La plaquette du Gala 2019 du Beth Loubavitch : « L’histoire appartient aux rêveurs »

La plaquette du Gala 2019 du Beth Loubavitch : « L’histoire appartient aux rêveurs »

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LA GRANDE HISTOIRE D’UNE GRANDE ÉCOLE

Toutes les histoires sont grandes car elles racontent l’effort des hommes, leurs espoirs, leurs attentes et parfois leurs échecs mais surtout, elles disent comme la volonté de faire est toujours la plus forte et comme la conscience de ce que l’on fait ouvre tous les chemins. Quand l’histoire est celle de ce lieu merveilleux qu’est une école, le lieu de tous les possibles, ses étapes sont comme autant de degrés d’un grand escalier qui monte vers les cieux. Tout commence il y a bien longtemps, en un autre temps, comme un autre monde.

1977-78 : 8 enfants qui fréquentent une petite école maternelle, le Gan Pardess ‘Hanna à la place des Fêtes, qui s’étend au fil des années mais reste inexorablement limité par l’étroitesse des locaux, et 20 petites filles qui entrent dans les quelques classes ouvertes au côté du centre ‘Habad de l’avenue de Flandres, augmenté de bungalows au fil des années.

L’école Beth ‘Hanna vient de naître. Et le 19ème est déjà, dans Paris, un arrondissement de choix… Mais comme cela semble modeste. La communauté en est à ses balbutiements éducatifs et nul ne parierait sur un développement important ou rapide. Mais les années passent. Ce passage du temps peut parfois être facteur d’usure. Ici, il est multiplicateur d’énergie.

Première étape : la décision

1985 : les locaux qui paraissaient si spacieux il y a peu, ne suffisent plus à répondre à la demande. Les enfants de la maternelle sont déjà plus de 200 et les petites filles sont devenues 300 à la fin des années 80. Le défi est immense. Choisir de grandir c’est entrer sur un terrain nouveau et inconnu. Le délégué du Rabbi en Ile-de-France, Rav Shmouel Azimov, est un familier des décisions audacieuses. Le Beth Loubavitch est alors dans un état permanent de difficulté financière car jamais les projets ne s’arrêtent et les innovations sont quotidiennes.

Mais qu’à cela ne tienne : la vie est mouvement. Un grand pas est nécessaire, il sera donc franchi !

1991 : après de multiples démarches, la ville de Paris, sur proposition de son maire Jacques Chirac, accorde un terrain de 4200 m2 rue Petit, toujours dans le 19ème arrondissement. Le projet de construction de la plus grande école juive d’Europe (18 000 m2), le complexe Beth ‘Haya Mouchka, est lancé.

Deuxième étape : l’aventure commence

Elever un tel édifice est toujours une gageure, et aussi beaucoup de travail. Toutes phases de définition franchies, toutes demandes déposées, le permis de construire est obtenu en juillet 1993. Le conseil régional d’Ile-de-France avait donné son accord de principe pour le financement, tout devait se passer sereinement.

Fort d’une confiance absolue en la providence divine, Rav Azimov lance le chantier immédiatement. Comme un coup de tonnerre dans un ciel d’été, la décision tombe en juin 1994 : le conseil régional ne subventionnera pas le projet ! Tout est remis en cause.

Faute de financement, les travaux s’interrompent pendant plusieurs mois, laissant un trou béant sur le terrain où les fondations ont déjà été posées et une forme de sourde désespérance dans la communauté. Un seul mot d’ordre : trouver des solutions nouvelles, inventer, imaginer de nouvelles voies. L’enjeu est essentiel.

1995 : la ville de Paris accorde sa garantie financière à l’opération, les travaux reprennent en 1997. Mais cette garantie n’inclut pas le lycée. Après le presque abandon, le temps du renoncement serait-il venu?  Rav Azimov connaît le besoin, il connaît aussi la communauté. C’est elle, unie et mobilisée pour ce projet de tous, qui assumera seule cette dernière partie. Et, en septembre 1998, la toute première rentrée partielle se déroule dans un complexe encore inachevé.

Novembre 2000 : le maire de Paris inaugure le complexe. Cette victoire est celle du courage et de la détermination de tous. Le projet aura coûté au total près de 130 millions de francs. Une lourde charge, un effort excessif ? Surtout un signe pour le présent et un gage pour l’avenir. Il est aussi l’expression du meilleur de ce que notre communauté peut donner quand elle ne recule pas, affirme toute la noblesse et la grandeur de sa solidarité pour une cause qui transfigure toutes les autres : l’éducation juive.

Et Aujourd’hui le complexe Beth ‘Haya Mouchka, c’est un équipement collectif complet avec :

‣ Une crèche de 66 berceaux
‣ Une école maternelle de 450 enfants
‣ Une école primaire de 400 élèves
‣ Un collège-lycée de 650 élèves
‣ Une synagogue pour 500 personnes chaque jour
‣ Une salle des fêtes
‣ Une cuisine centrale qui livre plus de 3 500 repas chaque jour dans 20 écoles
‣ Un bain rituel
‣ Un ramassage scolaire pour 350 enfants sur 10 lignes à Paris et 40 banlieues
‣ Un centre de conférences abritant 70 cercles d’étude hebdomadaires

 

 

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Drone iranien en Israël – Tsahal frappe en Syrie

Drone iranien en Israël – Tsahal frappe en Syrie

Pour la première fois, un drône de fabrication iranienne a pénétré dans l’espace aérien israélien en provenance de Syrie ou de Jordanie. Les sirènes d’alarme ont retenti dans le Golan samedi au petit matin et au bout d’une minute et demi, des hélicoptères de Tsahal ont abattu l’appareil.

Après une rapide réunion de crise de l’Etat-major en présence de ministre de la Défense Avigdor Lieberman, Tsahal a effectué une importante opération de représailles. Quatre chasseurs bombardiers F-16 ont effectué un raid en profondeur en territoire syrien, détruisant le centre de contrôle aérien iranien en Syrie. Durant l’opération de représailles, la DCA syrienne a tiré de nombreux missiles de fabrication russe en direction des appareils israéliens. L’un d’eux a atteint l’un des avions alors qu’il était déjà revenu en territoire israélien. Les deux pilotes ont réussi à s’éjecter mais ils ont été blessés dont l’un gravement. L’appareil s’est ensuite écrasé près du kibboutz Harduf en Basse-Galilée.

En réaction, Tsahal a alors effectué un second raid d’envergure en Syrie, détruisant au moins quatre sites militaires iraniens ainsi que les sites d’où ont été tirées les missiles de DCA. Selon le porte-parole de Tsahal, ce sont au moins douze objectifs que les avions de Tsahal ont détruits.

Le lieutenant-général Tomer Bar, commandant du centre opérationnel de l’armée de l’air a noté que c’est la première fois depuis 1983, lors de l’Opération Paix en Galilée, qu’un avion de Tsahal est ainsi touché par le feu ennemi. Il a aussi indiqué qu’il s’est agi de l’opération la plus importante de Tsahal en Syrie depuis les années 1980. Il a confirmé que le système syrien de défense antiaérienne a subi un grand coup, notamment dans sa capacité d’écoute et d’observation.

Après la destruction des sites iraniens en Syrie, le commandant-adjoint des Gardiens de la Révolution, Hossein Salami a promis “un enfer au régime sioniste”.

Paracha Michpatim ‘Colt Python 357’ par le Rav Yaakov Abergel

Paracha Michpatim ‘Colt Python 357’ par le Rav Yaakov Abergel

Photo : ‘Le revolver noué’, œuvre installée devant le siège des nations unies à New York

 

Le Rabbi dans le Dvar Mal’hout de la Paracha Michpatim rapporte le commentaire de Rachi sur le premier verset de la Paracha (21, 1): ‘Et voici les Jugements que tu exposeras devant eux’.

 

A la question ‘Pourquoi notre Paracha traitant des Michpatim est-elle juxtaposée à la Paracha concernant le Mizbéa’h (l’Autel du Temple), Rachi répond que cette juxtaposition vient pour nous dire de ‘mettre le Sanhédrin à côté de l’Autel’ (Mé’hilta).

 

Les Michpatim désignent les ‘jugements et les ordonnances’ qui régissent généralement les rapports humains, que la raison et l’intellect humains cautionnent.

 

Or, de même que dans la Torah les Michpatim sont juxtaposées aux lois qui concernent l’Autel, de même dans le Temple de Jérusalem, le tribunal des soixante et onze juges, lesquels avaient toute autorité en matière des lois de la Hala’ha, se réunissait dans ‘la Chambre de la pierre taillée’ située dans la cour du Temple, à côté de l’Autel.

 

A la lumière de ce qu’il vient d’être dit, il est possible de délivrer un enseignement au sujet du Beït-Ha-Mikdache. La partie profonde de la Torah, l’Essence de la Torah, la ‘Hassidout, nous donne la signification profonde de chaque partie qui compose le Temple, et l’Autel est lui-même comparé au coeur de l’homme.

 

En plus du fait que l’Autel se situe au coeur de l’espace du Temple, il est aussi ‘le coeur du Temple’, du fait qu’il est l’endroit où les Juifs viennent pour apporter des sacrifices à l’Eternel.

 

Le Rabbi Rayats (‘Bati lé gani’) explique que l’animal que l’on apporte en sacrifice sur l’Autel du Temple est aussi ‘l’animal’ que l’on porte en nous-même. En effet, il est expliqué dans le livre du Tanya, que la prière d’un Juif consiste à éveiller l’amour de D.ieu, au point que celui-ci déborde du côté droit du coeur où règne l’âme divine, pour envahir le côté gauche du coeur où réside l’âme animale.

 

L’amour pour D.ieu est donc comparé à un feu, et de même que le feu de l’Autel brûle et consume le sacrifice, le feu qui est dans le coeur de l’homme brûle et transforme l’âme animale en un feu brûlant pour D.ieu. C’est pour cette raison que l’Autel du Temple est appellé par les Sages de la partie profonde de la Torah ‘le coeur du Temple’.

 

Dès-lors, nous pouvons comprendre une des raisons pour laquelle le Sanhédrin est situé à proximité de l’Autel.

 

De fait, l’autorité du Sanhédrin, composé par le chef du Sanhédrin et de 70 Juges, est comparable à l’autorité qu’exerce le cerveau sur le coeur.

 

Le Sanhédrin représente en effet la cour suprême, la plus haute institution religieuse d’Israël, qui a le pouvoir de décision sur toute les questions d’intérêt national, à l’image du cerveau qui exerce son autorité sur tous les membres du corps.

 

La proximité, dans le Temple de Jérusalem, entre le Sanhédrin et l’Autel n’est donc pas sans évoquer le lien essentiel qui existe entre le cerveau et le coeur, conformément à ce que déclare l’Admour Hazaken dans le livre du Tanya: ‘le cerveau domine le coeur’.

 

Aussi, il devient possible ici d’établir un lien profond entre ce qu’il vient d’être dit et la Maison du Rabbi dans l’état de New-York, au 770 Eastern Parkway, Brooklynn

 

770, le chiffre 7 est une allusion à l’Autel, le coeur du Temple, car 7 représente les 6 attributs émotionnels du coeur et l’attribut de Mal’hout.

 

Le chiffre 70 est le nombre des Juges du Sanhédrin qui sont sous l’autorité du chef du Sanhédrin.

 

Ainsi, 770 évoque l’autorité du cerveau sur le coeur. Le chiffre 7 est juxtaposé, soumis, au chiffre 70 comme le coeur se soumet au cerveau.

 

La Hassidout explique que l’essence de l’âme Juive se révèle en premier dans le coeur, et lorsqu’un Juif parvient à la dévoiler, alors ce n’est plus le cerveau qui domine le coeur, mais c’est le contraitre qui se produit et dans ce cas ‘le coeur domine le cerveau’, ‘7 domine 70’.

 

Cet enseignement s’accorde avec l’enseignement du Rabbi dans le Dvar Mal’hout. Il est dit que dans les temps futurs les peuples du monde feront ‘de leurs épées des socs de charrue et de leurs lances des serpes…’.  Aussi lorsque de grands dirigeants des peuples de ce monde se réunirent au siège des nations-unies pour décider de consacrer d’importants budgets pour des causes humanitaires, et de diminuer considérablement les budgets consacrés à l’armement et à la guerre, le Rabbi expliqua que ces décisions résultaient de l’action menée par le Rabbi précédent.

 

Le Rabbi souligne toujours que l’Essence divine possède la qualité de l’huile de pénétrer dans les matières les plus résistantes et les plus dures. Aussi, le Rabbi par son action a le pouvoir d’agir sur les plus hauts dirigeants de ce monde, d’influencer leur décisions, pour aller dans le sens de la Délivrance.

 

Le chiffre 770 évoque ce qu’il vient d’être dit. 7 est une allusion au Rabbi, d’une part parceque le Rabbi est le septième Rabbi de ‘Habad, et d’autre part parceque le Rabbi est le coeur de l’Assemblée d’Israël, et comme il a été dit précédemment, le coeur est l’endroit où se révèle en premier l’Essence divine, l’essence de l’âme. Quant au chiffre 70, il représente les 70 nations du monde. Ainsi, le chiffre 770 évoque la force infinie du Rabbi, de révéler l’Essence divine dans ce monde, la force d’atteindre tous les niveaux de l’existence, jusqu’à faire pénétrer la lumière du Machia’h dans les décrets émis par les dirigeants de toutes les nations.

 

Il est par ailleurs interressant de remarquer que devant le siège des Nations unies a été installé une oeuvre d’Art comme symbole de la Paix dans le monde.

 

Cette oeuvre qui représente un révolver dont le canon a été noué, exprime avec force l’intention des grands dirigeants de désarmer le monde, et de parvenir à réaliser la prophétie d’Ychaya selon laquelle ‘On n’apprendra plus l’art de la guerre’.

 

Cependant, si l’on fait bien attention, il y a un détail dans le titre de l’oeuvre de l’artiste qui n’est pas sans illustrer les propos du Rabbi.

 

La valeur numérique de ‘Machia’h’ est égale à 358, exactement  comme la valeur numérique de ‘Na’hach’ qui signifie ‘serpent’. Or, dans le titre de son oeuvre, il y a une double allusion au Machia’h. En effet l’artiste nous donne la référence du révolver qu’il a pris pour modèle, ‘Colt Python 357’.

 

Comme chacun le sait, le Python est lui même un serpent, et 357 représente les derniers moments de l’exil, qui précèdent 358, le dévoilement de notre Juste Machia’h, très bientôt et de nos jours avec l’aide de D.ieu.

 

Rav Yaakov Abergel