Yitro et le 22 Chevat, Yortzaït de la Rabbanite Haya Mouchka, à la Lumière du Dvar Mal’hout – Rav Yaacov Abergel

Yitro et le 22 Chevat, Yortzaït de la Rabbanite Haya Mouchka, à la Lumière du Dvar Mal’hout – Rav Yaacov Abergel

 

 

Moché répète les Dix Commandements afin que le peuple d’Israël soit capable d’intégrer de manière profonde la Parole Divine :
Il est dit dans notre Paracha (Yitro, 20, 15-16) que lors du Don de la Torah tous les Juifs’tremblèrent et se tinrent debout, de loin. Ils dirent à Moché : parle, toi avec nous, et nous t’écouterons, et que D.ieu ne parle pas avec nous de peur que nous mourrions’.
De fait, les enfants d’Israël ne purent supporter d’entendre les deux premiers Commandements de la Bouche de l’Eternel. Lorsque l’Eternel parlait, l’âme des enfants d’Israël quittait leurs corps, ainsi qu’il est écrit (Chabbat, 88b) : ‘A chaque expression divine, leurs âmes s’envolaient…Mais L’Eternel la leur restituait avec la rosée dont Il fera revivre les morts’.

Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha le Rabbi souligne que les Dix Commandements sont mentionnés deux fois dans la Torah. La première fois, Paracha Yitro, L’Eternel dit Lui-même les Dix Commandements et la seconde fois, Paracha Vaèt’hanan, Moché répète les Dix Commandements aux enfants d’Israël durant la quarantième année de leur séjour dans le désert. Le Rabbi nous donne la raison de cette répétition. Le rôle de Moche est d’unir les enfants d’Israël avec D.ieu et du fait que lorsque L’Eternel parlait l’âme des enfants d’Israël ‘s’envolait’ Moché dut leur répéter les Commandements afin de Les mettre à leur portée. Pour qu’eux-mêmes soient capables d’intégrer de manière profonde la Parole Divine.

De manière profonde, Moché établit le lien entre l’Essence divine et les forces de l’intellect des enfants d’Israël car lorsque Moché leur enseigna les Dix Commandements, les enfants d’Israël furent touchés au plus profond d’eux-mêmes. L’enseignement de Moché atteignait leurs pensées, leurs sentiments et leurs actions, conformément à l’explication de Rachi du verset : ‘Et voici les Lois que tu placeras devant eux’ (Michpatim, 21, 1), selon laquelle le rôle de Moché fut de présenter les Lois de D.ieu comme des aliments, ‘dressées sur une table, prêts à être consommés’.

Cependant, bien que la parole de Moché possède l’avantage d’être assimilée par chacun, elle n’est ‘que’ la parole d’un homme, c’est à dire que contrairement à la Parole de D.ieu, la parole de Moché ne dévoile pas la dimension la plus profonde de la Torah, son Essence. De fait, c’est avec le dévoilement du Machia’h et le dévoilement de la Torah ‘Hadacha que l’Essence de la Torah sera dévoilée et intégrée de manière profonde par le peuple d’Israël.
Lorsque Machia’h parlera aux enfants d’Israël en leur dévoilant l’Essence de la Torah, leurs âmes ne ‘s’envoleront’ pas comme ce fut le cas au Mont-Sinaï. Le dévoilement de la Torah ‘Hadacha sera perçu de manière profonde sans que l’âme ne quitte le corps. En d’autres termes, le Machia’h unira l’Essence divine avec les forces de la partie de l’âme qui s’habillent dans le corps (l’intellect, les sentiments et l’action).

La signification profonde des dates du 10, du 11 et du 22 Chevat :
Dans une autre Si’ha du Dvar Mal’hout sur cette même Paracha Yitro, le Rabbi explique la signification profonde des dates du 10 Chevat, du 11 Chevat et du 22 Chevat :

Le ’10 Chevat’, jour de la Hilloula du Rabbi Rayats représente le niveau du chiffre ’10’. ’10’ représente les ’10 Commandements’ lesquels sont liés avec ce monde matériel qui a été lui-même créé par ’10 Paroles’.

Le 11 Chevat est lié à la prise de fonction du Rabbi un an exactement après le jour de la disparition de son beau-père le Rabbi Rayats. ’11’ représente le niveau de L’Essence divine, le niveau du Divin qui est au-dessus du monde : Ano’hi, le premier mot des Dix Commandements.

Le 22 Chevat qui est la date du décès de la Rabbanite incarne la perfection du chiffre 11 : 2×11=22.

Le dévoilement divin qui eut lieu lors du don de la Torah ne fut que provisoire. Après Matan-Torah le Mont-Sinaï redevint ce qu’il était. Les âmes des enfants d’Israël quittèrent leurs corps quand ils entendirent la Parole de D.ieu. De faitCommefaitCommeComme il a été dit précédemment, ce monde inférieur et limité, symbolisé par le chiffre 10, ne put contenir le dévoilement de l’Essence divine. Le Le Les âmes des enfants d’Israël quittèrent leurs corps quand ils entendirent la Parole de D.ieu. Aussi, le but recherché après le Don de la Torah fut que l’homme avec ses propres forces agisse dans le but de faire de lui-même et de ce monde matériel une demeure pour l’Essence divine. Purifier son être et purifier ce monde matériel afin que le dévoilement de l’Essence divine ne soit pas provisoire comme ce fut le cas au moment du Don de la Torah, mais que ce dévoilement soit permanent. Attirer l’Essence divine, symbolisée par le chiffre 11, dans ce monde, symbolisé par le chiffre 10,,,, et dans tout ce qu’il contient.

Le Rabbi nous enseigne que la date du 10 Chevat correspond à la fin du travail qui consistait à nous préparer au dévoilement de l’Essence divine.

La date du 11 Chevat correspond au début du dévoilement de l’Essence divine mais sans que ce dévoilement n’ait véritablement fait de ce monde ‘une demeure qui fait Un avec D.ieu’.

Enfin la perfection du niveau du chiffre 11 correspond à la date du 22 Chevat car selon l’enseignement du Rabbi c’est par le mérite des femmes Tsidkaniot, et par le mérite de la Rabbanite ‘Haya-Mouchka (l’épouse du Rabbi) que notre mission de faire de ce monde une demeure pour D.ieu atteindra la perfection du fait que cette ‘demeure’ : nous-mêmes, le monde, et tout ce qu’il contient, feront Un avec D.ieu.

Dans son discours intitulé ‘Et tu ordonneras aux enfants d’Israël’, le Rabbi explique qu’il y a plusieurs niveaux de l’Essence de l’âme : le niveau de ‘Haya est le niveau inférieur de l’Essence de l’âme car il a pour effet de s’unir aux forces de l’âme, ‘de faire Un’ avec ces forces, mais de façon provisoire. Dans son discours intitulé ‘Et tu ordonneras aux enfants d’Israël’, le Rabbi explique qu’il y a plusieurs niveaux de l’Essence de l’âme :
Le niveau de ‘Haya est le niveau inférieur de l’Essence de l’âme car il a pour effet de s’unir aux forces de l’âme, ‘de faire Un’ avec ces forces, mais de façon provisoire. Ce dévoilement est donc ‘comme une chose ajoutée à nous-même’ car il peut y avoir une situation où un Juif fera don de lui-même pendant des années car il brillera en lui-même ce niveau de ‘Haya, mais lorsque ce dévoilement s’arrêtera les forces de son âme (l’intellect, les sentiments, l’action) ne changeront pas.

Le niveau supérieur de l’Essence de l’âme est celui de l’âme telle qu’elle est enracinée dans l’Essence divine. Lorsque ce niveau se dévoile dans l’âme il pénètre au plus profond des forces de l’âme au point de les transformer véritablement et de faire ‘Un’ avec elles.
Pour l’intellect par exemple, lorsque le niveau de ‘Haya se révèle dans l’intellect, un Juif agit au-delà de l’intellect mais quand ce niveau ne brille plus l’intellect redevient ce qu’il était, A l’opposé, lorsque l’Essence de l’âme brille dans l’intellect, l’intellect agit tel qu’il est mais il dévoile aussi l’Essence de l’âme. La lumière de l’Essence de l’âme se révèle dans l’intellect dans les sentiments et dans tous les vêtements de l’âme : la pensée la parole et l’action.

Le 22 Chevat représente ce niveau de l’Essence. Il correspond au niveau décrit par le Rabbi dans le Dvar Mal’hout comme étant ‘la perfection du niveau du chiffre 11′ car ce niveau désigne le pouvoir d’unir le Divin qui est au-delà du monde (’11’) avec le monde (’10’) : de faire de ce monde (’10’) une demeure pour l’Essence divine (’11’).

En résumé,
le 10 Chevat représente le travail de purification qui nous prépare au dévoilement de l’Essence divine.
Le 11 Chevat représente le niveau ‘inférieur’ de l’Essence car ce dévoilement élève le monde mais ne le transforme pas (à l’exemple du niveau de ‘Haya).
Le 22 Chevat représente le plus haut niveau de l’Essence, lequel a le pouvoir de transformer ce monde au point qu’il ne fait plus qu’Un’ avec l’Essence divine, comme le Rabbi dit souvent : le dévoilement de l’Essence de l’âme signifie que l’on ne fait plus qu’Un avec Hachem.

Il est écrit dans le Traité Bra’hot (57b) que ‘Trois choses apaisent l’esprit de l’homme : une voix mélodieuse, une belle vue et une bonne odeur. Trois choses le mettent à l’aise et lui donne un sentiment de bien-être : une belle maison, une belle épouse et de beaux ustensiles’.
A la lumière de cet enseignement le Rabbi exprime le fait qu’il ne s’agit pas seulement de faire de ce monde une demeure pour Hachem, mais il sagit que cette demeure soit belle. Dans ce cas les enfants d’Israël procurent un grand plaisir au Saint béni soit-Il qui est Lui-même le propriétaire de cette demeure. Notre mission est de transformer ce monde au point qu’il devienne une demeure pour l’Essence divine qui est au-delà du monde. Or, comme l’écrit le Rabbi : ‘La beauté de cette demeure (la force de la rendre belle), qu’il s’agisse de sa beauté spirituelle ou de sa beauté matérielle, dépend du mérite des femmes.

A la lumière de cet enseignement le Rabbi exprime le faitnous enseigne qu’il ne s’agit pas seulement de faire de ce monde une demeure pour Hachem, mais il s’agit que cette demeure soit belle. Dans ce cas les enfants d’Israël procurent un grand plaisir au Saint béni soit-Il qui est Lui-même le propriétaire de cette demeure. Notre mission est de transformer ce monde au point qu’il devienne une demeure pour l’Essence divine qui est au-delà du monde. Or, comme l’écrit le Rabbi : ‘La beauté de cette demeure (la force de la rendre belle), qu’il s’agisse de sa beauté spirituelle ou de sa beauté matérielle, dépend du mérite des femmes.

Le Rabbi écrit aussi que ‘la beauté matérielle découle de la beauté spirituelle’, et nous enseigne que la valeur numérique du mot ‘Ner’ (bougie) est égale à 250. Les 248 injonctions positives plus le chiffre 2 (qui est une allusion aux deux mains avec lesquelles on accomplit les Commandements divins, et aussi une allusion à l’amour et à la crainte de D.ieu) font un total de 250. Ainsi les bougies que les femmes et les filles d’Israël allument le soir du Chabbat et les jours de fêtes illuminent les maisons Juives de la lumière, de la beauté de la Kédoucha et de la beauté matérielle de la lumière. La beauté de cette demeure vient de la vitalité que les femmes d’Israël lui insufflent. C’est la raison pour laquelle le Rabbi souligne que cette demeure doit être emplie d’une bonne odeur parfumée. Cette odeur (spirituelle et matérielle) ajoute à la beauté de la lumière des bougies.

Le prénom de la Rabbanite est une allusion à tout cela. ‘Haya qui désigne la ‘vitalité’ (‘Hayout) est une allusion aux forces de l’âme qui s’habillent dans le corps : la vitalité ‘Pnimi’, et Mouchka désigne les forces de l’âme qui ne s’habillent pas dans le corps et l’Essence de l’âme elle-même : Ko’hot ha makifim).

Ainsi, le 22 Chevat désigne bien la perfection du niveau du chiffre 11, car l’union de ‘Haya avec Mouchka exprime le lien entre le Divin qui s’habille dans le corps et dans ce monde avec le Divin qui est au-delà de ce monde : l’Essence divine.

Il apparait donc à nos yeux que c’est par le mérite de la Rabbanite et de toutes les femmes et les filles d’Israël qui suivent son exemple et sa conduite que nous aurons le mérite d’atteindre la perfection de notre mission de faire de ce monde une demeure pour l’Essence divine, et la perfection de cette mission consiste à faire de ce monde inférieur une belle demeure pour D.ieu du fait que la beauté dans ce cas représente l’union entre l’Essence de lame et les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps, entre l’Essence divine et les limites de ce monde inferieur. La beauté représente la Guéoula, lorsqu’il apparaîtra à nos yeux de chair qu’Hachem Israël et la Torah ne sont qu’Un, avec le dévoilement de notre Juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

 

Résumé :
D’une certaine manière, les Dix Commandements, lorsqu’ils sont dits par l’Eternel, représentent l’Essence divine laquelle est au-delà de toutes les limites de tous les mondes de la Création. Ce niveau est celui. Ce niveau est celui de la partie de l’âme qui ne s’habille pas dans le corps : l’Essence de l’âme divine qui est au-delà de la partie de l’âme qui ne s’habille pas dans le corps : l’Essence de l’âme divine qui est enracinée dans l’Essence divine et dont la force dépasse donc totalement, infiniment, la partie de l’âme qui s’habille dans le corps et qui est limitée. Ainsi, les 10 Commandements tels qu’ils seront enseignés par le Machia’h, avec l’aide de D.ieu, représentent donc la perfection de la beauté de la Torah : la beauté de la Torah du Machia’h, la beauté de la Torah ‘Hadacha : le dévoilement de l’Essence de la Torah qui détient le pouvoir d’unir l’Essence divine avec l’âme telle qu’elle s’habille dans le corps.la partie de l’âme qui s’habille dans le corps et qui est limitée, du fait que l’Essence de l’âme est enracinée dans l’Essence divine.

Vendredi 2 février 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Yitro – « Le premier commandement » – Likouté Si’hot volume 26, 2ème Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 2 février 2024 à 10h30 : Etude du Kovets de Yitro – « Le premier commandement » – Likouté Si’hot volume 26, 2ème Si’ha, par le Rav Levi Azimov

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Yitro – Le premier commandement
Source : Likouté Si’hot volume 26, deuxième Si’ha sur Yitro

1. Différence entre accepter la royauté divine qui n’enlève pas la liberté personnelle, et être « asservi » à Dieu dans tous les aspects de sa vie.
2. Lien entre la sortie d’Égypte et l’asservissement à Dieu : les Enfants d’Israël étaient esclaves en Égypte, d’où l’insistance sur le fait qu’il fallait en sortir pour être totalement asservis à Dieu.
3. Rachi donne trois explications au verset pour éviter aux Enfants d’Israël des erreurs de compréhension, même si ces explications sont plus éloignées du sens littéral.
4. Importance pour D.ieu que Moché puisse défendre les Juifs même dans le grave péché du veau d’or : Dieu veut qu’on prenne la défense de chaque Juif.
5. Enseignement : dès le premier des Dix Commandements, Dieu insiste sur le fait qu’il faut tout faire pour sauver et rapprocher chaque Juif, sans exception, en toutes circonstances. Le but étant d’arriver à la Délivrance finale avec Machia’h.

 

Dans notre Paracha : Le premier commandement : « Je suis l’Eternel ton D.ieu »

Yitro 20, 2 : Je suis l’Éternel, ton D.ieu, Qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, d’une maison d’esclavage. Tu n’auras point d’autre dieu que Moi.

Rachi : Qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte. Il valait la peine que vous sortiez, [pour que] que vous soyez asservis à Moi.

  • Autre explication : Tandis qu’Il s’est manifesté sur la mer comme un puissant guerrier, Il s’est montré ici comme un vieillard rempli de miséricorde ; …et comme Je me suis manifesté successivement sous des apparences différentes, ne dites pas qu’il existe deux pouvoirs : C’est Moi-même qui vous ai fait sortir d’Egypte, et aussi [Celui qui vous ai sauvés] sur la mer.
  • Autre explication : Etant donné qu’ils ont entendu de nombreux sons, .. qui venaient tout à la fois des quatre points cardinaux, du ciel et de la terre – ne dites pas qu’il existe plusieurs pouvoirs. Et pourquoi le texte emploie-t-il le singulier : « ton D.ieu » ? Pour procurer un argument à Moché lorsqu’il prendra leur défense lors de l’affaire du veau d’or, où il dira : « Pourquoi, Hachem, Ta colère s’enflamme contre ton peuple ? » (Ki-Tissa 32, 11), signifiant ainsi : « Ce n’est pas à eux que Tu as ordonné : “Tu n’auras point d’autres dieux !”, mais à moi seul ! ».

Mizra’hi sur Rachi : Si D.ieu fait dépendre Sa divinité [sur Israël] par le fait qu’Il les a fait sortir d’Egypte et pas par le fait qu’Il créa l’univers et tout ce qu’il contient, c’est justement puisque c’est avec cette libération d’Israël de l’esclavage égyptien qu’Il gagna leur asservissement à Lui, afin qu’Il soit leur D.ieu. Ainsi qu’il est écrit (Chla’h 15, 41) : « Je vous ai fait sortir d’Egypte pour être votre D.ieu, Je suis l’Eternel, votre D.ieu ».

Likouté Si’hot : Selon le sens littéral, il n’y a pas lieu, d’emblée, de poser la question pourquoi il n’est pas écrit « Qui a créé l’univers », car cela fait suite au début du verset « Je suis l’Eternel ton D.ieu » ; il était donc impératif d’indiquer un élément lié aux enfants d’Israël. De plus, ce sujet est mentionné précédemment dans la Torah (Chemot 3, 12 ; Vaéra 6, 6) ; quelle est donc la difficulté que Rachi vient résoudre ici, spécifiquement ?

Enseignement : Les Enfants d’Israël ignoraient l’objectif de leur libération !

Chemot 3, 12 : Lorsque tu feras sortir le peuple d’Egypte, vous servirez D.ieu sur cette montagne.

Yitro 19, 4 : Vous avez vu ce que J’ai fait à l’Egypte, Je vous ai portés sur l’aile des aigles et Je vous ai rapproché de Moi. …Si vous écoutez Ma voix … vous serez, pour Moi, une dynastie de Cohanim et un peuple saint.

Likouté Si’hot : Que vient nous apprendre le précision que l’acceptation de la divinité était l’objectif de la sortie d’Egypte ? C’est pourquoi Rachi indique qu’il s’agit là d’un sujet distinct : l’objectif d’être asservis à D.ieu.

Rachi sur le premier commandement : « Il valait la peine que vous sortiez d’Egypte, pour que vous soyez asservis à Moi ».

Quel est le lien entre « Je suis l’Éternel ton D.ieu » et « Qui t’a fait sortir du pays d’Égypte » ?

Ce n’est pas la première fois que D.ieu déclare cet objectif à Israël.

Le fait nouveau est la mention de « l’asservissement à D.ieu ».

Likouté Si’hot : Accepter la royauté d’un roi ne retire pas la liberté de la vie privée et personnelle du sujet, elle signifie uniquement le fait d’accepter la réalisation les ordres du roi. Etre « asservi » à D.ieu signifie que le Juif ne possède pas d’existence indépendante, qu’il n’a aucune liberté personnelle : l’intégralité de son être, tout ce qui lui appartient et toutes ses actions – le tout est entièrement asservi à D.ieu.

Le lien entre la sortie d’Egypte et l’acceptation de l’asservissement à D.ieu

Likouté Si’hot : Le terme « asservi » indique l’asservissement du serviteur à son maître par un joug constant – même dans les périodes où le maître n’assigne aucune tâche au serviteur, ce dernier ressent dans son essence même l’asservissement à son maître. En effet, étant donné que les Enfants d’Israël étaient asservis en Egypte par un travail rude et forcé, c’est pourquoi : « Il valait la peine que vous sortiez [de cet asservissement égyptien, afin que vous ne soyez pas que Mes « serviteurs » mais] que vous soyez asservis à Moi ».

Pourquoi Rachi propose-t-il deux interprétations supplémentaires ?

Likouté Si’hot : Selon la première explication de Rachi, la phrase « Je suis l’Eternel, ton D.ieu » est distincte de « Qui t’a fait sortir du pays d’Égypte » ; de ce fait, le terme « Qui » reliant les deux parties de la phrase n’est pas clair. C’est pourquoi Rachi apporte deux explications supplémentaires, pour lesquelles la phrase est très claire : « Je suis [bien] Celui Qui t’a fait sortir etc. ». [Néanmoins, ces explications, mettant en avant le fait qu’il était nécessaire, dans un tel moment, d’éviter de telles erreurs chez Israël – sont plus éloignées du sens littéral].

Analyse : L’importance de défendre Israël dans l’affaire du veau d’or !

Likouté Si’hot : Il s’agit là de Juifs qui, non seulement ne sont pas « asservis à D.ieu », mais qui sont à l’opposé absolu [du commandement] « Je suis l’Eternel ton D.ieu » ; et, pour de tels Juifs, D.ieu s’adresse au singulier, au Don de la Torah et pour toutes les générations, dans le but que Moché puisse prendre la défense de ces Juifs ! Et même si cette défense parait peu convaincante, et que cela donne lieu à une possibilité de se tromper – D.ieu affirme que cela vaut la peine, peut-être pourra-t-on ainsi prendre la défense d’un Juif !

Enseignement : Prendre la défense de chaque Juif, dans chaque situation !

Likouté Si’hot : Il faut faire en sorte de rapprocher chaque Juif ! Il n’y a pas lieu de faire des calculs et décider que pour tel Juif il faut se donner et pas pour tel Juif – car la Torah désapprouve cela et insiste sur le fait que, dès le premier des Dix Commandements, D.ieu créa une excuse pour prendre la défense d’un Juif qui trébuchera par la faute du veau d’or ! A plus forte raison en notre génération, dans laquelle quasiment tous ceux qui doivent être rapprochés du judaïsme ont la définition de « bébés captivés par des idolâtres » – il faut donc trouver des moyens d’atteindre chaque Juif, [sans exception]. Ainsi, nous mériterons la venue de Machia’h, maintenant !

En seulement deux jours : 300 Mezouzot ont été posées dans des foyers juifs de Košice, en Slovaquie.

En seulement deux jours : 300 Mezouzot ont été posées dans des foyers juifs de Košice, en Slovaquie.

 

 

Le Rav Zeev, émissaire du Rabbi en Slovaquie, ainsi que le chalia’h Rav Yair Ladayov ont lancé la semaine dernière une vaste campagne de Mezouzot qui a eu un très fort impact spirituel sur la communauté juive de Slovaquie.

En seulement deux jours, 300 Mezouzot ont été posées dans 60 foyers juifs !

Ces campagnes de Mitsvot sont lancées dans le cadre de l’Association Keren Elhanan Meir, à la mémoire du Rav Elhanan Meir Ladayov z »l, fils du Rav Yair Ladayov, et de Revital z »l fille de Rav Moché Fayzakov. Le Keren Elhanan Meir a offert la totalité des Mezouzot ainsi que des portraits du Rabbi de Loubavitch.

Cette campagne a eu un grand succès BH également sur le plan moral ! « Il est difficile de décrire la joie et la lumière qui a pénétré les foyers », raconte le Rav Zeev. « Alors que le moral des juifs était au plus bas, suite à la guerre que traverse actuellement Israël, ce sont quelques coups aux portes qui ont brisé les ténèbres et ont apporté avec beaucoup de chaleur et de joie, un espoir nouveau et la flamme de la Torah au sein des familles de la communauté. » Pour les nombreux jeunes israéliens qui font leurs études ici en Slovaquie, ces visites ont été perçues comme un « réveil pour l’âme ! ».

En plus de la pause des Mezouzot à chaque porte des maisons, des dizaines de femmes ont pris sur elle d’allumer les bougies de Chabat et des dizaines d’hommes se sont engagés à mettre les Tefilines !

Que par le mérite de ces merveilleuses Mitsvot, nous puissions mériter immédiatement le dévoilement de Machiah !

 

 

Stands de Tefillines à Tel-Aviv: La ministre Miri Regev et le maire de Tel-Aviv Ron Huldai s’affrontent au tribunal

Stands de Tefillines à Tel-Aviv: La ministre Miri Regev et le maire de Tel-Aviv Ron Huldai s’affrontent au tribunal

 

La ministre des Transports Miri Regev et le maire de Tel-Aviv Ron Huldai se sont affrontés ce mercredi au tribunal de Tel-Aviv. En jeu : le droit de mettre les Tefilines  dans l’espace public de la ville.

Le Maire de Tel Aviv Ron Huldai a en effet déposé plainte contre Miri Regev pour « restriction politique ». En cause, des propos tenus par la ministre en 2020 critiquant la décision du maire de restreindre l’installation de stands ‘Habad dans la ville.

Avant l’audience, la ministre aurait proposé un compromis maire de Tel Aviv : retirer sa plainte en échange d’une levée des restrictions sur les stands de Tefilineses, au nom de « l’unité de la nation ». Offre déclinée par le maire.

À la sortie du tribunal, Miri Regev a fustigé cette décision, voyant dans ces restrictions une atteinte à la liberté religieuse : « La Mitsva des Tefilines est l’une des plus importantes (…) La décision de M. Huldai équivaut à limiter la Mitsva des Tefilines et ne discrimine que les juifs ».

La ministre assure avoir « tout tenté pour trouver un compromis » et dit regretter le refus de Ron Huldai, en cette « journée difficile » d’enterrement de trois soldats tombés au combat.

Miri Regev appelle ainsi Ron Huldai à revenir sur sa décision et permettre « à tout juif d’accomplir la Mitsva de Tefilines partout » à Tel-Aviv, refusant pour sa part d’abandonner son immunité parlementaire dans cette affaire.

La juge a demandé à Ron Huldai de publier des « éclaircissements » sur ce sujet épineux, mais Miri Regev campe sur ses positions et réclame rien de moins qu’une rétractation publique. Le bras de fer ne fait peut-être que commencer.

 

21 Chevat : Yortzait de Moussia Schneerson (1890-1920), petite fille du Rabbi Maharach, enterrée au cimetière de Montparnasse

21 Chevat : Yortzait de Moussia Schneerson (1890-1920), petite fille du Rabbi Maharach, enterrée au cimetière de Montparnasse

 

 

Récemment a été retrouvé l’endroit la tombede  Melle Moussia Schneerson, la petite fille du Rabbi Maharach.

C’est le Rav Moché Nissan Azimov, frère du Rav Chmouel Azimov, qui a découvert l’endroit dans le petit carré juif du cimetière de Montparnasse.

Melle Moussi Schneerson était la fille du Rav Menahem Mendel Schneerson, le plus jeune fils du Rabbi Maharach.

Elle naquit en Russie en 1890 et quitta ce monde à Paris, à l’âge de 30 ans, en 1920 où elle travaillait en tant que médecin à l’hôpital Rotschild.