Bientôt la fin du tunnel pour les Juifs de Belleville ? Le rav Israël Altabé, du mouvement ‘Habad-Loubavitch, a pris en charge lacommunauté marocaine du 11e arrondissement de Paris, il y a moins d’un an, peu après l’assassinat de Sarah Attal-Halimi zal qui résidait quelques mètres plus loin. Il témoigne pour Haguesher.
La famille Altabé est peut-être unique en France ! Le rav Israël Altabé est chalia’h ‘Habad et ses cinq frères… aussi ! Ils exercent à Nice, Marseille, Saint-Raphaël, Domont (dans le Val-d’Oise) et dans le 12e arrondissement de Paris. Quant à Israël, âgé de trente ans seulement, il a été nommé l’été dernier rabbin de la communauté « Or David », rue du Moulin Joly, dans le 11e arrondissement. Il est d’origine turque (son père est mohel) et Loubavitch. Pourtant, il a été choisi et est apprécié par les membres de cette kehila parce qu’il n’a pas changé le rite d’un iota, ou plutôt d’un yod, mais surtout parce que son dynamisme s’est déjà propagé à l’ensemble du quartier.
On est ici en plein cœur de Belleville, haut lieu historique du judaïsme parisien depuis l’arrivée des Polonais, dans les années 20, puis des séfarades – notamment constantinois – après la décolonisation. La choule est installée dans les locaux de l’école Ozar Hatorah.
Avant sa nomination, le rav Altabé s’occupait beaucoup des jeunes de la communauté, ce qui a accéléré la décision du conseil d’administration de pérenniser sa fonction au sein de la synagogue. Dépourvue de rabbin pendant deux ans, elle était animée auparavant par le rav Asher Amar et a été fondée par le rav David Bouskila, qui a laissé une trace indélébile dans ce secteur de la capitale avant de réaliser son alya il y a environ une décennie. Des habitués du kahal l’ont d’ailleurs suivi en Eretz et le minyan a décliné peu à peu : aujourd’hui, on dénombre une cinquantaine de fidèles le Chabbat matin contre cent vingt à cent cinquante en 2008. « Belleville s’est métamorphosée, rapporte le rav Altabé. Il y a encore quelques commerces et deux restaurants casher, mais les départs ont été massifs. Comme dans d’autres quartiers populaires, les Juifs ont pris les voiles. Certains pour Israël, la plupart pour l’ouest parisien, les alentours du bois de Vincennes ou pour des communes de banlieue réputées tranquilles. Ici, le foncier est rare et cher et les trafics pullulent ». Maghrébins, Africains, Asiatiques… : les immigrés sont nombreux et les relations interethniques nettement moins apaisées qu’autrefois. Les jeunes couples hésitent à s’installer dans les environs : ils craignent que leurs enfants ne soient pris à partie. Et puis, il y a eu la terrible affaire Sarah Attal-Halimi zal, qui habitait à deux pas d’« Or David », rue Vaucouleurs. Son assassinat, en avril 2017, a marqué si fortement les esprits que certaines femmes hésitaient carrément, dans les mois qui ont suivi, à sortir de chez elles. Il faut se souvenir en outre que les attentats de novembre 2015 se sont produits en particulier dans le 11e, au Bataclan et dans les rues avoisinantes. A telle enseigne que plus rien n’étonne les Juifs bellevillois : ils ont été choqués par le meurtre récent de Mireille Knoll zal dans les conditions barbares que l’on sait, entre le cimetière du Père-Lachaise et la place de la Nation, mais… surpris ? Pas vraiment.
Pourtant, le tableau n’est pas si désespérant. Loin de là ! Si le malaise est palpable, les actes et incivilités antisémites sont rares et même rarissimes dans le quartier. L’établissement Ozar Hatorah, tout comme l’antenne Heikhal Menahem du groupe scolaire Sinaï, boulevard de Ménilmontant, ou les bureaux du CASIP-COJASOR (près du métro Couronnes) sont bien sécurisés. Et l’embourgeoisement est en marche, du fait de la hausse constante des prix de l’immobilier. Globalement, la police semble plus efficace et les services municipaux souhaitent réinvestir utilement la voie publique. Le rav Altabé en est persuadé : « Les années difficiles sont derrière nous, dit-il. Le quartier va retrouver son visage accueillant, j’en suis sûr ».
Dans sa synagogue, il multiplie les activités pédagogiques : un cours est consacré aux Pirké Avot, un autre est réservé aux dames… Le dimanche matin, les jeunes participent désormais à un « Torah ados » endiablé. Au menu : tefila, chiour et foot. La passion du nouveau rabbin pour le kirouv l’amène à proposer toutes sortes d’événements festifs ou axés sur le limoud en direction du kahal mais aussi des résidents des 19e et 20e arrondissements, situés un peu plus haut. Il n’hésite pas à payer de sa personne en faisant du porte-à-porte pour inciter nos coreligionnaires bellevillois à s’engager pleinement dans la vie cultuelle et communautaire – y compris rue Vaucouleurs, qui compterait encore une dizaine de foyers juifs. « Un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité », remarque notre interlocuteur, selon une formule célèbre du Rabbi de Loubavitch.
Tout celui qui s’attache à l’étude du Dvar Mal’hout ne manquera pas d’être surpris du fait que le Rabbi poursuit dans le Dvar Mal’hout de la Paracha Emor, l’étude qu’il a commencée dans le Dvar Mal’hout du Chabbat précédent (Parachiot A’hareï-Kédochim).
En effet, dans le Dvar Mal’hout de cette semaine (Emor), le Rabbi donne de nombreux approfondissements sur la signification des mots ‘Gola’ et ‘Guéoulah’.
Il a été expliqué précédemment (A’hareï-Kédochim) que lorsque l’on ajoute la lettre ‘Aleph’ au mot ‘Gola’(‘l’exil’), on obtient le mot ‘Guéoulah’(‘la Délivrance’).
Notre mission consiste à faire pénétrer la lumière divine, symbolisée par la lettre ‘Aleph’(première lettre de l’expression ‘Aloupho chel olam’: ‘le Maître du monde’), dans l’obscurité de l’exil.
Le Rabbi expliquait que le mot ‘Gola’ est contenu dans le mot ‘Guéoula’, afin que nous comprenions que l’exil fait partie de la Délivrance. Aussi, bien qu’il nous semble obscur, ce monde dans lequel nous vivons et agissons, ne contredit pas la Délivrance finale. Bien au contraire, tout ce que nous réalisons pendant l’exil participe à la délivrance.
Notre mission consiste à délivrer le monde de son emprise, c’est-à-dire à révéler le divin qui se cache en toute chose, le divin qui est enfoui en nous-même, et dans ce monde matériel.
Dans le Dvar Mal’hout de la Paracha Emor, le Rabbi nous enseigne trois niveaux de la lettre ‘Aleph’, trois étapes nécessaires dans notre service divin.
*Le premier niveau est celui du ‘Aleph’, première lettre de ‘Aloupho chel olam’(‘le Maître du monde’).
Faire pénétrer le ‘Aleph’ dans le mot ‘Gola’ afin d’obtenir la Guéoulah, signifie dans ce cas que l’on a pour devoir de comprendre, de ressentir, et d’enseigner à l’exemple d’Avraham qui reconnaissait l’Eternel à travers tous les détails de la Création, ‘qu’il n’y a rien en dehors de Lui’. Il est le Saint béni soit-Il, Le Maître du monde, et de tout ce qu’il contient.
*Le second niveau est celui de l’étude de la Torah, car ‘Aleph’ s’apparente au mot ‘Oulpena’ qui désigne l’étude. De fait,‘Aleph’ est également liée à l’expression ‘Aalphé’ha ‘Ho’hmah’:‘Je t’enseignerai la Sagesse’ (Livre de Job, 33, 33).
*Enfin le troisième niveau de la lettre ‘Aleph’ représente l’Essence divine. Les trois lettres du mot ‘Aleph’(Aleph, Lamed, Pé)sont aussi celles du mot ‘Pélé’,‘miraculeux’.
Ce troisième niveau est donc celui de la révélation de l’Essence divine dans ce monde.
Ainsi, le Rabbi explique que notre travail de transformer l’obscurité de l’exil consiste à dévoiler les trois niveaux de la lettre‘Aleph’ au moyen de nospensées, nos paroles et de nos actions.
La possibilité nous est donc donnée d’élèver la réalité de ce monde, et de tous les mondes. Dévoiler le ‘Aleph’ dans le mot‘Gola’, au moyen de la prière, de l’étude de la Torah et des bonnes actions.
Aussi, le Rabbi nous enseigne que les trois niveaux de la lettre ‘Aleph’ correspondent aux Séfirot de Kéter,‘Ho’hmahBinah etMal’hout.
Le premier niveau de la lettre ‘Aleph’, ‘Aloupho chel olam’, correspond à la Séfira de Mal’hout.
Le second niveau ‘Oulpena’, l’étude de la Torah, correspond aux Séfirot de ‘Ho’hmah et de Binah (qui bien qu’elles soient au-dela de ce monde gardent un lien avec lui).
Le troisième niveau de la lettre ‘Aleph’, ‘Pélé’, représente ‘la profondeur de ‘Ho’hmah’ et la Séfira de Kéter, qui sont des niveaux du Divin qui s’élèvent totalement au-dela de ce monde.
Il est intéressant ici de rapporter deux autres définitions de la lettre ‘Aleph’.
La première définition se base sur le séjour des enfants d’Israël dans le désert.
Lorsque D.ieu se révélait à Moché dans le Michkan (le Temple portatif), la Voix de l’Eternel ‘sortait du ciel et passait entre les deux chérubins’ qui se trouvent sur l’Arche de l’Alliance, ainsi qu’il est écrit (Nasso, 7, 89):
‘Et quand Moché venait à la tente d’assignation pour Lui parler, il entendait La voix d’au-dessus du couvercle qui était sur l’Arche du témoignage, d’entre les deux chérubins et Il lui parlait’.
Rachi écrit que La voix qui sortait du ciel ‘passait entre les deux chérubins, et de là, sortait vers la tente d’assignation’.
Rabbi Yom-Tov Lippman explique (dans son livre ‘Alpha-Beïta’) que la lettre ‘Aleph’ est une allusion à ‘La voix qui sortait du ciel et qui passait entre les deux chérubins’.
En effet, la forme du ‘Aleph’ est composée d’un ‘Vav’ et de deux ‘Youd’. Les deux ‘Youd’ font allusion aux deux chérubins, et le ‘Vav’ est une allusion à ‘la voix de L’Eternel qui passait entre les deux chérubins’.
La deuxième définition de la lettre ‘Aleph’ est rapportée par le Rabbi Rayats, qui a un jour déclaré que le bâton de bois avec ses deux sceaux d’eau (qu’un porteur d’eau soutient sur ses épaules) évoque la forme du ‘Aleph’.
Le Vav du ‘Aleph’ représente le bâton du porteur d’eau, et les deux Youd du ‘Aleph’ représentent les deux sceaux d’eau.
Ces deux explications de la lettre ‘Aleph’, ‘La Voix qui passe entre les deux chérubins’ et ‘le Porteur d’eau’ expriment deux aspects de l’Essence divine.
D’une part l’Essence divine est le niveau le plus élevé qui soit. L’Essence est comparée à de l’huile, car celle-ci flotte au-dessus de tous les liquides, à l’image de ‘l’esprit du Machia’h qui plane au-dessus des eaux’. Cette qualité de l’Essence s’accorde à l’exemple de ‘La Voix de D.ieu qui passe entre les deux chérubins’.
En effet, comme l’huile qui détient le pouvoir de pénétrer à travers toutes les matières, rien ne peut arrêter La Voix de D.ieu. Aussi, le Rabbi explique dans une Si’ha que c’est la raison pour laquelle il n’y eut pas d’échos quand l’Eternel parla sur le mont-Sinaï. Rien ne put arrêter Sa Voix, pas même les parois des montagnes. La Voix de l’Eternel pénétra dans toutes choses, jusqu’au plus profond de notre âme et de notre coeur.
Par ailleurs, l’exemple du ‘Porteur d’eau’ exprime le fait que l’autre qualité de l’Essence divine (représentée par le ‘Aleph’), est sa simplicité.
L’Essence divine est ‘simple’, dénuée de forme, et le Rabbi souligne toujours que la simplicité de l’Essence divine se trouve en chaque Juif, de part le fait que l’essence de l’âme de chaque enfant d’Israël est enracinée dans l’Essence divine.
Ainsi, à la lumière de ces enseignements, il apparaît à nouveau que notre mission de provoquer la Délivrance finale, en ajoutant la lettre ‘Aleph’ au mot ‘Gola’, consiste à unir deux opposés.
La prise de conscience que nous avons la capacité de révéler en nous-même, et dans ce monde, les plus hautes lumières (le niveau ‘Pélé’ de la lettre ‘Aleph’, ‘La voix de l’Eternel’), tout en gardant une profonde humilité, à l’exemple du porteur d’eau.
Le Rabbi détient le pouvoir d’unir les contraires, et c’est par notre attachement à ses enseignements que nous aurons le mérite de provoquer la venue de notre Juste Machia’h, très bientôt et de nos jours avec l’aide de D.ieu.
On adopte, dans le Sidour, les lectures suivantes:
. « Menou Maamar » – le troisième Mêm s’écrit avec un Kamatz.
. « Kayom… Neemar » – le Mêm s’écrit avec un Pata’h (p.62).
. « Za’hour Ki Afar Ana’hnou » – Za’hour s’écrit avec un Chourouk (p.68).
. « Ounetaltani » – le Teth s’écrit avec un Pata’h, le Lamed avec un Cheva, le Tav avec un Daguech et un Pata’h (p.72).
. « Veahavate’ha Lo Tassour » et non « Al Tassir ».
(Les indications de la veille portent sur le début de la prière jusqu’au Chemoné Essré. Celles de ce jour concernent le reste de la prière, depuis la fin du Chemoné Essré jusqu’à la fin du jour.)
Une cérémonie d’inauguration du nouveau Beth Loubavitch – Chabad on Campus du 2ème arrondissement de Paris, a eu lieu jeudi 26 avril à 13h30 au 41, rue Vivienne Paris 2ème .
Ce Beth Habad est également un centre pour étudiants de l’organisation « Chabad on Campus » .
Le Rav Mendy Danow, Chalia’h dans le 2ème arrondissement et directeur du centre, a pris la parole et a rappelé que « si le judaïsme a pris l’ampleur que l’on connait aujourd’hui à Paris et en France, c’est grâce au travail considérable du Rav Chmouel Azimov et de son épouse. Il y a cinquante ans, le Rav Chmouel Azimov avait quitté le bureau du Rabbi après avoir reçu une bénédiction de « réussite au au delà de tout ce que l’on peut imaginer ». Le Rav Azimov et son épouse arrivèrent à Paris le 2 Iyar 1968.
Le Rav Mendel Azimov, a ensuite pris la parole et a lu la lettre que le Rabbi avait envoyé lors de l’inauguration, en 1972, du premier Beth Loubavicth rue Lamartine. « lorsque mon père avait apporté la clé du premier Beth Habad au Rabbi, le Rabbi lui avait souhaité que l’endroit soit très vite trop petit. Que D.ieu fasse que Ce Beth Habad soit également trop petit et qu’il connaisse une très grande réussite en particulier dans l’amour de D.ieu, l’amour de la Torah et l’amour de son prochain, et qu’il soit une source de bénédictions pour tous ceux qui le fréquenteront et en particulier les jeunes ».
Puis, le Rav Mendy Danow posa la seconde Mezouza pour le mérite de grands amis du Beth Habad qui n’ont pas pu assister a l’événement, en l’occurrence M. Atlan (Israël), M. Malka (New-York), M. Sebban (Hong Kong), M. Souffir (Paris) et M. Teboul (Paris).
Des nombreux étudiants ont également participé à l’événement qui s’est terminé par un buffet.
VIDEO : Le Rav Mendel Azimov lit la lettre du Rabbi reçue pour l’inauguration du premier Beth Loubavitch
Jeudi 26 avril 2018 : Une partie d’un groupe d’une vingtaine de jeunes en excursion a été emportée par les flots dus aux inondations soudaines dans la rivière Tsafit (Arava). Certains jeunes avaient réussi à grimper sur les côtés au moment où les flots sont arrivés. L’autobus qui avait déposé le groupe aurait également été emporté sous la violence du courant.
27 avril :
Le corps de la dernière disparue a été retrouvé
Les équipes de secours ont retrouvé dans la nuit le corps de la dernière jeune fille disparue dans le wadi de Tsafit. Le Magen David Adom a certifié sur place le décès de la jeune fille. La dépouille a été transférée au centre médico-légal d’Abu Kabir à Tel-Aviv. Cela porte le bilan définitif de cette tragédie à dix morts. Plusieurs blessés sont encore soignés à l’hôpital Soroka de Beer-Sheva.
26 avril :
18h00: le Premier ministre Binyamin Netanyahou a fait savoir qu’il suivait les événements de près. Il s’est entretenu avec le commandant du Département opérationnel de Tsahal, général Nitzan Alon qui l’a tenu au courant avec les dernières informations. Le Premier ministre a déclaré: “Je soutiens les équipes de sauvetage et les forces de sécurité qui tentent de sauver des vies et retrouver des disparus suite à cette lourde tragédie. Nous prions tous pour de bonnes nouvelles”. Il reste un seul disparu.
17h40: des informations arrivant de plusieurs sources font maintenant état de neuf morts, dont plusieurs jeunes filles. Non confirmé officiellement.
17h23: deux jeunes sont encore portés disparus. Les recherches s’avèrent très difficiles, d’autant que la nuit commence à tomber.
16h58: le ministère de l’Education a publié un communiqué précisant qu’il n’était pas au courant de l’organisation de cette excursion.
16h53: le nombre de blessés dans un état critique a atteint le chiffre de huit. Certaines sources non officielles cependant indiquent hélas que la qualification de “blessés dans un état critique” signifie parfois qu’ils sont décédés mais que les familles n’ont pas encore été prévenues. Des précisions viendront plus tard.
16h40: cinq jeunes sont toujours déclarés disparus. De nombreux axes routiers de la région ont été bloqués à cause du temps ainsi que de l’activité intense des équipes de sauvetage.
16h35: Le Grand rabbin d’Israël rav David Lau s’est entretenu avec les responsables de l’école où étudiaient ces jeunes. Il a appelé la population à prier pour les blessés et pour que soient retrouvés les disparus. « Tous les juifs sont solidaires les uns des autres et il faut réciter des tehilim pour ces jeunes », a déclaré rav Lau.
16h28: une partie d’un groupe d’une vingtaine de jeunes en excursion a été emportée par les flots dus aux inondations soudaines dans la rivière Tsafit (Arava). Certains jeunes avaient réussi à grimper sur les côtés au moment où les flots sont arrivés. L’autobus qui avait déposé le groupe aurait également été emporté sous la violence du courant. Un bilan provisoire fait état d’au moins sept jeunes dans un état critique, plusieurs disparus et plusieurs blessés. Les blessés ont été héliportés à l’hôpital Soroka de Beer Sheva qui a décrété l’état d’urgence comme dans des situations d’attentat d’envergure. Un centre d’information pour les familles ainsi qu’une cellule psychologique ont également été ouverts à l’hôpital.
Il s’agit de jeunes qui appartiennent à une école de préparation militaire (mekh’ina kdam-tsv’ait) d’une yeshivat-hesder.
D’importants moyens ont été déployés pour retrouver les disparus, notamment des unités de sauvetage de la police, de Tsahal ainsi que des volontaires.
Il faudra chercher où sont les responsabilités ou plutôt les irresponsabilités dans cette tragédie car de nombreux avertissements avaient été lancés dans le pays afin de s’abstenir de se rendre dans les lits des wadis à cause des fortes qui traversent le pays depuis mercredi et qui provoquent des inondations soudaines. Deux jeunes avaient déjà trouvé la mort en deux endroits du sud du pays à cause des inondations.
Le porte-parole de la police estime que les recherches se poursuivront durant toute la nuit et craint que le bilan ne s’alourdisse au fur et à mesure que les heures passeront.
Le conseil régional Tamar, qui longe le sud de la mer Morte a lancé un appel urgent pour dissuader les personnes de se rendre dans cette région au moins jusqu’à la fin de cette semaine. La particularité de ce genre de catastrophe est que les eaux arrivent de manière très rapide et violente.