Ministère de la santé israéliens : Pas de quarantaine pour les voyageurs internationaux des « pays verts »

Ministère de la santé israéliens : Pas de quarantaine pour les voyageurs internationaux des « pays verts »

Le ministre du Tourisme accueille favorablement l’appel du professeur Grotto pour un assouplissement des restrictions sur les voyageurs internationaux; Le chef du comité de surveillance de la Knesset salue la décision, affirme que l’industrie du voyage est l’un des secteurs les plus durement touchés par la pandémie de coronavirus

Ynetnews

Un haut responsable du ministère de la Santé a déclaré mercredi à la commission de contrôle de l’État de la Knesset qu’il n’y aurait plus de période de quarantaine requise pour les personnes entrant en Israël en provenance de ce qui est classé comme « pays vert » – ceux avec un faible taux d’infection à coronavirus.

Le directeur général adjoint du ministère de la Santé, le professeur Itamar Grotto, a déclaré que la nouvelle directive nécessiterait un certain temps de préparation, mais que le ministère faisait tout son possible pour accélérer la commande.

Tous ceux qui sont entrés en Israël jusqu’à présent ont été tenus de se mettre en quarantaine pendant une période de 14 jours et cet ordre restera inchangé pour tous sauf une liste spécifique de pays qui n’a pas encore été déterminée.

Le président du comité MK Ofer Shelah de Yesh Atid a accueilli la nouvelle. «Le transport aérien est l’un des premiers secteurs et le plus gravement touché par la pandémie de coronavirus», a déclaré Shelah.
«En supposant qu’il n’y ait pas de vaccin disponible dans les six prochains mois, Israël pourrait se retrouver sans compagnie aérienne».

Le ministère de la Santé a été critiqué pour ses initiatives de marche lente visant à permettre à un programme pilote de relancer le tourisme avec 11 pays avec un faible nombre de cas de COVID-19, y compris les îles Seychelles, Chypre, la Grèce, la Corée du Sud, la Slovénie, le Monténégro et la Géorgie, la Croatie, la Bulgarie, l’Autriche et la Lituanie.

Le ministre du Tourisme, Asaf Zamir, a également salué cette décision, affirmant que «le ciel devrait s’ouvrir le plus vite possible».

La ministre des Transports, Miri Regev, a qualifié cette décision de «nouvelle importante pour l’industrie aéronautique».

Etude quotidienne du Rambam – 3 chapitres : #20: Lois du repentir, chapitre 10 – Lois relatives à la lecture du Chema, chapitre 1

Etude quotidienne du Rambam – 3 chapitres : #20: Lois du repentir, chapitre 10 – Lois relatives à la lecture du Chema, chapitre 1

VEILLE DU 9 AV – A ETUDIER AVANT HATSOT

 

 

הלכות תשובה פרק י – ספר אהבה הלכות קריאת שמע פרקים א-ב PDF

 

Lois du repentir : Chapitre Dix

1. Un homme ne doit pas dire : « J’accomplis les préceptes de la Thora et m’investis dans sa sagesse afin de recevoir toutes les bénédictions qui y sont mentionnées » ou « […] afin de mériter la vie du monde futur », « Je vais me séparer des fautes dont la Thora nous a mis en garde afin d’être préservé des malédictions mentionnées dans la Thora » ou « […] afin de ne pas être retranché de la vie du monde futur ». Il n’est pas convenable de servir D.ieu de cette manière, car celui qui sert [D.ieu] de cette manière Le sert par crainte. Cela n’est pas la vertu des prophètes, ni la vertu des sages. Ceux qui servent D.ieu de cette manière sont les ignorants, les femmes et les mineurs, qui sont éduqués à servir [D.ieu] par crainte jusqu’à ce que leur esprit s’élargisse et qu’ils servent [D.ieu] par amour.

2. Celui qui sert [D.ieu] par amour, s’investit dans la Thora et les commandements, et marche dans les chemins de la sagesse pour aucun motif extérieur : ni par crainte d’une calamité, ni pour obtenir le bien, mais fait ce qui est le vrai parce que cela est vrai, et finalement, le bien viendra par cela. Cette vertu est une immense vertu, qui n’est pas méritée par tout sage. C’est la vertu d’Abraham notre père, qui fut appelé par le Saint Béni soit-Il : « Celui qui M’aime », car il n’a servi [D.ieu] que par amour. C’est cette qualité que D.ieu nous a ordonnée par l’intermédiaire de Moïse, ainsi qu’il est dit : « Tu aimeras l’Eterne-l ton D.ieu ». Lorsqu’un homme aimera D.ieu comme il se doit, il observera tous les commandements par amour.

3. Quel est cet amour convenable ? Il s’agit d’aimer D.ieu d’un amour immense et ardent, au point que son âme soit unie avec l’amour de D.ieu, et soit continuellement ravie par celui-ci, comme un homme qui se languit d’amour [pour une femme], et n’a pas l’esprit tranquille du fait de cet amour pour cette femme, et y pense continuellement, à se lever, à son coucher, en mangeant et en buvant. Plus intense encore doit être l’amour de D.ieu dans le cœur de ceux qui L’aiment. Cet amour doit continuellement le posséder, comme Il nous a ordonné : « de tout ton cœur et de toute ton âme ». C’est ce que [le roi] Salomon dit par métaphore : « car je suis dolente d’amour ». Tout le cantique des cantiques est une métaphore qui décrit [cet amour].

4. Les sages d’antan ont dit : « Peut-être diras-tu : “Je vais étudier la Thora afin d’être riche”, “[…] afin d’être appelé ‘maître’”, “[…] afin de recevoir la récompense du monde futur” », le verset précise donc : « aimant D.ieu » ; tout ce que vous faites, faites-le par amour. Les sages ont également [expliqué le verset : « Heureux l’homme qui craint l’Eterne-l,] qui prend plaisir à Ses commandements », [en soulignant l’expression « à Ses commandements,] et non à la récompense de Ses commandements. Ainsi, les sages éminents exhortaient ceux de leurs disciples qui étaient intelligents et vifs : « Ne soyez pas comme des esclaves qui servent leur maître à condition de recevoir une récompense. Parce qu’il est le maître, il convient de le servir ». En d’autres termes : « servez-le par amour ».

5. Qui s’investit dans la Thora afin de recevoir une récompense ou afin de ne pas être sujet à des malheurs s’y investit de manière intéressée. Et qui s’y investit non par crainte, ni dans l’attente d’une récompense, mais par amour pour le Maître de la terre qui l’a ordonné s’y investit de façon désintéressée. Les sages ont dit : « Un homme doit toujours s’investir dans la Thora, même pour des motifs personnels, car à travers celle-ci, il parviendra à l’étude désintéressée ». C’est pourquoi, lorsque l’on enseigne [la Thora] aux enfants, aux femmes et aux ignorants, on leur enseigne à servir [D.ieu] par crainte, afin de recevoir une récompense jusqu’à ce que leur esprit s’élargisse et qu’ils deviennent plus sages. On leur dévoile ce secret petit à petit et on leur inculque doucement cette idée jusqu’à ce qu’ils la comprennent, l’intériorisent, et servent [D.ieu] par amour.

6. Il est connu et clair que l’amour de D.ieu n’est étroitement lié au cœur de l’homme que s’il est continuellement possédé par celui-ci, et abandonne tout chose extérieure, comme Il [D.ieu] a ordonné et dit : « de tout ton cœur et de toute ton âme ». Il [l’homme] ne peut aimer le Saint Béni soit-Il que selon la connaissance qu’il a de Lui. La nature de l’amour dépend de la connaissance. Si cette dernière est légère, il [l’amour éveillé] sera léger. Et si celle-ci est large, il [son amour de D.ieu] sera plus large. C’est pourquoi, l’homme doit s’isoler pour comprendre et concevoir la sagesse et les concepts qui lui font connaître Son Créateur, selon l’aptitude de l’homme à comprendre et à saisir, comme nous l’avons expliqué dans les lois des fondements de la Thora.

Béni soit D.ieu, Qui nous donne assistance.
Fin du premier livre, le livre de la connaissance, avec l’aide du Tout-Puissant.
Les chapitres de ce livre sont au nombre de quarante-six :
Les lois des fondements de la Thora : dix chapitres.
Les lois de la conduite morale : sept chapitres.
Les lois de l’étude de la Thora : sept chapitres.
Les lois de l’idolâtrie : douze chapitres.
Les lois du repentir : dix chapitres.

Au nom du Seigneu-r, le D.ieu éternel « Combien j’aime Ta Loi ! Tout le temps elle est l’objet de ma parole. »
(Psaumes 119,97)

Livre Second, le livre de l’Amour

Ses [ensembles de] lois sont au nombre de six, dont voici l’ordre :

Lois relatives à la lecture du Chema.
Lois relatives à la prière et la bénédiction des cohanim.
Lois des téfiline, de la mezouza, et du séfer thora.
Lois des tsitsit.
Lois des bénédictions.
Lois relatives à la circoncision

Lois relatives à la lecture du Chema : Chapitre Premier

Il y a un commandement positif, qui est de lire le Chema deux fois par jour. L’explication de ce commandement [se trouve] dans les chapitres suivants :

1. Deux fois par jour, on fait la lecture du Chema, le soir et le matin, ainsi qu’il est dit « à ton coucher et à ton lever » – à l’heure où les gens se couchent, c’est-à-dire la nuit, et à l’heure où les gens se lèvent, c’est-à-dire le jour.

2. Que lit-on ? Les trois passages qui sont « Chema », « Véhaya im chamoa », et « Vayomer ». On lit le passage « Chema » en premier car il y est fait mention de l’unité de D.ieu, l’amour qui Lui est dû, et l’étude [de Sa Tora], qui est le principe fondamental duquel tout dépend. Après [le passage « Chema », on lit] Véhaya im Chamoa, où il est fait mention de l’obligation des autres commandements, et enfin le paragraphe des tsitsit, qui comprend également l’injonction relative au souvenir de tous les commandements.

3. Bien que le commandement des tsitsit n’ait pas cours la nuit, on lit [le paragraphe lié à cette obligation] la nuit parce qu’il comprend le souvenir de la sortie d’Égypte, et c’est une obligation d’évoquer la sortie d’Égypte le jour et la nuit, ainsi qu’il est dit: « pour que tu te souviennes du jour où tu es sorti d’Égypte tous les jours de ta vie ». La lecture de ces trois passages dans cet ordre est appelée « la lecture du Chema ».

4. Celui qui fait la lecture du Chema dit, à voix basse, quand il termine le premier verset: « Béni soit le nom de la gloire de Son règne à tout jamais ». Puis, il reprend la lecture [du premier paragraphe] normalement : « Tu aimeras l’Eternel ton D.ieu, etc. » jusqu’à la fin. Pourquoi lit-on de cette façon [en incluant le verset : « Béni soit… »] ? Nous avons une tradition selon laquelle lorsque Jacob notre père rassembla ses enfants en Égypte, au moment de sa mort, il les enjoint et les encouragea au sujet de l’unité de D.ieu, et de la voie de D.ieu suivie par Abraham et Isaac son père. Il les interrogea ainsi : « Mes fils ! Peut-être se trouve-t-il parmi vous quelque défaillant ; l’un [d’entre vous] ne me suit peut-être pas [en ce qui concerne] l’unité de D.ieu ? », dans le même esprit que ce que dit Moïse : « Peut-être y a-t-il parmi vous un homme ou une femme…dont le cœur se détourne aujourd’hui de l’Eternel notre D.ieu ? » Tous répondirent « Écoute, Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un », c’est à dire « Écoute-nous, ô notre père, Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un ». L’ancien s’exclama : « Béni soit le nom de la gloire de Son règne à tout jamais ». C’est pourquoi, tous les juifs ont coutume de dire la louange exprimée par Israël l’ancien après ce verset.

5. Celui qui lit le Chema [doit] réciter des bénédictions avant et après celui-ci. Le jour, on récite deux bénédictions avant et une après, et la nuit, deux bénédictions avant, et deux après.

6. La première bénédiction avant [la lecture du Chema] le jour est: « Celui qui forme la lumière et crée l’obscurité etc.… », et la seconde bénédiction est « Tu nous as aimés d’un amour éternel ». [La bénédiction qui fait suite est « Il est vrai et certain ». Le soir, la première bénédiction avant [le Chema] est « Celui qui amène les soirées etc.… » et la seconde est « Tu as aimé d’un amour éternel la maison d’Israël, Ton peuple ». La première bénédiction qui fait suite [au Chema] est « Vrai et foi », et la seconde est « Fais que nous nous couchions ».

7. La première bénédiction qui précède [le Chema] le jour comme la nuit, doit être introduite par [la formule] Barou’h [« Béni sois-Tu [Eterne-l, notre D.ieu… »] et conclue par Barou’h. Les autres bénédictions sont conclues par Barou’h, mais ne sont pas introduites par Barou’h. Ces bénédictions, ainsi que les autres bénédictions familières à tous les juifs, furent instituées par Ezra le scribe et son tribunal. Personne n’est en droit de les écourter, ni de les prolonger. Là où ils instituèrent de conclure par [la formule] Barou’h, il est interdit d’omettre [cette formule], et là où ils instituèrent de ne pas conclure par Barou’h, il est défendu de conclure ainsi. Là où ils instituèrent de ne pas commencer par Barou’h, il est défendu de commencer ainsi. Là où ils instituèrent de commencer par Barou’h, il est interdit d’omettre [cette formule]. En règle générale, quiconque s’écarte de la formulation instituée par les sages se trompe et doit réciter de nouveau la bénédiction convenablement. Celui qui ne dit pas [la bénédiction] « Vrai et certain » le matin ou « Vrai et foi… » le soir n’est pas quitte de son obligation.

8. Si l’on a fait précéder la seconde bénédiction à la première, le jour ou la nuit, avant ou après [le Chema], on est quitte [de son obligation], car il n’est pas d’ordre [absolu] dans les bénédictions. Si l’on commence par « Celui qui forme la lumière » [introduction du matin], et conclut par « Celui qui amène les soirées » [conclusion du soir] dans l’office du matin, on n’est pas quitte. Si l’on commence par « Celui qui amène les soirées » [introduction du soir] et conclut par « Celui qui forme la lumière » [conclusion du matin : « Qui forme les luminaires »] dans l’office du soir, on n’est pas quitte. Si l’on commence par « Celui qui forme la lumière » et conclut par « Celui qui amène les soirées », on est quitte, car toutes les bénédictions sont régies par leur conclusion.

9. Quelle est l’heure [propre à la récitation] de la lecture du Chema ? La nuit, le commandement [commence] depuis la sortie des étoiles jusqu’à la moitié de la nuit. Et celui qui transgresse et dépasse [cette heure] est quitte son obligation s’il a lu [le Chema] avant l’aube. [La raison en est qu’]ils [les sages] n’ont établi [la limite à] la minuit que dans le but d’éloigner d’une infraction [à la loi par négligence].

10. Celui qui fait la lecture du Chema du soir après l’aube, avant le lever du soleil n’est pas quitte de son obligation, à moins qu’il ait été retenu contre son gré, par exemple [s’il était] ivre ou malade, ou dans une situation similaire. L’homme qui a été retenu contre son gré et lit [le Chema] à ce moment [entre l’aube et le lever du soleil] ne récite pas [la bénédiction de] « Fais que nous nous couchions ».

11. Et quelle est l’heure [propre à la lecture du Chema] durant la journée ? Le commandement est que l’on commence à lire [le Chema] avant le lever du soleil pour conclure la lecture, et réciter la dernière bénédiction avec le lever du soleil. Et cette mesure [de temps] correspond environ à un dixième d’heure avant le lever du soleil. Si l’on s’est attardé et que l’on a lu le Chema après que lever du soleil, on est quitte de son obligation, car son temps [du Chema] se prolonge jusqu’à la fin de la troisième heure de la journée pour celui qui a transgressé et s’est attardé.

12. Celui qui s’est avancé et a lu le Chema du matin après l’aube, même s’il termine [la lecture] avant le lever du soleil, est quitte de son obligation. En cas de difficulté, par exemple s’il doit partir en voyage, il peut lire [le Chema] a priori depuis l’aube.

13. Celui qui récite [le Chema] après la fin de la troisième, même s’il a été retenu contre son gré, n’est pas quitte de l’obligation de lire le Chema en son temps, et est considéré comme une personne qui lit la Thora. Et il peut réciter les bénédictions qui précèdent et suivent le Chema toute la journée, même s’il s’est attardé et a lu [le Chema après la fin de] la troisième heure.

Lois relatives à la lecture du Chema : Chapitre Deux

1. Celui qui a lu le Chema sans avoir concentré son attention dans [la récitation du] premier verset, qui est : « Chema Israël » n’est pas quitte de son obligation. S’il [récite] le reste [du Chema sans concentrer son attention], il est quitte. Même s’il lit la Thora à son habitude ou corrige ces sections [écrites sur un parchemin en lisant les mots], il est quitte, à condition qu’il ait concentré son attention dans le premier verset.

2. Toute personne peut réciter [le Chema] telle qu’elle est : debout, en train de marcher, étendue, en train de chevaucher un animal. Il est défendu de lire le Chema étendu, le visage à terre, ou étendu sur le dos, le visage vers en haut. On peut néanmoins le réciter allongé sur le côté. Une personne corpulente qui ne peut pas se retourner sur le côté, ou qui est malade, s’incline légèrement pour réciter [le Chema].

3. Celui qui marche à pied doit s’arrêter pour [la lecture du] premier verset, et récite le reste en marchant. S’il dort, on le dérange et on le réveille jusqu’à ce qu’il lise le premier verset. S’il est ensuite pris de sommeil, on ne le dérange pas .

4. Celui qui est occupé par un travail s’interrompt jusqu’à ce qu’il ait récité toute la première section. De même, les artisans interrompent leur travail pour [la lecture de] la première section, afin que leur lecture [du Chema] ne soit pas contingente. Ils récitent le reste [du Chema] tout en travaillant. Même si l’on se trouve en haut d’un arbre ou en haut d’un mur, on lit [le Chema] où l’on se trouve, en récitant les bénédictions qui précèdent et qui suivent.

5. Si, alors que l’on est occupé à l’étude de la Thora, arrive l’heure de la lecture du Chema, on interrompt [son étude] pour lire [le Chema] et l’on récite [les bénédictions] qui précèdent et qui suivent [le Chema]. Si l’on est occupé aux besoins communautaires, on ne s’interrompt pas. On récite [le Chema] après avoir achevé son travail, s’il reste le temps.

6. Celui qui est en train de manger, se trouve aux bains, se fait couper les cheveux, retourne des peaux, ou est impliqué dans un procès [c’est-à-dire est l’un des juges], termine [ce qu’il est en train de faire] et récite ensuite le Chema. Et s’il craint que passe l’heure de la lecture, et qu’il s’interrompt et récite [le Chema], il est digne de louanges.

7. Celui qui est descendu s’immerger [dans le bain rituel], s’il peut remonter et se couvrir avant le lever du soleil, il remonte, se couvre, et récite [le Chema]. Et s’il craint que le soleil ne se lève avant qu’il lise [le Chema], il se couvre avec l’eau dans laquelle il se trouve, et récite [le Chema]. Il ne doit pas se couvrir dans de l’eau sale qui dégage une mauvaise odeur, ni dans de l’eau utilisée pour laisser tremper du lin, ni dans de l’eau limpide, parce que sa nudité est visible à travers elle. Il se couvre d’une eau trouble, qui ne dégage pas de mauvaise odeur, et récite [le Chema] où il se trouve.

8. Celui qui récite le Chema ne doit pas faire de signe des yeux, des lèvres, ou des doigts, afin que la récitation [du Chema] ne soit pas contingente. S’il fait cela, bien qu’il soit quitte de son obligation, cela est répugnant. Il doit faire entendre à ses oreilles ce qu’il dit. [Néanmoins,] s’il n’entend pas, il est quitte. Il faut être précis dans [la prononciation] des lettres. [Néanmoins,] si l’on a pas été minutieux, on est quitte.

9. Que signifie « être minutieux » [dans la lecture] ? Il faut prêter attention à ne pas prononcer [une lettre] avec un daguesh sans daguesh , ou [une lettre] sans daguesh avec un daguesh. Il ne faut pas prononcer le cheva silencieux ni omettre le cheva prononcé. Pour la même raison, il faut marquer un espace entre deux mots dont la dernière lettre du premier est la même que la première lettre du second. Prenons l’exemple de « bekhol levavkha » : il faut lire « bekhol », marquer un arrêt, puis reprendre « levavkha ». De même pour « vaavadtem meéra » et « hakanaf petil ». Il faut prononcer distinctement le zaïn de tizkérou, et prolonger le dalet de e’had suffisamment pour proclamer la royauté [de D.ieu] dans les cieux, sur la terre, et dans les quatre directions. Il faut ne pas écourter le ‘hêt, afin que cela ne s’entende pas comme « i ‘had » [qui signifie « Il n’est pas Un », à D.ieu ne plaise].

10. Un homme peut réciter le Chema en quelque langue qu’il comprend. Celui qui récite [le Chema] dans toute langue doit prêter attention aux erreurs [de traduction] dans cette langue. Il faut être minutieux dans [la prononciation de] cette langue comme dans la langue sainte.

11. Celui qui lit [le Chema] dans le désordre n’est pas quitte. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? [S’il inverse] l’ordre des versets [d’une même section]. Mais s’il fait précéder une section à une autre, bien qu’il n’y soit pas autorisé, je maintiens qu’il est quitte, car elles [ces sections] ne sont pas juxtaposées dans la Thora. S’il lit et répète un verset, cela est répugnant. S’il lit un mot et le répète, par exemple : « Chema, Chema », on le fait taire.

12. S’il lit [le Chema] avec des intervalles, il est quitte ; même s’il marque à chaque fois une pause suffisante pour finir toute [la lecture], il est quitte, à condition qu’il lise dans l’ordre. S’il récite [le Chema] en somnolant, c’est-à-dire sans être [complètement] réveillé, ni endormi, il est quitte, à condition qu’il soit réveillé [et concentre son attention] pour le premier verset.

13. S’il a un doute quant à savoir s’il a lu le Chema ou non, il doit le relire, et récite [les bénédictions] qui précèdent et qui suivent. Mais s’il est sûr d’avoir récité [le Chema] mais doute s’il a récité les bénédictions avant et après, il ne répète pas les bénédictions. S’il récite [le Chema] et se trompe, il reprend à l’endroit où il s’est trompé. S’il a un doute, et oublie quelle section il a terminé et quelle [section] il doit commencer, il reprend à la première section, qui est : « Tu aimeras l’Eterne-l ton D.ieu… »

14. S’il se trompe au milieu d’une section, et ne sait pas où il s’est arrêté, il reprend depuis le début de la section. Si, alors qu’il lit : « oukhetavtam », il ignore s’il en est au « oukhetavtam » de [la section] Chema ou au « oukhetavtam » de la section « Véaya im chamoa », il reprend au « oukhetavtam » de [la section] Chema. Et si ce doute naît en lui après qu’il ait récité « lémaan yrbou yemekhem », il ne recommence pas, car [on suppose qu’]il a récité selon son habitude.

15. Si, alors qu’il récite [le Chema], il rencontre une autre personne, ou est abordé par une autre personne, [la règle suivante est appliquée :] entre deux sections, il peut s’interrompre et saluer une personne qu’il a l’obligation d’honorer, comme son père, son maître, ou une personne qui le dépasse en sagesse, et peut répondre aux salutations de tout homme.

16. S’il est au milieu d’une section, il ne s’interrompt que pour saluer une personne qu’il craint, comme un roi, un oppresseur, ou une [personne] semblable. Mais si une personne qu’il a l’obligation d’honorer, comme son père ou son maître, le salue en premier, il s’interrompt et répond.

17. Tels sont les intervalles entre les sections : entre la première bénédiction et la seconde, entre la seconde et « Chema », entre « Chema » et « Véaya Im Chamoa », entre « Véaya Im Chamoa » et « Vayomer ». Entre ces sections, on peut saluer [une personne] que l’on est tenu d’honorer et répondre au salut de tout un chacun. Mais entre « Vayomer » et « Emet Veyatsiv », cela est considéré comme au milieu d’une section et on ne doit pas s’interrompre, si ce n’est pour si ce n’est pour saluer par crainte et répondre [aux salutations d’une personne] que l’on est tenu d’honorer.

«Paracha Kids», un nouveau projet hebdomadaire complet pour les enfants

 

Paracha Kids Vaet’hanane PDF

 

À l’attention de la communauté,

  • Le projet « Paracha Kids » présente chaque partie de la Paracha avec des commentaires, le tout adapté aux enfants.
  • Le contenu de chaque montée de la Paracha ainsi qu’un commentaire sont proposés.
  • Un condensé de la Haftara est présenté.
  • Les lois et coutumes liées à la semaine sont indiquées.
  • De temps à autres, un supplément est ajouté comme « Beth Hab’hira Kids » pour cette semaine.
  • Une histoire agrémente la lecture de ce feuillet.
  • Enfin, des jeux permettent aux enfants de mettre leurs connaissances à l’épreuve.

Toute personne souhaitant recevoir ces parutions est priée de nous le faire savoir par mail ou WhatsApp aux coordonnées suivantes :
Courriel : [email protected]
Tel ou WhatsApp : 06.52.11.79.68

Dès la rentrée, tout organisme s’occupant d’enfants scolarisés dans le public ainsi que les écoles juives pourront disposer du support papier gratuitement. Pour cela, il faut s’inscrire dès à présent.

Ce projet est dédié à la mémoire du Rav Messod André Touboul Alav Hachalom qui œuvra des dizaines d’années durant pour l’éducation des enfants juifs.

Nous souhaitons que la lecture de ces fascicules vous apporte un enrichissement et prions Hachem que le mérite de l’étude de la Torah des enfants puisse hâter la venue de Machia’h immédiatement et transformer cette période en joie, Amen.

Mme Kalmenson Sterna
Directrice de projet et de publication Tvouna – Hala’ha Kids – Maamar Kids – Paracha Kids

Il reste 49 Juifs sur l’île britannique de Jersey. La pandémie a poussé leur seule synagogue au bord du gouffre.

Il reste 49 Juifs sur l’île britannique de Jersey. La pandémie a poussé leur seule synagogue au bord du gouffre.

Image de couverture : Le grand rabbin britannique Ephraim Mirvis, au centre, visite la congrégation juive de Jersey en 2017

 

LONDRES ( JTA ) – Jersey est l’un des endroits les plus insolites de Grande-Bretagne – une île autonome plus proche de la France que de l’Angleterre continentale (la seconde île anglo-normande la plus proche de la France, à seulement 22 km de la côte), un paradis fiscal pour la grande richesse de Londres et le dernier vestige des domaines normands de la couronne anglaise.

 

 

Mais Jersey abrite également une communauté juive britannique non urbaine rare, avec une histoire unique forgée face à l’occupation nazie pendant la Seconde Guerre mondiale – la seule occupation allemande de tout territoire britannique.

Ces jours-ci, cependant, la communauté, avec un effectif officiel de seulement 49 membres et un âge moyen de 70 ans, a dû subir la crise du coronavirus alors que ses membres continuent de diminuer.

En mai, la congrégation juive de Jersey, qui opère dans une petite école méthodiste reconvertie dans le coin sud-ouest de l’île escarpée, a détenu pendant trois semaines le titre improbable du seul service de Chabbat légalement opérationnel en Grande-Bretagne. Les synagogues ont été fermées dans toute la Grande-Bretagne à la mi-mars et le processus de réouverture n’a commencé que cinq mois plus tard. Mais Jersey a si bien fait face au virus qu’il a été autorisé à ouvrir ses lieux de culte plus tôt que le reste du pays, mais avec des limites sur le nombre de personnes.

La communauté a tenu son premier office complet depuis mars – avec un minyan de douze hommes – à la mi-mai, alors que les membres les plus vulnérables de la congrégation sortaient de leur isolement. Des masques et des gants ont été commandés à l’avance, des chaises ont été placées à quelques mètres l’une de l’autre et les livres de prières, une fois touchés, mis en quarantaine pendant une semaine après leur utilisation.

 

La synagogue de Jersey a socialement distancé ses chaises pour son premier service de Chabbat depuis le début de la pandémie.

 

Aucune mélodie aux accents londoniens ne remplissait la salle du bâtiment, construit dans les années 70 – le chant était strictement interdit.

«Si c’est la nouvelle norme, alors cela ne semblait pas très normal», a déclaré un fidèle à l’office de Chabbat qui ne voulait pas être nommé.

Pendant la pandémie, l’isolement de la communauté a été mis en évidence. Quelques membres plus pratiquants vivent sur les rues proches de la synagogue dans la ville de St-Brélade, mais la plupart vivent à quelques minutes, sur la petite île.

Les îles anglo-normandes sont inaccessibles depuis le continent depuis mars, date à laquelle les îles ont été strictement confinées. Impossible de transporter, les stocks de nourriture casher sur l’île – en particulier la viande – et les liens avec la communauté juive britannique au sens large ont été rompus.

En temps normal, de nombreux membres de la communauté allaient et venaient régulièrement, soit pour rendre visite aux membres de leur famille, soit pour aller à la synagogue. Seuls quelques membres de la congrégation respectent entièrement la cacherout à la maison, mais la plupart, même si ils ne mangent pas casher à l’extérieur, achètent toujours de la nourriture casher et respectent les bases de l’observance juive.

Malcolm Weisman, un rabbin non ordonné appelé révérend par les Juifs britanniques, dirige les offices des fêtes et quelques offices de Chabbat. Weisman s’est aventuré dans des communautés juives éloignées comme celle de Jersey pendant des décennies. Un article de la Jewish Telegraphic Agency de 1976 rapportait qu’il en visitait jusqu’à 50 par an.

«Il y a un dicton en yiddish -« il est difficile d’être juif »- mais ce n’est pas difficile d’être juif», a déclaré Stephen Regal, président de la congrégation. «Il vous suffit d’organiser votre vie pour en être une. C’est ainsi que nous opérons ici à Jersey, et c’est ainsi que nous nous sommes débrouillés ces dernières semaines. Il a ajouté: « Si vous n’avez pas d’alternative, vous vous contentez de ce que vous avez. »

Les problèmes de Jersey ne sont pas uniques. Depuis les années 1970 – l’apogée de Jersey – des dizaines de petites communautés juives régionales à travers le Royaume-Uni ont disparu alors que les Juifs se concentraient à Londres et  Manchester.

Anita Regal, qui a déménagé à Jersey à l’âge de 16 ans en 1960 (et est la belle-sœur de Stephen Regal), a vu la communauté de Jersey augmenter puis diminuer progressivement. «Beaucoup de gens sont venus vivre ici dans les années 1960», dit-elle.

Les juifs de la classe moyenne sont venus dans les îles anglo-normandes dans les années 1960 et 1970 pour le commerce en plein essor en tant que paradis fiscal offshore. Ils formaient un groupe pragmatique, honnête et intelligent – plusieurs étaient des comptables, des avocats et autres professionnels. Les estimations placent le pic de population juive entre 80 et 120 âmes. Un peu plus de 100 000 habitants vivent sur l’ensemble de l’île.

«Certains sont morts et d’autres sont partis. Il n’y a pas beaucoup de remplaçants – mes propres enfants sont partis », a déclaré Anita Regal, première avocate de Jersey. « Pour dire les choses franchement, c’est un miracle que notre communauté perdure… Nous nous maintenons tant que faire se peut. »

Stephen Regal dit qu’il lui est difficile d’imaginer la survie de la communauté. «Je suis optimiste par nature, mais je suis aussi pragmatique», a déclaré Stephen. «Et je vois que la communauté a du mal à aller de l’avant pour maintenir les chiffres et les compétences dont nous avons besoin pour rester viable en tant que communauté. «Nous sommes très peu nombreux ici à pouvoir lire couramment l’hébreu, par exemple», a-t-il ajouté. «Si je quitte l’ile, et d’autres également, qui nous remplacera?»

Les îles Anglo-Normandes sont connues des Juifs britanniques depuis une autre période douloureuse.

L’occupation allemande des îles de 1940 à mai 1945 est souvent qualifiée de «note de bas de page» dans l’histoire britannique de la Seconde Guerre mondiale. Mais la minuscule population juive qui est restée sur les îles à l’arrivée des Allemands, estimée à environ 30 âmes, a été soumise à une série de lois antisémites imposées par les forces d’occupation et administrées par des fonctionnaires britanniques.

A Aurigny, un îlot plus petit et encore plus isolé à quelques kilomètres de l’ile de Jersey, une pierre portant des inscriptions en anglais, français, hébreu et russe fait allusion à cette histoire. Des camps de travail ont été installés là-bas, et des milliers d’esclaves, dont des centaines de Juifs français, ont été forcés de travailler – beaucoup jusqu’à le mort – à la construction du mur de l’Atlantique d’Hitler, qui était conçu pour rendre une invasion de l’Europe presque impossible. Des épaves d’acier et des restes en béton de bunkers et d’emplacements de canons parsèment les côtes des îles.

Le jour du Souvenir de l’Holocauste, l’île se souvient des 22 résistants non juifs qui ont été déportés de l’île et assassinés pendant l’occupation. Le groupe comprend des personnes arrêtées pour avoir diffusé secrètement des informations recueillies par des radios illégales réglées par la BBC, et un pasteur expulsé après avoir dénoncé les Allemands depuis sa chaire.

Pendant la guerre, trois femmes juives arrivèrent sur l’île voisine de Guernesey en tant que réfugiées d’Autriche et d’Allemagne, mais furent déportées en France en avril 1942. De là, elles furent envoyées à Auschwitz.

Jersey a été plus rapide à comptabiliser son passé de guerre que Guernesey, qui a célébré son premier jour de commémoration de l’Holocauste en 2015. Sa petite plaque aux trois femmes juives assassinées lors de l’Holocauste a été érigée en 2001 et a été vandalisée à plusieurs reprises. Un petit mémorial se dresse sur Jersey pour les trois déportés de Guernesey.

Après la guerre, plutôt que de chercher à punir ceux qui ont facilité l’occupation allemande, comme l’ont fait les procès de collaboration d’après-guerre à travers l’Europe, le gouvernement britannique a tranquillement laissé se dissiper la question. Des distinctions ont été décernées aux dirigeants des îles en signe de gratitude pour leur «protection» des populations des îles.

«Pendant l’occupation, le bailli de Guernesey était un homme du nom de Victor Carey», a expliqué Gilly Carr, historienne à l’Université de Cambridge. «Et la famille Carey est reconnue comme une famille importante qui a souvent occupé des postes d’autorité sur l’île.»

La famille Carey est toujours influente sur l’île. Le petit-fils de Victor Carey, De Vic Carey, a été huissier de justice de Guernesey – ou juge en chef du tribunal local et chef de cérémonie de l’île – entre 1999 et 2005.

«[Les Guernsiens] ont été beaucoup plus lents» à accepter leur passé, a déclaré Anita Regal.

Martha Bernstein, la secrétaire de la congrégation juive de Jersey, qui dirige également des programmes d’éducation juive dans les écoles laïques de Jersey, dit que si le débat historique a eu lieu à Jersey, il reste encore du chemin à parcourir.

«L’étendue de la collaboration dans les îles anglo-normandes, je pense, est encore quelque chose dont on ne parle pas», a-t-elle déclaré. «Lorsque les gens essaient de pousser la boîte de Pandore et de soulever un peu le couvercle, les gens deviennent nerveux.»

Ukraine : Un agent de sécurité d’un Beth Habad désarme un homme armé d’une hache

Ukraine : Un agent de sécurité d’un Beth Habad désarme un homme armé d’une hache

( JTA ) – Un gardien de sécurité dans une synagogue ukrainienne a maîtrisé un homme armé d’une hache qui est entré par effraction dans l’enceinte en criant «où est la synagogue?»

L’intrus a légèrement blessé le garde, qui a réussi à éloigner l’arme de lui. Personne d’autre n’a été blessé lors de l’incident de ce mardi à Marioupol, dans l’est de l’Ukraine.

La police recherche l’intrus, qui a fui après s’être libéré de l’emprise du garde de sécurité.

L’incident s’est produit peu de temps après la prière du matin lorsque le Rav Mendel Cohen, un émissaire du mouvement Habad, était dans le bâtiment avec deux autres personnes. La synagogue était presque vide à cause des mesures de coronavirus.

«D.ieu merci, le garde de sécurité a réussi à le désarmer», a déclaré le Rav Cohen dans un communiqué. «J’étais dans la synagogue au moment où cela se passait. Je suis entré et suis sorti par la porte arrière.

Le Rav Cohen a affirmé qu’il ne serait probablement pas en vie sans l’intervention de l’agent de sécurité.

 

Enfin! En Israël, un plan visant à permettre la reprise du trafic aérien

Enfin! En Israël, un plan visant à permettre la reprise du trafic aérien

Le ministère israélien des Transports a présenté dimanche au ministère de la Santé un plan visant à permettre la reprise du trafic aérien, et qui prévoit notamment que tous les voyageurs devront rester confinés pendant 5 jours à leur arrivée en Israël, contre 14 actuellement, a rapporté le chaîne Channel 13.

Le plan prévoit que les passagers arrivants des pays considérés comme « verts » (où la propagation du virus s’est estompée) seront soumis à un simple confinement, tandis que ceux venant de pays considérés comme « rouges » (où la propagation du virus reste importante) devront, eux, effectuer un test avant de prendre leur vol à destination d’Israël.

La ministre des Transports Miri Regev a indiqué que le plan sera présenté au Premier ministre Benyamin Netanyahou, s’il est approuvé par le ministre de la Santé Yuli Edelstein.

« L’objectif est de préparer le contexte requis (pour reprendre le trafic aérien), et tout sera soumis aux données relatives aux taux de contamination », a affirmé la ministre.

Certains responsables de la santé ont toutefois contesté le contenu du plan, estimant qu’ »il n’y a pas de plan durable pour ouvrir le ciel. Ce ne sont que des propositions et le ministère de la Santé n’a rien approuvé ».

Début juillet, la compagnie aérienne israélienne El Al a accepté un plan de sauvetage du gouvernement, qui pourrait ouvrir la voie à une nationalisation de l’entreprise, suite à des pertes liées à la crise du coronavirus.

Comme d’autres sociétés de transport aérien ailleurs dans le monde, la compagnie connaît de grosses difficultés suite aux pertes financières causées par l’annulation de nombreux vols en lien avec la pandémie.

Depuis la fermeture quasi-totale du ciel israélien en mars, la compagnie a dû annuler des centaines de vols et doit rembourser des billets à des milliers de passagers. israelvalley

Comment provoquer un miracle?

Comment provoquer un miracle?

C’est lors de ma seconde année à l’Université de British Columbia que j’ai commencé à observer sérieusement le Chabbat.

Au début de l’année, je ne me présentai pas aux cours Roch Hachana et Yom Kippour : l’année universitaire venait de commencer et je n’apparaissais pas en classe ! Ce fut dur mais je ne peux pas vraiment appeler cela une épreuve. Ce n’est pas que je me sois forcé mais je ne pouvais tout simplement pas y aller.

Toute l’année, je progressais dans mon observance du Chabbat mais, pour moi, tout allait de soi sans que cela me demande vraiment des efforts. Jusqu’à la fin de l’année et là…

Tôt le matin. Mais je ne suis pas dans mon lit, je travaille mes notes. Je regarde la montre et là : le choc ! J’avais passé toute la nuit à préparer l’examen le plus important, au coefficient le plus élevé mais, même si je sortais immédiatement de ma chambre, je serais en retard !

J’enfile mes chaussures sans même prendre la peine d’attacher les lacets – il est tard – et je me dirige vers la porte.

Là, je m’arrête.

Une petite voix à l’intérieur de moi : «Et qu’en est-il de la routine ?»

Durant l’année, j’avais pris sur moi une nouvelle routine : attacher des boîtiers en cuir contenant des parchemins avec des lanières noires autour de mon bras gauche et ma tête, ce qu’on appelle des Téfilines, des objets avec lesquels les Juifs prient chaque matin. Puis je passais environ une heure à déchiffrer des prières en hébreu en essayant de me concentrer – approximativement – sur le sens des mots avant de me rendre à vélo aux cours.

Mais il y a un animal à l’intérieur de moi, celui qui contrôle mes bras, mes jambes, mon cœur et mes entrailles et, assez souvent aussi, mon cerveau. Il rugissait – comme s’il était le patron : « Oublie tout cela ! Juste ce matin ! Tu le feras plus tard, dépêche-toi, il est tard !»

Mais le rebelle en moi manifesta son opposition : «Freeman ! Tu as des principes, oui ou non ? C’est toi qui décides !»

Des principes ? C’est là le problème : qui suis-je vraiment ?

Je me lave les mains ; je lie les lanières sur mon bras et ma tête ; je bredouille les mots en hébreu aussi vite que possible…

– Voyons ! Si déjà tu fais quelque chose, fais-le correctement !

Alors je m’applique, je déchiffre chaque mot, j’oblige chaque neurone de mon cerveau à se concentrer sur ce que je marmonne. Bon, peut-être pas une heure cette fois-ci, peut-être quarante minutes ou même juste une demi-heure… Une demi-heure qui me semble durer une éternité…

Ok, terminé, dénouer les lanières, ranger les boîtiers, dévaler toute la rue jusqu’à la 41ème Avenue et faire du stop : c’est une superbe voiture de sport qui s’arrête et m’embarque ; à peine je referme la porte et la voiture part en vrombissant à toute allure : «Si cette dame était si pressée, pourquoi s’est-elle arrêtée pour m’emmener ?». La question est pertinente, avouez-le. Elle ne prononce pas un mot. Une telle course aurait dû durer au moins quinze minutes mais, en cinq minutes à peine, elle me dépose sur le parking de l’université. Tout à fait à l’autre bout de la salle de cours.

Il fait beau, on est au mois de mai et je prie mentalement : « Si déjà Tu fais des miracles, ne pourrais-tu pas continuer ?»

– Hé président !

C’est Rodney, le vice-président de l’orchestre dont je suis le président.

– Rodney ! Je dois me rendre tout de suite au département Humanités 204 !

Rodney ne possède pas de voiture de sport. Mais il adore rouler sur les trottoirs avec sa petite voiture qui a connu des jours meilleurs, en essayant de ne blesser personne.

– Hé, Rodney ! C’est écrit : «Personnel autorisé uniquement» !

– Oui mais tu es le président ! Et moi le vice-président ! Peut-on être plus «autorisé» que cela ?

Une minute plus tard, je suis arrivé devant les Humanités 204. Il est dix heures. L’examen était prévu à 8 heures 30. C’est perdu. A quoi ont servi tous ces miracles ?

J’entre en classe, je n’ai plus rien à perdre. Les étudiants sont debout, assis, bavardent… Pas de professeur à l’horizon.

– Alors, l’examen est déjà fini ?

– Si c’était fini, pourquoi serions-nous restés ici ?

– Je ne comprends pas…

C’est alors que le professeur entre en classe, tout penaud…

– Je suis un peu en retard ce matin. Quiconque veut rester pour l’examen est le bienvenu. Mais si vous préférez revenir une autre fois, je le comprends parfaitement ! A vous de choisir !

J’ai eu la meilleure note de la classe.

Depuis quand a-t-on jamais entendu un professeur se lever tard un jour d’examen ? La dame dans la voiture de sport avait dû quitter sa maison bien avant que je n’imagine faire de l’auto-stop. Et Rodney qui n’hésite pas à enfreindre toutes les règles du campus pour me faire arriver plus vite. Et le professeur qui a décidé de boire plus qu’il n’est permis la veille de l’examen afin qu’il ait du mal à se lever le matin… Cela fait beaucoup de coïncidences et tout ce que j’ai compris de cela, c’est qu’il existe certainement un Grand Coordinateur de tout ce système.

Avancez plus loin que vos limites et Celui qui est en Haut saura briser toutes les limites. Pour vous. Vous faites bien plus qu’assister à des miracles. Vous les créez vous-même !

Tzvi Freeman – www.chabad.org

Traduit par Feiga Lubecki