Peu avant un Roch Hachana émouvant et historique à Kharkiv, en Ukraine, le maire de la ville a remis un prix au Chaliah, Rav Moche Moskovitz pour « ses nombreuses années de service religieux ».

 

Sept mois de guerre ont fait des ravages dans la ville qui est la deuxième plus grande d’Ukraine et à seulement 40 km de la frontière russe. Mais la communauté juive de Kharkiv a toujours veillé à ce que les besoins physiques et spirituels des milliers de juifs qui y sont restés soient pourvus.

L’année de Hakhel a commencé à Kharkiv en force avec l’espoir et les prières que cette année apportera la paix.

Des milliers de colis ont été distribués avant Yom Tov et le Chaliah, Rav Moche Moskovitz, son épouse ainsi que leurs enfants, ont réussi à installer des Mezouzot dans les maisons et à mettre des Tefilines à de nombreuses personnes pour la première fois de leur vie avant le début de la nouvelle année.

Ils ont rendu visite à Aizik, qui vit seul depuis l’épidémie du Covid et n’a pas quitté son domicile. Il était très ému de pouvoir s’asseoir avec les enfants des Chlouhim et de raconter ses expériences de guerre, de chanter avec eux et de pouvoir embrasser la nouvelle Mezouza qui gardera sa maison.

Au début de Yom Tov, la Rabbanit Moskovitz a allumé des bougies dans le sous-sol de la synagogue avec les femmes et les filles qui y vivent depuis le début de la guerre. Asya, dix-huit ans, n’a ni fenêtres ni portes dans son appartement à Saltovka et, en fermant les yeux avec sa mère et sa grand-mère, elle s’est jointe à la prière pour que cette année, elles puissent rentrer chez elles en paix.

Le soir de Roch Hachana, après avoir trempé la pomme dans le miel, Misha, quatre-vingt-dix ans, qui vient tous les jours à la synagogue depuis le début de la guerre, s’est mis à chanter et la foule s’est jointe à lui pour le célèbre chant « Nyet nyet nikavo – nous ne craignons personne, seulement D.ieu ».

Plus de 350 personnes, hommes, femmes et enfants, se sont réunies pour écouter le son du Chofar et prier pour une bonne et paisible année. « Avinou Malkenou… Notre Père, notre Roi, ouvre les portes du ciel à notre prière ! »

Malgré les sirènes et la menace des missiles et des bombes, la synagogue était pleine. Les étreintes étaient pleines d’émotion et les larmes ont été nombreuses alors que les membres de la communauté ont partagé leur joie de voir les Chlouhim célébrer Roch Hachana, avec eux.

Pour Maya, la rencontre était particulièrement émouvante. Elle était venue à la synagogue pour la première fois il y a trois mois, pour obtenir de l’aide humanitaire et la secrétaire l’avait encouragée à se joindre au cours pour les femmes par zoom.

Chaque jeudi, plus de 50 femmes de Kharkiv, désormais réparties dans le monde entier, apprennent ensemble la Paracha hebdomadaire avec Myriam Moskovitz et à la fin du cours partagent leurs défis.

Une femme n’a pas de maison, l’autre n’a pas de toit, une autre a un fils qui sert dans l’armée et une autre qui vit en Israël, est inquiète pour son mari qui se trouve toujours en Ukraine.

Maya n’en croyait pas ses yeux lorsque quelques minutes avant d’écouter le son du Chofar, elle a rencontré pour la première fois le « professeur derrière l’écran » !

Avant Roch Hachana, le maire de Kharkiv, M. Igor Terechov a décerné au Rav Moche Moskovitz, le Grand Rabbin de Kharkiv, une médaille et un certificat d’honneur. Le maire est venu personnellement à la synagogue pour le remercier malgré son emploi du temps chargé.

 

 

 

 

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