Guemara Brahot 60b Rachi, Hala’ha et Hassidout, Par le Rav Menahem Altabe
.
2. Deux raisons sont ramenées à propos de cette obligation : d’une part, le désir de créer un lien d’affection à l’égard de son prochain, afin de « réparer » l’harmonie au sein du peuple juif, dont le manque a jadis favorisé la promulgation du terrible décret d’Haman.
3. D’autre part, la volonté de combler le manque de certaines personnes qui préfèrent cacher leur indigence, et qui ne peuvent pour cela honorer la fête comme il se doit.
4. Selon le premier sens donné à cette mitsva, l’obligation serait plutôt tournée vers le donneur (qui doit montrer l’amour qu’il porte à son prochain). Alors que d’après la seconde interprétation, l’obligation serait davantage dirigée vers le receveur (qui doit pouvoir fêter convenablement).
5. En pratique, il faudra, autant que possible, tenir compte des deux explications. Dans de nombreuses situations qui seront exposées par la suite, l’acquittement de la mitsva pourra même varier en fonction de l’explication qui est retenue.
6. Tout comme les autres obligations de la fête, la mitsva de Michloa’h Manote incombe aux hommes et aux femmes. Les enfants (garçons ou filles) qui ont l’âge de la majorité (Bar Mitsva ou Bat Mitsva), sont également concernés par cette obligation, même lorsqu’ils vivent sous le toit familial.
7. Il y a de plus une obligation pour les parents d’éduquer leurs enfants mineurs à l’accomplissement de cette mitsva, dès que ces derniers sont en âge d’être éduqués.
8. Même un pauvre est tenu de s’acquitter de cette obligation. Il pourra cependant, d’un accord mutuel, échanger son repas avec un autre pauvre.
9. L’endeuillé, même dans la période initiale de sept jours, est tenu d’accomplir cette mitsva.
10. Comme toutes les obligations de la fête, la mitsva de Michloa’h Manote doit être accomplie le jour de Pourim, et non la veille au soir. Il est préférable de s’en acquitter après la lecture de la Méguila, de façon à ce que la bénédiction de « Chéhé’héyanou » récitée avant la lecture, s’applique également à l’accomplissement de cette mitsva.
11. Pour qu’on soit quitte de cette mitsva, au moins l’un des envois doit répondre à toutes les conditions qui vont être mentionnées et expliquées par la suite.
12. Il y a cependant une mitsva d’augmenter le nombre d’envois, selon les moyens de chacun.
13. La mitsva consiste en l’envoi d’aliments comestibles. L’envoi de toute autre chose, même utile pour la fête, n’est pas acceptable. Toutefois, l’envoi de condiments (destinés à l’apprêt d’autres aliments) est acceptable.
14. De plus, ces aliments doivent être envoyés lorsqu’ils sont prêts à la consommation. L’envoi d’aliments en conserve est cependant parfaitement acceptable. Certains permettent même l’envoi de viande crue, puisque celle-ci est prête à être cuite.
15. Le volume total des aliments envoyés doit préférablement correspondre à celui d’un repas,1 conformément au deuxième avis exposé au début de ce chapitre. Certains permettent l’envoi d’une quantité considérée honorable, conformément au premier avis. Selon d’autres le volume minimal acceptable est un kazaït.2
16. Dans ce contexte, la boisson est considérée comme un mets. L’envoi de deux sortes de boissons est donc parfaitement acceptable selon le premier avis. Il est cependant préférable d’envoyer un aliment et une boisson, ou deux aliments, de façon à aussi respecter l’esprit de la mitsva selon le deuxième avis. Chez ‘Habad, la coutume est d’envoyer au moins un aliment et une boisson.
17. L’envoi doit consister en deux mets différents. Le fait d’envoyer deux portions d’un même mets, n’est pas acceptable, même lorsqu’elles sont placées dans deux contenants distincts. L’envoi de pain pour accompagner un mets est parfaitement acceptable.
18. Un mets composé de deux aliments cuits ensemble (tel une viande farcie), est considérée par certains comme deux mets. Il est néanmoins préférable, afin d’être quitte selon tous les avis, de rajouter un autre mets ou une boisson. Il est même souhaitable de placer les deux mets dans des emballages distincts.
19. L’envoi d’un mets « non-cachère » n’est pas acceptable, même s’il a déjà été consommé (par erreur) par celui qui l’a reçu. Afin de se conformer à l’esprit de la mitsva selon le premier avis, les aliments envoyés devraient même satisfaire aux critères de cache-route de celui qui les envoie (même si ceux du receveur sont moins élevés).
20. La valeur des mets envoyés doit préférablement refléter l’aisance de celui qui les a envoyés (conformément au premier avis). De même, il est souhaitable que la valeur des mets envoyés à une personne honorable soit en fonction du rang de celui qui les reçoit (conformément au deuxième avis).
21. L’argent du maasser ne peut être utilisé pour l’achat des mets destinés à être envoyés. En effet, cet argent réservé à la mitsva de Tsédakah, ne peut servir à s’acquitter de l’obligation de la mitsva de « Michloa’h Manote ». Dans le cas où cet argent est utilisé pour enrichir la valeur de l’envoi, il sera permis de l’utiliser.
22. De nos jours, pour diverses raisons, la coutume est d’envoyer des gâteaux et des friandises plutôt que des plats cuisinés.
23. La ménagère qui prépare un gâteau destiné à être distribué en portions dans différents envois, ne devra pas réciter la bénédiction sur le prélèvement de la ’Halah, même lorsque la quantité de farine utilisée justifierait cette bénédiction.
24. L’envoi peut être adressé à n’importe quel Juif, qu’il soit pauvre ou riche.
25. Toutefois un homme veillera à envoyer à un homme, et une femme à une femme, et non pas l’inverse. Les enfants devront également respecter cette règle. Exceptionnellement, il est permis à un homme d’envoyer à sa sœur, ou inversement.
26. Il est néanmoins permis d’envoyer de famille à famille. Dans ce cas cependant, deux envois, au moins, seront nécessaires pour rendre quitte de l’obligation chacun des deux parents.
27. L’envoi fait par un adulte à un enfant mineur, n’est pas acceptable.
28. Un père peut envoyer à son fils et inversement.
29. Dans de nombreuses communautés, on a coutume d’envoyer au Rav de la communauté. C’est là une façon de l’honorer, et il ne faut pas y voir une forme de soudoiement.
30. L’envoi ne doit pas être adressé à un endeuillé pendant la période de trente jours qui suit le deuil. Dans la période de onze mois qui suit, il est permis de le faire. Pour un deuil consécutif à la perte du père ou de la mère, certains interdisent, même dans cette période. Il est tout au moins préférable de ne pas lui envoyer de friandises. Dans le cas du Rav de la communauté, l’habitude est de permettre après trente jours.
31. On a coutume que celui qui reçoit, renvoie à la personne qui lui a envoyé.
32. Certains décisionnaires pensent qu’il est nécessaire que l’envoi soit fait par un intermédiaire. Ce dernier pourra cependant être un enfant ou un non-Juif. Toutefois, l’envoi fait de personne à personne est considéré comme valable.
33. Le destinataire doit connaître l’identité de son envoyeur. Dans le cas contraire, la mitsva est considérée impropre. (Elle ne répond pas à l’exigence selon le premier avis).
34. Les deux mets doivent préférablement être envoyés en un seul envoi, de façon à le rendre plus honorable. L’envoi qui se fait en deux temps est toutefois acceptable.
35. Lorsque l’envoi n’est pas parvenu à son destinataire, ou que ce dernier l’a refusé, certains pensent (selon le premier avis) que la mitsva a été accomplie. D’autres pensent au contraire (selon le deuxième avis) que l’obligation n’a pas été acquittée.
36. Par contre, si le destinataire était absent, et qu’il rentrera avant la fin du jour, l’envoyeur est parfaitement quitte.
37. Celui qui est absent de chez lui le jour de Pourim devra s’acquitter de son obligation à l’endroit où il se trouve, ou donner des instructions avant son départ pour que les mets soient envoyés, le jour de Pourim, aux personnes qu’il aura désignées.
PHOTOS : MORDEHAI LUBECKI

























Voir l’article précédent :
Israel : Le journaliste Boaz Golan de « Hadachot 0404 » raconte avec émotion son voyage au Beth Habad de Thaïlande
La maison est située près de l’entrée de la porte d’Hérode dans la vieille ville. Peu de temps après l’installation des familles, des dizaines d’Arabes ont encerclé la maison et ont tenté de lancer des pierres et de faire des émeutes. Les forces de police ont arrêté plusieurs émeutiers arabes.
Des sources de l’Autorité palestinienne ont affirmé que la maison avait été vendue aux Israéliens par le marchand de terres Issam Aqel, un résident de Jérusalem kidnappé en octobre par le service de sécurité de l’Autorité palestinienne, puis arrêté et inculpé de vente de terres à des Juifs – un crime capital pour l’Autorité palestinienne. .
Les ventes de terres par les Arabes à des Israéliens sont considérées par l’Autorité palestinienne comme une trahison, car elles menacent la création d’un futur état palestinien.
Issam Aqel, palestinien ayant la citoyenneté américaine, a été reconnu coupable et condamné à la prison à vie. Cependant, il a été libéré en janvier après d’intenses pressions du gouvernement américain. Issam Aqel aurait été secrètement transféré aux États-Unis plusieurs semaines plus tard.
L’Autorité palestinienne falsifie des documents
Une source israélienne a déclaré que l’Autorité palestinienne avait tenté de présenter des documents montrant que la maison n’avait pas été achetée légalement.
Selon la source, un avocat travaillant pour l’Autorité palestinienne a été interrogé par la police israélienne la semaine dernière après avoir déposé une plainte concernant l’achat de la maison, au cours de laquelle il a présenté de faux documents. Interrogé sur ses soupçons, il a présenté des documents falsifiés.
La source a déclaré qu’il était possible que Issam Aqel ait été contraint de signer de force l’un des documents alors qu’il était sous la garde de l’Autorité palestinienne et sous la menace de nouvelles tortures.
Fondées en 1978 par Esther et Yossef Matusof ainsi que Monsieur Grynfogel et Monsieur Michel-Élie Bensemhoun, c’est tout d’abord rue Francisque Sarcey qu’apparaissent les classes de maternelle et primaire.
En 1990, le Gan déménage successivement rue d’Orléans et rue Bida pour s’installer définitivement en 2005 dans ses nouveaux locaux impasse Suzanne Lenglen, bénéficiant ainsi des conditions de confort requises pour un enseignement de qualité.
L’enseignement s’étend aujourd’hui de la crèche à l’élémentaire en passant par la maternelle, et plus de 250 élèves se côtoient tous les jours au sein de l’école.
Le Gan Rachi est un établissement privé sous contrat d’association avec l’État. Ainsi toutes les classes et tous les professeurs sont diplômés de l’Éducation Nationale – le programme et les objectifs pédagogiques respectent les instructions du Ministère de l’Éducation Nationale.
Une pédagogie différenciée permet à chaque élève de s’instruire. Il s’initie à l’hébreu moderne, à l’anglais, il étudie chaque jour les textes de la Torah qui lui permettent de comprendre les valeurs et la pratique de la vie juive.
Côté logistique, les élèves sont demi-pensionnaires et dégustent une cuisine préparée sur place qui respecte la diététique de l’enfant et les lois de la cacherout. Dès le plus jeune âge, ils s’accoutument à la table juive.
Enfin, le Gan Rachi veille à ce que les classes ne soient pas surchargées afin de ne pas perdre son climat familial.
Il s’agit de construire des bases solides, fondées sur des racines profondes, qui accompagneront l’enfant pour toute sa vie, tout en permettant son épanouissement et son plein essor selon sa personnalité. Notre mission, depuis plus de 40 ans, est de faire vivre ce slogan et de l’incarner à travers les générations d’enfants qui se succèdent au sein de notre institution.
Aujourd’hui, nous entrons de plain-pied dans l’ère numérique avec un ambitieux programme de digitalisation de l’École et des outils mis à la disposition de vos enfants.
Cela passe par exemple par l’équipement des classes en matériel numérique, mais aussi par la mise à disposition des parents de ce site.
Les informations sur notre organisation, notre fonctionnement, nos équipes mais aussi toute notre actualité sont à présent accessibles en un clic.
Et tout un tas d’informations pratiques sont disponibles ici, comme par exemples les menus de la cantine ou la liste des fournitures scolaires pour la rentrée.
Nous vous souhaitons d’y trouver la réponse à toutes vos questions au fil des pages, et si ce n’était pas le cas, nous sommes toujours à votre écoute.
Lors du championnat international JewQ organisé dimanche à New Heights Middle School, les quatre derniers champions ont été couronnés. Après des séries de questions sur le jeu en direct du jury, un concurrent de la 3e à la 6e année a été annoncé comme le vainqueur ultime de JewQ et accueilli sur la scène pour récupérer son trophée.
Le championnat était le point culminant de mois de travail et d’études des étudiants et des enseignants des écoles juives du monde entier, ainsi que de l’équipe de CKids, qui a créé et géré le concours.
Et les gagnants sont:
3ème année: Tamar Cohen , école juive Loubavitch de Chestnut Hill, MA.
4ème année: Leah Klein , École juive des arts de Niagara Falls, ON.
5ème année: Julia Berger , l’école juive Loubavitch de Port Washington, Port Washington, NY.
6ème année: Max Kalyakov , école juive « Chai Center » de Dix Hills, NY.
Mazal tov aux gagnants et à tous les étudiants des écoles juives qui ont participé à JewQ au cours des derniers mois!
Un remerciement tout particulier à Moish Wilschanski, chanteur hassidique du JewQ International Championship.





































































































