Vivre avec son Temps – Paracha de Vayetsé : Fils ou Mouton ?
J’ai souvent été surpris de constater, lorsque je croisais des personnages exceptionnels, que plus ils étaient grands, plus ils se sentaient petits. Peut-être qu’en prenant de la hauteur morale, prenons-nous conscience alors des horizons infinis qui sont en perspective ?
Au début de notre Paracha – Vayétsé – la Torah raconte le voyage de Yaakov vers ‘Haran. Il quitta Béer-Chéva et lorsqu’il arriva au Mont Moriah – lieu prédestiné pour la construction du Temple – il décida d’y passer la nuit.
Nos sages nous indiquent que ce fut la première occasion en quatorze ans qu’il se permit de dormir normalement ; car ces dernières années, il séjourna chez Chem et Éver où il consacra ses nuits à étudier la Torah.
Cela peut paraître étonnant : Comment se fait-il que Yaakov, qui s’abstint tant d’années à profiter du sommeil, ne trouva d’autre endroit pour se coucher qu’en ce lieu unique – futur Saint des Saints ?
La réponse à cette interrogation tient dans le fait qu’en ce lieu le plus saint de la terre, là où la Lumière Infinie de D.ieu brille dans Sa plus grande splendeur, toutes les limites et définitions physiques – du Haut et du Bas – n’ont plus aucun sens. Et s’il est vrai qu’en situation normale la stature verticale de l’Homme témoigne des priorités et d’un protocole précis de son rayonnement dans le monde avec la tête – siège de l’intellect – au-dessus du cœur – source des émotions ; et plus bas, les mains et les pieds qui sont le symbole de l’action, il n’en est pas moins vrai que face à l’infini, l’Homme se retrouve en position horizontale et il se couche tant les repères de ses attributs perdent tout leur sens.
C’est cette expérience de Yaakov – dans laquelle le Haut et le Bas fusionnent – qui nous permet aujourd’hui d’investir le matériel de Divin et de préparer ainsi le monde à la venue du Machia’h.
Vivre avec son Temps – Paracha
Pensée Quotidienne inspirée des enseignements du Rabbi de Loubavitch
Proposée par Rav Eliahou DAHAN, Lille
Judaïsme Nord sur Youtube c’est aujourd’hui :
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Et des dizaines de conférences organisées par la commission culturelle de l’Aci de Lille
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Nous entrons dans les mois d’hiver, triste période où la précarité, la faim et le froid touchent les plus défavorisés.
Ces prochains jours de nombreuses associations nous solliciteront pour les aider à fournir aux plus démunis de la nourriture et des vêtements.
Du pain pour se nourrir et des habits pour se vêtir, c’est justement ce qu’a réclamé Yaakov alors qu’il quittait la maison de ses parents pour se rendre à ‘Haran. Si le Patriarche demanda précisément ces éléments, c’est parce qu’ils sont les besoins vitaux.
Nos sages nous enseignent que ce voyage de Yaakov préfigure en fait le voyage que chacun de nous entreprend sur terre. Comme le Patriarche nous avons besoin de nourriture et de vêtements pour survivre.
Mais dans notre sainte mission, le pain représente l’étude de la Torah puisque comme la nourriture, ses enseignements sont totalement intégrés et nous ne faisons plus qu’un avec la matière étudiée. Les vêtements dont notre âme a besoin ce sont les Mitsvot qui comme nos habits restent au-dessus de nous.
Ces commandements, nous les observons comme des devoirs imposés par le Roi des rois et par définition, ils nous dépassent. Ils sont la transcendance même.
Alors, dans la froideur de cette fin d’exil, veillons à notre santé spirituelle : nourrissons-nous des paroles de la Torah et couvrons-nous de Mitsvot.
Vivre avec son Temps – Paracha
Pensée Quotidienne inspirée des enseignements du Rabbi de Loubavitch
Proposée par Rav Eliahou DAHAN, Lille
Ce petit récit nous éclairera sur cette question : Un homme vint, un jour, chez le Maguid de Mézéritch pour demander conseil. Il se plaignait de ne pouvoir se libérer des mauvaises pensées qui l’assaillaient et le gênaient pendant la prière.
Le Maguid lui conseilla de rendre visite au Tsaddik, Rabbi Zéev de Zitomir. Rabbi Zéev était, à cette époque, propriétaire d’une auberge.
L’homme dirigea ses pas vers le village de Zitomir et arriva à destination en pleine nuit. À sa grande surprise, personne ne répondit lorsqu’il frappa à la porte. Il attendit quelques minutes et frappa à nouveau, mais personne ne répondit. Il insista et comme il faisait très froid, il se mit à crier pour que quelqu’un vienne ouvrir : « Comment n’avez-vous pas pitié d’un pauvre homme ? »
Au lever du jour, la porte s’ouvrit. Il entra et séjourna là quelques jours. Pourtant, il ne comprit toujours pas pourquoi le Maguid l’avait envoyé chez Rabbi Zéev. Se décourageant, il décida de rentrer chez lui. Avant de quitter les lieux, il interrogea Rabbi Zéev et lui dit : « Je ne comprends pas ce que je suis venu faire ici ! Pourquoi notre maître m’a-t-il conseillé de venir chez vous ? » Rabbi Zéev sourit et répondit : « Je vais tout te dire : je voulais justement t’enseigner que l’homme est le seul maître chez lui. S’il ne veut pas la visite de l’étranger, il a la possibilité de l’empêcher de rentrer. Sache qu’il en est ainsi pour tes pensées ! »
Une Histoire Pour Samedi Soir Une anthologie d’histoires à partager Motsaé Chabbat Compilée Rav Eliahou DAHAN, Lille