על אדם להרבות באמירת אותיות התורה (לומר תהילים, לשנן משניות) – מתי והיכן שיכול, בכדי לחזק את קיום העולם, בכדי להציל את עצמו מחיבוט הקבר וכף-הקלע [=עונשים שלאחר המיתה], ולזכות לכל הגילויים הנעלים ביותר.
L’on doit réciter beaucoup de mots de la Torah, dire des Tehilim, répéter de la Michna quand et où on le peut. De cette manière, on renforce l’assise du monde, on se préserve du ‘Hibout Hakever et du Kaf Hakela et l’on mérite les plus hauts dévoilements divins.
Cette histoire est arrivée quand le Rabbi et le Rabbi précédent parlaient ensemble. C’étaient erev Chavouot, et la famille était dans la ville de Landerov pour la ‘hatounah de la Rebbetsen Sheina pendant Youd Sivan.
Le Rabbi précédent rencontra un porteur d’eau avec des seaux pleins d’eau. Il dit : « Quand on voit de l’eau, il faut dire : « Le Baal Chem Tov dit que l’eau est un siman Bera’ha ».
Dans une si’ha, le Rabbi explique qu’il ne suffit pas de dire « L’eau est un Siman Bera’ha », mais qu’il faut aussi ajouter ce que le Baal Chem Tov disait :
Une bera’ha peut venir de différentes façons. Elle peut être en spirituel, en matériel de façon à ce qu’on voit la bera’ha, ou de bien d’autres façons. Le Baal Chem Tov était connu pour ses bera’hot venant d’un très haut niveau spirituel, qu’on pouvait voir clairement se réaliser matériellement.
C’est pourquoi on dit que le Baal Chem Tov a expliqué que l’eau est « un siman beraha »: c’est « un siman bera’ha » de la façon dont le Baal Chem Tov donnait des bera’hot, afin que ce soit les plus hautes bera’hot et qu’on puisse les voir clairement !
HOUMACH – PARCHAT CHEMOT – SHVI’I AVEC RACHI
La souffrance des juifs en Egypte devient très intense. Hachem choisit Moché Rabbénou comme celui qui sortira le juifs de Galout.
Dans le Houmach d’aujourd’hui, nous apprendrons comment Moché commence sa Chlihout. Moché et Aharon vont à Paraoh, mais comme Hachem l’a dit, il n’écoute pas. Au lieu de cela, il traite les juifs de paresseux et les fait travailler beaucoup plus dur ! Moché se plaint à Hachem, et Hachem dit à Moché qu’il ne pourra pas entrer en Erets Israël.
Il était maintenant temps d’aller voir Paraoh et de lui dire de laisser partir les juifs. Même si les dirigeants du juifs étaient censés venir aussi, ils avaient peur et donc à la fin, seuls Moché et Aharon sont allés.
Ils ont dit à Paraoh de laisser partir les juifs et de servir Hachem dans le désert pendant quelques jours.
Paraoh dit : « Qui est Hachem ? Je ne Le connais pas, donc je n’ai pas à écouter.
Moché et Aharon ont dit à Paraoh que s’il ne laisse pas partir le juifs, il sera puni !
Paraoh a dit : « Vous essayez juste de faire en sorte que le juifs cesse de fonctionner ! Vous devez être paresseux, et ils doivent être paresseux. Retournez à ce que vous faites habituellement. Alors Paraoh a décidé de compliquer la tâche des juifs paresseux ! Il a dit qu’ils devaient maintenant obtenir leur PROPRE paille pour fabriquer des briques ! Alors ils cesseront d’être paresseux.
Maintenant, le travail était BEAUCOUP plus difficile pour les juifs ! Ils devaient se procurer leur propre paille et fabriquer suffisamment de briques ! Tous les juifs ont été punis par les égyptiens parce que c’était trop dur !
Dasan et Aviram ont vu Moché et Aharon près du palais et étaient très en colère contre eux pour avoir rendu les choses si difficiles.
Moché a demandé à Hachem : « Pourquoi rends-tu cela si difficile pour les juifs ? Je suis allé à Paraoh, et maintenant au lieu d’améliorer les choses, les choses sont pires pour les juifs !
Hachem n’était pas content que Moché posait des questions comme ça, et Il a dit à Moché qu’il n’irait pas en Erets Israël. Pourtant, il verrait comment, d’une main puissante, Hachem retirerait le juifs d’Egypte. Même si les juifs ne voulaient pas partir, Paraoh lui-même les enverrait dans leur Geulah !
TEHILIM 104 – 105
Dans les Tehilim d’aujourd’hui, nous avons un verset très intéressant : « Al Tig’u Bimeshi’hoï » — « Ne touchez pas à Mes oints.
Les Hahamim nous disent que l’une des choses que « Meshi’hoï » (Mes oints) signifie, ce sont les enfants juifs.
Le Rabbi nous dit que se sont les enfants qui sont éduqués par la ‘Hassidout à notre époque sont appelés Meshichoï — quand vous les regardez, la première chose qu’ils vous vous rappellent est Machia’h !
Dans le Farbrengen de Simhat Torah 5752, le Rabbi a parlé très fortement de la façon dont les enfants sont appelés Meshichoï et de la Emouna pure et forte qu’ils ont dans la Geoulah.
TANYA – LIKOUTEI AMARIM PEREK 14
Dans le Tanya d’aujourd’hui, nous apprenons comment CHAQUE juif devrait essayer de devenir un beinoni !
Chaque personne peut se comporter comme un beinoni à tout moment. Car, qu’est-ce qu’un beinoni ? Ce n’est pas quelqu’un qui n’a pas de Yetser Hara. Un beinoni est quelqu’un qui a un Yetser Hara et pas de bons désirs, mais qui ne laissera pas son Yetser Hara prendre la direction de son corps et faire les mauvaises choses qu’il lui demande de faire !
Même lorsque le Yetser Hara propose de penser à des idées stupides, nous pouvons nous arrêter et penser à autre chose !
Comment s’arrêter ?
Le Alter Rebbe nous conseil ce à quoi nous pouvons réfléchir et nous dire, ce qui nous empêchera de faire une aveira. De cette façon, nous pourrons agir comme un beinoni à tout moment !
Nous devrions réfléchir à la façon dont nous sommes prêts à avoir même le Messirout Nefesh pour rester connecté à Hachem !
Voici ce que nous pouvons dire dans notre esprit :
« Je ne veux pas être séparé d’Hachem ne serait-ce qu’une seconde ! Je veux servir Hachem et être toujours connecté à Hachem. Tout le reste, aussi petit soit-il, sépare ma neshama d’Hachem. Je sais que vraiment tout le monde serait prêt à donner sa vie pour ne pas se séparer pas d’Hachem ! Même une personne qui laisse habituellement le Yetzer Hara être en charge demanderait également à Messirout Nefesh de ne pas faire quelque chose dont il SAIT qu’il le séparera de Hachem. La seule raison pour laquelle il laisse généralement son Yetzer Hara être en charge est à cause d’un Ruach Shtus, une pensée insensée qui dit que seuls les grands aveiros séparent un juif de Hachem, et que sa connexion à Hachem ne change pas en faisant un petit aveira.
« Mais je connais la vérité ! Je sais que CHAQUE aveira sépare un juif de Hachem ! Je ne veux pas être un imbécile comme lui, et chas veshalom perdre ma connexion avec Hachem pendant un certain temps en faisant cet aveira. Ça ne vaut pas le coup! »
En nous souvenant du Koa’h de Messirout Nefesh que chaque juif possède, cela nous donne le pouvoir d’agir comme un beinoni à tout moment !
Tout le monde ne peut pas aimer Hachem assez fort pour devenir un tsadik, c’est un cadeau spécial de Hachem… mais chacun de nous peut décider d’agir comme un beinoni à tout moment !
En nous disant que nous ne voulons pas et ne pouvons pas nous séparer d’Hachem, cela nous aidera à faire ce qu’il faut tout le temps !
SEFER HAMITSVOT – SHIOUR #241 – MITSVAS ASSEI #109
La mitsva d’aujourd’hui (Mitzvat Assei #109) est la même que celle d’hier – pour garder les hala’hot du Mikvé, où les gens et les Keilim peuvent devenir Tahor à partir de la plupart des types de Toumah.
Cette mitsva vient d’un verset de la Parachat Metsora : « Et il lava toute sa chair dans l’eau »
“La Torah que Moïse nous a ordonnée est l’héritage de la Communauté de Jacob” (Deut. 33:4)
C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.
Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un.
C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.
3 – Bé’hol BÉ’HOL DOR VADOR ‘HAYAV ADAM LIROT ETE ATSMO KE-ILOU HOU YATSA MIMITSRAYIM
“Dans chaque génération, il faut se considérer comme sorti soi-même d’Egypte.
Il y a quelques 3500 ans, Hachem nous a fait sortir d’Egypte. Il nous a fait passer de l’esclavage à la liberté. Et, si Hachem ne l’avait pas fait, nous serions encore des esclaves aujourd’hui. Aussi, chaque jour, nous remercions D.ieu de nous avoir libérés. Et, dans notre cœur, nous promettons d’utiliser notre liberté du mieux possible, comme les serviteurs choisis du Roi des rois.
4 – Kol Israël KOL ISRAEL YECH LAHEM ‘HÉLEK LÉOLAM HABA CHÉNÉÉMAR VÉAMÈ’H KOULAM TSADIKIM LÉOLAM YIRCHOU ARETS NÉTSER MATAAÏ MAASSÉ YADAÏ LEHITPAERE.
Tous les Juifs ont une part dans le monde futur, comme il est dit : « Dans Ton peuple, il n’y a que des Justes. Ils hériteront de la terre pour toujours. Ils sont le produit de Mes plantations, l’œuvre de Mes mains. Et, J’en suis fier. «
D.ieu est particulièrement fier de chaque Juif. Il nous a créés et Il prend soin de nous comme un jardinier prend soin d’une jeune plante. Et, comme nous grandissons, en étudiant Sa Torah, en faisant Ses Mitsvot extraordinaires, alors D.ieu nous prépare une place dans le Monde Futur, à côté d’Avraham, d’Its’hak, de Yaakov, de Moché, du roi David et de tous les grands hommes de notre histoire.
5 – Ki Karov KI KAROV ÉLÉ’HA HADAVAR MÉOD BÉFI’HA OUVILVAV’HA LAASSOTO.
Obéir à la Torah en paroles, en pensée et en action, tout cela est à ta portée.
Tu sais, la Torah n’est pas dans le ciel. Elle est ici, sur terre, toute proche, facile à étudier et à pratiquer. Elle est à ta portée, aussi proche que la synagogue du coin de la rue, aussi proche que le livre que je tiens dans la main ou la phrase de Torah que je connais par cœur, ou encore que le bonheur que je ressens au fond de moi. En fait, la Torah, c’est tout ce que je veux vraiment. C’est comme cela que Hachem m’a fait.
6 – Véhiné Hachem VÉHINÉ HACHEM NITSAV ALAV OUMELO KOL HAARETS KEVODO OUMAVIT ALAV OUVO’HEN KÉLAYOT VALEV IM OVDO KARAOUÏ.
D.ieu se tient au-dessus de lui, et toute la terre est pleine de Sa gloire. Il regarde au fond de son esprit et de son cœur pour voir s’il Le sert comme il convient.
Imagine que tu sois dans le palais d’un roi. Autour de toi, tout est magnifique : les pièces, les murs, les meubles. Des princes et des gouverneurs, habillés d’or et d’argent, se tiennent debout avec respect, attendant d’obéir à l’ordre du roi ou simplement de le voir. Imagine que tu passes au milieu d’eux et, tout à coup, tu te trouves devant le roi. Personne ne dit un mot. Comme tu approches, il te regarde avec un grand intérêt. Imagine l’effet que cela ferait ! Eh bien, c’est exactement ainsi que nous nous tenons à tout instant devant Hachem, le Roi du monde entier.
7 – Béréchit BERECHIT BARA ELO-HIM ETE HACHAMAYIM VEETE HAARETS.
D.ieu a créé tout l’univers : les cieux et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui y vit. C’est la toute première chose que la Torah nous dit. Aussi, si jamais nous avons peur du noir, de la tempête, du froid, des gens et si rien ne semble aller comme cela devrait, la Torah nous dit de ne pas en être effrayé. Hachem a créé l’univers et Il en prend soin. Et, Il nous a donné la Torah pour faire que les choses soient comme elles doivent être. La Torah nous dit ce que nous devons faire et comment nous pouvons rendre, la terre meilleure et plus sainte. Et quand D.ieu voit que nous nous conduisons bien, alors Il nous donne la réussite et Sa bénédiction.
Et tu enseigneras la Torah à tes enfants, et tu en parleras chez toi et en voyage, avant de te coucher et quand tu te lèveras.
La Torah s’adresse à nos parents. Elle leur dit : « Papa, maman, enseignez-moi à vos enfants. Je veux qu’ils connaissent mes saints mots ». Nous aussi, il faut que nous disions à nos parents : « Papa, maman, faites la meilleure chose que vous puissiez faire pour moi: apprenez-moi la Torah. Apprenez-moi les phrases de la Torah avec soin jusqu’à ce que je m’en souvienne toujours, à la maison ou sur le chemin, en allant dormir ou en me levant ». Si nous le demandons du fond du cœur, de la manière que l’on utilise pour demander les choses que l’on veut vraiment, nos parents nous écouteront. Ils nous enverront dans une colonie de vacances dirigée selon la Torah et dans une école où nous apprendrons la Torah, les Mitsvot et tout le Judaïsme.
9 – Yagati YAGATI VÉLO MATSATI AL TAAMINE. LO YAGATI OUMATSATI AL TAAMINE. YAGATI OUMATSATI TAAMINE.
Si l’on te dit: « j’ai travaillé dur, mais je n’ai pas réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit: « je n’ai pas travaillé dur, mais j’ai réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit : « j’ai travaillé dur et j’ai réussi », tu peux le croire.
S’il arrive qu’un jour on n’agisse pas exactement comme il faudrait et que l’on ne se sente pas assez fort pour continuer d’étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot, alors il faudra se souvenir de la promesse de Hachem : Si nous essayons encore et encore plus, le mieux possible, alors finalement nous réussirons. Et ce que nous obtiendrons à ce moment-là dépassera tout ce que nous avions imaginé.
Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.
Quand nous travaillons dur pour nous améliorer, il ne faut pas oublier nos amis et nos voisins. Comme l’a dit Rabbi Akiva, il faut aimer son prochain exactement comme on s’aime soi-même. C’est le plus important de tout ce que nous apprenons. Aussi, si nous avons la chance d’étudier la Torah, nous devons travailler dur pour aider nos amis juifs à la pratiquer eux aussi.
11 – Vézé VÉZÉH KOL HAADAM VÉTA’HLIT BRIATO OUVRIAT KOL HAOLAMOT ÉLYONIM VETA’HTONIM LIHYOT LO ITBARE’H DIRA BETA’HTONIME.
Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.
Pourquoi D.ieu a-t-il créé chacun d’entre nous et l’univers tout entier ? Pour qu’en respectant la Torah et les Mitsvot, nous puissions faire de nous-mêmes, de nos maisons et du monde qui nous entoure un endroit où D.ieu puisse résider, un endroit où Il vivra exactement comme nous vivons dans nos maisons
12 – Yisma’h Israël YISMA’H ISRAEL BÉOSSAV PÉROUCH CHÉKOL MI CHÉHOU MIZÉRA ISRAEL YECH LO LISMOA’H BESIM’HAT HACHEM ACHER SAS VÉSAMEA’H BÉDIRATO BÉTA’HTONIM.
« Les Juifs doivent se réjouir de leur Créateur ».Cela signifiqe que chaque Juif doit partager la joie de D.ieu, qui est heureux de Sa demeure dans ce monde.
Chaque Juif, quoi qu’il ait étudié jusqu’à présent, où qu’il ait vécu jusqu’ici, reste toujours un membre de notre peuple. Et il doit être heureux et fier que Hachem lui ait donné la plus grande mission du Monde : faire une Maison où D.ieu puisse habiter.
Le ‘côté de la Sainteté’ et ‘l’autre côté de la Sainteté’ :
Par Sa Parole Hachem créé et maintient en vie à chaque instant tous les êtres de Sa Création. Sans la Parole d’Hachem Sa Création retournerait au néant, c’est pourquoi il est dit que ‘Sa Parole demeure éternellement dans le ciel’. Cependant il y a une différence entre la vitalité que D.ieu dispense à ceux qui accomplissent Sa Volonté et la vitalité que D.ieu dispense à ceux qui se trouvent de ‘l’autre côté de la Sainteté’. Ainsi, ceux qui se trouvent du côté de la Sainteté, qui pensent parlent et agissent conformément à la Volonté de D.ieu reçoivent leur vitalité de la ‘Face’ de D.ieu, c’est à dire que L’Eternel leur donne leur vitalité avec amour, de Sa Volonté profonde et intérieure.
A l’opposé, lorsqu’il s’agit des ‘Klipoth’, lesquelles représentent ‘l’autre côté de la Sainteté’, Hachem leur accorde leur vitalité à contre cœur, non pas de sa Volonté profonde et véritable mais ‘comme une chose que l’on donne en la jetant par-dessus son épaule et en détournant son regard’.
Les trois Klipoth-ha-tméoth (littéralement : les trois Klipoth totalement impures) désignent le niveau le plus bas de l’impureté et ne possèdent aucun bien à la différence de Klipat-Noga qui est un mélange de bien et de mal. Les aliments interdits et de même les pensées les paroles et les actes sur des sujets interdits reçoivent leur vitalité des trois Klipoth-ha-tméoth.
L’expression ‘Yénikat-ha-hitsonim’ désigne le fait que toutes les Klipoth reçoivent leur vitalité (‘à contre cœur’) de la Sainteté. Dans ce cas la Saintete Se trouve en exil à l’intérieur des Klipoth.
L’objectif de Rabbi Elazar-ben-Azaria :
Dans le Dvar Mal’hout le Rabbi rapporte une discussion entre la Maison de Chamaï et la Maison d’Hillel qui est la même discussion qui opposait Ben Zoma aux Sages, à savoir ‘s’il était possible d’agir dans une situation où il y a ‘Yénikat ha ‘hitsonim’, s’il est possible de transformer l’obscurité de l’exil.
A l’époque de Rabbi Elazar-ben-Azaria les avis étaient partagés. Rabban Gamliel était d’avis qu’à présent la possibilité n’est pas donnée à l’homme de raffiner et de purifier les trois Klipoth ha-tméoth. Selon Rabbin Gamliel le Tikoun (la réparation) des trois Klipoth ha-tméoth n’était possible qu’avec le dévoilement du Machia’h, lorsque ‘D.ieu effacera l’esprit d’impureté de la terre et que la mort sera avalée’ les Klipoth disparaîtront et l’étincelle divine qui les vivifiait sera alors libérée.
A ce sujet le Rabbi rapporte dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha l’attitude de Rabban Gamliel qui lorsqu’il était Nassi n’autorisait pas l’entrée dans la Maison d’étude ‘à tout élève dont le dedans n’est pas pareil à son dehors’. En d’autres termes, seuls ceux qui avaient atteint une parfaite intégrité dans leur service divin pouvaient entrer dans le Beït-ha-Midrache. Ce point de vue de Rabban Gamliel correspond avec le niveau de Sainteté des Temps futurs, lequel exclut tout ce qui est contraire à la Sainteté.
L’attitude de Rabbi Elazar-ben-Azaria s’opposait totalement à celle de Rabban Gamliel. Selon Rabbi Elazar-ben-Azaria, même dans l’obscurité d’un monde étroit et limité et où de nombreux voiles cachent la lumière divine, il est possible et nécessaire de raffiner et d’élever le monde, de ‘sortir d’Egypte’. C’est pour cette raison que Rabbi Elazar-ben- Azaria, lorsqu’il remplaça Rabban Gamliel et devint à son tour Nassi (Bra’hot, 28a) renvoya le gardien de la Yéchiva afin d’ouvrir l’accès de la Maison d’étude même ‘aux élèves dont le dedans n’est pas pareil à son dehors’.
Cette discussion entre les Sages revient à se demander si nous devons évoquer la sortie d’Egypte lors de la récitation du Chéma de la prière du soir, ou bien si cette obligation ne s’applique-t-elle seulement qu’en journée ?
Le Rabbi rapporte la déclaration de Rabbi Elazar-ben-Azaria selon laquelle il fallait évoquer la sortie d’Egypte également ‘pendant la nuit’, ainsi qu’il est dit :
‘Me voici comme âgé de 70 ans, et pourtant je n’ai pas eu le mérite de convaincre mes collègues de l’obligation de faire mention la nuit également de la sortie d’Egypte, jusqu’à ce que Ben Zoma l’ai déduit de ce verset (Deutéronome, 12, 6) : Afin que tu te souviennes du jour où tu es sorti d’Egypte tous les jours de ta vie. ‘Tous les jours de ta vie’ vient inclure les nuits, et selon d’autres Sages ‘les jours de ta vie’ se réfère au devoir de mentionner la sortie d’Egypte de nos jours, et ‘tous les jours de ta vie’ vient inclure les Temps messianiques’ (Brakhot, 28a).
Le ‘Hidouch de Ben-Zoma est que ‘nous devons également faire mention de la ‘sortie d’Egypte pendant la nuit’. Cela signifie que même pendant la nuit et dans la plus grande obscurité spirituelle de l’exil, il est possible et il est même nécessaire de ‘sortir d’Egypte’ contrairement à tous ceux qui pensaient que seule la venue du Machia’h pouvait mettre un terme au règne des Klipoth, car selon eux la majorité des hommes ne possédait pas la force de ‘raffiner les nuits’.
A partir de l’histoire de la Guémara sur l’ouverture de la Maison d’étude, le Rabbi met en évidence que Rabbi Elazar-ben-Azaria ouvrit la porte de la Yéchiva à des élèves qui n’avaient pas encore atteint une parfaite intégrité dans leurs services divins. Permettre à ces élèves d’étudier dans le but de se raffiner et de se transformer nous montre qu’il est possible de ‘raffiner les nuits’ : même pendant la nuit et dans la plus grande obscurité spirituelle il est possible et il est même nécessaire de ‘sortir d’Egypte.
Sortir de ‘l’Egypte de la Sainteté’ :
Le nom ‘Mitsraim’, ‘Egypte’, vient du mot ‘Metsarim’ qui signifie ‘Limites’. Nous devons continuellement ‘sortir d’Egypte’ c’est à dire de nos propres limites, et c’est pourquoi Rabbi Elazar-ben-Azaria ne limita pas l’entrée de la Yéchiva seulement à ceux qui avaient déjà un niveau spirituel élevé.
‘Sortir d’Egypte’ signifie donc que l’on doit sortir de toutes les limites, qu’il s’agisse des limites que nous impose le ‘jour’ ou qu’il s’agisse des limites que nous impose la ‘nuit’.
De façon générale ‘sortir d’Egypte’ signifie sortir des limites qui nous empêchent de servir D.ieu mais de manière plus profonde ‘sortir d’Egypte’ signifie que l’on sort des limites et des obstacles qui existent dans la Sainteté elle-même et cela au point de sortir des limites du monde d’Atsilout, car comme le souligne le Rabbi, Atsilout est lui-même un ‘monde’ et de ce fait malgré sa grandeur il est lui-même limité.
Le Rabbi nous donne à chaque instant la possibilité de sortir de nos propres limites, et si nous savons saisir cette opportunité nous pouvons nous élever sans cesse de prodiges en prodiges et de manière illimitée, au-delà des ‘jours’ et des ‘nuits’. ‘Sortir de l’Egypte de la Kédoucha’.
Au sujet du premier verset du livre de Chemot, d’après lequel il est dit (Chemot,1,1) : ‘Et voici les noms des enfants d’Israël qui viennent en Egypte avec Yaakov’, le Rabbi souligne que ce verset emploie le temps présent. Il est écrit en effet que les enfants d’Israël « viennent en Egypte » mais non pas qu’ils ‘sont venus en Egypte’. L’explication du Rabbi est qu’un Juif ne doit jamais se lier à l’obscurité de l’Egypte. Il doit donc toujours se rapporter à l’enseignement de l’Admour Hazaken d’après lequel ‘chaque jour il doit se voir lui-même comme s’il entrait aujourd’hui en Egypte’.
Pour sortir d’Egypte il faut d’abord être en Egypte. De fait, nous devons ressentir qu’aujourd’hui nous entrons en Egypte, et qu’aujourd’hui nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour en sortir.
De cette façon, nous parvenons à dominer l’obscurité de l’exil. Penser qu’aujourd’hui nous entrons en Egypte signifie qu’hier nous sommes parvenus à nous libérer, et qu’aujourd’hui aussi nous parviendrons également à nous libérer. De cette façon l’exil n’a jamais d’emprise sur nous-même car jamais nous ne lui donnons le temps et la possibilité d’agir contre nous. Ainsi, ‘ne jamais nous lier à l’obscurité de l’Egypte’ signifie que nous devons toujours chercher à atteindre un niveau supérieur de Kédoucha car rester au même niveau même s’il s’agit d’un niveau de Kédoucha signifie que l’on est toujours lié à l’obscurité.
Par ailleurs, le Rabbi précise qu’il existe quelques rares possibilités d’élever vers la Sainteté une chose qui tire sa vitalité des trois klipoth-ha-tméoth. L’une d’entre-elles vient de la Téchouva que l’on fait par amour, car alors ‘nos péchés deviennent des mérites’.
Une personne ‘noyée’ dans les trois klipoth-ha-tméoth fera Téchouva en éprouvant une très grande soif de se lier à D.ieu. Or, ces trois klipoth-ha-tméoth dans lesquelles cette personne s’était perdue lui ont permis d’éprouver la soif du Divin. L’élévation de ces trois Klipoth résulte donc du fait qu’elles ont amené cet homme à une Téchouva accomplie avec amour. Ce n’est le cas du cas d’une simple Téchouva (dénuée d’amour) car celle-ci ne permet pas de dégager l’étincelle divine qui est emprisonnée dans la Klipa.
Le Rabbi nous donne dans le Dvar Mal’hout deux autres exemples parmi les possibilités qui nous sont données pour élever vers la Sainteté une chose qui tire sa vitalité des trois klipoth-ha-tméoth. Le premier exemple, lorsque nous permettons à un Juif, du fait d’un danger dans lequel il se trouve, de manger un aliment qui est ordinairement interdit. Le second exemple est celui du converti qui avant sa conversion recevait sa vitalité des trois klipoth-ha-tméoth, et qui élève avec lui au moment de sa conversion l’étincelle divine qui était prisonnière de ces klipoth.
Une histoire en guise de ‘Résumé’
Un Hassid ‘Habad qui vit à présent en Amérique du nord raconta qu’il était né en Israël et que vers l’âge de 20 ans il partit vivre à Montréal. Il était Artiste, mais la vie d’Artiste est loin d’être facile et il connut assez rapidement une chute spirituelle et matérielle face à laquelle il dut faire face avec beaucoup de difficultés. Grâce à D.ieu il fit la rencontre d’un Chalia’h du Rabbi. Le Chalia’h l’accueillit dans son Beïth-‘Habad et lui ménagea un endroit où il put installer ses affaires, manger et dormir. Mais plus encore que cela, le Chalia’h initia le jeune homme à la Prière, à l’étude de la Torah et à l’accomplissement des Mitsvoth. Peu à peu ce jeune homme, au départ totalement désemparé, se transforma dans la chaleur de l’univers de la ‘Hassidout. L’étude de la partie profonde de la Torah réveilla la force de l’Essence de son âme et il commença une nouvelle vie sous la colonne de lumière de la Torah et des Commandements divins. Il vivait dans le Beïth-Habad sous lq bienveillance du Chalia’h et tout naturellement il finit par se rendre au 770 Eastern-Parkway, au siège du mouvement ‘Habad et il y rencontra le Rabbi.
Sa rencontre avec le Rabbi fut une source de Bénédictions. Pendant les années qui suivirent il fonda une famille dans une Maison Juive en respectant scrupuleusement les Lois de la Torah, dans une ambiance hassidique, pleine de sens et de profondeur. Il prospéra au-delà de toute attente car non seulement il vécut de son Art mais il pouvait également se permettre de recevoir de très nombreux invités le jour du Chabbat. Il n’oublia cependant jamais toute la bonté et toute l’attention que le Chalia’h avait manifesté à son égard quand il arriva au Canada. A présent, il faisait son possible pour recevoir ses invités du mieux qu’il pouvait. Il prenait toujours soin de les servir lui-même et veillait à satisfaire tous leurs désirs, qu’ils soient spirituels ou matériels.
Un jour pourtant, alors qu’il s’investissait avec ardeur pour s’occuper de ses invités de mauvaises pensées l’assaillirent tout d’un coup. La voix du mauvais penchant résonnait dans sa tête, lui disait que ses invités exagéraient, qu’ils abusaient de sa bonté et de sa gentillesse et qu’il avait mieux à faire que de les servir. Ces gens ne méritaient pas tant d’efforts et d’attentions de sa part. Il ferait mieux de cesser d’accomplir cette Mitsvah et profiter lui-même du repos du Chabbat.
Le ‘Hassid s’arrêta alors de raconter son histoire et me regarda droit dans les yeux. Puis après un silence qui en disait long, il reprit le cours de son histoire et me dit les mots suivants : ‘Grâce à D.ieu, je repris mes esprits, et j’ai pensé que j’étais arrivé à un tournant décisif. Certes, jusqu’à présent j’avais accompli la Mitsvah de recevoir des invites du mieux possible mais à présent je me trouvais au bord de mes propres limites. J’ai alors pensé que maintenant, alors que j’étais au bout de mes forces, maintenant précisément, commence pour moi la Mitsvah de recevoir mes invités !’
« C’est grandiose ! ». Voici ce que nous avons entendu de la bouche de tous ceux qui ont participé ce dimanche au Gala en faveur de la Yechiva Loubavitch de Cergy.
Une petite Yechiva, située près de Paris et qui accueille 28 étudiants ainsi que leurs professeurs expérimentés et dévoués pour aider leurs élèves dans leur étude et leur développement.
Une cinquantaine de personnes s’étaient inscrites pour ce Gala qui s’est déroulé dans un hôtel parisien. Quelle ne fut pas la surprise des organisateurs quand les gens se mirent à affluer, pour assister à cette soirée. Peu de publicité, mais la renommée de la Yechiva s’était d’elle-même déjà répandue assez loin au point que tous voulaient prendre part à sa réussite : environ 120 personnes étaient présentes et l’enthousiasme pétillait dans leurs yeux. Ce fut en soi un spectacle extraordinaire.
Le présentateur, Rav Hillel Chiche, relata les qualités de la Yechiva : le haut niveau d’étude et le zèle des élèves. Il demanda à chacun d’ouvrir son cœur et son porte-monnaie afin de participer à l’achat d’un nouveau bâtiment, évalué à 340 000 €. Pour cela, chacun fut invité à acheter des mètres carrés d’une valeur de 3 400 €.
Espérant ne récolter qu’une partie, les organisateurs ne pouvaient imaginer que, dès les premières minutes, des dizaines de mètres carrés seraient déjà vendus.
Le Rav Yossef Ist’hak Pevzner, directeur des Institutions Sinaï, sut traduire son admiration dans son discours : il expliqua que ces derniers temps, il ne participait plus à ce genre de soirées, mais ici, il avait senti quelque chose de spécial, d’historique même ! Le dévouement de l’équipe pédagogique était si impressionnant que cette institution, qui avait commencé avec deux élèves, allait certainement devenir un des fleurons du réseau des Yechivot Loubavitch dans le monde.
Les donateurs furent profondément émus lorsqu’ils reçurent des pièces et des dollars qui avaient été distribués par le Rabbi.
La soirée se poursuivit avec la projection d’un clip vidéo montrant une journée à la Yechiva : le Roch Yechiva, Rav Yossef Its’hak Dawidowicz, le directeur spirituel, Rav Chmouël Lubecki et le directeur financier, Rav Mendel Dawidowicz exposèrent ce qui les avaient motivés à créer cette Yechiva en France, sa particularité unique à attirer des élèves au point que, malheureusement, on avait été obligé d’en refuser certains par manque de place.
Le Rav Binyamine Mergui, lui-même directeur de l’école Beth Hanna et dont les petits-enfants étudient dans cette structure, ne tarit pas d’éloges sur la véritable révolution engendrée par cette Yechiva qui « produit » des jeunes gens ‘hassidiques à tout point de vue.
Le traiteur, Yossi Bensoussan, a non seulement offert ce magnifique repas et couvert les frais de bouches de cette soirée, mais a lui-même acheté un mètre carré, sans essayer de cacher son émotion devant la réussite du développement de la Yechiva.
D.ieu merci, au cours de la soirée, et grâce la générosité de tous ceux qui ont répondu présent, le montant nécessaire pour l’achat du nouveau bâtiment a presque été récolté.
Le producteur de ce Gala, Rav Chlomo Ohayon, répéta que de véritables miracles s’étaient produits, que la bénédiction du Rabbi avait été évidente et que jamais il n’avait constaté un tel engouement pour une institution qui n’avait ouvert que deux ans auparavant.
Les directeurs de la Yechiva ont déclaré qu’ils pouvaient enfin respirer et se consacrer encore davantage au développement matériel et spirituel des élèves, le cœur plus léger, pour leur inculquer une véritable attitude ‘hassidique.
Oui, très bientôt, on pourra les présenter au Rabbi en déclarant : « voici les fruits que nous avons fait pousser ! »
En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30 +33 0756753993 – code : 33 41 593# ET SUR RADIO HASSIDOUT RADIO HASSIDOUT
Chemot – « Fils aîné » ou « petit enfant » de D.ieu ? Source : Likouté Si’hot volume 21, troisième Si’ha sur Chemot
MEKOROT
1 – Sommes-nous comparés au « fils aîné » ou au « jeune enfant » de D.ieu ?
Chemot 4, 22 : …Ainsi parle D.ieu : « Israël est le premier-né de Mes fils » (Dans le sens de « grandeur » – Rachi).
…A quoi cela ressemble-t-il ? A un roi qui avait plusieurs enfants et qui aimait le plus petit, plus que tous ; …ainsi, D.ieu affirme : « De toutes les Nations que J’ai créé, Je n’aime qu’Israël », ainsi qu’il est dit : « Car Israël est jeune et Je le prends en affection » (Osée 11, 1). Midrach Devarim Rabba 5, 7
2 – L’amour intrinsèque est plus ressenti envers un enfant en bas âge, avant le développement de ses qualités.
L’amour qu’un père porte pour son fils adulte, développé intellectuellement et émotionnellement, ne sera pas toujours lié au fait qu’il est son fils ; il peut aussi l’aimer du fait de ses qualités. Par contre, l’amour qu’un père porte envers son fils en bas âge est un amour intrinsèque, car le fils n’a pas la maturité intellectuelle ou émotionnelle. Bien plus, le fait que cet enfant écoute son père et le respecte n’est pas lié à une qualité du fils, mais plutôt à son essence : car il ressent que c’est son père, et son père l’aimera donc tout autant. Ma’amar Ki Na’ar Israël 5666
3 – Deux types d’amour que D.ieu porte à Israël : l’amour rationnel d’un enfant mûr et l’amour irrationnel porté à un bébé.
L’amour intrinsèque que les parents portent à leurs enfants découle de l’amour intrinsèque que D.ieu porte à Israël, comportant aussi deux niveaux : Lorsque le peuple d’Israël sert D.ieu, et que leur qualité envers les autres nations est apparente, l’amour que D.ieu leur porte est rationnel, à l’image de l’amour d’un père envers son fils adulte. Cependant, il y a également l’amour intrinsèque que D.ieu porte aux enfants d’Israël, qui sont « une partie de Lui, littéralement » (Tanya ch. 2), à l’image de l’amour qu’un père porte à son petit enfant.
De même qu’un père ne [punit] pas son bébé qui a fauté, parce qu’il est petit, …aussi, quand le peuple d’Israël faute [même] par inadvertance, D.ieu les considère comme un « bébé », ainsi qu’il est dit : « Car Israël est jeune et Je le prends en affection etc. » (Osée 11, 1). Agadat Berechit ch. 5
4 – En servant D.ieu par soumission, comme un enfant, on éveille l’amour intrinsèque de D.ieu envers Israël.
Lorsque l’homme ressent ses qualités : celles de ressentir le divin, d’aimer D.ieu et de Le craindre etc., et que ce ressenti s’exprime clairement chez l’homme – l’amour que D.ieu portera à cet ce dernier sera également rationnel, un amour qui occultera l’amour intrinsèque que D.ieu lui porte. Par contre, lorsque le Juif se ressent comme un « petit », qu’il ne prend pas en compte ses nombreuses qualités et qu’il se considère comme un « bébé » qui n’a aucune qualité exprimée – un tel homme aura un service divin irrationnel, qui se pratiquera par la soumission, exactement comme l’enfant en bas âge qui est soumis par nature, et cela éveillera l’expression de l’amour intrinsèque que D.ieu porte au peuple d’Israël.
5 – La progression spirituelle d’un Juif doit le conduire à introduire la soumission dans tous les aspects de son être.
Le service divin rationnel et émotionnel d’un Juif n’est pas à l’opposé de sa soumission envers D.ieu, que D.ieu nous en préserve ; au contraire : ce service divin est le résultat et la continuité de la soumission ! Le fait même qu’un Juif se fatigue pour que son intellect comprenne la Sagesse divine, qu’il ait par ses émotions une vitalité et un plaisir dans la Torah et dans les Mitsvot – tout cela provient du fait qu’il s’agit de la Volonté divine et que l’homme se soumet à cette Volonté dans tous les domaines ! La soumission intègre tout son être, toutes ses facultés – ainsi, ses qualités « accentuent » l’expression de son amour intrinsèque.
6 – L’exemple du traité « Bera’hot » : Pour être qualifié de « bâtisseur de D.ieu », il faut d’abord être Son « fils », soumis.
« Le début de la sagesse, c’est la crainte de D.ieu » (Psaumes 111, 10) : c’est pourquoi nos saints maîtres ont commencé les ordres de la Michna par ce qui évoqué l’unicité de D.ieu, l’acceptation de Sa souveraineté, du joug de la Torah et des Mitsvot [par la lecture du « Chema »]. Piské Riaz Bera’hot ch. 1 (Rabbi Yecha’ya Ditrani)
Les Sages ne connaissaient aucun répit, dans ce monde-ci et dans le monde à venir, ainsi qu’il est dit : « Ils avancent de puissance en puissance, pour paraître devant D.ieu à Sion » (Psaumes 84, 8). …Les Sages intensifient la paix dans le monde, ainsi qu’il est dit: « Tous tes enfants seront les apprentis de D.ieu ; grande sera la concorde de tes enfants » : ne lis pas « tes enfants (Banaï’h) » mais lis plutôt « tes bâtisseurs (Bonaï’h) ». Guemara Bera’hot 64a
Les Sages ne peuvent être « bâtisseurs » et intensificateurs de paix dans le monde que lorsqu’ils étudient comme des « enfants »; or, la qualité d’un enfant est surtout celle d’un petit enfant, ce qui signifie que l’étude doit être dans un esprit de « petitesse » et de soumission : tout doit être unifié avec la divinité.
7 – Le lien naturel et profond et « l’enfance », « l’apprentissage » et l’absence de répit : « de puissance en puissance » !
Un enfant s’interroge et s’intéresse sur tout ce qui l’entoure – il veut toujours savoir le « quoi » et le « pourquoi ». Bien plus, la qualité des Sages « qui n’ont pas de répit, de puissance en puissance » est clairement apparente chez les enfants en bas âge. Un enfant en bonne santé ne se repose pas et ne reste pas longtemps au même endroit, il bouge constamment et cherche diverses occupations : ceci est naturel chez lui. L’explication profonde de ce phénomène est la suivante : puisque la qualité « d’enfant » conduit à celle d’être « apprenti de D.ieu », les facultés « d’apprentissage » sont présentes chez les « enfants » au sens littéral. Ainsi, « l’enfance » est plus développée chez les enfants en bas âge, l’« apprentissage » est aussi plus apparent chez eux.
8 – Enseignement : La perfection des qualités humaines s’opère lorsque celles-ci expriment la soumission à D.ieu, dans tous les domaines !
Lorsqu’on souhaite exprimer l’amour intrinsèque, en tant que tel, que D.ieu porte à Israël, on emploie la parabole de l’amour d’un père à son enfant en bas âge, car cet amour est naturellement plus ressenti chez un tel enfant. Par contre, lorsque souhaite exprimer l’essence du peuple juif, on emploie l’appellation « Mon fils aîné » qui, à l’image du verset « tes enfants seront les apprentis de D.ieu », indique la qualité « d’enfant » qui intègre entièrement le peuple d’Israël, dans tous les détails : la perfection de leur qualité intrinsèque !
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que vous avez du mal à faire dominer votre cœur par votre cerveau.
Vous êtes émotif, pour ce qui est important comme pour ce qui est secondaire.
Une telle situation est possible quand la foi en la divine Providence est uniquement superficielle.
En effet, dès qu’on parvient à l’intérioriser, il est clair qu’il n’y a plus lieu de s’émouvoir, comme l’affirme Iguéret Ha Kodech, au chapitre 25. Il serait bon de graver en votre esprit ce que dit le début du chapitre 41 du Tanya, jusqu’à la page 56b, aux mots “ devant le roi ”. Quand vous sentirez l’émotion s’emparer de vous, vous réfléchirez à ce passage ou même vous le réciterez.
Vous gardez sûrement les trois études de ‘Hitat, ‘Houmach, Tehilim et Tanya et vous ne vous imposez pas de trop nombreux bilans moraux.
En effet, “ D.ieu fit l’homme droit ” et celui-ci doit donc suivre le droit chemin, celui de notre sainte Torah, l’étudier avec ardeur et élan, accomplir ses Mitsvot de la meilleure façon, sans introduire sa propre interprétation du bilan moral ou du fonctionnement de l’âme.
Nos Sages affirment que “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”.
Puisse D.ieu faire qu’il en soit ainsi pour vous, de même que pour vos amis.
Source : Lettre 5678
À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout