Rav Adin Even Israël (Steinzaltz) : L’étude du Rambam, toute la Torah pour tout le peuple

Rav Adin Even Israël (Steinzaltz) : L’étude du Rambam, toute la Torah pour tout le peuple

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Sur l’étude quotidienne du Rambam instaurée par le Rabbi de Loubavitch

“Comme les jours de l’arbre sont les jours de mon peuple” – l’histoire du peuple juif, dans son ensemble, est comparable à un grand arbre dont les racines seraient les Patriarches et qui se développerait jusqu’à la fin des temps.

L’analogie utilisée par le prophète peut être interprétée de manières diverses. D’une part, elle exprime le fait que l’histoire de notre peuple constitue une continuité unique dont tous les éléments, du passé le plus reculé à l’avenir le plus lointain, sont liés les uns aux autres.

D’autre part, de même que l’arbre est composé de différentes parties, à telle enseigne que d’une seule branche montent des feuilles qui s’orientent dans des directions variées, de même au sein du peuple juif existent des différences essentielles selon les périodes de son histoire, chacune d’entre elles ayant eu un sens particulier. Néanmoins, ces évolutions ne sont pas une succession de contradictions. Au contraire, elles apportent chacune leur contribution à un processus plus global.

A propos de la chaîne de la tradition, il nous est enseigné que la Torah donnée au mont Sinaï fut transmise successivement par Moïse à Josué, par Josué aux Anciens, par les Anciens aux Prophètes, par ceux-ci aux hommes de la Grande Assemblée puis aux Sages de l’époque talmudique et, ainsi de suite, jusqu’aux dernières générations. Cette transmission, bien que son contenu ait été unique, s’est accompagnée de modalités différentes au cours de temps.

Que celles-ci aient été dues aux caractéristiques de la période considérée ou aux qualités diverses des hommes de l’époque, des aspects nouveaux de la Torah sont ainsi progressivement apparus.

Lorsque le Rabbi lança la campagne pour l’étude de Maïmonide (appelé aussi par l’acrostiche “Rambam”, pour Rabbi Moché Ben Maïmon), il pouvait sembler qu’il ne s’agissait là que d’un point certes nouveau mais de détail, d’un moyen supplémentaire d’encourager l’étude régulière de la Torah. Des initiatives de ce type avaient d’ailleurs déjà été prises pour d’autres textes par des Maîtres contemporains.

Pourtant, une telle analyse reste très superficielle tant ces deux cas sont dissemblables. En effet, dans l’étude de Maïmonide demandée par le Rabbi, il y a bien plus. Ce n’est pas qu’un ajout mais bien le début d’une approche et d’une époque nouvelles pour l’étude du Michné Torah. Car si cette œuvre de Maïmonide est étudiée dans toutes les communautés juives depuis près de 900 ans, ce n’est qu’en notre temps qu’on commence à la voir de manière différente.

Cette vision nouvelle était, en fait, présente dès l’origine, elle correspond à l’intention de Maïmonide lui-même, qui ne put se concrétiser pendant toutes ces générations. Mais, comme l’enseignent les Sages dans le Talmud de Jérusalem (Traité Péah 1, 1) “Tout ce dans quoi les premiers Sages se sont totalement investis, bien que cela s’oublie et disparaisse parfois, finit par être redécouvert par les Sages postérieurs, comme il est dit: “à Moïse du Sinaï ”.

L’époque a été celle de ces “Sages postérieurs”; elle s’est différenciée par de nombreux points dont l’un des plus importants a été le développement et l’approfondissement de l’étude de la Torah dans ses détails. En effet, de manière générale, les maîtres des dernières générations n’ont pas développé de domaine radicalement nouveau. Ils ont plutôt approfondi les enseignements du Talmud et des premiers Sages, y découvrant de nouvelles idées.

La moindre pousse plantée par les premiers Sages a ainsi été abondamment développée jusqu’à produire feuilles et fruits. Les pierres précieuses cachées jusqu’ici parmi les trésors d’Israël ont été redécouvertes et taillées, faisant briller de nouvelles facettes.

C’est également ainsi que les œuvres de Maïmonide ont été traitées. Les Sages les ont étudiées, en ont recherché les sources et y ont trouvé de nombreuses lois et des réflexions nouvelles. Toutes ces démarches ont présenté un point commun, caractéristique des Maîtres des dernières générations: la volonté d’élargissement et d’approfondissement des détails.

En revanche, le Rabbi a ouvert une période nouvelle qui caractérise la volonté de Maïmonide lui-même telle qu’il l’exprime dans l’introduction à son livre: la voie de “l’étude de toute la Torah”.

Il convient ici de souligner une idée importante. Parmi les livres relatifs à la Torah Orale, aussi bien la Michna que le Talmud, le Midrach que les œuvres des commentateurs talmudiques, il n’en existe aucun qui traite de la Torah dans son ensemble. Malgré l’importance tant qualitative que quantitative de ces ouvrages, tous ont choisi de limiter leur champ de réflexion. Certes, il y eut pour cela des raisons parfaitement légitimes en chaque génération.

Force est cependant d’observer que même la Michna, dont les six traités recouvrent pourtant l’ensemble de la vie, depuis les lois relatives à la terre d’Israël jusqu’à celles qui traitent de pureté rituelle, ne contient pas toute la Torah. Même si tout y figure en allusion, comme, par exemple, l’ordonnancement de la prière ou le détail des lois relatives aux commandements des Tsitsit ou des Téfilines, cependant de tels domaines n’y sont pas explicités.

Seul Maïmonide inclut dans son Michné Torah, la Torah tout entière, depuis les fondements de la foi juive jusqu’aux lois concernant le Machia’h. Cette démarche ne correspond pas simplement à la réalisation d’un ouvrage quantitativement important, apte à collecter tous les détails contenus dans la Torah. Il s’agit d’une autre manière de voir, d’une vision de la Torah comme un ensemble unique et complet.

En effet, même à supposer que l’on étudie de nombreux ouvrages qui se complètent l’un l’autre de telle manière qu’au bout de cette étude on ait abordé l’ensemble des sujets traités par la Torah, il n’en reste pas moins qu’il se sera agi de livres séparés dont chacun aura pris pour thème un domaine plus ou moins restreint.

En tout état de cause, aucun n’aura vu la Torah comme un ensemble unique. En d’autres termes, les ouvrages en question sont comparables à des éléments parcellaires, même lorsqu’ils s’attachent à un champ relativement important, tandis que l’œuvre de Maïmonide constitue une globalité dans sa conception même. Ce fait entraîne une différence non seulement en ce qui concerne l’œuvre globale, mais également les parties dont elle est constituée. En effet, celui qui possède un élément partiel, même dans sa totalité, ne détient pas plus que l’élément en question. En revanche, celui qui possède une partie d’une œuvre globale détient, au moins implicitement, toute cette globalité.

L’étude du Michné Torah de Maïmonide menée avec la vision claire qu’il s’agit d’une œuvre globale constitue le moyen de percevoir la Torah non comme une collection de détails mais en tant que globalité parfaite. Ainsi, elle n’est pas que le recueil de parties éparses mais un tout dont les éléments correspondent, se complètent et se nourrissent d’un bout à l’autre du texte, tel “l’arbre de Vie” dont les branches et les feuilles s’unissent en une seule essence.

La nouvelle période ainsi ouverte rompt avec les précédentes consacrées aux détails; elle envisage ces derniers inclus dans la globalité. Toutefois, celle-ci ne les nie pas dans la mesure où le Michné Torah les contient tous. Ils sont à présent compris sans perdre l’ensemble de vue. Il n’est pas anodin que la plupart des commentaires de Maïmonide aient désigné leurs lois en utilisant le mot “roi”. Ils ont vu, dans le Michné Torah, la “royauté” de la Torah, l’ensemble unique qui inclut avec grandeur tous les éléments parcellaires.

L’étude du Michné Torah de Maïmonide exprime à la fois la manière d’étudier la Torah de notre époque et le contenu essentiel de la période. Le temps qui passe nous rapproche de la venue de Machia’h, qui dépend du fait que le peuple juif accepte la Torah dans sa totalité.

En d’autres termes, l’acceptation de toute la Torah par tout le peuple constitue le moyen de faire venir la Délivrance.

De la même manière que les Juifs acceptèrent la Torah au mont Sinaï, par les Dix Commandements qui portent enracinés toutes ses lois et ses enseignements, ainsi convient-il d’agir aujourd’hui: que chacun accepte l’ensemble de la Torah dans tous ses détails, le peuple tout entier, les petits et les grands, hommes, femmes et enfants. Bien entendu, chacun ne comprend qu’en fonction de ses capacités et des connaissances.

Cependant, accepter la Torah c’est l’accepter tout entière, non comme une collection d’éléments parcellaires mais comme un tout. Ce n’est pas en vain que le peuple juif a donné pour titre à l’œuvre de Maïmonide le nom de “Yad Ha’hazaka – la main forte”. Il a entendu faire ainsi référence au verset: “et pour toute la main forte que fit Moïse aux yeux de tout Israël”.

Hassidout pour les enfants – Chemot # 5 : «Vous pouvez commencer à changer notre monde !»

« vous pouvez commencer à changer notre monde,
chaque jour, même avec une petite action ! »

Léilouy Nishmat Rav MORDE’HAÏ (Mottel) a’h PEVZNER
Chalia’h du Rabbi à Perpignan pendant 17 ans


Hayom Yom, Itgalya Design –  « Moment for Color » [email protected]

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YOM YOM 19 TEVET

Dans le Hayom Yom d’aujourd’hui, nous découvrons la partie du Houmach de Hitat et d’où elle vient !

Les hassidim ont un minhag qui a commencé depuis le Alter Rebbe, que chaque jour nous apprenons une partie de Houmach avec le Rashi. Les Rebbeim ont également observé ce minhag !

HOUMACH – PARCHAT CHEMOT – HAMICHI AVEC RACHI

Hachem a choisi Moché Rabbeinou pour être celui qui sortira les juifs d’Egypte. Hachem est apparu à Moché à travers un buisson ardent, et lui donne les détails de sa Chli’hout .

Dans le Houmach d’aujourd’hui, nous apprenons comment Hachem dit à Moché d’aller dire aux dirigeants des juifs qu’Hachem les fera sortir, puis d’aller parler à Paraoh. Moché dit que les juifs ne le croiront pas, alors Hachem lui donne des signes. Pourtant, Hachem doit convaincre Moché d’y aller.

Hachem dit à Moché de rassembler les 70 anciens, et de leur dire que Hachem dit : « Je n’ai pas oublié Ma promesse ! Je ferais sortir les juifs d’Egypte et les amènerai en Erets Israel.

Vous n’avez pas besoin de vous inquiéter, dit Hachem à Moché. « Les Anciens vous écouteront, car les juifs savent qu’ils entendront parler de la Gueulah avec les mots « Pakod Pokadeti » – « Je me suis souvenu de vous! »

Hachem continue de dire à Moché : « Alors, va avec eux chez Paraoh et dis-lui de laisser les juifs aller dans le désert pendant trois jours pour apporter des korbanot. »

« Mais,  Paraoh ne t’écoutera pas jusqu’à ce que j’utilise Mon « bras fort » pour les punir et leur montrer mes nissim ». Quand à la fin il vous laissera partir, vous prendrez de l’or et de l’argent, et des vêtements pour le voyage, pour accomplir Ma promesse à Avraham que les juifs seront très riches quand ils quitteront l’Exil ! »

Moché avait peur que les juifs ne croient pas qu’Hachem lui avait vraiment parlé ! Alors Hachem a donné à Moché un signe pour montrer les juifs : Moché devrait jeter son bâton de saphir sur le sol, et il se transformera en serpent. Quand il le ramasse, il redeviendra un bâton.

Hachem lui a également donné un autre signe : Il doit mettre sa main dans sa chemise, et quand elle sortira, elle sera recouverte de lèpre. Quand il le remettra dans sa chemise, lèpre disparaitra.

Hachem a donné à Moché spécifiquement ces deux signes pour lui dire qu’il ne devrait pas parler de Lashon Hara au sujet du juifs en disant qu’ils ne le croiront pas ! Le Lashon Hara est comme un serpent, et la lèpre est la punition pour le Lashon Hara.

Hachem a également donné à Moché un TROISIÈME signe s’ils ne le croyaient toujours pas : prenez de l’eau du Nil et versez-la sur le sol, et là, elle se transformera en sang.

Pourtant, Moché ne voulait pas y aller. Il ne voulait pas occuper un poste aussi important, puisque son frère Aharon était plus âgé que lui, et un Navi en plus ! Il pensait qu’Aharon devrait obtenir le poste. De plus, il n’était pas capable de bien parler, et toutes les choses qu’Hachem lui disait de faire étaient de parler.

Hachem lui répondit : « Qui t’a donné la capacité de parler quand tu étais devant Paraoh et que tu as dû t’enfuir ? C’était moi, Hachem ! Maintenant aussi, je serai avec vous et je vous montrerai quoi dire.

Moché a continué à dire à Hachem qu’il ne voulait pas accepter le poste. Il savait par Rouah Hakodesh qu’il ne ferait pas entrer les juifs en Erets Israel à la fin de toute façon. Il a dit à Hachem : « Chela’h Na Beyad Tishla’h ! Envoyez la personne que vous enverrez à la fin ! « Soit envoyer Yehoshua qui les fera entrer en Erets Israël, soit envoyer Machia’h qui les sortira de l’exil final ! »

Hachem a également dit à Moché de ne pas s’inquiéter d’avoir un travail plus important qu’Aharon – Aharon viendrait le rencontrer quand il irait en Egypte, et il serait très heureux pour Moché. (Rashi dit qu’en raison du bon sentiment d’Aharon dans son cœur pour son jeune frère, il aurait le mérite de porter le Hoshen sur son cœur en tant que Cohen Guadol !)

Moché pourrait dire à Aharon quoi dire, et Aharon parlerait clairement pour que tout le monde comprenne.

« Maintenant, » dit Hachem, « Prenez votre bâton afin que vous puissiez faire les nissim . »

TEHILIM  90 – 96

Le premier chapitre des Tehilim d’aujourd’hui a été écrit par Moché Rabbeinou. David Hamele’h l’a mis plus tard dans Tehilim. Cela commence par les mots  » Tefillah LeMoché, Ish HaElokim  » – « Ceci est une Tefillah de Moché Rabbeinu, une personne de Hachem. »

Pourquoi Moché Rabbeinu est-il appelé une «personne de Hachem» ?

Hachem est tout et tout est Hachem — mais nous ne pouvons pas Le voir ! Hachem a créé le monde parce qu’il voulait que les juifs agissent d’une certaine manière qui fera résider Hachem ici.

Mais si nous ne pouvons pas voir Hachem, comment savons-nous comment agir ? C’est pourquoi Hachem a donné à juifs un Moché Rabbeinu, qui est « une personne de Hachem ». Un Moché Rabbeinu a deux parties – une partie de lui qui est « de Hachem » – très proche de Hachem donc il sait ce que veut Hachem, mais il est aussi « une personne » – donc il peut nous apprendre ce que nous devons faire !

Il y a dans chaque époque un Nassi, comme Moché Rabbeinu, qui aide les juifs à faire ce que Hachem veut à ce moment-là. Maintenant, bien sûr, le Rabbi est notre Moché Rabbeinou !

Le Rabbi nous a dit que nous étions sur le point de voir la Gueulah et que nous devions apprendre et enseigner à ce sujet ! Nous devons répandre le judaïsme et la Hassidout partout, et demander à Hachem le Machia’h MAINTENANT !

TANYA – LIKOUTEI AMARIM PEREK 13

Dans le Tanya d’aujourd’hui, nous apprenons l’existence d’une catégorie de beinoni qui s’occupe toute la journée de choses saintes. Même lui doit rester sur ses gardes et se rappeler qu’il a toujours un Yetser Hara !

Nous avons appris qu’un beinoni doit toujours être sur ses gardes pour s’assurer que son Yetser Hara ne reprendra pas le contrôle de son corps.

Mais qu’en est-il d’un beinoni dont le Yetser Hara ne dit jamais rien ? Par exemple, il pourrait y avoir quelqu’un qui apprend dans la Yéchiva et passe toute la journée à apprendre la Torah et à prier, qui pourrait ne pas être capable de faire des aveirot.

Le Alter Rebbe explique que ce type de beinoni est appelé un « Beinoni Hamitpalel Kol Hayom », un beinoni qui prie toute la journée. Il n’est peut-être pas en train de prier toute la journée, mais toute la journée il est occupé à apprendre la Torah et à prier d’une manière qui endort son Nefesh Habehamit!

Ce genre de beinoni doit aussi rester sur ses gardes ! Il ne devrait pas penser qu’il est un tsadik et n’a plus à se soucier de son Yetser Hara. Tout comme un lion endormi peut se lever à tout moment, le Nefesh Habehamit peut se réveiller à tout moment et commencer à le déranger.

Même lorsque nous nous sentons très spirituel, nous devons faire attention à notre Yetser Hara, car il peut se réveiller à tout moment et nous donner des idées folles !

SEFER HAMITSVOT – SHIOUR #239 – MITSVAT ASSEI #109

La mitsva d’aujourd’hui, (Mitzvat Assei #109) est la même que celle d’hier : Qu’une personne ou une chose puisse devenir tahor en suivant les halachot concernant l’entrée dans un Mikvé. Cela inclut les halachot d’avoir un mikvé casher, les hala’hot de ‘Hatsitsa (que rien ne doit empêcher l’eau du mikvé de toucher chaque partie de la personne ou d’un ustensile) et Tvul Yom (qu’une personne qui est allée au mikvé ne devient tahor que lorsque vient la nuit).

La mitsva n’est pas d’aller au mikvé si vous êtes tamei, mais que si vous voulez devenir tahor (par exemple pour pouvoir entrer dans le Beith Hamikdash ) alors vous devez suivre cette mitsva pour le faire correctement .

Ce que l’avion nous enseigne : « Pas d’élévation sans opposition ! »

Ce que l’avion nous enseigne : « Pas d’élévation sans opposition ! »

Le Baal Chem Tov enseigne que toute chose qu’une personne voit ou entend est une instruction qui lui est adressée pour améliorer son service de D.ieu.

Lorsqu’un avion vole, 4 forces différentes s’exercent sur l’engin en mouvement. La portance est une force liée à l’effet du vent sur l’aile qui attire l’avion vers le haut. C’est elle qui permet de faire décoller un avion et de le maintenir dans les airs. À l’inverse, le poids est une force qui attire l’avion au sol. Elles sont complétées par la traction (force exercée en avant due à la propulsion du moteur) et la traînée (force opposée, à l’arrière de l’avion).

La portance est donc liée aux ailes de l’avion. Et plus particulièrement à leur forme. En effet, la partie supérieure d’une aile (extrados) est plus bombée que la partie inférieure (intrados). Lorsque l’avion est en mouvement, cette forme courbée provoque un rétrécissement de la zone de circulation de l’air au niveau de l’avant de l’aile (bord d’attaque). On appelle ce phénomène l’effet venturi. Il provoque alors une dépression qui aspire l’avion vers le haut et lui permet de tenir dans les airs.

Il est impossible de réaliser un véritable mouvement ascendant sans cette opposition du vent. Tout comme la pression de l’air crée un mouvement ascendant plus fort que celui qui pourrait être obtenu par la flottaison, de même, pour qu’une personne transcende la matérialité du monde et parvienne à une proximité avec D.ieu , il ne suffit pas d’impliquer la bonne inclination seule.

C’est spécifiquement à travers l’opposition du mauvais penchant, et l’impulsion supplémentaire que l’on exerce pour le vaincre, que l’on atteint une « élévation » plus puissante, et donc des sommets plus élevés.

Igrot Kodesh , vol. 30, p. 224

 

 

 

La joie de vivre dans le judaïsme # 1 : Vertu de la joie

La joie de vivre dans le judaïsme # 1 : Vertu de la joie

Traduit par le Rav Haïm Mellul

Sécher les larmes des Juifs

Notre maître, le Baal Chem Tov, est né en 5458 (1698). La même année, à Amsterdam, on a imprimé le Chneï Lou’hot Ha Berit avec des caractères lumineux. Mon arrière-grand-père et maître, le saint Rabbi Tséma’h Tsédek étudiait avec précision les mots de l’Admour Hazaken. Ce dernier a enseigné que les Tsaddikim sont à l’image de leur Créateur et mon arrière-grand-père et maître, le Tséma’h Tsédek, en a déduit une importante précision. Lors du don de la Torah, il y avait, dans les dix Commandements, des Injonctions et des Interdictions. Et, il en fut de même également lors de la révélation du Baal Chem Tov. Il y avait aussi des Injonctions et des Interdictions.

Les interdictions sont le fait que le Baal Chem Tov a séché les larmes des Juifs. On sait, en effet, qu’il a mis un accent tout particulier sur la joie. Il a fait en sorte qu’un Juif soit heureux d’être Juif. Notre maître, le Baal Chem Tov, à l’âge de dix ans, était déjà membre de la confrérie des Tsaddikim cachés. A dix-sept ans, il prit l’habitude de se déplacer en tout endroit pour raffermir la foi en D.ieu dans le cœur de nos frères, les enfants d’Israël. Il portait alors un manteau de fourrure court au-dessus de son vêtement, comme les simples Juifs des villages.

Une fois, le Baal Chem Tov est parvenu dans une bourgade juive dont les habitants étaient agriculteurs. C’était le milieu de l’été, en période de sécheresse. Il n’y avait pas eu de pluie depuis bien longtemps. Les produits du champ et de la vigne étaient asséchés. Le petit bétail et le gros bétail étaient malades de la peste. C’était une période de grands malheurs.

Ces villageois craignaient D.ieu et ils éveillèrent en eux un sentiment de Techouva, mais ceci resta sans effet. Ils décidèrent alors de faire venir un prédicateur qui leur ferait des reproches et les conduirait à la Techouva. C’est effectivement ce qu’ils firent. Tous les Juifs de la ville se réunirent à la synagogue et le prédicateur ne fut pas avare de mots. Il souffla du souffre et des tisons sur ces simples Juifs. Toute l’assemblée sanglotait, d’une façon terrible.

Notre maître, le Baal Chem Tov était également présent dans la synagogue et il observa la peine de ces Juifs. Il entendit les pleurs des hommes et des femmes. Il s’adressa au prédicateur, qui leur faisait des reproches et il lui dit, d’une voix puissante :
« Pourquoi en voulez-vous à ces Juifs ? Ils sont bons ! »

Puis, il poussa un cri et dit encore :
« Juifs ! Venez danser avec moi. Après la prière de Min’ha, il pleuvra ! ».
Tout d’abord, on l’observa curieusement. Avait-il perdu la raison, ce qu’à D.ieu ne plaise ? Notre maître, le Baal Chem Tov cita ensuite des enseignements de nos Sages confirmant ses dires. Et, ces personnes écoutèrent ses propos d’encouragement, de foi en le salut divin, fortifièrent leur foi et dansèrent avec notre maître, le Baal Chem Tov.

Alors que tous les Juifs dansaient, il commença à pleuvoir, d’une manière satisfaisante. Notre maître, le Baal Chem Tov leur accorda une bénédiction de satiété. Cependant, les larmes des Juifs, que le Baal Chem Tov a effacées, sont uniquement celles qui ont trait aux domaines matériels, aux enfants, à la santé, à la prospérité. En revanche, pour ce qui est du service de D.ieu, dans sa dimension morale, pour ce qui concerne la Torah et la prière, l’humilité reste toujours nécessaire. (Discours du Rabbi Rayats, Séfer Ha Si’hot 5701-1941, page 132)

Un ‘Hassid plein de vie

Reb Israël « plein de vie » était l’un des ‘Hassidim du Baal Chem Tov. Ayant atteint un grand âge, à quatre-vingt-dix ans ou peut-être même encore plus que cela, il priait encore et récitait les versets du Tana’h avec le même enthousiasme qu’un jeune homme. Il répétait sans cesse que : « une Mitsva sans ferveur est telle un corps sans âme ». Et, cette ferveur est précisément la conscience de Celui Qui ordonne la Mitsva.

La Mitsva est une Injonction, émanant de Celui Qui ordonne, « Je suis l’Eternel Qui t’ai fait sortir du pays de l’Egypte », du Créateur, béni soit-Il, Qui fait sortir un Juif de toutes les boues :
« Moi, Isrolik, qui ne suis rien, j’ai le mérite de mettre en pratique une Injonction du D.ieu unique, béni soit-Il. Je dois sauter et danser avec une joie immense ! ».

Quand Reb Israël voyait un homme triste ou mélancolique, il ne le laissait pas partir avant de lui avoir expliqué qu’il commettait une profonde erreur. Il savait le faire avec de bons mots, mais, parfois, il prononçait aussi des termes incisifs. Il disait alors :

« Ecoute, pourquoi es-tu à ce point en colère, parce que tu es pauvre ou malade, ce qu’à D.ieu ne plaise, ou encore frappé d’un autre malheur qui peut arriver aux autres ? Vaux-tu mieux que cela ? Tu sais bien que tu mérites ce qui t’arrive ! Ne sois pas sot ! Embrasse cette branche et accepte ton sort avec amour ! Alors, notre Père te donnera une confiserie. » (Discours du Rabbi Rayats, Likouteï Dibbourim, tome 1, page 114)

 

‘Haïm qui sait

Il y avait, à Lyozna, un homme que l’on appelait ‘Haïm « qui sait ». Cet homme était pauvre et il souffrait de nombreux maux. Son épouse était mauvaise et lui rendait la vie amère, mais lui était toujours joyeux et enthousiaste. A propos de tout ce qui parvenait à ses oreilles, il disait : « Je sais le faire ».

Une fois, il entendit une explication de l’Admour Hazaken selon laquelle l’expression : « on la fait jurer d’être un Tsaddik » signifie que l’on rassasie l’âme des forces nécessaires pour atteindre cet objectif. Il dit alors : « Je sais le faire. Rien ne m’en empêche. »
Lorsque le mauvais penchant lui demandait : « Comment y parviendrais-tu, dans ta situation ? »,
Il répondait : « Je sais tout faire. »
C’est pour cette raison qu’on l’appelait ‘Haïm « qui sait ».

En vérité, chacun peut en dire de même, y compris l’homme simple qui ne sait pas étudier la Torah, qui ne comprend même pas le sens des mots, qui sait seulement lire les mots : « Heureux l’homme qui… ». Lui aussi peut y parvenir, y compris par ses forces révélées et, plus encore, par la perfection de son âme. Car, chacun possède toutes les forces nécessaires, même si celles-ci sont cachées. C’est pour cela qu’un homme simple peut avoir un fils Tsaddik et sage, comme on le sait.

En effet, en l’essence de son âme, chacun possède toutes les forces et tous les sens. Mais, ceux-ci restent cachés et un effort est nécessaire pour les révéler. Ainsi, chaque Juif peut tout faire, mais encore faut-il le vouloir ! (Discours du Rabbi Rayats, Sefer Ha Si’hot 5701-1941, page 115)

La joie de la soumission

Les ‘Hassidim âgés, il y a une cinquantaine d’années, rapportaient, en se plaignant, ce qu’ils avaient entendu des ‘Hassidim qui étaient eux-mêmes âgés à leur époque, d’après les explications de Torah données par le Rabbi. Durant les premières années, quand l’Admour Hazaken a fondé ce que l’on appelait alors les ‘Hadarim, avec des élèves possédant de grandes aptitudes intellectuelles et d’immenses connaissances, il leur donna l’explication suivante, concise et incisive, avec une flamme froide et un court mot d’explication. Voici son commentaire :
« Servez D.ieu dans la joie » : dans le service de D.ieu, il y a deux formes d’amertume du passé et de joie en l’effort de soumission, pour l’avenir. Ainsi, un commerçant, aussi riche qu’il puisse être, multipliera les efforts, avec beaucoup d’abnégation, pendant les jours longs et chauds de l’été comme pendant les jours froids et neigeux de l’hiver. Le don qu’il fera de sa personne sera toujours le même. Il doit donc en être de même pour le service de D.ieu, pour l’effort de soumission envers Lui, y compris dans les situations les plus difficiles. Il est nécessaire de ressentir une joie de l’esprit, parce que l’on a le mérite d’être un serviteur de D.ieu. (Discours du Rabbi Rayats, Sefer Ha Si’hot 5708-1948, page 250)

Lumière de la vérité

Lorsque le saint Rabbi Mena’hem Na’houm de Tchernobyl quitta ce monde, Reb Pin’has, le père de Reb Lévi Its’hak le conteur, s’attacha au saint Rabbi Morde’haï de Tchernobyl et il devint l’un de ses disciples les plus proches. Quand un enfant du saint Rabbi Morde’haï épousa un enfant de l’Admour Haémtsahi, la date du mariage venue, Reb Pin’has fut l’un de ceux qui accompagnèrent le saint Rabbi Morde’haï au mariage, devant être célébré dans la ville de Jlobine.

Reb Pin’has raconta ceci à Reb Lévi Its’hak, son fils : « A l’époque, on admettait, dans notre région, que les lituaniens, pour la plupart, y compris ceux qui étaient des ‘Hassidim, pratiquaient l’ascétisme. Ils multipliaient les jeûnes et les mortifications, marchaient dans la rue avec un foulard couvrant leur visage afin de ne pas voir plus loin que les quatre coudées qui les entouraient. J’ai vu le Rabbi des lituaniens, mais lui-même ne donne aucune indication sur ce que font ses ‘Hassidim. Quand nous sommes arrivés à Jlobine, j’ai pu constater que les ‘Hassidim sont des hommes comme nous. Certains d’entre eux sont très joyeux. Cela me semblait étrange et j’ai donc interrogé le Rabbi : ‘Vos disciples sont érudits et ils craignent D.ieu. Ils connaissent de nombreuses explications de ‘Hassidout, car ils ont multiplié les efforts pour les étudier et s’y investir. En revanche, d’où émane leur joie ? Car, ils sont effectivement très joyeux !’.

Le Rabbi m’a répondu ceci : ‘La joie des ‘Hassidim émane de la Lumière de la Vérité. Ils savent ce qu’ils doivent être et ils savent ce qui ne va pas.’
J’ai dit : ‘S’ils savent ce qui ne va pas, pourquoi sont-ils joyeux ?’.
Le Rabbi a répondu : ‘La connaissance de la maladie est la moitié de la guérison. On est donc joyeux parce que l’on sait comment guérir la maladie’. » (Discours du Rabbi Rayats, Sefer Ha Si’hot été 5700-1940, page 148)

 

Deux ‘Hassidim

Le ‘Hassid, Rav Avraham Ber de Babroysk a raconté qu’il y avait deux ‘Hassidim, dans cette ville, l’un qui pleurait facilement et l’autre qui était joyeux. Tous les deux servaient D.ieu profondément, en prolongeant leur prière. On demanda à Rav Avraham Ber comment ces deux formes du service de D.ieu pouvaient être à ce point opposées. Il répondit ceci :
« L’un est amer, car il médite à la source de son âme et à ce qu’elle est maintenant. C’est ce qui le rend amer. L’autre médite à ce que son âme est maintenant et à ce qu’elle sera plus tard, au fait que son devenir dépend de son service de D.ieu, à l’heure actuelle. C’est ce qui le rend joyeux. »

Le ‘Hassid, Rav Avraham Ber a expliqué que le service de D.ieu de l’homme qui est joyeux est le plus haut. Car, l’amertume est comme un traitement qui est efficace uniquement s’il est administré en le temps qui convient. En revanche, quand il est pris en permanence, il cesse de guérir et il n’a plus aucune utilité. Il n’en est pas de même, en revanche, pour le second, qui consiste à être toujours joyeux. Tout d’abord, la joie possède une qualité intrinsèque, celle d’ouvrir le cerveau et le cœur. A fortiori en est-il ainsi lorsque l’on se réjouit des révélations du monde futur. (Discours du Rabbi Rayats Sefer Ha Si’hot été 5700-1940, page 154)

Fautes et Mitsvot de la Torah

Le Rabbi, l’Admour Hazaken a dit ceci : « J’ai reçu de mon grand-père, notre maître le Baal Chem Tov, dont l’âme est en Eden, que la folie, non pas uniquement l’esprit de folie, mais bien la folie proprement dite, ce que les hommes appellent un homme qui n’est pas intelligent, la tristesse et la conscience de ses propres qualités sont, pour les ‘Hassidim, des fautes de la Torah. La sagesse, ce que les hommes appellent un homme qui est intelligent, la joie, obtenue en découvrant, en toute chose, un aspect favorable et réjouissant et l’empressement, dans la mesure, sont, pour les ‘Hassidim, des Mitsvot de la Torah. » (Discours du Rabbi Rayats, Sefer Ha Si’hot 5700-1940, page 52)

Joie de la délivrance

Non seulement la joie brise toutes les limites, y compris celles de l’exil, mais, en outre, elle possède une vertu particulière. Elle conduit vers la délivrance. (Discours du Rabbi, Chabbat Parchat Tétsé 5748-1988)

L’école « Pardes Day School », à Miami Beach, accueille le Chalia’h du Rabbi en Hongrie

L’école « Pardes Day School », à Miami Beach, accueille le Chalia’h du Rabbi en Hongrie

En préparation pour Youd Chevat, les élèves de l’école Pardess à Miami Beach ont eu le privilège d’entendre des histoires et des enseignements inspirants du Rav Barouh Oberlander, Chalia’h en chef en Hongrie.

Il a également surpris les élèves en leur disant que l’un de ses premiers étudiants à son Beth Habad était Morah Yéhoudit Herrmann, qui est leur professeur aujourd’hui !