Pologne : Le dernier Juif vivant à Gour quitte ce monde à l’âge de 102 ans

Pologne : Le dernier Juif vivant à Gour quitte ce monde à l’âge de 102 ans

 

Le dernier Juif vivant encore dans la ville de Ger ou Gur, en Pologne, vient de décéder à l’âge de 102 ans. Avraham Haïm Preis z’l, né en 1916, était ces dernières années le gardien du cimetière juif de la cité. Avec sa disparition se tourne définitivement une page importante de l’histoire du Hassidisme, qui a été si florissant en Europe de l’Est jusqu’à la Shoah.

La ville de Ger, appelée aujourd’hui Góra Kalwaria, traversée par la Vistule, se trouve à près de 25 kilomètres au sud-est de Varsovie. Alors qu’elle n’était encore qu’un village, elle a pendant longtemps porté le nom de Góra avant que lui soit attribué celui de Nowa Jerozolima (Nouvelle Jérusalem) en 1670.

Son urbanisation a été inspirée alors de cartes médiévales de Jérusalem et elle est devenue exclusivement chrétienne. Les Juifs n’ont plus eu le droit d’y habiter. Au 18e siècle, elle s’est appelée Góra Kalwaria.

Au début du 19e siècle, elle a connu un terrible déclin et les Juifs ont été autorisés à y revenir, devenant rapidement le groupe prédominant de la cité. Góra Kalwaria s’est rapidement transformée en l’un des plus grands centres du Hassidisme, abritant la dynastie des Gerer.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Juifs de la ville ont été parqués dans un petit ghetto et en 1942, ils ont été transférés dans le ghetto de Varsovie avant d’être déportés vers le camp de concentration nazi de Treblinka où ils ont été massacrés.

Le fondateur de la Hassidout de Gur (Ger ou Gerrer) était le Rabbi Itshak Meir Alter (1798-1866). Avant la Shoah, on comptait près de 100 000 membres de cette communauté religieuse, considérée comme la plus grande et la plus influente des cours hassidiques de Pologne.

A l’heure actuelle, le mouvement est essentiellement basé à Jérusalem et le nombre des familles qui en font partie est estimé à 13 000. La plupart d’entre elles vivent en Israël, ce qui fait qu’elle est la dynastie hassidique la plus importante en nombre du pays. D’autres communautés de la Hassidout Gur sont installées à New York (Brooklyn), à Los Angeles, à Toronto et à Londres.

 

Claire Dana-Picard /  Chiourim.com

Isaac Newton, le père de la physique moderne, un juste des Nations ?

Isaac Newton, le père de la physique moderne, un juste des Nations ?

 

Le père de la physique moderne, celui qui a découvert la loi de la gravitation, était croyant. Cela est connu de tous. Mais dans quel monothéisme? De nouveaux documents dévoilent la vérité cachée par les proches de Newton après sa mort. Newton était un amoureux du judaïsme. Il pratiquait en secret les sept lois des bné Noah. Il avait lu Maïmonide et le Talmud, semble-t-il en hébreu. Pour lui, les grecs étaient des falsificateurs et des copieurs qui n’ont pas hésité à trafiquer les dates de leur histoire, afin de masquer les origines juives de leurs découvertes scientifiques et philosophiques. Il aconsacré une partie importante de ses recherches au Beth Hamikdach. A ne pas manquer.

Le saviez-vous? Newton; oui Isaac Newton, le père de la physique moderne, celui qui a démontré les lois de la gravitation universelle; vous savez bien: le monsieur qui a reçu une pomme sur la tête; celui qui a révélé au monde les principes de l’inertie, de la dynamique et de l’action/réaction, était en secret un admirateur du judaïsme, un pratiquant des sept lois de Noah. Si l’atmosphère religieuse des 16ème et 17ème siècles l’avait permis, Newton aurait certainement pu afficher ses convictions en public. Mais sa célébrité, et surtout le fait qu’il était un symbole national en Angleterre, en a décidé autrement, y compris après sa mort.

Comment connait-on ce secret? Qui a révélé cette information si bien cachée?

En fait, c’est une boîte bien remplie qui a conduit les historiens sur la piste de cet amour caché; une boîte remplie de manuscrits, écrits de la main de Newton lui-même.

Newton est né en 1643, et il est décédé en 1727. Après sa mort, ses proches mettent la main sur une caisse contenant des manuscrits; on sait que Newton aimait écrire. Il a d’ailleurs écrit près de 3600000 mots dans l’ensemble de ses lettres. Il ne publiait jamais le fruit de ses recherches immédiatement, d’où l’intérêt d’étudier le contenu de ces manuscrits. Le résultat de ces recherches va laisser les proches de Newton dans la confusion la plus absolue. Ils y découvrent tout simplement que le savant chrétien était en fait totalement fasciné par le judaïsme. Il avait même pris sur lui de pratiquer les sept lois de Noah, que tout non-juif se doit de pratiquer, d’après le judaïsme. C’est tellement grave, qu’ils décident de ne rien publier durant plusieurs décennies. Ce n’est qu’en 1936, soit plus de deux siècles après sa mort, lorsque la société anglaise Sotheby’s décide de mettre en vente une grande partie des manuscrits, que la vérité va éclater.

Un des acheteurs de ces textes, est un des plus grands économistes de tous les temps; il s’agit de John Meynard Keynes, qui va se livrer à une étude complète de tous ces documents.

Voici le compte rendu de son travail: « Newton était un homme très religieux qui voyait dans son travail scientifique une mission visant à dévoiler la sagesse divine dans la création » écrit-il; et il poursuit: « Cependant, dès le début de sa vie, newton a abandonné la foi chrétienne dans laquelle il avait été éduqué. Par son étude en profondeur des textes saints, il est arrivé à la conclusion que les idées fondamentales de la chrétienté, n’était que des immitations tardives. Du point de vue religieux, Newton croyait dans le monothéisme juif, selon les conceptions de Maïmonide. »

On a même retrouvé dans certains documents des annotation en hébreu, qui renvoient à des passages du Michné Torah de Maïmonide;

Dans sa bibliothèque, on pouvait trouver des livres comme « le guide des égarés » ou le « Michné Thora » de Maïmonide, le commentaire de rav Abrabanel sur la Thora; Les notes de Newton, celles que ses proches ont voulu cacher, montrent une connaissance encyclopédique des écrits des rabbanim de toutes les époques.

Dans un de ces manuscrits, dans lequel il écrit des notes sur la guerre de Gog et Magog, la guerre qui permettra l’avènement du messie, il produit une preuve de son point de vue en s’appuyant sur une traduction araméenne de la meguilat Esther, sur des commentaires rabbi Saadya Gaon et de Even Ezra. A un autre endroit, il commente un point de vue du sefer hahinoukh, un livre qui décompte et explique les 613 mitswot de la Thora, et oppose ce point de vue à celui de Rachi, le commentateur de la Thora sur cette même mistwa. A un autre endroit, il cite le point de vue de rabénou Ovadia Mi barténora, sur les dimensions du beth hamikdach. Sur d’autres feuillets, on retrouve de longues notes, rédigées en hébreu, qu’il recopie des textes du Talmud.

On dispose même d’un manuscrit dans lequel il traite du partage de la Thora en petits textes que l’on nomme les paracha; non pas celles qu’on lit toutes les semaines, mais celles qui sont au nombre de 155 à 175 selon les avis, et qu’on appelle en hébreu les stoumot et les p’touhot. Il y rappelle un commentaire de nos sages sur la parachat Vayéhi, à la fin de Berechit.

De l’étude de ces documents, il ressort clairement que Newton avait décidé de pratiquer les sept lois de Noah, et ce afin d’être en accord avec le monothéisme juif. Il y écrit notamment que l’interdiction de manger des animaux vivants, qui est une de ces sept lois, ainsi que l’interdiction de manger du sang, qui n’en fait pas partie mais qu’il prend quand même sur lui, sont destinées à amener l’homme à un état idéal.

Pourquoi garde-t-il ce secret? La réponse est simple: 30 ans avant la naissance de Newton , on brûlait encore les gens qui osaient défier la chrétienté; de son vivant, la loi qui interdisait de contredire les dogmes chrétiens, et qui ne sera abrogée qu’en 1813, était encore en vigueur.

Et qui est le rav qui a eu le bonheur d’enseigner à un si illustre élève?

Il s’agit du rav Ytshak Abendana, qui fut autorisé à venir s’installer en Angleterre en 1662, et qui reçut un poste d’enseignant à Cambridge, là où étudiait un jeune homme, nommé Isaac Newton, alors âgé de 19 ans.

En sa compagnie, il étudiera le calendrier juif qui fascinait tant les astronomes de toutes les époques, les sept lois de Noah, et surtout les dimensions, la structure et les secrets du beth hamikdach, dans lesquels il voyait le dévoilement des secrets de toute la création.

Il écrira également au sujet des grecs: « les concepts de base des grecs, en philosophie et en mathématique, ont été pris de sources juives. Les grecs ont retardé la datation de leur histoire de 300 à 400 ans, pour cacher le fait qu’ils ont pris leurs idées des bné Israël, du peuple juif »

Laissons le mot de la fin à Newton lui-même, en rappelant que tous les jours, dans la prière du matin, nous disons que D. recrée le monde à chaque instant. Newton, en observant le cosmos, et dans une optique purement scientifique, parvient à une conclusion qui est la suivante: « D. recrée le monde à chaque instant ».

Rappelons le: Newton est le père de la physique moderne, ses écrits influencent encore aujourd’hui l’histoire de la science et des idées. Tout cela de la part d’un homme qui s’identifiait silencieusement au judaïsme.

 

ravmordekhaibitton.over-blog.com

Vivre avec Machia’h : Réclamer la délivrance ?

Vivre avec Machia’h : Réclamer la délivrance ?

Par Gérard Touaty

Sommes-nous en droit d’exiger de D.ieu la délivrance ? De prime abord, il est clair que cette démarche peut traduire une forme d’insolence de notre part : devons nous dicter à D.ieu une certaine façon de gérer le monde et l’histoire ? Mieux encore : si D.ieu nous a exilés, n’est ce pas à Lui, en toute logique, de nous faire quitter l’exil ?

Il existe, pour ces questions, de nombreuses réponses, mais l’une d’entre elles, relayée par le Rabbi, a retenu notre attention parce qu’elle vient donner au peuple juif un rôle actif dans le déclenchement de la délivrance.

La parachath Béaaloté’ha nous rapporte le fait, tout à fait exceptionnel, de Pessa’h chéni, le « second Pessa’h ». Si la Thora véhicule un message porteur d’espoir, c’est sans doute au travers de cette loi que l’on peut le lire le plus aisément. Le texte nous relate que des hommes n’avaient pu accomplir, comme il se doit, le rituel du sacrifice de l’agneau de Pessa’h, du fait d’une impureté. Cette situation qui, à leurs yeux, était insupportable, les amena à porter leur cas devant Moché (1). « …Pourquoi serions nous privés d’offrir ce sacrifice… » lui dirent-ils. Moché consulta D.ieu qui donna gain de cause à ces hommes (2) : « …Un homme qui sera impur ou qui se trouvera sur un chemin éloigné (au temps de Pessa’h) pourra offrir ce sacrifice un mois plus tard… ».

Nous avons ici un cas tout à fait singulier. La mitzva du « second Pessa’h » ne fut pas, à l’origine, donnée par D.ieu mais fut initiée par les hommes et malgré cela, elle est comptabilisée comme l’une des 613 mitzvoth de la Thora ! Cela nous livre un message essentiel : si un homme ressent un profond manque spirituel, il est en droit de se tourner vers D.ieu pour réclamer ce qui lui fait défaut. Il en est de même pour la délivrance messianique : si un homme ressent, au plus profond de son être, la détresse qu’il a à rester en exil, sans le Temple, sans la Présence divine, et sans la plénitude du judaïsme, il ne fait aucun doute qu’il est en droit d’exiger du Créateur, la venue immédiate du Machia’h, à l’instar des hommes de Pessa’h chéni. Bien plus, ces hommes n’avaient rien à se reprocher. Leur impureté n’était pas une faute. Ils auraient pu, de ce fait, se résigner et accepter leur condition ! Mais non seulement, ils vécurent cette situation comme un manque inacceptable mais de plus, réclamèrent une seconde chance qui devint une mitzva pour tout le peuple juif ! Si cette réclamation devint une mitzva, c’est l’indice qu’elle était justifiée.

Allons plus loin. Lorsque D.ieu énonça la loi du Pessa’h chéni, il donna deux détails : « Un homme qui sera impur ou qui se trouvera sur un chemin éloigné (au temps de Pessa’h) pourra offrir ce sacrifice un mois plus tard… ». Les termes de « impur » et « chemin éloigné » doivent être compris sur un plan spirituel : en temps d’exil, le peuple juif est sur un chemin éloigné (de sa terre). De plus, la perte du Temple l’a rendu impur dans son esprit, au point qu’il ne peut comprendre, comme il se doit, la sagesse de la Thora. L’ampleur de ce manque est donc considérable puisque c’est l’identité même du peuple juif qui est en faillite ! Or, si pour une seule mitzva manquante (le sacrifice du premier Pessa’h), D.ieu répondit positivement à la demande de quelques hommes, combien plus devrait-il en être pour la demande de tout le peuple juif qui souffre de la perte de plus de 400 mitzvoth que l’on ne peut accomplir aujourd’hui du fait de la perte du Temple et de l’absence de la Présence divine !

Notes
(1) Bamidbar, chap. 9, verset 7
(2) Bamidbar, chap. 9, verset 10