Les deux jeunes étudiants de Yechiva Loubavitch échangèrent un regard interrogateur en lisant le nom affiché à la porte de cette maison : David O’Malley-Keyes. Ils hésitaient : que penser de ce nom ?
On était en été, pendant les vacances, période que les étudiants Loubavitch mettent à profit pour aider des Chlou’him (émissaires du Rabbi) dispersés aux quatre coins du monde. Sur leurs conseils, ils rendent visite à des petites communautés isolées ou même à des Juifs qui vivent dans des villages loin de tout. C’est ainsi que Lévi Levertov et Israël Teirtel se rendirent loin de New York pour assister les Chlou’him en Alaska, un territoire immense mais faiblement peuplé du fait de la rigueur de son climat. Cependant, quand on cherche bien, avec opiniâtreté, on trouve !
Ce jour-là, ils s’étaient rendus dans la localité de Big Lake, non loin de la ville de Wasilla où réside la famille du jeune Rav Menahem Mendel Greenberg (le fils du Grand Rabbin d’Alaska, le Chalia’hRav Yossef Its’hak Greenberg basé à Anchorage).
Dès son arrivée dans la ville, Rav Menachem Mendel avait entrepris toutes sortes de démarches pour localiser les Juifs qui ne figuraient pas sur les listes officielles de la communauté. Grâce à un véritable travail de fourmi, il avait ainsi réussi à trouver encore un Juif et encore un Juif : maintenant il bénéficiait de l’aide précieuse que lui apporteraient ces deux jeunes gens enthousiastes qui se mettraient eux aussi à contacter d’autres coreligionnaires.
Quand ils se décidèrent finalement à sonner à la porte, ils aperçurent un homme assis dans la cour tandis que, de l’intérieur de la maison, une voix s’exclamait : « Hé ! Regarde ! Des gens qui portent la Kippa ! ». En entendant ce mot, les deux jeunes gens se félicitèrent intérieurement de leur bonne intuition : ils avaient eu raison de sonner, ils ne s’étaient pas trompés d’adresse.
Une dame âgée leur ouvrit la porte ; ils demandèrent poliment la permission d’entrer pour faire connaissance mais elle leur suggéra plutôt de revenir une autre fois. Elle murmura : « Mon frère souffre d’une maladie incurable ; il est en phase terminale et, en ce moment, il ne peut vraiment recevoir personne ! Laissez-moi vos coordonnées et je vous contacterai plus tard ! »
Gênés, les deux jeunes gens s’apprêtèrent à lui obéir mais l’un d’entre eux insista et s’adressa directement au vieux monsieur malade : « Savez-vous ce que sont des Téfilines ? » – « Non ! répondit l’homme du fond de la pièce. » – « Avez-vous fêté votre Bar Mitsva à l’âge de treize ans ? continua le jeune étudiant. » – « Non ! répondit l’homme dans un souffle. » – « Alors nous pourrions la célébrer maintenant ! proposa-t-il. Cela ne prendra que quelques minutes ! » – « Entrez ! »
David O’Malley-Keyes avait accepté la suggestion. Quand les deux jeunes gens entrèrent, ils ne purent que constater la gravité de son état. Le malade ne parvenait même plus à manger tout seul, sa sœur Julia devait le nourrir à la cuillère. Lévi et Israël s’approchèrent du lit pour mettre les Téfilines au malade. Quand ils enroulèrent la lanière autour de son bras, David ne cacha pas son émotion, son visage changea d’expression et, avec une grande concentration, il récita les mots du Chema Israël que lui soufflaient gentiment les deux jeunes gens, aussi émus que lui.
C’était la première fois de sa vie et David ressentait intensément l’importance du geste qu’on l’aidait à accomplir. Et, pour bien marquer la joie que représentait cette cérémonie, les deux jeunes gens se mirent à danser joyeusement autour du lit où gisait le «Bar Mitsva» qui ne pouvait s’empêcher de pleurer : de souffrance ou peut-être de joie…
« Tu te souviens, David », remarqua pensivement Julia, « tu avais souhaité prendre quelque chose avec toi dans le Monde Futur ? Voilà ! Tu as reçu ce que tu demandais ! »
Durant de longues minutes, David ne parvint pas à calmer son émotion.
« C’est vrai », reconnut-il en éclatant en sanglots. « Rien que pour cet instant, cela valait la peine que vous effectuiez ce long voyage depuis New York ! »
Quelques jours plus tard, David O’Malley-Keyes envoya une lettre de remerciements à ses deux jeunes visiteurs avec des photos qui avaient été prises lors de la «Bar Mitsva». Avec quelques mots en guise de légende : « Le plus beau jour de ma vie ! ».
Mais avant que les deux jeunes gens ne retournent à New York, Rav Greenberg organisa – pour les remercier – un « Chabbat plein » avec tous les Juifs de la région. Bien entendu, David O’Malley-Keyes et sa soeur Julia furent invités eux aussi. Malgré ses difficultés dues à sa maladie, David insista pour participer à cette grande réunion communautaire. Durant le repas qui se déroula dans une très bonne ambiance puisque tous étaient heureux de se retrouver « en famille », Rav Greenberg demanda à David d’adresser quelques mots à l’assistance. Celui-ci raconta alors brièvement sa vie et évoqua sa terrible maladie. Tous étaient bouleversés.
« Quand j’ai compris qu’il n’existait aucun remède à ma maladie, j’ai ressenti un besoin urgent de me procurer quelque chose du domaine de l’esprit avant de quitter ce monde. J’ai prié à ma façon, j’ai demandé à D.ieu qu’Il m’accorde un signe ! »
David O’Malley-Keyes sentait sa gorge se serrer et les participants sortaient leurs mouchoirs…
« C’est alors qu’un jour, on a frappé à ma porte. Ces deux jeunes gens extraordinaires étaient venus de loin, de New York afin de fêter ma Bar Mitsva ! Je n’ai aucun doute qu’ils m’ont été envoyés par D.ieu ! Je ressens que j’ai enfin retrouvé mes origines ! »
Inutile de préciser que personne ne resta insensible dans l’assistance ! Tous étaient bouleversés.
Les jours suivants, il était clair que David O’Malley-Keyes n’entendait pas en rester là. Il demanda qu’on vienne l’aider tous les jours à mettre les Téfilines et il éprouvait de la peine quand il fallait les enlever.
Mais sa situation ne faisait qu’empirer et Rav Greenberg décida qu’il serait judicieux d’aborder avec David la question délicate de son enterrement.
Curieux, David demanda à Rav Greenberg quelle était la position du judaïsme en ce qui concerne l’incinération :
« D.ieu préserve ! laissa échapper Rav Greenberg. Le corps d’un Juif est saint et il faut l’inhumer selon les lois et traditions, dans un cimetière juif ! »
-« Si c’est ainsi, je vais faire amender mon testament et demander à être enterré selon ma religion ! », promit David sans exiger davantage d’explications.
A l’approche des fêtes de la nouvelle année, David se rendit à Tacoma dans l’état de Washington, là où habitait sa fille. Rav Greenberg l’avait mis en relation avec le Chalia’h local, Rav Zalman Heber. David O’Malley-Keyes put prendre part aux offices de Roch Hachana et Yom Kippour. Il eut même le privilège et le mérite de tenir dans ses bras le rouleau de la Torah pendant qu’on sonnait du Choffar.
« J’ai souffert pendant quatre ans », expliqua-t-il à Rav Heber. « Je rêvais de pouvoir encore prendre part aux élections américaines mais maintenant je réalise quel était mon véritable souhait : me rapprocher de D.ieu ! »
Le vendredi 26 Tichri, voyant que David O’Malley-Keyes vivait ses derniers instants dans ce monde, Rav Heber revint lui rendre visite et conclure les préparatifs en vue de l’enterrement : « David ! Quelle sorte de discours funèbre désirez-vous que je prononce ? »
David réfléchit un instant puis déclara d’une voix étrangement ferme : « Annoncez qu’il n’est jamais trop tard d’être fier d’être juif ! »
Il avait beaucoup de mal à s’exprimer mais, au prix d’un grand effort, il ajouta : « Tant que mon âme sera en moi, je souhaite être le digne vecteur de la lumière divine ! Racontez mon histoire à quiconque veut l’entendre et cela procurera à mon âme une continuation même quand je ne serai plus là ! »
Le mardi 29 Tichri, David rendit son âme, purifiée et apaisée à son Créateur.
Puisse son souvenir être une bénédiction pour quiconque lira son histoire !
Alors que les joueurs et les fans se préparent pour la finale de la Coupe du Monde de la FIFA qui aura lieu ce week-end, les centres Habad autour du pays hôte se préparent à accueillir de nombreux israéliens.
Lubavitch.com
Au cours des quatre dernières semaines, environ un million de fans de football ont afflué en Russie. Parmi eux, il y a au moins dix mille Israéliens et beaucoup plus de Juifs de l’un des trente-deux pays concurrents. Les Batei Habad dans et autour des zones ont entrepris une opération massive pour répondre à la demande.r
Le RavMordechai Weisberg , directeur de Habad-Loubavitch de Moscou, a rencontré le président de la FIFA Gianni Infantino à l’approche des Jeux. «Les gens affluent ici pour manger de la nourriture cachère, pour prier ou pour passer du temps avec d’autres fans juifs», dit-il.
Le centre communautaire juif de Moscou dispose d’un centre d’accueil multilingue dédié aux visiteurs et offre aux fans un choix de restaurants casher. En préparation pour les Jeux, ils ont ajouté un café en plein air avec de grands écrans pour les matchs. « Des centaines d’invités ont rejoint nos dîners de Chabbat et nous attendons au moins un millier d’israéliens et de juifs d’autres pays ce week-end à venir. »
Alberto Galante a voyagé de Miami avec son fils pour regarder son pays, le Mexique se qualifier pour les huitièmes de finale avant d’être battu par le Brésil. Il a visité le MJCC et aussi le centre Habad à Rostov. « C’était extraordinaire et édifiant. »a-t-il dit,
De même, une activité effrénée a eu lieu dans les Batei Habad des dix autres villes accueillant des jeux pendant ce tournoi. Avant le coup d’envoi des jeux le RavChaim Danziger , directeur du Beth Habad à Rostov a enregistré une vidéo accueillant les fans, qui a fait sensation sur les médias sociaux. Il a accueilli plus d’une centaine de personnes pour des dîners de Chabbat à sa synagogue, située en face de l’aréna de Rostov. « Cela a ete une grande inspiration pour les membres de notre communauté de voir des juifs non pratiquants engagés dans l’observance du Chabbat », dit-il.
De nombreux visiteurs ont également profité de leur séjour à Rostov pour visiter la tombe du cinquième Rabbi Loubavitch, Rabbi Chalom Dovber Schneerson.
À l’approche du week-end, des visiteurs comme Galante repartent avec une expérience juive enrichie. « Dans quel endroit autre que dans l’ex-URSS pourriez-vous rencontrer un homme de soixante-trois ans qui vient de fqire sq Brit-Milah? »
Rostov : Visite de la tombe de Rabbi Chalom Dov Ber Schnerson, 5eme Rabbi de Loubavitch
Une grande première pour les juifs de Kharkov, qui en l’espace d’une semaine ont été envahis de kedoucha par le Keren Elhanan Meir, crée à la mémoire du Rav Elhanan Meir Ladayov z »l.
Le Rav Yair Ladayov (Sarcelles) et son frère, Rav Nehemia Ladayov (Jerusalem) ont sillonné la ville de Kharakov et exploré chaque village un par un à la recherche de famille juives isolées, éloignées géographiquement et spirituellement.
C’est ainsi que plus de 800 mezouzot ont été fixées dans des centaines de foyers juifs, des dizaines de paires de tefillin, de tzitzis et de tallitot ont été distribuées gratuitement! De plus, de nombreux juifs se sont engagés à faire la Brit Milah.
Au cours des visites dans les familles juives parfois très tradives, ils ont pu constater la précarité dans laquelle vivent les juifs de Kharkov, et le manque de moyen qui les empechaient jusqu’à présent de se procurer des tefilines et mezouzote..
Le Rav Yair Ladayov a rapporté cette anecdote: « Quand je suis arrivé à l’aéroport de Kharkov, les douaniers m’ont arrêté et m’ont interrogé sur la grande quantité de photos du Rabbi que j’avais apporté avec moi, ils pensaient que c’était pour une activité commerciale, jai donc prétendu que l’homme sur la photo était mon père « . Ils ont regardé la photo puis m’ont observé et ont fait un signe de la tête, « Effectivement, il y a une grande ressemblance »
En plus des mezouzot, chacune des maisons que nous avons visité a reçu une grande photo du Rabbi.
Pendant les repas du Chabbat, les frères Ladayov ont passé de longues heures avec les Juifs locaux qui étaient fascinés par les histoires, les paroles de la Torah et les chants hassidiques.
Le chalia’h Rav Moshe Moskowitz, Grand Rabbin de Kharkov, a remercié les frères Ladayov de leur générosité et affirment qu’ils ont contribué de façon spectaculaire au renforcement du judaïsme dans la ville.
L’activité a été faite en mémoire du Rav ELhanan Meir ben Yair, et Yossef Shalom Ben Itshak Hay de mémoire bénie et éternelle.
A la fin de la lecture du quatrième livre de la Torah que nous lisons le Chabbat « Matot-Massé’, l’Assemblée dit d’une voix forte: « Hazak « Hazak vé Nit’hazèk’, ’Sois fort! Sois fort! Et puissions-nous être renforcés!’.
Rav Yaakov Abergel
Exprimer à trois reprises le désir d’être fort pour accomplir notre mission de faire de ce monde une demeure pour l’Essence divine, est l’occasion donnée au Rabbi de souligner l’importance et la signification du chiffre 3.
De fait, Le Chiffre 1 représente la Sainteté, telle qu’elle est et que rien ne vient perturber. Le chiffre2 représente une situation dans laquelle la Sainteté est opposée aux forces du mal, à « l’autre côté de la Sainteté » (« Sitra A’hara’). Enfin le chiffre 3 représente la victoire de l’homme sur les forces du mal.
Le Rabbi, décrit deux façons de vaincre le mal. La première est qualifiée comme étant une révélation « du haut vers le bas’. « Du haut..’, car il s’agit d’un dévoilement de la lumière divine,« ..vers le bas’, car cette lumière a pour effet d’éliminer le mal qui s’oppose à l’homme dans ce monde ici-bas.
La deuxième façon de vaincre le mal est un travail que le Rabbi qualifie comme étant « du bas vers le haut’, car il s’agit du travail personnel de l’homme lui-même, afin de faire tout ce qui est en son pouvoir pour raffiner le mal, et même pour parvenir à le transformer en bien.
L’avantage d’un dévoilement « du haut vers le bas » est qu’il s’agit du dévoilement d’une lumière illimitée, car celle-ci vient de D.ieu. Ce n’est pas le cas quand il s’agit du travail de l’homme qui est « du bas vers le haut’, car même si l’homme possède une âme divine, il demeure malgré tout soumis aux limites que lui imposent le corps et ce monde matériels.
Cependant, et c’est là le point central essentiel de cet enseignement du Rabbi, le travail réalisé par l’homme possède un avantage incontestable.
Certes, la lumière qui vient d’en-haut a pour effet de neutraliser le mal, mais il se peut que cet effet soit temporaire. Pour se débarasser totalement du mal, pour parvenir à le transformer, à « élever le mal vers le bien’, « du bas vers le haut’, l’action de l’homme est nécessaire.
Dans le discours « hassidique intitulé « Vé Atah Tètsavéh’, le Rabbi explique qu’il peut y avoir une situation dans laquelle un Juif agit durant une longue période en étant éclairé par une lumière divine(« du haut vers le bas’) qui le pousse à faire véritablement don de lui-même pour accomplir la Volonté de son Père qui est dans le ciel.
Il sera même prêt à renoncer à sa propre vie, si cela s’avère nécessaire pour préserver son Judaïsme. Dans ce cas, nul n’est besoin d’ajouter que le mal n’a aucune emprise sur lui, bien au contraire il agit au-delà de la raison et de l’intellect, avec une inébranlable détermination pour faire le bien et fuir le mal, afin de faire de ce monde une demeure pour D.ieu.
Cette lumière divine inspiratrice provient de l’Essence de son âme. Celle-ci se révèle aux forces de son âme, à son intellect et à ses émotions, et c’est pour cela qu’il parvient à faire don de lui-même,« Messirout néfèch’. Cependant, si cet éclairage divin venait à disparaître, il redeviendrait exactement ce qu’il était auparavant, avant de recevoir l’inspiration divine. C’est-à-dire qu’il retrouverait son intellect et ses sentiments dans leurs états naturels, sans que rien n’ait changé. De fait la force qui le poussait à agir au-delà de ses propres limites était comme une chose ajoutée à son état naturel.
Aussi, le Rabbi explique que l’éclairage divin, sans un travail personnel de l’homme, demeure insuffisant pour changer la nature des forces de l’âme. Ce changement n’est possible que si l’homme accomplit un travail « du bas vers le haut’.
La partie profonde de la Torah nous enseigne que seule l’Essence divine a le pouvoir de transformer le mal en bien (voir par exemple le recueil du Rabbi intitulé « Iniana chel Torat Ha Hassidout), et un Juif ne peut atteindre l’Essence divine que s’il réalise l’union entre la lumière divine qui vient d’en-haut, de l’Essence de son âme « qui est enracinnée dans l’Essence divine’, et la lumière qui vient d’en-bas, de son propre travail, au moyen de ses propres forces, des forces naturelles de son intellect, de ses sentiments, et de ses actes.
Ainsi, cet enseignement du discours « hassidique « Vé Atah Tètsavéh » s’accorde parfaitement au contenu profond du Dvar Mal’hout sur notre Paracha. Le Rabbi nous enseigne en effet que l’union des Parachiot « Matot-Massei » représente l’union de ces deux niveaux:
la Paracha « Matot » représente le dévoilement du haut vers le bas de la lumière divine, ainsi qu’il est écrit (30,2): « Ceci est le sujet que l”Eternel a ordonné…’, et la Paracha « Massei » représente le dévoilement du bas vers le haut de l’action et du travail de l’homme, ainsi qu’il est dit: « Ce sont les voyages des enfants d’Israël…’.
Nous n’avons pas toujours véritablement conscience du fait que nous ne sommes pas seul à agir dans notre vie lorsque nous accomplissons notre mission sacrée. Nous ne réalisons pas vraiment que la possibilité nous est donnée d’accéder à un niveau, que nous ne pourrions atteindre seul, car il s’agit de briser nos propres limites et d’atteindre l’illimité, en unifiant à la lumière de nos actes la lumière infinie de D.ieu.
Bien que les forces de l’âme de l’homme soient limitées, il n’en demeure pas moins que par son travail chaque Juif peut atteindre l’Essence. C’est-à-dire que la force illimitée de l’Essence divine s’unisse à ses propres forces.
Cela peut être comparé à la déclaration de l’Admour Hazaken dans le livre du Tanya, selon laquelle l’âme d’un Juste parfait peut descendre et se révéler dans le corps d’un Juif méritant, afin de l’élever au rang de Juste.
Dans le Dvar Mal’hout le Rabbi dévoile la définition du titre de notre Paracha. De manière profonde, le mot « Voyages’-« Massei » désigne l’action de se déraciner d’un état spirituel, pour atteindre un état supérieur et sans commune mesure avec l’état précédent. (De fait, le mot « voyage » n’est pas sans exprimer « la distance » qui sépare les forces de l’âme de l’Essence de l’âme, car celle-ci représente l’ultime point qui se situe au-delà de tous les détails, de toutes les formes).
Le travail nécessaire pour atteindre ce niveau supérieur, qui n’est autre que celui de l’Essence divine, est décrit par le Rabbi dans le discours « hassidique « Vé Atah Tètsavéh’. Ce travail est celui de« Katit lé Maor’. Un Juif doit dévoiler la partie la plus profonde de son âme. Le désir le plus profond qui vit au fond de son coeur. Il doit révéler ce cri qu’il ne cesse de pousser tout au fond de lui-même, qui n’est autre que l’expression du désir du dévoilement de D.ieu.
A l’évidence, apprendre à entendre ce cri, révéler ce désir dans ses pensées, ses paroles et ses actes, implique que le « hassid voyage dans le Wagon du Rabbi, ainsi qu’il l’a déclaré lui-même…’S’accrocher à la poignée du Wagon dans lequel voyage le Rabbi’, pour enfin atteindre l’Essence, avec la venue de notre Juste Machia’h, trés bientôt et de nos jours avec l’aide de D.ieu….
Devorah Leah a vécu dans la ville centrafricaine de Kinshasa, au Congo, pendant la plus grande partie de sa vie. Une vie bien différente, pourrait-on dire, des jeunes-filles hassidiques n’importe où ailleurs dans le monde.
Elle avait trois mois en 1991 quand ses parents, le Rav Shlomo et Miriam Bentolila, ont déménagé dans ce qui s’appelait alors le Zaïre pour fonder Chabad-Loubavitch d’Afrique centrale.
« L’Afrique c’est tout pour moi », dit Devorah Leah. « Les gens sont amicaux, la communauté juive est proche et sûre. Je me plais beaucoup ici. »
Elle se souvient de ce qu’on appelle parfois « la Seconde Guerre du Congo », en 1998, quand, à 7 ans, elle et sa famille ont pris le dernier avion du pays en août. « Je ne me souviens pas avoir eu peur, mais on pouvait sentir la tension dans le pays. Les rues étaient vides. «
Sa famille est retournée au Congo, mais a connu d’autres périodes d’instabilité par la suite. Néanmoins, en tant que Juive, elle n’a jamais eu peur. « Les Congolais sont très sympathiques et gentils. Ils aiment les Juifs et nous ont toujours respectés. Nous nous sentons à l’aise en tant que Juifs dans ce pays. »
Maintenant, avec son mari d’origine parisienne, le Rav Yerah Bensaïd, la jeune mère de deux enfants s’apprête à ouvrir le plus récent avant-poste de Habad -Loubavitch sur le continent.
Cette année, les Bensaïd s’installeront à Abidjan et établiront le Beth Habad de Côte d’Ivoire. Ce centre communautaire sera le septième centre permanent sous l’égide du Chabad de l’Afrique centrale, rejoignant les pays voisins du Ghana et du Nigeria. Un centre a ouvert ses portes en Ouganda à la fin de 2017 et un autre en Tanzanie plus tôt cette année.
Ironiquement, avec un vol de trois heures et demie reliant Abidjan et Kinshasa (mais seulement trois fois par semaine), la nouvelle maison de Devorah Leah Bensaid ne sera pas si loin de son ancienne. Au-delà de l’avantage de savoir à quoi ressemble la vie en Afrique, Devorah Leah dit qu’elle s’inspirera des leçons qu’elle a apprises au Congo, où elle a vu ses parents bâtir une communauté juive vibrante et aimante.
« L’exemple que je regarde est ma mère. Elle a créé une belle école juive, où les enfants ont appris à lire et à écrire en hébreu et à célébrer le Chabbat et toutes les fêtes juives dans une atmosphère chaleureuse », dit-elle. « J’espère que mes enfants et tous les enfants de la communauté juive de Côte d’Ivoire acquerront le même sentiment de fierté et d’enthousiasme juifs. »
Son mari, le Rav Yerah Bensaid, qui a visité et rencontré pour la première fois des membres de la communauté juive en Côte d’Ivoire il y a plusieurs mois, affirme que l’ancienne colonie française (également connue sous le nom de Côte d’Ivoire) est un lieu de plus en plus important. La communauté juive compte entre 200 et 300 personnes. Un mélange d’Israéliens, d’Américains et d’Européens – en particulier des Juifs français – qui sont impliqués dans une multitude d’entreprises, du développement des infrastructures au pétrole et au gaz, en passant par les produits de base.
« Nous cherchons un endroit approprié pour ouvrir la première synagogue d’Abidjan, qui servira également de base aux activités de Habad », dit-il. « Avant tout, notre priorité sera de construire un Mikvé ».
Le Rav Shlomo Bentolila, était un jeune étudiant rabbinique lors de sa première visite en Côte d’Ivoire en 1988. Lui et un autre étudiant de la Yechiva ont passé une semaine à Abidjan dans le cadre du programme de visites rabbiniques Merkos Shlichus , également connu sous le nom de Roving Rabbis, visitant six pays, ouvrant la voie à la création d’un centre permanent.
À l’époque, la communauté juive de Côte d’Ivoire était plus importante. Un grand rassemblement avait marqué la conclusion de l’étude du Rambam en présence de 125 personnes. Trois ans plus tard, alors marié, le Rav Shlomo Bentolila s’installe à Kinshasa et entretient des relations solides avec la communauté juive ivoirienne depuis lors et les aide régulièrement.
Alimenté par le développement rapide des infrastructures, une importante communauté juive a prospéré à Abidjan à partir des années 60 et, en 1973, il y avait même une école juive de 300 enfants. Igual Cohen est né à Abidjan en 1973 et se souvient de ces jours, mais, dit-il, » la plupart des gens sont partis au début des années 1990 lorsque le pays est devenu de moins en moins stable ». Après avoir grandi en Côte d’Ivoire, où il a fréquenté l’école juive, Cohen a vécu en France pendant un certain temps, avant de retourner à Abidjan en 1994. La vie juive, dit-il, a grandement bénéficié de l’attention particulière de Chabad of Central Afrique.
« Je connais le Rav Bentolila depuis de nombreuses années. Il nous visitait souvent et il envoyait des étudiants des Yechivot du monde entier pour toutes les fêtes juives », dit-il. « C’est toujours une expérience très émouvante, et cela nous apporte beaucoup de satifaction. »
Jusqu’à présent, la Côte d’Ivoire était l’un des 11 pays africains sans centre Habad. Un autre est la République du Congo (par opposition à la République démocratique du Congo, où vivent les Bentolila), où Ephraim Meslet est entré en contact avec Habad sur le continent. Originaire de France, Meslet et sa famille ont immigré en Israël il y a 15 ans, mais ses affaires l’ont conduit en Afrique depuis 2011. Avant de venir en Côte d’Ivoire, il passait deux semaines chaque mois à Brazzaville, la capitale de la République du Congo.
« C’est une aventure folle de traverser la rivière », dit-il. « La communauté juive essayait d’organiser des activités régulières, mais elle recevait toujours une aide de des jeunes arrivant avec des Matsot pour la Pâque ou des Menorah et les beignets pour Hanoucca . J’ai vu leur capacité à trouver des Juifs perdus dans la jungle. C’était incroyable. »
Maintenant, en Côte d’Ivoire, Meslet dit qu’une présence permanente de Chabad permettra à la communauté juive d’Abidjan de franchir le prochain niveau. « Je pense que c’est très nécessaire », dit-il de l’arrivée imminente du Rav Bensaid. « Ils ouvriront un lieu de rassemblement, une bonne maison juive. Et je pense que de plus en plus de gens viendront . «
Amnon Razin est l’un des piliers de la communauté juive ivoirienne. Comme les autres, il se souvient lui aussi de l’impact qu’a eu Habad sur une autre petite communauté qu’il avait autrefois organisé chez lui. Dans les années 1970, après la capture du Sinaï d’Egypte en 1967, il était secrétaire de la petite ville de Neviot, aujourd’hui Nuweiba, dans la péninsule du Sinaï. L’un des problèmes rencontrés par la communauté était le manque d’éducation juive traditionnelle pour leurs enfants, jusqu’à ce que des volontaires du Beth Habad d’Eilat, à 80 kilomètres au nord, commencent à visiter la ville et à enseigner à leurs enfants.
« Ils accomplissaient une tâche importante là-bas, que nous avons tous beaucoup apprécié », dit Razin. « Je pense que la même chose va se produire ici. La communauté n’est pas très grande, mais quand quelqu’un est loin de son pays, loin de sa culture, il a soif de la Torah, de la tradition. Donc, Habad va combler ce manque vraiment. «
Amnon Razin, qui est d’abord venu en Côte d’Ivoire pour transformer le système de permis de conduire du pays en un système biométrique de format carte de crédit, a depuis évolué vers d’autres projets. Il note également le nombre croissant d’opportunités en Côte d’Ivoire. Il dit que de plus en plus d’Israéliens sont attirés par l’Afrique en général à cause des nouvelle opportunités de marchés.
Il y a aussi un sentiment que la récente stabilité en Côte d’Ivoire va se maintenir, et de nombreuses entreprises françaises ont commencé à revenir et à réinvestir dans le pays. Les progrès seront finalement mis à l’épreuve lors des prochaines élections, prévues pour 2020. «J’ai un bon sentiment de ce qui se passera», dit Cohen.
« Cela semblait être le bon moment pour envoyer des nouveau émissaires en Côte d’Ivoire », dit le Rav Bentolila, qui attribue également le récent afflux de nouveaux émissaires en Afrique centrale au Rav Moshe Kotlarsky, vice-président de Merkos L’Inyonei Chinuch, le bras éducatif de Chabad-Loubavitch. « C’est un petit Paris, un beau pays, et nous croyons que son avenir est brillant. »
C’est le Jerusalem Post qui rapporte le témoignage du ressortissant pakistanais, qui dit cacher son identité à ses compatriotes. « Je suis juif et pakistanais. Laissez-moi aller en Israël » a écrit Fishel Benkhald dans une tribune publiée par le Pakistani Daily Times. Le Juif de Karachi se plaint de ne pouvoir exposer son identité religieuse, alors que la constitution de son pays est censée garantir la liberté de culte. Il déplore aussi que son passeport lui permette d’aller dans le monde entier, sauf en Israël. Il ne reste plus que quelques centaines de Juifs au Pakistan. (Source : Pascale Zonszain, pour Actualité Juive)
Dans Coolisrael : « Fishel Benkhald, qui mène une campagne pour restaurer le cimetière juif de Karachi, a été attaqué après avoir accepté de débattre sur les droits des minorités.Ce militant juif du Pakistan a été battu par une foule musulmane puis arrêté et malmené à nouveau par la police.
Il est un militant des droits des minorités dans un pays, qui est majoritairement sunnite et où les minorités telles que les Chrétiens, les Hindous et Musulmans non sunnites sont systématiquement persécutées. Benkhald est le fils d’un père musulman et d’une mère juive et il a raconté sur Aroutz Sheva comment il avait convenu d’un débat face-à-face avec un Musulman pakistanais après une discussion sur le thème des droits des minorités sur Twitter.:
«Je dialoguais sur Twitter avec un jeune musulman pakistanais pour que les Pakistanais non-musulmans puissent être autorisés en théorie à être élus président selon notre Constitution, la discussion était purement théorique, étant donné que les non-musulmans ne représentent qu’environ 3% de la population pakistanaise. Je lui ai proposé de débattre face à face», a déclaré Benkhald. « Il a demandé mon numéro de téléphone et je le lui ai donné. »
Les deux ont convenu de poursuivre cette discussion amicale dans un restaurant à Karachi. Mais quand il est arrivé là bas, Benkhald tomba dans une embuscade. »J’y suis allé seul, mais il était avec ses amis, nous avons entamé le débat d’une manière normale mais bientôt cela a mal tourné et la bastonnade a commencé ». À ce moment, une foule s’est rassemblée autour de lui et deux hommes ont ouvert les hostilités . «Ils m’ont donné des coups de poing et quand je suis tombé, ils m’ont donné des coups de pied à la tête. Quelqu’un a également tenté d’arracher mon portable. »
Benkhald a réussi à sortir de l’altercation. À ce moment là, la police est arrivée, mais au lieu d’arrêter ses agresseurs, ils ont détenu Benkhald. »La police est venue et m’a emmené, ils ne prenaient pas les autres gars. La police m’a demandé si je suis d’Israël ou de tout autre pays. Je leur ai dit que je suis un Pakistanais et juif du côté de ma mère mais ils m’ont enregistré en tant que Musulman. Les yeux bandés et menotté, ils m’ont ensuite remis aux Rangers du Pakistan qui ont poursuivi l’interrogatoire sur mes origines ethniques, et qui ont passé en revue mes pages sur les médias sociaux après m’avoir demandé les mots de passe.
« Ils m’ont finalement battu, mais pas beaucoup», affirme Benkhald, et » ils m’ont accusé d’être un espion soit pour Israël, pour les Etats-Unis ou l’Inde ».
Finalement, il a été libéré après que son frère soit intervenu et qu’il ait payé sa caution. Bankhald admet que rétrospectivement sa décision d’accepter un débat personnel dans un restaurant était imprudent, et il dit que son activisme en ligne lui donne des craintes pour sa sécurité. Il dit qu’il espère voyager à l’étranger « pour un pays libre » pour étudier l’hébreu et le judaïsme un jour, mais que jusque-là il va continuer son activisme au Pakistan du mieux qu’il peut.
Au début du XXe siècle le Pakistan avait une petite communauté juive basée à Karachi, principalement composée d’Irakiens et d’Indiens juifs qui ont finalement immigré au cours des années. Toutefois, depuis la partition du pays avec l’Inde en 1947 et une hausse de l’antisémitisme, la communauté a disparu, laissant Benkhald seul, ce qui lui permet de s’auto-proclamer « le dernier Juif du Pakistan. »
En ces jours qui commémorent la destruction de Jérusalem. Le Rav Yehuda Krinsky, président de la branche des services éducatifs et sociaux Chabad-Lubavitch, souligne l’importance de la relocalisation de l’ambassade américaine à Jérusalem, d’un point de vue biblique.
Lubavitch.com
Rav ‘Hanina Bar Papa a dit: « D.ieu a souhaité confiner Jérusalem dans des mesures définies. Mais les anges prirent la parole devant le Saint, Maître de l’Univers : Vous avez créé beaucoup de villes pour les nations de la terre, et vous n’avez pas fixé leur longueur et leur largeur. Pourquoi, pour Jérusalem où se trouve Votre Nom, Votre Sanctuaire, et les justes, Vous fixez une mesure? »
Il y a 4000 ans, Abraham, le premier Juif, a marché avec son fils Isaac sur le Mont du Temple à Jérusalem . Il y a près de 3 000 ans, le roiDavid a acheté cette terre sacrée d’Ornan le Jébusite. La monarchie de David se trouvait à Jérusalem, où le roiSalomon a construit le Saint Temple.
Nous, comme la plupart des peuples du monde, avons toujours su que Jérusalem est la capitale de la Terre d’Israël . Nous nous tournons vers Jérusalem et prions pour notre retour là-bas, pas moins de trois fois par jour. Dans l’esprit et dans le cœur du peuple juif pendant des milliers d’années, nous nous souvenons de Jérusalem à chaque mariage et à chaque fête.
Clairement, nous n’avions pas besoin de reconnaissance pour que Jérusalem est la capitale de la terre juive (Eretz Yisrael) et du peuple juif. Pourquoi la transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem est-elle si importante? Pourquoi, d’une manière ou d’une autre, est-ce que les nations du monde doivent respecter Jérusalem comme capitale du Peuple juif?
La transfert de l’ambassade des États-Unis s’est déroulée sous les auspices de la fête de Chavouot, lorsque nous commémorons la révélation au Sinaï, la connexion la plus spectaculaire entre le ciel et la terre. C’était le moment le plus grandiose de notre expérience temporelle. Grâce à la Torah, reçue au Sinaï, l’humanité a été autorisée à élever le monde physique.
Jérusalem est décrite par les prophètes non seulement comme la capitale de la Terre d’Israël et du peuple juif, mais aussi comme le lieu de résidence de Dieu Lui-même. En achevant la construction du Saint Temple, le roi Salomon s’exclama: « Maintenant, j’ai construit pour Vous un Temple glorieux, un lieu où Vous pouvez vivre pour toujours! » (I Rois, 8:13) Jérusalem, lieu dédié au service de D.ieu, représente l’incarnation du spirituel dans le domaine matériel.
Il y a donc une grande importance à ce que cette vérité spirituel soit reconnu par la superpuissance mondiale. Le transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem avait été acceptée par le Congrès américain, promis par les présidents précédents, mais finalement réalisé par le président Donald Trump et son administration. Avec cette décision des États-Unis sur Jérusalem, une vérité divine est proclamée sur la scène mondiale.
Il y a environ 2443 ans, les ennemis du peuple juif ont violé les murs de Jérusalem. La tragédie a culminé avec la destruction des premier et deuxième temples sacrés le 9 Av.
Nos sages promettent que celui qui pleure la destruction de Jérusalem méritera de la voir restaurée. Puis, comme l’ont dit les anges, ses habitants résideront dans la Cité de la Paix – la demeure de la Che’hina, où le spirituel rencontre le physique, librement, en sécurité et sans murs.