Rabbi de Loubavitch

3 Iyar : Yortzait du Rav ‘Haïm Morde’haï Aizik Hadakov (1902 – 1993), chef de cabinet du secrétariat du Rabbi de Loubavitch

Le rabbin ‘Haïm Morde’haï Aizik Hadakov (4 Chevat 5662 – 12 janvier 1902 – 3 Iyar 5781 – 23 avril 1993) a été le chef de cabinet du secrétariat du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson pendant plus de 40 ans. De 1950, jusqu’à sa mort, Hadakov a été président d’Agudat Chasidei Chabad, l’organisation faîtière du mouvement Habad-Loubavitch.

Jeunesse
‘Haïm Morde’haï Aizik est né dans la ville russe de Beshenkowitz de Sholom Yisroel et Chaya Treina Hadakov. Il a déménagé à Riga, Lettonie avec ses parents en 1904. Là, il a été élevé dans les voies du mouvement Navahrudak , comme enseigné par Rabbi Yoel Barantchik. Le jeune Hadakov excellait dans sa dévotion à l’étude de la Torah, dans sa piété et son caractère raffiné.

Éducateur et pédagogue, le jeune ‘Haïm Morde’haï a été nommé directeur de l’école Torah V’Derech Eretz à Riga à l’âge de 18 ans. Alors qu’il était encore jeune homme, en 1934, il fut nommé inspecteur des écoles juives par le ministère letton de l’Éducation. . Ses liens étroits (à travers Mordehai Dubin ) avec le régime dictatorial de Karlis Ulmanis et sa stricte orthodoxie, accompagnés de l’antisocialisme radical et des lock-outs massifs d’enseignants de gauche l’ont rendu impopulaire auprès des cercles séculiers de la communauté juive lettone.

Implication à Loubavitch
Lorsque le sixième Rabbi Loubavitch , Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, a déménagé à Riga (de Russie) en 1928, le Rav Hadakov a été attiré par le Rabbi et a rejoint le personnel du Rabbi. C’est pendant cette période qu’il a fait la connaissance du Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, gendre du Rav Yossef Its’hak, pour la première fois.

En 1940, lorsque le sixième Rabbi s’est échappé de Pologne, il a demandé au Rav Hadakov et à son épouse de l’accompagner aux États-Unis. Ils étaient l’une des rares familles à avoir reçu ce privilège et à faire partie de l’entourage officiel du sixième Rabbi. Quelque temps après leur arrivée aux États-Unis, en 1942, le Rabbi précédent le nomma directeur de Merkos L’Inyonei Chinuch (la branche éducative du mouvement Loubavitch), Mahane Israel (Chabad) (la branche des services sociaux) et Kehot Société de publication .

Rôle de secrétaire
En 1950, lorsque Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson est monté à la tête du mouvement mondial Habad-Loubavitch, le Rav Hadakov est devenu son chef d’état-major et directeur de son secrétariat. Il a ensuite été nommé président d’Agudas Chasidei Chabad, l’organisation faîtière qui supervise le réseau mondial des organisations et institutions Habad-Loubavitch.

Le Rav Hadakov a innové de nombreuses idées et programmes éducatifs. Ses conseils sont rassemblés dans un livre sur l’éducation intitulé «Le manuel de l’éducateur». Il a été un modèle pour de nombreux jeunes hassidim dans son comportement et dans sa dévotion au Rabbi.

Le Rav Hadakov a beaucoup réfléchi aux conditions spirituelles en Terre d’Israël et a envoyé des directives constantes au Réseau scolaire Loubavitch en Israël (Reshet Oholei Yossef Its’hak – Loubavitch ) et à d’autres institutions là-bas.

Décès
Le Rav Hadakov est décédé le 3 Iyar 5753, 23 avril 1993 des suites d’une brève maladie. Les funérailles, qui ont eu lieu le dimanche 25 avril, ont réuni plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup avaient réussi à prendre l’avion depuis diverses régions des États-Unis. La procession s’est déroulée devant le siège mondial de Loubavitch dans la section Crown Heights de Brooklyn et s’est rendue au cimetière de Montefiore, à Springfield Gardens, New York. Il a été enterré près du Ohel.

Son épouse, Etel Tzerna, un éducateur et auteur renommé, est décédée le 17 juin 2006. Ils ont deux enfants: son fils Sholom Yisroel et sa fille Chaya Rivkah Kramer, ainsi que de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants.

14 Tevet, Yortzeit du Rav Morde’haï Belinow (1938-2017)

14 Tevet, Yortzeit du Rav Morde’haï Belinow (1938-2017)

14 TEVET – YORTSEIT DU RAV MORDEHAI BELINOW
MARA DEATRA DE LA KEHILAT CHINE-OR
Av Beth Din – Rabbanei Loubavitch de France

 

Le Rav Morde’haï Belinow zal est décédé le 14 tevet 5777, 2017 et a été inhumé le jour même au cimetière du Mont des Oliviers à Jérusalem.  Le Rav s’est éteint à l’âge de 79 ans à l’issue d’une longue maladie.

Né en1938 à Klimovitch, dans l’ancienne URSS, il a réussi à quitter l’empire soviétique après la Seconde guerre mondiale, profitant des accords permettant aux ex-citoyens polonais de « rentrer chez eux ».

A son arrivée à Paris – après de multiples pérégrinations -, il a fait la rencontre la plus déterminante de sa vie, celle avec celui qui deviendra le Rabbi de Loubavitch. Il fut à l’époque l’un des premiers élèves de la nouvelle yéchiva Loubavitch installée à Brunoy (Essonne).

Remarqué pour ses qualités intellectuelles et sa grande capacité de travail par ses professeurs, les rabbanim Nissan Nemanov zal et Israël Noa’h Belinitsky zal, il a été envoyé en mission par le Rabbi à Marrakech (Maroc) pour y apprendre la ché’hita.

Il a aussi donné des cours à la yéchiva locale avant d’être arrêté et emprisonné pour « sionisme » en 1961, et finalement expulsé vers l’Hexagone.

La véritable carrière du Rav Belinow zal a commencé alors. Nommé chef du département de la ché’hita au Consistoire de Paris, il enseignait parallèlement là où il avait étudié, à Brunoy.

Son autorité hala’hique était telle qu’il dirigeait le Comité des rabbanim Loubavitch de France avec le Rav Hillel Pewzner zal. Il a également animé les institutions ‘Habad de la communauté d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), et répondu à de nombreuses chéélot adressées du monde entier.

Ses enfants et petits-enfants sont devenus, pour la plupart, talmidé ‘ha’hamim, rabbanim ou chlou’him en Israël,aux Etats-Unis, à Brunoy ou encore à Saint-Denis.

 

 

 

 

22 Elloul : Yortzait du Rav Yossef Haim Sitruk a’h, Grand Rabbin de France pendant 21 ans

22 Elloul : Yortzait du Rav Yossef Haim Sitruk a’h, Grand Rabbin de France pendant 21 ans

Joseph Haïm Sitruk, né Joseph Sitruk le 16 octobre 1944 à Tunis et mort le 25 septembre 2016 – 22 Elloul 57 76, à Neuilly-sur-Seine, fut grand-rabbin de France pendant trois mandats consécutifs, de juin 1987 à décembre 2008.

Issu du judaïsme séfarade, il a été pendant ses mandats le guide spirituel de la communauté juive d’Europe la plus nombreuse. Le 22 juin 2008, Gilles Bernheim est élu pour lui succéder le 1er janvier 2009. Conformément à une tradition juive, le prénom Haïm (signifiant « vie ») a été ajouté à son nom en 2001 dans l’espoir d’une guérison après l’accident vasculaire cérébral dont il est victime.

Né en 1944 à Tunis de Jacques Isaac Sitruk et Emma Portuguais, Joseph Sitruk découvre le judaïsme lors de son passage aux Éclaireuses et éclaireurs israélites de France (EI) qu’il fréquente à Nice à partir de février 1959. Il y apprend l’hébreu, fait ses premiers pas dans l’exploration de la tradition juive et connaît sa première expérience de prise de responsabilité au service de la communauté juive. C’est également aux EI qu’il rencontre celle qui deviendra plus tard sa femme, Danielle.

Constatant ses capacités de leader et son envie de judaïsme, le rabbin de Nice Saül Naouri l’encourage à devenir rabbin. Il choisit alors d’entrer au Séminaire israélite de France en 1964, accompagné de deux autres EI niçois : les futurs rabbins Bismuth et Hassoun. Ils logent la première année à l’école Gilbert Bloch d’Orsay, créée après la guerre par Robert Gamzon et vivier de futurs cadres communautaires. Pendant ses études rabbiniques, il poursuit son engagement scout en assumant la formation des cadres au niveau national.

En 1969, il part passer quelques mois en Israël afin d’étudier à la yechiva Cheerit Yossef à Be’er Ya’akov dirigée par le rav Nissim Toledano qui devient son maître. En Israël, il est plus sensible à l’approche cartésienne du judaïsme lituanien qu’à celle du judaïsme hassidique. Il rentre en France en 1970 pour y devenir rabbin à Strasbourg à partir d’avril 1970.

Il est d’abord aumônier de la jeunesse, avant de devenir l’adjoint du grand-rabbin de Strasbourg, Max Warchawski.

En 1975, le rabbin Joseph Sitruk succède à Israël Salzer au poste de grand-rabbin de Marseille. Il contribue au développement et à la réforme de cette communauté, mouvement initié quelques années auparavant par des personnalités comme Simon Zouaghi ou Nessim Chamla. Le consistoire phocéen s’occupe davantage des questions sociales ou religieuses. On voit alors apparaitre épiceries, centres communautaires, écoles, centres sociaux.

Il est élu en 1987 pour occuper la charge de grand-rabbin de France. Il est ensuite réélu pour deux autres mandats de 7 ans chacun. Il est notamment à l’initiative des différents Yom Hatorah (au Bourget et au parc floral de Paris), événements qui ont réuni des milliers de personnes.

Présent à Carpentras le 13 mai 1990 pour l’affaire de la profanation du cimetière juif, il veut marquer un avant et un après Carpentras.

Dans les années 1990, il crée à Neuilly-sur-Seine où il habite, hors le Consistoire central, le centre Alef, centre communautaire strict quant à la halakha qui correspond mieux à sa conception du judaïsme que la synagogue consistoriale de Neuilly. Ce centre est, depuis 2009, dirigé par le rabbin Ariel Gay, gendre du grand rabbin Sitruk.

Ami de Jacques Chirac, il lui rend visite en 2001 lors de l’accident vasculaire cérébral (AVC) du chef de l’État7. Il a lui-même été victime d’un AVC cette année-là, à la suite de quoi le prénom Haïm (signifiant « vie ») a été ajouté à son nom dans l’espoir d’une guérison, conformément à une tradition juive.

En 2007, il est élevé au rang de commandeur de la Légion d’honneur.

Début février 2008, il annonce son intention de briguer un quatrième mandat de grand-rabbin de France, alors que le grand-rabbin Gilles Bernheim se déclare aussi candidat9. Le 22 juin, ce dernier est élu pour lui succéder. Le mandat de sept ans de Bernheim prend effet le 1er janvier 2009.

Il meurt le 25 septembre 2016 à Neuilly-sur-Seine et est enterré le lendemain au cimetière du mont des Oliviers à Jérusalem.

Famille
De son mariage avec Danielle sont issus neuf enfants : Rebecca, Yacov, Hanel, Elie, Sarah, Ephraim, Esther, Isaac et Myriam.

Il est également l’oncle des comédiens Olivier Sitruk et Jules Sitruk.

 

17  Av : 3ème Yahrzeit du Rav Adin Éven-Israël (Steinsaltz) –  la vocation de «toucher» chaque Juif

17 Av : 3ème Yahrzeit du Rav Adin Éven-Israël (Steinsaltz) – la vocation de «toucher» chaque Juif

Par Michel Allouche, Jérusalem

Certains des lecteurs de hassidout.org se souviennent peut-être de la venue à Paris du Rav Adin Éven-Israël (Steinsaltz), à l’occasion de la traduction en français de son livre « Mon maître le Rabbi » et de la soirée du 19 Kislev organisée par le Beth Loubavitch au théâtre Mogador, il y a près de huit ans.

La salle du théâtre est comble, sans doute plus de 2000 personnes. Après les introductions d’usage, le public est alors prêt à boire les paroles de Rav Adin, que j’ai le mérite de traduire en français. Comme à son habitude, Rav Adin se plait, d’entrée, à piquer son auditoire : « Non, je n’ai aucune raison de présenter mes excuses car je m’adresse à vous en hébreu. Ne serait-il pas temps que vous vous mettiez à l’apprendre, jeunes et vieux confondus ? ». Son intervention est relativement brève mais va comme d’habitude au fond des choses :
« La ‘hassidout n’a en fait rien inventé. Elle cherche seulement à atteindre l’intériorité de l’être, là où se trouve le « émeth », la vérité. Qu’est-ce que la vérité ? De nombreux philosophes se sont heurtés à de nombreuses difficultés en tentant de la définir. L’un d’entre eux a cependant prétendu que la vérité ne se définit pas mais se reconnaît. Lorsqu’on la rencontre, on s’exclame immédiatement : « Ah, ah [c’est bien cela] ! ». Tel est là l’un des projets de la ‘hassidout, nous amener à chercher et retrouver cette vérité profonde que cache un niggoun, une parole de Torah ou de téfilla.

Le 19 Kislev est aussi désigné comme le Nouvel an de la ‘Hassidout. Or à l’instar de Roch Hachana qui n’est pas l’anniversaire de la création du monde mais celle de l’homme car ce dernier en est le but ultime, la ‘hassidout existait déjà bien avant le 19 Kislev et la libération de l’Admour Hazaken. D’ailleurs, à D-ieu ne plaise, si, comme Rabbi Akiva, l’Admour Hazaken avait été condamné à mort, la ‘hassidout aurait sans doute continué son chemin. Qu’y a-t-il donc de si spécial pour que le 19 Kislev représente en quelque sorte le but ultime de la ‘hassidout ? Le fait que la dispute entre les ‘hassidim et les mitnagdim ait conduit à un procès intenté par la cour royale avait un sens bien plus profond. Car ce même procès se déroulait dans les sphères célestes qui débattaient de l’opportunité de laisser la ‘hassidout, précurseur des temps messianiques, se répandre en tout lieu. Le verdict en faveur de l’Admour Hazaken signifiait que le feu vert était donné à la ‘hassidout et aux ‘hassidim pour qu’ils se mettent en marche. « En marche, avancez toujours et encore ! », Tel est bien là le message de 19 Kislev. »

Et Rav Adin remarque certes que la salle du théâtre est pleine à craquer et que loin est le temps où il fallait soudoyer un clochard juif le vendredi soir pour qu’il vienne compléter le mynian de la synagogue ‘Habad de Paris, 17 rue des rosiers. Mais d’ajouter immédiatement que cela est loin d’être suffisant : chaque ‘hassid a le devoir d’avancer plus encore, d’aller au-devant des centaines de milliers de Juifs à Paris et en France pour leur porter le message du 19 Kislev et les inciter eux aussi à rejoindre cette marche, qui n’est autre que celle en direction de la guéoula.

De retour à l’hôtel, dans l’ascenseur qui nous conduit vers nos chambres respectives, je surprends Rav Adin à émettre un double soupir : « Oye, Oye ! ». J’ose l’interroger : « Quelle est donc la raison de cet ‘oye’ ? ». Il me répond sans hésiter : « Je me demande si tout ce que j’ai dit a pu avoir un quelconque effet. Ai-je bien réussi à « toucher » quelqu’un ? Dans le noir de la salle, je ne voyais même pas les gens à qui je m’adressais…Mais après tout, comment savoir, parfois une phrase, voire un seul mot peuvent suffire. Voilà, tel est la raison de ces deux ‘oye’… ».

Cette dernière anecdote (et ce que l’on peut en déduire) me paraît refléter parfaitement la personnalité de Rav Adin. Dès lors qu’il pouvait voir la personne à qui il s’adressait, il savait percevoir immédiatement l’intériorité de son être ; il était aussi parfaitement capable d’adapter son langage à son interlocuteur, dût-il s’adresser à un Juif des plus simples, à un musicien, à un enseignant, à un homme de sciences ou de lettres, voire à un Prix Nobel de physique. Car au-delà de tout, Rav Adin, fidèle ‘hassid du Rabbi, était mu par un objectif primordial : « toucher » chaque Juif, afin de réveiller son âme et de le faire progresser dans son judaïsme. Et comme il l’a souligné si souvent, si des milliers, des millions pouvaient seulement avancer d’un seul pas, le monde en tremblerait et pourrait enfin accueillir le Machia’h tant attendu. Un objectif qui se trouve désormais entre nos mains.

 

14 Tamouz : 9ème Yortseit de Reb Reouven Israelievitch ע’ה fondateur de l’orchestre « Vessama’hta »

14 Tamouz : 9ème Yortseit de Reb Reouven Israelievitch ע’ה fondateur de l’orchestre « Vessama’hta »

Ce 14 Tamouz marque le Yortzeit de Reb Reouven Israelievitch a’h. C’est l’occasion pour nous d’honorer sa mémoire en redécouvrant le magnifique travail qu’il a accompli avec l’orchestre Vessama’hta.

 

Fondé et dirigé par le regretté Reouven Israelievitch a’h, Vessamahta a eu l’honneur d’être le premier orchestre hassidique en France. Avec sa musique spirituelle et son engagement indéfectible, il a accompagné notre communauté dans ses moments de joie, marquant de nombreux événements privés et rencontres annuelles comme Youd Teth Kislev, Syoum Harambam et des concerts hassidiques. De plus, l’orchestre de Reouven Israelievitch a joué un rôle déterminant en sillonnant la France pour les Erev ‘Habad hebdomadaires du Beth Loubavitch, apportant la joie et la communion là où elles étaient le plus nécessaires.

Le succès de Vessamahta n’aurait pas été possible sans la contribution inestimable de ses membres. Il faut notamment mentionner, Teddy Lasri, Nissim Djian a’h à la guitare, les batteurs Gabriel Beribos et Chlomo Sitbon a’h, le saxophoniste Mordehaï Lévy, le violoniste Nehemia Lewin, le clarinettiste Eliahou Touati, le bassiste M. Biglaizen, l’accordéoniste Eliyahou Teboul a’h. Et qui pourrait oublier le traditionnel « Pada Bechalom », interprété avec tant de cœur par Haim Sudry. Chacun d’eux a apporté sa propre couleur musicale et a contribué à l’esprit inégalable de l’orchestre.

Publiée en 1986, la cassette de l’orchestre est un témoignage du talent musical et de l’engagement de ce groupe de musiciens. Encore aujourd’hui, plus de trois décennies plus tard, l’album continue de résonner dans les cœurs de nombreux mélomanes.

En cette occasion spéciale, nous vous invitons à redécouvrir la musique de Vessama’hta. En réécoutant ces mélodies, nous honorons la mémoire de Reb Reouven Israelievitch et de tous ceux qui ont apporté leur talent et leur dévotion à cet orchestre. Alors, en ce 14 Tamouz, permettons à la musique de Vessama’hta de remplir nos foyers et nos cœurs, et de nous rappeler les belles années passées ensemble en tant que communauté.

L’héritage de Reb Reouven Israelievitch et de l’orchestre Vessama’hta continue de résonner dans nos cœurs. Ils nous rappellent que la musique est la plume de l’âme, capable de nous rassembler et de nous inspirer, peu importe les circonstances. Alors, honorons la mémoire de Reouven Israelievitch a’h,en partageant sa musique avec ceux que nous aimons, et en nous rappelant que, malgré les défis, la joie et la communauté peuvent toujours être trouvées dans les mélodies qui nous unissent.

(Re)découvrir la magnifique cassette audio publiée en 1986 de l’orchestre « Vessamahta » dirigé par Reouven Israelievitch a’h

12 Iyar : Yortsait du Rav Yehouda Leib Raskin.  Chalia’h du Rabbi au Maroc (1933-2004)

12 Iyar : Yortsait du Rav Yehouda Leib Raskin. Chalia’h du Rabbi au Maroc (1933-2004)

12 et 17 ‘Hechevan, Yortsait du Rav Chmouel et Bassie Azimov a’h, fondateurs du Beth Loubavitch en 1968

12 et 17 ‘Hechevan, Yortsait du Rav Chmouel et Bassie Azimov a’h, fondateurs du Beth Loubavitch en 1968

Il est indéniable que le Rav Chmouel Azimov et son épouse Mme Bassie Azimov ont joué un rôle déterminant sur le renouveau du judaïsme en France depuis 1968, influence qui se poursuit aujourd’hui grâce aux 450 émissaires des 150 centres Habad de 95 villes en Île-de-France. Beaucoup de juifs furent ramenés au judaïsme par eux et ils furent de véritables guides spirituels pour un grand nombre d’entre-eux.

Le Rav Azimov naquit en ex-Union soviétique le 1er Elloul 5705 – 1945 de Rav Haïm Hillel et Raïcha Azimov. Étant parvenu à fuir le Rideau de fer, son père devint le directeur du réseau de Talmud Torah Loubavitch à Paris.

Le jeune Chmouel fut élève de la Yéchiva de Brunoy puis poursuivit ses études à la Yéchiva centrale, le « 770 » à Brooklyn, où il devint profondément lié au Rabbi, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson.
Le 18 Adar 5728 (1968), il épousa Bassie, fille du célèbre Hassid Rav Bentsion Shemtov. En l’honneur de leur mariage, le Rabbi corrigea un discours Hassidique, en tant que participation, ce qui constitue une rare distinction.

Moins de deux mois après, le 2 Iyar 5728, jour de la naissance du Rabbi Maharach, Rabbi Chmouel de Loubavitch, le Rabbi envoya le jeune Chmouel, 23 ans et son épouse, à Paris pour qu’ils soient ses émissaires. Avant leur départ, le Rabbi les bénit, leur souhaitant « un succès au-delà de l’imagination ». Ils arrivent à Paris en plein mouvement des révoltes étudiantes sans précédent de mai 68.

Homme humble et affable, le Rav Chmouel Azimov, « Moulé » comme tout le monde l’appelait affectueusement, édifia un empire éducatif, amenant des dizaines d’autres émissaires à servir dans tous les quartiers de la capitale française et ses environs. Beaucoup de couples émissaires Habad furent eux-mêmes des disciples de Moulé, ils adoptèrent un mode de vie Hassidique et furent inspirés à le partager avec les autres.

Au sein de la très soudée communauté juive parisienne, le Rav Azimov et son épouse jouissaient d’une grande considération comme émissaires du Rabbi à Paris après leur arrivée en 1968 dans la capitale. Ensemble, le couple établit à Paris le premier Beth ‘Habad de la rue Lamartine, en prolongement des vastes programmes éducatifs et humanitaires mis en œuvre par le mouvement Loubavitch depuis le début des années 1940.

Comme la population juive originaire d’Afrique du Nord allait en grandissant à Paris, le Rav Azimov et son épouse élargirent leur travail, pour finalement diriger un réseau d’institutions s’adressant aux étudiants, aux touristes, aux écoliers, aux femmes, aux jeunes couples et à la communauté dans son ensemble.

À partir de son institution phare, le Beth Loubavitch de Paris, le Rav Azimov édifia des dizaines de communautés juives et influença d’innombrables personnes. Aujourd’hui, le complexe scolaire Beth ‘Haya Mouchka accueille 2000 enfants, ce qui en fait la plus grande école juive en Europe. Quelque 150 centres Habad et plus de 450 représentants servent actuellement la population juive de France, la plus grande d’Europe occidentale, estimée à environ 500 000 âmes.

En plus de son programme d’enseignement quotidien, ses « Farbrengen » informels furent le ferment de la culture Hassidique française, formant une communauté de cadres communautaires érudits, inspirés et actifs.

Malgré le développement de leur réseau d’institutions, le Rav Azimov et son épouse demeurèrent accessibles à leurs élèves, ainsi qu’aux enfants et aux élèves de leurs élèves, qu’ils traitaient comme des membres de leur propre famille. Quand un des jeunes étudiants de Yéchiva avait besoin de conseils pour trouver l’âme sœur ou lorsque un couple avait besoin de soutien dans n’importe quel domaine de la vie, ils savaient qu’ils pouvaient se tourner vers le Rav et son épouse.

Même lorsque sa communauté se développa jusqu’à compter des milliers de familles, ils se faisaient un point d’honneur d’assister  aux réjouissances familiales, petites et grandes.

Leur dévouement à l’observance juive était légendaire. Par exemple, à une certaine époque, le Rav Azimov prenait lui-même le train jusqu’à la ville d’Orly pour livrer du lait Chamour, de sorte que des familles soient en mesure d’observer la cacherout au plus haut niveau.

Même après avoir subi un accident vasculaire cérébral invalidant en 1998 (le 25 Elloul 5758), le Rav Azimov continua à enseigner la Torah et gérer des institutions d’un budget global de plusieurs millions d’euros qui ne cesse de grossir chaque année.

Mme Bassie Azimov quitta ce monde le  lundi 14 novembre 2011, 17 Hechevan 5772 à l’âge de 67 ans. Le Rav Chmouel Azimov quitta ce monde  mercredi 5 novembre 2014, 12 Hechvan 5775 à l’âge de 69 ans.

C’est tout entier qu’ils se sont donné, lui et son épouse, pour faire des âmes juives comme dit la Torah au sujet d’Abraham (Béréchit 12-5) « Vé-eth hanefech acher assou beharan », « et les âmes qu’ils ont fait à Haran ». C’est une vie entière consacrée à la Communauté juive, plus qu’un simple travail, ou plus qu’une mission, qui se perpétue aujourd’hui avec leurs enfants, jusqu’à la venue du Machia’h très prochainement !

24 Tichri : Yortzeit du Rav DovBer Schneerson hy’d, le frère du Rabbi (1906-1941)

24 Tichri : Yortzeit du Rav DovBer Schneerson hy’d, le frère du Rabbi (1906-1941)

Les hassidim de Dnipro se sont rendu sur la tombe du Rav DovBer Schneerson hy”d, le frère du Rabbi, le 24 Tichri, le jour qui a été choisi comme son Yortzeit.

 

Un groupe de ‘Hassidim de Dnipro, dirigé par le Chalia’h et directeur du réseau Kollel Torah Rav Moshe Weber, s’est rendu à Igren près de Dnipro où les victimes de la violence nazie ont été enterrées, dont Rav Dovber (Berel) Schneerson hy ”d, le frère du Rabbi.

La date exacte de la mort de Rav Berel est inconnue. Le Rabbi a fixé le jour du 24 Tichri comme son Yortzeit et récitait le Kaddish à cette date chaque année.

Igren a été occupée par les Allemands le 27 septembre 1941. Les nazis ont immédiatement assassiné tous les patients de l’hôpital de la ville et les ont enterrés dans une fosse commune dans la cour de l’hôpital. Le Rav Berel figurait également parmi les victimes.

L’emplacement du charnier n’a été découvert qu’en 1993. Lorsqu’il fut découvert, un monument y fut érigé. En 2008, une nouvelle pierre tombale fut érigée sur sa tombe, qui mentionnait le nom de Rav Berel. À cette époque, une cérémonie a eu lieu pour ériger la pierre tombale, avec la participation du Chalia’h, Rav Chmouel Kaminetsky et des responsables communautaires.

Cette année marque les 80 ans de l’assasinat, et un groupe plus important que d’habitude a visité sa tombe pour marquer le Yortzeit. Le groupe, composé de Chlouhim et leurs fils, a récité des chapitres de Tehilim et du traditionnel « Kel Malé Rahamim » avant de réciter un Kaddish émouvant. Ils ont ensuite chanté le Nigun des Hakafot du Rav Levi Its’hak Schneerson, père du Rav Dovber.

 

 

« Rav Hillel Pevzner, désormais le monde ne sera plus pareil », par Daniel Pinto, président de 100% Lahayal

« Rav Hillel Pevzner, désormais le monde ne sera plus pareil », par Daniel Pinto, président de 100% Lahayal

A l’occasion du Yortzaït du Rav Hillel Pevzner zal, le 4 Tichri.

J’ai eu le bonheur de vous voir il y a quelques jours, un chabbat à Sinai. J’ai embrassé votre main sainte, sans savoir que ce serait la dernière fois.Vous m’avez regardé, mais votre regard était ailleurs. J’ai serré votre main et j’ai prié.

J’ai prié et tout était différent. Je me souviens des moments où vous étiez appelé à la Thora. Je me précipitais devant vous pour vous admirer et écouter votre Maftir. J’avais l’impression de voir notre roi le Rabbi. N’est il pas écrit que l’élève ressemble à son maitre !

Depuis 5 ou 6 années, lorsque je venais vous voir, votre seul souci était de connaitre la situation en Eretz israel, et d’avoir des nouvelles de nos Hayalim. Vous avez à votre actif 20, 30, 40000 enfants qui ont été formés dans vos écoles Sinai. Un jour vous avez pleuré avec moi, m’avez confié que vos forces vous lachaient. Je vous ai montré l’école, et vous ai dit que tout ceci c’était vous qui l’avez construit.

Rav Hillel, vous avez rejoindre le trône céleste. Désormais plus rien ne sera pareil pour nous; mais je sais au plus profond de mon être, que très bientôt, comme le Rabbi nous l’a promis, nous serons tous à nouveau réunis, avec notre Rabbi à notre tête, et tout ceci sans attendre une seconde de plus!

Rav Hillel ! on vous aime.

Roch Hodech Sivan :  Yortzait du Rav Pinhas Hacohen Pachter a’h

Roch Hodech Sivan : Yortzait du Rav Pinhas Hacohen Pachter a’h

Le Rav Pinhas Guedalia HaCohen Pachter ז »ל nous a quitté Roch ‘Hodech Sivan 5781-2021. Des centaines de personnes venues de tous les horizons étaient présents à ses obsèques. C’est dire l’impact qu’il a eu sur toute une génération. Il ne cherchait pas à ce que ses interlocuteurs deviennent des hassidim mais des juifs conscients de leur patrimoine. En cela, il était fidèle à l’enseignement du Rabbi.

Avec le Rav Shmouel Azimov ז »ל, il développa tout azimut le mouvement Loubavitch à Paris. Rav Pachter était un brillant orateur, doué d’une intelligence extrêmement vive. Avec son charisme, son érudition et son sens de l’humour, il savait toucher les esprits et les cœurs .

Ses nombreux cours traitaient une variété de sujets. Ils attiraient un public très éclectique; notamment les séminaires organisés au Centre Communautaire de Paris.

Grace à son ouverture d’esprit son Beth Hamidrah ( Hadar HaTotora) situé 5 Rue Duc dans le XVIIIe arrondissement fut un lieu de rencontre pour tous ceux qui étaient à la recherche de leurs racines.

Il fut l’auteur de nombreux livres et il dessina même des B.D. éducatives. Parallèlement, Il édita un magazine (Torah- Contact) et un hebdomadaire (le Courrier de la Geoula – Délivrance).

Disciple du Rabbi de Loubavitch, il reçut de celui-ci une cinquantaine de lettres contenant des conseils et des enseignements. Lorsque Rav Pachter accompagnait des groupes de fidèles à New York, le Rabbi s’adressait publiquement à lui en l’appelant : ‘’HaCohen Hagadol’’. Puis il demandait à tous les présents de chanter le poème liturgique ‘’Aderet VeHaEmouna’’ sur l’air de la Marseillaise.

Effectivement, Rav Pachter restera dans la mémoire de tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer un révolutionnaire pour lequel ‘’faire venir le Machia’h’’ n’est pas un vœu pieux mais un objectif qui dépend de nos bonnes actions. Et dont les conséquences seront bénéfiques pour Israël et l’ensemble de l’humanité.

Rav Pinhas Pachter fut un Hassid, un Mensh, un homme de Foi, un homme qui parlait vrai. Imitons-le !

Jacques Davidowic

 

 

 

 

VIDEO : 7ème Yortzeit du Rav Chmouel Azimov à Jérusalem

VIDEO : 7ème Yortzeit du Rav Chmouel Azimov à Jérusalem

vers 10h30 (France) 11h30 (Israël) : Départ en bus vers le Har Hazeitim
Vers 11h(France) 12h (Israël) : Arrivée au Har Hazeitim

 

 

 

תפילות יום השנה – בעת העליה לקבר

תהילים פרק לג

רַנְּנוּ צַדִּיקִים בַּיָי לַיְשָׁרִים נָאוָה תְהִלָּה: הוֹדוּ לַיָי בְּכִנּוֹר בְּנֵבֶל עָשׂוֹר זַמְּרוּ לוֹ: שִׁירוּ לוֹ שִׁיר חָדָשׁ הֵיטִיבוּ נַגֵּן בִּתְרוּעָה: כִּי יָשָׁר דְּבַר יְיָ וְכָל מַעֲשֵׂהוּ בֶּאֱמוּנָה: אֹהֵב צְדָקָה וּמִשְׁפָּט חֶסֶד יְיָ מָלְאָה הָאָרֶץ: בִּדְבַר יְיָ שָׁמַיִם נַעֲשׂוּ וּבְרוּחַ פִּיו כָּל צְבָאָם: כֹּנֵס כַּנֵּד מֵי הַיָּם נֹתֵן בְּאוֹצָרוֹת תְּהוֹמוֹת: יִירְאוּ מֵיְיָ כָּל הָאָרֶץ מִמֶּנּוּ יָגוּרוּ כָּל יֹשְׁבֵי תֵבֵל: כִּי הוּא אמַר וַיֶּהִי הוא צִוָּה וַיַּעֲמֹד: יְיָ הֵפִיר עֲצַת גּוֹיִם הֵנִיא מַחְשְׁבוֹת עַמִּים: עֲצַת יְיָ לְעוֹלָם תַּעֲמֹד מַחְשְׁבוֹת לִבּוֹ לְדֹר וָדֹר: אַשְׁרֵי הַגּוֹי אֲשֶׁר יְיָ אֱלֹהָיו הָעָם בָּחַר לְנַחֲלָה לוֹ: מִשָּׁמַיִם הִבִּיט יְיָ רָאה אֶת כָּל בְּנֵי הָאָדָם: מִמְּכוֹן שִׁבְתּוֹ הִשְׁגִּיחַ אֶל כָּל יֹשְׁבֵי הָאָרֶץ: הַיֹּצֵר יַחַד לִבָּם הַמֵּבִין אֶל כָּל מַעֲשֵׂיהֶם: אֵין הַמֶּלֶךְ נוֹשָׁע בְּרָב חָיִל גִּבּוֹר לֹא יִנָּצֵל בְּרָב כֹּחַ: שֶׁקֶר הַסּוּס לִתְשׁוּעָה וּבְרֹב חֵילוֹ לֹא יְמַלֵּט: הִנֵּה עֵין יְיָ אֶל יְרֵאָיו לַמְיַחֲלִים לְחַסְדּוֹ: לְהַצִּיל מִמָּוֶת נַפְשָׁם וּלְחַיּוֹתָם בָּרָעָב: נַפְשֵׁנוּ חִכְּתָה לַיָי עֶזְרֵנוּ וּמָגִנֵּנוּ הוּא: כִּי בוֹ יִשְׂמַח לִבֵּנוּ כִּי בְשֵׁם קָדְשׁוֹ בָטָחְנוּ: יְהִי חַסְדְּךָ יְיָ עָלֵינוּ כַּאֲשֶׁר יִחַלְנוּ לָךְ:

תהילים פרק טז

מִכְתָּם לְדָוִד שָׁמְרֵנִי אֵל כִּי חָסִיתִי בָךְ: אָמַרְתְּ לַיָי אֲדֹנָי אָתָּה טוֹבָתִי בַּל עָלֶיךָ: לִקְדוֹשִׁים אֲשֶׁר בָּאָרֶץ הֵמָּה וְאַדִּירֵי כָּל חֶפְצִי בָם: יִרְבּוּ עַצְּבוֹתָם אַחֵר מָהָרוּ בַּל אַסִּיךְ נִסְכֵּיהֶם מִדָּם וּבַל אֶשָּׂא אֶת שְׁמוֹתָם עַל שְׂפָתָי: יְיָ מְנָת חֶלְקִי וְכוֹסִי אַתָּה תּוֹמִיךְ גּוֹרָלִי: חֲבָלִים נָפְלוּ לִי בַּנְּעִימִים אַף נַחֲלָת שָׁפְרָה עָלָי: אֲבָרֵךְ אֶת יְיָ אֲשֶׁר יְעָצָנִי אַף לֵילוֹת יִסְּרוּנִי כִלְיוֹתָי: שִׁוִּיתִי יְיָ לְנֶגְדִּי תָמִיד כִּי מִימִינִי בַּל אֶמּוֹט: לָכַן שָׂמַח לִבִּי וַיָּגֶל כְּבוֹדִי אַף בְּשָׂרִי יִשְׁכֹּן לָבֶטַח: כִּי לֹא תַעֲזֹב נַפְשִׁי לִשְׁאוֹל לֹא תִתֵּן חֲסִידְךָ לִרְאוֹת שָׁחַת: תּוֹדִיעֵנִי אֹרַח חַיִּים שֹבַע שְׂמָחוֹת אֶת פָּנֶיךָ נְעִימוֹת בִּימִינְךָ נֶצַח:

תהילים פרק יז

תְּפִלָּה לְדָוִד שִׁמְעָה יְיָ צֶדֶק הַקְשִׁיבָה רִנָּתִי הַאֲזִינָה תְפִלָּתִי בְּלֹא שִׂפְתֵי מִרְמָה: מִלְּפָנֶיךָ מִשְׁפָּטִי יֵצֵא עֵינֶיךָ תֶּחֱזֶינָה מֵּישָׁרִים: בָּחַנְתָּי לִבִּי פָּקַדְתָּ לַּיְלָה צְרַפְתָּנִי בַל תִּמְצָא זַמֹּתִי בַּל יַעֲבָר פִּי: לִפְעֻלּוֹת אָדָם בִּדְבַר שְׂפָתֶיךָ אֲנִי שָׁמַרְתִּי אָרְחוֹת פָּרִיץ: תָּמֹךְ אֲשֻׁרַי בְּמַעְגְּלוֹתֶיךָ בַּל נָמוֹטוּ פְעָמָי: אֲנִי קְרָאתִיךָ כִּי תַעֲנֵנִי אֵל הַט אָזְנְךָ לִי שְׁמַע אִמְרָתִי: הַפְלֵה חֲסָדֶיךָ מוֹשִׁיעַ חוֹסִים מִמִּתְקוֹמְמִים בִּימִינֶךָ: שָׁמְרֵנִי כְּאִישׁוֹן בַּת עָיִן בְּצֵל כְּנָפֶיךָ תַּסְתִּירֵנִי: מִפְּנֵי רְשָׁעִים זוּ שַׁדּוּנִי אֹיְבַי בְּנֶפֶשׁ יַקִּיפוּ עָלָי: חֶלְבָּמוֹ סָגְרוּ פִּימוֹ דִבְּרוּ בְגֵאוּת: אַשּׁרֵנוּ עַתָּה סְבָבוּנוּ עֵינֵיהֶם יָשִׁיתוּ לִנְטוֹת בָּאָרֶץ: דִּמְיֹנוֹ כְּאַרְיֵה יִכְסוֹף לִטְרֹף וְכִכְפִיר יֹשֵׁב בְּמִסְתָּרִים: קוּמָה יְיָ קַדְּמָה פָנָיו הַכְרִיעֵהוּ פַּלְּטָה נַפְשִׁי מֵרָשָׁע חַרְבֶּךָ: מִמְתִים יָדְך יְיָ מִמְתִים מֵחֶלֶד חֶלְקָם בַּחַיִּים וּצְפוּנְךָ תְּמַלֵּא בִטְנָם יִשְׂבְּעוּ בָנִים וְהִנִּיחוּ יִתְרָם לְעוֹלְלֵיהֶם: אֲנִי בְּצֶדֶק אֶחֱזֶה פָנֶיךָ אֶשְׂבְּעָה בְהָקִיץ תְּמוּנָתֶךָ:

תהילים עב

לִשְׁלֹמֹה אֱלֹהִים מִשְׁפָּטֶיךָ לְמֶלֶךְ תֵּן וְצִדְקָתְךָ לְבֶן מֶלֶךְ: יָדִין עַמְּךָ בְצֶדֶק וַעֲנִיֶּיךָ בְמִשְׁפָּט: יִשְׂאוּ הָרִים שָׁלוֹם לָעָם וּגְבָעוֹת בִּצְדָקָה: יִשְׁפֹּט עֲנִיֵּי עָם יוֹשִׁיעַ לִבְנֵי אֶבְיוֹן וִידַכֵּא עוֹשֵׁק: יִירָאוּךָ עִם שָׁמֶשׁ וְלִפְנֵי יָרֵחַ דּוֹר דּוֹרִים: יֵרֵד כְּמָטָר עַל גֵּז כִּרְבִיבִים זַרְזִיף אָרֶץ: יִפְרַח בְּיָמָיו צַדִּיק וְרֹב שָׁלוֹם עַד בְּלִי יָרֵחַ: וְיֵרְדְּ מִיָּם עַד יָם וּמִנָּהָר עַד אַפְסֵי אָרֶץ: לְפָנָיו יִכְרְעוּ צִיִּים וְאֹיְבָיו עָפָר יְלַחֵכוּ: מַלְכֵי תַרְשִׁישׁ וְאִיִּים מִנְחָה יָשִׁיבוּ מַלְכֵי שְׁבָא וּסְבָא אֶשְׁכָּר יַקְרִיבוּ: וְיִשְׁתַּחֲווּ לוֹ כָל מְלָכִים כָּל גּוֹיִם יַעַבְדוּהוּ: כִּי יַצִּיל אֶבְיוֹן מְשַׁוֵּעַ וְעָנִי וְאֵין עֹזֵר לוֹ: יָחֹס עַל דַּל וְאֶבְיוֹן וְנַפְשׁוֹת אֶבְיוֹנִים יוֹשִׁיעַ: מִתּוֹךְ וּמֵחָמָס יִגְאַל נַפְשָׁם וְיֵיקַר דָּמָם בְּעֵינָיו: וִיחִי וְיִתֶּן לוֹ מִזְּהַב שְׁבָא וְיִתְפַּלֵּל בַּעֲדוֹ תָמִיד כָּל היּוֹם יְבָרְכֶנְהוּ: יְהִי פִסַּת בַּר בָּאָרֶץ בְּרֹאשׁ הָרִים יִרְעַשׁ כַּלְּבָנוֹן פִּרְיוֹ וְיָצִיצוּ מֵעִיר כְּעֵשֶׂב הָאָרֶץ: יְהִי שְׁמוֹ לְעוֹלָם לִפְנֵי שֶׁמֶשׁ יִנּוֹן שְׁמוֹ וְיִתְבָּרְכוּ בוֹ כָּל גּוֹיִם יְאַשְּׁרֻהוּ: בָּרוּךְ יְיָ אֱלֹהִים אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל עֹשֵׂה נִפְלָאוֹת לְבַדּוֹ: וּבָרוּךְ שֵׁם כְּבוֹדוֹ לְעוֹלָם וְיִמָּלֵא כְבוֹדוֹ אֶת כָּל הָאָרֶץ אָמֵן וְאָמֵן: כָּלוּ תְפִלּוֹת דָּוִד בֶּן יִשָׁי:

תהילים צא

יֹשֵׁב בְּסֵתֶר עֶלְיוֹן בְּצֵל שַׁדַּי יִתְלוֹנָן: אֹמַר לַיָּי מַחְסִי וּמְצוּדָתִי אֱלֹהַי אֶבְטַח בּוֹ: כִּי הוּא יַצִּילְךָ מִפַּח יָקוּשׁ מִדֶּבֶר הַוּוֹת: בְּאֶבְרָתוֹ יָסֶךְ לָךְ וְתַחַת כְּנָפָיו תֶּחְסֶה צִנָּה וְסֹחֵרָה אֲמִתּוֹ: לֹא תִירָא מִפַּחַד לָיְלָה מֵחֵץ יָעוּף יוֹמָם: מִדֶּבֶר בָּאֹפֶל יַהֲלֹךְ מִקֶּטֶב יָשׁוּד צָהֳרָיִם: יִפֹּל מִצִּדְּךָ אֶלֶף וּרְבָבָה מִימִינֶךָ אֵלֶיךָ לֹא יִגָּשׁ: רַק בְּעֵינֶיךָ תַבִּיט וְשִׁלֻּמַת רְשָׁעִים תִּרְאֶה: כִּי אַתָּה יְיָ מַחְסִי עֶלְיוֹן שַׂמְתָּ מְעוֹנֶךָ: לֹא תְאֻנֶּה אֵלֶיךָ רָעָה וְנֶגַע לֹא יִקְרַב בְּאָהֳלֶךָ: כִּי מַלְאָכָיו יְצַוֶּה לָּךְ לִשְׁמָרְךָ בְּכָל דְּרָכֶיךָ: עַל כַּפַּיִם יִשָּׂאוּנְךָ פֶּן תִּגֹּף בָּאֶבֶן רַגְלֶךָ: עַל שַׁחַל וָפֶתֶן תִּדְרֹךְ תִּרְמֹס כְּפִיר וְתַנִּין: כִּי בִי חָשַׁק וַאֲפַלְּטֵהוּ אֲשַׂגְּבֵהוּ כִּי יָדַע שְׁמִי: יִקְרָאֵנִי וְאֶעֱנֵהוּ עִמּוֹ אָנֹכִי בְצָרָה אֲחַלְּצֵהוּ וַאֲכַבְּדֵהוּ: אֹרֶךְ יָמִים אַשְׂבִּיעֵהוּ וְאַרְאֵהוּ בִּישׁוּעָתִי:

תהילים קד

בָּרְכִי נַפְשִׁי אֶת יְיָ יְיָ אֱלֹהַי גָּדַלְתָּ מְאֹד הוֹד וְהָדָר לָבָשְׁתָּ: עֹטֶה אוֹר כַּשַּׂלְמָה נוֹטֶה שָׁמַיִם כַּיְרִיעָה: הַמְקָרֶה בַמַּיִם עֲלִיּוֹתָיו הַשָּׂם עָבִים רְכוּבוֹ הַמְהַלֵּךְ עַל כַּנְפֵי רוּחַ: עֹשֶׂה מַלְאָכָיו רוּחוֹת מְשָׁרְתָיו אֵשׁ לֹהֵט: יָסַד אֶרֶץ עַל מְכוֹנֶיהָ בַּל תִּמּוֹט עוֹלָם וָעֶד: תְּהוֹם כַּלְּבוּשׁ כִּסִּיתוֹ עַל הָרִים יַעַמְדוּ מָיִם: מִן גַּעֲרָתְךָ יְנוּסוּן מִן קוֹל רַעַמְךָ יֵחָפֵזוּן: יַעֲלוּ הָרִים יֵרְדוּ בְקָעוֹת אֶל מְקוֹם זֶה יָסַדְתָּ לָהֶם: גְּבוּל שַׂמְתָּ בַּל יַעֲבֹרוּן בַּל יְשֻׁבוּן לְכַסּוֹת הָאָרֶץ: הַמְשַׁלֵּחַ מַעְיָנִים בַּנְּחָלִים בֵּין הָרִים יְהַלֵּכוּן: יַשְׁקוּ כָּל חַיְתוֹ שָּׂדָי יִשְׁבְּרוּ פְרָאִים צְמָאָם: עֲלֵיהֶם עוֹף הַשָּׁמַיִם יִשְׁכּוֹן מִבֵּין עֳפָאיִם יִתְּנוּ קוֹל: מַשְׁקֶה הָרִים מֵעֲלִיּוֹתָיו מִפְּרִי מַעֲשֶׂיךָ תִּשֶׂבַּע הָאָרֶץ: מַצְמִיחַ חָצִיר לַבְּהֵמָה וְעֵשֶׂב לַעֲבֹדַת הָאָדָם לְהוֹצִיא לֶחֶם מִן הָאָרֶץ: וְיַיִן יְשַׂמַּח לְבַב אֱנוֹשׁ לְהַצְהִיל פָּנִים מִשָּׁמֶן וְלֶחֶם לְבַב אֱנוֹשׁ יִסְעָד: יִשְׂבְּעוּ עֲצֵי יְיָ אַרְזֵי לְבָנוֹן אֲשֶׁר נָטָע: אֲשֶׁר שָׁם צִפֳּרִים יְקַנֵּנוּ חֲסִידָה בְּרוֹשִׁים בֵּיתָהּ: הָרִים הַגְּבֹהִים לַיְּעֵלִים סְלָעִים מַחְסֶה לַשְׁפַנִּים: עָשָׂה יָרֵחַ לְמוֹעֲדִים שֶׁמֶשׁ יָדַע מְבוֹאוֹ: תָּשֶׁת חֹשֶׁךְ וִיהִי לָיְלָה בּוֹ תִרְמֹשׁ כָּל חַיְתוֹ יָעַר: הַכְּפִירִים שֹׁאֲגִים לַטָּרֶף וּלְבַקֵּשׁ מֵאֵל אָכְלָם: תִּזְרַח הַשֶּׁמֶשׁ יֵאָסֵפוּן וְאֶל מְעוֹנֹתָם יִרְבָּצוּן: יֵצֵא אָדָם לְפָעֳלוֹ וְלַעֲבֹדָתוֹ עֲדֵי עָרֶב: מָה רַבּוּ מַעֲשֶׂיךָ יְיָ כֻּלָּם בְּחָכְמָה עָשִׂיתָ מָלְאָה הָאָרֶץ קִנְיָנֶיךָ: זֶה הַיָּם גָּדוֹל וּרְחַב יָדַיִם שָׁם רֶמֶשׂ וְאֵין מִסְפָּר חַיּוֹת קְטַנּוֹת עִם גְּדֹלוֹת: שָׁם אֳנִיּוֹת יְהַלֵּכוּן לִוְיָתָן זֶה יָצַרְתָּ לְשַׂחֶק בּוֹ: כֻּלָם אֵלֶיךָ יְשַׂבֵּרוּן לָתֵת אָכְלָם בְּעִתּוֹ: תִּתֵּן לָהֶם יִלְקֹטוּן תִּפְתַּח יָדְךָ יִשְׂבְּעוּן טוֹב: תַּסְתִּיר פָּנֶיךָ יִבָּהֵלוּן תֹּסֵף רוּחָם יִגְוָעוּן וְאֶל עֲפָרָם יְשׁוּבוּן: תְּשַׁלַּח רוּחֲךָ יִבָּרֵאוּן וּתְחַדֵּשׁ פְּנֵי אֲדָמָה: יְהִי כְבוֹד יְיָ לְעוֹלָם יִשְׂמַח יְיָ בְּמַעֲשָׂיו: הַמַּבִּיט לָאָרֶץ וַתִּרְעָד יִגַּע בֶּהָרִים וְיֶעֱשָׁנוּ: אָשִׁירָה לַּיָי בְּחַיָּי אֲזַמְרָה לֵאלֹהַי בְּעוֹדִי: יֶעֱרַב עָלָיו שִׂיחִי אָנֹכִי אֶשְׂמַח בַּיָי: יִתַּמּוּ חַטָּאִים מִן הָאָרֶץ וּרְשָׁעִים עוֹד אֵינָם בָּרְכִי נַפְשִׁי אֶת יְיָ הַלְלוּיָהּ:

תהילים קל

שִׁיר הַמַּעֲלוֹת מִמַּעֲמַקִּים קְרָאתִיךָ יְיָ: אֲדֹנָי שִׁמְעָה בְקוֹלִי תִּהְיֶינָה אָזְנֶיךָ קַשֻּׁבוֹת לְקוֹל תַּחֲנוּנָי: אִם עֲוֹנוֹת תִּשְׁמָר יָהּ אֲדֹנָי מִי יַעֲמֹד: כִּי עִמְּךָ הַסְּלִיחָה לְמַעַן תִּוָּרֵא: קִוִּיתִי יְיָ קִוְּתָה נַפְשִׁי וְלִדְבָרוֹ הוֹחָלְתִּי: נַפְשִׁי לַאדֹנָי מִשֹּׁמְרִים לַבֹּקֶר שֹׁמְרִים לַבֹּקֶר: יַחֵל יִשְׂרָאֵל אֶל יְיָ כִּי עִם יְיָ הַחֶסֶד וְהַרְבֵּה עִמּוֹ פְדוּת: וְהוּא יִפְדֶּה אֶת יִשְׂרָאֵל מִכֹּל עֲּוֹנוֹתָיו:

 

 

 

שָׂרִים רְדָפוּנִי חִנָּם וּמִדְּבָרְךָ פָּחַד לִבִּי: שָׂשׂ אָנֹכִי עַל אִמְרָתֶךָ כְּמוֹצֵא שָׁלָל רָב: שֶׁקֶר שָׂנֵאתִי וָאֲתַעֵבָה תּוֹרָתְךָ אָהָבְתִּי: שֶׁבַע בַּיּוֹם הִלַּלְתִּיךָ עַל מִשְׁפְּטֵי צִדְקֶךָ: שָׁלוֹם רָב לְאֹהֲבֵי תוֹרָתֶךָ וְאֵין לָמוֹ מִכְשׁוֹל: שִׂבַּרְתִּי לִישׁוּעָתְךָ יְיָ וּמִצְוֹתֶיךָ עָשִׂיתִי: שָׁמְרָה נַפְשִׁי עֵדֹתֶיךָ וָאֹהֲבֵם מְאֹד: שָׁמַרְתִּי פִקּוּדֶיךָ וְעֵדֹתֶיךָ כִּי כָל דְּרָכַי נֶגְדֶּךָ:

מָה אָהַבְתִּי תוֹרָתֶךָ כָּל הַיּוֹם הִיא שִׂיחָתִי: מֵאֹיְבַי תְּחַכְּמֵנִי מִצְוֹתֶיךָ כִּי לְעוֹלָם הִיא לִי: מִכָּל מְלַמְּדַי הִשְׂכַּלְתִּי כִּי עֵדְוֹתֶךָ שִׂיחָה לִי: מִזְּקֵנִים אֶתְבּוֹנָן כִּי פִקֻּדֶיךָ נָצָרְתִּי: מִכָּל אֹרַח רָע כָּלִאתִי רַגְלָי לְמַעַן אֶשְׁמֹר דְּבָרֶךָ: מִמִּשְׁפָּטֶיךָ לֹא סָרְתִּי כִּי אַתָּה הוֹרֵתָנִי: מַה נִּמְלְצוּ לְחִכִּי אִמְרָתֶךָ מְדְּבַשׁ לְפִי: מְפִּקּוּדֶיךָ אֶתְבּוֹנָן עַל כֵּן שָׂנֵאתִי כָּל אֹרַח שָׁקֶר:

וִיבֹאֻנִי חֲסָדֶיךָ יְיָ תְּשׁוּעָתְךָ כְּאִמְרָתֶךָ: וְאֶעֱנֶה חֹרְפִי דָבָר כִּי בָטַחְתִּי בִּדְבָרֶךָ: וְאַל תַּצֵּל מִפִּי דְבַר אֱמֶת עַד מְאֹד כִּי לְמִשְׁפָּטֶךָ יִחָלְתִּי: וְאֶשְׁמְרָה תוֹרָתְךָ תָמִיד לְעוֹלָם וָעֶד: וְאֶתְהַלְּכָה בָרְחָבָה כִּי פִקֻּדֶיךָ דָרָשְׁתִּי: וַאֲדַבְּרָה בְעֵדֹתֶיךָ נֶגֶד מְלָכִים וְלֹא אֵבוֹשׁ: וְאֶשְׁתַּעֲשַׁע בְּמִצְוֹתֶיךָ אֲשֶׁר אָהָבְתִּי: וְאֶשָּׂא כַפַּי אֶל מִצְוֹתֶיךָ אֲשֶׁר אָהָבְתִּי וְאָשִׂיחָה בְּחֻקֶּיךָ:

אַשְׁרֵי תְמִימֵי דָרֶךְ הַהוֹלְכִים בְּתוֹרַת יְיָ: אַשְׁרֵי נֹצְרֵי עֵדֹתָיו בְּכָל לֵב יִדְרְשוּהוּ: אַף לֹא פָעֲלוּ עַוְלָה בִּדְרָכָיו הָלָכוּ: אַתָּה צִוִּיתָה פִקֻּדֶיךָ לִשְׁמֹר מְאֹד: אַחֲלַי יִכֹּנוּ דְרָכָי לִשְׁמֹר חֻקֶּיךָ: אָז לֹא אֵבוֹשׁ בְּהַבִּיטִי אֶל כָּל מִצְוֹתֶיךָ: אוֹדְךָ בְּיֹשֶר לֵבָב בְּלָמְדִי מִשְׁפְּטֵי צִדְקֶךָ: אֶת חֻקֶּיךָ אֶשְׁמֹר אַל תַּעַזְבֵנִי עַד מְאֹד:

לְעוֹלָם יְיָ דְּבָרְךָ נִצָּב בַּשָּׁמָיִם: לְדֹר וָדֹר אֱמוּנָתֶךָ כּוֹנַנְתָּ אֶרֶץ וַתַּעֲמֹד: לְמִשְׁפָּטֶיךָ עָמְדוּ הַיּוֹם כִּי הַכֹּל עֲבָדֶיךָ: לוּלֵי תוֹרָתְךָ שַׁעֲשֻׁעָי אָז אָבַדְתִּי בְּעָנְיִי: לְעוֹלָם לֹא אֶשְׁכַּח פִּקֻּדֶיךָ כִּי בָם חִיִּיתָנִי: לְךָ אֲנִי ­הוֹשִיעֵנִי כִּי פִקּוּדֶיךָ דָרָשְׁתִּי: לִי קִוּוּ רְשָׁעִים לְאַבְּדֵנִי עֵדֹתֶיךָ אֶתְבּוֹנָן: לְכָל תִּכְלָה רָאִיתִי קֵץ רְחָבָה מִצְוָתְךָ מְאֹד:


נֵר לְרַגְלִי דְבָרֶךָ וְאוֹר לִנְתִיבָתִי: נִשְׁבַּעְתִּי וָאֲקַיֵּמָה לִשְׁמֹר מִשְׁפְּטֵי צִדְקֶךָ: נַעֲנֵיתִי עַד מאֹד יְיָ חַיֵּנִי כִדְבָרֶךָ: נִדְבוֹת פִּי רְצֵה נָא יְיָ וּמִשְׁפָּטֶיךָ לַמְּדֶנִי: נַפְשִׁי בְּכַפִּי תָמִיד וְתוֹרָתְךָ לֹא שָׁכָחְתִּי: נָתְנוּ רְשָׁעִים פַּח לִי וּמִפִּקּוּדֶיךָ לֹא תָעִיתִי: נָחַלְתִּי עֵדְוֹתֶיךָ לְעוֹלָם כִּי שְׂשׂוֹן לִבִּי הֵמָּה: נָטִיתִי לִבִּי לַעֲשׂוֹת חֻקֶּיךָ לְעוֹלָם עֵקֶב:

שָׂרִים רְדָפוּנִי חִנָּם וּמִדְּבָרְךָ פָּחַד לִבִּי: שָׂשׂ אָנֹכִי עַל אִמְרָתֶךָ כְּמוֹצֵא שָׁלָל רָב: שֶׁקֶר שָׂנֵאתִי וָאֲתַעֵבָה תּוֹרָתְךָ אָהָבְתִּי: שֶׁבַע בַּיּוֹם הִלַּלְתִּיךָ עַל מִשְׁפְּטֵי צִדְקֶךָ: שָׁלוֹם רָב לְאֹהֲבֵי תוֹרָתֶךָ וְאֵין לָמוֹ מִכְשׁוֹל: שִׂבַּרְתִּי לִישׁוּעָתְךָ יְיָ וּמִצְוֹתֶיךָ עָשִׂיתִי: שָׁמְרָה נַפְשִׁי עֵדֹתֶיךָ וָאֹהֲבֵם מְאֹד: שָׁמַרְתִּי פִקּוּדֶיךָ וְעֵדֹתֶיךָ כִּי כָל דְּרָכַי נֶגְדֶּךָ:

מָה אָהַבְתִּי תוֹרָתֶךָ כָּל הַיּוֹם הִיא שִׂיחָתִי: מֵאֹיְבַי תְּחַכְּמֵנִי מִצְוֹתֶיךָ כִּי לְעוֹלָם הִיא לִי: מִכָּל מְלַמְּדַי הִשְׂכַּלְתִּי כִּי עֵדְוֹתֶךָ שִׂיחָה לִי: מִזְּקֵנִים אֶתְבּוֹנָן כִּי פִקֻּדֶיךָ נָצָרְתִּי: מִכָּל אֹרַח רָע כָּלִאתִי רַגְלָי לְמַעַן אֶשְׁמֹר דְּבָרֶךָ: מִמִּשְׁפָּטֶיךָ לֹא סָרְתִּי כִּי אַתָּה הוֹרֵתָנִי: מַה נִּמְלְצוּ לְחִכִּי אִמְרָתֶךָ מְדְּבַשׁ לְפִי: מְפִּקּוּדֶיךָ אֶתְבּוֹנָן עַל כֵּן שָׂנֵאתִי כָּל אֹרַח שָׁקֶר:

הוֹרֵינִי יְיָ דֶּרֶךְ חֻקֶּיךָ וְאֶצֳּרֶנָּה עֵקֶב: הֲבִינֵנִי וְאֶצְּרָה ב מִצְוֹתֶיךָ כִּי בוֹ חָפָצְתִּי: הַט לִבִּי אֶל עֵדְוֹתֶיךָ וְאַל אֶל בָּצַע: הַעֲבֵר עֵינַי מֵרְאוֹת שָׁוְא בִּדְרָכֶךָ חַיֵּנִי: הָקֵם לְעַבְדְּךָ אִמְרָתֶךָ אֲשֶׁר לְיִרְאָתֶךָ: הַעֲבֵר חֶרְפָּתִי אֲשֶׁר יָגֹרְתִּי כִּי מִשְׁפָּטֶיךָ טוֹבִים: הִנֵּה תָּאַבְתִּי לְפִקּוּדֶיךָ בְּצִדְקָתְךָ חַיֵּנִי


בַּמֶה יְזַכֶּה נַּעַר אֶת אָרְחוֹ לִשְׁמֹר כִּדְבָרֶךָ: בְּכָל לִּבִּי דִרַשְׁתִּיךָ אַל תַּשְׁגֵּנִי מִמִּצְוֹתֶיךָ: בְּלִבִּי צָפַנְתִּי אִמְרָתֶךָ לְמַעַן לֹא אֶחֱטָא לָךְ: בָּרוּךְ אַתָּה יְיָ לַמְּדֵנִי חֻקֶּיךָ: בִּשְׂפָתַי סִפַּרְתִּי כֹּל מִשְׁפְּטֵי פִיךָ: בְּדֶרֶךְ עֵדְוֹתֶיךָ שָׂשְׂתִּי כְּעַל כָּל הוֹן: בְּפִקּוּדֶיךָ אָשִׂיחָה וְאַבִּיטָה אֹרְחֹתֶיךָ: בְּחֻקֹּתֶיךָ אֶשְׁתַּעֲשָׁע לֹא אֶשְׁכַּח דְּבָרֶךָ:

תִּקְרַב רִנָּתִי לְפָנֶיךָ יְיָ כִּדְבָרְךָ הֲבִינֵנִי: תָבוֹא תְחִנָּתִי לְפָנֶיךָ כְּאִמְרָתְךָ הַצִּילֵנִי: תַּבַּעְנָה שְׂפָתַי תְּהִלָּה כִּי תְלַמְּדֵנִי חֻקֶּיךָ: תַּעַן לְשׁוֹנִי אִמְרָתֶךָ כִּי כָל מִצְוֹתֶיךָ צֶדֶק: תְּהִי יָדְךָ לְעָזְרֵנִי כִּי פִקּוּדֶיךָ בָחָרְתִּי: תָּאָבְתִּי לִישׁוּעָתְךָ יְיָ וְתוֹרָתְךָ שַׁעֲשֻׁעָי: תְּחִי נַפְשִׁי וּתְהַלְלֶךָ וּמִשְׁפָּטֶךָ יַעַשְרֻנִּי: תָּעִיתִי כְּשֶׂה אֹבֵד בַּקֵּשׁ עַבְדֶּךָ כִּי מִצְוֹתֶיךָ לֹא שָׁכָחְתִּי:

יָדֶיךָ עָשׂוּנִי וַיְכוֹנְנוּנִי הֲבִינֵנִי וְאֶלְמְדָה מִצְוֹתֶיךָ: יְרֵאֶיךָ יִרְאוּנִי וְיִשְׂמָחוּ כִּי לִדְבָרְךָ יִחָלְתִּי: יָדַעְתִּי יְיָ כִּי צֶדֶק מִשְׁפָּטֶיךָ וֶאֱמוּנָה עִנִּיתָנִי: יְהִי נָא חַסְדְּךָ לְנַחֲמֵנִי כְּאִמְרָתְךָ לְעַבְדְּךָ: יְבֹאוּנִי רַחֲמֶיךָ וְאֶחְיֶה כִּי תוֹרָתְךָ שַׁעֲשֻׁעָי: יֵבשׁוּ זֵדִים כִּי שֶׁקֶר עִוְּתוּנִי אֲנִי אָשִׂיחַ בְּפִקֻּדֶיךָ: יָשׁוּבוּ לִי יְרֵאֶיךָ וְיֹדְעֵי עֵדֹתֶיךָ: יְהִי לִבִּי תָמִים בְּחֻקֶּיךָ לְמַעַן לֹא אֵבוֹשׁ:

הוֹרֵינִי יְיָ דֶּרֶךְ חֻקֶּיךָ וְאֶצֳּרֶנָּה עֵקֶב: הֲבִינֵנִי וְאֶצְּרָה ב מִצְוֹתֶיךָ כִּי בוֹ חָפָצְתִּי: הַט לִבִּי אֶל עֵדְוֹתֶיךָ וְאַל אֶל בָּצַע: הַעֲבֵר עֵינַי מֵרְאוֹת שָׁוְא בִּדְרָכֶךָ חַיֵּנִי: הָקֵם לְעַבְדְּךָ אִמְרָתֶךָ אֲשֶׁר לְיִרְאָתֶךָ: הַעֲבֵר חֶרְפָּתִי אֲשֶׁר יָגֹרְתִּי כִּי מִשְׁפָּטֶיךָ טוֹבִים: הִנֵּה תָּאַבְתִּי לְפִקּוּדֶיךָ בְּצִדְקָתְךָ חַיֵּנִי


נֵר לְרַגְלִי דְבָרֶךָ וְאוֹר לִנְתִיבָתִי: נִשְׁבַּעְתִּי וָאֲקַיֵּמָה לִשְׁמֹר מִשְׁפְּטֵי צִדְקֶךָ: נַעֲנֵיתִי עַד מאֹד יְיָ חַיֵּנִי כִדְבָרֶךָ: נִדְבוֹת פִּי רְצֵה נָא יְיָ וּמִשְׁפָּטֶיךָ לַמְּדֶנִי: נַפְשִׁי בְּכַפִּי תָמִיד וְתוֹרָתְךָ לֹא שָׁכָחְתִּי: נָתְנוּ רְשָׁעִים פַּח לִי וּמִפִּקּוּדֶיךָ לֹא תָעִיתִי: נָחַלְתִּי עֵדְוֹתֶיךָ לְעוֹלָם כִּי שְׂשׂוֹן לִבִּי הֵמָּה: נָטִיתִי לִבִּי לַעֲשׂוֹת חֻקֶּיךָ לְעוֹלָם עֵקֶב:

שָׂרִים רְדָפוּנִי חִנָּם וּמִדְּבָרְךָ פָּחַד לִבִּי: שָׂשׂ אָנֹכִי עַל אִמְרָתֶךָ כְּמוֹצֵא שָׁלָל רָב: שֶׁקֶר שָׂנֵאתִי וָאֲתַעֵבָה תּוֹרָתְךָ אָהָבְתִּי: שֶׁבַע בַּיּוֹם הִלַּלְתִּיךָ עַל מִשְׁפְּטֵי צִדְקֶךָ: שָׁלוֹם רָב לְאֹהֲבֵי תוֹרָתֶךָ וְאֵין לָמוֹ מִכְשׁוֹל: שִׂבַּרְתִּי לִישׁוּעָתְךָ יְיָ וּמִצְוֹתֶיךָ עָשִׂיתִי: שָׁמְרָה נַפְשִׁי עֵדֹתֶיךָ וָאֹהֲבֵם מְאֹד: שָׁמַרְתִּי פִקּוּדֶיךָ וְעֵדֹתֶיךָ כִּי כָל דְּרָכַי נֶגְדֶּךָ:

מָה אָהַבְתִּי תוֹרָתֶךָ כָּל הַיּוֹם הִיא שִׂיחָתִי: מֵאֹיְבַי תְּחַכְּמֵנִי מִצְוֹתֶיךָ כִּי לְעוֹלָם הִיא לִי: מִכָּל מְלַמְּדַי הִשְׂכַּלְתִּי כִּי עֵדְוֹתֶךָ שִׂיחָה לִי: מִזְּקֵנִים אֶתְבּוֹנָן כִּי פִקֻּדֶיךָ נָצָרְתִּי: מִכָּל אֹרַח רָע כָּלִאתִי רַגְלָי לְמַעַן אֶשְׁמֹר דְּבָרֶךָ: מִמִּשְׁפָּטֶיךָ לֹא סָרְתִּי כִּי אַתָּה הוֹרֵתָנִי: מַה נִּמְלְצוּ לְחִכִּי אִמְרָתֶךָ מְדְּבַשׁ לְפִי: מְפִּקּוּדֶיךָ אֶתְבּוֹנָן עַל כֵּן שָׂנֵאתִי כָּל אֹרַח שָׁקֶר:

הוֹרֵינִי יְיָ דֶּרֶךְ חֻקֶּיךָ וְאֶצֳּרֶנָּה עֵקֶב: הֲבִינֵנִי וְאֶצְּרָה ב מִצְוֹתֶיךָ כִּי בוֹ חָפָצְתִּי: הַט לִבִּי אֶל עֵדְוֹתֶיךָ וְאַל אֶל בָּצַע: הַעֲבֵר עֵינַי מֵרְאוֹת שָׁוְא בִּדְרָכֶךָ חַיֵּנִי: הָקֵם לְעַבְדְּךָ אִמְרָתֶךָ אֲשֶׁר לְיִרְאָתֶךָ: הַעֲבֵר חֶרְפָּתִי אֲשֶׁר יָגֹרְתִּי כִּי מִשְׁפָּטֶיךָ טוֹבִים: הִנֵּה תָּאַבְתִּי לְפִקּוּדֶיךָ בְּצִדְקָתְךָ חַיֵּנִי

 

20 Sivan : 4ème Yortsaït de Reb Messod (Serge) Bensoussan ע״ה

20 Sivan : 4ème Yortsaït de Reb Messod (Serge) Bensoussan ע״ה

Fondateur du premier Gan de Rav Azimov, Pardess Hanna à Orly, Messod (Serge) Bensoussan n’a eu de cesse d’encourager tous les Juifs qu’il rencontrait à mettre leurs enfants dans des écoles juives. Les sourires des milliers d’enfants qui sont passés depuis quarante ans dans son Gan étaient pour lui la plus belle récompense. Ces enfants qui l’appelaient Papy et qui couraient à sa rencontre dès qu’ils l’apercevaient avec son talit et ses tefilines. Beaucoup d’entre eux sont d’ailleurs devenus des cadres du mouvement.

Très attaché au Rabbi de Loubavitch, Messod Bensoussan avait su transmettre les valeurs de la Torah et de la ‘hassidout à des générations de jeunes gens et avait mis ses capacités de gestionnaire au service des nombreuses institutions éducatives du mouvement. Sa présence rassurante, son sens de l’organisation, son efficacité mais surtout son sourire manquent déjà énormément à tous les siens et à tous ceux qu’il a si bien influencés.

 

Besoin de 3 minyanim ce soir, dimanche 30 mai 2021, à 22h30
chez Yossi Bensoussan
81, rue de Crimée Paris 19

Merci de confirmer votre présence au :
06 18 41 72 04