La maladie se répand à une très grande vitesse dans le monde : 169387 cas le 15 mars 2020 (officiels, sans compter les centaines de milliers de personnes non testées et porteurs, et les cas asymptomatiques qui contaminent leur entourage sans le savoir). Alors que la France est de plus en plus touchée par le coronavirus, sa mise en quarantaine pourrait avoir lieu dans les prochains jours, à l’image de l’Italie et de l’Espagne.
La contamination se fait lors d’un contact rapproché avec une personne contaminée :
– quand on reste plus de 15 minutes et à moins de 2 mètres d’une personne infectée.
– Lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue.
– Par les mains
Voici comment vous protéger et protéger les autres
Vous pouvez vous protéger et protéger les autres de cette maladie. Il suffit d’appliquer certaines règles.
Lavez-vous les mains !
Il est très important de se laver les mains très souvent.
– Avant de se toucher le visage, les yeux, le nez, la bouche
– Avant de manger.
– Lorsque vous vous êtes mouché, avez éternué ou toussé
– Lorsque vous rentrez chez vous.
– Lorsque vous avez pris le bus ou le train.
– Lorsque vous avez rendu visite à une personne malade.
– Lorsque vous êtes allé aux toilettes.
– Lorsque vos mainssont sales.
Voici comment :
Mouillez-vous les mains.
Prenez du savon liquide, de préférence.
Frottez-vous les mains pour que ça mousse.
Répandez la mousse sur TOUTE la main.
Aussi entre les doigts et sous les ongles, les pouces et les poignets.
Rincez bien vos mains sous l’eau.
Séchez bien vos mains. De préférence avec du papier.
Attention également : Evitez de porter des bagues.
Soignez votre peau. Coupez-vous vos ongles très courts.
Toussez et éternuez dans un mouchoir ou dans le creux du coude !
-Placez quelque chose devant le nez et la bouche lorsque vous toussez ou éternuez. De préférence un mouchoir en papier.
-Ou alors toussez dans le creux du coude.
-Mouchez-vous dans un mouchoir en papier.
-N’utilisez pas de mouchoir en tissu.
-Utilisez le mouchoir en papier une seule fois.
-Et jetez-le.
TRES IMPORTANT !! RESTEZ CHEZ VOUS SI VOUS AVEZ DE LA FIEVRE ET DE LA TOUX SI VOUS NE LE FAITES PAS VOUS METTEZ EN DANGER VOTRE ENTOURAGE !!
–Ne sortez surtout pas de chez vous!
-N’allez pas au travail ou à l’école. Vous risquez de contaminer les autres.
-Ne rencontrez pas d’autres personnes.
-N’allez pas tout de suite chez le médecin : téléphonez d’abord !
Gardez TOUJOURS une certaine distance avec les autres !
De préférence, 2 mètres au minimum.
Par exemple :
-Dans la file d’attente à la caisse, à la poste ou à la cantine :
-tenez-vous à distance de la personne devant vous et de la personne derrière vous.
Dans les réunions :
-laissez toujours une chaise libre entre vous et les autres.
Quand vous saluez d’autres personnes :
-Evitez de les embrasser.
Ne serrez jamais la main !
Les mains ne sont pas toujours propres. C’est donc important : Ne serrez pas la main.
-Ne touchez pas votre nez, votre bouche et vos yeux.
-Evitez les rassemblements avec de nombreuses personnes.
Si vous avez besoin de l’aide d’un médecin : appelez toujours avant !
-N’allez pas chez le médecin si vous avez seulement de la toux et un petit peu de fièvre.
-Restez chez vous.
-Et reposez-vous.
Vous avez besoin d’un médecin seulement si vous êtes vraiment malade.
Très important : N’allez pas chez votre médecin ou à l’hôpital sans avoir téléphoné. Appelez toujours avant
Qui sont les personnes les plus en danger ?
– Les personnes de plus de 65 ans sont particulièrement en danger. Elles tombent souvent gravement malades.
Les personnes qui souffrent de ces maladies sont aussi en danger :
–Tension artérielle trop élevée
–Diabète
-Maladies du cœur et de la circulation
-Maladies des voies respiratoires Par exemple : l’asthme
-Maladies et traitements qui affaiblissent le système immunitaire
–Cancer
Qu’est-ce qui est important pour les personnes âgées et déjà malades ? Vous avez plus de 65 ans ?
Ou vous avez déjà une autre maladie ?
Alors nous vous recommandons :
-Ne prenez pas le bus le métro ou le train.
-Allez au magasin quand il y a peu de monde. Ou mieux, demandez à quelqu’un d’aller faire les courses pour vous.
-N’allez pas dans des lieux où il y a beaucoup de monde. Par exemple : au cinéma, au concert, à une rencontre sportive, à une sortie en groupes.
-N’allez pas rendre visite à une personne dans un home ou à l’hôpital.
Si vous toussez et avez de la fièvre. Ou si vous avez de la peine à respirer :
-Restez chez vous.
-Appelez votre médecin. Ou l’hôpital.
-Expliquez vos problèmes.
Quand une personne est-elle contagieuse ?
Une personne est contagieuse :
-Quand elle est malade.
-Autrement dit quand elle tousse ou a de la fièvre.
Mais aussi, juste avant de tomber malade.
Lorsque vous êtes contaminé, donc porteur du virus, vous ne tombez pas malade tout de suite. Il peut se passer jusqu’à 14 jours avant de voir apparaître les premiers symptômes.
Quels sont les symptômes de la maladie ?
Les symptômes qui apparaissent le plus souvent sont :
-La fièvre
-La toux
-La difficulté à respirer
-L’inflammation des poumons
Comment se déroule la maladie ?
La maladie n’est pas toujours grave. Certaines personnes sont juste légèrement malades (mais porteurs du virus qui peut contaminer une personne fragile).
Mais d’autres sont très malades et doivent aller à l’hôpital.
Quel traitement recevez-vous lorsque vous êtes malade ?
Il n’y a pas encore de médicament contre cette maladie. Les antibiotiques n’ont aucun effet sur elle. Mais on peut traiter les symptômes (toux, fièvre).
Comment savoir si je suis infecté?
Les signes d’infection courants comprennent les symptômes respiratoires, la fièvre, la toux, l’essoufflement et les difficultés respiratoires. Dans les cas plus graves, l’infection peut provoquer une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère, une insuffisance rénale et même la mort.
– le virus survit dans l'air & sur des surfaces – le nombre de cas en France est sous estimé – il y aura des jeunes dans un état grave, mais ce sera une minorité – #RESTEZCHEZVOUS#COVID19pic.twitter.com/SdMb8scJwJ
Hespedim des Rabbanim vers 20H45 heure française – 21h45 heure Israélienne suivis de la Levaya vers 22h00 heure française – 23h00 heure Israélienne
(possibilité de retard)
La nouvelle, tombée à l’issue du Chabbat, a aussitôt fait l’effet d’un séisme au sein de la communauté Habad de Paris, et bien au delà.
Hospitalisé le jeudi matin, et placé sous assistance respiratoire, le Rav André Touboul a succombé à une crise cardiaque, 48 heures plus tard, Chabbat 21 Mars, au matin.
Père de neuf enfants, il se savait touché par le virus depuis une dizaine de jours et avait été diagnostiqué positif au Covid-19 une semaine auparavant. Un décès foudroyant qui laisse la communauté dans le plus grand désarroi.
A 64 ans, le Rav André Touboul, né à Marseille, professeur de Mathématiques, était le directeur estimé et respecté de tous, depuis plus de 35 ans, des Institutions scolaires Beth Haya Mouchka, situées dans le 19ème arrondissement de Paris.
Réputé pour son excellence, l’établissement comprend 2600 élèves, de la crèche à la terminale, ce qui en fait l’école juive la plus grande d’Europe. Or, tous les élèves étaient en quelque sorte les enfants du Rav Touboul, dont il connaissait non seulement le prénom, mais aussi le parcours, les progrès effectués, tant sur le plan scolaire qu’au niveau spirituel, avec l’amélioration des traits de caractère, ce travail des Middot, si précieux aux yeux des éducateurs, enseignants et parents. Un modèle pour tous.
« Je pense à sa gentillesse et à son professionnalisme » écrit Anne Hidalgo, Maire de Paris, « tout mon soutien et mon affection à sa famille, à ses amis et à toute la communauté scolaire de Beth Hanna. »
D’autant que sa disparition brutale en pleine crise de coronavirus a catalysé d’un coup toutes les craintes et angoisses liées à cette épidémie mondiale. Beaucoup croyaient que seules les personnes très âgées ou fragilisées pouvaient en mourir. Ce qui est en partie vrai, d’un point de vue statistique. Hélas, le coronavirus peut frapper tout un chacun. Pour l’heure, on le sait, seul un confinement total et des mesures sanitaires très strictes peuvent enrayer l’épidémie, au niveau mondial.
La contagion est telle, qu’en cas d’hospitalisation d’un proche malade, ou pire du décès, la famille ne peut en aucune façon se rendre à son chevet, ni même pour la veillée. De plus en raison des mesures de confinement national, les obsèques se déroulent en présence de dix personnes seulement. « Sinon, nous serions au moins 20 000 personnes à nous rendre à l’enterrement », déclare le Rav Léon Madar de Marseille, un ami personnel du Rav Touboul, et directeur d’une école Habad dans la cité phocéenne. « C’était un homme exceptionnel. D’une grande intelligence. Il nous a inculqué la passion de l’enseignement. Je l’ai eu au téléphone le mercredi soir, il allait bien malgré le virus. Ses conseils en matière d’éducation étaient de véritables remèdes. Il était tant attaché au Rav Azimov et au Rabbi. Il nous donnait des conseils judicieux. Pour lui, aucune situation n’était perdue, chaque enfant était important. Il nous laisse un vide énorme ».
Même détresse chez le président du Consistoire régional Alpes Provence, Zvi Ammar : « C’était un homme d’un dévouement exceptionnel. Il est brutalement mort de ce maudit coronavirus. Je suis extrêmement peiné. Que D.ieu repose son âme ». Et d’insister à l’attention de tous : « S’il vous plait, faites attention à vous, la situation est grave, appliquez à la lettre les consignes. La vie c’est la chose la plus sacrée selon notre sainte Torah ». Le dernier enseignement que Rav André Touboul, zal, semble nous léguer.
L’ancien chef de Tsahal laisse son propre parti Bleu et Blanc en lambeaux alors que l’ancien partenaire politique Yair Lapid ordonne à ses députés Yesh Atid de s’abstenir de voter, affirmant qu’il n’y a aucun moyen de comprendre pourquoi Gantz a démantelé le syndicat « pour ramper dans le gouvernement de Bibi »
Ynetnews
Benny Gantz est devenu le nouveau président de la Knesset jeudi avec le soutien du bloc de droite du rival politique Benjamin Netanyahu après que l’annonce de sa candidature choc à la 11e heure a laissé sa propre alliance Blue & White en lambeaux.
Sur les 120 membres de la Knesset, 74 ont voté pour, 18 ont voté contre et les autres se sont abstenus.
Yair Lapid et Moshe Ya’alon, qui se sont séparés de Gantz après avoir annoncé sa candidature, devaient publier une déclaration commune à 20h30.
L’élection de Gantz comme président intervient apparemment au milieu des pourparlers pour que son parti Israël
Résilience rejoigne un gouvernement initialement dirigé par Benjamin Netanyahu.
La semaine dernière, Gantz a été sollicité par le président Reuven Rivlin pour former le prochain gouvernement après avoir obtenu le soutien de plus de la moitié de la Knesset, dont certains ont rapidement exprimé leur opposition aux développements surprenants de jeudi.
Le nouvel orateur avait longtemps insisté sur le fait qu’il ne rejoindrait pas un gouvernement dirigé par un Premier ministre sous le coup d’une inculpation pénale. Netanyahu doit être jugé en mai pour corruption, fraude et abus de confiance.
L’élection du nouveau président de la Knesset est intervenue après que la Haute Cour a ordonné un vote, ce qui a conduit Yuli Edelstein, alors président de la République, à démissionner. Edelstein est apparemment engagé pour reprendre le rôle lorsque Gantz rejoint le gouvernement.
Lapid a demandé aux membres de son parti Yesh Atid de s’abstenir lors du vote.
Il a écrit plus tard à ses députés que « Benny a décidé de démanteler le parti Bleu & Blanc pour ramper dans le gouvernement de Bibi. Il n’y a aucun moyen de le comprendre. »
Yesh Atid restera dans un partenariat politique avec le parti Telem de Moshe Ya’alon. Les deux parties travailleront comme une seule faction – et ont déjà soumis la demande de dissolution de Blue & White à la commission compétente de la Knesset.
Yesh Atid et Telem continueront d’appeler leur syndicat Bleu & Blan car ils seront la plus grande faction après la scission, avec 18 députés contre 15 pour Gantz.
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Vayikra, le Rabbi nous enseigne que lorsque le jour de Roch ‘Hodech Nissan tombe le jour du Chabbat nous sortons trois Livres de la Torah, et le fait de sortir ces trois livres détient le pouvoir de renforcer les enfants d’Israël de manière considérable (‘Hazaka), même durant les années pendant lesquelles Roch ‘Hodech ne tombe pas Chabbat, comme c’est le cas cette année 5780 (voir Dvar Mal’hout, fin de la lettre ב).
Dans le premier Livre, nous lisons la Paracha de la semaine, dans le second nous lisons le sujet de Roch ‘Hodech, et enfin dans le troisième nous lisons : ‘Ce mois-ci (Nissan) sera pour vous le commencement des mois’.
Chaque fois que nous sortons un Séfer Torah nous disons le verset (Bamidbar, 10, 35) : ‘C’était quand l’Arche se mettait en voyage, Moché disait lève-toi Eternel, que Tes ennemis se dispersent et que ceux qui te haïssent fuient de devant Toi…’.
Le Rabbi nous rappelle ici l’enseignement du Tanya selon lequel chaque Juif possède en lui-même une étincelle de Moché. Aussi, quand Moché s’adresse à D.ieu en disant ‘Lève-Toi Eternel’, il exprime l’importance pour chaque Juif d’ajouter dans le domaine de la Sainteté, et lorsque Moché déclare ‘que tes ennemis se dispersent et que ceux qui te haïssent fuient de devant Toi’, il souligne l’importance d’effacer tout ce qui s’oppose à notre élévation et qui perturbent notre service divin.
Par ailleurs, le Rabbi précise que nous sortons également trois Livres de la Torah le jour de Sim’ha Torah.
Cependant, ces trois Livres mettent d’avantage l’accent sur l’action d’étudier la Torah, alors que les trois Livres que nous sortons le jour du Chabbat Roch ‘Hodech Nissan mettent d’avantage l’accent sur les Commandements divins, les Mitsvoth.
Le Rabbi insiste en effet sur le fait que l’acte de la Mitsvah est essentiel pendant le mois de Nissan. La différence entre la Torah et la Mitsvah est connue. La Torah est la pensée du Saint béni soit-Il, laquelle est au-delà du monde. Par contre, la Mitsvah est ordonnée à l’homme pour qu’il agisse dans le monde, qu’il réalise l’union entre lui-même, le monde et D.ieu.
L’importance des Mitsvoth durant tout le mois de Nissan s’exprime aussi par le fait que dans le troisième Livre de la Torah il est question de la sanctification de la lune, qui est la toute première Mitsvah ordonnée aux enfants d’Israël : ‘Ce mois-ci (Nissan) sera pour vous le commencement dans l’ordre du compte des mois’.
Rachi explique que l’Eternel montra à Moché la lune dans le firmament, en lui disant que lorsque la lune se renouvellera dans le ciel, elle sera pour lui ‘le commencement des mois’.
Aussi le mois de Nissan est appelé le mois de la Délivrance, le Rabbi nous explique que contrairement aux trois Livres de la Torah de Sim’hat Torah, lesquels nous renforcent dans notre service divin habituel, les trois Livres du Chabbat Roch ‘Hodech Nissan nous renforcent dans notre service divin ‘nissit’ : ‘miraculeux’ qui relève de notre aptitude à agir au-delà de la nature et de nos habitudes.
Ainsi, dans le troisième livre que nous lisons il est question du Sacrifice de Pessa’h, et le Rabbi explique que le mot ‘Pessa’h’, ‘Saut’, vient pour exprimer le service divin qui est au-delà de toutes les limites.
Dans la lecture du second livre, il est question de Roch ‘Hodech, et le Rabbi enseigne que le mot ‘Hodech’ est lié au mot ‘Hidouch’ (nouveauté), afin de nous inciter à chercher la nouveauté en nous-même, à dépasser nos habitudes pour atteindre le ‘Hidouch, une lumière nouvelle dans notre service divin.
Enfin, dans le premier livre nous lisons la Paracha Vayikra, ‘Il appela Moché et D.ieu lui parla depuis la tente d’assignation en disant’ (Vayikra, 1, 1). Le sujet de ‘Vayikra’ est que Moché reçoit un reflet de lumière afin qu’il puisse s’élever et pénétrer dans la tente d’assignation, dans laquelle l’Eternel se dévoile à lui.
Or, comme il a été dit précédemment, chaque Juif possède une étincelle de Moché, et de ce fait il peut attirer et dévoiler en lui-même un reflet de la lumière infinie de D.ieu. Aussi, et dans le même ordre d’idée le Rabbi déclare que chaque enfant d’Israël possède la force d’attacher sa pensée à D.ieu d’un lien très puissant, au point de ressentir et ‘de voir avec ses yeux’ les dévoilements divins, comme ce sera effectivement le cas au moment de la Délivrance finale.
Cependant, et c’est là un des points essentiels de l’enseignement du Rabbi, même si l’on atteint le plus haut dévoilement, il est impératif que l’âme demeure dans le corps. En effet, la ‘Hassidout nous enseigne qu’un Juste parfait, même lorsqu’il connaît l’extase, tant est grande sa perception du divin, ne perd jamais de vue le désir de D.ieu d’avoir une demeure ici-bas.
Contrairement aux fils d’Aaron, Nadav et Avihou, qui perdirent leurs vies car leur désir de s’attacher à D.ieu dépassait la nécessité que l’âme demeure dans le corps, nous devons toujours élever notre âme vers les cimes les plus élevées, en ayant conscience qu’elle ne doit jamais quitter le corps. Bien que le désir de l’âme de quitter le corps pour s’unir à D.ieu soit très fort, il ne doit jamais mettre en danger notre existence. Aussi, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous élever aux plus hauts niveaux et en même temps garder à l’esprit que cette élévation a pour but d’agir dans ce monde.
Pour illustrer cet enseignement, il est possible de donner ici l’exemple de l’Arche des Tables de l’Alliance.
Dans le traité ‘Yoma’ il est dit que lorsque l’Arche était déposée dans le Saint des Saints, il se produisait un miracle. Bien qu’elle possède des mesures précises, l’Arche ne prend pas de place dans le Saint des Saints.
De fait, chaque Juif doit être à l’image de l’Arche. Quand il sert D.ieu, il se doit d’agir au-delà de toutes les mesures, de toutes les limites, à l’exemple de l’Arche ‘qui ne prend pas de place’ et que l’on ne peut mesurer lorsqu’elle est déposée dans le Saint des Saints.
Mais, tout en servant D.ieu, et même si l’âme connaît la plus haute élévation, elle se doit de demeurer dans les limites du corps, à l’exemple de l’Arche ‘que l’on peut mesurer’.
La qualité d’un ‘Hassid consiste à lier la lumière divine infinie avec les limites de ce monde. Il accomplit les Commandements divins, qui possèdent des mesures et des limites, avec un amour infini pour D.ieu.
Dans une Si’ha (Likoutey Si’hot, ‘Helek Aleph, pages 134-138) le Rabbi nous enseigne que ‘la mer s’ouvrit par le mérite d’un seul juif, du nom de Na’hchon ben Aminadav’. Ce juste du peuple juif savait que le Saint béni soit-Il avait libéré Ses enfants de l’Egypte afin de les conduire au pied du Mont-Sinaï et de leur donner la Torah, laquelle n’est autre que l’Arbre de vie, la Sagesse de D.ieu grâce à laquelle les enfants d’Israël pourraient s’attacher à Lui et feraient de ce monde matériel une demeure pour Son Essence bénie.
Na’hchon ne fut donc pas du tout impressionné par tous les évènements extérieurs qui se produisirent autour de lui. Alors qu’une partie de l’Assemblée d’Israël désirait retourner en Egypte, qu’une autre partie envisageait de combattre les égyptiens qui les poursuivaient, et que d’autres souhaitaient fuir dans le désert, il n’y avait seulement qu’un groupe d’hommes qui pensait que la solution était de rentrer dans la mer.
Na’hchon fut l’un de ces hommes. Il ressentait profondément le projet divin, et ne fut donc nullement apeuré par l’image des égyptiens qui approchaient. La seule chose qui importait à ses yeux était de gagner le plus vite possible le Mont Sinaï pour y recevoir la Torah.
Il agit donc au-delà de la raison, de la logique, et de l’intellect, et sauta dans la mer.
Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi rapporte le Midrach Raba selon lequel le nom ‘Na’hchon’ vient de ‘Na’hchol’ qui désigne ‘les grandes vagues de la mer’ que Na’hchon n’eut pas peur d’affronter lorsqu’il entra, le premier, dans la mer.
Le nom de Na’hchon n’est donc pas sans évoquer la force de Messirout néfech, et la soumission la plus totale vis-à-vis du Saint béni soit-Il.
Le Midrache nous révèle que Na’hchon avança dans la mer jusqu’à ce que le niveau de l’eau atteint celui de ses yeux, bien que cela l’empêchait de respirer, et alors seulement après cela la mer s’ouvrit devant lui. Nous comprenons de cela que lorsqu’un juif dépasse le niveau de l’intellect, comme ‘l’eau de la mer dépassa le niveau de son nez et atteint celui de ses yeux’, alors l’Eternel ouvre la mer devant lui.
Le Rabbi souligne à ce sujet que la Mitsva de la Tsédaka, plus que tout autre Mitsva, doit être accomplie en cette veille de Pessa’h avec le plus grand dévouement, au-delà de toutes les limites. Dès-lors, rien ne pourra constituer d’obstacle, pas même ces ‘grandes vagues de la mer’, pour voir enfin avec nos yeux de chair, la Délivrance finale avec la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Avec l’aide de D.ieu.