Hassidout pour les enfants – Mikets # 4 : «Vous pouvez commencer à changer notre monde !»

« vous pouvez commencer à changer notre monde, 
chaque jour, même avec une petite action ! »

Léilouy Nishmat Rav MORDE’HAÏ (Mottel) a’h PEVZNER
Chalia’h du Rabbi à Perpignan pendant 17 ans


 


Illustration : Hayom Yom du 27 Kislev, Itgalya Design –  « Moment for Color »
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Aures créations de  « Itgalya Design »:
https://www.etsy.com/il-en/shop/JEWISHHOMESTYLE 

YOM YOM DU 27 KISLEV

Dans le Hayom Yom d’aujourd’hui, nous apprenons la deuxième arrestation du Alter Rebbe et sa Guéoula.

Nous venons de célébrer Youd Teth Kislev, lorsque le Alter Rebbe a été libéré de prison.

Un peu moins de deux ans plus tard, des gens ont de nouveau raconté des mensonges au gouvernement et ils ont emmené le Alter Rebbe en prison.

Cette fois, le Alter Rebbe a été détenu dans une pièce d’un bâtiment gouvernemental, et non dans une cellule de prison. Ce bâtiment s’appelait « Tainy Soviet ».

Mais les mensonges qui ont été racontés étaient bien pires ! Ils n’ont pas au gouvernement que le Alter Rebbe était une personne dangereuse pour eux, ils ont dit que la Hassidout était dangereuse ! Ils voulaient que le gouvernement interdise l’apprentissage de Hassidout!

Aujourd’hui, la 3ème lumière de ‘Hanoucca, le Alter Rebbe est sorti de prison pour la deuxième fois, en 5561 !

(En plus de la grande joie qu’elle a apportée au Alter Rebbe et aux Hassidim lorsque cela s’est produit, cela a rendu la Hassidout beaucoup plus forte que jamais !)

HOUMACH – PARSHAT MIKEITS – REVI’I AVEC RASHI

Dans le ‘Houmach d’aujourd’hui, les années de famine commencent. Les Chevatim descendent en Egypte pour obtenir de la nourriture. Yossef agit pour les amener à faire la Téchouva et leur dit de ramener Benyamin.

Les sept années de famine : Tout comme Yossef l’avait dit, il y a eu 7 années avec beaucoup de nourriture. Puis les sept années de famine ont commencé. Aucun aliment n’a poussé. Même si beaucoup de gens avaient conservé de la nourriture, leur nourriture a pourri. Seule la nourriture stockée par Yossef est restée bonne.

Quand les gens avaient faim, ils venaient voir Yossef et lui demandaient du grain. Yossef a accepté, mais il leur a d’abord fait faire la Brit Milah ! (Avraham Avinou avait une mitsva de faire la Brit Mila à tous ses serviteurs, et maintenant toute la population d’Egypte était comme les serviteurs de Yossef.)

Les égyptiens sont venus voir Paraoh pour se plaindre qu’ils ne voulaient pas faire la Brit Milah ! Paraoh leur a demandé pourquoi ils n’avaient pas leur propre nourriture, et ils lui ont dit que tout était pourri. « Si toute ta nourriture a pourri, ce doit être à cause de Yossef ! Toute sa nourriture est restée bonne. S’il peut faire ça, qui sait ce qu’il peut vous faire ! vous feriez mieux de faire tout ce qu’il vous demande ». Alors ils l’ont tous fait.

Lorsque la faim est devenue si grave que même les riches n’avaient plus de nourriture, Yossef a ouvert tous les entrepôts et les a vendus aux égyptiens. Des gens de partout venaient acheter de la nourriture, car il n’y avait de nourriture nulle part ! Il n’y avait pas non plus de nourriture à Canaan, Erets Israël. Mais par un miracle, la famille de Yaakov avait encore de la nourriture à manger !

Yaakov envoie les Chevatim en Egypte : Yaakov a dit à ses enfants : « Ne prétendez pas que nous avons assez de nourriture pour tout le temps — nous n’en avons qu’un peu. N’agissez pas différemment des autres en n’essayant pas de faire quoi que ce soit à ce sujet. Il n’y a aucune promesse que Hashem continuera à faire des miracles. Ne prenez pas le risque d’avoir faim ! Allez à Egypte et achetez de la nourriture. (Dans Lashon Kodesh, il a dit  » Redu Shama  » – « descendez là-bas ». Les lettres de Redu (רדו) totalisent 210, ce qui laisse entendre que les juifs seraient en Egypte pendant 210 ans.

Yaakov n’a pas envoyé Benyamin pour le voyage, car il était nerveux – après tout, Rochel est décédé alors qu’ils avaient voyagé, et Yossef a également disparu. Il ne voulait pas que Benyamin parte car cela pourrait être dangereux.

Le rêve de Yossef commence à se réaliser : Ainsi, le reste des Chevatim sont tous descendus en Egypte. Ils se sont inclinés devant Yossef, qui vendait de la nourriture. Yossef savait que c’était ses frères, mais il ne leur a pas dit qui il était. (Il voulait d’abord s’assurer qu’ils avaient fait la téchouva pour l’avoir vendu.) Yossef a prétendu qu’il ne les connaissait pas et parlait avec eux de manière dure.

Yossef a prétendu qu’il ne comprenait pas l’hébreu, alors il a demandé à son fils Menasheh, âgé de 7 ans, de traduire ce qu’ils disaient. Il leur a demandé : « D’où venez-vous ? »

Ils répondirent: « De Canaan, pour acheter de la nourriture. »

Le Chevatim n’ont pas reconnu Yossef, parce qu’il avait l’air si différent, maintenant qu’il était plus âgé et qu’il avait une barbe. Même s’il aurait pu leur faire des choses très méchantes, parce qu’ils l’ont vendu, Yossef les a traités comme des frères et avait pitié d’eux eux. Yossef s’est souvenu de son rêve, où le blé s’est incliné devant lui, et a vu comment maintenant ses frères s’inclinent devant lui lorsqu’ils achètent du blé ! Il s’est rendu compte que ses rêves devenaient réalité, et maintenant il avait besoin que Benyamin vienne aussi à Egypte pour que le rêve puisse finir de se réaliser. Alors il a décidé de leur faire amener Benyamin.

Yossef s’assure que les Chevatim ont fait techouva. Yossef a dit aux frères : »Vous êtes des espions ! »

« Non, nous venons juste acheter de la nourriture ! Nous sommes tous frères et nous ne sommes pas des espions ! »

« Mais si vous êtes frères, pourquoi êtes-vous tous venus en Egypte de différentes manières ? Vous devez être des menteurs ! »

Ils ont répondu : « Non, nous sommes 12 frères. Le plus jeune est à la maison, et l’un des frères a disparu, et nous avons tous pris un chemin différent pour pouvoir le chercher dans des endroits différents.

Yossef a demandé: « Est-ce que vous paieriez beaucoup d’argent si vous trouviez votre frère? »

« Bien sûr! » dit le Chevatim.

« Et s’ils ne veulent pas le laisser partir, même si vous leur donnez beaucoup d’argent? »

« Alors nous devrons leur faire la guerre pour ramener notre frère à la maison. »

Yossef essaie de les amener à amener Benyamin : Yossef a dit : « Voyez ! Je vous ai dit que vous êtes des espions ! Vous voulez faire la guerre aux gens ! Je vois de ma tasse magique ce que tu as fait au peuple de Sichem, et tu veux faire la même chose à l’Egypte aussi !

« Je vais vous donner une chance de prouver que vous dites la vérité : l’un de vous devrait aller chercher votre plus jeune frère, et les autres resteront ici en prison. Si vous ne l’amenez pas, je saurai que vous êtes des menteurs et je jure par la vie de Paraoh que vous êtes des espions ! (Chaque fois qu’il devait jurer quelque chose qui n’était pas vrai à 100%, il le faisait au nom de Paraoh.)

Yossef les a tous mis en prison pendant trois jours pour leur donner une chance de décider.

Le troisième jour, il a dit : « J’ai décidé de vous faciliter la tâche. Faites ce que je vous dis et vous pourrez vivre. Vous pouvez me faire confiance, je suis une personne qui croit en Hachem.

TEHILLIM 120 – 134

Dans le Tehilim, David Hamele’h nous donne les mots pour dire à Hachem ce que nous ressentons. C’est comme une prière, où l’ Anshei Knesset Hagedolah nous a donné des mots pour nous aider à prier à Hachem.

Dans le chapitre 120, David Hamele’h parle à Hashem au nom de chaque juif. A la fin du chapitre, il parle de l’exil des juifs parmi les nations. Il dit : « Ani Shalom, Ve’hi Adaber, Heima Lamil’hama ! » « Je veux ma paix, mais quand je parle de ça, ça donne envie aux ennemis de faire la guerre !

Cela a aussi une signification spirituelle : Notre neshama ne veut pas être testée par Hachem, pour voir si elle cherchera des plaisirs au lieu de faire ce que Hachem demande de nous. Il veut juste penser à la Torah et aux mitsvot ! C’est pourquoi il y a une hala’ha selon laquelle nous ne sommes pas autorisés à aller dans un endroit où il y a quelque chose qui n’est pas tsniout, ou une route où il y a une Avodah Zarah. Nous ne voulons pas partir faire la guerre avec le Yetzer Hara ! C’est ce que cela signifie,  » Ani Shalom  » – « Je veux la paix. »

Mais Hachem fait que le Yetser Hara, et toutes les mauvaises choses du monde, viennent quand même nous déranger, comme dans une vraie guerre ! C’est ce que dit le verset : « Heima Lamil’hama », « ils veulent la guerre ».

David Hamelech commence ce chapitre par le mot « Shir », signifiant une chanson. Une personne ne chante que lorsqu’elle est heureuse ! Même si le Yetser Hara nous dérange, David Hamele’h est toujours heureux, car il sait que Hachem ne fait que nous tester. Quand la neshama montrera qu’elle est forte et ne se laissera pas convaincre par le Yetser Hara et les taavot du monde, les forces les plus profondes de la neshama sortiront.

Cela donne à un juif une MERVEILLEUSE raison d’être heureux et de chanter pour Hachem !

TANYA –  LIKUTEI AMARIM CHAPITRE 4

Dans le Tanya d’aujourd’hui, nous apprenons que les « Levoushim » (« les vêtements ») de la neshama relient toutes les autres parties de la neshama à Hachem !

Nous avons appris qu’avant que la neshama n’entre dans le corps, elle doit faire la promesse qu’il sera un Tsadik et qu’il ne sera pas un Rasha. Nous savons qu’il n’est pas facile de tenir cette promesse que nous avons tous faite, car la première nefesh qui entre dans notre corps, la « Nefesh Habahamit », « l’âme animale » ne s’intéresse qu’aux plaisirs matériels.

Mais Hachem donne également à chacun une seconde neshama qui nous aidera à tenir notre promesse. Même si la neshama est cachée, Hachem donne à la neshama les moyens de sortir de sa cachette dans le corps. Nous avons d’abord appris que nous pouvions le faire en nous connectant à un Tsaddik dont la neshama ne se cache pas autant (Hitkashrout). Ensuite, le Alter Rebbe nous a appris qu’en apprenant la grandeur de Hachem avec la ‘Ho’hma, sagesse, Bina, l’intelligence et Daat, la conscience de la Neshama (Se’hel), cela éveille les sentiments de la neshama (les Midot) à vouloir être proche de Hachem. Nous le faisons en apprenant la ‘Hassidout.

Maintenant dans le chapitre 4, le Alter Rebbe nous parle de quelque chose qui est encore PLUS puissant ! Réveiller les sentiments de la neshama nous aide à désirer se rapprocher de Hachem, mais il existe un moyen pour la neshama d’être VRAIMENT proche de Hachem ! C’est à travers la Torah et les Mitsvot, qui sont appelés les Levoushim, les vêtements de la neshama.

Quels sont les Levoushim de la neshama ?

1) Maasseh – Accomplir toutes les Mitsvot de la Torah que nous sommes capables de faire.

2) Dibour – Apprendre, en prononçant les mots, les 613 mitsvot et leurs Lois (comme nous le faisons lorsque nous étudions le Sefer Hamitsvot et le Rambam !)

3) Ma’hshava – Penser à autant de sujets de Torah que possible, dans toutes les différentes parties de la Torah

Le Alter Rebbe nous dit que la néchama a 613 parties. En faisant les 613 Mitsvotpar la pensée, Ma’hshava, la parole, Dibur et l’action, Maaseh du mieux que nous pouvons, nous connectons ces 613 parties à Hachem !

Les levoushim, les vêtement de l’âme, nous aident également à connecter les forces de l’âme divines, le Se’hel et les Midot avec Hashem !

Penser la Torah relie notre ‘Ho’hma, Bina et Daat (le Sechel de notre neshama ) à Hachem.

Et quand nous faisons des Mitsvot par la parole et Maaseh, par l’action, nous connectons nos Midot, les sentiments que nous avons éveillés d’être réellement proches de Hachem !

C’est ainsi que l’apprentissage de la Torah et l’accomplissement des Mitsvot relient chaque partie de la neshama à Hachem !

SEFER HAMITZVOT

SHIOUR #217 – MITSVA ASSEI #104, #96
Aujourd’hui, nous apprenons la même mitsva qu’hier (#104) – qu’un homme qui a un certain type de toumah qui vient du corps qui s’appelle Zav, devient Tamei. Cette mitsva comprend tous les dinim de la façon dont il devient un Zav et aussi comment il rend les autres impures.

Nous apprenons également une nouvelle mitsva (Mitzvas Assei # 96) – sur le type de toumah qui provient du corps d’un neveila – un animal mort.

Le Rambam nous enseigne également une règle générale sur toutes les Mitsvot que nous apprenons à propos de quelqu’un qui devient tamei : ce n’est pas une mitsva dont nous avons besoin pour devenir tamei, ou faire attention de ne pas devenir tamei. La mitsva est de suivre les dinim de la façon dont une personne devient tamei et de suivre les règles qui sont données pour une personne tamei, comme ne pas entrer dans le Beith Hamikdash ou manger des korbanot, des sacrifices.

Lu dans Le Figaro : « Quand les loubavitch allument les bougies de Hanoukka »

Lu dans Le Figaro : « Quand les loubavitch allument les bougies de Hanoukka »

 

REPORTAGE – Cette communauté juive, très dynamique et présente dans le monde étudiant, organise cette semaine six cents cérémonies en France.

Jean-Marie Guénois – Le Figaro

 

La communauté juive célèbre la fête de Hanoukka jusqu’au dimanche 25 décembre. Le rite consiste à allumer successivement et chaque soir, pendant huit jours, les bougies ou lampes d’un chandelier à huit branches – à ne pas confondre avec la menorah, le chandelier à sept branches des lieux saints.

Cette fête commémore le «miracle de l’huile». Cette tradition remonte à 164 avant Jésus-Christ, à Jérusalem[1]. Judas Maccabée doit alors purifier un temple saccagé par Antiochos IV Épiphane, ennemi juré des Juifs. Pour ce faire, celui qui a héroïquement vaincu les Grecs séleucides ne trouve qu’une fiole d’huile sacrée dans les décombres du temple. Il lui en faudrait huit pour assurer le rituel.

«Miraculeusement», celle contenue dans le minuscule récipient se renouvelle et lui permet de subvenir aux huit jours de purification Hanoukka, est l’une des grandes fêtes juives de l’année. Elle est célébrée le 25 du mois de kislev de cette année 5783 du calendrier juif. En famille, c’est le père qui allume les bougies après avoir prononcé trois bénédictions. On mange ensuite des beignets et l’on joue à la toupie en mémoire des jeunes guetteurs juifs de l’époque séleucide, qui devaient se cacher pour étudier la Torah, alors prohibée.

Les parents donnent aussi un peu d’argent à leurs enfants, lesquels doivent apprendre à donner aussitôt la dîme, dix pour cent, pour les pauvres. En 1986, le mouvement juif loubavitch a relancé cette tradition dans le monde en procédant à des allumages publics des bougies de Hanoukka sur les places, au cœur des grandes villes. «C’est une mémoire religieuse, mais la lumière qui chasse les ténèbres a une valeur universelle, explique un rabbin. Elle est un symbole d’espérance: éclairer une situation, c’est déjà repartir d’un autre pied. Partager cette lumière ne coûte rien à personne, chacun en bénéficie.»

«Maisons d’étudiants»

Chaque soir, cette semaine, plus de six cents allumages ont lieu en France. Ce mercredi, une cérémonie plus officielle se tient à 20 heures, à Paris, place Jacques-Rueff, en face de la tour Eiffel, en présence des autorités du judaïsme français et des autorités publiques. L’événement sera filmé et retransmis en direct à Jérusalem et au bureau du rabbi Menahem Mendel Schneerson, à New York, où auront lieu des allumages simultanés. C’est lui qui a relancé le mouvement juif loubavitch, devenu aujourd’hui l’un des courants les plus dynamiques du judaïsme mondial. Aux États-Unis, sa tombe est toujours très vénérée. L’un des traits dominants du mouvement hassidique chabad loubavitch est le retour à l’observance quotidienne des lois du judaïsme en cohérence avec la vie moderne, avec une insistance décisive sur l’étude.

Une approche classique à ne pas confondre avec les mouvements ultraorthodoxes. L’une des dernières créations est d’ailleurs l’ouverture de «maisons d’étudiants» dans les quartiers universitaires.

Trois centres existent déjà en région parisienne: sur le plateau de Saclay (25 établissements d’excellence, dont Polytechnique et HEC), près de la bibliothèque François- Mitterrand, et au cœur du Quartier latin, à deux pas de l’École normale supérieure, rue d’Ulm, un établissement qui fête ses dix ans cette semaine.

Le rabbin Mendy Arnauve, 36 ans, fondateur et animateur du projet explique:
«Pour la conduire à l’excellence, nous voulons offrir à notre jeunesse les meilleures conditions de travail possible tout en leur permettant de vivre leur vie juive avec des temps de prières s’ils le veulent, des conférences, et des temps d’études du Talmud. Il y a aussi des repas kasher à prix coûtant. Ce n’est pas une synagogue, ni une école rabbinique, c’est une “maison” où nous proposons un cadre optimal et cohérent avec la foi, pour réussir ses études et fonder sa vie personnelle.»

«Il n’y a pas d’esprit sectaire»

De fait, de sept heures du matin à minuit, les lampes ne s’éteignent pas. L’ambiance est à la détente comme au travail ardu. Les étudiants et étudiantes, quelles que soient les matières – on croise des littéraires purs, des étudiants en médecine, en école d’ingénieurs -, apprennent à travailler en binôme pour créer de l’émulation. Ils sont 250 par jour à aller et venir dans ce qui est à la fois un foyer et une étude. Une «maison», en somme, comme son nom «beth» l’indique sur la devanture du centre: «Beth loubavitch étudiant» . L’idée est venue des États-Unis.

Julia Farouze, 22 ans, étudiante en cinquième année de pharmacie, vient quotidiennement car «c’est un très bon cadre de travail, très ouvert où personne ne nous juge». Netanel, 22 ans, étudie l’informatique à Jussieu. Je ne me vois pas vivre autrement qu’en confrontant ma foi avec le monde. La foi doit être “challengée” tous les jours Kippa sur la tête, il fréquente assidûment le centre: «J’ai beaucoup d’amis non juifs, témoigne-t-il, j’apprécie de retrouver des Juifs car il n’y a pas d’esprit sectaire en cet endroit. La diversité des étudiants permet beaucoup d’échanges entre nous, nous cultivons l’esprit critique, la qualité intellectuelle, nous améliorons nos méthodes de travail. C’est un environnement très stimulant.

Une fois par semaine, il participe à une heure d’études du Talmud, la loi juive, en «one to one», c’est-à-dire en confrontation avec un autre étudiant.

Traduction, interprétation, débat, ce soir-là les questions et précisions fusent entre les étudiants plus passionnés les uns que les autres. Netanel conclut: «Je ne me vois pas vivre autrement qu’en confrontant ma foi avec le monde. La foi doit être “challengée” tous les jours.»

Hanouccah 5783 : Fête pour enfants et allumage public au Beth Habad de Flandre

Hanouccah 5783 : Fête pour enfants et allumage public au Beth Habad de Flandre

Photos : Mordehaï Lubecki

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hayom Yom du 9 Tevet :  “ils se prosternent devant des idoles vaines et inutiles”

Hayom Yom du 9 Tevet : “ils se prosternent devant des idoles vaines et inutiles”

נוהגין בנוסח ‘עלינו’ לומר: « שהם משתחוים להבל ולריק », – וגם בתפילת מוסף דר »ה אומרים כן – ומדייקים שלא לומר « ומתפללים כו' ». הרקיקה היא אחר האמירה. טעם הרקיקה, כי מדיבור מתהווה רוק, ואין רוצים ליהנות מרוק זה.

 

Nous avons coutume de dire, dans la prière « Aleïnou » (Sidour p.84): “ils se prosternent devant des idoles vaines et inutiles”. Cette phrase apparaît également dans la prière du Moussaf de Roch Hachana et de Yom Kippour. Nous ne disons pas, en revanche, “et ils prient…” (selon le texte d’autres versions).

Après avoir dit ces mots, on crache. La raison en est la suivante. La parole stimule la salive et l’on ne désire pas tirer profit de celle-ci.