Le conducteur de la voiture dans laquelle Yehouda Dimentman a été abattu raconte une fusillade, une course pour obtenir de l’aide dans une voiture endommagée.
Neria Feldman, qui conduisait le véhicule qui a été la cible des terroristes en Samarie jeudi soir, a raconté les moments terribles de l’attentat.
« Au cours de l’après-midi, il y a eu un cours du Rosh Yeshiva à Homesh. À la fin, nous nous sommes organisés dans des voitures pour retourner à Shavei Shomron. Je suis monté dans ma voiture et Yehouda m’a dit: » Je viens avec vous « . Il est monté dans la voiture et nous avons commencé à rouler. J’étais le premier dans le convoi », a déclaré Feldman.
« À la sortie de Homesh, nous sommes arrivés à un carrefour où il faut s’arrêter pour tourner à gauche et j’ai vu les flashs du coin de l’œil. Dans cette fraction de seconde, j’ai essayé de comprendre ce que cela pouvait être, des pétards, des feux d’artifice ou des pierres, puis j’ai entendu de nombreux coups de feu sur la voiture et j’ai réalisé – c’est une fusillade. »
« À ce moment-là, pour sortir de la zone de tirs, j’ai fait irruption à l’intersection. Alors que j’entendais une nouvelle rafale de coups de feu. J’ai réalisé que c’était un attentat. Nous étions quatre dans la voiture. ‘. Je leur ai dit que j’allais bien, Aviya, qui était assis à côté de moi, a été touché à la main. Mais il a dit ‘Je vais bien.’ Yehouda Smotrich, qui était assis à l’arrière, a dit ‘Je n’ai pas du tout été touché’, et Yehouda Dimentman qui était assis à côté de lui à l’arrière m’a répondu : ‘J’ai reçu une balle dans le cou, j’ai reçu une balle dans le cou ». Smotrich qui était assis à côté de lui, a essayé de prendre soin de lui.
Dans le processus, j’ai vu que tous les voyants de la voiture clignotaient. Les roues, les freins, tout. Immédiatement après la jonction il y a un virage. J’ai voulu freiner et j’ai découvert que je n’avais pas de freins. Les freins répondaient très faiblement, probablement à cause d’une balle. Une fois que Yehouda a dit qu’il était blessé, nous avons réalisé qu’il était gravement blessé. En conduisant dans les virages, presque sans freins, j’ai juste appuyé sur l’accélérateur et j’ai manoeuvré avec le volant. J’ai réalisé qu’une balle dans le cou est une question de vie ou de mort. Il n’y a pas d’autre option. C’est la vie de ton ami, tu ne fais pas de compte, mais tu sautes à l’eau.
Feldman a immédiatement décidé de changer de direction pour atteindre l’entrée arrière de Shavei Shomron. « J’ai appelé le coordinateur de la sécurité militaire de Shavei Shomron et lui ai dit d’ouvrir la porte arrière et qu’il y avait eu une attaque. Ensuite, dans le village de Burka, ils nous ont lancé des cocktails Molotov, ce qui ne nous a heureusement pas blessés. Yehouda à ce stade était encore conscient et nous parlait. J’espérais que Smotrich arriverait à le garder conscient en parlant avec lui. À un moment donné pendant le trajet, il a commencé à divaguer. Il avait de plus en plus de mal à respirer. Je lui ai parlé et il n’a pas répondu. Nous lui avons crié dessus, en essayant de le garder en vie. »
« Avant cela, dans la région de Burka, j’avais déjà l’impression de conduire à la limite. La voiture a juste commencé à rouler sur la route sans une bonne adhérence. Je parlais aussi avec les forces de sécurité au téléphone, donc quand nous sommes arrivés, le personnel médical de la colonie nous attendait déjà et ils ont commencé à s’occuper de Yehouda. Je n’ai pas eu le courage de voir Yehouda », a-t-il déclaré.
Les terroristes ont été capturés
Suite aux activités opérationnelles et de renseignement menées par l’Agence de sécurité israélienne (Shin Bet), les FDI et l’unité spéciale antiterroriste de la police israélienne qui ont été menées dans la nuit de samedi, les terroristes qui ont perpétré la fusillade près de Homesh jeudi dernier, en lequel Yehouda Dimentman a été assassiné et deux autres personnes ont été blessées, ont été capturés.
Quatre suspects ont été arrêtés dans le village de Silat al-Harithiya, au nord-ouest de Jénine, pour leur implication dans le meurtre.
Dans le cadre de l’enquête sur le terrain, l’arme présumée utilisée pour perpétrer l’attentat terroriste a été saisie.
Tsahal, le Shin Bet et les forces de la police des frontières ont enregistré des progrès significatifs dans la chasse à l’homme contre les terroristes au cours du week-end. La plupart des efforts se sont concentrés sur le niveau du renseignement, dans une tentative d’obtenir des documents sur les terroristes en fuite et de recueillir des découvertes sur le terrain, afin de les traquer.
En plus des arrestations, les forces de sécurité ont confisqué des caméras de sécurité dans une ville arabe palestinienne des régions de Jénine et de Sichem (Naplouse).
L’enquête a révélé que deux terroristes ont tendu une embuscade dans les buissons et ont tiré à une courte distance sur la voiture dans laquelle se trouvaient Yehouda Dimentman et ses amis.
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Vayé’hi le Rabbi mentionne un enseignement au sujet du mois de Tévet qui est le mois le plus froid de l’année selon lequel : ‘Le corps a du plaisir du corps’.
La ‘Hassidout nous enseigne que la lumière du soleil est une allusion à la lumière divine de l’âme.
Chaque Juif doit dévoiler la lumière qui provient des forces de son âme et du fait que l’âme se dévoile dans le corps (et par son intermédiaire) nous devons accomplir un travail de raffinement et de purification du corps afin que celui-ci perde sa grossièreté et devienne un bon réceptacle pour la lumière de l’âme.
A l’exemple du soleil qui brille avec force pendant les mois d’été, notre service divin pendant cette saison consiste essentiellement à dévoiler la lumière des forces de notre âme. Pour se faire nous devons purifier le corps afin que celui-ci ne constitue pas un obstacle à ce dévoilement. Cependant l’essentiel de notre travail consistera à dévoiler la force de la lumière de l’âme.
A l’opposé pendant les mois d’hiver (et tout particulièrement pendant le mois Tévet) le soleil se fait beaucoup moins influent et le froid est alors dominant. De manière profonde cela signifie que la lumière de l’âme ne brille pas avec la même force que pendant les mois d’été et c’est la raison pour laquelle l’essentiel de notre travail sera alors de purifier notre corps précisément au moyen du corps lui-même et non pas au moyen de la lumière de l’âme. Purifier le corps, c’est agir sur l’âme animale afin de la raffiner, de la purifier, de ‘transformer l’obscurité en lumière’ c’est-à-dire de transformer sa grossièreté afin qu’elle-même éclaire.
Le Rabbi illustre ce principe au moyen d’une histoire du Baal Chem Tov que son beau-père le Rabbi Rayats lui rapporta au nom du Tséma’h Tsédek : ‘Un jour, alors qu’il n’y avait pas suffisamment de lumière dans le Beïth Ha Midrache, les élèves du Baal Chem Tov demandèrent à leur Maitre ce qu’ils devaient faire.
Le Baal Chem Tov leur répondit de détacher quelques stalactites de glace qui étaient accrochées sur le bord du toit du Beïth-Ha- Midrache. Les élèves partirent alors en chercher et lorsqu’ils les déposèrent sur les tables du Beïth-Ha-Midrache elles se mirent à briller et le Beït-Ha-Midrache fut alors inondé de lumière.
Cette histoire met en évidence une des deux façons de transformer l’obscurité en lumière. Une première façon consiste à amener de la lumière et dans ce cas la lumière va remplacer l’obscurité. Une deuxième façon consiste à ce que l’obscurité elle-même (‘les stalactites’) se mette à éclairer, ainsi qu’il est dit : ‘Dans les temps futurs la nuit brillera comme le jour’.
Le Rabbi nous explique que la raison pour laquelle on parvient à transformer un corps grossier en un corps saint précisément au moyen du corps lui-même (et non pas au moyen de la lumière de l’âme) vient du fait que l’origine du corps est supérieure à celle de l’âme. Et au Rabbi de nous enseigner que ‘la force de l’Essence divine qui est dans le corps se dévoile précisément lorsque la lumière de l’âme ne brille pas de façon manifeste. A l’exemple de la force de Messirout-néfèch qui se dévoile davantage dans le talon du pied que dans la tête’.
Comme il a été dit précédemment, l’été est une période propice pour dévoiler la lumière de l’âme et l’hiver est lui-même une période propice pour dévoiler l’Essence divine qui se cache dans le corps. C’est à ce sujet qu’il est dit : ‘Le corps a du plaisir du corps’ car le Rabbi nous enseigne que le ‘corps’ désigne ici Atsmout (‘le corps du Roi’ : l’Essence divine), et cette déclaration signifie que le plaisir de D.ieu n’est pas provoqué par le fait ‘d’annuler’ l’obscurité du corps afin qu’il ne s’oppose plus au dévoilement de l’âme mais par le fait d’agir dans le but que le corps lui-même se mette à éclairer.
Le Rabbi Rachab nous donne à ce sujet l’exemple de l’encens (voir ‘Bé chaa ché hikdimou’, Hélek guimel, page 1326). L’odeur de l’encens n’est plus la même lorsqu’on la brûle et ce passage de l’amertume à la douceur est comparable au travail que l’on doit accomplir sur notre âme animale afin de transformer son obscurité en lumière :
Il est possible d’élever l’âme animale grâce à la lumière de l’âme divine, cela est allusionné par le fait que pendant les jours de l’année on allumait la Ménorah du Temple, laquelle symbolise la lumière de l’âme divine, en même temps que l’on brûlait les encens. Nous voyons donc dans ce cas que la transformation de l’âme animale est réalisée au moyen de l’âme divine.
Il n’en est pas ainsi le Jour de Yom Kippour, car en ce jour l’âme animale s’élève d’elle-même. En effet nous pouvons nous rendre compte que même celui qui est totalement détaché du Divin pendant tous les jours de l’année revient vers D.ieu au moment de la prière de la Neïla. Et cela, même si ses nombreux péchés ont complètement obscurci la lumière de son âme divine.
Ce sujet est aussi celui du son du grand Choffar dont le pouvoir est de ramener tous ceux qui se sont égarés au point qu’ils sont véritablement incapables de retrouver leur chemin. Ce sujet est également celui des enfants d’Israël lorsqu’ils étaient esclaves en Egypte. Comme il est enseigné dans la ‘Hassidout, la matière n’a pas été créée selon le processus de l’enchaînement des mondes mais elle provient de l’Essence divine, c’est pourquoi L’Eternel a entendu le cri de Ses enfants, car ce cri provenait de l’âme animale et du corps qui ne pouvait plus supporter les terribles souffrances qu’on lui infligeait. Hachem ne pouvait pas supporter que l’on touche à Son Essence, laquelle est cachée dans le corps de Ses enfants.
Aussi, le Rabbi Rachab nous enseigne que dans notre service divin cela correspond précisément au cri de l’âme animale qui a pour effet de révéler ici-bas la force de l’Essence divine. A l’exemple du son du Choffar (fait à partir de la corne du bélier : d’un animal : allusion au cri de l’âme animale) qui est lui-même un cri qui vient de la profondeur du cœur.
Ainsi, à la lumière de ces enseignements, le Rabbi nous enseigne qu’à partir de l’obscurité la plus profonde la possibilité nous est donnée de faire de ce monde une demeure pour l’Essence divine. De fait, la force de l’Essence divine qui est dans le corps se dévoile dans l’obscurité, c’est à dire lorsque la lumière de l’âme divine ne brille pas manifestement en nous-mêmes, dans ce cas précisément se révèle la force de Atsmout.
L’exemple de ‘la force de messirout néfech qui se dévoile davantage dans le talon que dans la tête’ exprime cette idée. Notre génération est celle du ‘talon’, cela signifie que nous sommes capables d’agir avec la plus totale soumission (messirout néfech) en accomplissant un service divin basé davantage sur notre acceptation du joug divin que sur le dévoilement des forces de l’intellect.
Comme il a été dit précédemment : ‘le plaisir de D.ieu n’est pas provoqué par le fait ‘d’annuler’ l’obscurité du corps afin qu’il ne s’oppose plus au dévoilement de l’âme mais par le fait d’agir dans le but que le corps lui-même se mette à éclairer’. Conformément à cette déclaration le Rabbi mentionne un enseignement du Rabbi Rachab (‘Yom Tov chel Roch-ha-Chana’, Page 210) dans lequel il est expliqué qu’il existe ‘ceux qui servent Hachem avec leurs âmes’ et ‘ceux qui servent Hachem’ avec leurs corps’.
Ceux qui ont ‘le cœur brisé’, c’est à dire ceux qui s’attachent à briser la matérialité du cœur pour faire disparaître sa grossièreté sont ‘ceux qui servent D.ieu avec leurs corps’. Ils accomplissent les Mitsvoth avec la Emouna sans vraiment éveiller l’amour et la crainte de D.ieu qui naissent de l’intellect, mais en éveillant l’amour et la crainte de D.ieu naturels en chaque Juif. L’essentiel de ce travail est le niveau appelé ‘Bitoul ha Yèch’.
‘L’acte est essentiel’ et le Rabbi déclare dans le ‘Likouteï Sihot’ (11, Chemot, page 326-327) que ‘Le corps a du plaisir du corps’ du fait que l’intention divine est véritablement réalisée au moyen des Mitsvoth maassiot.
A l’évidence c’est par l’action des Mitsvoth accomplie avec le corps et en ayant conscience que le corps est lui-même lié à l’Essence divine, que nous aurons le mérite de’faire de ce monde une demeure pour l’Essence divine’ avec le dévoilement de notre Juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.
Michel Gugenheim, né en 1950, à Paris, est un des six enfants du grand-rabbin Ernest Gugenheim et de Claude-Annie Dalsace (décédée le 20 juin 2014 en Israël), pédagogue, directrice de la revue pédagogique juive HaMoré. Il descend d’une longue lignée de rabbins depuis Samuel Sanvil Weil, rabbin de Haute-Alsace de 1711 à 1754, incluant son grand-père, le grand rabbin Max Gugenheim et son arrière-grand-père, le grand-rabbin Isaac Gugenheim6. Il grandit rue Vauquelin, dans le 5e arrondissement de Paris au Séminaire israélite de France, où son père enseigne et où la famille réside. Ce dernier est directeur du SIF en 1977, Mais il est alors atteint d’une tumeur du cerveau, dont il ne se remet pas.
Michel Gugenheim étudie à l’École Yabné où son père enseigne. Après l’obtention de son baccalauréat, il entreprend des études talmudiques dans des yechivot israéliennes. Il étudie à la yechiva de Beer Yaakov et à celle de Brisk, et s’attache à de prestigieux rabbins, entre autres le rabbin Shlomo Wolbe, le rabbin Moshe Shmuel Shapiro et le rabbin Yitzchok Hutner.
En 1977, il revient à Paris pour donner les cours de Talmud au SIF que son père malade ne peut plus assurer. Après le décès de celui-ci, en mars 1977, il y poursuit son enseignement et passe les examens de sortie par dérogation sans avoir suivi les études du Séminaire Israélite de France. Il entreprend également des études universitaires, spécialisant ses recherches sur la Halakha et la bioéthique.
Depuis les années 1980, il est rabbin de la synagogue Michkenot Israël, dans le 19e arrondissement parisien. Il devient directeur du SIF en 1992, poste qu’il occupe jusqu’à son élection comme Grand-rabbin de Paris, en 2012.
Michel Gugenheim est membre consultant au Comité consultatif national d’éthique de 2002 à 2006 et a été fait chevalier de la Légion d’honneur.
Il publie en 2009 Et tu marcheras dans ses voies, un ouvrage sur l’éthique juive9.
Le 28 mars 2012, il est élu grand-rabbin de Paris.
Chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot avec le Rav Levi Azimov 10h30 – 11h30 Tél. : +33 0756753993 – code : 33 41 593#
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Vaye’hi – Bénédictions individuelles et collectives Source : Likouté Si’hot volume 25, troisième Si’ha sur Vaye’hi