Mazal Tov à mon neveu ‘Ouriel Ben Sim’ ha ha Cohen’, pour sa Bar Mitzvah hier au Kotel et pour la santé de Blida Bat Myriam

 

Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha ‘Houkat, le Rabbi nous donne la signification de la date du Chabbat qui tombe le 10 Tamouz, comme c’est le cas cette année, et comme ce fut le cas en 5751, l’année où le Rabbi prononça la Si’ha du Dvar Mal’hout qui fait l’objet de notre étude.

Du fait que le Chabbat est le septième jour de la semaine, quand le jour du Chabbat tombe le dixième jour du mois, le sens qu’il revêt est lié à la signification profonde du chiffre 7 et du chiffre 10, et à l’union de ces deux chiffres.  

La date d’après le compte des jours de la semaine symbolise la perfection de la Création du monde telle qu’elle a été réalisée par D.ieu.

En effet, le monde a été créé en 6 jours et L’Eternel S’est reposé le septième jour. Aussi, le chiffre 7 n’est pas sans évoquer les 7 Séfirot, car chaque jour de la Création correspond à un attribut divin particulier. Le premier des 6 jours de la Création fut dominée par l’attribut de ‘Hessed, le second jour fut dominé par l’attribut de Gvourah

  

Par ailleurs, la date d’après le compte des jours du mois symbolise le ‘Hidouch, la ‘Nouveauté’ que l’homme apporte, dans la Création.

En effet, le mot hébreu ‘Hodèch’, ‘Mois’, est apparenté au mot ‘Hidouch (nouveauté), et désigne donc la nouveauté que l’homme apporte à ce monde par le travail qu’il accomplit, par sa participation à l’oeuvre de la Création réalisée par D.ieu.

Le Rabbi souligne ici que l’homme détient la capacité d’attirer en ce monde la lumière divine qui est au-delà du monde. Or, c’est précisément au moyen des 10 forces de son âme qu’il y parvient.

Ce Chabbat, septième jour de la semaine, qui tombe le dixième jour du mois de Tamouz, évoque donc tout particulièrement l’action de l’homme au moyen des 10 forces de l’âme (les forces de l’intellect et les sentiments) afin d’apporter une nouveauté, un ‘Hidouch, en ce monde, car le chiffre 10 englobe, en plus des 7 Séfirot qui sont à l’origine de la Création du monde, les 3 Séfirot qui sont au-delà de ce monde, les 3 Mo’hin de ‘Habad‘Ho’hmah, Binah, Daat. 

Dans le livre ‘la Hassidout, étude et enseignement’, (édition du Beth Loubavitch), le Rabbi Rayats rapporte une histoire du Baal Chem Tov qui illustre très bien l’enseignement du Rabbi de ce Dvar Mal’hout :

‘A l’époque de notre Maître le Baal Chem Tov, une communauté Juive fut menacée de destruction, ce qu’à D.ieu ne plaise. Le Baal chem Tov mesura la gravité de la situation et, pendant Roch Hachana et Yom Kippour, multiplia les prières et les supplications. 

Pendant la prière de la Neïla, ses saints disciples, considérant sa prière, comprirent que l’accusation portée était particulièrement grave. A leur tour, ils se concentrèrent dans leurs prières et dans leurs supplications, entrecoupées de sanglots déchirants qui émanaient du fond de leur cœur.

Lorsque les présents, hommes et femmes, virent le Baal Chem Tov et ses disciples se concentrer dans la prière, lorsqu’ils les entendirent crier et gémir amèrement, pleurer et implorer, ils en eurent le cœur brisé et, à leur tour, pleurèrent durant leur prière.

Depuis quelques années, un jeune villageois venait passer les jours redoutables dans la synagogue du Baal Chem Tov. Etant totalement ignorant, il restait debout, se contentant d’écouter l’officiant sans prononcer un mot.

Ce villageois connaissait parfaitement le cri des animaux, chèvres, moutons, oiseaux, volaille. Mais d’entre tous, il préférait le chant du coq. Considérant l’émotion qui étreignait la synagogue, entendant les pleurs et les terribles cris des hommes et des femmes, il eut, lui aussi, le cœur brisé, et, à son tour, se mit à hurler : ‘Cocorico, Eternel, aie pitié’.

Lorsque le cri du coq retentit dans la Synagogue, les hommes eurent peur et les femmes furent saisies de panique. L’un des présents, qui se tenait près de lui, lui intima l’ordre de se taire et l’on voulut même le renvoyer.

Il dit alors : ‘Je suis un Juif moi aussi et votre D.ieu est le mien’.

Le vieux bedeau, Reb Yossef Youzpa, calma les esprits et demanda au jeune villageois de rester à sa place.

Quelques instants après cet incident, on entendit la voix du Baal Chem Tov, puis celle de ses disciples. Tous achevèrent très vite la prière silencieuse de la Neïla. Le visage du Baal Chem Tov était alors rayonnant de joie. 

Avec un plaisir particulier, le Baal Chem Tov commença la prière de l’officiant et, particulièrement ému, il prononça les versets proclamant l’Unité de D.ieu, ‘Ecoute Israël, L’Eternel est notre D.ieu, L’Eternel est Un’, ‘Beni soit le Nom de l’honneur de Son règne pour l’Eternité’, ‘L’Eternel est D.ieu’.

Par la suite, notre Maître, le Baal Chem Tov, entonna des chants joyeux.

Durant le repas que le Baal Chem Tov partagea avec ses disciples, à l’issue de Yom Kippour, il leur raconta, par le détail, l’accusation qui était portée, ce qu’à D.ieu ne plaise, à l’encontre d’une communauté Juive. Il se concentra donc dans sa prière afin d’invoquer la miséricorde divine.

On examina les actions de ces villageois, et je compris que la situation était très difficile. Ma position était particulièrement défavorable. Puis, tout à coup, retentit dans les cieux le cri de cet intègre villageois : ‘Cocorico, Eternel aie pitié’.

Ces mots purs causèrent du plaisir jusque dans les sphères célestes les plus élevées. Dès-lors, les accusations portées contre cette communauté et contre moi-même disparurent’.

Cette histoire du Baal Chem Tov illustre parfaitement l’enseignement du Rabbi dans le Dvar Mal’hout, selon lequel la mission de chaque Juif consiste à unir le chiffre 7, lequel représente le niveau de la lumière divine qui s’habille dans le monde, au chiffre 10, qui représente la lumière divine qui est au-delà de ce monde qu’un Juif dévoile au moyen des 10 forces de son âme.

Le personnage du jeune villageois qui venait passer les jours redoutables dans la synagogue du Baal Chem Tov est décrit comme une personne ‘totalement ignorante, qui restait debout, se contentant d’écouter l’officiant sans prononcer un mot’.

Cependant, c’est précisément le cri de l’intègre villageois au cœur brisé qui retentit dans les cieux. Ce sont précisément ses mots purs qui causèrent du plaisir jusque dans les sphères célestes les plus élevées, et qui annulèrent toutes les accusations portées contre une communauté, et contre le Baal Chem Tov lui-même.

La raison à cela est que la simplicité apparente du jeune villageois cache en réalité la qualité de l’Essence divine. Le Rabbi souligne à de très nombreux endroits que chaque Juif est lié à D.ieu d’un lien essentiel. L’âme Juive, d’un porteur d’eau, et d’un coupeur de bois, jusqu’au plus érudit, est enracinée dans l’Essence divine.

Aussi, le jeune villageois lorsqu’il déclare : ‘je suis un Juif moi aussi et votre D.ieu est le mien’ ne fait que souligner cet enseignement cher au Rabbi.

Ainsi, l’apparente ‘ignorance’ du jeune villageois exprime en réalité que son cri ‘Cocorico’ provient du niveau de l’âme qui dépasse l’intellect. 

La ‘Hassidout nous enseigne en effet qu’un cri qui provient de la profondeur du cœur ne peut pas s’habiller dans les mots. Les mots sont trop petits pour contenir ce qui les dépasse, pour contenir la lumière d’un cri qui dépasse l’intellect, ‘Cocorico !’.

Le cri qui provient de la profondeur du cœur brisé d’un Juif a le pouvoir de retentir dans les cieux les plus élevés car il provient de l’essence de l’âme Juive. La force de l’essence de l’âme a le pouvoir de briser toutes les limites. Aussi, notre histoire reflète les deux formes de notre service divin.

L’assemblée des fidèles qui prient dans la Synagogue du Baal Chem Tov symbolise le travail que l’on accomplit au moyen des forces de notre âme, telles que celles-ci s’habillent dans le corps, et demeurent malgré tout limitées. De ce fait, cette assemblée est à l’image du chiffre 7, qui, comme il a été expliqué, représente le niveau de la lumière divine qui s’habille dans le monde.

A l’opposé, le jeune villageois représente la force de l’essence de l’âme, le chiffre 10, qui évoque la lumière divine qui est au-delà de ce monde, que le jeune villageois dévoila en poussant le cri du coq. 

Dans le Dvar Mal’hout, le Rabbi explique que le Chabbat, septième jour de la semaine, qui tombe le dixième jour du Mois, a ceci de particulier, qu’il nous donne la force d’unir les mondes entre-eux. D’unir ce qui est au-delà du monde (le chiffre 10) avec le monde lui-même (le chiffre 7).

Dans le même ordre d’idée, le chiffre 10 représente le travail de l‘âme, telle que celle-ci désire s’élever au-delà de ce monde et des limites qu’il nous impose. Lorsque l’âme tend à s’élever au-delà des limites du corps, afin d’atteindre le divin illimité. C’est le mouvement de l’âme appelé : ‘Ratso’.

Le chiffre 7 représente le mouvement de l’âme appelé ‘Chov’. C’est le travail du haut vers le bas, que l’âme accomplit précisément lorsqu’elle s’habille dans le corps, et qui consiste à attirer les lumières célestes supérieures, ici-bas dans ce monde inférieur.

Le Rabbi souligne ici que notre travail qui consiste à unir le niveau du chiffre 7 au niveau du chiffre 10 s’exprime par le fait d’unir ‘Ratso’ à ‘Chov’  : 

‘La perfection du travail consiste à l’union des deux ensemble, en même temps que la volonté de l’âme de quitter le corps, doit demeurer le travail de l’âme dans le corps, et le désir de l’âme de quitter le corps ne doit pas être dissocié du sentiment d’agir pour dévoiler le divin ici-bas ‘. 

Ici aussi, cet enseignement du Rabbi se reflète dans l’histoire du Baal Chem Tov. La prière du villageois ne vint pas contredire les prières du Baal Chem Tov, et celles de l’assemblée des fidèles. Tout comme le cri du coq vint s’ajouter à toutes les prières, nous devons ajouter à notre service divin naturel, et à notre attachement à notre Maître, le Rabbi, la force du cri qui provient de l’essence de l’âme, dans nos pensées nos paroles et nos actes. Dans ce cas, et à l’évidence, nous aurons le mérite de provoquer la venue de notre Juste Machiah, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

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