Extrait du Farbrenguen de Chabbat Hagadol 10 Nissan 5780 chez la famille Altabé

Israël a recruté ses plus grands ingénieurs militaires pour faire la guerre au coronavirus, avec des membres de l’unité de renseignement d’élite 8200 assistant le ministère de la Santé dans ses efforts pour endiguer la propagation de la maladie.
Au moins 15 officiers du renseignement de la célèbre unité ont été déployés pour travailler aux côtés des responsables de la santé dans un complexe spécialement érigé près du centre médical de Sheba, dans le centre du pays.
« Le ministère de la Santé nous a demandé de nous joindre à la lutte contre le coronavirus », explique un officier supérieur anonyme de l’unité, ajoutant qu’ils « analysent les données en utilisant notre méthodologie ».
300 autres membres de l’unité participent également aux efforts tout en poursuivant leur devoir d’analyser les données relatives au groupe terroriste basé au Liban, le Hezbollah, la Force iranienne Quds et le Hamas à Gaza.
« Le ministère nous a demandé de déterminer pourquoi les décès de coronavirus en Allemagne restent bas alors que le nombre de cas confirmés est élevé et continue de croître, comment la Corée du Sud a réussi à aplatir la courbe et quels sont les résultats des mesures prises par d’autres pays », dit l’officier. « Nous avons également été interrogés sur la situation au sein de l’Autorité palestinienne et quelles recherches sur les traitements contre les coronavirus sont en cours dans le monde. »
Chaque question est adressée à une équipe dédiée qui collecte les données, les analyse et prépare un rapport.
« Des questions plus complexes sont analysées à l’aide d’algorithmes que nous utilisons normalement à des fins militaires, ce qui permet une réponse rapide », explique l’officier. « Nous observons le taux d’infection en Israël grâce à nos outils sophistiqués et pourrions avertir les autorités que nous approchons des taux observés en Italie au début de la pandémie et pourrions indiquer des facteurs qui laissent place à l’optimisme. »
Le renseignement militaire israélien se coordonne également avec des agences homologues du monde entier et a contacté des chercheurs médicaux travaillant sur l’inoculation basée sur des anticorps prélevés sur des personnes qui se sont rétablies de COVID-19.
Les membres de l’unité ont été surpris par les capacités technologiques du ministère de la Santé, qui utilise un système informatique ancien et des méthodes de travail archaïques, par rapport aux capacités à leur disposition.
Ils ont constaté que chaque institution – hôpitaux, ministère de la Santé, laboratoires, organismes de maintien de la santé et service de secours Magen David Adom – conservait ses données séparément.
À ce titre, l’une des premières tâches assignées à l’équipe a été la création d’un progiciel qui permettrait à tous les prestataires de soins de santé de partager leurs données en temps réel.
« En temps normal, pas pendant une guerre comme maintenant, rien ne se passe si un fichier transféré d’une organisation à une autre arrive demain ou le lendemain », explique l’officier.
« Nous sommes immédiatement entrés, développant une connectivité rapide, la récupération des données et un [système] uniforme qui transmet de manière fiable les informations de test entre les agences. »
L’officier a également fait l’éloge du personnel médical qui est en première ligne de cette guerre et a exprimé l’espoir que les systèmes technologiques obtiendront bientôt le financement dont ils ont besoin. «Ce sont de merveilleux professionnels de la santé qui font de leur mieux», dit-il. « Il s’agit d’un système qui n’a pas reçu le même budget que le système de défense a reçu au fil des ans, mais ils peuvent et vont s’améliorer. »

Le Rav Tzvi Abba Lerman, qui en tant que jeune marié a été envoyé par le Rabbi en Chlihout dans l’éducation et a passé sa vie à éduquer avec les enfants à Pittsburgh, New Jersey et Crown Heights, quitté ce monde le 9 Nissan 5780. Il avait 87 ans.
En fait, c’est pendant de la célébration des Cheva Brahot que le Rabbi lui demanda de partir avec son épouse pour Pittsburgh en Chli’hout. Lorsqu’ils ont répondu qu’ils se trouvaient dans la semaine des Cheva Brahot, le Rabbi leur a répondu que les Cheva Brahot pouvaient continuer dans leur nouvel endroit.
Rav Tzvi Abba Lerman rappelle l’attention particulière que le Rabbi lui a accordée au début des années 1950, en lien avec son mariage.
Le couple a ensuite enseigné dans le New Jersey et est finalement retourné à Crown Heights où il a enseigné à l’école de garçons Lubavitcher Yeshiva, tandis que sa femme travaillait dans l’administration de l’organisation Day Care Center.
Lorsque sa femme a mentionné un jour au Rabbi que leur Parnassa (moyen de subsistance) était difficile, le Rabbi lui a rappelé: « Der aibishter hut dir gebenshet mit gutte kinder (le Tout-Puissant vous a béni avec de bons enfants). »
Il laisse dans le deuil ses enfants
Mme Rivka Kaminker,
Mme Miriam Gurary,
Rabbi Mendel Lerman,
R ‘ Gershon Lerman,
tous de Crown Heights,
Rav Rabbi Yosef Lerman – Norcross, GA,
Mme Nehama Dina Futerfas – Crown Heights
et Mme Chaya Baila Friedman de S. Cruz, Californie;
des petits petits-enfants et arrière-petits-enfants.
Il a été précédé par son épouse Mme Menuha Lerman (née Feigenson), qui a été active dans le domaine de l’éducation pendant de nombreuses années.
Il laisse également dans le deuil ses frères et sœurs
Mme Eta Cohen – Borough Park,
Shalom Leib Lerman – Bnei Brak, Israël,
Mme Myriam Schapiro – Ashdod, Israël,
Menahem Lerman – Crown Heights
et Yosef Lerman – Jérusalem, Israël.
Le Rav Mikhael Cohen, un Chalia’h qui a consacré sa vie à rapprocher les Juifs francophones de tous âges au Judaïsme, est décédé vendredi 9 Nissan 5780. Il avait 58 ans.
Né à Créteil et étudiant à la Yeshiva Tomchei Tmimim de Brunoy, en France, il débordait d’énergie, d’amour hassidique et de détermination pour aider les autres.
Vivant à Crown Heights, le Rav Cohen a fondé et dirigé le centre communautaire CCF New York, un centre Habad pour les francophones qui a organisé un éventail d’activités et de cours pour les habitants et les visiteurs.
Organisant régulièrement des visites au 770 Eastern Parkway et au Ohel, il a influencé de nombreux jeunes, hommes et femmes, à approfondir leurs liens avec le Judaïsme.
« Il était un Juif spécial avec un bon cœur », a déclaré le chanteur Yoni Schlomo . « Il n’y a pas un Français qui était chez le Rabbi au cours des 30 dernières années qui n’a pas été accueilli chez lui. »
Yoni Schlomo a comparé sa maison à celle d’Avraham Avinou. «Il y avait des tables et des tables… Tous ceux qui voyageaient là-bas savaient que le Chabbat ils pouvaient être invités chez lui. Il était le Rubashkin des Français.»
Il laisse dans le deuil son épouse, Mme Esther Cohen , et ses enfants
Simha Cohen
‘Haya Zaetz
Myriam Borrocos
Sarah Bortunk
Yael Cohen
Rivkah Cohen
Menahem Cohen
et Moshe Cohen
Le Levaya a eu lieu vendredi 3 avril à midi


















L’épreuve est terrible
Merci pour vos messages et vos prières, vos tehilims, qui m’ont énormément soutenu et me soutiennent toujours.
Je remercie « HM » qui nous a permis à mon épouse et moi sdv de traverser cette épreuve. Mon épouse a pu sortir de l’hôpital.
Je suis toujours hospitalisé, toujours sous oxygène, mais sorti de soins intensifs et j’espère avec l’aide de D. que tout cela sera vite du passé.
J’ai été « sur le terrain » de la maladie, de ses souffrances, de ses angoisses et de ses lueurs d’espoir à chaque moment d’amélioration.
J’espère vous avoir « représenté » sur ce champ de bataille pour que vous n’ayez jamais SDV à vous y retrouver …
Avec cette épreuve, je m’identifie au maximum de ce qui est possible à tous les malades, à leurs souffrances et leur souhaite une refoua chelema, un prompt rétablissement rapide.
Je pense avec une peine infinie à ceux qui n’ont pas survécu , paix à leur âme.
Je remercie tous les soignants qui côtoient avec courage le virus tous les jours et qui font preuve d’un dévouement sans faille.
Je vous remercie pour votre engagement, votre solidarité, votre sens du devoir qui permettent la permanence de nos services essentiels pour tous et la permanence du lien avec nos fidèles surtout les plus fragiles.
Je vous souhaite la santé et la force pour vous votre famille vos proches et votre communauté.
Bientôt, ensemble SDV, on fera revivre nos synagogues et nos vies familiales avec bonheur et joies.
Soyez très très très prudents. Aucune consigne n’est superflue ! Rien ne vaut la VIE ! Protégez la !
LeHAIM, TOUJOURS PRÈS DE VOUS, MÊME DE LOIN.
Chabbat Chalom
Joël Mergui
(Pour l’élévation de l’âme de ‘Haim ben Esther)
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Tsav, le Rabbi déclare que le contenu profond du mois de Nissan est celui de la Délivrance.
Ce mois est en effet celui de la fête de Pessa’h, ‘le temps de notre liberté’, et cela s’exprime plus particulièrement pendant le Chabbat avant Pessa’h, ‘Chabbat Ha Gadol’.
L’Admour Hazaken rapporte dans son Choul’hane Aroukh le miracle qui fut à l’origine de ce nom : ‘le Grand Chabbat’.
Les égyptiens qui furent avertis par les Juifs que l’Eternel s’apprêtait à frapper l’Egypte de la plaie des premiers-nés, allèrent se plaindre à Pharaon de son refus de laisser partir les enfants d’Israël. Pharaon demeura insensible à leur plainte, et les premiers-nés d’Egypte entreprirent alors une guerre contre son armée. Parmi les nombreux égyptiens qui furent tués, il y avait ceux qui commirent des atrocités aux enfants d’Israël.
Le Rabbi explique que la raison pour laquelle cette guerre fut appelée ‘grand miracle’ et aussi ‘le début des miracles de la Délivrance’, est qu’elle résulte d’un très haut dévoilement divin, allusionné par la lettre Kouf du mot ‘Tsaddik’.
Le pied de la lettre Kouf du mot Tsaddik descend très bas, et évoque de ce fait la force de l’Essence divine, car elle seule a le pouvoir de descendre et de transformer l’obscurité de l’exil en un réceptacle des plus hauts dévoilements divins.
Plus encore, au sujet de la lettre Tsaddik, laquelle est également au centre du Dvar Mal’hout de notre Paracha, le Rabbi rapporte le Téhilim 90 (’90’, comme la valeur numérique de la lettre ‘Tsaddik’), dans lequel il est dit (90, 17) : ‘Que le plaisir de mon Maître notre D.ieu soit avec nous, établis pour nous l’action de nos mains, et que l’accomplissement de nos mains soit établi’.
Selon le Midrach les versets de ce Téhilim furent rédigés par Moché, et le Roi David les intégra dans son livre. Après avoir édifié le Michkan (le Temple portatif), Moché pria afin que l’Eternel s’y révèle.
Rachi explique que Moché dit deux fois ‘établis l’action de nos mains’ :
Une fois pour implorer D.ieu de Se révéler dans le Michkan, et une fois pour révéler Sa lumière infinie dans les actes des enfants d’Israël.
Le Rabbi souligne que l’action de Moché détient le pouvoir d’attirer la lumière d’Or Sovev (la lumière qui entoure les mondes) afin que celle-ci se dévoile et réside dans le Michkan.
C’est aussi l’action de Moché qui permet à la lumière d’Or Sovev de pénètrer ensuite dans le monde et dans les actions des enfants d’Israël.
De fait, Moché est l’intermédiaire qui unit les enfants d’Israël avec le Saint béni soit-il. D’un côté, il est celui qui reçoit les plus hauts dévoilements divins, et d’un autre côté, il est celui qui est capable de mettre ces dévoilements à la portée de tous les Juifs.
Il est essentiel de comprendre que tous les bienfaits matériels et spirituels nous parviennent de D.ieu par l’intermédiaire de Moché. Aussi, en ces derniers moments de l’exil, nous devons réaliser que la réussite de toutes nos actions dépend de la valeur que nous donnons à notre attachement au Moché de notre génération, le Rabbi.
Le Rabbi nous rappelle que le nom ‘Moché’ vient du fait que Batia, la fille de Pharaon, ‘tira’ Moché de l’eau du fleuve lorsqu’elle vit ‘le panier au milieu des joncs’, ainsi qu’il est dit (Chemot, 2, 10) : ‘Elle appela son nom : Moché, et dit ‘Car de l’eau je l’ai tiré’.
Rachi explique que l’expression ‘je l’ai tiré’ signifie ‘l’action de faire sortir’.
Aussi, peut-être nous est-il permis d’expliquer que cette expression évoque la déclaration que fit le Machia’h au Baal Chem Tov : ‘Je viendrai lorsque tes sources se repandront à l’extérieur’.
De fait, la délivrance dépend de ‘l’action de faire sortir’ les sources du Baal Chem Tov à l’extérieur.
Ainsi, à la lumière de cette explication, il apparait à l’évidence que le Rabbi, le Moché de notre génération, est celui qui détient le pouvoir de nous ‘faire sortir’ de l’exil, et que c’est par notre attachement le plus profond à ses enseignements que nous aurons enfin le mérite de vivre la Délivrance et la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.
Rachi écrit au sujet de la naissance de Moché (Chemoth 2, 2) que ‘quand il naquit toute la maison s’emplit de lumière’ (Sotah, 12a).
La ‘maison qui s’emplit de lumière’ ne désigne pas seulement la maison où Moché naquit, mais elle représente aussi la ‘maison d’Israël’, car Moché iIlumine tous les enfants d’Israël.
Il est lui-même la ‘tête’ et les enfants d’Israël sont les ‘pieds’ de Moché. Comme la tête dirige et illumine chaque membre du corps, à chaque génération il y a un Moché qui guide et illumine l’âme de chaque enfant d’Israël.
Aussi, le jour de la venue du Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide D.ieu, est une naissance, car en ce jour le monde entier s’emplira de lumière, ainsi qu’il est dit (Iguéreth HaKodech du Rabbi Yossef Itz’hak, tome 1, lettre 274) :
‘Sais-tu qui est le Machia’h ? C’est celui qui révèlera l’enseignement caché de la Torah dans toute sa profondeur, de sorte que tous en ressentent la clarté.’
Par ailleurs, l’Admour Haemtsaeï écrit au sujet du Machia’h (Droucheï ‘Hatouna, Tome 2, page 522) :
‘Il agira pour celui qui l’attend’, c’est-à-dire que le Machia’h révèlera le plaisir infini à ceux qui l’attendent et souhaitent sa venue, ainsi qu’il est dit : ‘S’il tarde, sois patient’. Cette attente doit s’emplir d’espoir en sa venue ainsi qu’il est écrit : ‘Voici, c’est notre D.ieu, nous avons placé notre espoir en Lui’ et ‘notre âme l’attend’. On évoque également ‘Ceux qui placent leur espoir en D.ieu’.
‘Machia’h agira pour celui qui l’attend’ ne signifie pas (seulement) que nous devons être patients. Bien au contraire, nous devons aussi être impatients. En effet, l’Admour Haemtsaeï définit ici l’attente comme un désir.
Certes, l’attente inclut en elle ‘l’espoir de sa venue’, mais ce qu’elle exprime par-dessus tout c’est le ‘désir de sa venue’, lequel est en fait l’expression du lien le plus profond de l’âme juive avec D.ieu, ‘Kécher atsmi’ : le niveau de l’essence de l’âme, ‘Etsem ha néchamah’.