Se cacher pour mieux se dévoiler – Tanya du jour du 12-13 Iyar 5782 – 13-14/05/22 – Rav Yehuda Israelievitch































































































Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Emor le Rabbi poursuit l’enseignement sur les Parachiot A’hareï-Kédochim et nous donne des approfondissements sur la signification des mots Gola et Guéoulah.
Il est écrit au tout début de la Torah : ‘Au commencement D.ieu créa le ciel et la terre. Or la terre était informe et vide, et les ténèbres étaient sur la face de l’abîme, et l’Esprit de D.ieu planait sur la surface des eaux. »
A la lecture de ce premier verset de la Torah il est possible de comprendre que le monde tel qu’il fut créé n’avait pas atteint la plus totale perfection car l’Esprit de D.ieu n’était pas dévoilé sur la terre car il ne faisait que ‘planer au-dessus des eaux’.
Il est ecrit dans le Midrache Raba que ‘l’Esprit de D.ieu’ désigne l’esprit du Machia’h. Ainsi, le but de la Création est le dévoilement de la Présence divine et du Roi Machia’h (‘l’Esprit de D.ieu’) afin que le monde atteigne sa perfection, que la terre ne soit plus ‘informe et vide’ et que la lumière remplace ‘les ténèbres’.
A l’évidence, c’est précisément par l’action de l’homme que le monde atteint sa perfection, qu’il n’est plus ‘informe et vide’ et notre mission consiste à faire pénétrer la lumière divine, symbolisée par la lettre ‘Aleph’ car elle est la première lettre de ‘Aloupho chel olam’ (‘Maître du monde’) dans l’obscurité de l’exil. Cela s’exprime par le fait d’ajouter la lettre ‘Aleph’ au mot ‘Gola’ (‘l’Exil’) car on obtient dans ce cas le mot ‘Guéoulah’ (‘la Délivrance’).
Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha le Rabbi nous enseigne trois niveaux de la lettre ‘Aleph’ lesquels correspondent aux trois étapes nécessaires dans notre service divin.
Le premier niveau est celui de la lettre ‘Aleph’ telle que la première lettre de ‘Aloupho chel olam’ (‘Maître du monde’) : faire pénétrer le ‘Aleph’ dans le mot ‘Gola’ afin d’obtenir la Guéoulah, signifie dans ce cas que l’on a pour devoir de comprendre, de ressentir, et d’enseigner à l’exemple d’Avraham qui reconnaissait l’Eternel à travers tous les détails de la Création, ‘qu’il n’y a rien en dehors de Lui’. Il est le Saint béni soit-Il, Le Maître du monde et de tout ce qu’il contient.
Reconnaitre quil ny a rien en dehors dHachem sexprime tout particulièrement dans la prière de Mode-ani que nous recitons a notre réveil dès que nous ouvrons les yeux. D’après le sens simple (le Pchat), nous récitons la prière de ‘Modé Ani’ afin d’exprimer notre reconnaissance au Roi du monde de nous redonner la vie en nous rendant notre âme. Cependant, la ‘Hassidout ne contredit pas cette explication, mais elle vient ajouter qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle âme, ni de n’importe quelle vie. La ‘Hassidout met l’accent sur l’importance de rendre grâce à L’Eternel de nous avoir donné une âme Juive par laquelle nous pouvons percevoir le Divin caché en nous-même et dans ce monde.
Le second niveau est celui de l’étude de la Torah car ‘Aleph’ s’apparente également au mot ‘Oulpena’ qui désigne l’étude. De fait, ‘Aleph’ est également liée à l’expression ‘Aalphé’ha ‘Ho’hmah’ : ‘Je t’enseignerai la Sagesse’ (Livre de Job, 33, 33).
Dans le Likoutey Si’hot (‘Hélek 7, page 327), le Rabbi commente le premier verset de notre Paracha : ‘Dis aux Cohanim, les fils d’Aaron, et tu leur diras…’.
Apparemment ce verset dit deux fois la même chose : ‘Dis aux Cohanim’ et ‘tu leur diras’.
Les Sages expliquent que ‘Dis’ et ‘tu leur diras’ signifient que les grands doivent expliquer aux petits.
Par ailleurs, l’homme est appelé ‘Olam katan’ : ‘petit monde’, et de même qu’il existe dans le monde des petits et des grands, de-même dans l’homme lui-même (‘le petit monde’) il y a le ‘grand’ et il y a le ‘petit’. Le ‘grand’ qui est dans l’homme c’est sa ‘tête’, les forces de son intellect, sa sagesse, lesquelles représentent le plus haut niveau de l’homme.
Le ‘petit’ qui est dans l’homme ce sont les autres membres du corps. Ce sont les actes qu’il accomplit, qui correspondent à un niveau inférieur à la tête.
Aussi, le principe selon lequel ‘le grand doit prévenir le petit’ s’applique à l’homme lui-même c’est-à-dire que la tête doit contrôler et guider nos actions.
C’est à cela que s’applique l’enseignement d’après lequel ‘Grande est l’étude qui mène à l’action’. L’objectif de l’étude de la Torah est qu’elle doit provoquer que l’élève l’enseigne à son tour. Pour que la Torah soit préservée et que soit maintenue vivante la Parole divine. Une étude qui n’agit pas en ce sens n’a pas de réelle valeur. L’étude véritable est celle qui amène à l’action concrète.
Enfin le troisième niveau de la lettre ‘Aleph’ représente l’Essence divine. Les trois lettres du mot ‘Aleph’ : Aleph, Lamed, Pé sont aussi celles du mot Pélé : Miraculeux et ce troisième niveau est donc celui de la révélation de l’Essence divine dans ce monde.
Dans le Kountrass Ha-Hitpaalouth l’Admour Haemtsaeï définit le point de l’essence de l’âme comme le point qui relie l’âme avec le corps et dans lequel s’habille la volonté de l’âme de s’attacher à sa source divine dont il ressent la proximité.
Le plus haut niveau de l’âme Juive est l’essence de l’âme, laquelle est enracinée dans l’Essence divine. L’essence de l’âme est si proche du divin quelle le ressent. Ce plaisir qu’elle ressent anime son désir, sa volonté, de rejoindre sa source divine, de se lier à D.ieu d’un lien jamais interrompu et dont aucune raison n’est la cause.
La volonté de l’âme de s’attacher à D.ieu transcende tous les autres désirs. Elle est la volonté de toutes les volontés. Toutes les autres volontés d’un juif ne sont rien en comparaison à cette volonté, exactement de la même façon que les rayons du soleil ne sont rien en comparaison au soleil.
Dans le ‘Kountrass ha Hitpaalouth’ l’Admour Haemtsaeï l’explique au moyen de l’exemple d’un Juif à qui on tente de lui arracher la vie. Dans ce cas, que D.ieu nous en préserve, on touche à l’essence même de son âme. Tout le ‘point’ de la volonté de l’essence de son âme s’anime alors car ce Juif est alors touché au plus profond de lui-même. Toutes ses autres volontés ne sont rien en comparaison à ce ‘point’ qui relie son âme à son corps, et dans lequel s’habille sa volonté de vivre, de rester attaché au D.ieu vivant.
Ce qui vient d’être dit concerne un homme à qui l’on essaie d’ôter la vie sans que cela ait un rapport avec le fait qu’il soit Juif. A l’évidence cela est aussi vrai quand on menace de le tuer s’il ne renonce pas à sa judaïcité. L’Admour Haemtsaeï explique en effet que pour sanctifier le Nom de D.ieu et pour sauver la vie de son âme divine qui est unie et liée à D.ieu, chaque Juif désire se séparer de sa vie physique car il ne peut absolument pas commettre un péché qui couperait son âme de D.ieu.
L’Admour Haemtsaeï rapporte aussi l’exemple du Baal-Téchouva. Celui-ci ne ressent que du dégoût pour la vie quand celle-ci n’est que matérielle et totalement dénuée de spiritualité et de divin. Tout le ‘point’ de la volonté de l’essence de son âme, de s’attacher au D.ieu vivant, est alors en éveil, à l’exemple de celui qui pour sanctifier le Nom de D.ieu et pour sauver la vie de son âme désire se séparer de sa vie physique, comme ce fut le cas d’un enfant d’Israël dont l’âme quitta le corps tant il pleura et regretta tous les péchés qu’il avait commis. L’Admour Haemtsaeï nous enseigne à ce sujet que “Seulement l’âme de celui qui possède une grande force ne se sépare pas de son corps”. Cette force vient de la volonté de cet homme qui est constamment soumise à la Volonté du Saint béni soit-Il d’avoir une demeure ici-bas, dans les mondes inférieurs. L’âme doit impérativement rester dans le corps car il est une demeure pour elle.
L’Admour Haemtsaeï nous enseigne que l’âme peut aussi quitter le corps par la force du plaisir que connaissent les Tsadikim laquelle est due à la profondeur et la force intense de l’attachement de leur âme, de leur être tout entier avec D.ieu. Le Rabbi souligne qu’il est aussi vrai que la lumière de l’essence de l’âme illumine“en secret” l’âme de chaque Juif le jour du Chabbat de telle manière qu’il trouve son plaisir en tirant profit des Mitsvoth accomplies précisément au moyen de son corps comme pour la Téfilah et les trois repas du Chabbat. Il est dit “en secret”du fait que l’âme de chaque Juif, même s’il n’est pas encore parvenu au niveau de Tsadik, est liée à l’Essence divine et la désire continuellement. C’est la raison pour laquelle tous les enfants d’Israël ressentent du plaisir par le simple fait d’écouter les mots de la Torah de D.ieu même s’ils ne les comprennent pas. Cela provient de l’essence de son âme, car bien que ce niveau soit caché (“en secret”) chez un Juif simple et qu’il soit révélé chez le Juste parfait, le niveau de l’essence de l’âme est le même pour chaque Juif.
L’Admour Haemtsaeï explique que le fait d’aimer D.ieu “de tout son pouvoir” vient de l’essence de l’âme. Cet amour illumine le Juste parfait et c’est à leur sujet qu’il est dit : “Vous qui êtes véritablement attachés à D.ieu”. De fait, la volonté de l’âme de s’attacher à D.ieu est appellée ‘Chir Pachout’et ce Chant exprime le plaisir sublime que ressentent les Tsaddikim d’Israël et que chaque Juif ressentira lors du dévoilement du Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide d’Hachem.
En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
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Emor – Le sens profond du compte du Omer
Source : Likouté Si’hot volume 1
Elle serait la deuxième femme à accéder au poste de Premier ministre. Depuis quelques jours, de nombreux noms circulent, à l’instar de Valérie Rabault, Véronique Bédague ou encore Marisol Touraine mais c’est bien le nom d’Audrey Azoulay qui résonne depuis ce week-end grâce au Canard Enchainé et au Journal du dimanche.
Qui est Audrey Azoulay ?
Après avoir exercé plusieurs postes de direction au sein du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) à partir de 2006, elle est la conseillère culturelle du président de la République François Hollande entre 2014 et 2016, puis ministre de la Culture et de la Communication entre 2016 et 2017. Elle est aujourd’hui directrice générale de l’Unesco.
Audrey Azoulay est née à Paris dans une famille juive marocaine. Elle est la fille du journaliste et homme politique marocain André Azoulay, conseiller du roi du Maroc Hassan II à partir de 1991, puis de Mohammed VI, et de la femme de lettres Katia Brami.
Ancienne élève de l’École nationale d’administration (l’ENA), maîtrises de gestion à l’université Paris Dauphine et à l’université britannique de Lancaster, Sciences-Po à Paris… cette dernière a un CV bien rempli. Au sein de sa promotion à l’ENA figurent notamment Alexis Kohler (actuel secrétaire général de L’Élysée), Agnès Pannier-Runacher (actuelle ministre de l’Industrie) ou Fleur Pellerin, à qui elle succédera au ministère de la Culture en 2016.
Elle est mariée à François-Xavier Labarraque un haut fonctionnaire, enseignant et consultant, qu’elle a rencontré à l’IEP de Paris.
Son profil pourrait cocher de nombreuses cases pour s’installer à Matignon. Il y a quelques semaines, Emmanuel Macron avait estimé que le nouveau Premier ministre devra avoir une fibre à la fois « sociale, environnementale et productive ». Le président de la République « a le souhait, bien sûr, d’une nomination féminine à Matignon », avait indiqué Clément Beaune, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, sur BFMTV. midilibre.fr
En 1972, Gershon Jacobson a fondé le Der Algemeiner Journal en langue yiddish, après avoir consulté le Rabbi de Loubavitch Menachem Mendel Schneerson. Jacobson a été rédacteur en chef et éditeur depuis sa création jusqu’à sa mort en 2005.
Le premier numéro a été publié par Der Algemeiner Journal Corporation le 23 février 1972. Le journal de dix pages était coutait 25 cents. Vingt mille numéros ont été imprimés. Der Algemeiner Journal avait l’intention de combler le vide après la fermeture du quotidien yiddish « Der Tog Morgen Zhurnal » en 1971. Gershon Jacobson avait auparavant écrit et servi comme rédacteur en chef.
L’hebdomadaire yiddish à plus grand tirage aux États-Unis, Der Algemeiner Journal mettait l’accent sur les nouvelles de la communauté juive, avec un point de vue politiquement indépendant, y compris des rapports sur les tensions entre les mouvements hassidiques rivales. Bien que Jacobson était un Hassid de Loubavitch, selon le New York Times, il « a défié toute catégorisation facile ».
À son apogée, le tirage de Der Algemeiner approchait les 100 000 exemplaires. En 1989, en réponse à la marginalisation croissante de la langue yiddish dans l’évolution de la communauté juive, Der Algemeiner Journal a commencé à imprimer un supplément anglais de quatre pages au milieu du journal, attirant un public juif plus diversifié.
Le conseil consultatif de l’Algemeiner journal était présidé par le lauréat du prix Nobel Elie Wiesel.
En mai 2005, après la mort de Gershon Jacobson, son fils aîné, Simon Jacobson, est devenu directeur du Der Algemeiner Journal. Il a fondé la Gershon Jacobson Jewish Continuity Foundation (GJCF), une organisation médiatique juive dont la mission est de servir de voix aux Juifs et à Israël. En 2008, il a repensé Der Algemeiner Journal comme une publication de langue anglaise, en remplaçant le Yiddish « Der » dans son titre pour « Le ». Cette année-là, David Efune est devenu rédacteur en chef de ce qu’on appelait The Algemeiner et directeur du GJCF. citation nécessaire David Efune a quitté son poste en novembre 2021 pour rejoindre le New York Sun, mais est resté au conseil d’administration.
En 2011, le GJCF a lancé le site Algemeiner.com
Témoignage de Mme Tzivia Jacobson, épouse de Gershon Jacobson a »h
L’histoire que je voudrais raconter est la façon dont ce journal a vu le jour et le rôle que le Rabbi a joué dans sa création et son contenu.
En 1971, mon mari travaillait comme rédacteur municipal du « Der Tog Morgen Journal », un quotidien yiddish privé. Et puis un jour, il est venu travailler et la porte était verrouillée. Il n’y avait aucune explication, juste un signe : FERMÉ.
Gershon a essayé d’appeler le propriétaire, mais n’a obtenu aucune réponse. Pendant ce temps, les journalistes se demandaient ce qui se passait. Finalement, ils ont appris que le propriétaire du journal était en faillite. Maintenant, ils étaient tous sans emploi.
La plupart des journalistes du Der Tog Morgen Journal étaient des personnes âgées – dans les 70 et 80 ans. Ils étaient retraités, alors que Gershon n’avait que 37 ans avec une famille grandissante pour qui il devait subvenir aux besoins. Et donc il a dû se mettre immédiatement à la recherche d’un nouvel emploi pour générer des revenus.
Alors qu’il cherchait un poste approprié – occupant des petits boulots d’écriture ici et là – il devenait très évident que la fermeture du « Der Tog Morgen Journal » avait eu un impact sérieux sur le public religieux qui lisait le yiddish. Ils n’avaient pas de journal alternatif, puisque le seul autre journal d’information yiddish d’importance était socialiste et antireligieux. Ils n’avaient pas de place pour leurs annonces ou et les nouvelles de leur communauté.
Bref, « Der Tog Morgen Journal » devait être remplacé. Mon fils, Simon, se souvient que le Rabbi était très catégorique à ce sujet.
Divers investisseurs ont été contactés et ont décidé que cela valait la peine de lancer un nouveau journal yiddish – pas un quotidien, car il était sûr de perdre de l’argent, mais un hebdomadaire. Les investisseurs étaient prêts à le garantir six mois de parrution, c’était donc le temps dont Gershon avait pour le faire réussir.
Il commençait avec un sérieux handicap parce que le propriétaire du « Der Tog Morgen Journal » avait vendu sa liste d’abonnement ainsi que le nom du journal à quelqu’un d’autre, donc il n’y avait plus de base du lectorat, ni de reconnaissance de nom qui aurait aidé à reconquérir les anciens lecteurs et gagner leur confiance tout de suite.
Bien sûr, Gershon a discuté de tous ces problèmes avec le Rabbi. Et il a demandé l’avis du Rabbi sur la façon dont le journal devrait être dirigé et sur quoi il devrait se concentrer. Gershon avait ses propres idées, mais, bien sûr, il ne ferait rien sans consulter le Rabbi.
Sa première question était de savoir comment appeler le journal. Il voulait que tous ceux qui se rendaient au kiosque à journaux reconnaissent ce journal comme digne de confiance et l’achètent tout de suite. Mais quel nom exprimerait tout cela en un mot ou deux ?
Le Rabbi a répondu : « Algemeiner Journal ! ».
Aujourd’hui, parce que nous y sommes habitués, Algemeiner Journal semble si naturel, si normal. À l’époque cependant, cela semblait étrange – algemein signifie «général» ou «pour tout le monde», donc littéralement, le journal s’appelait le journal pour tout le monde. Mais le Rabbi a expliqué que cela transmettrait immédiatement l’impression au lecteur que ce journal était fait pour lui.
En outre, le Rabbi a déclaré que le journal ne devrait être lié à aucun groupe ou institution, y compris Habad. Il voulait un journal totalement indépendant, où chacun pouvait écrire ce qu’il voulait. C’était quelque chose que Gershon désirait aussi – qu’il exprime une variété de voix et d’opinions.
Il s’est avéré que Gershon écrivait une chronique régulière intitulée « Mein Meinung » – son article d’opinion. Mais si quelqu’un voulait écrire exactement le contraire de l’opinion de Gershon, il l’imprimait aussi. Et parfois, les gens l’attaquaient, pourtant il imprimait tout. C’était la particularité de l’Algemeiner Journal. En conséquence, il a attiré une grande variété de lecteurs vers le journal, pas seulement des lecteurs religieux.
Le premier numéro de l’Algemeiner Journal est sorti en kiosque le 25 février 1972. Et il s’est complètement vendu. Il n’y avait plus un seul exemplaire dans la ville – les gens se disputaient le dernier exemplaire. Ceux qui ne pouvaient pas l’obtenir suppliaient de l’emprunter.
Ce premier numéro a été un incroyable succès. Comme le fut le deuxième. En quelques mois, l’Algemeiner Journal a vraiment pris son envol. Il doubla sa diffusion dans les kiosques à journaux et devint un phare de la vie juive.
Ce n’était pas un journal Habad, même lorsque Gershon s’est assuré que toutes les ponts de vue du Rabbi devenaient le centre d’au moins certains des articles. Par exemple, des questions comme «Qui est juif ?» ou la campagne des Téfilines. De son point de vue, ces sujets n’étaient pas des sujets qui concernaient uniquement Habad mais tout le peuple juif.
Oui, Les Hassidim habad sortaient dans les rues pour encourager les Juifs à mettre les Tefilines, mais – comme le Rabbi l’a souligné à Gershon – c’était un commandement de la Torah. C’était la loi juive selon le Choul’han Arou’h, pas seulement une pratique Habad.
Le Rabbi a dit à Gershon que, de nombreuses fois, il ferait plus de bien pour la cause s’il ne mentionnait pas Habad. Gershon a écrit ses articles en suivant ce conseil.
À un moment donné, Gershon s’était plaint du fait que le journal n’était pas assez religieux. Alors il est allé parler au Rabbi à ce sujet. La réponse du Rabbi fut : « Je ne doute pas qu’il y ait aussi des personnes qui pensent que le journal est trop religieux ».
Et puis il a donné ce conseil à Gershon : « Un journal concerne les gens qui lisent les journaux et qui ne s’assoient pas pour étudier la Torah toute la journée. Dans le Algemeiner Journal, ils auront au moins la possibilité de lire un article qui contient des mots de la Torah, parmi tous les autres articles qui les intéresse – comme des articles littéraires et culturels ou des articles d’excellents écrivains. Si vous ne leur donnez pas ces choses, ils n’achèteront pas le journal. Mais lorsqu’ils le feront, ils obtiendront également des paroles de Torah et des nouvelles sur les institutions religieuses et les événements religieux, ainsi que d’autres informations sur le Judaïsme . Si vous donnez cela à vos lecteurs, vous avez rempli votre mission.
C’était la sagesse du Rabbi, et Gershon suivit tous ses conseils. Et c’est grâce à cela que l’Algemeiner Journal avait un si grand succès.