Les bahourim du Chiour Beth et Guimel de la Yechiva Ketana de Brunoy se sont rendus à la montagne dans la station Abondance avecl es rabanim, le maguid Chiour et machgia’h, Rav Mendel Edelman et le machpia Rav David Forst.
Les cycles d’études se sont déroulés avec un grand succès et également le jour de Youd Beth Tamouz a eu lieu un Farbrenguen chaleureux. On pris la parole le Rav Mendel Edelman et le Rav David Forst.
Les élèves de la Yechiva remercie les Chlouhim, les rabbanim et le directeur Rav Mendel Gourevitch et Reb Shmaryaou Brook pour leur investissement dans l’organisation et le déroulement du projet.
Les attenats de 1997 au marché Mahane Yehuda ont été deux attentats-suicides consécutifs menées par le Hamas le 30 Juillet 1997 . Seize personnes ont été tuées dans l’attaque et 178 ont été blessées.
L’attaque
Le mercredi 30 Juillet 1997, à 13h15, deux palestiniens kamikazes qui portaient des sacs chargés d’explosifs et de clous ont fait exploser leurs engins simultanément dans une allée centrale du marché populaire, tuant 16 civils, parmi eux un résident arabe de Eilabun, et en blessant 178 personnes, dont de nombreux adolescents et touristes.
Lev Desyatnik, 60 ans, de Jérusalem
Regina Giber, 76 ans, de Jérusalem
Valentina Kovalenko, 67 ans, de Jérusalem
Shmuel Malka hy »d, 44 ans, de Mevaseret Zion
David Nasco, 44 ans, de Mevasseret Zion
Muhi A-din Othman, 33 ans, de Eilabun
Simha Fremd, 92 ans, de Jérusalem
Gregory Paskhovitz, 15 ans, de Jérusalem
Leah Stern, 50 ans, de Jérusalem
Rachel Tejgatrio, 83 ans, de Jérusalem
Liliya Zelezniak, 47 ans, de Jérusalem
Shalom (Golan) Zevulun, 52 ans, de Jérusalem
Mark Rabinowitz, 80 ans, de Jérusalem
Eli Adourian, 49 ans, de Kfar Adumim (mort le 11 Août)
Ilya Gazarkh, 73 ans, de Jérusalem (mort le 29 Août)
Baruch Ostrovsky, 84 ans, de Jérusalem (mort le 3 Octobre 1997)
Trois grands évènements ont eu lieu la semaine dernière à Cannes et à Fréjus St Raphaël, avec comme invité d’honneur le Grand Rabbin Israël Meir Lau, Grand Rabbin de Tel Aviv et Ancien Grand Rabbin d’Israël, et en présence de nombreuses personnalités.
Le Grand Rabbin Lau était l’invité de Rav Yehouda Leib Matusof et Rav Mendel Matusof, dirigeants des Institutions Habad Loubavitch de Cannes et région.
Inauguration du nouveau bâtiment de l’Ecole Juive de Cannes
L’Ecole Juive de Cannes accueille aujourd’hui 140 élèves, de la maternelle au collège. C’est la seule école juive entre Nice et Marseille, et les élèves y viennent de toute la région.
Un grand projet d’extension du bâtiment a été entamé en 2016, pour doubler la surface de l’Ecole, qui dispose désormais d’une surface de 1200 M². Les travaux ont été achevés récemment.
L’inauguration a été l’occasion de découvrir les magnifiques locaux, ainsi que la nouvelle cour de récréation sur le toit-terrasse.
De nombreuses personnalités ont fait le déplacement, parmi lesquelles Mr Patrick Petit-Ohayon du FSJU, Rav Yossef Matusof de Toulouse, Rav Yossef Pinson de Nice, Rav Reouven Matusof de la Lichka Loubavitch à Paris, ainsi que de nombreux élus et notables locaux.
Après les prises de paroles de Rav Youdi Lewin, Rav Mendel Matusof, Mr Petit-Ohayon, et du Maire de Cannes, le Grand-Rabbin Lau prononça un discours passionnant et empli d’émotion. Lui-même survivant du camp de concentration de Buchenwald, il exprima son émotion en voyant que l’éducation Juive, le secret de notre existence, continue à se développer en France.
«Nul ne changera le passé !» s’écria-t-il, « mais nous avons le pouvoir, et le devoir, de changer l’avenir ! ». Il fut longuement applaudi par une standing ovation, et on put voir des larmes couler sur le visage de nombreuses personnes. Dans l’assemblée, se trouvait une famille dont le père a connu Rav Lau enfant à Buchenwald…
Vinrent ensuite les grands moments : dévoilement de l’enseigne, suivi d’un magnifique spectacle musical des élèves, puis coupure du ruban, visite de l’Ecole, et un copieux buffet.
Pose de la première pierre du nouveau Mikvé de Cannes
Un deuxième évènement eut lieu le même jour : la pose de la première pierre du « Mikvé Cannes-Eden ».
En arrivant sur les lieux, le Grand Rabbin Lau remarqua tout de suite le tapis rouge installé pour l’occasion. « Je vois bien que nous sommes à Cannes, la ville du Festival », dit-il non sans humour « mais c’est bien ici, dans ce Mikvé et dans cette école, que brillent les vraies paillettes ! C’est ici que se trouve la vérité spirituelle, c’est dans ces lieux que se bâtit la génération future ».
Les Rabbanim et les personnalités procédèrent ensuite à la pose de la première pierre, en bénissant les donateurs qui contribuent à la construction de ce Mikvé.
Inauguration du Mikvé de Fréjus-St Raphaël
Le lendemain eut lieu l’inauguration du Mikvé de Fréjus St Raphaël, dirigé par le Rav Meïr Altabé.
Fréjus St Raphaël abrite une petite Communauté Juive, et y construire un Mikvé était un défi difficile à relever. De nombreux efforts furent investis, et le résultat est là : un magnifique Mikvé, qui sera utile tant à la communauté locale qu’aux nombreux touristes en saison d’été.
Parmi les invités présents à l’inauguration, on put noter la présence de Rav Aharon Altabé et Rav Yossef Nejar, père et beau-père de Rav Meïr Altabé, ainsi que Rav Yitshak Nizard, spécialiste des Mikvaot, qui a supervisé la construction du Mikvé sous l’égide de Rav Yaacov Zerbib.
Toute la communauté juive locale était présente pour cet évènement historique.
Le Grand Rabbin Lau parla de l’histoire de ce lieu : 2000 ans en arrière, Fréjus était une importante ville romaine, et on sait que des Juifs y habitaient à l’époque. «Cela fait 2000 ans que Fréjus attendait la construction d’un Mikvé !» s’exprima-t-il.
Le Rabbin Régional Rav Matusof remercia chaleureusement tous ceux qui ont participé à la création de ce Mikvé : « Vous avez apporté de l’eau fraîche dans le désert… ».
Après avoir coupé le ruban, on procéda à la pose des Mezouzot, puis à la visite du Mikvé, dont la beauté exceptionnelle a été longuement applaudie.
Bien que mes parents soient originaires de Varsovie, je suis né en Belgique en 1938. Ils avaient quitté la Pologne pour Bruxelles dans les années vingt.
Au début des années 1940, juste après le début de la Seconde Guerre mondiale et l’entrée imminente des nazis en Belgique, ils tentèrent de se mettre en sécurité en Suisse, mais les habitants les livrèrent à la Gestapo, qui les envoya à Auschwitz, où ils furent peinés. J’avais 4 ans à l’époque. J’ai été épargné et retrouvé dans un orphelinat juif à Paris.
J’ai ensuite été adopté par des Juifs français non observateurs qui m’ont élevé en tant que bon citoyen français, mais sans aucune éducation de la Torah. En 1960, je suis venu en Israël, dans le kibboutz religieux Sde Eliyahu, dans la vallée de Beit She’an. C’est à ce moment que j’ai commencé à vivre une vie d’observance de la Torah.
Quelque temps après mon arrivée à Sde Eliyahu, j’ai entendu parler pour la première fois de la Tanya, œuvre fondamentale du Rabbi Schneur Zalman de Liadi, fondateur du mouvement Habad au XVIIIe siècle, et j’ai réalisé à quel point le judaïsme était encore plus riche. En étudiant Tanya, j’ai commencé à comprendre qu’il y avait quelque chose de plus profond que l’identité juive, qu’il y avait quelque chose qui avait à voir avec l’âme.
J’ai écrit à Kfar Habad, l’enclave de Habad en Israël, et leur ai demandé de m’envoyer les conférences du Rabbi. Lorsque la guerre des Six jours a commencé, j’ai été recruté dans les FDI et j’ai servi de sapeur, posant et démantelant des mines antipersonnel. En 1962, des cassettes des conférences du Rabbi – des Farbrenguen – ont commencé à circuler parmi les Chaididim israéliens, et ils ont envoyé des cassettes de Kfar Habad à mon kibboutz. J’ai étudié ainsi pendant plusieurs années avec mon épouse, jusqu’à ce que nous quittions le kibboutz et que nous nous rendions à Jérusalem, où je me suis connecté avec Habad – la personne qui m’a notamment aidé était le Rav Yaakov Tzirkus.
Lorsque la guerre des Six jours a commencé, j’ai été recruté dans les FDI et j’ai servi de sapeur, posant et démantelant des mines antipersonnel. Puis vint la guerre du Kippour en 1973.
Pendant la guerre de Kippour, j’étais en poste à la frontière sud d’Israël avec le Sinaï. C’était en face d’Ismaïlia, le port égyptien, littéralement dans le pays de Goshen, où nos ancêtres vivaient à l’époque de Moïse.
Je faisais partie des opérations en cours là-bas, lorsque le chef d’état-major a annoncé la nouvelle: «Les Égyptiens pourraient attaquer avec des armes chimiques et tout le monde doit avoir un masque à gaz à portée de main. Tous les soldats avec la barbe doivent se raser pour que le masque à gaz soit bien ajusté sur le visage. »
J’étais l’un des trois soldats qui portaient une barbe et quand j’ai entendu cet ordre, je me suis dit: « Comment puis-je éventuellement enlever ma barbe? »
Dans mon unité, il y avait des religieux de l’organisation Bnei Akiva. Ils ont utilisé un rasoir spécial qui fonctionnait comme des ciseaux, pas un rasoir. Et ils m’ont dit: « Efraim, la loi juive te permet de te raser avec cette machine et ta vie est en danger. Fais le! »
J’ai dit: «Les gars, un risque pour la vie signifie quand le danger est juste devant vous. Mais dans ce cas, ils peuvent ou non attaquer. »
Je ne pouvais pas le faire. Je ne pouvais pas m’imaginer le faire.
Je leur ai dit: «Écoutez, je sais que le chef d’état-major a donné un ordre, mais j’ai l’impression que si je retire ma barbe, je ne serai plus un soldat… ”
Entra dans la tente des officiers – le commandant de la compagnie de notre unité était là, le major Shimon Yekutiel. Bien qu’il ne fût pas religieux, il nous aimait beaucoup. Il a constaté que nous ne profitions jamais de la religion pour nous soustraire à des tâches militaires, y compris lorsque nous devions conduire des véhicules blindés de combat le Chabbat.
Je lui ai dit: «Écoutez, je sais que le chef d’état-major a donné un ordre, mais j’ai l’impression que si j’enlève ma barbe, je ne serai plus un soldat. Je serai une serviette, un shmatte, un chiffon sans valeur. »
Je lui ai également dit: «As-tu déjà entendu parler de Samson ? Ils lui ont coupé les cheveux et il était devenu impuissant. Si je retire ma barbe, moi aussi je serai impuissant. «
Il me dit: « Mais c’est un ordre du chef de cabinet! »
J’ai dit: « Avez-vous entendu parler du Rabbi? »
« Oui, j’ai entendu parler de lui. »
«S’il vous plaît, laissez-moi lui demander si cela constitue un danger pour la vie. Si le Rabbi dit que c’est le cas, alors nous et les deux autres gars – nous trois – nous enlèverons notre barbe. «
Il a accepté.
J’ai écrit une lettre à l’organisation de la jeunesse Habad, au Rav Yossef Ralbag, lui demandant de demander au Rabbi si cela constituait un danger pour la vie. J’ai envoyé cette lettre à un officier qui rentrait chez lui en congé parce que sa femme avait donné naissance à un bébé. Cet officier a pris la lettre et a dit: «Ne vous inquiétez pas, je vais prendre un taxi et l’amener à Habad à Jérusalem. »
J’ai attendu une réponse.
Deux nuits plus tard, alors que j’étais de garde, le téléphone sur le terrain a sonné avec le message que je devais appeler ma femme. Lorsque je l’ai contacté, ma femme a déclaré: «Le Rav Tuvia Blau a appelé pour dire que le Rabbi avait déclaré qu’il n’y aurait pas d’attaque par gaz toxique. Ne touche pas ta barbe. »
Le Rabbi a également envoyé une réponse écrite libellée comme suit:
1. Il est clair qu’il n’y aura pas d’attaque par les gaz toxiques. « Il est clair qu’il n’y aura pas d’attaque au gaz toxique. »
2. Le soldat peut prendre le masque à gaz, le mettre et démontrer que la barbe ne l’obstrue pas. Ceux qui pensent autrement manquent de connaissances ou n’ont pas étudié la question en profondeur, parce qu’ils ne la considèrent pas très importante.
3. Le soldat doit présenter les points ci-dessus. Si, toutefois, ces points ne sont pas acceptés, il peut accepter, en guise de précaution supplémentaire, de donner son consentement en emportant avec lui des ciseaux et, si le besoin s’en fait sentir, il peut enlever sa barbe en une minute, dans le même temps qu’il faudrait pour mettre le masque à gaz – s’il y a une attaque qu’ils craignent.
PS Pendant la Première Guerre mondiale, le gaz toxique était largement utilisé et toutes les armées, y compris les Britanniques, utilisaient des masques. Pourtant, les Sikhs indiens, qui ont combattu dans les rangs des Britanniques, ont été autorisés à ne pas retirer leur barbe et se sont pourtant distingués au combat.
Cette information devrait être transmise aux soldats et peut être immédiatement publiée.
Lorsque ma femme me l’a lu par téléphone, je lui ai immédiatement demandé de m’envoyer trois paires de ciseaux, une pour chaque soldat. Le lendemain, je suis entré dans la tente du commandant et je lui ai dit: «Le Rabbi a déclaré qu’il n’y aurait pas d’attaque chimique».
«Comment peut-il savoir? Il ne fait pas partie du renseignement militaire et c’est une question de vie ou de mort. »
J’ai dit: «Comment peut-il savoir? C’est un Rabbi. Il sait ce qui est bon pour vous et ce qui ne l’est pas. Il n’y aura pas d’attaque chimique. »
Alors qu’a fait le commandant de compagnie? Il nous a demandé à tous les trois de signer une lettre indiquant que, pour des raisons de religion et de conscience, nous ne voulions pas raser notre barbe.
Bien sûr, à la fin, tout le monde a vu que le Rabbi avait raison: il n’y avait pas d’attaque au gaz toxique.