Préparation à Youd Chevat :  Chaque jour, une étude de 5 minutes du Maamar « Bati Léguani » 5719 avec le Rav Haim Mellul

Préparation à Youd Chevat : Chaque jour, une étude de 5 minutes du Maamar « Bati Léguani » 5719 avec le Rav Haim Mellul

Cette année, on a la coutume d’étudier le Maamar (discours Hassidique) באתי לגני que le Rabbi à récité en 5719 – תשי’ט

A partir du 16 Tevet, le Rav Haim Mellul fera une étude quotidienne sur la moitié d’un chapitre du Maamar du Rabbi, en message vocale sur Whatsapp (5 minutes par Jour). Afin de recevoir les cours, envoyer un message privé au 0650973528

Ce projet est dédié à l’élévation de l’âme de Mme Sim’ha Bat Haim a »h

 

Chapitre 1 – 1

 Chapitre 1-2

Chapitre 2-1 

Chapitre 2-2 

Chapitre 3-1

Chapitre 3-2

Chapitre 4-1

Chapitre 4-2

Chapitre 4-3

Chapitre 4-4

Chapitre 5-1

Chapitre 5-2

Chapitre 5-3

Chapitre 5-4

Chapitre 5-5

Chaitre 6

Chapitre 7-1

Chapitre 7-2

Chapitre 7-3

Chapitre 7-4

Chapitre 8

 

bati-legani-5719

Portrait du Rabbi précédent, Rabbi Yossef Itshak Schneerson, peint par le Rav Yaacov Abergel

Portrait du Rabbi précédent, Rabbi Yossef Itshak Schneerson, peint par le Rav Yaacov Abergel

 

 

 

Rav Yaacov Abergel est né en France à Toulouse, la ville rose, de ‘Hananiah Abergel et de Esther Malka (née Berdah). Deuxième de trois enfants.

Jusqu’à l’adolescence il vit à la campagne à St Ferréol. Vers l’âge de 12 ans sa mère lui fait prendre des cours de violon qu’il va suivre pendant 2 ans mais il décide  d’arrêter la musique pour se consacrer au dessin et à la peinture. Son père qui est commerçant dans les meubles et les antiquités est un passionné d’Art l’encourage à développer son goût du dessin. A l’âge de 12 ans il lui offre un chevalet. Cette relation qui naît entre eux, celle d’un admirateur des peintres et d’un peintre en herbe avide de conseils et de connaissances, se poursuit toute leurs vies.

A l’âge de 14 ans à la suite du divorce de ses parents il part vivre avec sa mère et ses deux soeurs à Toulouse. Durant cette période il découvre la B.D à laquelle il ne cessera de se consacrer jusqu’à l’âge de 22 ans. Pendant les années à Toulouse il se cherche beaucoup, et en plus d’une passion pour la photo et le cinéma il commence à s’intéresser à la peinture. Après avoir commencé des études scientifiques il finit par obtenir un Bacchalauréat artistique qui le conduit à s’inscrire à l’école d’Architecture dans laquelle il étudiera 2 années. Avant de passer ses examens pour entrer en troisième année il décide d’abandonner pour aller étudier à l’école St Luc à Bruxelles, à l’école de B.D. Il y étudiera pendant 2 ans. Durant cette période il découvre l’Art contemporain et les Artistes contemporains et décide d’arrêter la B.D pour se consacrer, lui aussi , à l’Art contemporain.

Il part vivre en Italie, à Florence afin de s’inscrire dans une école de peinture. Lors de son inscription le directeur de l’école à la vue de son travail lui fit remarquer qu’il perdrait son temps à poursuivre des études et que le temps était venu de se lancer dans la vie. Il écoutera ses conseils et commencera un parcours solitaire. Après une année passée à Florence il quitte la “Dolce Vita” pour retourner à Toulouse où il passe le concours des Beaux Arts qu’il réussit, mais il ne restera que quelques mois aux Beaux-Art qu’il quittera finalement pour se consacrer seul à la peinture. Pendant son bref séjour aux Beaux-Art de Toulouse il fait la rencontre d’Annie Merle qui voit son travail et le choisit parmi les Artistes auxquels elle consacre un ouvrage qu’elle publiera intitulé: “les peintres de l’école toulousaine”.

Jusqu’à l’âge de 27 ans il ne cessera de travailler de peindre et de dessiner sans jamais parvenir à s’intégrer à un milieu artistique, que ce soit dans le monde des galeries ou que ce soit dans le milieu des peintres. Bien qu’il ne parvienne pas à exposer ses oeuvres il continue ses recherches. Il a 27 ans et décide de gagner réellement  sa vie. Ses parents, qui travaillent dans la vente des meubles, l’aident à devenir un vendeur. Il travaille d’abord dans le magasin de son père puis sa mère l’amène avec elle pour lui apprendre le métier. Après des débuts difficiles il acquiert de bonnes bases qui lui permettent de partir vivre et de travailler seul dans un magasin à Paris. Il y travaillera pendant 3 ans. Durant cette période il continue à dessiner, la plupart du temps sur les blocs que l’on utilise pour les ventes. Il peint quelques tableaux et fait de nombreux dessins des rues de Paris pendant ses jours de repos.

Sa soeur aînée qui à cette époque est devenue religieuse, lui envoie des livres ayant trait à la partie profonde de la Torah, au ‘Hassidisme ‘Habad et au Rabbi de Loubavitch.

Pendant les vacances il fait un voyage à Tahiti et à Bora Bora. Ce voyage sera déterminant dans sa vie car il va réveiller à nouveau son désir de peindre et de créer au point qu’à la suite de ce voyage il décide de démissionner de son travail de vendeur pour se consacrer à la peinture.  Il voyage ensuite à Montréal au Canada pour rendre visite à sa jeune soeur qui y vit depuis quelques temps. Il fait là-bas la rencontre de Haim Sherff. Ce peintre religieux Israélien qui vit à Montreal lui fait prendre conscience de l’importance d’être attaché à ses racines, et lui recommande de devenir plus religieux en étudiant la Torah. En effet, l’Art selon lui ne peut être dissocié de l’esprit divin exprimé dans la Torah.  Yaakov entend bien ces recommandations et commence parallèlement à son travail d’Artiste un parcours religieux sous l’influence du Maitre du ‘Hassidisme ‘Habad: le Rabbi de Loubavitch.

Ses nouvelles habitudes l’amènent naturellement à prier tous les matins à la Synagogue de la rue Pallaprat  où prie également le grand Rabbin Eliahou Haik, et le Chabbat à la Synagogue du Chalia’h du Rabbi à Toulouse: le Rav Yossef-Itz’hak Matusof qui fut le premier à lui faire découvrir le Rabbi et le monde hassidique. C’est pendant cette période qu’il découvre le livre du Tanya avec le Rav Gabriel Sebagh. Il étudie également la ‘Hassidout ‘Habad avec le Rav Israël Zerdoun.

Il retourne vivre à Toulouse. Sa mère rencontre Dany Simon qui est propriétaire d’une galerie d’Art et qui lui organise une première exposition qui rassemble des oeuvres inspirées par le monde religieux.

« Des couleurs dans les veines »

C’est à cette époque qu’il rencontrera Liba par l’intermédiaire de David et Edith Hagège, des amis de sa soeur aînée, et qu’il épousera le 22 juin 1997 à Lyon. Un an après son mariage le couple décide de rejoindre la soeur de Yaakov et son mari Samuel Marquès qui vivent depuis un an en Israël et s’installe à Jérusalem.

Il passe de moins en moins de temps à  peindre et à dessiner car il se consacre à l’étude de la Torah, d’abord à la Yéchiva du Rav ‘Haï Barkats puis et surtout au Kollel du Rav Shimon Elitouv sous la direction du Rav Avraham Kot. Il passe 4 ans au Kollel et obtient l’ordination rabbinique du Rav Itz’hak Yéhoudah Yérouslavski.  C’est pendant cette période qu’il fait la rencontre d’une personne déterminante dans sa vie, le Rav Ytz’hak-Tsvi Eizenbakh avec qui il étudiera de nombreuses années la ‘Hassidout et en particulier le livre du Tanya. Il assiste à de nombreux cours de ‘Hassidout parmi lesquels des cours dispensés par le Rav Aaron-Mordé’hi Zilberstraum, le Rav Chmouel Weinfeld, le Rav Chnéor-Zalman Gopin, le Rav Avraham-Baroukh Pevzner et le Rav Moché Weiner. Il s’attache surtout au Rav Yossef-Itz’hak Offen dont il suit les cours jusqu’à ce jour.

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Son goût artistique l’amènera tout naturellement à étudier la Sofrouth à Bneï Brak chez le Rav Gerschtenkorn qui lui a été recommandé par le Rav Moché Landau. Il obtient la Smi’ha de Sofer du Rav Yérouslavski, ce qui lui permettra d’exercer  le métier de Sofer jusqu’à aujourd’hui en écrivant le Ktav de l’Admour Hazaken.

Par ailleurs il obtient également une Smi’ha de Cho’heth du Rav Shimon Elitouv mais mis à part les Kapparoth qu’il fait avec son ami du Kollel le Rav Yaakov Cho’hat il n’exercera pas cette profession.

En 2000, naissance de sa fille ‘Haya-Mouchka à Jérusalem le jour de Pourim Katan.

Il change de Kollel et commence à étudier la dayanouth au Kollel ‘Ariel’ avec le Rav Moché Pinder. Il se consacre de plus en plus à la peinture et peint de nombreux portraits des Maîtres de ‘Habad. Sa création se diversifie de plus en plus et il commence une série de marines sur des palettes de bois.

Parallèlement à ses études et à son travail artistique il consacre beaucoup de temps à la rédaction d’ouvrages basés sur l’enseignement des Maîtres de ‘Habad et du Rabbi, et en particulier sur l’essence de l’âme. Ce sujet ne le quittera plus. Il publie ainsi 3 livres.

En 2009, naissance de ses deux fils le jour de Lag Ba Omer.

Il poursuit la rédaction d’un roman commencé depuis quelques années qui réunit des souvenirs de voyage (en particulier le voyage à Bora-Bora) et de réflexions sur la Téchouva. Son ouvrage s’intitule “des couleurs dans les veines” et laisse transparaître sa passion pour l’Art.

Sa soeur lui organise une exposition de ses tableaux à Raanana dans la galerie “Merkaz Giron”. L’occasion lui est donnée de présenter en de grands tableaux un petit aperçu de l’ensemble de son oeuvre basé essentiellement sur le monde ‘hassidique.

Il fait alors la connaissance de Yaakov Benhaim et de Moché Krieger du magazine Météor LeMag qui consacreront à cette occasion une vidéo. Cette rencontre marque le début d’une collaboration dont naîtra la réalisation de vidéos de cours de Torah et de ‘Hassidout.

La diffusion des sources de la ‘Hassidout est au centre de ses préoccupations et tout en poursuivant ses études il dispense de nombreux cours autour de lui. Son activité artistique s’intensifie et un nombre incalculable de dessins s’ajoute à ses peintures.

Son ami Nissim Belma le met en contact avec son frère Elie avec qui il conçoit un site dont l’objectif est de faire connaître son travail artistique et de diffuser les Sources de la ‘Hassidout à l’extérieur.

Depuis son exposition à Raanana, il prend l’habitude d’écrire des extraits des discours ‘hassidique du Rabbi de Loubavitch sur ses toiles. Mélangeant ainsi les mots avec les images, le peintre semble pouvoir enfin exprimer son amour pour la peinture et pour l’écriture qu’il unit sur ses toiles.

Vivre avec Machia’h : « Le Juste sur lequel repose le monde » par Gérard Touaty

Vivre avec Machia’h : « Le Juste sur lequel repose le monde » par Gérard Touaty

 

La question est fréquente dans la bouche du Juif de la rue : pourquoi les disciples du Rabbi de Loubavitch vénèrent-ils leur Maître d’une manière si excessive, donnant parfois à ce respect une dimension presque idolâtrique ? Vue de loin, la question paraît légitime, mais elle perd de sa consistance devant les textes de la Tradition juive.

On peut donner une réponse en deux temps. Tout d’abord, la vénération du Maître est une donnée essentielle du judaïsme parce que le Maître n’est pas seulement celui qui explique la loi mais c’est aussi celui qui, dans son comportement quotidien, l’incarne à la perfection. L’homme simple verra donc chez lui le modèle auquel ressembler pour s’attacher à D.ieu (1) et pour comprendre les voies du Créateur. «Qui est le visage de D.ieu?» demande le Zohar. «C’est Rabbi Chimone bar Yo’haï», répond-il (2). Affirmation péremptoire qui ne laisse aucune équivoque quant au rôle du Maître : donner aux hommes la possibilité de connaitre D.ieu.

Sanctifier le monde

Indépendamment de ce cadre traditionnel, le Rabbi de Loubavitch, ou plus exactement la fonction que D.ieu lui a confiée, s’inscrit dans une seconde dimension. Le Talmud (3) mentionne l’existence de nombreuses catégories de Tsaddikim (des Justes), chacune se différenciant de l’autre par sa capacité à voir le divin. Toutefois, poursuit le Talmud, à un autre endroit (4) « D.ieu vit que les Justes étaient peu nombreux et, de ce fait, les repartit comme sur une plantation, dans toutes les générations ». Et Rabbi ’Hiya fils de Abba de rajouter : « Même pour un seul Juste, le monde devrait être maintenu, comme il est dit « Le juste est le fondement du monde » (5).

C’est par ce Juste qu’à chaque génération, le monde est dirigé (6). Bien évidemment, comme nous le rapportons plus haut, il n’est pas le seul, mais la tâche qu’il assume dans le monde, est différente des autres Tsaddikim. Les Tsaddikim de chaque génération travaillent plus particulièrement dans le sens d’une amélioration personnelle de leur spiritualité alors que le Juste de la génération œuvre pour affiner le monde et le sanctifier. La qualité lui permettant d’assumer ce rôle, c’est sa totale soumission à D.ieu. Comme on le voit pour Moché rabbénou que la, Thora désigne par le terme de « serviteur de D.ieu ».

On peut dès lors, donner un élément de réponse à notre question initiale. Les disciples du Rabbi de Loubavitch n’aliènent pas leur personnalité ou leur liberté comme le feraient des hommes soumis à un pouvoir humain quelconque. Ils se soumettent à un Tsaddik qui ne possède aucune velléité de contrainte ou d’autorité puisque lui-même reste complètement soumis à la volonté de D.ieu

Acheminer la parole de D.ieu

Mais c’est dans sa qualité de jonction entre D.ieu et le peuple juif que le Juste, fondement du monde, trouve sa pleine expression spirituelle.

Un verset (7) nous dit que Moché, lors du don de la Thora, se trouvait entre D.ieu et les Enfants d’Israël. Cette position d’intermédiaire était nécessaire pour, d’une part, acheminer la parole de D.ieu vers les hommes mais aussi pour leur permettre de s’élever vers Lui. Or, cette fonction n’était possible que chez un homme ayant effacé de lui toute trace de conscience de soi et d’amour propre pouvant faire obstacle à la création du lien entre le divin et l’humain.

Rajoutons ce point : acheminer D.ieu dans le monde n’est pas une fonction strictement spirituelle. Elle touche aussi à l’aspect matériel de la relation avec D.ieu. Le Juste peut bénir les hommes matériellement parce qu’il est le véhicule par lequel D.ieu dispense la vie, véhicule sans lequel l’unité entre D.ieu et Son peuple serait impossible.

Durant les générations précédentes, ces fonctions n’étaient pas perceptibles par l’ensemble du peuple. Aujourd’hui, elles le sont, même chez le Juif le plus simple. Pour que chacun puisse se préparer à la délivrance messianique qui sera mise en œuvre par le Machia’h, le Juste sur lequel le monde repose.

 

Notes

  1. Cf. Dévarim, chap.10, verset 20, commenté par le Talmud au traité Pessa’him, p. 22b sur l’équivalence entre l’attachement à D.ieu et l’attachement aux Maîtres
  2. Zohar, seconde partie, p.38a
  3. Traité Soucca, p. 45b
  4. Traité Yoma, p. 38b
  5. Proverbes du roi Shlomo, chap. 10 verset 25
  6. Rachi dira plus simplement « Un chef par génération et pas deux », Dévarim, chap. 31 sur verset 7
  7. Dévarim, chap.5, verset 5