Quelle est l’approche traditionnelle du Judaïsme quant à la psychanalyse ? Je suis particulièrement intéressé par les similitudes qu’il semble y avoir entre la pensée de Freud et la philosophie ‘Habad.
Au sein du Judaïsme traditionnel, il y a eu une grande variété de réactions envers la psychanalyse allant de l’adhésion la plus enthousiaste à la condamnation absolue. Ce qui suit est basé sur la correspondance du Rabbi de Loubavitch sur le sujet.
Le Rabbi a écrit que la psychanalyse a effectivement aidé nombre de personnes, mais, dans la mesure où Freud et ses collègues voyaient en la religion une sorte de pathologie en elle-même, il faut être vigilant lorsque l’on choisit un thérapeute.
Vous avez peut-être entendu parler du docteur Viktor Frankl qui écrivit « Découvrir un sens à sa vie » (« Mans Search for Meaning »). La base de la théorie de Frankl est que la première motivation d’un individu est la quête du sens dans sa vie et donc que l’objectif premier de la psychothérapie devrait être d’aider l’homme à trouver ce sens. Le Rabbi privilégie l’approche de Frankl par rapport à celle de Freud et déplore le fait que la majorité des psychothérapeutes n’aient pas suivi cette voie.
Dans d’autres lettres, le Rabbi accorde qu’il existe de nombreuses similitudes entre le modèle freudien de la psyché humaine et ce que décrit Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi dans son œuvre profondément novatrice, quoique dans la lignée traditionnelle de la morale talmudique, le « Tanya ».
Le premier livre du Tanya est un guide spirituel de la vie quotidienne, décrivant les mécanismes intimes de l’âme humaine. Son enseignement est basé sur le Talmud et d’autres écrits rabbiniques tels que les œuvres de Rabbi Moché ben Maïmone (Maïmonide), de Rabbi Yéhouda Lowe de Prague (le Maharal), de Rabbi Its’hak Louria (le Ari Zal), de Rabbi Yéchaya Horowitz (Chnei Lou’hot Habrith) et bien sûr les enseignements oraux du Baal Shem Tov et du Maguid de Mézeritch, les premiers maîtres du mouvement ‘hassidique. Cependant, le Tanya se distingue comme la première œuvre qui traite des multiples facettes et strates de la psychologie humaine de façon claire et explicite.
Les traités d’éthique antérieurs au Tanya avaient généralement une approche comportementaliste : faites ceci, ne faites pas cela. Soyez ainsi, évitez d’être comme cela, car autrement, vous le regretterez. L’approche de Rabbi Chnéour Zalman, connue depuis sous le nom de « ‘Habad », est que nos émotions et comportements sont les symptômes de ce qui se passe dans notre esprit. On ne peut pas contrôler son cœur directement, a-t-il écrit, et même nos agissements ne sont pas réellement conditionnés par la perspective de la récompense et la menace du châtiment. Selon lui, les vrais changements personnels ne peuvent se faire qu’en travaillant sur la personne dans sa globalité, en commençant par les couches profondes de l’esprit.
Ce fut également sur ce terrain que Freud connut sa plus grande réussite, lorsqu’il démontra que nombre de maladies découlaient en fait de troubles mentaux. Il fut aussi le pionnier du concept d’une conscience à plusieurs « couches », sujette aux influences de multiples forces agissant chacune dans une direction différente. Les termes qu’il employa dans ses descriptions – le moi (ich), le surmoi, etc – sont étonnamment proches des notions d’âme divine, d’âme animale et de personne physique (gouf) évoquées dans le Tanya. Outre celles-ci, de nombreuses autres similarités peuvent être débattues.
Cependant, alors que Freud voit en l’énergie sexuelle la force la plus déterminante qui s’exprime en l’homme, le Tanya enseigne que ce rôle est tenu par l’âme divine. C’est là une différence fondamentale qui resurgit sur toute l’approche de l’un comme de l’autre.
Qui plus est, alors que Freud n’envisageait de thérapie qu’à travers l’intervention d’un praticien objectif, Rabbi Chnéour Zalman a tracé un chemin qui permet à l’homme commun de surmonter ses difficultés par ses propres moyens. Nous avons tous la faculté de contrôler nos esprits, écrit-il, pour penser librement aux sujets que nous choisissons. C’est sur cette base qu’il élabore un système qui développe une mentalité pouvant révéler les qualités les plus essentielles et les plus divines du cœur. Bien sûr, les directives et l’assistance du Tsaddik restent vitales dans ce processus, mais le travail principal, souligne Rabbi Chnéour Zalman, incombe à l’individu qui cherche à s’améliorer.
Bien entendu, le Tanya n’a pas été conçu comme un remède à la psychose. Il fut écrit pour les gens ordinaires qui ont besoin d’être guidés pour surmonter les obstacles rencontrés dans leur cheminement spirituel. Cependant, toutes les bases nécessaires à la thérapie s’y trouvent, prêtes à être employées.
De nombreux auteurs se sont penchés sur les origines juives des idées de Freud. Certains ont même établi un rapport entre celles-ci et sa fascination pour la Kabbale ainsi que ses conversations avec Rabbi Chalom Dov Ber, le cinquième Rabbi de Loubavitch. D’autres assurent que l’on peut facilement démontrer que la majorité de ses théories proviennent de la culture juive la plus commune.
Reb Shmouel Levitin était tombée malade avec une forte fièvre qui ne partait pas. Il demanda à plusieurs reprise une une bénédiction au Rabbi.
À un moment donné, le Rabbi demanda au Dr. Zeligsohn de prendre le discours hassidique « Refaeni de 1964 », מאמר רפאני, et de l’apporter à Reb Shmouel.
Dès que le Dr. Zeligsohn remis le Maamar, la fièvre disparu.
Que D.ieu fasse que ce discours ‘hassidique apporte la guérison à tous ceux qui en ont aujourd’hui besoin !
L’épisode des explorateurs envoyés pour rapporter des informations sur la Terre d’Israël et reviennent relater au peuple à quel point les nations qui résident sur la Terre d’Israël sont terrifiantes et combien il sera difficile, virtuellement impossible, pour les Juifs de la conquérir.
Devant cette attitude, D.ieu dit à Moché que ce peuple n’est pas celui qui peut entrer dans le pays. Ils erreront dans le désert pendant encore quarante ans et ce ne sera que la future génération qui pourra s’installer en Israël.
Une phrase, prononcée par les explorateurs, dans leur rapport, nous interpelle. Ils disent au peuple : « Nous avons vu les géants, les fils du titan… Nous étions comme des sauterelles à nos propres yeux, et ainsi nous le fûmes pour eux ».
Parce qu’ils étaient envahis par la peur, cette peur devint elle-même prophétique. Ils perdirent le respect d’eux-mêmes si bien que les autres ne les respectèrent pas.
En fait, l’image que la personne projette d’elle-même à l’extérieur est un reflet de la façon dont elle se considère elle-même. Quand les explorateurs se virent impuissants, ils le devinrent et c’est également ainsi que les perçurent les Cananéens.
Mais qu’auraient-ils dû faire ? Ils se trouvaient face à des géants !
Une image positive de soi-même se doit d’être sincère. L’intention n’est pas de tromper autrui, ni même soi-même d’ailleurs, avec une bravoure affectée. Etant donné que les Cananéens étaient des géants, comment les Juifs pouvaient-ils être assez confiants pour être sûrs qu’ils pourraient les vaincre ?
En réalité, ils auraient dû réaliser qu’intérieurement, eux aussi étaient des géants. En fait, ils possédaient même une plus grande puissance que les Cananéens.
Car ces derniers n’étaient puissants que physiquement. Or, quand deux peuples très forts s’affrontent dans une bataille, ils perdent tous deux. L’un peut sortir victorieux, mais il subit de lourdes pertes. Et l’issue est imprévisible car dans ce combat de deux titans, il est impossible de connaître celui qui l’emportera.
Les Juifs, quant à eux, possédaient de plus grandes ressources. Leur puissance n’était pas physique, elle était spirituelle. Ils ne partaient pas en guerre, fortifiés de leur propre puissance. Bien au contraire, ils étaient, de toute évidence, une nation plus faible. Une raison unique pouvait leur permettre de conquérir Erets Israël : D.ieu allait les assister. Et puisque D.ieu leur donnerait Son aide, peu importait la puissance de leurs ennemis.
Ils possédaient un potentiel extraordinaire pour développer une image positive d’eux-mêmes parce que la vérité de leur être était l’étincelle divine intérieure, l’âme que nous possédons tous. Et plus encore, ils avaient reçu l’assurance de D.ieu qu’Il les aiderait. Le seul défi qui leur était lancé était de bien concentrer leur attention. Au lieu de voir le monde à travers les verres myopes de l’humanité, ils étaient invités à voir les choses dans la perspective de D.ieu.
Cette invitation est lancée à chacun de nous. Nous faisons tous face au défi d’entrer en Erets Israël, c’est-à-dire de pénétrer un monde intimidant et éprouvant. Nous devons prendre conscience que nous avons la force intérieure de l’emporter parce que nous ne nous battons pas pour nous-mêmes mais pour plus que cela. Nous avons la mission de faire de ce monde une résidence pour D.ieu et rien ne peut nous empêcher d’accomplir cette mission.
Habités de cet état d’esprit, nous pouvons nous lancer avec une véritable force et une confiance invétérée.
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous faites allusion aux fiançailles.
Néanmoins, l’essentiel manque à ce que vous m’écrivez, selon les enseignements de notre Torah, Torah de vie.
En effet, il est essentiel qu’elle soit : “ une femme qui craint D.ieu (et qui) est digne d’éloge ”. Il serait donc nécessaire de préciser la situation de la jeune fille, pour ce qui concerne le Judaïsme et les Mitsvot, au quotidien, d’une manière concrète.
En effet, le comportement du foyer et, pour une large part, celui du mari, en ces domaines, dépendent de la maîtresse de maison, c’est-à-dire de la femme.
Bien entendu, on ne peut pas envisager des fiançailles et un mariage qui seraient également un acte d’éducation, dans le but de transformer cette femme et ses conceptions. Car, il y a bien là deux domaines différents que l’on ne doit pas confondre.
En l’occurrence, votre lettre n’indique pas clairement si vous vous êtes engagé, en ce qui la concerne, ou bien si vous n’avez pas encore pris de décision finale.
Votre lettre semble indiquer qu’en la matière, vous n’êtes pas pleinement objectif, ce qui n’est pas surprenant.
Il serait donc bon de demander à vos amis qu’ils vérifient ce qui est dit au début de cette lettre, concernant la pratique de cette jeune fille. Vous en déduirez de quelle manière il convient d’avancer.
Puisse D.ieu, Qui accorde Sa Providence à chacun et à chacune, vous guider sur la voie qui sera bonne pour vous, en tout cela.
Bien entendu, tout accomplissement a besoin de l’aide et de la bénédiction de D.ieu. Or, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”, mais en proportion largement accrue.
Il serait donc bon de profiter de la période que vous devez encore passer en cet endroit pour y diffuser le Judaïsme et tout ce qui le concerne, conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ l’acte est essentiel ”, ce qui fait allusion à la pratique effective des Mitsvot.
En multipliant les bénédictions de D.ieu pour ceux qui reçoivent votre influence, ceux dont vous rapprochez le cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux, vous multiplierez ces mêmes bénédictions pour ce qui vous concerne personnellement.
Source : Lettre 7269
À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout
REGLE PHYSIQUE
Pourquoi le vent en sens contraire lors d’un décollage d’avion ?
Les avions, au décollage, se placent toujours face au vent. Cette règle assure leur portance au moment de prendre leur envol. A la construction d’un aéroport, les pistes sont donc toujours installées en fonction des vents dominants !
ENSEIGNEMENT SPIRITUEL Il est impossible de réaliser un véritable mouvement ascendant sans une sorte d’opposition. Tout comme la pression de l’air crée un mouvement ascendant plus fort que celui qui pourrait être obtenu par flottaison, de même pour qu’une personne transcende le matérialisme du monde et parvienne à une plus grande proximité avec D.ieu , il ne suffit pas d’impliquer la bonne inclinaison, en solo.
C’est précisément par l’opposition du mauvais penchant, et par la pulsion supplémentaire que l’on exerce pour la surmonter, que l’on atteint un «ascenseur» plus puissant, et donc de plus grandes hauteurs.
Le Rabbi de Loubavitch, Iguerot Kodech , Vol. 30, p. 224
Alors que les ‘hassidim du monde entier célèbrent le jour de ‘Haf Mena’hem-Av, jour de la Hiloula de Rabbi Levi Its’hak Schneerson, une famille de nouveaux Chlou’him s’est installée au Kazakhstan, pays où il a été exilé et où il est enterré.
Le Rav Mendy et Mme Brim et leurs deux enfants sont désormais la 13e famille de Chlou’him du pays. Ils ont été nommés par le Rav Yeshaya Cohen, Shalia’h et Grand Rabbin du Kazakhstan.
Ils rejoignent ainsi les Chlou’him dévoués aux dizaines de milliers de juifs à travers le Kazakhstan dans les villes d’Alma Ata, Nour-Sultan, Oust-Kamenogorsk, Karaganda, Kökchetaou, Pavlodar et Chymkent.
La venue de nouveaux Chlou’him ainsi que toutes les activités des institutions ‘Habad Loubavitch à travers le Kazakhstan sont rendues possibles grâce aux donateurs qui participent à la campagne annuelle de ‘Haf Av.
« C’est très émouvant pour moi de voir arriver ici de nouveau Chlou’him le jour même de ‘Haf Av », a déclaré le Rav Yeshaya Cohen. « Tout cela n’est possible que grâce à vous, les donateurs. »
« Il est bien connu à quel point le Rabbi accordait de l’importance à la mitsva de Kiboud Av vaEm, et que le Rabbi a accordé une bénédiction exceptionnelle à ceux qui feraient un don à la mémoire de son père : ils seraient bénis par une bénédiction multipliée par 500. « C’est votre opportunité de vous associer et de participer aux activités des institutions ‘Habad Loubavitch du Kazakhstan et à l’entretien du Ohel de Rabbi Levi Its’hak. »
Aidez-nous à poursuivre le travail commencé par Rabbi Levi Its’hak — soutenez les institutions ‘Habad Loubavitch du Kazakhstan en cliquant ici. >>>CLIQUEZ ICI
Pour expliquer que le don de soi, la force de messirout-néfèch est plus révélée dans notre génération que dans toutes les autres, y compris celle des Juifs qui connurent le dévoilement de la présence divine dans le Temple de Jérusalem le Rabbi précédent donne l’exemple du talon : ‘Ekev’.
La force de la volonté de l’âme humaine, bien qu’elle soit ‘makif’ c’est à dire bien qu’elle ne s’habille pas plus dans le cerveau que dans les autres membres du corps, se révèle plus particulièrement, essentiellement et principalement, dans les talons. Ainsi, un homme peut entrer son talon beaucoup plus facilement dans de l’eau brûlante que sa tête.
Le Rabbi précédent nous enseigne qu’il en va de même au sujet du corps constitué par toutes les générations des enfants d’Israël. La force de messirout-néfèch est en effet plus dévoilée dans notre génération (appelée la génération du ‘talon du Machia’h’) que dans toutes les autres générations.
Comme le talon qui est la partie inférieure du corps, notre génération est appelée le ‘talon’ en comparaison à la génération de Moché qui est elle-même appelée ‘la tête’ du grand corps constitué par toutes les générations des enfants d’Israël.
Cela est aussi vrai pour le corps constitué par les différentes ‘catégories’ de Juifs, car la force de messirout-néfèch est plus dévoilée chez les juifs simples qui sont du niveau du ‘talon’ que chez les érudits, les baal-mo’hin, qui eux-mêmes représentent le niveau de ‘la tête’, du cerveau.
Le Rabbi nous révèle à partir de cet enseignement de son beau-père un autre enseignement d’une force incroyable : L’obscurité de l’exil réveille et dévoile la force de messirout-néfèch, et ce même si l’obscurité et le dévoilement sont deux contraires qui s’opposent l’un à l’autre car la racine, l’origine de l’obscurité de l’exil, est l’obscurité du premier Tsimtsoum dont le but est de dévoiler la Présence de D.ieu dans le monde.
Le fait que l’Eternel dissimula Sa ‘Grande lumière’ et créa un ‘grand espace vide’ (le premier Tsimtsoum) peut être perçu comme obscur du fait que l’Eternel cacha véritablement Son Essence, ne laissant apparaître qu’un mince reflet de Sa lumière infinie.
Cependant le Rabbi nous explique que ce retrait, cette obscurité n’est pas une fin en soi, elle n’a pour seul but que le dévoilement futur d’une lumière ‘qu’aucun œil n’a vu’ : la lumière de la Délivrance. Cette ‘obscurité’ du premier Tsimtsoum est à l’exemple évoque celle d’un fils qui cherche son père et qui ne le trouve pas. En effet, D.ieu Se cacha dans la Création pour nous donner l’occasion de Le chercher et de Le trouver, exactement comme un père qui se cache dans le seul but que son fils lui exprime son amour en le cherchant de toutes ses forces.
L’obscurité de notre exil est donc à l’exemple d’un enfant (l’Assemblée d’Israël) qui cherche son Père (le Saint béni soit-Il) et la racine de notre exil, son origine, est liée au premier Tsimtsoum car la raison profonde du premier Tsimtsoum est la même que la raison profonde de notre exil : le dévoilement de la Lumière nouvelle et de la Torah du Machia’h.
Finalement, l’obscurité du premier Tsimtsoum est comme une braise, un morceau de bois qui a brûlé et qui nous semble éteint. Hachem a créé un ‘grand espace vide’ mais cela ne signifie pas que cet espace soit vide de Lui de Son Essence car Son Essence Se trouve là mais nous ne La percevons pas.
Comme l’étincelle cachée dans un morceau de bois brûlé qui nous semble éteint. Cependant, lorsque l’on souffle sur ce morceau de bois l’étincelle se ravive et devient cette flamme qui apparait avec encore plus de force. Ce souffle représente la force de messirout-néfèch. C’est précisément grâce au travail basé sur la force de messirout-néfèch que l’on révèle de manière concrète la Lumière (‘la raison profonde’) qui se cache dans l’obscurité.
En fait l’obscurité n’a été créée que pour le dévoilement de la lumière qu’elle dissimule de manière profonde. Aussi nous pouvons comprendre à présent que notre génération, celle du talon, celle de l’obscurité la plus profonde, détient le pouvoir de révéler la force de messirout-néfèch, car l’origine de l’obscurité (le premier Tsimtsoum) c’est le désir de D.ieu de dispenser Sa lumière bénie.
Aussi, la Paracha Ekev vient nous rappeler l’importance de faire don de nous-même de manière véritable (messirout-néfèch signifie donner son âme). La force de messirout-néfech qui découle de l’Essence de l’âme consiste à chercher de toutes nos forces notre Père Qui Se cache à notre regard et le Rabbi déclare que ‘le plus grave n’est pas de ne pas Le trouver, mais d’arrêter de Le chercher’.
De fait, l’Essence de l’âme d’un Juif est comparable à cette étincelle qui se cache dans un morceau de bois. ‘Souffler sur ce morceau de bois’ signifie que l’on révèle les forces cachées les plus fortes et les plus profondes de notre âme. C’est réveiller l’amour de D.ieu, qui dépasse la raison et l’intellect.
Le Rabbi écrit dans le Dvar Mal’hout de notre Paracha ‘qu’un Juif est propriétaire de la Réalité’, ‘qu’il lui appartient la force de se réveiller et de réveiller d’autres Juifs, et essentiellement de ‘réveiller’ le Saint béni soit-Il’.
Par ailleurs, le Rabbi écrit dans le Likouteï Si’hot (Tome 21 page 55) que ‘D.ieu doit-être présent dans chaque endroit où se trouve un Juif…Même si l’on ne se trouve pas physiquement, dans un endroit saint, ni même dans une situation sainte, on peut cependant bâtir le sanctuaire de D.ieu’.
‘Bâtir le sanctuaire de D.ieu’ signifie faire de ce monde matériel et de nous-même une demeure pour l’Essence divine. Cet enseignement s’applique à tous les moments de notre Vie, et aussi tout particulièrement durant le mois d’Elloul.
Pendant ce Chabbat de la Paracha ‘Ekev’ nous bénirons, avec l’aide d’Hachem le mois d’Elloul. Or, la chose est connue des ‘Hassidim que les lettres qui composent le mot ‘Elloul’ sont les initiales du verset : ‘Ani lé Dodi vé Dodi li’, ‘Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi’.
De fait, le mois d’Elloul est propice à la Téchouva, et la partie profonde de la Torah nous enseigne que pendant le mois dElloul’, les 13 attributs divins de la Miséricorde nous illuminent, et illuminent ce monde, de manière particulière. L’Eternel Se dévoile à celui qui Le recherche, comme il est dit : ‘le Roi est dans les champs’, et dans ce cas il est donné à chacun, ‘Ani’, la possibilité de s’unir à D.ieu, ‘Dodi’, afin que le Saint béni soit-Il Se rapproche aussi de lui, ‘Dodi li’.
C’est-à-dire que le travail d’un Juif consiste à s’unir soi-même (‘Ani’) à D.ieu (‘Dodi’), et alors dans ce cas le Saint béni soit-Il se rapprochera de lui (‘Dodi li’).
Plus précisément, ‘Ani lé Dodi vé Dodi li’ fait allusion à deux types de travail qu’un Juif se doit d’accomplir durant cette période de l’année.
‘Ani lé dodi’, représente le travail qui vient de l’homme, du bas vers le haut, qui consiste à purifier le corps. On accomplit ce travail en agissant de manière progressive (du plus facile vers le plus difficile). Par ailleurs, le Rabbi souligne que bien que notre action demeure limitée, car nous agissons avec nos propres forces, l’avantage est que le fruit de nos efforts a pour effet de pénétrer profondément en nous-mêmes.
‘Dodi li’, le second travail à accomplir, consiste à dévoiler la force infinie de notre âme qui est ‘une parcelle véritable de divinité d’En-haut’, afin d’attirer un dévoilement divin illimité, du haut vers le bas. Cependant, comme il s’agit ici d’un dévoilement du haut vers le bas, et bien qu’il s’agisse ici d’un dévoilement divin supérieur, il ne pénètre pas aussi profondément en nous-même, comme c’est le cas pour un dévoilement du bas vers le haut.
Aussi, le Rabbi écrit que ‘l’on atteint la perfection quand il y a l’union des deux sujets. ‘Ani lé Dodi’ et ‘Dodi li’, ensemble. Lorsque le niveau du divin (‘Dodi’), qui est au-delà du niveau de ‘Ani’ (la réalité de l’homme ici-bas) se dévoile de manière profonde dans le ‘Ani’, c’est-à-dire dans les limites du niveau inférieur, au point de devenir véritablement une seule chose, sans qu’aucune chose ne puisse les différencier.
L’un des points essentiels de cet enseignement du Rabbi est que la perfection du dévoilement de ‘Dodi li’ (le dévoilement de la ‘parcelle véritable de divinité d’En-haut’), jusqu’au dévoilement de l’Essence divine, peut être réalisé grâce au travail de l’homme ici-bas, progressivement du bas vers le haut. Puis le travail ‘Vé Dodi li’ du haut vers le bas (Atsilout, Bryia, Yètsira, Assia) qui succède au travail de ‘Ani lé Dodi’, permet au Divin qui est au-delà de ce monde inférieur de Se dévoiler également dans le ‘Ani’, au point de faire Un avec lui et de devenir un ‘être vrai et éternel’ (‘Yèch amiti vé nits’hi’), au-delà des limites du temps et de l’espace qui sont eux-mêmes soumis à des changements.
A la lumière de ces enseignements du Rabbi, il nous est donné de comprendre que le travail accompli au mois d’Elloul représente la possibilité d’atteindre le dévoilement supérieur de l’Essence de l’âme.
Aussi, le Rabbi met l’accent sur le fait que le travail ‘du bas vers le haut’ de ‘Ani lé Dodi’ est plus essentiel que celui du haut vers le bas de ‘Dodi li’. De fait, ce point s’exprime tout particulièrement par le fait que ‘l’Eternel désire une demeure ici-bas’, et le Rabbi explique au sujet de cette déclaration que c’est en élevant les niveaux inférieurs, ‘ici-bas’, par le travail ‘du bas vers le haut’, que l’on parvient à élever les niveaux supérieurs.
Le Rabbi établit alors ici un lien avec la Paracha ‘Ekev’, durant laquelle nous bénissons le mois d’Elloul.
De fait, ‘Ekev’ signifie ‘le talon’, et représente donc la partie la plus basse du corps de l’homme (et du corps de ce monde). Notre travail pendant le mois d’Elloul consiste avant tout à purifier le corps, ‘le talon’, car c’est l’étape nécessaire qui précède au dévoilement de la lumière de l’Essence de l’âme, ‘Dodi li’.
Purifier et raffiner le corps signifient que l’on doit soumettre le corps à l’accomplissement des Mitsvoth, afin de parvenir à son ‘annulation’, à sa fusion, avec le divin, de la même manière que l’on soumet l’âme au divin : ‘Que je sois aux yeux de tous comme de la poussière’.
D’une certaine manière, le travail de ‘Ani lé Dodi’, les jours de la semaine, représente donc l’annulation du corps par l’accomplissement des Mitsvoth, ‘du bas vers le haut’, et le travail de ‘Dodi li’ représente l’annulation de l’âme le jour du Chabbat, au moyen de l’étude de la Torah, ‘du haut vers le bas’.
Il est important de mentionner ici que l’existence d’un Juif commence réellement au moment où le corps et l’âme fusionnent avec le divin. C’est à ce sujet que le Rabbi déclare que ‘la fusion de l’âme d’Israël avec le divin atteint un niveau de perfection au moment de l’étude de la Torah et lors de l’accomplissement des Commandements divins, de toutes les façons, du fait qu’Israël et le Saint béni soit-Il ne font qu’Un, cette fusion n’exclut pas la réalité des enfants d’Israël. Au contraire c’est cette fusion qui est leur réalité’.
La ‘Hassidout nous enseigne que les Mitsvoth sont liées aux dévoilements de la résurrection des morts, car elles représentent le corps, le ‘talon’, de la Torah, du fait qu’elles sont accomplies avec et au moyen de la matière de ce monde.
Dans le Likouteï Torah (Vaèt’hanan) l’Admour Hazaken explique que l’action matérielle a un effet sur notre vie spirituelle. L’accomplissement des Commandements divins a pour effet de grandir notre Emounah.
Nous devons agir constamment afin de grandir notre Emounah en la venue de Machia’h, à nous attacher à l’enseignement du Rabbi, conformément à ses pensées ses paroles et ses actes, en étant ‘constamment occupés par la pensée et par la parole au sujet de la Délivrance finale, en cherchant à unir tous les sujets de notre temps avec la Délivrance, le travail des enfants d’Israël est de précipiter la Délivrance’ (Le Rabbi).
Très bientôt et de nos jours, avec l’aide d’Hachem,