9 av: Qui est responsable de la destruction du Temple – L’art de prendre une décision! (Gittin 55)
Mon Rabbi 134 – Un nouveau début | Si’ha
Etude quotidienne du Rambam – 3 chapitres : #21: Lois relatives à la lecture du Chema, chapitres 3-4 et Lois relatives à la prière et à la bénédiction des Cohanim chapitre 1
הלכות קריאת שמע פרקים ג-ד, והלכות תפילה וברכת כהנים פרק א



















Lois relatives à la lecture du Chema : Chapitre Trois
2. On ne lit pas [le Chema] dans un établissement de bains, ni dans des latrines, même s’il n’y a point d’excrément, ni dans un cimetière, ni à côté d’un mort. Si l’on s’éloigne de quatre coudées de la tombe ou du mort, il est permis de lire [le Chema]. Quiconque a récité [le Chema] dans un endroit où cela est défendu doit le réciter à nouveau.
3. Il est permis de réciter le Chema devant des latrines nouvelles qui ont été aménagées mais n’ont pas encore été utilisées, mais non à l’intérieur de celles-ci. Il est permis de réciter [le Chema] à l’intérieur d’un établissement de bains nouveau [qui n’a pas encore été utilisé]. S’il y a deux maisons, qu’il [le propriétaire] désigne l’une d’elles pour servir de lieu d’aisances, et dit à propos de la seconde : « Et celle-ci », il y a doute si elle est désignée [comme lieu d’aisances] ou non. C’est pourquoi, on ne peut pas y réciter a priori [le Chema], mais si on l’y a récité, on est quitte. S’il dit : « Celle-ci aussi », toutes deux sont désignées [comme lieu d’aisance], et on ne doit pas y réciter [le Chema]. La cour de l’établissement de bains, qui est l’endroit où les gens se trouvent habillés, il est permis d’y réciter le Chema.
4. Ce n’est pas seulement la lecture du Chema, mais tout ce qui est lié à un sujet de sainteté ne doit pas être prononcée dans un établissement de bains et dans des latrines, même dans un langage profane [c’est-à-dire autre que l’hébreu]. [Il n’est] pas simplement [défendu de] prononcer [une parole sainte], mais même penser en son cœur à des paroles de Thora dans les latrines, aux bains, ou dans un lieu souillé, c’est-à-dire un endroit où se trouve des excréments ou de l’urine, est défendu.
5. Il est permis d’exprimer de discuter de sujets profanes en hébreu dans des latrines. De même, les appellations [de D.ieu] comme Miséricordieux, Gracieux, Fidèle, et autres [appellations], il est permis de les employer dans les latrines. En revanche, les noms spécifiques [de D.ieu], c’est-à-dire les noms qui ne peuvent être effacés, il est défendu de les mentionner dans des latrines et dans un établissement de bains déjà utilisé. [Néanmoins,] s’il est nécessaire d’éloigner [autrui] d’un interdit dans un établissement de bains ou dans des latrines, on le fait, même en hébreu, en exprimant des idées sacrées.
6. Les excréments d’un homme, les excréments de chiens et de porcs lorsqu’il y a des peaux qui baignent [dans leurs excréments] , et tout excrément qui dégage une mauvaise odeur comme ceux-ci, il est défendu de réciter le Chema à côté de ceux-ci, et de même pur l’urine humaine. En revanche, on peut réciter le Chema en présence d’urine d’animaux. Il n’est pas nécessaire de s’éloigner des excréments, ni de l’urine d’un enfant qui ne peut pas manger le volume d’une olive de céréales dans le temps nécessaire à un adulte pour consommer le volume de trois œufs de céréales.
7. Il est défendu de réciter [le Chema] à côté d’un excrément [même] sec comme un tesson. S’il est plus sec qu’un tesson, au point que si on le jette, il s’émiette, il est considéré comme de la terre, et il est permis de réciter [le Chema] en sa présence. Il est défendu de réciter [le Chema] en présence d’urine absorbée dans le sol, si celle-ci [est encore suffisamment humide] pour rendre humide la main. Dans le cas contraire, cela est permis.
8. À quelle distance doit-on s’éloigner d’un excrément ou d’urine pour réciter [le Chema] ? Quatre coudées. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? S’ils [les excréments] se trouvent derrière soi ou sur les côtés. Mais s’ils se trouvent devant soi, on s’éloigne d’eux suffisamment pour ne pas les voir, et c’est ensuite que l’on récite [le Chema].
9. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Si l’on se trouve dans la même pièce [que l’excrément] au même niveau. Mais si [l’excrément ou l’urine] se trouve dix téfa’him plus haut ou plus bas, on peut s’asseoir à côté et réciter [le Chema], car il y a une séparation, pourvu qu’aucune mauvaise odeur ne parvienne. De même, si l’on renverse un récipient sur un excrément ou sur l’urine, bien qu’elle [cette souillure] se trouve au même niveau que soi dans la pièce, elle est considérée comme enterrée, et il est permis de réciter [le Chema] en sa présence.
10. S’il y a entre soi et l’excrément une séparation en verre, bien que l’on voit [l’excrément] à travers le verre, il est permis de réciter [le Chema] à côté. Si l’on verse un révi’it d’eau dans une miction, il est permis de réciter [le Chema] dans les quatre coudées.
11. S’il se trouve un excrément dans un trou dans le sol, on peut se tenir, la chaussure sur le trou, et réciter [le Chema], à condition que la chaussure ne soit pas en contact [avec l’excrément]. S’il y a devant soi un minuscule excrément de la taille d’une goutte, on crache dessus un crachat suffisamment épais pour qu’il soit recouvert, et l’on récite [le Chema]. Si l’on a une trace d’excréments sur la peau ou les mains sales [parce qu’elles sont à l’intérieur] des toilettes, mais qu’il n’y a pas de mauvaise odeur, car [cette souillure est] en petite quantité ou parce qu’elle est sèche, il est permis de réciter [le Chema], parce qu’elle n’a pas de mauvaise odeur. Mais si elle se trouve à son endroit [dans l’anus], même si elle n’est pas visible quand on est debout, mais est visible quand on est assis, il est défendu de réciter [le Chema] ; il faut [pour cela] se nettoyer soigneusement, parce que les fèces [y] sont humides, et dégagent une mauvaise odeur. Plusieurs guéonim ont donné comme directive qu’il est défendu de réciter [le Chema] les mains sales. Telle est la conduite qu’il convient d’adopter.
12. Quand une mauvaise odeur a une source [qui a une substance, c’est-à-dire qu’il y a un excrément posé qui dégage cette mauvaise odeur], on s’éloigne de quatre coudées et on lit [le Chema], si cette odeur cesse. Mais si elle subsiste, on s’éloigne suffisamment pour qu’elle cesse. Si elle [cette odeur] n’a pas de source [qui a une substance], par exemple, une flatulence, on s’éloigne jusqu’à l’endroit où elle [cette odeur] cesse, et on récite [le Chema]. Il est défendu de réciter le Chema à côté d’un pot d’excréments ou d’urine, même s’il n’y a rien à l’intérieur et que celui-ci ne dégage pas de mauvaise odeur, parce qu’il est considéré comme des latrines.
13. Il est défendu de réciter le Chema à côté d’un excrément en mouvement, par exemple, [un excrément] qui flotte sur l’eau. Le museau d’un porc est considéré comme un excrément en mouvement, et il est défendu de réciter [le Chema] à côté de celui-ci, jusqu’à ce qu’il soit éloigné de quatre coudées.
14. Si, récitant le Chema, il parvient à un endroit souillé, il ne doit pas mettre la main sur la bouche [pour ne pas sentir l’odeur] et [continuer à] lire ; plutôt, il s’interrompt jusqu’à ce qu’il ait passé cet endroit. De même, si, récitant le Chema, il a une flatulence, il s’interrompt jusqu’à ce que l’odeur cesse, et reprend sa lecture. De même pour l’étude de la Thora. Si c’est une autre personne a une flatulence, bien que l’on doive interrompre la lecture du Chema, il n’est pas nécessaire de s’interrompre pour l’étude de la Thora.
15. S’il [désire] récite[r] le Chema dans une pièce, et a un doute s’il s’y trouve ou non des excréments ou de l’urine, il lui est permis de réciter [le Chema]. S’il [désire] récite[r le Chema] au milieu d’un tas d’ordures, et a un doute s’il s’y trouve ou non un excrément, il ne doit pas y réciter [le Chema] avant d’avoir examiné [l’endroit], parce que l’on présume que le tas d’ordures contient des excréments. En revanche, s’il y a un doute quant à [la présence d’]urine [uniquement], il est permis de réciter [le Chema], même au milieu d’un tas d’ordures.
16. De même qu’il est défendu de réciter [le Chema] en présence d’excréments ou d’urine sans s’en éloigner, ainsi, il est défendu de réciter [le Chema] devant la nudité [d’une personne] sans détourner son visage. On ne doit même pas réciter [le Chema] devant la nudité d’un non juif ou d’un enfant. Même s’il y a une séparation en verre, étant donné que l’on voit celle-ci, il est défendu de réciter [le Chema] sans détourner son visage. Tout le corps de la femme est [considéré comme] nudité. C’est pourquoi, on ne doit pas regarder le corps d’une femme – même sa propre femme – en lisant [le Chema]. Si [même] un [seul] téfa’h [habituellement recouvert] de son corps est découvert, on ne doit pas réciter [le Chema] devant elle .
17. De même qu’il est défendu [de réciter le Chema] devant la nudité d’une autre personne, ainsi, il est défendu de réciter [le Chema] devant sa propre nudité. On ne doit pas réciter [le Chema] nu, avant d’avoir couvert sa nudité. Si l’on est ceint d’une étoffe, de peau, ou de toile à sac au niveau des reins [qui recouvre le corps en dessous], bien que le reste du corps [au-dessus] soit dénudé, il est permis de réciter le Chema, à condition que son talon ne touche pas sa nudité . Si l’on est étendu nu sous un drap , on fait une séparation [entre le cœur et la nudité] avec le drap en dessous du cœur, et l’on récite [le Chema]. Il ne faut pas faire une séparation au niveau du cou, car le cœur « voit » alors la nudité, et cela est considéré comme si l’on récitait [le Chema] sans être couvert [au niveau des reins et en dessous].
18. Quand deux personnes sont étendues [nues] sous le même drap, aucune d’elles n’a le droit de réciter [le Chema], même si elle se couvre en dessous du cœur ; il faut que le drap fasse séparation entre elles de manière à ce que la peau de l’une ne puisse pas être en contact avec la peau de l’autre au niveau des reins et en dessous. S’il [un homme] dort avec son épouse ou avec ses enfants ou autres jeunes membres de sa maisonnée, leur corps est considéré comme le sien, et il n’en est pas affecté. C’est pourquoi, même si sa peau soit en contact avec eux, il détourne son visage, fait une séparation en dessous de son cœur, et récite [le Chema].
19. Jusqu’à quel âge [les enfants] sont-ils considérés comme jeunes dans ce contexte ? Le garçon, jusqu’à ce qu’il ait douze ans, et la fille, onze ans, si leur corps ressemble à celui d’un adulte [comme dit le verset :] « tes seins se sont affermis, tes poils [pubiens] ont poussé ». Passé cet âge, il faut que le drap fasse séparation entre eux pour qu’il puisse réciter [le Chema]. Mais s’il n’y a pas encore : « tes seins se sont affermis et tes poils ont poussé », il peut réciter [le Chema] en contact avec eux, et n’a pas besoin de faire une séparation jusqu’à ce que le garçon ait treize ans et la fille douze ans.
Lois relatives à la lecture du Chema : Chapitre Quatre
2. En revanche, celui qui épouse une [femme] qui n’est pas vierge, bien qu’il soit occupé à une mitsva, a l’obligation de réciter [le Chema], étant donné qu’il n’y a rien qui trouble son esprit. Et de même pour tout cas semblable.
3. Celui qui a un [proche parent] défunt dont il a l’obligation de porter le deuil, est exempt de lire de Chema jusqu’à ce qu’il soit enterré, parce qu’il n’a pas l’esprit tranquille pour lire [le Chema]. Celui qui garde le corps, même s’il n’est pas son [proche parent], est exempt de la lecture [du Chema]. S’il y a deux gardes, l’un garde [le corps], et l’autre se retire pour réciter [le Chema]. Puis, celui-ci retourne à sa garde, et l’autre se retire pour réciter [le Chema]. De même, un fossoyeur est exempt de la lecture du Chema.
4. Un mort ne doit pas être sorti pour l’enterrement juste avant le temps de la lecture du Chema, à moins qu’il s’agisse d’un grand homme. S’ils commencent à sortir [le défunt], et que le temps de la lecture arrive alors qu’ils transportent le mort, tous ceux qui sont nécessaires à la civière mortuaire, comme ceux qui portent la civière mortuaire, leurs remplaçants, et ceux qui remplacent les remplaçants, qu’ils soient derrière ou devant la civière mortuaire, sont exempts [de la lecture]. Et le reste du cortège funèbre, qui n’est pas nécessaire à la civière mortuaire, est astreint [à la lecture du Chema].
5. Si, au cours d’une oraison funèbre, arrive le temps de la lecture du Chema, [la règle suivante est appliquée :] si le corps est posé devant eux, ils se retirent un à un [mais non tous en même temps] pour réciter [le Chema], et retournent à l’oraison funèbre. Si le corps ne se trouve pas devant eux, tout le monde récite le Chema, et l’endeuillé reste assis silencieux, car il n’a pas l’obligation de réciter [le Chema], parce qu’il n’a pas l’obligation de réciter [le Chema] jusqu’à ce qu’il enterre son défunt.
6. Une fois le défunt enterré, les endeuillés reviennent pour recevoir les condoléances, et tout le monde les suit depuis la tombe jusqu’à l’endroit où ils forment une ligne pour leur offrir des condoléances. [Alors,] si les gens peuvent commencer et terminer même un seul verset [du Chema] avant d’atteindre la ligne, ils commencent. Dans le cas contraire, ils ne commencent pas ; plutôt,. ils consolent les endeuillés, et après avoir pris congé d’eux, ils commencent à lire [le Chema]. Les gens qui se trouvent dans la ligne intérieure, qui voient le visage des endeuillés, sont exempts de la lecture du Chema. Et ceux qui sont à l’extérieur, qui ne voient pas le visage des endeuillés [à cause de ceux qui sont devant eux], ont l’obligation de réciter le Chema à l’endroit où ils se trouvent.
7. Qui est exempt de la lecture du Chema, s’il désire se montrer plus strict, peut réciter [le Chema], à condition qu’il ait l’esprit tranquille. Mais s’il est troublé, il n’a pas l’obligation de réciter [le Chema] jusqu’à ce qu’il se calme.
8. Toutes les personnes impures ont l’obligation de réciter le Chema, et récitent les bénédictions qui précèdent et qui font suite [au Chema] dans leur état d’impureté, bien qu’il leur soit possible de quitter leur état d’impureté le jour même [en s’immergeant dans un bain rituel], par exemple, une personne qui touche [le cadavre d’]un [des huit] rampant[s mentionnés dans la Thora], ou [qui touche] à une [femme] nidda, ou à sa couche, ou ce qui est semblable. Ezra et son tribunal instituèrent qu’un homme ayant eu une émission de matière séminale n’ait pas le droit de prononcer des paroles de Thora jusqu’à ce qu’il s’immerge [dans le bain rituel], et l’exclurent [ainsi] des autres personnes impures. [Néanmoins,] cette institution ne fut pas universellement acceptée au sein du peuple juif, la majeure partie de la communauté [juive] ne pouvant s’y tenir, aussi fut-elle annulée. Tous les juifs ont pris l’habitude de lire la Thora et le Chema [même] après une émission de matière séminale, parce que les paroles de la Thora ne contractent pas l’impureté, et restent pures éternellement, ainsi qu’il est dit : « Est-ce que Ma parole ne ressemble pas au feu » ; de même que le feu ne contracte pas l’impureté, ainsi, les paroles de la Thora ne contractent pas l’impureté.
Fin des lois relatives à la lecture du Chema, avec l’aide de D.ieu
Lois relatives à la prière et à la bénédiction des Cohanim
L’explication de ce commandement [se trouve] dans les chapitres suivants :
Chapitre Premier
2. C’est pourquoi, les femmes et les esclaves ont l’obligation de prier, parce que c’est un commandement positif qui n’est pas lié à un temps. Plutôt, cette obligation consiste en ce que tout un chacun adresse des supplications et des prières chaque jour ; il chante les louanges du Saint Béni soit-Il, puis demande ce dont il a besoin avec requêtes et supplications, et enfin, offre des louanges et des remerciements à D.ieu pour le bien qu’Il lui a fait, chacun selon son aptitude.
3. S’il a une bonne élocution, il multiplie supplications et requêtes. Mais s’il a des difficultés d’expression, il s’exprime selon son aptitude et lorsqu’il désire. De même, le nombre de prières dépend de l’aptitude de chacun : l’un prie une fois par jour, l’autre plusieurs fois. Tout un chacun doit prier en direction du Temple, quel que soit l’endroit où il se trouve. Telle fut la pratique, depuis Moïse jusqu’à Ezra.
4. Quand les juifs furent exilés, à l’époque de Nabuchodonosor le méchant, ils s’installèrent en Perse, en Grèce, et au sein d’autres nations. Ils eurent des enfants dans les terres idolâtres, et le langage de ces enfants devint confus. Le langage de chacun était un mélange de plusieurs langues, si bien que lorsqu’il s’exprimait, il ne parvenait pas à tenir ses propos en une seule langue sans jargon, comme il est dit : « La moitié de leurs enfants parlaient la langue d’Ashdod : ils ne savaient point la langue juive, mais se servaient de l’idiome de tel ou tel autre peuple ». Aussi, quand l’un d’eux priait, il était limité dans sa capacité à exprimer ses désirs ou à offrir des louanges au Saint Béni soit-Il en hébreu, sans y mélanger d’autres langues. Quand Ezra et son tribunal virent cela, ils réagirent et instituèrent dix-huit bénédictions en ordre : les trois premières sont des louanges à l’Eterne-l, les trois dernières sont des remerciements, et les [trois bénédictions] intermédiaires comprennent toutes les requêtes, qui sont comme des catégories générales pour les désirs de tout un chacun et les besoins de la communauté dans son ensemble. [Ceci,] afin qu’elles soient ordonnées dans la bouche de chacun, et puissent être apprises rapidement, et qu’ainsi, la prière de ces gens incapables de s’exprimer correctement soit une prière entière, comme la prière de ceux qui sont éloquents. C’est la raison pour laquelle ils [les sages] ont institué toutes les bénédictions et les prières familières à tous les juifs, afin que chaque bénédiction soit ordonnée dans la bouche de chaque personne incapable de s’exprimer.
5. De même, ils ont institué que le nombre de prières soit équivalent au nombre de sacrifices, [soit] deux prières par jour, qui correspondent aux deux sacrifices quotidiens, et chaque jour où il y a un sacrifice supplémentaire, ils ont institué une troisième prière qui correspond au sacrifice supplémentaire. La prière qui correspond au sacrifice quotidien du matin est appelée la prière de Cha’harit. La prière qui correspond au sacrifice quotidien de l’après-midi est appelée la prière de Min’ha. Et la prière qui correspond aux sacrifices supplémentaires est appelée la prière de Moussaf.
6. De même, ils ont institué que l’on récite une prière la nuit, car les membres du sacrifice quotidien de l’après-midi étaient consumés durant toute la nuit, comme il est dit : « c’est le sacrifice [qui se consume sur le brasier de l’autel, toute la nuit jusqu’au matin] », dans l’esprit du verset : « Soit et matin, et en plein midi, je me répands en plaintes et en soupirs, et Il écoute ma voix ». La prière du soir n’est [toutefois] pas une obligation comme la prière du matin et [la prière] de l’après-midi. Néanmoins, les juifs, dans tout lieu où ils sont établis, ont l’habitude de réciter [la prière du] soir, et l’ont acceptée comme une prière obligatoire.
7. De même, ils ont institué une prière après la prière de l’après-midi, juste avant le coucher du soleil, pour les jours de jeûne uniquement, afin d’ajouter des supplications et des requêtes du fait du jeûne. Cette prière est appelée Néïla, [terme] qui signifie : les portes du Ciel se sont fermées derrière le soleil et il s’est caché, car elle n’est récitée que juste avant le coucher du soleil.
8. Les prières quotidiennes sont donc au nombre de trois : la prière du soir, la prière du matin, et la prière de l’après-midi. Les jours de Chabbat, jours de fête, et Roch Hodech, il y en a quatre : les trois [prières] quotidiennes et la prière de Moussaf. Le jour de Kippour, il y a cinq [prières] : ces quatre [prières], et la prière de Néïla.
9. Le nombre de prières ne doit pas être diminué, mais peut être augmenté. Si un homme désire prier durant toute la journée, il en a le droit. Toutes ces prières qu’il ajoute sont considérées comme s’il offrait des offrandes volontaires. C’est pourquoi, il faut ajouter un élément nouveau dans chacune des bénédictions intermédiaires lié au sujet de la bénédiction. Si l’on ajoute un élément nouveau dans même une seule bénédiction, cela est suffisant, afin de montrer qu’il s’agit d’une prière volontaire, non d’une [prière] obligatoire. On ne doit faire aucun ajout et aucune omission dans les trois premières et trois dernières [bénédictions], et on ne doit faire aucun changement.
10. La communauté ne récite pas de prière volontaire, car une communauté n’apporte pas de sacrifice volontaire. Il est défendu, même pour un particulier, de faire deux prières de Moussaf, l’une comme obligation, et l’une comme offrande volontaire, car un [sacrifice de] Moussaf ne peut pas être offert comme offrande volontaire. L’un des guéonim a donné comme directive qu’il est défendu de faire une prière volontaire le chabbat et les jours de fête, car on ne peut pas offrir [en ces jours] d’offrande volontaire, mais uniquement [les offrandes qui sont] l’obligation du jour.
EN IMAGES. Ticha Beav au Beth Habad d’Alfortville









Ticha Beav : Enseignement d’actualité, par le Rav Israel Nadjar
Pilpoul sur Mer : Ticha Beav, grâce à qui?
הלכות ומנהגי חב »ד: תשעה באב
יום רביעי,
ח’ במנחם-אב, ערב תשעה באב
אחר חצות לומדים רק דברים המותרים בתשעה באב, כמו איוב, ובדברים הרעים שבירמיהו, ומדרש איכה.
אמירת שיעורי חת »ת היום: לכתחילה – לפני חצות היום. בדיעבד – (חומש ותהילים) עד השקיעה.
לימוד רמב »ם: לפני חצות.
לימוד ענייני בית-הבחירה: כמו בחת »ת דלעיל.
אוכלים סעודה קבועה לפני מנחה, וניתן לאכול בה שני תבשילין, ומרבים בה קצת כדי שלא תזיק להם התענית.
במנחה אין אומרים תחנון.
סעודה מפסקת:
נהוג לשבת [כל הסעודה] על הארץ (בהפסק איזה דבר) ואין חולצים הנעליים. ואסור לאכול שני תבשילים, אבל פירות חיים או חמאה וגבינה חיים, אפילו כמה מינים, מותר. ואסור לשתות משקאות חריפים, וקפה או תה מותר. לא ישבו לאכול שלושה ביחד, ואם אכלו – לא יזמנו. ומותר לאכול עד השקיעה . נוהגים לאכול [בסוף הסעודה – פת טבולה באפר. וכן ביצה קשה וקרה טבולה באפר, על-שם הכתוב « ויגרס בחצץ שיני, הכפישני באפר ». ואם אוכלים תבשיל בסעודה המפסקת, יש נוהגים לאכול את הביצה אחרי ברכת המזון [וכנראה לא נפוץ בין אנ »ש להקל בזה].
יום חמישי
ט’ במנחם-אב – תענית
ביום רביעי לפנות ערב, חולצים נעליים ומסירים את הפרוכת [וכיסויי הבימה ועמוד-הש »ץ].
בתשעה באב נועלים נעלי גומי ובד או סנדל שאינו של עור, ודלא כהמחמירים בזה.
מדליקים אור רק כפי הנחוץ לתפילה ולקריאת הקינות, ולא יותר.
יושבים על הארץ (בהפסק איזה דבר) וקוראים ‘איכה’. בכל פרק המתחיל ‘איכה’ מגביהים את הקול יותר. פסוק ‘השיבנו’ האחרון, אומר הקהל בקול רם יחד עם החזן.
בספר-המנהגים מובא סיפור על הרה »צ מרוז’ין וחסידיו, בקשר לזריקת ‘בערעלאך’ ומעשי שובבות בתשעה באב. כנראה הובאו הדברים כדי שלא ירבו באבילות יותר מדאי.
אחר הקינות – ‘ואתה קדוש’, קדיש שלם ללא תתקבל. עלינו, קדיש יתום.
אבל בתוך ה’שבעה’ רשאי ללכת לבית-הכנסת בלילה וביום עד גמר הקינות.
(וראה להלן, לאחר תפילת שחרית, פרטי איסור ‘שאלת שלום’ בתשעה באב).
תלמוד תורה:
« אפילו בתשעה באב, ש »אסור לקרות בתורה… משום שנאמר ‘פיקודי ה’ ישרים משמחי לב' » – חייבים ללמוד תורה בכל רגע ורגע, אלא שהלימוד הוא בחלקי התורה המתאימים ליום זה.
כ »ק אדמו »ר מהורש »ב נ »ע היה לומד בכל שנה ושנה בתשעה באב מדרש ‘איכה רבה’, וסוגיית ‘רבי יוחנן’ דפרק הניזקין (גיטין נה סע »ב – נח סע »א).
גם במשך המעת-לעת דתשעה באב יש לערוך ‘סיום’ (על מסכת מועד-קטן, שהוא מהעניינים המותרים ללמוד ביום זה).
« בנוגע ללימודי יארצייט בתשעה באב: עד חצות היום – לימוד משניות דאחרי התפילה הוא בפרקי דתענית ומועד-קטן (פרק ג) הידועים, ולאחר חצות היום – נוהגים בזה כמו בשאר השיעורים, היינו שהעוסק בזה בכל ימות השנה שומר עליהם גם בתשעה באב ».
לעניין לימוד חסידות, משמע שמותר.
אין נוהגים לישון על הארץ או לשים אבן תחת הראש.
שחרית:
שיעור נטילת-ידיים שחרית בתשעה באב – רק עד קשרי האצבעות. אם יש לכלוך על-גבי העיניים והרגילות היא לשטוף לכלוך זה במים – מותר.
אין מברכים « שעשה לי כל צורכי » עד למחרתו.
בשחרית אין מניחים טלית ותפילין. אין אוחזין את הציציות בברוך-שאמר ובקריאת-שמע.
כ »ק אדמו »ר מוהרש »ב נ »ע היה לובש הטלית בבוקר ופושטו, ואחר-כך מניח התפילין ומתפלל בהן – כל זה בחדרו, שלא ירגישו בדבר. ובעת שהתפללו – אמר תהילים וכיוצא בזה.
הש »ץ אומר ‘עננו’ בין ‘גואל ישראל’ ל’רפאנו’. שכח לאומרה ונזכר קודם שאמר « ה' » מחתימת רפאנו – חוזר ואומר ‘עננו’ ו’רפאנו’, ואם כבר אמר « ה' » – אומר ‘עננו’ בברכת ‘שמע קולנו’ וחותם: « ברוך אתה ה’, העונה בעת צרה ושומע תפילה ». שכח גם שם – אומרה כברכה בפני עצמה אחר ‘שים שלום’.
בשחרית אין נשיאת כפיים, ואין הש »ץ אומר: « אלוקינו ואלוקי אבותינו, ברכנו… ». אין אומרים תחנון. הש »ץ אומר חצי קדיש. קוראים לשלושה אנשים בפרשת ואתחנן « כי תוליד בנים », והשלישי הוא המפטיר. חצי קדיש . הפטרה בירמיהו (ח,יג – ט,כג) « אסוף אסיפם ».
כ »ק אדמו »ר מוהרש »ב היה עולה למפטיר. ולפעמים בשחרית וגם במנחה.
אמירת כל הקינות. אשרי. ובא לציון גואל, ומדלגים פסוק « ואני זאת בריתי ». קדיש שלם בלא תתקבל. עלינו. קדיש יתום. בסיום תפילת שחרית אין אומרים ‘שיר של יום’ ו’אין כאלוקינו’. לאחר מכן קורא כל אחד ואחד לעצמו ‘איכה’.
אם יש ברית-מילה, מלים אחר הקינות. האב והאם, המוהל והסנדק מותרים ללבוש בגדי שבת (אך לא נעליים) עד אחר המילה. מברכים על הכוס ונותנים לתינוקות.
אין ‘שאלת שלום’ בתשעה באב. וכן אין לומר ‘בוקר טוב’ וכדומה, או לשלוח שי לחברו. מי שאינו יודע מכך ונותן שלום, משיבים לו בשפה רפה ובכובד ראש, וטוב שיודיענו שתשעה באב היום.
שיעורי תורה:
אמירת תניא היום: לכאורה – אין בזה הגבלה, ובכל זאת עדיף לומר את השיעור היומי לפני מנחה (השלמה – מצאת הכוכבים, כרגיל).
אמירת תהילים וחומש דחת »ת היום: רק לפני מנחה ואילך (השלמה – מצאת-הכוכבים, כרגיל).
לימוד הרמב »ם היום: רק במוצאי היום.
לימוד ענייני בית-הבחירה היום: אחרי חצות היום (השלמה – מצאת-הכוכבים).
עד חצות היום , אסור לעשות מלאכה שיש בה שיהוי קצת. ואין מכינים צורכי סעודה. ואין יושבין על הספסל.
כתב הרבי נשיא דורנו: « לא ראיתי את כ »ק מו »ח אדמו »ר הולך לבית-החיים בתשעה באב ».
מנחה:
תפילת מנחה – בשעה מאוחרת יחסית.
‘אגרא דתעניתא’ (=דמי הסעודות שנחסכו בגלל התענית) – נותנים לצדקה לפני תפילת מנחה.
מתעטפים בטלית ומניחים תפילין בברכה. קריאת-שמע (כדי לומר קריאת-שמע בתפילין, אומרים את כל שלוש הפרשיות). שיר-של-יום. אין כאלוקינו, וכל השיעורים (כולל: חת »ת. וענייני בית הבחירה) השייכים לשחרית. ואחר-כך סדר תפילת מנחה: וידבר. קטורת. אשרי. חצי קדיש. קוראים ‘ויחל’ לשלושה אנשים, והשלישי מפטיר ב »דרשו ה’ בהימצאו ». יהללו. חצי קדיש. שמונה-עשרה. אומרים ‘נחם’ בבונה ירושלים, ו’עננו’ (בתפילת לחש) ב’שומע תפילה’. שכח ‘נחם’ – אומרה בברכת ‘שמע קולנו’ אחר ‘עננו’, או ב’רצה’ קודם ‘ותחזינה’, או ב’מודים’ קודם ‘ועל כולם’, ואם שכח – אינו חוזר. שכח ‘עננו’ – יאמרנה (ללא חתימה) אחר ‘אלוקי נצור’ קודם ‘יהיו לרצון’.
בחזרת הש »ץ אומר ‘עננו’ בין גואל לרופא, ‘נחם’ בבונה ירושלים, « אלוקינו ואלוקי אבותינו, ברכנו… » (או נשיאת כפים – לנוהגים אותה בכל יום. ונוטלים תחילה ידיהם עד הפרק). קדיש תתקבל. עלינו. קדיש יתום (ופרקי המשניות דיארצייט או אבל, כרגיל – ראה לעיל ע »י ציון ).
לאחר מנחה, (קודם השקיעה) מניחים תפילין דרבנו-תם ואומרים קריאת-שמע, קדש, והיה כי יביאך, ושש זכירות.
סיום הצום באזור המרכז – בשעה : בערב.
מוצאי הצום: « כמדומה, שבליל מוצאי תשעה באב נוטלין את הידיים ג’ פעמים לסירוגין כמו נטילת ידיים שחרית, אבל בלא ברכה ». הנטילה – לפני קידוש לבנה. וכן נועלים הנעליים ורוחצים הפנים תחילה, ומקדשין את הלבנה.
יום שישי
י’ במנחם-אב
עדיין אין אוכלים בשר ואין שותים יין, וכל הדברים הנוהגים בתשעת הימים [כולל ברכת שהחיינו] אסורים עד חצות יום העשירי באב , אבל (בקביעות זו) מותר להסתפר ולכבס ולהתרחץ לכבוד השבת.
אולי יש לומר שבהוספה בלימוד (דט »ו באב) מתחילים כבר מתשעה באב ואילך.
יש לערוך ‘סיום’ גם במוצאי תשעה באב.
כתב הרבי: « על-פי מנהג ישראל, אשר תורה היא, לקדש הלבנה דווקא במוצאי תשעה באב… הרי הזמן גרמא לחדש ההתעוררות להחלטות טובות בכל ענייני תשובה והתורה ומצוותיה, שהן המבטלות סיבת הגלות… וכיוון שגדול כוח החלטות הנעשות בציבור – לקבלן בהתאסף רבים יחד בהתוועדות שמחה, שמחה באמירת דברי תורה, שהיא המשמחת לב ועיניים מאירה, ושמחה פורצת גדר והגבלה בלימוד התורה והידור בקיום מצוותיה, התוועדויות בפרט ביומין זכאין הסמוכין לט’ באב, ועל-כל פנים: בחמשה-עשר באב, ובשבת « שלו » שלאחריו, ובשבת שלאחריה, שבת מברכים דחודש אלול, חודש החשבון (והתשלומין) דימות שנה זו. ובשלוש פעמים הווי חזקה – חזקת תורה ומצוותיה ומתוך שמחה וטוב לבב תמיד כל הימים.
« אם יתעכב חס-ושלום משיח בימים הבאים, ימשיכו בעריכת ‘סיומים’ גם בימים שלאחרי זה, עד חמישה-עשר באב, ועד בכלל. ולקשר ה’סיום’ (ב’משפט’ – הלכה) גם עם נתינה לצדקה. ובמקום המתאים – לקשר את ה’סיום’ – « יומא טבא לרבנן » – גם עם סעודה והתוועדות.
« ויש לפרסם זאת בכל מקום האפשרי, הן במקומות שכבר קיימו זאת בימים שלפני-כן – שימשיכו בזה, ובתוספת חיות וחיזוק, ועל-אחת-כמה-וכמה במקומות שאליהם הפירסום לא הגיע – שיגיעו לשם ויפעלו לעשיית ‘סיומים’ גם שם, ולהוסיף ב’משפט’ וב’צדקה’ בכלל ».
הנוסעים למקומות שונים לאחר תשעה באב בכדי לדבר עם יהודים אודות יהדות בכלל ואודות תשעה באב בפרט – ייקחו עמם קופת-צדקה (במקום להאריך בדיבורים לעורר על נתינת הצדקה) שמזכירה ומעוררת אודות נתינת הצדקה בפועל. וכן ‘ייקחו’ עמהם דברי-תורה מעניינא דיומא שניתן לומר בעל-פה באותיות המתאימות לשומעים (ללא יצירת רושם שבאים לספר להם דבר שאינם יודעים, ועל-אחת-כמה-וכמה שאין באים לעוררם לתקן הנהגתם), בדרכי נועם ובדרכי שלום.
פעם אמר הרבי: « עניינים הטובים (דתורה ומצוות וכו’) שנעשו בשלושת השבועות – יש להמשיך בהם גם אחר תשעה באב, כדי לזרז הגאולה כו’. וגדול זכותו של חודש מנחם-אב, כזמן מסוגל (מזל אריה) לתוספת בעבודת ה' ».
בקריאת שמו »ת קוראין את עשרת הדברות ב’טעם התחתון’.
גם את הפסוק ‘שמע ישראל’ קוראים שנים מקרא (ואחד תרגום) כרגיל.
_______________________
ב »ה
לשכת הרבנות כפר חב »ד
קיצור הלכות תשעה באב ה’תש »פ
ערב תשעה באב
> אחר חצות היום לומדים רק עניינים הקשורים עם החורבן, בהלכה או באגדה. כגון: דברים הרעים שבירמיה ואיוב. מדרש איכה ופירושים על מגילת איכה וביניהם רשימות הצמח צדק על מגילת איכה. סוגיות הגמ’ בגיטין (נה,ב–נח,א,) בסנהדרין (צו-צז,) ובמועד קטן (פרק אלו מגלחין.) וכן הלכות תשעה באב.
> את שיעורי החת »ת מסיימים לכתחילה לפני חצות היום.
> את שיעור הרמב »ם מסיימים דווקא לפני חצות היום.
> אחרי חצות היום אסור לעסוק בעניינים המביאים לידי שמחה, אך מותר לעשות מלאכה (בכובד ראש.)
יולדת, מעוברת ומניקה
> יולדת בתוך שבעה ימים ללידתה, פטורה מלהתענות. יולדת בין שבעה ימים לשלושים יום ללידתה, תתחיל להתענות. אם תרגיש חולשה, תפסיק את הצום.
> מעוברת תתחיל להתענות. אם תרגיש חולשה יתירה תפסיק את הצום.
> מניקה תתחיל להתענות. אם תרגיש חולשה יתירה, או אם יהיה חשש שלא יהיה לה במה להאכיל את התינוק, תפסיק את הצום.
> בכהנ »ל, באם הדבר אפשרי, יש להשתדל לצום לפחות עד מנחה גדולה 13:22( שעון תל אביב.)
חולה בנגיף, ואדם החייב בידוד
חולה מאומת בנגיף, או הסובל מתסמיני הנגיף ולא אומת בבדיקה, פטורים מלהתענות.
>השוהה בבידוד עפ »י ההנחיות ואינו חולה מאומת ואינו סובל מתסמיני הנגיף, ואינו מקבוצת הסיכון, ומרגיש טוב – יצום כרגיל. אם חש חולשה יתירה יתייעץ עם הרב.
סעודה ראשונה ותפילת מנחה
>לפני תפילת מנחה אוכלים סעודה ראשונה. מותר לאכול בה כמה מיני תבשיל, אך אסור לאכול דברים של תענוג בערב תשעה באב.
>בתפילת מנחה לא אומרים תחנון.
סעודה מפסקת
>לקראת התחלת התענית אוכלים סעודה מפסקת.
>נוטלים ידיים ואוכלים פת.
>לא יישבו שלושה גברים יחד לאכול סעודה מפסקת, כדי שלא יתחייבו לברך ברכת המזון בזימון. אך גם אם ישבו ואכלו יחדיו, לא יזמנו.
>בזמן הסעודה המפסקת יושבים על כיסא נמוך משלושה טפחים (פחות מ24- ס »מ. ויש היושבים על כיסא נמוך רק בזמן אכילת הביצה באפר בסוף הסעודה.) >בגלל האבלות אסור לאכול בסעודה המפסקת שני מיני תבשיל. היות שהביצה שאוכלים בסוףהסעודה נחשבת תבשיל, אי אפשר לאכול בסעודה זו תבשיל נוסף. אך ניתן לאכול בה ירקות ופירות חיים ואפילו כמה מינים מהם.
>תבשיל הוא אוכל מבושל, צלוי או מעושן. אוכל אפוי אינו נקרא תבשיל ומותר לאכול ממנו כמה מינים בסעודה המפסקת.
>האיסור לאכול ב’ מיני תבשיל בסעודה המפסקת, הוא לילד מגיל 10 היודע להתאבל.
>בסיום הסעודה אוכלים ביצה קשה קרה טבולה באפר, ולאחמ »כ מברכים ברכת המזון.
>בערב ת »ב אחר חצות היום, אומרים « שיר המעלות » לפני ברכת המזון.
אכילה לאחר הסעודה המפסקת
>אחרי הסעודה, ולפני השקיעה, מנקים את השולחן ומדיחים את הכלים. אין לעשות זאת בלילה כדי לא להסיח את הדעת מן האבלות.
> אחרי הסעודה, ולפני השקיעה, מותר לאכול ולשתות. טוב להתנות בסעודה המפסקת בפה או בלב שאינו מקבל עליו את התענית עד השקיעה. > אסור לאכול לפני כניסת הצום דבר מתוק (על מנת שתישאר מתיקות בפה בתחילת הצום,) מפני שיהיה אסור לבלוע בצום את המתיקות.
איסורי תשעה באב
> התחלת התענית בשקיעת החמה, ואין צריך להוסיף על התענית מבעוד יום.
> משקיעת החמה, אסור: באכילה, בשתיה, ברחיצה, בסיכה, בנעילת נעלי עור, בלימוד תורה, בשאילת שלום, בעשיית מלאכה, ובתשה »מ.
> לפני השקיעה חולצים את נעלי העור ולובשים נעלי בד או גומי וכדו.’
> רחיצת הידיים מהשקיעה, רק עד קשרי האצבעות.
> לכתחילה יושבים על כיסא נמוך משלושה טפחים – כבר מהשקיעה. אישה מעוברת או אדם זקן וחלש, יכולים לשבת בתשעה באב גם על כיסא רגיל, מפני שאינם עושים זאת לתענוג. מניקה יכולה לשבת בזמן ההנקה על כיסא רגיל.
> בתשעה באב לובשים בגד עליון של חול.
ההכנות בבית הכנסת
> מסיטים את הפרוכת לצד ארון הקודש. נוהגים להסיר גם את הכיסוי שעל הבימה, וכן את הכיסוי שעל עמוד שליח הציבור.
> מכבים חלק מן האורות בבית הכנסת.
ערבית, איכה וקינות
> אבל המתפלל לפני העמוד, יכול להדליק ה’ נרות כרגיל (שהרי למנהגינו אין מקפידים להשאיר אור מינימלי בבית הכנסת בתשעה באב – כמנהג העולם, וכל שכן שיוכלו להדליק נרות אלו שאינם משמשים להאיר.)
> אחרי תפילת שמונה עשרה של ערבית אומרים קדיש תתקבל, איכה וקינות. אמירת איכה וקינות צ »ל בישיבה דווקא. אין לשבת על הקרקע ממש, כי אם בהפסק כלשהו. – קריאת מגילת איכה בנחת. בכל פרק המתחיל « איכה » יגביה את קולו יותר. פסוק « השיבנו » שבסיום המגילה אומר הקהל בקול רם יחד עם החזן.
> גם נשים שומעות או אומרות את מגילת איכה.
> לאחר הקינות אומרים « ואתה קדוש, » קדיש שלם בלא תתקבל, « עלינו לשבח, » קדיש יתום, משניות פ »ג ממסכת מועד קטן – בלא אמירת « רבי חנניא » וכו,’ קדיש דרבנן.
שאילת שלום בתשעה באב
כשחוזרים מבית הכנסת, הולכים בכובד ראש כאבלים, ולא בחבורה.
> בתשעה באב לא אומרים לילה טוב, בוקר טוב, שלום וכיו »ב. אדם שאינו מודע לזה ואומר שלום, עונים לו בשפה רפה ובכובד ראש. אם אפשר, יודיעו לו שהיום אסור בשאילת שלום. אך מותר לשאול אדם איך הוא מרגיש.
> בקריאת שמע שעל המיטה אין אומרים תחנון.
בוקר תשעה באב
> נטילת הידיים בבוקר תשעה באב, רק עד קשרי האצבעות.
> ניתן לנקות את העיניים וכו’ עם הלחלוחית שיש באצבעות מנטילת הידיים בבוקר. אם יש לכלוך בעיניים, בפנים או בידיים, ניתן לרחוץ את הלכלוך במעט מים.
> רחיצת הידיים ביציאה מבית הכיסא, או קודם התפילה, תהיה רק עד קשרי האצבעות.
> בברכות השחר אין מברכים « שעשה לי כל צרכי. »
תפילת שחרית, קריאת התורה, ואמירת הקינות
> האבלים יכולים להדליק ה’ נרות בעמוד התפילה כרגיל.
> בשחרית אין מניחים טלית ותפילין, ואין אוחזים את ציציות הטלית קטן ב »ברוך שאמר » ובקריאת שמע.
> סדר תפילת שחרית: מ »מה טובו » עד אחרי שמונה עשרה – כרגיל, ואין אומרים תחנון.
> הש »ץ אומר « עננו » בחזרת הש »ץ.
> אין נשיאת כפים בשחרית. גם הש »ץ לא יאמר « אלוקינו ואלוקי אבותינו. » ואם הש »ץ התחיל לומר « אלוקינו ואלוקי אבותינו » – יסיים. > אחרי חזרת הש »ץ אומר הש »ץ חצי קדיש, וקוראים בתורה פרשת « כי תוליד בנים. » השלישי הוא המפטיר. לכתחילה יש להעלות לתורה רק אדם שמתענה.
> אבל בתוך השבעה, יכול לעלות לתורה בתשעה באב (כמו שאר הקהל, שהרי לכולם אסור ללמוד תורה ואעפ »כ מותר להם לעלות לתורה בתשעה באב.)
> ניתן לעשות « מי שברך » בשחרית – רק עבור חולה.
> אדם שצריך לברך « הגומל » – יברך בקריאת התורה של מנחה. גם עליה לתורה של בר מצוה וברכת « ברוך שפטרני » – יהיו במנחה.
> בסיום הקריאה ולפני ההגבהה אומרים חצי קדיש (מנהג הרבי בשנת תשמ »ח.) המגביה את הס »ת יכול לשבת על כיסא רגיל בזמן הגלילה ואמירת ההפטרה.
>לאחר אמירת ההפטרה וברכותיה אומרים « יהללו, » מחזירים את הס »ת להיכל ואומרים קינות.
>את הקינות יש לומר בישיבה דווקא, אך אמירת הפיוט « אלי ציון » – בעמידה.
>אמירת הקינות בכובד ראש ומתוך צער על החורבן. אין להפסיק באמירת הקינות בדיבורים בעלמא.
>לאחר הקינות אומרים « אשרי, » « ובא לציון גואל » – ומדלגים פסוק « ואני זאת בריתי, » קדיש שלם בלא תתקבל, « עלינו לשבח, » קדיש יתום, משניות פ »ג דמועד קטן – ללא אמירת « רבי חנניא » וכו,’ קדיש דרבנן.
>למנהגינו, לאחר אמירת כל הקינות ביום, קוראים את מגילת איכה – ביחיד.
>גם המתפלל ביחידות צריך לומר קינות ואיכה.
>גם נשים צריכות לומר קינות, ותאמרנה לפחות את הקטעים העיקריים שבהם.
>יש לסיים את אמירת הקינות ומגילת איכה לפני חצות היום.
>את הספסלים בבית הכנסת ניתן לסדר רק לאחר חצות היום.
הלכות היום
>עד חצות היום יש לשבת על כיסא נמוך, הן בבית הכנסת והן בבית. לאחר חצות היום יושבים על כיסא רגיל.
>גם במשך המעת לעת של תשעה באב יש לערוך סיום מסכת (מועד קטן. או בענייני בית הבחירה – אחר חצות היום.) >גם בתשעה באב שאסור ללמוד תורה כרגיל מפני שהיא משמחת לב, והאיסור הוא עד צאת הכוכביםשל מוצאי הצום, מ »מ יש חיוב ללמוד תורה בכל רגע, אלא שהלימוד צ »ל בחלקי התורה המתאימים ליום זה. אדמו »ר הרש »ב היה לומד בתשעה באב מדרש איכה רבה, והסוגיא בגיטין (נה,ב-נח,א.)
>העושה מלאכה בתשעה באב לפני חצות היום, אינו רואה בה סימן ברכה. וירא שמים יחמיר בדבר גם לאחר חצות היום, כדי לא להסיח דעתו מן האבלות. אך מותר לפתוח חנות לממכר מוצרי מזון.
>אין להתעסק בתשעה באב בדברים המסיחים את הדעת מן האבלות.
>את סעודת מוצאי הצום מכינים רק אחרי חצות היום. >אחרי חצות היום מותר לרחוץ ירקות וכדומה במים לצורך סעודת מוצאי הצום, וכן מותר לרחוץ כליםמלוכלכים העומדים בכיור – למרות שהידיים נרטבות במים, כיון שאין כוונת הרחיצה לתענוג. עדיף ללבוש כפפות בזמן הרחיצה.
תכשיטים וקרמים
>נשים אינן עונדות תכשיטים בתשעה באב, אך יכולות לענוד טבעת שרגילות לענוד אותה תמיד.
>משום איסור סיכה, לא מורחים על הפנים וכו’ קרמים, משחות ושאר מוצרי קוסמטיקה.
אדם שהותר לו לאכול בתשעה באב
>מבוגר או ילד שהותר להם לאכול בתשעה באב, לא יאכלו מעדנים וכו,’ אלא רק אוכל המוכרח להם.
>האוכל לחם בתשעה באב (בהיתר,) יטול את ידיו כרגיל – עד הפרק – לפני אכילת הלחם. וכן יטול מים אחרונים. ויאמר « שיר המעלות » לפני ברכת המזון, ו »נחם » אחרי « הרחמן » בלי חתימת הברכה. >הזקוק לקחת תרופה בתשעה באב, עדיף שיבלע אותה בלי מים. אם הדבר קשה לו, יכול ליטול את התרופה עם מעט מים שנעשו מרים על ידי תה רגיל מרוכז בלי סוכר, או על ידי תבלין אחר.
סיום תפילת שחרית ותפילת מנחה
>מחזירים את פרוכת ארון הקודש למקומה.
>נותנים לצדקה אגרא דתעניתא (פדיון הסעודות שלא אכל היום, כדי להעלותם לקדושה.)>לובשים טלית ותפילין דרש »י בברכה, אומרים קריאת שמע, שיר של יום, « אין כאלוקינו, » « פיטוםהקטורת » וכו’ עד « ה’ יברך את עמו בשלום » (ואין אומרים כאן « עלינו לשבח,) » תהילים ושיעורי חומש ותניא. לימוד הרמב »ם רק לאחר סיום התענית בלילה.
>מדליקים נרות בעמוד התפילה לתפילת מנחה.
>מתפללים מנחה של תענית ציבור עם קריאת התורה. את חצי הקדיש שאחרי קריאת התורה אומרים רק לאחר הכנסת ספר התורה להיכל.
>אומרים « נחם » ו »עננו » בשמונה עשרה. אדם שאינו מתענה לא יאמר « עננו, » אך יאמר « נחם. »
>הש »ץ אומר « אלוקינו ואלוקי אבותינו » של ברכת כהנים.
>בסיוםתפילתמנחהאומריםהאבליםמשניותכלים ומקוואות כרגיל.
>אחרי תפילת מנחה מסירים תפילין דרש »י ומניחים תפילין דר »ת.
תפילת ערבית וקידוש לבנה
>סיום התענית בצאת הכוכבים.
>אחרי תפילת ערבית ולפני קידוש לבנה נוטלים את הידיים ג’ פעמים לסירוגין – על כל כף היד כמו בנט »י שחרית, וכן שוטפים את הפנים ואת הפה. אוכלים ושותים לפני קידוש לבנה.
> קידוש לבנה בנעליים רגילות ולא בנעלי הבד.
> לא רוקדים אחרי קידוש לבנה במוצאי תשעה באב.
אכילת בשר ויין, כיבוס, שמיעת כלי זמר וכו’
> אכילת בשר, שתיית יין, שמיעת כלי זמר, לבישת בגד חדש, אכילת פרי חדש וברכת שהחיינו, כיבוס בגדי חול, מותרים רק ביום ששי אחרי חצות היום.
> כיבוס בגדי השבת מותר מיום ששי בבוקר (אם א »א יהיה לכבס את בגדי השבת ביום ששי בבוקר, ניתן לכבסם במוצאי תשעה באב.) > תספורת מותרת מיום ששי בבוקר (אם לא יהיה לו היכן להסתפר ביום ששי, ניתן להסתפר במוצאי תשעה באב.)
> לומדים את שיעור הרמב »ם היומי.
> בקריאת שמע שעל המיטה אומרים תחנון. יהי רצון שייהפכו ימים אלו לששון ולשמחה, ונזכה לראות תיכף ומיד ממש בביאת מנחם לציון.
Ticha Beav: Le Temple – Pourquoi vouloir faire résider la divinité dans un lieu limité et matériel?
Merci de lire les Tehilim pour la Refoua Chelema de Raphael Chimon ben Toyba
Raphael Chimon ben Toyba







