Juan-les-Pins : Allumage publique de Hanouccah en présence d’Éric Pauget, Conseiller municipal d’Antibes Juan-les-Pins

Juan-les-Pins : Allumage publique de Hanouccah en présence d’Éric Pauget, Conseiller municipal d’Antibes Juan-les-Pins

Un allumage public de Hanouccah a été organisé par le Rav Mendy Sebag, Chalia’h à Antibe – Juan les Pins. Eric Pauget a participé à la cérémonie.

Éric Pauget, né le 18 août 1970 à Antibes, est un homme politique français. Membre du parti Les Républicains, il est élu député de la septième circonscription des Alpes-Maritimes lors des élections législatives de 2017.

 

France 3 – Hanouka : la communauté juive de Corse dans la lumière

France 3 – Hanouka : la communauté juive de Corse dans la lumière

Hier et aujourd’hui, à Bastia, Ajaccio et Porto-Vecchio, une cérémonie publique s’est tenue pour l’allumage de la menorah, le candélabre de la fête de Hanouka. Une nouveauté pour une communauté longtemps très discrète à Bastia, en l’absence de chef religieux.

Écrit par Sébastien Bonifay / france3-regions.francetvinfo.fr

 

Michèle arrive en avance, s’assoit sur un banc qui longe la place du Marché de Bastia, et attend patiemment que les préparatifs soient terminés. Quelques mètres plus loin, le rabbin Chneor Zalman Teboul installe la menorah, le grand candélabre qui sera allumé ce soir, tandis que son épouse dispose des beignets frits sur une table, comme le veut la tradition.

Michèle est rejointe par sa meilleure amie, qui n’est pas juive, mais qui a voulu partager ce moment. « C’est l’occasion d’en savoir un peu plus sur sa religion, on n’en parle pas souvent », reconnaît la pétulante sexagénaire.

Michèle est ravie de l’initiative prise par le jeune rabbin de 27 ans, qui est arrivé à Bastia en 2020. « Moi je n’en ai jamais connu, de rabbin, à Bastia. Pendant longtemps, il n’y en avait pas. Alors je me contentais d’allumer la menorah, chaque soir, à la maison. Mais ce n’est pas pareil. Une fête, c’est fait pour être partagée ».

La fête des lumières

Cette fête, c’est Hanouka, ou « la fête des lumières ». Une fête qui commémore la lutte menée en terre d’Israël il y a plus de 2.000 ans par un petit groupe de juifs dirigés par Juda Maccabée contre les envahisseurs Séleucides, qui voulaient abolir leur foi.

« Une lutte disproportionnée qui dura des années et des années, et qui se termina par la défaite des Grecs. Quand les juifs revinrent à Jérusalem et qu’ils voulurent consacrer de nouveau le temple, ils découvrirent que les Grecs avaient souillé les huiles sacrées bénies par le grand rabbin, à l’exception d’une fiole », nous explique Gilbert Sicsic, venu également prendre part à la cérémonie sur la place du Marché de Bastia.

« C’était une fiole qui ne pouvait durer qu’une seule journée, et qui pourtant a duré huit jours, par miracle ». Cela a permis de donner le temps aux juifs de fabriquer une nouvelle huile, et de relancer le culte.

C’est de cet épisode qu’est née la fête de Hanouka.

Bienveillance

Face à l’imposante église de Saint Jean-Baptiste, une grande menorah dorée, à neuf branches, attend d’être illuminée, comme le veut le rite. Ils sont quelques dizaines à s’être donné rendez-vous sur la place, pour y assister. Une assistance bien plus modeste que les centaines de fidèles qui se réuniront au même endroit le 24 décembre, pour Noël.

 

 

Les pratiques religieuses du Judaïsme sont peu visibles en France, face à l’omniprésente des célébrations catholiques. Mais cela n’a rien de choquant, pour Gilbert Sicsic. « Nous sommes dans un pays qui est chrétien, cela nous semble donc normal. Si cela ne convient pas, il faut aller ailleurs. Nous ne nous sommes jamais sentis exclus, on nous laisse vivre nos coutumes avec une grande bienveillance ».

Je fête Noël avec ma belle-famille, qui n’est pas Juive. Elle me transmets ses valeurs, et je lui transmets les miennes.

Gilbert Sicsic

Gilbert réfléchit quelques instants, avant d’ajouter : « J’aime Noël, vous savez. J’avais un sapin à la maison, quand j’étais petit, même si mes parents étaient religieux. Et je fête Noël avec ma belle-famille, qui n’est pas Juive. Elle me transmets ses valeurs, et je lui transmets les miennes. C’est un échange, et c’est bien comme ça. Si le monde pouvait tourner dans ce sens-là… »

200 Juifs dans la région bastiaise

A Bastia, la communauté juive est peu visible. Et pour cause. « Vous savez, sans rabbin, on ne peut pas avancer, estime Chneor Zalman Teboul. « C’est comme une classe qui n’a pas de professeur. Même si les élèves y sont excellents, elle ne peut pas être cadrée. Chaque communauté a besoin d’un guide, qui doit faire en sorte de perpétuer la tradition ».

Le rabbin a 25 ans lorsqu’il arrive à Bastia en 2020. Avec « une grande responsabilité, et une mission magnifique : faire prendre conscience aux Juifs vivant en Corse qu’en même temps qu’être Corses, ils sont également Juifs ». 

 

Deux ans plus tard, il est très étonné du succès de la démarche. « Aujourd’hui, on a rencontré plus de 200 juifs dans la région bastiaise, un chiffre bien supérieur à ce que l’on imaginait ». La plupart, nous confirme-t-il, ne sont pas pour autant pratiquants. Mais, selon le rabbin Zalman, « le judaïsme est plus encore une identité qu’une religion. Tu nais Juif, tu restes Juif. Même si pratiquer, bien sûr, alimente le judaïsme ».

On continue la bataille positive que nos ancêtres ont mené pour perpétuer nos valeurs.
Rabbin Zalman

« Notre travail, c’est de recréer une vraie communauté. Je vais rendre visite aux gens, chaque semaine, avec mon épouse. On leur amène de la chaleur humaine, on tisse des liens. Il y a du boulot mais c’est très beau de construire quelque chose. On continue la bataille positive que nos ancêtres ont mené pour perpétuer nos valeurs ».

Un centre a été ouvert, boulevard Giraud, dans le giron du centre régional, à Ajaccio. C’est là que « tout ce passe, office, repas, réunions, pour des raisons pratiques ». Mais le rabbin Zalman l’affirme, il faudra bientôt un plus grand centre, pour être à la hauteur de ce que mérite le renouveau de la communauté juive bastiaise.

Hayom Yom du 14 Tevet : Le geste d’un Tsaddik, et a fortiori le fait de le voir ou d’entendre sa voix, doivent procurer une impression que l’on n’oubliera jamais

Hayom Yom du 14 Tevet : Le geste d’un Tsaddik, et a fortiori le fait de le voir ou d’entendre sa voix, doivent procurer une impression que l’on n’oubliera jamais

הסבא משפאלע – השפאלער זיידע – היה איש נלהב מאד, ביתר שאת ויתר עז על שאר חבריו תלמידי המגיד. בביקורו בליאדי אצל רבינו הזקן – שנת תקס »ט או תק »ע – סיפר, אשר בהיותו בן שלש שנים ראה את הבעש »ט « והניח ידו הקדושה על ליבי, ומאז « חם » לי ».

תנועת צדיק, ומכל שכן ראיה או שמיעת קול, צריך לפעול שלא ישכח לעד.

Le « Chpoler Zeïdé », le « grand-père » de Chpola, disciple du Maguid de Mezeritch, était un homme animé d’une intense ferveur, infiniment plus que ses amis, les autres disciples du Maguid.
Lorsqu’il visita l’Admour Hazaken, à Lyadi, en 5569 ou 5570 (1809 ou 1810), il raconta qu’âgé de trois ans, il vit le Baal Chem Tov. Celui-ci “posa sa sainte main sur mon coeur et, depuis lors, j’éprouve une sensation de chaleur”.
Le geste d’un Tsaddik, et a fortiori le fait de le voir ou d’entendre sa voix, doivent procurer une impression que l’on n’oubliera jamais.

Barouh Dayan Haemet : Le Rav Haim a’h Druckman, doyen des rabbins du mouvement sioniste religieux, a quitté ce monde Roch Hodech Tevet 5783

Barouh Dayan Haemet : Le Rav Haim a’h Druckman, doyen des rabbins du mouvement sioniste religieux, a quitté ce monde Roch Hodech Tevet 5783

Le Rav Haïm Druckman s’est éteint Roch Hodech Tevet 5783, 25 décembre 2022, à l’hôpital Hadassah Ein Kerem, à Jérusalem. Il était hospitalisé depuis 10 jours après que son état de santé s’est dégradé suite à une contamination au Covid. Il avait 90 ans.

Dans les années 50, il a rencontré le Rabbi pour lui parler de ses activités éducatives. Dans une interview qu’il a accordée à la société JEM, il a déclaré qu’à la mort de sa mère, il avait reçu une lettre de condoléances du Rabbi, bien qu’il n’ait pas informé le Rabbi de son décès.

Plus d’une fois, il passa devant le Rabbi lors de la distribution des dollars et pria même plusieurs fois dans la grande Shul du 770 dans le minyan du Rabbi.

Le Rav Druckman avait signé un appel à adhérer à l’étude quotidienne du Rambam lancée par le Rabbi en 1984 et a participé a des rassemblements hassidiques de l’influent Rav Mendel Wechter, dans le quartier de Nahalat Har Chabad, près de chez lui au centre Shapira.

 

Pendant toute la durée de son hospitalisation, des prières réunissant des milliers de personnes ont été organisées dans tout le pays. Malgré leurs efforts, les médecins ont dû annoncer son décès.

Le Rav Haïm Druckman avait fêté, il y a un mois, ses 90 ans. Il était le doyen des rabbins du sionisme religieux et l’une des personnalités les plus influentes de ce secteur. Le Rav Haïm Druckman était considéré comme l’un des élèves les plus importants du Rav Tsvi Yehouda Kook.

De nombreuses rencontres politiques ont eu lieu chez lui, surtout ces dernières années. Le Rav avait été député pendant plus de 14 ans et connaissait bien les rouages de la politique israélienne. Il a beaucoup oeuvré, cette dernière année, pour la formation d’un gouvernement de droite et a officiellement soutenu le parti de la Tsionout Hadatit, dirigé par Betsalel Smotrich.

Mais par-dessus tout, le Rav Haïm Druckman, z’l, était un homme d’éducation. C’est d’ailleurs cette qualité qu’a récompensé le prix d’Israël qu’il a reçu en 2012.

Le Rav était le directeur de la yeshiva Or Etsion et le président de ses institutions, le Rav du yishouv Merkaz Shapira, le président du syndicat des yeshivot hesder, le président du centre des yeshivot et oulpenot du Bné Akiva et membre de la direction nationale du mouvement Bné Akiva.

Autant de titres qui en disent long sur l’oeuvre du Rav dans l’éducation de plusieurs générations en Israël.

Le Rav Haïm Druckman est né en 1932 en Pologne. Pendant la Shoah, il a été contraint de se cacher avec ses parents avant d’être confié à un couple juif sans enfant, qui a pu partir avec lui en Israël en 1944. A la fin de la guerre, ses véritables parents l’ont rejoint.

Il a ensuite étudié à la yeshiva Kfar Haroé du Bné Akiva et s’est enrôlé dans Tsahal en 1949. Entre 1955 et 1956, le Rav est parti aux Etats-Unis en tant qu’émissaire du Bné Akiva. A son retour, il a intégré la yeshiva du Rav Kook, le Merkaz Harav.

Militant du mouvement « Goush Emounim », il a décidé de s’installer à Yamit afin de lutter contre l’évacuation du Sinaï qui se précisait.

En 1963, le Rav Tsvi Yehouda Kook, le nomme à la tête du lycée yeshiva d’Or Etsion et en 1977, il fonde la yeshiva supérieure (pour les étudiants après le bac) d’Or Etsion. Plusieurs politiciens et personnalités publiques ont étudié au lycée yeshiva d’Or Etsion, sous la direction du Rav Druckman, parmi eux: Benny Gantz, Israël Katz, Dudi Amsellem ou Yossi Cohen.

Le 7 novembre 1993, le Rav Druckman est victime d’un attentat alors qu’il circule en voiture près de Kiryat Arba. Son chauffeur, Effi Ayoubi, sera assassiné. Le Rav sera blessé.

Député du Mafdal mais aussi d’autres partis sionistes religieux entre 1977 et 1988 puis entre 1999 et 2003, le Rav Haïm Druckman a ensuite pris la tête en 2004, du système national de conversion au sein du bureau du Premier ministre. Il quittera ce poste en 2012. Pendant son mandat, il a signé plus de 50000 certificats de conversion.

Le Rav était connu pour ses positions ouvertes. Il préférait se concentrer sur « la multiplication des lumières ».

Lors du désengagement du Goush Katif, le Rav Druckman avait, dans un premier temps appelé à la désobéissance avant de tenir une position moins tranchée mais il encourageait les soldats à tout faire pour éviter de participer à cette expulsion. Il comparait cela à une personne qui aurait un bras cassé: « Si, par exemple, j’ai un bras cassé, on ne me demanderait pas de porter des objets, n’est-ce pas? Alors, il en va de même lorsque j’ai le coeur brisé. Je ne suis pas capable de le faire. Je pense que l’on devrait prendre cela en considération.

Le Rav Haïm Druckman était marié à Sarah, médecin. Ils ont eu neuf enfants et plus de 200 petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Hassidout pour les enfants – Vayigash # 1 : «Vous pouvez commencer à changer notre monde !»

 

« vous pouvez commencer à changer notre monde,
chaque jour, même avec une petite action ! »

Léilouy Nishmat Rav MORDE’HAÏ (Mottel) a’h PEVZNER
Chalia’h du Rabbi à Perpignan pendant 17 ans


 

 


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Le Berger allemand « Enka 770 » (en souvenir du berger allemand qui gardait la maison du Rabbi et de la Rebbetzin), garde la Ménorah.

 

 

 

YOM YOM DU 1ER TEVET

Dans le Hayom Yom d’aujourd’hui, le Rabbi nous raconte quelques hanhagot qu’on fait pour Hallel.

Quand tu pries à la shoul, un jour où on ne fait pas le Hallel complet, seul le hazan récite la Bera’ha du «demi-Hallel». C’est notre minhag que si tu pries sans Minyan, tu FAIS la Béra’ha au début et à la fin du Hallel, même les jours où on ne fait pas le Hallel complet (comme Roch ‘Hodech, qui tombe aujourd’hui, sauf qu’aujourd’hui on fait le Hallel ENTIER car c’est aussi ‘Hanouccah)!

(Dans un farbrengen, le Rabbi nous a dit que le minhag des hassidim est de faire la Béra’ha à voix basse, même quand on fait le demi-Hallel avec un minvan ! Voir Sihot Kodech 5741, vol. 4, p. 322).

On ne dit pas le mot « al » à la fin du paragraphe qui commence par yehalelou’ha (si tu regarde dans un siddour, tu verras que c’est entre parenthèses).

On ne met pas les Téfilines pendant Moussaf. On les met et on les enlève avant de prier Moussaf. Dans un autre Hayom Yom, le Rabbi nous explique qu’on doit apprendre certaines choses lorsqu’on porte les Téfilines. Bien qu’on ait enlevé les Téfilines à Roch Hodech avant Moussaf, on apprend tout de même ces choses APRES la Tefillah, même sans les porter.

HOUMACH PARACHAT VAIGACH – RISHON AVEC RASHI

Nous apprenons comment Yaakov et sa famille ont fini par descendre à Mitsraïm. Nous avons appris la deuxième fois que les Chevatim sont venus chercher de la nourriture et comment le dirigeant de Mitsraïm (qui était en réalité Yossef) voulait garder Benyamin. Dans le Houmach d’aujourd’hui, Yéhouda se dispute avec Yossef pour ne pas garder Benyamin. Aujourd’hui, nous voyons la première partie de son argumentation, et nous verrons le reste dans le Houmach de demain.

Yéhouda est venu à Yossef et a dit: «S’il vous plaît, laissez-moi vous dire quelque chose qui pourrait vous faire changer d’avis! S’il vous plaît ne soyez pas en colère, même si je vais dire des mots durs.

« Savez-vous que mon arrière-grand-mère, Sarah, a déjà été capturée par un Paraoh ? Il a été puni rien qu’à cause de ça ! Pensez-vous qu’Hachem ne vous punira pas pour avoir gardé Benyamin ? »

Yéhouda a ensuite rappelé à Yossef comment Benyamin était descendu à Mitsraïm : Yossef leur avait dit qu’ils devaient amener Benyamin à Mitsraïm afin qu’il puisse le voir.

Yéhouda a poursuivi : « Il semble que vous ne nous ayez jamais dit la vérité ! Tu as dit que tu voulais juste voir Benyamin, et maintenant je vois que tu veux le garder !

Yéhouda a décrit comment Yaakov avait eu peur de laisser partir Benyamin. Yaakov avait prévenu le Chevatim de la douleur terrible que cela lui causerait s’il arrivait quelque chose à Benyamin !

IY”H dans le Houmach de demain, nous verrons le reste des paroles de Yéhouda.

TEHILIM 1 – 9

Aujourd’hui, nous recommençons Sefer Tehilim depuis le tout début ! IY”H nous finirons le tout avant Roch Hodech Chevat Le chapitre Alef parle de la façon dont une personne doit se comporter pour avoir la Hatslaha de Hachem. En s’assurant que nous sommes impliqués dans la Torah , nous obtenons beaucoup de brachot !

Dans ce chapitre , on dit un verset très intéressant : « Ki Im BeSorat Hashem Heftso, Ouvetorato Yehégé Yomam VaLayla ». « La Torah de HACHEM est tout ce qu’il veut, et il est occupé avec SA Torah toute la journée et toute la nuit. »

Comment se fait-il qu’il dise d’abord la Torah de HACHEM, puis qu’il dise SA Torah (qu’elle appartient à la personne qui l’apprend) ?

Nous apprenons maintenant dans le Tanya que lorsque nous apprenons une partie de la Torah pour la première fois, nous avons l’impression que c’est quelque chose qui ne fait pas partie de nous. Mais quand nous l’apprenons encore et encore, nous commençons à mieux le comprendre. Quand finalement nous « l’obtenons », la Torah devient une partie de nous, comme la nourriture que nous mangeons, qui devient une partie de nous et nous donne la vitalité et l’énergie.

Donc, au début, on a l’impression d’apprendre la Torah de Hachem ( Betorat Hachem Heftso ), mais une fois que nous l’avons comprise, c’est comme NOTRE Torah ( Ouvetorato Yéhégé) !

TANYA – LIKOUTEI AMARIM CHAPITRE 5

Nous avons appris dans le Tanya d’hier que lorsque nous étudions la Torah, nous devenons une seule chose avec Hachem à la manière de « Yihoud Nifla », une connexion incroyable !

Afin d’avoir ce « Yihoud Nifla », nous devons apprendre la Torah d’une certaine façon : nous devons si bien  la comprendre qu’elle devient notre façon de penser ! Alors, la Torah devient complètement une avec nous.

Un exemple pour cela est la façon dont fonctionne la nourriture : lorsque nous mangeons quelque chose, l’energie de la nourriture devient une partie de nous et nous donne de l’énergie et de la vie !

C’est la même chose avec la Torah ! Quand nous l’apprenons bien d’une manière que nous la comprenons vraiment, cela devient de la nourriture pour la Néchama et lui donne vie à partir de l' »Ohr Ein Sof », la lumière infinie de Hachem qui est dans la Torah !

Non seulement la Torah est avec nous dans le « Olam Hazeh », mais elle nous accompagne également dans le « Olam Haba » ! La Torah que nous apprenons ici devient la « nourriture » de la Néchama au Gan Eden. Les Mitsvot , cependant, deviennent les « vêtements » de la Néchama au Gan Eden.

Le Alter Rebbe explique que la Torah a LES DEUX qualités – la qualité de la Torah ET la qualité des Mitsvot ! C’est pourquoi nous disons, à la fin de « Elou Devarim », « Vétalmoud Torah Keneged Koulam». « Apprendre la Torah équivaut à toutes les Mitsvot ! » La Torah ainsi apprise est la « nourriture » ET les «habit» pour la Néchama au Gan Eden !

SEFER HAMITSVOT SHIOUR #221 – MITSVAS ASSEI #105

La mitsva d’aujourd’hui (Mitzvat Assei #105) concerne un autre type de Toumah, impureté , appelé Toumat Ch’hvat Zera , une sorte de liquide qui rend les choses Tamei. Nous devons suivre les Hala’hot sur la façon dont quelqu’un devient Tamei de Zera, et comment devenir tahor.

 

 


LES DOUZE PSOUKIM

1 – Torah
TORAH TSIVA LANOU MOCHÉMORACHA KÉHILAT YAAKOV.

תּוֹרָה צִוָּה לָנוּ מֹשֶׁה מוֹרָשָׁה קְהִלַּת יַעֲקֹב

“La Torah que Moïse nous a ordonnée est l’héritage de la Communauté de Jacob” (Deut. 33:4)

C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.


2 – Chéma
CHEMA YISRAEL ADO-NAY ELO-HÉNOU ADO-NAY É’HAD..

שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה’ אֱ־לֹהֵינוּ ה’ אֶחָד

Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un.

C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.


3 – Bé’hol
BÉ’HOL DOR VADOR ‘HAYAV ADAM LIROT ETE ATSMO KE-ILOU HOU YATSA MIMITSRAYIM

בְּכָל דּוֹר וָדוֹר חַיָּב אָדָם לִרְאוֹת אֶת עַצְמוֹ כְּאִלּוּ הוּא יָצָא מִמִּצְרַיִם

“Dans chaque génération, il faut se considérer comme sorti soi-même d’Egypte.

Il y a quelques 3500 ans, Hachem nous a fait sortir d’Egypte. Il nous a fait passer de l’esclavage à la liberté. Et, si Hachem ne l’avait pas fait, nous serions encore des esclaves aujourd’hui. Aussi, chaque jour, nous remercions D.ieu de nous avoir libérés. Et, dans notre cœur, nous promettons d’utiliser notre liberté du mieux possible, comme les serviteurs choisis du Roi des rois.


4 – Kol Israël
KOL ISRAEL YECH LAHEM ‘HÉLEK LÉOLAM HABA CHÉNÉÉMAR VÉAMÈ’H KOULAM TSADIKIM LÉOLAM YIRCHOU ARETS NÉTSER MATAAÏ MAASSÉ YADAÏ LEHITPAERE.

בכָּל יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לָהֶם חֵלֶק לְעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: וְעַמֵּךְ כֻּלָּם צַדִּיקִים לְעוֹלָם יִירְשׁוּ אָרֶץ, נֵצֶר מַטָּעַי מַעֲשֵׂה יָדַי לְהִתְפָּאֵר

Tous les Juifs ont une part dans le monde futur, comme il est dit : « Dans Ton peuple, il n’y a que des Justes. Ils hériteront de la terre pour toujours. Ils sont le produit de Mes plantations, l’œuvre de Mes mains. Et, J’en suis fier. «

D.ieu est particulièrement fier de chaque Juif. Il nous a créés et Il prend soin de nous comme un jardinier prend soin d’une jeune plante. Et, comme nous grandissons, en étudiant Sa Torah, en faisant Ses Mitsvot extraordinaires, alors D.ieu nous prépare une place dans le Monde Futur, à côté d’Avraham, d’Its’hak, de Yaakov, de Moché, du roi David et de tous les grands hommes de notre histoire.


5 – Ki Karov
KI KAROV ÉLÉ’HA HADAVAR MÉOD BÉFI’HA OUVILVAV’HA LAASSOTO.

כִּי קָרוֹב אֵלֶיךָ הַדָּבָר מְאֹד בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ לַעֲשׂוֹתוֹ

Obéir à la Torah en paroles, en pensée et en action, tout cela est à ta portée.

Tu sais, la Torah n’est pas dans le ciel. Elle est ici, sur terre, toute proche, facile à étudier et à pratiquer. Elle est à ta portée, aussi proche que la synagogue du coin de la rue, aussi proche que le livre que je tiens dans la main ou la phrase de Torah que je connais par cœur, ou encore que le bonheur que je ressens au fond de moi. En fait, la Torah, c’est tout ce que je veux vraiment. C’est comme cela que Hachem m’a fait.


6 – Véhiné Hachem
VÉHINÉ HACHEM NITSAV ALAV OUMELO KOL HAARETS KEVODO OUMAVIT ALAV OUVO’HEN KÉLAYOT VALEV IM OVDO KARAOUÏ.

וְהִנֵּה ה’ נִצָּב עָלָיו וּמְלֹא כָּל הָאָרֶץ כְּבוֹדוֹ וּמַבִּיט עָלָיו וּבוֹחֵן כְּלָיוֹת וָלֵב, אִם עוֹבְדוֹ כָּרָאוּי

D.ieu se tient au-dessus de lui, et toute la terre est pleine de Sa gloire. Il regarde au fond de son esprit et de son cœur pour voir s’il Le sert comme il convient.

Imagine que tu sois dans le palais d’un roi. Autour de toi, tout est magnifique : les pièces, les murs, les meubles. Des princes et des gouverneurs, habillés d’or et d’argent, se tiennent debout avec respect, attendant d’obéir à l’ordre du roi ou simplement de le voir. Imagine que tu passes au milieu d’eux et, tout à coup, tu te trouves devant le roi. Personne ne dit un mot. Comme tu approches, il te regarde avec un grand intérêt. Imagine l’effet que cela ferait ! Eh bien, c’est exactement ainsi que nous nous tenons à tout instant devant Hachem, le Roi du monde entier.


7 – Béréchit
BERECHIT BARA ELO-HIM ETE HACHAMAYIM VEETE HAARETS.

בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱ-לֹהִים אֵת הַשָּׁמַיִם וְאֵת הָאָרֶץ

Au commencement, D.ieu créa le ciel et la terre.

D.ieu a créé tout l’univers : les cieux et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui y vit. C’est la toute première chose que la Torah nous dit. Aussi, si jamais nous avons peur du noir, de la tempête, du froid, des gens et si rien ne semble aller comme cela devrait, la Torah nous dit de ne pas en être effrayé. Hachem a créé l’univers et Il en prend soin. Et, Il nous a donné la Torah pour faire que les choses soient comme elles doivent être. La Torah nous dit ce que nous devons faire et comment nous pouvons rendre, la terre meilleure et plus sainte. Et quand D.ieu voit que nous nous conduisons bien, alors Il nous donne la réussite et Sa bénédiction.


8 – Véchinanetam
VÉCHINANETAM LÉVANÉ’HA VÉDIBARTA BAM BÉCHIVTÉ’HA BÉVÉTÉ’HA OUVLE’HTÉ’HA VADÉRÈH OUVCHO’HVÉ’HA OUVKOUMÉ’HA.

וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ וְדִבַּרְתָּ בָּם בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ.

Et tu enseigneras la Torah à tes enfants, et tu en parleras chez toi et en voyage, avant de te coucher et quand tu te lèveras.

La Torah s’adresse à nos parents. Elle leur dit : « Papa, maman, enseignez-moi à vos enfants. Je veux qu’ils connaissent mes saints mots ». Nous aussi, il faut que nous disions à nos parents : « Papa, maman, faites la meilleure chose que vous puissiez faire pour moi: apprenez-moi la Torah. Apprenez-moi les phrases de la Torah avec soin jusqu’à ce que je m’en souvienne toujours, à la maison ou sur le chemin, en allant dormir ou en me levant ». Si nous le demandons du fond du cœur, de la manière que l’on utilise pour demander les choses que l’on veut vraiment, nos parents nous écouteront. Ils nous enverront dans une colonie de vacances dirigée selon la Torah et dans une école où nous apprendrons la Torah, les Mitsvot et tout le Judaïsme.


9 – Yagati
YAGATI VÉLO MATSATI AL TAAMINE. LO YAGATI OUMATSATI AL TAAMINE. YAGATI OUMATSATI TAAMINE.

ויָגַעְתִּי וְלֹא מָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, לֹא יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – תַּאֲמִין.

Si l’on te dit: « j’ai travaillé dur, mais je n’ai pas réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit: « je n’ai pas travaillé dur, mais j’ai réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit : « j’ai travaillé dur et j’ai réussi », tu peux le croire.

S’il arrive qu’un jour on n’agisse pas exactement comme il faudrait et que l’on ne se sente pas assez fort pour continuer d’étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot, alors il faudra se souvenir de la promesse de Hachem : Si nous essayons encore et encore plus, le mieux possible, alors finalement nous réussirons. Et ce que nous obtiendrons à ce moment-là dépassera tout ce que nous avions imaginé.


1 0 – Véahavta
VÉAHAVTA LÉRÉA’HA KAMO’HA. RABBI AKIVA OMER: ZÉ KLAL GADOL BATORAH.

וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ – רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, זֶה כְּלָל גָּדוֹל בַּתּוֹרָה

Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.

Quand nous travaillons dur pour nous améliorer, il ne faut pas oublier nos amis et nos voisins. Comme l’a dit Rabbi Akiva, il faut aimer son prochain exactement comme on s’aime soi-même. C’est le plus important de tout ce que nous apprenons. Aussi, si nous avons la chance d’étudier la Torah, nous devons travailler dur pour aider nos amis juifs à la pratiquer eux aussi.


11 – Vézé
VÉZÉH KOL HAADAM VÉTA’HLIT BRIATO OUVRIAT KOL HAOLAMOT ÉLYONIM VETA’HTONIM LIHYOT LO ITBARE’H DIRA BETA’HTONIME.

וְזֶה כָּל הָאָדָם וְתַכְלִית בְּרִיאָתוֹ וּבְרִיאַת כָּל הָעוֹלָמוֹת, עֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים, לִהְיוֹת לוֹ יִתְבָּרֵךְ דִּירָה בְּתַחְתּוֹנִים.

Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.

Pourquoi D.ieu a-t-il créé chacun d’entre nous et l’univers tout entier ? Pour qu’en respectant la Torah et les Mitsvot, nous puissions faire de nous-mêmes, de nos maisons et du monde qui nous entoure un endroit où D.ieu puisse résider, un endroit où Il vivra exactement comme nous vivons dans nos maisons


12 – Yisma’h Israël
YISMA’H ISRAEL BÉOSSAV PÉROUCH CHÉKOL MI CHÉHOU MIZÉRA ISRAEL YECH LO LISMOA’H BESIM’HAT HACHEM ACHER SAS VÉSAMEA’H BÉDIRATO BÉTA’HTONIM.

יִשְׂמַח יִשְׂרָאֵל בְּעוֹשָׂיו, פֵּרוּשׁ שֶׁכָּל מִי שֶׁהוּא מִזֶּרַע יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לוֹ לִשְׂמֹחַ בְּשִׂמְחַת ה’, אֲשֶׁר שָׂשׂ וְשָׂמֵחַ בְּדִירָתוֹ בְּתַחְתּוֹנִים.

« Les Juifs doivent se réjouir de leur Créateur ».Cela signifiqe que chaque Juif doit partager la joie de D.ieu, qui est heureux de Sa demeure dans ce monde.

Chaque Juif, quoi qu’il ait étudié jusqu’à présent, où qu’il ait vécu jusqu’ici, reste toujours un membre de notre peuple. Et il doit être heureux et fier que Hachem lui ait donné la plus grande mission du Monde : faire une Maison où D.ieu puisse habiter.

 

Lettre du Rabbi :  « Comment s’abstenir de se mettre en colère? : étudier le début du chapitre 41 du Tanya »

Lettre du Rabbi : « Comment s’abstenir de se mettre en colère? : étudier le début du chapitre 41 du Tanya »

Vous m’interrogez sur la colère et l’orgueil. Dans ces domaines comme dans les autres, la réparation doit être effectuée, étape par étape.

Dans un premier temps, il faut s’efforcer de ne pas exprimer la colère ou l’orgueil par la parole. De la sorte, on réduit les proportions de ces sentiments, comme on peut le vérifier concrètement.

Quand ces sentiments se manifestent, il faut, en outre, méditer au contenu du début du chapitre 41 du Tanya. Il serait bon que vous en ayez une bonne connaissance, ou même que vous l’appreniez par cœur, depuis le début du chapitre jusqu’à la page 56b (Voir le texte ci-dessous).

Bien plus, comme vous le savez, les écrits du Ari Zal disent que celui qui se met en colère change d’âme. Vous consulterez également la causerie de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, prononcée le 19 Kislev 5693, qui commente l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ celui qui se met en colère… ”.

Source : Lettre 5239

À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout

Rejoignez le groupe (silencieux) grâce au lien :
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TANYA DEBUT DU CHAPITRE 41

פרק מא
בְּרַם צָרִיךְ לִהְיוֹת לְזִכָּרוֹן תָּמִיד רֵאשִׁית הָעֲבוֹדָה וְעִיקָּרָהּ וְשָׁרְשָׁהּ. וְהוּא, כִּי אַף שֶׁהַיִּרְאָה הִיא שֹׁרֶשׁ לְסוּר מֵרָע וְהָאַהֲבָה לְוַעֲשֵׂה טוֹב, אַף עַל פִּי כֵן לֹא דַּי לְעוֹרֵר הָאַהֲבָה לְבַדָּהּ לְוַעֲשֵׂה טוֹב, וּלְפָחוֹת צָרִיךְ לְעוֹרֵר תְּחִלָּה הַיִּרְאָה הַטִּבְעִית הַמְּסֻתֶּרֶת בְּלֵב כָּל יִשְׂרָאֵל שֶׁלֹּא לִמְרֹד בְּמֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא כַּנִּזְכָּר לְעֵיל, שֶׁתְּהֵא בְּהִתְגַּלּוּת לִבּוֹ אוֹ מֹחוֹ עַל כָּל פָּנִים.

דְּהַיְינוּ לְהִתְבּוֹנֵן בְּמַחֲשַׁבְתּוֹ עַל כָּל פָּנִים גְּדֻלַּת אֵין סוֹף בָּרוּךְ הוּא, וּמַלְכוּתוֹ אֲשֶׁר הִיא מַלְכוּת כָּל עוֹלָמִים, עֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים, וְאִיהוּ מְמַלֵּא כָּל עָלְמִין וְסוֹבֵב כָּל עָלְמִין, וּכְמוֹ שֶׁכָּתוּב: « הֲלֹא אֶת הַשָּׁמַיִם וְאֶת הָאָרֶץ אֲנִי מָלֵא », וּמַנִּיחַ הָעֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים וּמְיַחֵד מַלְכוּתוֹ עַל עַמּוֹ יִשְׂרָאֵל בִּכְלָל, וְעָלָיו בִּפְרָט, כִּי חַיָּב אָדָם לוֹמַר: בִּשְׁבִילִי נִבְרָא הָעוֹלָם. וְהוּא גַּם הוּא מְקַבֵּל עָלָיו מַלְכוּתוֹ, לִהְיוֹת מֶלֶךְ עָלָיו, וּלְעָבְדוֹ וְלַעֲשֹוֹת רְצוֹנוֹ בְּכָל מִינֵי עֲבוֹדַת עֶבֶד.

וְהִנֵּה ה’ נִצָּב עָלָיו, וּמְלֹא כָל הָאָרֶץ כְּבוֹדוֹ, וּמַבִּיט עָלָיו וּבוֹחֵן כְּלָיוֹת וָלֵב אִם עוֹבְדוֹ כָּרָאוּי. וְעַל כֵּן צָרִיךְ לַעֲבֹד לְפָנָיו בְּאֵימָה וּבְיִרְאָה כְּעוֹמֵד לִפְנֵי הַמֶּלֶךְ.

CHAPITRE 41 avec le commentaire

Cependant, il faut toujours se souvenir [de ce qu’est] le début du service [de D.ieu], son principe et sa racine.

C’est-à-dire que, bien que la crainte [de D.ieu] soit la source de « Détourne-toi du mal » et l’amour [la source] de « Fais le bien »,

Autrement dit, la crainte de D.ieu est la source du refus de l’acte interdit (« Ecarte-toi du mal »), et l’amour la source de l’accomplissement des bonnes actions ou mitsvot (« Fais le bien »).

néanmoins, il ne suffit pas d’éveiller l’amour seulement pour « faire le bien » ;

Même pour l’accomplissement des commandements positifs (« Fais le bien »), il n’est pas suffisant d’éveiller le seul sentiment d’amour de D.ieu, quand la crainte demeure dissimulée dans les recoins du cœur.

il faut au moins tout d’abord (avant cet accomplissement) éveiller la crainte naturelle dissimulée dans le cœur de chaque juif, [crainte qui consiste à] ne pas se rebeller contre le Roi des rois, le Saint Béni soit-Il, comme dit plus haut (à savoir, que cette forme de crainte de D.ieu est innée et demeure enfouie dans le cœur de chacun),

de sorte qu’elle soit manifeste dans son cœur ou [dans] son esprit en tout état de cause.

Le sentiment de crainte de D.ieu idéalement recherché est celui qui naît de la profonde méditation sur la grandeur divine. Mais il faut au moins, si l’on ne parvient pas à le faire naître ainsi, éveiller la crainte de D.ieu innée, latente dans le cœur de chacun.

Or, ce sentiment inné de crainte peut (a) affleurer comme une émotion effectivement ressentie dans le cœur ou (b) pour le moins, être appréhendé dans la pensée.

Cela signifie réfléchir dans sa pensée à tout le moins, sur la grandeur du Ein Sof et Sa royauté,

L’éveil d’un sentiment de crainte révélé dans le cœur implique la méditation avec la profondeur caractéristique de Daat ; à défaut, il faut au moins réfléchir (même si cette réflexion est dépourvue de la profondeur de Daat) sur la grandeur et la royauté de D.ieu,

qui est la royauté de tous les mondes, supérieurs et inférieurs, il existe une corrélation évidente entre la crainte qu’inspire le roi et l’étendue de son royaume ;

Il emplit tous les mondes, Il anime tous les mondes d’une vitalité immanente ; cette vitalité appartient au domaine de l’expérience, du ressenti des êtres créés.

et enveloppe tous les mondes, c’est-à-dire qu’Il les anime aussi d’une manière qui échappe à l’expérience sensible et à la compréhension des êtres créés,

ainsi qu’il est dit : « N’est-ce pas que J’emplis le ciel et la terre [dit D.ieu] ».

Et Il laisse de côté [mondes et êtres] supérieurs et inférieurs,

La royauté divine ne se rapporte pas directement à eux, en sorte qu’Il soit désigné comme leur D.ieu ou leur Roi.

et Il exerce spécifiquement Sa Royauté sur son peuple Israël en général (d’où l’appellation « Roi d’Israël ») et sur lui (cet individu) en particulier, car un homme se doit de dire : « C’est pour moi que le monde fut créé ».

La finalité de la Création, qui est l’expression de la souveraineté de D.ieu, se rapporte et s’identifie à lui individuellement, c’est-à-dire que, d’une certaine manière, cette finalité réside dans la royauté que D.ieu exerce sur lui spécifiquement.

Cette importance capitale de l’individu pourrait être expliquée par sa place au sein de la Communauté d’Israël, comparée à un seul corps. A l’image d’un corps qui souffre tout entier d’un défaut n’affectant qu’un seul de ses organes, le manque d’expression de la royauté divine chez un seul individu atteint toute la Communauté d’Israël.

Cependant, explique le Rabbi, si le Tanya cite ici la Michna selon laquelle l’homme (Adam) fut créé seul afin que l’individu soit à travers lui identifié au monde entier, c’est pour souligner l’importance de chaque personne en tant que telle. Car d’Adam seul dépendait alors en totalité l’affirmation de la Royauté divine dans la Création. D.ieu exerce ainsi Sa royauté spécifiquement sur chaque individu pris en lui-même et non pas seulement sur le membre singulier d’une collectivité. Et de même que les actions d’Adam ont un effet (positif ou négatif comme pour la faute de l’Arbre de la Connaissance) sur la totalité de la Création, de même les actions de chaque individu retentissent-elles sur l’ensemble des éléments de la Création.

Et lui aussi de son côté doit penser qu’il accepte sur lui Sa Royauté, de sorte que [D.ieu] soit roi sur lui et qu’il Le serve et accomplisse Sa volonté dans toutes les formes de travaux serviles.

L’acceptation parfaite du joug divin est demandée à chacun. Mais bien plus, Rabbi Chéour Zalman va montrer maintenant qu’il faut encore parvenir à la conscience claire que la Royauté divine s’exerce sur soi littéralement, que D.ieu se tient au-dessus de soi.

« D.ieu [Lui-même] se tient au-dessus de lui » et « le monde entier est plein seulement de Sa gloire » l’Omniprésence de D.ieu signifie qu’Il est présent partout et qu’Il voit tout ; mais du reste, Il l’observe lui en particulier, le pénètre de Son regard,

et sonde ses reins et son cœur c’est à dire ses pensées intérieures et ses sentiments [pour voir] s’il le sert comme il se doit.

Aussi doit-il [Le] servir en Sa présence avec amour et crainte, non pas simplement à la manière d’un sujet qui se trouve à l’intérieur du royaume, mais comme quelqu’un qui se tient devant le roi.