
Photos : Mordehai Lubecki
L’enterrement aura lieu à Jérusalem dimanche 17 Av – Shamgar : 14h30, puis départ au Har Hazeitim
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Le Gan Israël du séminaire
Il est un principe selon lequel la « haftara » qui est lue chaque Chabbat est liée, dans son contenu, avec la paracha hebdomadaire dont elle suit la lecture. Ceci est vrai même dans les cas où la Haftara évoque principalement les évènements qui se sont historiquement déroulés dans cette période de l’année. Ainsi, la haftara de ce Chabbat, « Na’hamou na’hamou ‘ami – Consolez, consolez Mon peuple » (Isaïe 40, 1) qui vient apporter la consolation après la période de la destruction du Temple, est-elle également liée à la paracha de cette semaine, celle de « Vaét’hanane ».
Ce lien apparaît a priori de façon évidente : la haftara évoque la double consolation – pour la destruction du premier et du second Temple – que constituera l’édification du troisième Temple, un édifice éternel dans une délivrance éternelle. La paracha, quant à elle, rapporte la demande de Moïse à D-ieu de rentrer en Terre Sainte. Or, si cette prière avait été exaucée, le peuple d’Israël serait alors entré sur sa terre avec Moïse et cela aurait immédiatement constitué une délivrance complète et éternelle et le Temple qui aurait alors été bâti aurait été éternel lui aussi.
Il convient cependant de nuancer cette similitude. En effet, dans la paracha de Vaét’hanane, il est également mentionné que la requête de Moïse ne fut pas accordée et que c’est finalement Josué qui fit entrer le peuple en Terre Sainte. À cause de cela, cette entrée ne fut pas totalement aboutie, ce qui permit par la suite que le Temple fut détruit. Or, dans la haftara, il est fait mention de la consolation redoublée à travers la construction d’un Temple éternel lors d’une délivrance éternelle qui supprimera définitivement l’exil ! Ainsi, bien que la paracha souligne la nécessité de la consolation, elle n’apparaît cependant pas liée au contenu de la haftara.
La répétition évoque la multiplication sans proportion
Pour résoudre cette difficulté, il convient de s’attarder sur la dimension messianique de cette haftara :
« Consolez, consolez Mon peuple » n’est pas seulement évocateur de la délivrance par la mention de la consolation, mais aussi par sa formulation redoublée. En effet, le Midrache (Yalkout Chimoni Lekh Lekha § 64 et autres) cite cinq lettres des Écritures qui sont doublées en relation avec la délivrance messianique, telle que l’injonction divine à l’adresse d’Avraham « Lekh lekha – Va pour toi », liée à sa délivrance d’Ur en Chaldée pour aller vers la terre promise, ou encore « Pakod pakadti etkhem – Je me suis souvenu de vous », les paroles divines annonciatrices de la délivrance que Moïse rapporta aux Enfants d’Israël en Égypte en entamant sa mission. Le verset « Kiflaïm létouchiah – multiple d’après la sagesse de la Torah » (Job 11, 6) fait également allusion à la délivrance, car « touchiah » est à rapprocher de « yéchou’ah – la délivrance ».
Le rapport entre la délivrance et le doublement vient du fait que ce dernier ne représente pas seulement la multiplication par deux, mais évoque l’accroissement à l’infini (car aucune limite n’est précisée quant au nombre de doublements à effectuer). Or, l’infini est une caractéristique de l’ère messianique, car celle-ci tout comme le troisième Temple seront éternels, c’est-à-dire infinis dans le temps.
En outre, la répétition de « Na’hamou na’hamou ‘ami – Consolez, consolez Mon peuple » est encore plus évocatrice de la délivrance que « Lekh lekha », « Pakod pakadti » ou autres, car, contrairement aux autres cas, il s’agit de la répétition du même mot, qui garde le même sens dans ses deux occurrences.
En effet, lorsque la répétition n’est pas parfaitement identique, les deux termes désignent différentes modalités de délivrance, chacune possédant ses qualités exclusives. Cela exprime alors une perfection atteinte par la somme de différentes qualités et ne constitue donc pas l’expression d’une véritable infinité. En revanche, la répétition de « Na’hamou na’hamou » évoque l’infini absolu (qui contient en lui toutes les modalités éventuelles de la délivrance). Ceci est d’autant plus clair sachant que cette expression est prononcée par D-ieu Lui-même, qui est le véritable Infini.
Toutes les qualités
On peut cependant poser la question suivante : dans la mesure où la consolation divine se concrétisera à travers la reconstruction du Temple (et non par des paroles apaisantes, par exemple), en quoi le fait que celle-ci suive la destruction deux fois répétée du Temple joue-t-il ? Il semble en effet, a priori, que le troisième Temple ne fera que remplacer le deuxième. Dès lors, en quoi s’agit-il d’une « double » consolation ?
La réponse à cela tient dans le fait que les deux premiers Temples représentèrent des niveaux différents : le premier Temple se distingua par un très haut dévoilement divin. Seul celui-ci, d’ailleurs, contint l’Arche Sainte renfermant les Tables de la Loi, définie comme le « lieu de repos de la Présence Divine ». Le second Temple, à l’opposé, fut caractérisé par une plus grande pénétration de la sainteté à l’intérieur du monde : il dura plus longtemps (420 ans au lieu de 410 ans pour le premier) et ses dimensions furent plus grandes.
Le troisième Temple, quant à lui, possédera les qualités respectives du premier et du second Temples. Il ne s’agira cependant pas de qualités distinctes et opposées, car ce Temple sera caractérisé par l’infini absolu et conjuguera donc naturellement toutes les qualités possibles. On y trouvera dès lors le plus haut dévoilement divin, la plus grande pénétration des dimensions matérielles et la conjonction des deux en une seule qualité. C’est pourquoi ce Temple sera non seulement « troisième », mais aussi « triple » dans sa qualité.
Telle est donc la « double consolation » exprimée par le début de notre haftara : « Na’hamou na’hamou ‘ami – Consolez, consolez Mon peuple».
La paracha de la Délivrance
Il apparaît que cette qualité est également présente dans notre paracha, Vaet’hanane. En effet, celle-ci est caractérisée par la répétition des Dix Commandements (qui ont déjà été écrits dans la paracha de Yitro).
Cette double apparition des Dix Commandements dans le texte de la Torah s’explique par le fait que leur première mention souligne l’ampleur de la révélation divine qui eut lieu au Sinaï, alors que leur seconde occurrence met plus en avant l’acceptation et l’intégration de ces principes par les Enfants d’Israël.
Cependant, comme nous l’avons dit plus haut, la répétition symbolise également l’accroissement à l’infini. La répétition du Don de la Torah fait donc aussi référence à la révélation des degrés infinis de la Torah qui aura lieu dans les temps messianiques. Celle-ci conjuguera les deux qualités évoquées, la révélation d’En-Haut et l’intégration en bas, auxquelles s’ajoutera leur conjonction en un seul mouvement, s’agissant de la révélation de l’Infini absolu.
Tel est donc le lien entre la paracha et la haftara : ces deux textes évoquent la révélation de l’Infini absolu qui caractérisera la délivrance messianique.
C’est également une des raisons pour lesquelles ce n’est pas Moïse qui fit rentrer les Enfants d’Israël en Terre Sainte (malgré ses supplications). Ce scénario, en effet, aurait seulement été le fait d’un très haut dévoilement divin transcendant le monde. La rentrée avec Josué, qui s’étala sur de nombreuses années, ainsi que les différentes périodes qui ont jalonné notre histoire jusqu’à ce dernier exil, ont permis de raffiner et de purifier le monde en profondeur.
Ainsi, suivant ce qui a été dit plus haut, lorsque nous rentrerons à nouveau sur notre terre lors de la délivrance messianique, les deux qualités seront associées : le haut dévoilement divin (qui aurait accompagné la rentrée avec Moïse) et la pénétration dans le monde (grâce au travail de Josué), mais également leur conjonction en un seul mouvement du fait de la révélation de l’Infini absolu, comme nous l’avons expliqué précédemment.
En plus de cela, la révélation de l’Infini absolu lors de la délivrance apparaît dans la date de la veille de ce Chabbat (en 5751 – 1991, Ndt) : le 15 Av.
En effet, le quinzième jour de mois, la lune est pleine, évoquant la plénitude qui caractérisera le peuple juif à l’ère messianique.
Le 15 Av désigne la pleine lune du mois dans lequel est né le Machia’h et dans lequel son « mazal » est donc le plus fort, ce qui rappelle et exprime que la destruction du Temple dans ce mois eut lieu uniquement dans le but qu’il soit reconstruit dans ce mois.
La veille du Chabbat évoque la perfection de la préparation à la délivrance qui est appelée « Le jour qui sera entièrement Chabbat et repos pour une vie éternelle ».
Un tournant extrême
En relation avec le 15 Av, à partir duquel les nuits recommencent à s’allonger sensiblement, nos Sages ont donnée l’instruction suivante : « À partir du 15 Av, celui qui rajoute du temps de la nuit sur celui du jour dans l’étude de la Torah, rajoute du temps à sa vie » (fin du traité Taanit, voir Rachi).
Cet enseignement est a priori surprenant, car il est de toute façon du devoir d’un Juif d’exploiter tout le temps dont il dispose pour l’étude de la Torah dans la mesure de ses capacités. Ainsi, l’ajout dans l’étude auquel il est ici fait référence ne peut être qu’un ajout qui transcende toute limitation ! Comme le dit notre paracha : « Tu aimeras l’É-ternel ton D-ieu… ‘Bekhol méodékha’ – de tout ton pouvoir », littéralement « de toute ta profusion » (car « méod » signifie « beaucoup »), c’est-à-dire au-delà de tes limites (‘méodékha’ – ‘ce qui est pour toi beaucoup’), ce qui te lie avec l’Infini divin.
Il s’agit donc d’une préparation adéquate à l’ajout infini dans l’étude de la Torah qui aura lieu lors de la révélation messianique de la « nouvelle Torah (qui) sortira de Moi » (Isaïe 51, 4 ; Midrache Vayikra Rabbah 13, 3). Et, grâce à cela, on parviendra à la plénitude du « rajout du temps à la vie » au-delà de toute limite : la vie éternelle.
Tout ceci est d’autant plus accentué cette année (5751 – 1991, Ndt) qui est, d’après tous les signes, « l’année dans laquelle le roi Machia’h se dévoilera » (Midrache Yalkout Chimoni Isaïe § 499), (en plus du compte selon lequel nous sommes historiquement à « la veille de Chabbat après le milieu du jour » à partir de l’an 5751), et dont l’écriture en lettres hébraïques (ה’תשנ »א) forme l’acrostiche de « הי’ תהא שנת נפלאות אראנו – Ce sera une année de prodiges que Je lui montrerai ». Sachant en particulier que, tout au long de l’année, on a assisté (et on assistera encore) à des évènements de l’ordre du prodige, chacun plus « prodigieux » que le précédent, ce qui suscite à chaque fois une nouvelle émotion.
Ceci inclut le « prodige » qui se déroule ces jours-ci : le congrès des ‘hassidim et des émissaires (du Rabbi, Ndt) à Moscou, capitale de la Russie, pour débattre de la façon d’amplifier l’œuvre de renforcement du Judaïsme et de diffusion de la ‘Hassidout dans le monde entier. On voit de quelle façon ce pays qui avait, dans le passé, combattu l’œuvre de mon beau-père, le Rabbi précédent, accueille et honore ses disciples et ses émissaires qui perpétuent son action.
Ainsi, alors que nous nous trouvons à la fin de cette année, après le mois de Nissan, le mois de la délivrance, et les mois suivants et que nous commençons à nous préparer au mois de Eloul, il est évident que la délivrance messianique doit intervenir immédiatement.
Et, puisque nous nous trouvons au seuil de la délivrance lors de laquelle tout sera dévoilé de façon infinie, il convient que nous commencions à « goûter » à cet infini dès à présent (selon la coutume de goûter aux « plats » du Chabbat la veille du Chabbat) en rajoutant à l’étude de la Torah et à la pratique du Judaïsme d’une façon qui transcende toute limite, en particulier dans l’étude de la partie profonde de la Torah, la ‘Hassidout, et dans l’étude des sujets qui traitent de la délivrance messianique. Il est bon d’organiser en cela des cours collectifs rassemblant au moins dix hommes.
Trois choses
Dans le troisième chapitre des « Pirkei Avot » que nous lisons ce Chabbat, il est dit « Considère trois choses et tu n’en viendras pas à fauter » suite à quoi vient l’énumération de ces trois choses. Cependant, il est possible d’expliquer cette phrase de la Michna en elle-même :
« Considère » : réfléchis et médite profondément jusqu’à ce que la vérité de la chose t’apparaisse comme si tu la voyais de tes yeux.
« Trois choses » : c’est-à-dire le troisième Temple qui aura trois qualités : 1. la qualité du premier Temple, 2. la qualité du second Temple, 3. la réunion de ces deux qualités ensemble.
Et grâce à cela nous mériterons immédiatement de voir concrètement la troisième délivrance avec le troisième Temple et nous mériterons la « nouvelle Torah » qui sera alors révélée et à l’accomplissement de la prière de Moïse « Laisse-moi traverser que je voie ce bon pays… cette belle montagne (c’est Jérusalem. Rachi) et le Liban (c’est le Temple. Rachi) ».
Eliyahou-kamous et Hanna-Bra’ha Houri vous convie au 770 ce Chabbat « Vaeth’anane ». Un Kidouche débutera à 14h
Elisha Ben Kimon, Yoav Zeitun et Yael Friedson / Ynet
Deux piétons ont subi des blessures graves et modérées vendredi dans un attentat survenu dans le secteur d’Elazar à Gush Etzion. Un policier a abattu le terroriste et l’a tué.
À 13h45, deux personnes qui avaient été blessées dans un attentat sur la route 60 près de Elazar ont été signalées à la MDA 101 dans la région de Jérusalem.
Le terroriste a atteint l’intersection avec une vitesse excessive, a dévié de la voie de circulation et a frappé les deux jeunes hommes qui se trouvaient devant une station de bus. En conséquence, il a perdu le contrôle et est entré dans le canal qui se trouve derrière la station de bus. Un policier a identifié le terroriste qui tentait de sortir de son véhicule et l’a abattu.
Lior Levy, ambulancier de la MDA, a déclaré: « Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, nous avons vu un garçon de 18 ans et un autre de 20 ans dans le fossé derrière l’abris de bus. Le garçon était inconscient et avait subi une double blessure. Nous leur avons donné des soins médicaux vitaux, qui comprenaient l’anesthésie, et nous les avons référés aux hôpitaux. »
Hier, un officier de police âgé de 40 ans a été poignardé lors de l’attaque de la vieille ville de Jérusalem. Les deux terroristes ont été abattus. La police a déclaré qu’une autre personne se trouvant près de la scène avait été blessée à la jambe et demandait des soins médicaux.
Ce matin, l’hôpital Shaare Zedek de la capitale a annoncé une amélioration de l’état du policier blessé hier. Son état est maintenant bien défini et il restera hospitalisé pour des tests et un traitement supplémentaires.
La semaine dernière, le regretté caporal Dvir Shurek a été assassiné à l’entrée du kibboutz Migdal Oz, dans le Gush Etzion. L’attaque a eu lieu mercredi dernier vers 20h30. Les amis de Sorek ont commencé à le chercher, et le premier rapport sur son absence à la police et aux forces de sécurité, selon l’armée israélienne, est arrivé aux alentours de minuit.
On estime que le corps de Sorek reposait sur le côté de la route secondaire menant à la Tour d’Oz pendant au moins 6 heures environ, jusqu’à ce que les Forces de défense israéliennes scrutent l’endroit où il se trouve. La montée à la tour d’Oz.
Il y a une semaine, les forces de sécurité ont arrêté les deux terroristes qui auraient perpétré l’attaque. Les deux terroristes ont été surpris dans leur lit. Ils ont été pris dans une opération qui a pris environ une demi-heure à partir de l’information reçue. Ils ont été pris sans aucune objection.






Une jeune femme s’est tournée vers le Rabbi pour des conseils. Elle envisageait le mariage avec un jeune homme dont le niveau de respect de la tradition était bien différent de la sienne. Le Rabbi a-t-il pensé que leur relation était viable ?
Le Rabbi lui répondit :
Avant qu’un couple décide de se marier, l’homme doit avoir une vraie compréhension de ce que la femme désire le plus dans sa vie, et la femme doit avoir une vraie compréhension de ce que l’homme désire le plus dans sa vie. Chacun doit connaître clairement la vision de l’autre pour sa vie, et le soutenir à cent pour cent.
Ils n’ont pas nécessairement besoin de partager la même vision pour leur vie individuelle, mais ils doivent vraiment désirer que l’autre personne atteigne ses objectifs.
Quand un couple a ce lien, alors leur mariage sera en bonne santé.
(Pour la réussite spirituelle et matérielle de Yonathan ben Ra’hel)
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Vaèt’hanan, le Rabbi reprend le principe selon lequel notre service divin atteint la perfection lorsqu’il unit la limite à l’illimité, lorsqu’un Juif unit ses actions à celles du Saint béni soit-Il, lorsque la lumière dispensée par D.ieu s’unit à la lumière qui provient du travail de l’homme.
A ce sujet le Rabbi explique la raison pour laquelle les 10 Commandements sont dits à deux reprises dans la Torah. Une première fois dans la Paracha ‘Yitro’, et une seconde fois dans la Paracha ‘Vaèt’hanan’.
La Paracha ‘Yitro’ met l’accent sur le fait que le don de la Torah sur le Mont-Sinaï, le 6 du mois de Sivan, a eu pour effet de soumettre totalement le monde à la lumière divine qui s’est dévoilée ce jour-là. Ainsi, la Torah nous décrit ce jour en disant ‘qu’il y eut du tonnerre et des éclairs et une nuée lourde sur la montagne, et le son du Choffar était trés fort, tout le peuple trembla’ (Yitro, 19, 16). Face à ce dévoilement divin le peuple s’annula et se tint en retrait, ainsi qu’il est dit (Yitro, 20, 15) : ‘Le peuple vit et ils tremblèrent et se tinrent debout, de loin’.
A l’opposé, la Paracha ‘Vaèt’hanan’ exprime le but de tout dévoilement divin, lequel consiste à ce que l’homme parvienne à intérioriser de manière profonde la Parole et la lumière divines que lui a dévoilées L’Eternel, ainsi qu’il est dit (Yitro, 20, 19) : ‘Vous avez vu que c’est des cieux que Je vous ai parlé’.
Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi nous enseigne donc que la répétition des 10 Commandements, une première fois dans la Paracha ‘Yitro’, et une seconde fois dans la Paracha Vaèt’hanan, vient pour exprimer l’union de ces deux niveaux.
Les 10 Commandements de la Paracha ‘Yitro’ correspondent au dévoilement de la lumière divine qui provient d’Hachem, ‘d’En-haut’, et les 10 Commandements de la Paracha ‘Vaèt’hanan’ correspondent au dévoilement de la lumière qui provient ‘d’En-bas’, du travail de l’homme qui consiste à intégrer la lumière divine que l’on a reçue, dans nos pensées, nos paroles et nos actes.
C’est précisément l’union de ces deux lumières qui représente l’aboutissement de notre service divin, et l’étude du Dvar Mal’hout, tout au long de l’année, et tout au long des 53 Parachiot des 5 livres de la Torah, nous donne les moyens de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour réaliser cette union sacrée.
De fait, nous avons déjà étudié dans les Parachiot précédentes l’idée que ‘notre service divin atteint la perfection lorsqu’il unit nos actions à celles du Saint béni soit-Il’.
Par exemple, dans le Dvar Mal’hout sur la ‘Paracha ‘Houkat’, le Rabbi nous enseigne que le chiffre 7 est lié à la Création du monde (le monde a été créé en 6 jours, et Hachem S’est reposé le septième jour) car il correspond au dévoilement de la lumière divine qui vient ‘d’en-haut’, et qu’à l’opposé, le chiffre 10 correspond au travail de l’homme, à l’ajoût qu’il apporte à ce monde qui a été créé par D.ieu.
Dans ce Dvar Mal’hout, le Rabbi explique par exemple que le chiffre 10 correspond au mouvement de l’âme appellé : ‘Ratso’. Lorsque l’âme désire s’élever au-delà de ce monde et des limites qu’il lui impose, afin d’atteindre le divin illimité.
Le chiffre 7 représente le mouvement de l’âme appellé ‘Chov’. C’est le travail du ‘haut vers le bas’ que l’âme accomplit précisément lorsqu’elle s’habille dans le corps, et qui consiste à attirer les lumières célestes supérieures, ici-bas dans ce monde inférieur. Aussi, notre travail consiste à unir le niveau du chiffre 7 au niveau du chiffre 10. Unir ‘Ratso’ à ‘Chov’, ainsi quil est écrit (Dvar Mal’hout, ‘Houkat) :
‘La perfection du travail consiste à l’union des 2 ensemble, en même temps que la volonté de l’âme de quitter le corps, doit demeurer le travail de l’âme dans le corps, et le désir de l’âme de quitter le corps ne doit pas être dissocié du sentiment d’agir pour dévoiler le divin ici-bas (dans le corps, et dans le monde)’.
Il en va de même pour l’enseignement du Dvar Mal’hout sur les Parachiot ‘Matot-Masseï’. Le Rabbi nous y enseigne la signification des 3 ‘Hazak que nous disons à voix haute, et dune voix forte, à la fin de la lecture de la Torah le jour du Chabbat : ‘Hazak ‘Hazak vé Nit’hazèk’, ‘Sois fort ! Sois fort ! Et puissions-nous être renforcés !’.
Le premier ‘Hazak, qui est celui de la Paracha ‘Matot’, correspond au dévoilement d’une lumière divine supérieure, dans ce monde inférieur. Un dévoilement du haut vers le bas, comme l’exprime le premier verset de la Paracha Matot : ‘Ceci est la chose que L’Eternel a ordonné’.
Le second ‘Hazak, qui est celui de de la Paracha ‘Masseï’, correspond à un dévoilement du bas vers le haut. Ce dévoilement est dû au travail de l’homme, à ses efforts continus pour raffiner ce monde matériel afin de l’élever vers la Sainteté.
A nouveau, le Rabbi nous enseigne dans ce Dvar Mal’hout, que la perfection de notre service divin consiste à unir ces deux niveaux. Le troisième ‘Hazak représente l’union de ces deux dévoilements, la lumière divine qui vient ‘d’en-haut’ avec la lumière qui provient ‘d’en-bas’, du travail de l’homme. Grâce à cette union, l’homme n’agit plus seulement avec ses propres forces (‘Masseï’), car L’Eternel participe à son action, en lui donnant la possibilité d’agir au-delà des limites (‘Matot’).
C’est pourquoi le ‘Hazak de ‘Matot-Masseï’ exprime de manière profonde, l’union entre la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, dont la force est limitée (‘Masseï’), avec la partie de l’âme Juive qui est enracinée dans L’Essence divine, dont la force est illimitée (‘Matot’).
Cette union sacrée s’exprime tout particulièrement par le dévoilement du troisième Temple, car celui-ci contient aussi en lui les niveaux du premier et du second Temple. En effet, le premier Temple correspond au dévoilement de la lumière divine qui vient ‘d’en-haut’, alors que le second Temple correspond au dévoilement de la lumière qui provient ‘d’en-bas’, du travail de l’homme.
Cette idée se retrouve également dans tous les enseignements du Rabbi qui sont liés à notre service divin pendant le mois de Av, et également pendant le mois d’Elloul, lequel est basé sur le verset : ‘Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi’, ‘Ani le Dodi vé Dodi li’.
Il n’est donc pas étonnant que les deux lettres qui composent le nom ‘Av’ sont les initiales de l’expression : ‘Elloul ba’, ‘Elloul arrive’. Aussi, à la lumière de ce qu’il vient d’être dit, nous comprenons que la répétition des 10 Commandements, une première fois dans la Paracha ‘Yitro’, et une seconde fois dans la Paracha ‘Vaèt’hanan’, exprime aussi le caractère essentiel de l’union de ces deux niveaux.
Les 10 Commandements de la Paracha ‘Yitro’ correspondent à la révélation de la Parole de D.ieu sur le Mont-Sinaï, une révélation du ‘haut vers le bas’, alors que les 10 Commandements de la Paracha ‘Vaèt’hanan’ correspondent au travail des enfants d’Israël pour intégrer cette Parole de manière profonde, un travail du ‘bas vers le haut’.
Le Rabbi exprime de très nombreuses fois l’importance de faire des ‘Hidouchim, et l’occasion nous est donnée ici, d’expliquer sous la forme d’un ‘Hidouch que cet enseignement du Dvar Mal’hout sur notre Paracha s’applique également à notre relation avec le Rabbi lui-même.
Les 10 Commandements de la Paracha ‘Yitro’ correspondent au ‘Maamar du Rabbi’, et les 10 Commandements de la Paracha Vaèt’hanan correspondent à notre travail en tant que Hassidim du Rabbi pour intégrer de manière profonde le ‘Maamar du Rabbi’.
Aussi, en ce jour du 15 Av, qui est un jour de pleine lune, la force nous est donnée pour réaliser l’union entre les deux.
La lune représente l’Assemblée des enfants d’Israël, et ce jour du 15 Av représente la pleine lumière que nous recevons du Rabbi. A l’évidence, c’est par le fait d’exploiter de toutes nos forces : ‘de tout ton cœur de toute ton âme et de tout ton pouvoir’, la lumière que nous donne le Rabbi, que nous parviendrons à dévoiler l’Essence divine en ce monde.
Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi nous enseigne que le chiffre ‘2’ ne désigne pas seulement la répétition d’une chose, mais il exprime aussi ‘la multiplication d’une chose à l’infini’.
En ce sens, le Rabbi explique que la Haftarah que nous lisons ce Chabbat intitulée ‘Na’hamou Na’hamou’, n’exprime pas seulement le fait que lors de la Délivrance finale L’Eternel consolera tous Ses enfants.
De fait, la répétition du mot ‘Na’hamou’ exprime le caractère infini des évènements qui auront lieu dans les Temps messianiques, la reconstruction du troisième Temple et le dévoilement de l’Essence de la Torah, ‘Une Torah nouvelle sortira de Moi’, par l’intermédiaire du Machia’h, très très bientôt , et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.







