La rubrique réflexion : « Faire face à la douleur » par Ruth Benitah

La rubrique réflexion : « Faire face à la douleur » par Ruth Benitah

On entend souvent : « tout est pour le bien » « et même ce qui nous fait mal », or lorsque l’on souffre physiquement ou moralement, comment aborder cette notion si difficile ? Comment ne pas être en colère, peiné ou voire même complètement dégoûté ? Lorsque tout va bien, il est plus simple d’adhérer aux idées justes qui sont qu’Hachem fait ce qui est bon pour nous et pour Son monde, et qu’en tant qu’êtres humains, nous sommes limités et donc pas en mesure de Le comprendre du tout ou au moins pour l’instant…

C’est dans ces moments où tout va bien qu’il faut se renforcer un maximum avec des paroles de Torah, des convictions religieuses claires et justes. Ainsi si Hachem décide de nous éprouver, qu’Il nous en préserve, il sera plus facile de garder au fond de nous un petit quelque chose qui nous soufflera que cette situation est aussi pour le bien…

Étrangement et même miraculeusement, certaines personnes arrivent à voir leur foi augmenter dans l’épreuve, certainement car à ce moment précis, c’est ce dont ils avaient besoin pour les pousser à se raccrocher à Hachem…

Mais la question qui subsiste est que faire si avant une épreuve l’on ne s’est pas renforcé ou si la difficulté du moment est tellement grande que la foi s’en trouve affectée ? Lorsque l’on est témoin d’injustices, de violences inacceptables, de choses qui dépassent l’entendement, comment garder le bon cap ? La première chose est d’intégrer que Seul l’Éternel décide de ce qui arrive ; ensuite il faut accepter les sentiments humains dont la peur, les doutes, et les questions, puis les verbaliser au Créateur du Monde en s’adressant à Lui avec respect et sans reproche, comme un enfant se confie à son parent pour épancher son cœur trop lourd de souffrance…

La prière est notre meilleure arme, et celle faite avec des pleurs peut briser les pires décrets… Lorsque la douleur est trop vive et que l’on ne parvient pas à y faire face seul, il ne faut pas hésiter à solliciter les prières des autres, d’une part car il y a des gens très méritants dont les prières sont de réelles bénédictions et d’autres part, car lorsqu’un juif prie pour un autre, c’est un signe d’amour gratuit et d’entraide, et cela peut grandement éveiller la miséricorde divine.

Qu’Hachem nous épargne toutes les souffrances et fasse qu’enfin Machia’h se révèle…

À méditer ! Ruth BENITAH

Séoul : La difficile mais pas impossible vie juive en Corée du Sud

Séoul : La difficile mais pas impossible vie juive en Corée du Sud

Photo de couverture : Le directeur du siège coréen de ‘Habad Loubavitch avec le maire de Séoul et un livre de Psaumes (Osher Litzman)

La distance, géographique et culturelle, n’a pas empêché le judaïsme de s’installer dans la petite péninsule asiatique. Osher Litzman, directeur du Beth Habad, a répondu sur la particularité de vivre dans un pays sans antisémitisme, mais en même temps sans nourriture Cachère.

À Séoul, capitale du petit pays asiatique, on trouve un Beth ‘Habad. Son directeur, Rav Osher Litzman, a parlé des efforts de l’organisation pour soutenir le style de vie juif, l’appréciation des Coréens à la communauté et à Israël, et des activités de la communauté dans la nation de la Extrême orient.

« Nous sommes arrivés en Corée en 2008 », raconte le rabbin. Et note que « trois semaines plus tard, 40 personnes sont venues célébrer Pessa’h avec nous ».

Le Rav Litzman déclare qu’il n’y a «que quelques centaines de Juifs en Corée. En général, ce sont des gens qui arrivent de l’étranger et qui restent dans le pays pendant un à quatre ans pour diverses raisons.» Cependant, il précise qu ‘ »il y en a très peu qui ont décidé de rester ici ».

Judaïsme Corée

Concernant le nombre de Coréens qui professent le judaïsme, le Rav Litzman souligne qu ‘«il y a très peu de convertis. Mais la plupart d’entre eux ne résident plus en Corée, mais en Israël ou aux États-Unis, car il n’est pas facile ici de mener une vie juive. »

Malgré les difficultés qui existent en Corée pour maintenir un style de vie juif, Rav Litzman dit que Habad a construit un mikvé et travaille sur de nouveaux projets pour faciliter la vie juive.

«Il est très difficile de trouver de la nourriture Cachère en Corée, nous importons donc de grandes quantités de nourriture d’Israël. Un restaurant travaille également dans notre centre ‘Habad, d’où nous envoyons de la nourriture dans tout le pays», explique le chef de la communauté sur la manière dont Chabad Loubavitch aide les Juifs du pays.

«Autour de notre Beth Habad, il y a une vie juive importante. Chaque Chabbat, nous recevons des dizaines de Juifs de différents endroits du monde. Environ 120 personnes viennent pendant les festivités», explique le Rav Litzman.

 

Activité de Souccot avec des travailleurs de l’industrie aéronautique sud-coréenne ( Osher Litzman )

Le Rav Litzman fait également référence aux relations de la communauté avec les habitants. «Les Coréens apprécient les Juifs parce qu’ils ont entendu parler de nombreux membres de la communauté qui se démarquent dans divers domaines», explique Litzman. Par conséquent, il souligne qu' »en général, il n’y a pas d’antisémitisme ici ».

Se référant à la vision d’Israël des Coréens, le chef de la communauté soutient que les habitants « ne font pas toujours la différence entre Juifs et Israéliens, donc l’appréciation qu’ils ressentent pour les Juifs est identique à ce qu’ils ressentent pour Israël ». Cependant, il précise que «les Coréens sont influencés par les médias qui, lorsqu’ils traitent du conflit au Moyen-Orient, ne montrent pas beaucoup de sympathie pour Israël. C’est pourquoi, lorsque les étudiants universitaires apprennent le judaïsme, nous essayons de leur expliquer ce qui se passe là-bas, et Dieu merci, nous avons réussi à transmettre le message de la meilleure façon. »

Malgré les difficultés à mener une vie juive, l’éloignement et les différences culturelles, le Rav Litzman dit: «Nous aimons être en Corée et nous remercions Dieu d’être ici. C’est un pays civilisé, moderne et sûr. »

 

Le magnifique Mikvé de Séoul construit par le Mouvement Loubavitch

 

Beyrouth : Les pluies ont endommagé des tombes du seul cimetière juif au Liban

Beyrouth : Les pluies ont endommagé des tombes du seul cimetière juif au Liban

Les précipitations ont détruit un mur de soutènement sur le site, ce qui a endommagé certaines pierres tombales.

 

Les tombes du seul cimetière juif de Beyrouth ont été endommagées en raison d’un glissement de terrain provoqué par des pluies torrentielles qui ont causé des dégâts dans tout le Liban.

La montée des eaux, à la suite de fortes pluies, a détruit un mur de soutènement du cimetière juif situé dans le quartier de Ras Al Nabaa, et a jeté des gravats et des pierres tombales couvertes d’inscriptions hébraïques sur la route.

Selon Nagi Georges Zeidan, spécialiste de la communauté juive du Liban et volontaire du cimetière, au moins quatre pierres tombales ont été endommagées. Les ossements sont toujours dans leurs cercueils, mais ils doivent être retirés des décombres, a-t-il dit, tout en demandant aux autorités d’intervenir pour les conserver.

Le cimetière juif de Beyrouth contient 3 407 tombes, selon Zeidan, qui a déposé les noms de toutes les personnes enterrées. Il a été créé dans les années 1820 et appartient au Conseil de la communauté juive libanaise, selon le spécialiste.

Par le passé, le Liban a accueilli plusieurs milliers de Juifs, qui ont progressivement émigré en Israël, au Brésil, en Europe ou aux États-Unis. Selon Zeidan, seuls 29 Juifs vivent toujours au Liban. Il y a encore quelques bâtiments qui abritaient d’anciennes synagogues. L’une d’elles, à Tripoli, a été transformée en fabrique d’encre et une autre demeure dans la ville de Saida (sud).

Jeudi à midi, une violente tempête a provoqué des inondations au Liban, qui ont bloqué les routes et endommagé plusieurs habitations.

 

 

Les Émirats Arabes Unis ont annoncé qu’ils commenceraient l’année prochaine la construction de la première synagogue officielle du pays

Les Émirats Arabes Unis ont annoncé qu’ils commenceraient l’année prochaine la construction de la première synagogue officielle du pays

Une Brit Mila historique avait été réalisée à Abou Dabi,  la capitale des Emirats Arabes Unis, la semaine dernière, au fils d’un couple juif de Berlin. Le Rav Yehuda Taichtel, envoyé du mouvement Loubavitch et rabbin de la communauté juive de Berlin, qui entretient des relations étroites avec la famille, avait assisté à la cérémonie.
C’était la première fois qu’une Brit Mila a eu lieu à Abou Dabi.

Ces dernières années, une communauté juive a été établie à Abou Dabi, alors que les autorités émiraties tentent de prouver qu’il y a une ouverture religieuse dans le pays.

En septembre, le gouvernement des Émirats arabes unis a annoncé qu’il commencerait l’année prochaine la construction de la première synagogue officielle du pays. La presse locale estime qu’elle sera inauguré en 2022.

Malgré les tentatives des autorités émiraties de démontrer qu’elles soutiennent la liberté de religion dans le pays, les critiques disent que c’est une mesure qui cherche à tromper la communauté internationale, car ils affirment que le gouvernement est la cible de critiques par des organisations de défense des droits humains qui l’accusent d’avoir emprisonné des militants de l’opposition.

Alors que les autorités envisagent de construire la première synagogue officielle, un temple privé avec des membres de la petite communauté juive locale fonctionne à Abou Dabi.

La petite communauté juive du pays, composée principalement d’expatriés, utilise actuellement une synagogue privée dans une maison à Dubaï pour effectuer des cérémonies religieuses.
La majorité des habitants du pays soutiennent les Palestiniens et s’opposent à l’approche du gouvernement envers Israël. Par conséquent, de nombreux membres de la communauté juive locale préfèrent conserver leur discrétion et ne pas divulguer leur statut de juifs.