Notre corps nous appartient-il ?

Notre corps nous appartient-il ?

L’idée que «mon corps m’appartient» a joué un rôle primordial dans le fait que la vie moderne soit devenue plus séculaire et plus libertine.

«Mon corps m’appartient» entend-on de toutes parts «et donc je peux en faire ce que je veux du moment que je ne porte pas atteinte à autrui».

Cela semble, somme toute, assez logique. Nous vivons constamment en compagnie de notre corps.

Nous pouvons aisément comprendre que des lois doivent régir ce que nous faisons aux autres. Mais si «mon corps m’appartient» aussi en quoi ce que j’en fais concerne-t-il quelque étranger que ce soit ?

Pourquoi la Torah devrait-elle s’en soucier ? Pourquoi la Torah nous donne-t-elle des règles sur la manière de nous comporter avec notre propre corps ?

Il est de fait que bon nombre des lois et des enseignements de la Torah concernent précisément notre propre corps. Les lois de la Cacherout concernent les types d’aliments avec lesquels nous devons le nourrir. Certaines bénédictions spécifiques sont récitées avant et après manger. Des règles et idéaux régissent notre pudeur et notre moralité personnelles. Des injonctions nous interdissent de le faire souffrir. Une loi va même jusqu’à interdire le tatouage.

Mais en fait, si nous comprenons que D.ieu est le Maître de l’Univers tout entier, Il est donc apte à donner, par l’intermédiaire de Sa Torah, des lois qui régissent chaque détail de notre vie quotidienne. D.ieu a créé le monde et notre corps fait partie intégrante de ce monde. C’est pourquoi, il tombe sous le sens que la Torah nous enseignent ce que nous devons en faire ou ne pas en faire.

Toutefois, il faut aller encore plus loin. La perspective de la Torah est que notre corps ne nous appartient pas, il est la propriété exclusive de D.ieu.

C’est différent, en cela, de ce que nous possédons réellement : notre argent, notre maison, notre voiture, etc… Il est vrai qu’en termes généraux, «le monde entier appartient à D.ieu» mais, D.ieu a mis entre nos mains des possessions matérielles dont nous devons faire un usage correct, en conformité avec les enseignements de la Torah.

Par contre, nos corps physiques  ne nous appartiennent pas. Nos Sages disent qu’ils nous ont été prêtés par D.ieu et qu’ils conservent constamment leur qualité spirituelle.

Cette idée apparaît clairement dans un commentaire sur une loi extraite de la Paracha de Choftim (Devarim 16 :18-21: 9).

La Torah évoque la condamnation à la peine capitale pour certains crimes graves. Elle statue que le châtiment de peine de mort ne peut être appliqué que lorsque des témoins sûrs ont accusé le suspect. Maïmonide en déduit que la loi juive ne permet pas une telle peine si le suspect reconnait son méfait. Si l’homme plaide coupable et affirme qu’il a tué mais qu’il n’y avait pas de témoins, il n’est pas considéré comme étant le meurtrier. Maïmonide stipule : «c’est un décret divin».

Par contre, dans les cas juridiques qui se présentent dans la vie quotidienne et concernent des litiges sur de l’argent ou des biens matériels, si quelqu’un vient admettre qu’il a tort, cet aveu est accepté comme la preuve la plus irréfutable. Selon les mots du Talmud, dans un tel cas «l’aveu émanant de l’accusé est équivalent à cent témoignages».

Pourquoi existe-t-il une telle différence dans l’application des lois juridiques concernant le corps physique et celles qui traitent des possessions matérielles?

L’une des explications soutient l’idée que notre corps, contrairement à nos possessions matérielles, ne nous appartient pas. Il reste la propriété de D.ieu. Nous n’avons pas le droit de porter préjudice à notre corps par des actions physiques, pas même si cela suit un aveu devant la cour suprême. Ce n’est qu’un processus légal complet qui, à l’époque du Temple était appliqué très rarement, qui peut aboutir à la peine capitale.

Si notre corps reste la propriété de D.ieu, nous pouvons dès lors comprendre pourquoi tant de lois indiquent la manière dont nous devons le «traiter». Et elles sont d’une sainteté particulière.

La tâche de la vie consiste à respecter la sainteté qui se trouve à l’intérieur de notre corps physique, et également, en dernier ressort, à toutes nos possessions matérielles et au monde entier, par le respect des lois de la Torah.

C’est alors que nous tous pourrons percevoir que toute existence, dans tous ses détails exprime la gloire de D.ieu.

 

Une lettre du Rabbi sur l’impact de la vertu des éducateurs sur les élèves

Une lettre du Rabbi sur l’impact de la vertu des éducateurs sur les élèves

 

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez que votre état de santé s’est amélioré, que vous ne souffrez plus des crises qui affectaient vos reins.

Vous devez voir en cela un message de D.ieu. Le Baal Chem Tov enseigne, en effet, que tout ce qu’un Juif voit ou entend lui délivre un enseignement sur la manière dont il doit servir D.ieu.

En l’occurrence, cet enseignement est le suivant. D.ieu vous a accordé la réussite et vos crises, affectant vos reins physique, ont cessé.

Vous devez donc faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que cessent également les crises de vos « reins spirituels ».

Pour cela, vous devez méditer à ce qui est dit au chapitre 41 du Tanya: “ Et voici, D.ieu se trouve devant lui. La terre entière est emplie de Son honneur. Il observe et sonde les reins ”.

Ceci permet de répondre également à la question que vous posez dans votre lettre. Vous avez vu une personne à qui il faudrait faire une remontrance, mais qui ne l’accepte pas et vous me demandez ce qu’il convient de faire.

La réponse est évidente, d’après ce qui vient d’être dit. Selon un enseignement bien connu de nos Sages, figurant au traité Bera’hot 6b, “ on écoute les propos de celui qui craint D.ieu ” et “ les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur ”.

Vous consulterez le Séfer Ha Yachar, à la porte 13, cité par le Chneï Lou’hot Ha Berit, porte des lettres, à la lettre Lamed.

Avec ma bénédiction pour une bonne santé physique et morale,

Source : Lettre 2129

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Une lettre du Rabbi aux parents qui ont éprouvé des difficultés à éduquer leur fille adolescente

Une lettre du Rabbi aux parents qui ont éprouvé des difficultés à éduquer leur fille adolescente

Comment les parents peuvent-ils influencer les adolescents difficiles ?
Une lettre du Rabbi aux parents qui ont éprouvé des difficultés à éduquer leur fille adolescente :

…Il est généralement connu qu’il est souvent plus facile d’agir et d’influencer une jeune fille (ainsi qu’un fils) par des connaissances éloignés que directement par des proches et des parents, pour des raisons psychologiques compréhensibles, bien que cela ne dispense pas les proches de faire ce qu’ils peuvent dans ce sens.

… Il est certainement inutile de souligner que la façon de recevoir les bénédictions de D.ieu est par une conduite quotidienne conforme à Sa volonté, selon la Torah et les Mitsvot, et autant que la situation est bonne, il y a toujours de la place pour y ajouter.

À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout

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