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Malgré la formulation de votre lettre et son contenu, et malgré ce que vous répétez pratiquement dans chacune de vos lettres, je n’ai pas perdu l’espoir, ce qu’à D.ieu ne plaise, qu’au final, non seulement vous percevrez le bien dans la vie, y compris dans la vôtre, mais, en outre, que cette perception éveillera un bon sentiment dans votre cœur.
Selon l’expression de la ‘Hassidout, l’ensemble de ce monde est un amalgame de bien et de son contraire.
Un homme doit donc faire le choix sur quoi il doit focaliser, méditer et s’intéresser.
En effet, deux voies se présentent, chaque instant de la vie de tous les êtres humains : on peut soit observer le bien autour de soi ou soit le contraire…
Or, s’il en est ainsi pour chaque être humain, combien plus est-ce le cas pour les fils et filles d’Israël, qui sont animés d’une foi intangible en l’éternité de l’âme, en le caractère immuable de la spiritualité et en la victoire absolue du bien.
En effet, ce qui est momentané et passager disparait devant l’existence éternelle, ces deux éléments n’ayant rien de commun.
Un récit de nos Sages nous délivre un enseignement, en la matière. Adam, le premier homme, se trouvant encore dans le Gan Eden, avant d’en avoir été chassé, se plaignit de sa situation et, de ce fait, il fut qualifié d’ingrat.
A l’opposé, pendant la période la plus terrible de notre histoire, de nombreux fils et filles d’Israël qui se trouvaient dans les camps de concentration des nazis, que leurs noms soit effacés, récitaient les bénédictions du matin, louaient et bénissaient le Créateur du monde, Qui le dirige.
Au final, chacun se situe entre ces deux extrêmes.
Bien entendu, ce qui vient d’être dit n’a nullement pour but de justifier ce qui arrive à quiconque, ce qu’à D.ieu ne plaise. Il s’agit uniquement de décrire la réalité telle qu’elle est.
Et, l’idée, en l’occurrence, est donc la suivante. La nature du mode de vie que l’on mène, que celle-ci soit emplie de satisfaction et de contenu, ou bien qu’elle ait la définition inverse, dépendent, pour une très large part, de la volonté de l’homme d’observer le monde qui l’entour avec l’œil de son intellect et de déterminer s’il doit le regarder de façon positive ou négative.
Source : Lettre 7486
À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout
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Sept mois de guerre ont fait des ravages dans la ville qui est la deuxième plus grande d’Ukraine et à seulement 40 km de la frontière russe. Mais la communauté juive de Kharkiv a toujours veillé à ce que les besoins physiques et spirituels des milliers de juifs qui y sont restés soient pourvus.
L’année de Hakhel a commencé à Kharkiv en force avec l’espoir et les prières que cette année apportera la paix.
Des milliers de colis ont été distribués avant Yom Tov et le Chaliah, Rav Moche Moskovitz, son épouse ainsi que leurs enfants, ont réussi à installer des Mezouzot dans les maisons et à mettre des Tefilines à de nombreuses personnes pour la première fois de leur vie avant le début de la nouvelle année.
Ils ont rendu visite à Aizik, qui vit seul depuis l’épidémie du Covid et n’a pas quitté son domicile. Il était très ému de pouvoir s’asseoir avec les enfants des Chlouhim et de raconter ses expériences de guerre, de chanter avec eux et de pouvoir embrasser la nouvelle Mezouza qui gardera sa maison.
Au début de Yom Tov, la Rabbanit Moskovitz a allumé des bougies dans le sous-sol de la synagogue avec les femmes et les filles qui y vivent depuis le début de la guerre. Asya, dix-huit ans, n’a ni fenêtres ni portes dans son appartement à Saltovka et, en fermant les yeux avec sa mère et sa grand-mère, elle s’est jointe à la prière pour que cette année, elles puissent rentrer chez elles en paix.
Le soir de Roch Hachana, après avoir trempé la pomme dans le miel, Misha, quatre-vingt-dix ans, qui vient tous les jours à la synagogue depuis le début de la guerre, s’est mis à chanter et la foule s’est jointe à lui pour le célèbre chant « Nyet nyet nikavo – nous ne craignons personne, seulement D.ieu ».
Plus de 350 personnes, hommes, femmes et enfants, se sont réunies pour écouter le son du Chofar et prier pour une bonne et paisible année. « Avinou Malkenou… Notre Père, notre Roi, ouvre les portes du ciel à notre prière ! »
Malgré les sirènes et la menace des missiles et des bombes, la synagogue était pleine. Les étreintes étaient pleines d’émotion et les larmes ont été nombreuses alors que les membres de la communauté ont partagé leur joie de voir les Chlouhim célébrer Roch Hachana, avec eux.
Pour Maya, la rencontre était particulièrement émouvante. Elle était venue à la synagogue pour la première fois il y a trois mois, pour obtenir de l’aide humanitaire et la secrétaire l’avait encouragée à se joindre au cours pour les femmes par zoom.
Chaque jeudi, plus de 50 femmes de Kharkiv, désormais réparties dans le monde entier, apprennent ensemble la Paracha hebdomadaire avec Myriam Moskovitz et à la fin du cours partagent leurs défis.
Une femme n’a pas de maison, l’autre n’a pas de toit, une autre a un fils qui sert dans l’armée et une autre qui vit en Israël, est inquiète pour son mari qui se trouve toujours en Ukraine.
Maya n’en croyait pas ses yeux lorsque quelques minutes avant d’écouter le son du Chofar, elle a rencontré pour la première fois le « professeur derrière l’écran » !
Avant Roch Hachana, le maire de Kharkiv, M. Igor Terechov a décerné au Rav Moche Moskovitz, le Grand Rabbin de Kharkiv, une médaille et un certificat d’honneur. Le maire est venu personnellement à la synagogue pour le remercier malgré son emploi du temps chargé.
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Jeudi dernier, au Kolel du Dayan-Rav Mikhael Abichid à Beth Chemech, bien connu pour sa formation des Rabbanim francophones, a eu lieu une journée d’étude particulière dans le domaine des Mikvaoth (bains rituels).
Les experts en la matière Rav Vilichensky et Ofir Zeevi, ainsi que le Roch Kolel, Rav Abichid, ont initié les Rabbanim aux différentes problématiques des Mikvaoth à l’heure moderne, aux procédés architecturaux, à l’ingénierie et aux sciences et mécaniques des fluides, filtres et nouvelles technologies, etc. au cours d’une conférence détaillée accompagnée d’illustrations claires et explicatives sur le sujet.
Encore un grand nombre de sujets pointus ont été abordés, trop nombreux pour être détaillés ici.
Cette journée a notamment été honorée par la présence du Rav Shaul Sillam, Roch Yechiva des Institutions Daat Menahem et Rav de la communauté Habad de Guilo, Jérusalem, de celle du Rav Yossef Bitton et du Rav Chmouel Sitbon, enseignants à Jérusalem ainsi que du directeur des éditions du Rav Abichid, le Rav Réouven Shayovitz.
Elle s’inscrit parmi la série de colloques organisés au Kolel du Rav Abichid pour la formation et la spécialisation des Rabbanim face aux défis Halakhiques et techniques pouvant être rencontrés dans le cadre de leurs activités.
Crédit photo : Avichaï Buch
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Veuillez envoyer votre Dou’h de Roch Hachana
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Merci
Beth Loubavitch








































































































































L’idée que «mon corps m’appartient» a joué un rôle primordial dans le fait que la vie moderne soit devenue plus séculaire et plus libertine.
«Mon corps m’appartient» entend-on de toutes parts «et donc je peux en faire ce que je veux du moment que je ne porte pas atteinte à autrui».
Cela semble, somme toute, assez logique. Nous vivons constamment en compagnie de notre corps.
Nous pouvons aisément comprendre que des lois doivent régir ce que nous faisons aux autres. Mais si «mon corps m’appartient» aussi en quoi ce que j’en fais concerne-t-il quelque étranger que ce soit ?
Pourquoi la Torah devrait-elle s’en soucier ? Pourquoi la Torah nous donne-t-elle des règles sur la manière de nous comporter avec notre propre corps ?
Il est de fait que bon nombre des lois et des enseignements de la Torah concernent précisément notre propre corps. Les lois de la Cacherout concernent les types d’aliments avec lesquels nous devons le nourrir. Certaines bénédictions spécifiques sont récitées avant et après manger. Des règles et idéaux régissent notre pudeur et notre moralité personnelles. Des injonctions nous interdissent de le faire souffrir. Une loi va même jusqu’à interdire le tatouage.
Mais en fait, si nous comprenons que D.ieu est le Maître de l’Univers tout entier, Il est donc apte à donner, par l’intermédiaire de Sa Torah, des lois qui régissent chaque détail de notre vie quotidienne. D.ieu a créé le monde et notre corps fait partie intégrante de ce monde. C’est pourquoi, il tombe sous le sens que la Torah nous enseignent ce que nous devons en faire ou ne pas en faire.
Toutefois, il faut aller encore plus loin. La perspective de la Torah est que notre corps ne nous appartient pas, il est la propriété exclusive de D.ieu.
C’est différent, en cela, de ce que nous possédons réellement : notre argent, notre maison, notre voiture, etc… Il est vrai qu’en termes généraux, «le monde entier appartient à D.ieu» mais, D.ieu a mis entre nos mains des possessions matérielles dont nous devons faire un usage correct, en conformité avec les enseignements de la Torah.
Par contre, nos corps physiques ne nous appartiennent pas. Nos Sages disent qu’ils nous ont été prêtés par D.ieu et qu’ils conservent constamment leur qualité spirituelle.
Cette idée apparaît clairement dans un commentaire sur une loi extraite de la Paracha de Choftim (Devarim 16 :18-21: 9).
La Torah évoque la condamnation à la peine capitale pour certains crimes graves. Elle statue que le châtiment de peine de mort ne peut être appliqué que lorsque des témoins sûrs ont accusé le suspect. Maïmonide en déduit que la loi juive ne permet pas une telle peine si le suspect reconnait son méfait. Si l’homme plaide coupable et affirme qu’il a tué mais qu’il n’y avait pas de témoins, il n’est pas considéré comme étant le meurtrier. Maïmonide stipule : «c’est un décret divin».
Par contre, dans les cas juridiques qui se présentent dans la vie quotidienne et concernent des litiges sur de l’argent ou des biens matériels, si quelqu’un vient admettre qu’il a tort, cet aveu est accepté comme la preuve la plus irréfutable. Selon les mots du Talmud, dans un tel cas «l’aveu émanant de l’accusé est équivalent à cent témoignages».
Pourquoi existe-t-il une telle différence dans l’application des lois juridiques concernant le corps physique et celles qui traitent des possessions matérielles?
L’une des explications soutient l’idée que notre corps, contrairement à nos possessions matérielles, ne nous appartient pas. Il reste la propriété de D.ieu. Nous n’avons pas le droit de porter préjudice à notre corps par des actions physiques, pas même si cela suit un aveu devant la cour suprême. Ce n’est qu’un processus légal complet qui, à l’époque du Temple était appliqué très rarement, qui peut aboutir à la peine capitale.
Si notre corps reste la propriété de D.ieu, nous pouvons dès lors comprendre pourquoi tant de lois indiquent la manière dont nous devons le «traiter». Et elles sont d’une sainteté particulière.
La tâche de la vie consiste à respecter la sainteté qui se trouve à l’intérieur de notre corps physique, et également, en dernier ressort, à toutes nos possessions matérielles et au monde entier, par le respect des lois de la Torah.
C’est alors que nous tous pourrons percevoir que toute existence, dans tous ses détails exprime la gloire de D.ieu.